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  • La résistible ascension des nouveaux barbares | Henri Verdier et Christophe Stener
    http://owni.fr/2011/06/01/la-resistible-ascension-des-nouveaux-barbares

    Ils s’appellent #Google, #Facebook ou #Apple. Ce sont les barbares du web, qui bousculent les monopoles de l’ancien monde entrepreneurial dont la pérennité dépend d’un effort d’adaptation indispensable.

    #Entreprises #Pouvoirs #Amazon #concurrence #ebay #économie #eG8 #réseau #stratégie

    • J’aime bien Henri Verdier en général (l’autre je ne le connais pas) mais là le texte ne fonctionne pas très bien je trouve, faire des analogies c’est bien, mais on peut toujours se demander ce qu’il y a de neuf sous le soleil (que les boites qui ne respectent pas les vieilles règles parviennent parfois à faire la loi est un éternel recommencement, non ?), et puis l’emploi du mot « barbare » est tout de même très délicat, beaucoup trop connoté.

    • @Lou : C’est le président de Cap Digital. Il est le copain d’un peu tout le monde je pense. Garçon assez brillant (normalien en biologie, docteur en sociologie, il s’est longtemps occupé du multimédia chez Odile Jacob...), très sympathique, il a plutôt une haute conscience des enjeux du « libre », notamment. Très sensible aux questions de promotion de l’industrie du numérique en France mais bon c’est normal, c’est son boulot.

    • Effectivement les géants du web ne respectent rien, mais les assimiler aux barbares, c’est un peu réducteur. Ces firmes américaines qui ont une telle place, elles le doivent aussi à leur travail et leur excellence (technique, managériale, commerciale). Après, il me semble qu’il y a une différence de culture qui fait que nous avons du mal à accepter la méthode de ces boîtes, conquérantes et qui il est vrai ne respectent rien a priori.

    • Je pense que la théorie développée dans l’article fonctionne jusqu’à un certain point, mais il faut d’abord définir les barbares et leurs caractéristiques (ce sur quoi les historiens ne s’entendent pas tant que ça) et ensuite, il ne faut pas regarder le « brick and mortar » avec angélisme : Orange, par exemple, n’a franchement aucun rapport avec la société que j’ai connu enfant sous le nom de PTT, notamment du point de vue du rapport aux clients, et si Facebook et Google sont des barbares, on doit surtout pointer le fait que certains géants d’hier ont bien changé et vivent sans doute une décadence - ce qui rendrait la métaphore opérante d’ailleurs : des barbares face à un vieil empire décadent...

    • C’est surtout l’aspect nouvelle nouveauté des nouvelles entreprises ayant des pratiques nouvelles, que je trouve assez lassante, avec nombre d’arguments qu’on mangeait déjà dans Libération en 1999.

      M’enfin :
      – la mise en place de monopoles incontournables n’a rien de nouveau, c’est le principe même du capitalisme (et, par exemple, des brevets) ; alors développements verticaux et horizontaux...
      – l’opposition entre les producteurs qui produisent, et les distributeurs capables d’atteindre le public, ça n’a rien de nouveau, et ça n’est pas lié au NTIC (le libraire touche beaucoup plus sur la vente d’un livre que l’auteur de ce livre ; les agriculteurs se plaignent de la grande distribution, etc.),
      – et la capitalisation boursière par-ci par-là,
      – et l’opposition brick-and-mortar et pas-brick-and-mortar. Apple et Google font la course pour développer les plus grosses infrastructures (physiques) de machines, Amazon possédait (toujours ?) les plus grosses capacités de stockages aux États-Unis, etc.