L’infidélité ou l’éternel insoumis - Le magazine SecondSexe - La culture du plaisir féminin
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Eugène Durif, dans Laisse les hommes pleurer, montre combien il est difficile de contrarier l’élan érotique, cette allégresse de la chair nourrie par une tragédie en trois actes : la peur du manque (l’absence), de la disparition (la perte) et de la mort (la fin). Il écrit : « Dans l’acte sexuel, il y a comme une sauvagerie qui nous jette l’un contre l’autre, l’un sur l’autre, et ne nous apaise jamais de ce que nous désirons vraiment. Quelque chose qui n’a rien à voir avec l’amour ou alors c’est ce que nous pensons être l’amour qui est une illusion, et la seule réalité de l’amour, elle est dans ces corps qui se cherchent, se frôlent et se saisissent, retombent un instant dans l’apaisement, tentent encore de s’agripper, de se prendre encore une fois comme si c’était la dernière. Je n’arrive pas à faire le lien entre ça et le sentiment d’amour, de tendresse que je peux éprouver pour quelqu’un. Je n’ai jamais pu. J’aurais aimé pourtant. » Où le conditionnel porte la trace du remords…

