• L’incroyable crime des #biocarburants (encore, encore et encore)

    Je rappelle - car bien des lecteurs de Planète sans visa l’ignorent, que j’ai publié en 2007 chez Fayard un livre dénonçant les biocarburants (La #faim, la bagnole, le blé et nous). Je rappelle le principe de ce procédé : on change en carburant automobile des millions de tonnes de plantes alimentaires comme le maïs, la canne à sucre, le manioc, l’huile de palme, le blé, le colza, etc. Dans un monde où un milliard des nôtres souffrent d’une faim chronique, c’est un #crime de masse."

    "Après ce livre de 2007, j’ai alerté toutes les grandes associations écologistes - WWF, Greenpeace, Hulot, notamment - et rien n’a été lancé, ce qui est un déshonneur complet à mes yeux. Le résultat de leur lamentable inertie - je mets de côté les valeureux Amis de la terre, qui ont agi -, c’est que le patron de la filière biocarburants en France, le céréalier Xavier Beulin, est devenu en décembre2010 le président du syndicat de l’agriculture industrielle, la FNSEA. Shame on you !, vous les gens du WWF, de Greenpeace, de France Nature Environnement (FNE) et de l’ex-Fondation Hulot. Shame on you !

    http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1153

    • Je n’arrive plus à remettre la main sur la vidéo d’un journaliste américain qui associait la crise alimentaire de ces dernières années non pas tant aux biocarburants ou aux conditions météorologiques défavorables, mais à la spéculation financière, plus particulièrement la spéculation sur les marchés des matières premières, denrées alimentaires de base en premier lieu, le tout essentiellement par la banque américaine Goldman Sachs.

      Il soutenait en effet que la spéculation de cette banque aurait fait s’envoler les prix à des niveaux encore jamais atteints, alors que la production mondiale des denrées alimentaires n’a en réalité jamais été aussi bien portante. Les biocarburants n’auraient eu qu’un impact marginal sur les cours, malgré l’attention exagérée portée par les médias.