• Les leçons de l’affaire DSK - Coulisses de Bruxelles, UE
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/07/les-le%C3%A7ons-de-laffaire-dsk.html

    Non, simplement, il s’avère que la victime présumée, Nafissatou Diallo, a menti ou caché des faits dont aucun n’a un rapport direct avec ce qui se serait déroulé dans la suite 2806 de l’hôtel Sofitel de New York le 14 mai : ils concernaient sa demande d’asile, des mouvements suspects sur son compte en banque au cours des dernières années, une conversation qu’elle a eue le lendemain du viol présumé avec son mari emprisonné (avec un portable non déclaré) au cours de laquelle elle a laissé entendre qu’elle comptait bien obtenir de l’argent de DSK. Mais voilà, dans le système judiciaire américain, la fiabilité de la victime est centrale surtout dans une affaire de viol. Qu’importe que DSK ait lui-même menti au début de l’affaire, lorsqu’il affirmait qu’il ne s’était rien passé dans sa chambre avant de reconnaître, une « relation sexuelle librement consentie ». Le fait que des preuves matérielles semblent corroborer le récit de la victime n’a plus d’importance, comme cela serait le cas dans notre système judiciaire où la victime joue un rôle dans la procédure et a les moyens de se faire entendre.