• La pharmaco-prévention dans les unités de soins de longue durée : un acharnement à dénoncer : Pharmacritique
    http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2011/08/23/la-pharmaco-prevention-dans-les-unites-de-soins-de-lo

    Chaque jour il peut se consommer – disons huit pour la présente discussion - pilules ordonnancées par lit d’Unités de soins de longue durée (dits Centres hospitaliers de soins de longue durée ou CHSLD, au Québec) et parfois plus. Avec plus de 45 700 de ces lits en mars 2010, cela ferait 133 400 000 de prises auxquelles seraient exposés nos aînés non autonomes au Québec. On peut refaire de tels calculs en France, en Suisse, en Belgique. Autant d’aînés exposés aux effets indésirables, dont le risque augmente exponentiellement avec le nombre de produits consommés quotidiennement. Exposés le sont aussi les porte-monnaie des contribuables et des payeurs de primes de mutuelles et complémentaires santé.

    La première question qu’il faut se poser, avant de s’attaquer au contrôle des prix, concerne la pertinence de ces pilules, leur indication. Si l’on vise le soulagement d’un symptôme (douleur, enflure, essoufflement, hallucinations fréquentes et troublantes…), elle est évidemment justifiée. Mais si l’objectif est préventif, il y a lieu de s’inquiéter, voire de s’indigner, puis de protester. Si vous n’êtes pas le prescripteur, fût-il un spécialiste plus important ou réputé que vous, le médecin traitant, il faut savoir cesser. Une étude - du genre que l’on souhaiterait lire plus souvent, mais abhorré par les promoteurs - vient de révéler qu’après avoir cessé 58% des ordonnances jugées inappropriées chez des gens âgés poly-médicamentés, on a dû reprendre seulement 2% des ordonnances, et 88% des personnes ‘sevrées’ se sont senties en meilleure santé. [1]

    #santé #pharmabarons #vieillesse
    De très bonnes questions sur la profitabilité de la santé...