AnarSonore

La révolution ne sera pas télévisée, Ni retransmise en scène sur un i-pod de couleur. Elle ne sera pas non plus attisée par les socio-demo-quartz à l’urne transparente, Ni par les écrivains de plateau-télé-repas producteurs de Mac-book. Non, la révolution ne sera pas télévisée,... Elle ne s’invitera pas chez Pujadas, Ni ne savourera le Pernod du midi en montrant sa cuisse. Elle ne délivrera pas que le discours Et ouvrira d’autres grilles que celle des programmes. Elle sera à une autre place, en banlieue ou au centre-ville, Dans une ruelle peut-être, organisée et mobile, Eloquente enfin de silence, subtile, indétectée, avertie, avisée : La révolution ne sera pas télévisée !

  • SK ASI-MUR / СК АСИ-МУР / CS IAS-AIT / UC ASI-IWA : Ne restituciji !
    http://www.inicijativa.org/tiki/art2675

    Oni kojima je imovina oduzeta posle Drugog svetskog rata stekli su je baš kao i današnje gazde – izrabljivanjem radnika i seljaka. Stekli su je tuđim radom, a ne svojim.

    Anarhosindikalistička inicijativa (ASI) smatra da je donošenje Zakona o restituciji još jedan potez vladajuće klase kako bi se šačica obogatila na račun miliona siromašnih ljudi u Srbiji. Po predlogu Zakona, koji će uskoro biti usvojen i u parlamentu, „restitucija“ će se obaviti kroz tzv. kombinovani model, što znači da će imovina koja se potražuje biti vraćana u naturi, a ako to nije moguće (što je uglavnom slučaj) biće isplaćena kroz obveznice.

    Po sopstvenom priznanju zagovornika „vraćanja oduzete imovine“ ukupna potraživanja značajno premašuju 4 milijarde evra. Dakle, radništvo Srbije kome nad glavom već visi više od 13 milijardi evra koje je vlast napravila u rekordno kratkom roku, narednih decenija će morati da plaća danak i potomcima predratnih tajkuna i ratnih zločinaca iz Drugog svetskog rata.

    Eksploatisani smo na poslu gde kao platu dobijamo samo deo onoga što stvorimo. Ono novca što nam ostane nakon plaćanja preskupih namirnica dajemo državi za sve veće račune, lošu zdravstvenu zaštitu i preskupo obrazovanje koje se iznova naplaćuje, iako smo ga već platili. Otplaćujemo dugove koje je vlast napravila svojim bahatim i luksuznim životom. Otplaćujemo tajkunska bogatstva i poslaničke plate. Na sve to, sada treba da isplatimo i imovinu onima čiji su preci eksploatisali radnike i seljake pre i za vreme Drugog svetskog rata.

    ASI se oštro protivi svakoj društvenoj neravnopravnosti. Ovaj Zakon vidimo kao još jedan od vidova kapitalističkog izrabljivanja.

    Pozivamo javnost da nam se pridruži u borbi protiv vraćanja imovine „starim vlasnicima“ !

    Odbijamo da plaćamo još jednan lažni dug !

    Sekretarijat ASI
    U Beogradu, 30. septembra 2011.

    #Serbie #ASI #AIT

    • Traduction de Balkanikum
      http://balkanikum.vefblog.net/354.html#_1787

      Non à la restitution


      Ceux dont les biens ont été confisqués après la Deuxième Guerre mondiale les ont acquis exactement comme les patrons d’aujourd’hui : en exploitant les ouvriers et les paysans. Il les ont acquis par le travail d’autrui, et non par le leur.

      L’Initiative Anarcho-Syndicaliste serbe estime que l’adoption de la Loi sur la restitution est un geste supplémentaire de la classe dominante afin qu’une poignée s’enrichisse sur le dos des démunis en Serbie. Selon le projet de loi, qui sera également bientôt adopté au Parlement, la « restitution » se fera au travers du modèle « mixte », ce qui signifie que les biens réclamés seront restitués en nature et, si ce n’est pas possible, comme dans la plupart des cas, seront payés par le truchement d’obligations.

      Comme le reconnaissent eux-mêmes les tenants de « la restitution des biens confisqués », les créances cumulées dépassent largement les 4 milliards d’euros. Ainsi les travailleurs de Serbie, sur les épaules desquels pèsent déjà plus de 13 milliards d’euros générés par l’Etat en un temps record, devront dans les prochaines décennies s’acquitter d’un tribut envers les descendants des magnats d’avant-guerre et des criminels de guerre de la Seconde Guerre mondiale.

      Nous sommes exploités au travail où nous ne recevons qu’une fraction de ce que nous créons. L’argent qui nous reste après avoir payé des denrées trop chères nous le donnons à l’Etat pour des factures de plus en plus salées, pour une mauvaise couverture sanitaire et un système d’enseignement au coût prohibitif qu’il faut repayer quand bien même on l’a déjà payé. Nous remboursons des dettes que l’Etat a contracté par son train de vie ostentatoire et fastueux. Nous réglons les richesses des magnats et les salaires des députés. Pour comble il faudra désormais rembourser les biens de ceux dont les ancêtres ont exploité les ouvriers et les paysans avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

      L’Initiative Anarcho-Syndicaliste s’oppose à toute inégalité sociale. Nous percevons cette loi comme une forme supplémentaire de l’exploitation capitaliste.

      Nous invitons l’opinion publique à se joindre à nous dans la lutte contre la restitution des biens aux ’anciens propriétaires" !

      Nous refusons de payer une dette fictive de plus.

      Le Secrétariat de l’Initiative Anarcho-Syndicaliste
      Belgrade, le 30 septembre 2011.


      Source : inicijativa.org, le 30 septembre 2011.