• Très intéressant article sur le don d’organes, en rapport avec Steve Jobs :

    How Steve Jobs Got Sick, Got Better, And Decided To Save Some Lives
    http://www.businessinsider.com/how-steve-jobs-got-sick-2010-04

    On y lit en effet que les donneurs d’organes sont en nombre insuffisant, de sorte que bon nombre de malades meurent avant de recevoir l’organe qu’ils attendent en vain.

    Or, aux Etats-Unis, lorsqu’un hôpital a un donneur, il regarde en premier lieu la liste des patients inscrits sur sa propre liste interne, avant de la proposer au niveau national. La solution, quand on est malade, consiste donc à s’inscrire dans de nombreux hôpitaux, dans tout le pays, dans l’espoir d’augmenter ses chances de trouver un donneur compatibles. Il s’agit ni plus ni moins que de « griller » les places des autres patients en attente. Seuls les plus fortunés des patients peuvent se permettre un tel luxe. En effet, l’essentiel des assurances maladie ne couvrent qu’une seule inscription sur liste d’attente. Les médecins de Jobs ont donc conseillé à celui-ci de s’inscrire sur la liste d’un autre Etat (et combien d’autres ?) dont le ratio de donneurs-bénéficiaires était plus intéressant.

    En 2009, Jobs a ainsi bénéficié d’une opération de transplantation dans un autre Etat. Pour cela, une fois que l’hôpital l’a contacté avec la nouvelle, il devait rapidement se rendre sur place pour l’opération, ainsi que de trouver un logement sur place, le protocole médical recommandant de rester à proximité de l’hôpital ayant pratiqué l’intervention durant un mois. Jobs s’est ainsi acheté une maison dans l’instant — ou presque —, grâce à une équipe dédiée à cet effet.

    Si les donneurs vivants sont préférés, ceux-ci sont rarissimes. Ainsi, le don d’organes vient des décès en provenance des accidents de voiture. Or, il faut que les donneurs aient exprimé leur souhait de faire un don d’organes en cas de décès, ce qui reste un choix minoritaire, en Californie. En effet, selon Jobs, ceux-ci devaient formuler à leur seule initiative, sans que cela ne leur soit jamais demandé, et sans aucune politique officielle faisant la promotion d’une telle démarche, d’indiquer leur volonté de faire don de leurs organes sur leur permis de conduire. 20 % des conducteurs ont opté pour cette démarche. Cela reste trop peu : de nombreux patients en attente de greffe meurent.

    Aussi, après cette mésaventure à l’issue heureuse, du moins pour quelque temps, Jobs s’étant penché sur le sujet, il a fait jouer de ses relations pour faire adopter une loi imposant aux conducteurs d’indiquer leur choix, au moment d’obtenir leur permis, concernant la possibilité de don d’organe. Chaque conducteur sera donc « forcé » d’indiquer s’il souhaite, ou s’il refuse, que ses organes puissent être prélevés en cas de décès. Jobs espère ainsi que le nombre de donneurs d’organes double, permettant ainsi de sauver des vies.

    #don_organes #steve_jobs #foi #greffe #loi #californie #transplantation #liste états-unis