Nidal

Auteur du blog Loubnan ya Loubnan. Je signe d’un pseudonyme arabe et j’écris essentiellement sur l’actualité libanaise, mais je suis français et je vis en France.

  • Post-2006 War Reconstruction Continues to Face Problems | Al Akhbar English
    http://english.al-akhbar.com/content/post-2006-war-reconstruction-continues-face-problems

    Hassan Jeshi, the Director General of the Hezbollah-led Waad Project for rebuilding the southern suburbs of Beirut after the 2006 war, says that the massive reconstruction effort will be completed by early next year.

    Jeshi estimates that only 17 buildings out of nearly 200 damaged in the war five years ago have not been completed, while the basic infrastructure should be completed more or less on time. But the process has not been snag-free.

    From the beginning the project faced many legal obstacles as most of the southern suburbs were built during the chaotic days of Lebanon’s civil war with no governmental oversight.

    As the project nears completion, the supervisors of the project and the relevant authorities are scrambling to devise a legal framework to resolve outstanding issues.

    Cet article rapporte que la construction de la banlieue sud de Beyrouth, rasée par Israël en 2006, est bientôt terminée. Mais qu’elle pose d’énormes problèmes juridiques : beaucoup de constructions dataient de la guerre civile et étaient illégales (notamment celles construites sur des terrains appartenant à des tiers, ou à l’État libanais), et que selon la loi libanaise, on n’est pas censé reconstruire un bâtiment détruit, alors que sa précédente érection était déjà illégale.

    Ça peut sembler anecdotique, mais c’est une question importante au Liban. Et cette question joue certainement beaucoup sur l’aspect, hum, « chaotique » de l’immobilier urbain libanais (pérennisation de constructions illégales, ruines maintenues sur place car propriétaires absents…). Et toujours le conflit entre l’intérêt « général » d’une partie de la population, que n’importe quel politicien peut facilement ramener à une question sectaire (ici les chiites), en lui opposant au principe de « la même loi pour tous ».

    • « sa précédente érection était déjà illégale. »
      oui, mais en fait, avait été régularisée en 1994, ce qui constitue un point d’ancrage pour la légitimité de la demande de légalisation.
      Dans les délais concernant les « basic infrastructures », il faut notamment compter le fait que, ces immeubles étaient pour l’instant considérés comme illégaux, ils n’ont pas le droit d’être raccordés aux réseaux publics d’eau et l’électricité. Par chance, l’alimentation n’est que très intermittente, la perte n’est donc que partielle...