• Le machinisme à avatar humain : quelqu’un a déjà remarqué que le dernier billet de @jean_no, il est drôlement chouette (ça me rappelle certains textes de Lazuly, au passage) ?
    http://hyperbate.fr/dernier/?p=19115

    L’homme ou la femme que nous avons au téléphone lors d’échanges de ce type ont toutes les apparences de personnes atteintes d’un problème psychiatrique lourd, d’un déficit de capacité à communiquer normalement et à tenir compte de la situation et de la personne qui leur sert d’interlocuteur. Si la confrontation est décourageante pour le client, je suppose qu’elle n’est pas moins déroutante et pesante pour la personne qui est rémunérée pour répondre à ses questions, et que l’on force — violence terrifiante il me semble —, à se comporter en sociopathe ou en psychopathe.

    (Ah voué, il est déjà sur rezo, alors je suppose que quelqu’un l’a déjà trouvé bien.)

    • Merci ! En même temps, en racontant mes histoires de commandes qui n’arrivent pas, je cours le risque de ne pas intéresser grand monde (pas personne, mais pas grand monde), et je crois que c’est ce qui est arrivé.
      Les call-centers me passionnent, parce qu’ils permettent de laisser chacun seul avec ses problèmes (et parfois avec des solutions, quand même), mais pour l’instant j’enquête par déduction.

    • @jean-no : le passage où tu conclus que le call-center n’est pas là pour aider les clients, mais est en réalité l’endroit où l’entreprise se place volontairement en ennemi de ses clients, c’est vraiment excellent. Ce sentiment que tu appelles parce que tu as besoin d’un contact humain pour te démerder l’affaire avec l’entreprise qui en a les compétences, et que rapidement tu es face à un discours immédiatement hostile, c’est une des évolutions très choquantes de notre société.

    • Oui, et je suis assez choqué en voyant que les services qui maltraitent leurs usagers/clients le plus brutalement sont souvent celles qui étaient des services publics il y a peu ou qui sont en phase de dé-service-publicisation : SFR (Générale des eaux, on l’oublie), Orange, la SNCF, et maintenant la Poste...
      Je ne suis pas dogmatique anti-secteur privé ni pro-privé (tout dépend des services, des moments, des besoins, de l’intérêt général,...), mais là on est dans une phase où le pire des deux mondes se combine et où le client-utilisateur-usager est à la fois captif et méprisé, et où les employés eux-mêmes n’ont plus la moindre marge de manœuvre pour fluidifier les choses.