Pourquoi investir sur des auteurs vivants quand les morts sont aussi rentables ? - Libre Accès.
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L’exploitation des auteurs morts par les Majors de la culture nuit à la création, empêchant la diffusion d’une traduction, ou la représentation d’une pièce de théâtre.
Le domaine public est en train de disparaître, on le cède irrationnellement à des Majors. Les licences libres constituent-elles la seule alternative pour les auteurs qui ne souhaitent pas que « leur mort nuise » à l’exploitation de leurs œuvres et au domaine public ? Il y a urgence à soutenir de nouveaux entrepreneurs innovants sur de nouveaux modèles de diffusion, respectueux des auteurs et de leur public.
L’article du Journal des Arts : « Le droit d’auteur et ses abus » publié en 2003 entre étrangement en écho avec l’affaire François Bon et Gallimard, on se demande même s’il ne l’anticipait pas.
Tous ces débats sur les abus du droit d’auteur ne sont pourtant pas nouveaux. La metteuse en scène Myriam Saduis s’est vu interdire dernièrement de jouer au festival d’Avignon la pièce d’Ingmar Bergman « Une affaire d’âme » parce que la Fondation Bergman avait vendu les droits exclusifs d’exploitation en France à la metteuse en scène Bernadette Acolas et ses producteurs.
L’histoire se répète … Les éditions Gallimard font retirer du site publie.net la traduction de François Bon du "Vieil homme et la mer" d’Ernest Hemingway en faisant valoir l’achat des droits de l’œuvre auprès de la succession d’Hemingway.

