Stéphane Guillon, dommages et Inter - Ecrans
http://www.ecrans.fr/Stephane-Guillon-dommages-et-Inter,14229.html
Les aboiements de Philippe Val contre lui, le harcèlement de Jean-Luc Hees multipliant les attaques à son encontre dans la presse, ça pèse ; ses insinuations d’antisémitisme aussi. C’est la fameuse chronique sur Eric Besson, celle qui scellera son sort : « Des yeux de fouine, un menton fuyant, un vrai profil à la Iago. » Guillon esquisse un regret. Celui de n’avoir pas écouté sa femme, qu’il encense à chaque page (oui, y a aussi un petit côté roman à l’eau de rose), qui lui a déconseillé la fameuse phrase. Phrase que Guillon « traîne comme un boulet », de même que Didier Porte son « Sarkozy enculé » : « Faut-il pour autant avoir des regrets ? Lorsque vous écrivez un papier par jour, il est impossible de ne jamais commettre d’erreur. Nous étions sous pression. Je me dis aussi que si cela n’avait pas été les "yeux de fouine" pour moi et le verbe "enculer" pour Porte, on aurait trouvé autre chose. » Sans doute, car plus que la chronique d’un licenciement annoncé, le livre de Guillon — comme celui de Porte, avant lui — est bien celle de la kärcherisation des médias du quinquennat finissant de Nicolas Sarkozy.

