Evidemment d’accord sur le point de dire que ses origines ne concernent en rien ses meurtres (même les justifications qu’il a choisies pour ceux-ci sont liées à ses origines).
Mais "ne l’affabulez [sic] pas d’une origine algérienne", ou, comme on peut le lire dans l’article en son intégralité, "Mohamed Merah n’est pas d’origine algérienne", c’est complètement con. En tant qu’individu, il s’est en partie déterminé à partir d’une culture qui est celle des origines de sa famille, d’une autre qui est celle du pays où elle vit, et de pleins d’autres encore en fonction de son mode de vie (probablement pas mal de culture ricaine comme un peu tout le monde en France). Je ne m’étends pas sur le fait que son individualité a également été déterminée par des tas d’autres facteurs, au premier rang desquels son milieu social et ses propres choix.
Mais c’est pas en niant les origines culturelles ou la couleur de peau de quelqu’un qu’on va combattre le racisme. Au contraire, je trouve que ça relève du plus grand racisme, ça revient à dire : j’accepte l’autre parce que je nie ce qui fait sa différence.
Je trouve carrément coule d’être dans un pays où il y a des arabes, des noirs, des asiatiques et plein d’autres qui ont tous une couleur de peau et des références culturelles en partie différentes des miennes et avec lesquelles je peux échanger. Et je me refuse à nier leurs différences, au nom de je ne sais quelle bien pensance perverse.