AnarSonore

La révolution ne sera pas télévisée, Ni retransmise en scène sur un i-pod de couleur. Elle ne sera pas non plus attisée par les socio-demo-quartz à l’urne transparente, Ni par les écrivains de plateau-télé-repas producteurs de Mac-book. Non, la révolution ne sera pas télévisée,... Elle ne s’invitera pas chez Pujadas, Ni ne savourera le Pernod du midi en montrant sa cuisse. Elle ne délivrera pas que le discours Et ouvrira d’autres grilles que celle des programmes. Elle sera à une autre place, en banlieue ou au centre-ville, Dans une ruelle peut-être, organisée et mobile, Eloquente enfin de silence, subtile, indétectée, avertie, avisée : La révolution ne sera pas télévisée !

  • L’extrême gauche saura-t-elle réfléchir après les meurtres antisémites de Toulouse ?
    http://www.mondialisme.org/spip.php?article1812

    Une fois de plus, cette semaine, beau­coup de mili­tants de gauche, d’extrême gauche ou liber­tai­res ont été para­lysés ou aveu­glés, et ce avant même de connaître l’iden­tité de l’assas­sin. Ils n’ont pas osé clai­re­ment condam­ner ces meur­tres comme un atten­tat antisé­mite.

    Par conséquent, il est peut-être utile, même si c’est une tâche fas­ti­dieuse, de rap­pe­ler quels étaient les argu­ments qui cir­cu­laient sur Internet avant que l’iden­tité du tueur ne soit connue et même après les flics eurent déc­ouvert qu’il s’agis­sait d’un Français, musul­man peu pra­ti­quant, influencé par une idéo­logie ter­ro­riste-nihi­liste comme celle d’Al-Qaïda. Nous avons repéré au moins huit argu­ments censés expli­quer pour­quoi cet atten­tat n’était pas antisé­mite

    • Tout ça pour ça :

      Notons, enfin, que le thème des Israéliens (donc des Juifs) tueurs d’enfants, très dif­fusé dans les milieux anti­sio­nis­tes depuis la mort du petit Mohamed al-Dhoura, le 30 sep­tem­bre 2000, n’a pu qu’ali­men­ter la haine contre tous les Juifs, qu’ils vivent ou non en Israël, qu’ils soient d’accord ou pas avec les gou­ver­ne­ments de ce pays. Cela a donc aussi ali­menté la haine contre les enfants juifs, où qu’ils se trou­vent. Une donnée élém­ent­aire que beau­coup de mili­tants de gauche et d’extrême gauche, ou anar­chis­tes, refu­sent d’intégrer dans leurs « rai­son­ne­ments », igno­rant ainsi un des plus vieux mythes antisé­mites en Occident (9).

      Qui renvoit à la note de bas de page pas piquée des vers :

      9. Ils n’ont pas com­pris la gra­vité du climat antisé­mite que leur anti­sio­nisme (fondé sur un sou­tien acri­ti­que au natio­na­lisme pales­ti­nien et non sur l’unité entre prolét­aires juifs et arabes) a contri­bué à créer, volon­tai­re­ment ou invo­lon­tai­re­ment, en France et à l’éch­elle mon­diale. Comme l’écrit jus­te­ment (pour une fois) Pierre-André Taguieff : « Être en per­ma­nence accusé de conni­vence ou de com­pli­cité avec les "sio­nis­tes", assi­milés à des "racis­tes" vivant dans un État pra­ti­quant l’"apar­theid" et se com­por­tant "comme des nazis" à l’égard des Palestiniens, présentés comme de pures "victimes" par des dis­cours de pro­pa­gande com­plai­sam­ment dif­fusés par les médias, cela donne aux enfants juifs de la dia­spora le sen­ti­ment d’être des cibles poten­tiel­les. La honteuse cam­pa­gne de boy­cot­tage mul­ti­di­men­sion­nel d’Israël va dans le même sens : chaque enfant juif peut se sentir lui-même socia­le­ment boy­cot­ta­ble ou sus­cep­ti­ble d’être désigné comme sus­pect par tel ou tel com­mando d’"indi­gnés" vio­lents, dotés d’une bonne cons­cience en béton armé. D’où une anxiété liée à la convic­tion d’être exposé à la stig­ma­ti­sa­tion ou à l’agres­sion phy­si­que. » (Le Point, 22 mars 2012.)