• ’Did Jesus Exist ?’ A Historian Makes His Case : NPR
    http://www.npr.org/2012/04/01/149462376/did-jesus-exist-a-historian-makes-his-case?sc=fb&cc=fp

    “The Messiah was supposed to overthrow the enemies – and so if you’re going to make up a messiah, you’d make up a powerful messiah,” he says. “You wouldn’t make up somebody who was humiliated, tortured and the killed by the enemies.”

    Autant je suis relativement convaincu de l’existence de notre ami Jésus, autant cet argument est assez pourri vu que le sacrifice est ensuite une des bases du #christianisme.

    #religion from @supergeante

    • Les historiens considèrent effectivement la mort de Jésus comme une surprise en son temps, il était censé avoir un destin brillant, chasser le romain hors de Palestine... Et puis non. C’est un tel acquis, pour nous, ce Jésus supplicié, qu’on ne peut sans doute pas imaginer à quel point c’était incongru à l’époque (apparemment ça l’était).
      Un des arguments qui rend Jésus mythique et non historique, c’est que beaucoup d’histoires racontées dans les Évangiles sont pompées sur des textes antérieurs (parfois reprises à la secte des Esséniens, parfois des clins d’œil à la tradition juive, comme l’histoire du meurtre des enfants par Hérode, qui n’a pas eu lieu et qui reprend l’histoire de Moïse), il est possible que beaucoup de passages racontent en fait des histoires bien plus vieilles, d’autant que le cadre historique ne tient pas complètement la route. Ce qui est certain c’est qu’il n’existe pas de sources directes, et que les différentes Évangiles, dont les quatre Évangiles canon, ont été rédigées longtemps après les faits présumés. Je crois que le consensus des historiens intéressés par la question est que Jésus a sans doute existé, malgré tout.

    • Oui, je sais bien que cette mort était proprement ahurissante pour un « héros » de l’époque mais précisément, c’est ce qui a fait la spécificité du christianisme et peut-être en partie son succès. Il n’est pas interdit de penser que cette donnée inhabituelle reste une belle invention mythique, l’innovation n’est pas toujours un signe de véracité.

      Dans Un certain juif Jésus — titre fr pourri, http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=6723 — l’auteur développe de manière passionnante ses arguments d’historien pour déterminer ce qui est « vrai » ou pas, et parmi ceux-là, il y a simultanément la vraisemblance vis à vis de l’époque… et inversement, l’incongruité, les deux pouvant êtres signes de véracité comme du contraire, selon les reste des éléments.

    • Et il faut ajouter à la question des passages basés sur des histoires plus anciennes et des mythes environnants celle des perspectives théologiques, dans Jean notamment mais pas que, dont un certain nombre de passages témoignent, inventions destinées à favoriser un point ou un autre des doctrines naissantes.