AnarSonore

La révolution ne sera pas télévisée, Ni retransmise en scène sur un i-pod de couleur. Elle ne sera pas non plus attisée par les socio-demo-quartz à l’urne transparente, Ni par les écrivains de plateau-télé-repas producteurs de Mac-book. Non, la révolution ne sera pas télévisée,... Elle ne s’invitera pas chez Pujadas, Ni ne savourera le Pernod du midi en montrant sa cuisse. Elle ne délivrera pas que le discours Et ouvrira d’autres grilles que celle des programmes. Elle sera à une autre place, en banlieue ou au centre-ville, Dans une ruelle peut-être, organisée et mobile, Eloquente enfin de silence, subtile, indétectée, avertie, avisée : La révolution ne sera pas télévisée !

  • Le retour en grâce du mot « oligarchie » - Temps critiques
    http://tempscritiques.free.fr/spip.php?article293

    Où passe la frontière entre démocra­tie et oli­gar­chie ? Tocqueville ne crai­gnait pas d’affir­mer que « ce serait faire injure aux républi­ques que d’appe­ler de ce nom l’oli­gar­chie qui régnait sur la France en 1793 ». Seuls les États-Unis avaient, selon lui, réalisé une grande républi­que démocra­ti­que. Il cons­ta­tait par ailleurs que les formes démocra­ti­ques qui régis­saient la direc­tion des villes européennes étaient deve­nues méconnais­sa­bles au xviiie siècle. Au xve siècle, ces villes étaient dirigées par une assemblée générale popu­laire et le peuple tout entier élisait ses offi­ciers muni­ci­paux. C’était à lui qu’on ren­dait compte, alors qu’au xviiie siècle, l’assemblée n’était plus élue par la masse du public. Elle était par­tout composée de « peti­tes oli­gar­chies », de quel­ques famil­les qui condui­saient toutes les affai­res selon leurs intérêts par­ti­cu­liers, sans être res­pon­sa­bles envers l’assemblée générale deve­nue pres­que tou­jours représen­ta­tive. Et, concluait Tocqueville : « Le peuple, qui ne se laisse pas pren­dre aussi aisément qu’on se l’ima­gine aux vains sem­blants de la liberté, cesse alors par­tout de s’intéresser aux affai­res de la com­mune et vit dans l’intérieur de ses pro­pres murs comme un étran­ger. Inutilement ses magis­trats essayent de temps en temps de réveiller en lui ce patrio­tisme muni­ci­pal qui a fait tant de mer­veilles dans le moyen âge : il reste sourd. Les plus grands intérêts de la ville sem­blent ne plus le tou­cher. On vou­drait qu’il allât voter, là où on a cru devoir conser­ver la vaine image d’une élec­tion libre : il s’entête à s’abs­te­nir. »

    #Bernard_Pasobrola