• Examen clinique | Le système de soin français vu par les opérateurs privés !
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    “La France est le plus grand marché d’hospitalisation privée d’Europe avec 12 milliards d’euros par an, soit 60 % des actes de chirurgie réalisés dans l’Hexagone”, rappelle le directeur général délégué de Capio en France, Philippe Durand.

    Tarifs et ouvertures réglementées
    Pour aussi attractif qu’il soit, le marché français de la santé n’est cependant pas le plus facile d’accès. Un gestionnaire de clinique, dont le métier est de soigner un patient durant un temps de séjour déterminé, ne décide cependant ni du tarif des actes pratiqués, ni de la durée de séjour. Ces deux variables sont exclusivement du pouvoir de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), en clair, le payeur des actes de santé, lui-même alimenté par les cotisations des entreprises, des salariés et des travailleurs indépendants.

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    “Les fonds d’investissement ont d’abord été attirés par le fait qu’en France, la santé est un secteur dont les recettes sont solvabilisées par l’assurance maladie, même si le taux de marge n’est pas au rendez-vous. Les années 2004 et 2005 ont en outre été assez fastes car la mise en place de la tarification à l’activité a été l’occasion d’un rattrapage sur le prix des actes”, analyse Benoît Péricard, ancien patron de centre hospitalier universitaire (CHU) et aujourd’hui associé chez KPMG pour le secteur santé. L’existence d’une clientèle captive et solvable a même créé une mini- bulle entre 2005 et 2008.

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    “Aujourd’hui on labellise des centres et des équipes médicales. Un médecin, pour être visible, doit désormais être dans un centre référencé. Le rapport praticien/établissement se rééquilibre”, estime le directeur du pôle lyonnais de Capio, François Hardouin. L’enjeu est d’autant plus important que la France souffre encore d’un excédent de capacité hospitalière. “Le ratio lit/patient est 2,3 fois plus élevé en France qu’en Suède”, note le directeur de la politique médicale François Demesmay. “A chaque regroupement, ce sont entre 10 et 30 % des lits qui disparaissent dans l’opération. A terme, dans les villes de moins de 150 000 habitants, il n’y aura plus qu’un seul plateau technique”, anticipe Benoît Péricard, en charge du secteur santé au sein du cabinet KPMG.

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    En France, Capio possède 26 cliniques qui réalisent chaque année 830 000 actes médicaux et emploient 5 100 salariés dont 3 300 paramédicaux. 1 200 médecins sont en contrat d’exercice libéral avec le groupe. L’excédent brut d’exploitation se monte à 35 millions.

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