Sarkozy, de l’« intrusion » à la chute…
“When I was King, and Mason - in the open noon of my pride,
They sent me a word from the darkness.
They whispered and called me aside.
They said : " The end is forbidden " ;
They said : " The use is fulfilled. This Palace shall stand as that other’s,
The spoil of a King who shall build.” Rudyard Kipling
Comme tout palais, le palais éphémère de M. Nicolas Sarkozy s’est écroulé ce soir du 6 mai 2012. Une leçon d’histoire avant tout. Une leçon de démocratie surtout.
I- L’erreur fatale de Sarkozy
« Quand le peuple vote mal, il faut dissoudre le peuple » disait Brecht. Le peuple français n’a pas voté mal. Il a décidé de sanctionner un Sarkozy qui n’a jamais été fait pour cette fonction sérieuse et prestigieuse pour un pays qui vacille, qui n’a plus droit à l’erreur et qui est menacé par la gangrène de l’extrême droite, antithèse de la démocratie et donc de la civilisation.
Sarkozy n’était qu’une fâcheuse « intrusion » dans la démocratie, la démocratie française. Il aurait pu être tout sauf Président de la République, mais les Français ont commis une erreur en 2007. Ils ont appris une leçon et ils ont réagi ce 6 mai historique. Le mécanisme d’un corps qui réagit car il est encore en vie.
La sombre France , cette France « des vieux pépés » qui a voté la droite et l’extrême droite et qui menace de récidiver lors des législatives, est un corps qui ne réagit pas mais qui pue la mort.
L’erreur majeure et fatale de Sarkozy est d’avoir gouverné en Sarkozy, en « star de cinéma qui met en scène son ego » . Oubliant la France, outrageant la France, brisant la France et martyrisant la France.
Mais la France semble libérée ce soir, ce matin…
II- Le palais du roi Sarkozy
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