Vers une société du bien-être…pour les hommes
http://sandrine70.wordpress.com/2012/05/08/vers-une-societe-du-bien-etrepour-les-hommes
Donc, nous, les #femmes, n’avons pas de besoins sexuels. Et hors du couple (où la femme est souvent dédiée au confort du « matou de la maison ») et de la #prostitution, il n’existe donc pas de sexualité ! Pourtant, je pense qu’avec un minimum d’efforts (mais tout est là, faut faire un minimum d’efforts, ce dont est souvent dispensé l’homme au sein du couple ou dans la relation tarifée), il est parfaitement possible pour deux (voire plus...) adultes consentants de suffisamment se séduire pour se convaincre d’aller mélanger leurs fluides.
Mais voilà, on parle là de relations d’égaux à égaux !
Non. Je n’invente rien. L’expression « besoins sexuels des hommes » est écrite noir sur blanc à plusieurs reprises : « la #sexualité fait partie des besoins ». Ah bon ? Les testicules exploseraient donc sans éjaculations régulières ? Devons-nous aussi entendre que si les « besoins sexuels » des hommes étaient moins satisfaits dans l’acte prostitutionnel, il y aurait moins de viols ? Alors, plus de 200.000 agressions sexuelles par an, et 75.000 viols de femmes adultes, alors que l’achat d’acte sexuel n’est pas interdit, c’est un chiffre satisfaisant ?
Et le tour de force ne s’arrête pas là. En effet, lorsqu’ils abordent l’éventuelle interdiction d’acheter un acte sexuel, les auteurs dégainent un argument massue : « Dans ce dispositif (qu’instaurerait une loi abolitionniste NDLR), la pénalisation du client ne vise pas seulement à le replier sur l’alliance légitime du couple, censé satisfaire les besoins sexuels des individus (mais qui a dit ça ? NDLR) mais lui signifie qu’il n’est pas dans la position de pouvoir accéder à ce privilège de la libre disposition des femmes, privilège d’un illégalisme toléré, luxe réservé aux dominants ».
Ne vous frottez pas les yeux, vous avez bien lu « privilège de la libre disposition des femmes ». Le message est donc le suivant : réglementer la prostitution, ce n’est pas motivé par la volonté d’être plus juste en terme de droits de la personne humaine -la personne prostituée ici-, mais bien assurer à tous les hommes le même privilège d’avoir accès à la « libre disposition des femmes », pour satisfaire ces pseudos-besoins sexuels. Le problème n’est donc pas la libre disposition des femmes par la caste des hommes, mais son “illégalisme” !


