Nidal

Auteur du blog Loubnan ya Loubnan. Je signe d’un pseudonyme arabe et j’écris essentiellement sur l’actualité libanaise, mais je suis français et je vis en France.

  • La révolution démocratique syrienne est de plus en plus clairement, pour les dirigeants occidentaux, enterrée. Depuis quelques mois les médias publient ce qui était impossible à publier auparavant, et les dirigeants laissent filtrer des opinions selon lesquelles l’« opposition » syrienne pourrait être « pire » que le régime actuel. Le genre d’avis qui auraient valu excommunication s’ils avaient été écrits durant l’affaire libyenne.

    Mais si le « changement de régime » ou la « démocratisation » sont abandonnés des nouveaux discours, alors cela laisse toute la place au « scénario à l’irakienne » : attentats de plus en plus sanglants, promotion ouverte de la haine confessionnelle, armement (par qui, pour quoi) de toutes sortes de milices (pour, contre, locales, étrangères, résistance, autodéfense, vengeance, alibi confessionnel, nationaliste…) et, au final, autodestruction totale de la société syrienne. Le « changement de régime » devient alors totalement indifférent, puisque toute composante qui pourrait remplacer le régime est neutralisée par l’implosion du pays.

    Les images des attentats, curieusement décontextualisées dans les médias occidentaux, évoquent toute même immédiatement le scénario irakien que craignent les libanais et les syriens (notamment) depuis des années.