Ces torches humaines qui ne parviennent pas à éclairer la nuit « MecanoBlog
http://mecanoblog.wordpress.com/2012/05/16/ces-torches-humaines-qui-ne-parviennent-pas-a-eclairer-la-nuit
Le 25 février dernier, un immigré tunisien dont on ignore tout –nom, biographie, destin -, s’immole par le feu à la gare de Brignole à Gênes. On peut imaginer, à partir d’une brève phrase rapportée par la presse, qu’il s’était retrouvé sans travail et sans logement.
Le suicide par le feu, on le sait, est un cri de protestation désespéré, une demande de respect et de dignité. C’est le recours ultime et spectaculaire des sans-pouvoir et sans-voix, pour briser le silence et attirer l’attention publique sur une injustice ou une humiliation, personnelle ou collective. Derrière chaque suicide, surtout si c’est par le feu, il y a une intention de communiquer et de remettre violemment en question un ordre relationnel et/ou social ressenti ou vécu comme injuste et annihilateur, donc insupportable.

