Depuis janvier, les chercheurs en rébellion ouverte contre leurs éditeurs
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4938
Le dernier coup de boutoir à la suprématie des éditeurs est venu du gouvernement britannique, qui a fini par se rendre compte qu’il était aberrant de financer des recherches avec l’argent public et de devoir ensuite payer de nouveau, via les bibliothèques, pour avoir accès à ces recherches. Le ministre de l’enseignement et de la recherche, David Willetts, a déclaré à l’Assemblée annuelle des éditeurs que le public a “besoin d’avoir beaucoup plus de documents de recherche disponibles gratuitement”. “Le gouvernement considère que les recherches financées par des fonds publics doivent être accessibles”, a-t-il ajouté.
C’est ici qu’entre en scène Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia. Willetts a fait appel à lui pour mettre en place un portail gratuit d’accès à tous les articles de recherches financées par des fonds publics. Et même aux données associées à ces recherches. Le projet s’appelle “Gateway to Research project”.
#wikipedia vs #elsevier ; même tendance côté SHS
Vers des médias numériques en sciences humaines et sociales
►http://homo-numericus.net/spip.php?article308
Si les SHS veulent pleinement jouer leur rôle dans l’interprétation et la compréhension de notre société, elles ne peuvent pas se permettre de le faire seulement dans le confort et l’isolement des murs de l’université. Elles ont intérêt à se doter de leur propre force de projection des idées, c’est-à-dire de leur propre média, au sens noble du terme de passeur entre deux mondes. En effet, la naissance du Web et son développement prodigieux constituent une opportunité historique et crédible pour un tel projet. Par provocation, mais également par conviction, je considèrerai Wikipédia comme un exemple et comme un levier permettant l’émergence de véritables contre-propositions médiatiques de la part des SHS. Celles-ci doivent se doter d’une stratégie particulièrement efficace pour ne pas rester à l’état de déclarations d’intentions ou d’initiatives isolées. Elles devront notamment s’appuyer sur le principe du libre accès aux résultats de la recherche, dans la droite ligne des déclarations de Budapest http://www.soros.org/openaccess et de Berlinhttp://oa.mpg.de/lang/en-uk/berlin-prozess/berliner-erklarung

