• Presque étonnant que nos charlatans modernes n’aient pas encore remis la saignée au goût du jour (sous une forme soft et cool évidemment).
    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1651

    Pour les barbiers qui préféraient des méthodes moins technologiques et plus naturelles, l’option des sangsues s’imposait. Le bout « actif » de ces vers parasites sanguinaires possède trois mâchoires séparées, chacune avec environ 100 dents délicates. Ils offraient une méthode idéale pour saigner les palais, lèvres ou nez des patients. De plus, la sangsue fournit un anesthésique qui réduit la douleur, un anticoagulant pour prévenir la coagulation du sang et un vasodilatateur pour augmenter le flux sanguin. Pour permettre des sessions importantes de saignée, les médecins s’adonnaient à la bdellatomie qui consiste à inciser la sangsue de telle manière que le sang sucé coulait à travers le vers qui lui, ne se remplissant jamais, continue à sucer…

    • Jusqu’en 1990, les sangsues étaient utilisées en cardiologie en soin intensif au CHU de Bordeaux. J’ai vu ces bocaux remplis de sangsues noires qui étaient le complément des diurétiques dans le traitement des oedèmes pulmonaires d’origine cardiaque. O tempora O mores.

    • Elles sont même toujours utilisées aujourd’hui dans certains cas.
      Voir page suivante de l’article que j’ai cité :

      Bien que la médecine basée sur les preuves rejette maintenant le type de saignements que Rush pratiquait, il est important de noter qu’elle est, et doit rester, ouverte à toute nouvelle preuve et qu’elle doit savoir revoir ses conclusions. Ainsi, grâce aux résultats de nouveaux essais, la saignée est à nouveau un traitement accepté dans des cas très spécifiques : il a été démontré que la saignée, en dernier ressort, peut soulager la surcharge de fluides causée par une attaque cardiaque. De même, les sangsues ont à nouveau un rôle à jouer pour les patients qui récupèrent d’une opération. En 2007, par exemple, on a placé des sangsues dans la bouche d’une femme quatre fois par jour pendant 10 jours après qu’on lui eut enlevé une tumeur cancéreuse et reconstruit sa langue. Cela parce que les sangsues rejettent des produits chimiques qui accélèrent le flux sanguin et donc la guérison.