• Les envoyés spéciaux du Monde et du Figaro, Florence Aubenas et Adrien Jaulmes, continuent leur reportage embedded dans la même unité de l’ASL à Alep.

    Cf. http://seenthis.net/messages/79945

    Ils racontent les mêmes anecdotes :

    http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/24/01003-20120724ARTFIG00260--alep-les-rebelles-syriens-defient-l-armee-du-reg

    Adrien Jaulmes : Le char capturé est à présent garé en trophée devant l’école qui sert de quartier général aux insurgés, à la grande joie des badauds qui viennent se faire photographier devant.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/24/a-alep-ce-matin-quand-on-a-ouvert-les-yeux-l-asl-etait-partout_1737509_3218.

    Florence Aubenas : Deux hélicoptères ont été abattus, deux chars détruits. Un troisième a été capturé avec son chauffeur. Il trône maintenant devant l’école du centre-ville, où une partie des troupes rebelles a installé son QG. Comme au champ de foire, tout le quartier s’y succède pour poser à la place du tireur et chacun se prend en photo.

    Ils interrogent les mêmes commandants « rebelles » :

    http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/24/01003-20120724ARTFIG00260--alep-les-rebelles-syriens-defient-l-armee-du-reg

    Adrien Jaulmes : « On les attend, qu’ils viennent », dit Abou Mousab, un ancien directeur d’atelier textile d’Alep devenu un des chefs des rebelles.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/23/a-alep-en-syrie-mais-c-est-la-revolution_1737028_3218.html

    Florence Aubenas : Une femme avec son enfant vient demander justice au commandant : son mari l’a chassée alors que c’est elle qui gagne tout l’argent de la famille. Quand on la reconduit, elle s’étonne : « Il faut m’aider. C’est vous les maîtres maintenant. » Et le commandant, soudain très doux : « Il faudra attendre encore un peu. » L’usine de textile, qu’il dirige habituellement, se trouve à moins de 500 m à vol d’oiseau.

    http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/24/01003-20120724ARTFIG00260--alep-les-rebelles-syriens-defient-l-armee-du-reg

    Adrien Jaulmes : « Pour eux c’est complètement nouveau de nous voir ici », explique Abdallah, un Alepin qui combat dans les rangs de l’Armée syrienne libre.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/24/a-alep-ce-matin-quand-on-a-ouvert-les-yeux-l-asl-etait-partout_1737509_3218.

    Florence Aubenas : « Ce n’est pas la chute d’Alep mais le début », annonce Abdallah, un des commandants de l’Armée syrienne libre (ASL), mardi 24 juillet au matin. La veille encore, remonter une rue ressemblait à une opération commando pour sa troupe de trente rebelles.

    Ils voient la même absence de soutien populaire, qu’ils tentent de justifier par une peur de la population des représailles du « régime » :

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/24/a-alep-ce-matin-quand-on-a-ouvert-les-yeux-l-asl-etait-partout_1737509_3218.

    Florence Aubenas : « Le soir, on a fermé les yeux. Quand on les a rouverts, l’ASL était partout », explique, mardi, vers 9 h 30, un étudiant. Cette rapidité du mouvement a pris tout le monde de court. Dans les rues, les visages sont intrigués, inquiets, personne ne sait trop à quoi s’en tenir. Il faut se trouver dans certains quartiers acquis à la cause de la « révolution » pour que l’on se réjouisse ouvertement.
    Des groupes de gens se rassemblent, crient : « Allah akbar ! » Des échanges de tirs les interrompent. On se met à l’abri dans les rues alentours. On appelle au téléphone des voisins à cent mètres de là. Ici, on ne sait pas ce qui se passe à l’autre coin de la rue. Alors, à Damas ? « Personne n’est au courant. On s’occupe d’abord de se libérer nous-mêmes, déclare un habitant d’Alep. Pour la suite, cela viendra tout seul. »

    http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/24/01003-20120724ARTFIG00260--alep-les-rebelles-syriens-defient-l-armee-du-reg

    Adrien Jaulmes : Dans les quartiers qu’ils investissent, les révolutionnaires tentent d’entraîner la population à descendre dans les rues. Le plus souvent, le succès est limité. Seuls quelques dizaines de jeunes gens rejoignent ces défilés improvisés, chantant des slogans de la révolution. La plupart des habitants d’Alep restent soigneusement cloîtrés chez eux, jetant des coups d’œil inquiets depuis leurs balcons drapés d’épais rideaux, ou fuient en hâte vers d’autres parties de la ville.
    « Pour eux c’est complètement nouveau de nous voir ici, explique Abdallah, un Alepin qui combat dans les rangs de l’Armée syrienne libre. Les gens ont du mal à réaliser que nous sommes ici pour les protéger et qu’ils n’ont plus rien à craindre s’ils descendent dans la rue. Ils ont aussi peur qu’on ne puisse pas rester dans leur quartier, et que les Shabihas et la police reviennent. »

    A lire ces reportages, Alep semble sur le point d’être « libérée » et le « régime » prêt à tomber :

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/24/a-alep-ce-matin-quand-on-a-ouvert-les-yeux-l-asl-etait-partout_1737509_3218.

    Florence Aubenas : Ce revers pour l’armée du président Bachar Al-Assad dans la deuxième ville du pays paraît pour la première fois faire basculer la situation en faveur de la rébellion.

    Mais on apprend finalement, que les rebelles sont loin d’avoir pris Alep :

    http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/24/01003-20120724ARTFIG00260--alep-les-rebelles-syriens-defient-l-armee-du-reg

    Adrien Jaulmes : L’Armée syrienne libre progresse petit à petit, et n’a pas encore atteint le centre-ville.

    #Syrie #journalisme_embedded #Florence_Aubenas #Adrien_Jaulmes #Le_Monde #Le_Figaro

    • Il n’y a pas besoin d’être embedded pour :

      — interroger les leaders et arpenter les lieux où ceux-ci ont installé leur QG ;

      — décrire de manière similaire une situation quelconque… puisque qu’elle est ainsi !

      Je ne dis pas que ces deux journalistes ne sont pas embedded et ne suivent pas bien gentiment les ordres qu’on leur donne. Mais rien ici ne le prouve.

    • Il n’y a pas à lire entre les lignes ou à chercher des preuves cachées. Il suffit de lire ce que ces journalistes et leurs journaux écrivent.

      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/23/a-alep-en-syrie-mais-c-est-la-revolution_1737028_3218.html

      Les paroles de Florence Aubenas :

      Alep est à moins de 20 km mais on roule pendant plus d’une heure dans la nuit pour y entrer, convoi fragile de combattants, tout juste munis de quelques pauvres armes antichars et rien contre les hélicoptères.

      http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/22/01003-20120722ARTFIG00152-dans-alep-avec-les-insurges-syriens.php

      Le titre de l’article d’Adrien Jaulmes :

      Dans Alep, avec les insurgés syriens

      Et le chapô de cet article rédigé par son journal :

      L’envoyé spécial du Figaro a accompagné, dimanche, l’entrée des rebelles dans la deuxième ville du pays.

    • MMmh ok, c’est donc officiel. Du coup je ne vois plus vraiment ce que tu voulais dire, sinon qu’écrivant du même endroit et avec les mêmes gens, ils relèvent des choses semblables ?

    • Si on le souhaite, on peut éventuellement prendre avec précaution ce qu’ils disent, comme étant un point de vue orienté par ceux qu’ils accompagnent. Ces journalistes ne sont pas indépendants ; ils accompagnent un camp. Mais si cela ne te dérange pas, libre à toi !

    • Je vois bien l’idée d’embedded donc, mais en quoi ce qui est cité dans tes exemples montre que ce que racontent nos petits camarades est influencé par l’ASL (ce qui ne fait par ailleurs pas de doute) ?

    • Puisque @raphael semble être un expert du reportage de guerre, va-t-il nous expliquer comment on fait dans un pays en guerre civile pour ne pas travailler avec un des deux camps ? La Syrie n’est pas franchement un pays où on peut se promener tout seul tranquillement.

      Ce matin, sur France-Inter, reportage « Le calme règne à Damas » avec interview d’un vendeur de fruits et légumes ambulants qui explique que ça va mieux mais que la guerre est mauvaise pour les affaires. J’attends que notre redresseur de torts explique que le journaliste de France-Inter était embedded dans le Ministère de la Propagande d’Assad.

    • Vous plaisantez, les gars, n’est-ce pas ? Quand BHL est entré dans Gaza avec les chars israéliens, personne n’a pensé que c’était du journalisme.

      Alep n’était pas une ville en guerre, et s’était notoirement tenue à l’écart des combats depuis plus d’un an (comme Damas). Des manifestations, oui, des combats, non. Une ville de pas loin de 2.000.000 d’habitants (ou « civils » dans le jargon) qui n’ont pas choisi de se battre pour ou contre le régime, et à qui la guerre est imposée de l’extérieur. (Attaquer une ville n’est tout de même pas la même responsabilité qu’attaquer une base militaire.) Par ailleurs, la « bataille d’Alep » n’a pas été annoncée à l’avance, et les journalistes français sont arrivés dès la « libération » de la ville. De fait, les deux journalistes français sont bien entrés dans la ville à bord de véhicules de l’Armée syrienne libre (ils avaient aussi le chahada sur le capot, comme on peut le voir sur la photo publiée hier sur Al Jazeera ?) au moment même de sa « libération » ? Genre : ils ont été prévenus de l’attaque de la ville avant l’attaque, ils étaient quelque part avec l’Armée libre à attendre que ça se passe, et hop, ça tombe bien ils étaient à côté d’Alep ?

      Les comparaisons de Raphaël mettent en évidence la première limite de l’exercice : ce que voit et raconte (donc son storytelling) le grand reporter est entièrement façonné par les gens qui l’amènent. Ici : dans une ville de 2 millions d’habitants, ils visitent les mêmes lieus, raconte les mêmes anecdotes et rencontrent les mêmes personnes. C’est risible.

      Ensuite, de quoi peut-on prétendre rendre compte dans ces conditions ? Il y a un car de journalistes occidentaux qu’on promène. Ils arrivent avec l’Armée libre. Armée dont les soldats arborent des bandeaux noirs avec la profession de fois islamique sur le front (jihadiste style), qui ont la même chahada sur les capots des tous leurs pickups, et qui ont nommé leur division d’un quelconque martyre du Coran. Depuis des mois, il y a de grosses rumeurs d’atrocités. Quelques jours auparavant : sur les frontières, les jihadistes (qui se montrent avec des drapeaux d’Al Qaeda) auraient démembré un sergent de l’Armée régulière. On lit dans les journaux des interviews de militants qui annoncent qu’ils font le jihad et qu’ils vont tuer non seulement tous les alaouites, mais aussi tous les partisans du régime. (Et tu peux être certain que ce genre de rumeurs est bien arrivé partout en Syrie, le régime trouvant ces anecdotes fort utiles.) Et personne n’ignore que lorsque l’Armée libre prend un quartier, l’Armée régulière arrive peu de temps après et n’hésite pas à bombarder lourdement ce quartier. Voilà, tu es un commerçant d’Alep, tu n’es ni pour ni contre, tu n’aimes pas trop le Régime, mais tu crains cette armée de « libérateurs » dont on te raconte quotidiennement qu’ils pratiquent des atrocités, et tu sais que si la guerre arrive chez toi, tu vas tout perdre, et tes enfants risquent de mourir, tu sais que ton grand fils un peu exalté a envie d’aller se battre (et tu préférerais qu’il finisse ses études vivant), et le jour même où cette fameuse armée débarque, elle te lâche un car de journalistes occidentaux (dont tu ne parles pas le langue, ça tombe bien), avec des caméras, des photographes, et qui est lourdement « protégée » par des membres de l’Armée libre. Et on te demande ton avis…

      M’enfin c’est de la bouffonerie.

    • Florence Aubenas n’est pas BHL, et la comparaison ne me semble pas parfaitement adéquate. Tout ce que tu dis est juste, mais c’est quoi l’alternative ? Pas de journalistes français à Alep comme ça la question ne se pose pas ? On peut estimer que finalement ça ne change rien et que donc, effectivement, c’est al solution, mais aussi lire en ayant conscience des limites de l’exercice, et notamment le fait que quand tu suis un parcours effectivement balisé, tu as tendance à noter les mêmes détails (surtout quand c’est Bob l’éponge), ou que les témoignages obtenus en temps de guerre dans un cap sont nécessairement sujets à caution.

      (Par ailleurs, je ne suis pas en train de dire que le faire d’être embedded ne pose pas de problème journalistique, simplement qu’il me semble que lister les points de ressemblance des articles de deux journalistes ayant manifestement suivi le même parcours n’indique surtout qu’ils ont suivi le même parcours).

    • Pas BHL, justement… Aubenas a un talent reconnu, celui d’humaniser ses récits et ses rencontres. De fait, en acceptant d’accompagner un camp, elle accepte d’humaniser ce camps alors qu’il déclenche sciemment l’un des éléments les plus inhumains qu’on puisse imaginer : la guerre urbaine. Et je lis par exemple, chez Aubenas, cette phrase magnifique à propos de pauvres types tirés de leur campagne, qui vont aller porter la guerre sainte au cœur d’une villes de 2 millions d’habitants :

      Autour, les enfants font une haie d’honneur, éblouis, tellement transis d’admiration qu’ils n’osent plus approcher ces hommes, qui, il y a quelques instants encore, étaient leur père, leur frère ou leur cousin.

      Et pour parler d’une colonne armée qui va porter la guerre au cœur d’une ville de 2 millions de civils (oui, je répète) :

      Alep est à moins de 20 km mais on roule pendant plus d’une heure dans la nuit pour y entrer, convoi fragile de combattants, tout juste munis de quelques pauvres armes antichars et rien contre les hélicoptères.

      Entre ce genre de poésie et « c’est quoi l’alternative », je pense qu’il y a de la marge.

    • De nombreux groupes armés se battent en Syrie et des informations très diverses nous parviennent : révolutionnaires épris de liberté ou djihadistes d’Al-Qaida ou mercenaires étrangers ? Les journalistes embedded du Monde et du Figaro ont été accueillis et sont encadrés dans un groupe particulier. Sans surprise, ce sont des révolutionnaires épris de liberté qu’ils décrivent. La prose lyrique de Florence Aubenas ne laisse pas de doute sur son parti pris.

      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/23/a-alep-en-syrie-mais-c-est-la-revolution_1737028_3218.html

      Dans les campagnes alentours, déjà tenues par l’ASL, chaque village s’est mobilisé pour envoyer à Alep des combattants pris sur ses propres troupes. Samedi, à minuit, un chef militaire et un religieux dispensent leurs conseils au dernier convoi qui démarre : « Ne faites pas de mal aux femmes, ne coupez pas les arbres, n’attaquez ni les civils ni les supermarchés. N’essayez pas de récupérer les armes tout de suite : combattez d’abord. » Autour, les enfants font une haie d’honneur, éblouis, tellement transis d’admiration qu’ils n’osent plus approcher ces hommes, qui, il y a quelques instants encore, étaient leur père, leur frère ou leur cousin.

      J’aime beaucoup : ils sont même écolos !

      Pourtant, ailleurs dans le pays, d’autres journalistes en vu une autre réalité. Tandis que ces journalistes embedded ont bien vu que les « rebelles » sont des Syriens et mêmes des habitant d’Alep, un photographe de l’AFP, par exemple, décrit « 150 djihadistes étrangers » :

      http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/22/01003-20120722ARTFIG00159--damas-les-opposants-toujours-sous-le-feu-des-loy

      Un groupe d’environ 150 djihadistes étrangers, armés de kalachnikovs et de lance-roquettes, occupe par ailleurs le poste syro-turc de Bab al-Hawa. Des militants ont affirmé à un photographe de l’AFP venir d’Algérie, d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, d’Égypte, de France, de Tchétchénie et de Tunisie . Certains ont indiqué appartenir à une « choura » (assemblée) talibane, et d’autres ont revendiqué une appartenance à al-Qaida au Maghreb islamique.

      Tandis que ces journalistes embedded écrivent que les « rebelles » se battent avec de faibles armes, d’autres expliquent qu’ils reçoivent des armes lourdes de la part des « Occidentaux » :

      http://www.lefigaro.fr/international/2012/06/27/01003-20120627ARTFIG00675-des-armes-antichars-aux-rebelles-syriens.php

      Comment la CIA contrôle la livraison d’armes aux rebelles [...]
      « Nous avons surtout récupéré des roquettes RPG 9 puisées sur les stocks de l’armée saoudienne », confiait-il lors d’un récent passage à Paris. « Elles ont été acheminées par avion, jusqu’à l’aéroport d’Adana, où la sécurité turque a surveillé les déchargements avant de savoir à qui ces roquettes allaient être destinées. »

      Enfin, d’autres sources, comme le Canard enchaîné, expliquent que des forces spéciales « occidentales » encadrent ces « rebelles » (ici, exemples de la DGSE française et des forces spéciales britanniques) :

      http://www.geopolitique-geostrategie.fr/une-intervention-en-syrie-de-l%E2%80%99otan-pour-quels-int

      Le Canard enchaîné de mercredi 23 novembre, sous la plume de Claude Angeli, toujours aussi bien renseigné, annonce que des officiers du renseignement français ont été envoyés au Nord du Liban et en Turquie avec pour mission de constituer les premiers contingents de l’Armée syrienne libre grâce aux déserteurs ayant fui la Syrie. « Plusieurs membres du Service action de la DGSE et le Commandement des opérations spéciales (COS) sont déjà prêts en Turquie, s’ils en reçoivent l’ordre, à former ces déserteurs à la guérilla urbaine », affirme l’hebdomadaire. C’est une « intervention limitée préparée par l’OTAN » qui est en projet. « Aide à la rébellion civile et militaire, présentation d’une résolution à l’Assemblée générale de l’ONU, trafics d’armes aux frontières de la Syrie, contacts nécessaires avec Washington via l’OTAN… autant de sujets en discussion entre Paris, Londres et Ankara », indique le Canard.

      http://www.eliteukforces.info/uk-military-news/0501012-british-special-forces-syria.php

      As government forces continue a brutal crackdown on popular uprisings throughout Syria, there has been growing chatter indicating that British Special Forces are in some way assiting forces aligned against the Syrian regime.
      [...]
      More recent reports have stated that British and French Special Forces have been actively training members of the FSA, from a base in Turkey. Some reports indicate that training is also taking place in locations in Libya and Northern Lebanon. British MI6 operatives and UKSF (SAS/SBS) personnel have reportedly been training the rebels in urban warfare as well as supplying them with arms and equipment. US CIA operatives and special forces are believed to be providing communications assistance to the rebels.

      Bref, les journalistes embedded Florence Aubenas et Adrien Jaulmes nous peignent une image d’Épinal de la guerre qui a lieu en Syrie. On n’y voit ni djihadistes obscurantistes, ni mercenaires sans conviction, ni armes « occidentales », ni encadrement militaire « occidental ».

    • @baroug
      L’alternative ? Considérer que toutes les infos qui nous viennent de la bas, en particulier celles issues de l’observatoire machin de Londres ou bien celles des journalistes embedded par l’armée syrienne libre c’est de la merde.

      Tout ce que ces naz auto proclamés journalistes nous annoncent un jour est infirmé le lendemain et tu te poses des questions sur la position de @raphael ?

      Suis surpris !

      #le_grand_sommeil

    • Ces deux journalistes décrivent ce qu’ils voient et ils n’ont probablement pas accès à grand-chose en dehors de gentils soldats polis. Mais oui, on peut clairement les accuser d’une empathie douteuse et d’un manque de recul flagrant. La mise en parallèle des ressemblances ne me semblait pas éclairante, la liste des observations complaisantes bien davantage.