Sombre Hermano

La resignación es un suicidio permanente.

    • Un « équilibre des propagandes » ? Est-ce là de l’info telle que nous la recherchons ? Ne pas devenir la victime de nos opinions pourrait être une règle profitable.

    • Toute info ou communication ne sera jamais impartiale (sinon autant croire en Dieu). Confronter des infos contradictoires et de bords opposés n’est pas forcément vain. A nous de faire la part des choses en respectant une certaine neutralité ou impartialité. Si au contraire nous nous laissons guider par nos opinions, alors nous faisons acte de militantisme.

    • @sombre
      Autant je suis d’accord avec toi sur l’absence d’objectivité des informations, quelle que soit leur provenance (et d’autant plus sur des sujets sensibles comme celui de la Syrie), ainsi que sur l’intérêt de connaître les différentes propagandes pour tenter de se forger une opinion, autant je ne peux que m’opposer à ce que tu sembles caler derrière la notion de militantisme, voire derrière celle d’opinion. Les deux peuvent être fondés sur une appréhension du réel, certes à travers le spectre de la subjectivité inhérente à chaque individu, et sur une certaine rationalité, rationalité qui est, elle aussi, soumise à des conceptions préétablies et n’est donc pas parfaite. Mais, ces limites étant acceptées, le militantisme et les opinions ne sont pas forcément à rejeter comme vains, mais au contraire peuvent totalement constituer un guide plus que pertinent à nos actes.

    • OK, j’ai dû mal m’exprimer. Je ne rejette pas le militantisme bien au contraire. Nous sommes tous un jour ou l’autre appelés à nous engager pour défendre une cause ; qu’elle soit juste ou non, cela sera laissé à l’appréciation des générations futures qui auront le recul nécessaire pour mieux juger de la pertinence de nos actes. Lorsque nous sommes dans l’action militante, nous avons tendance à caler notre boussole sur celle des opinions de nos camarades, des gens que nous connaissons bien, avec qui nous sympathisons et avec qui nous partageons des valeurs communes. Ce qui n’empêche pas évidemment le débat entre nous. Mais il est important de connaître les limites de toute action militante pour ne pas subir les affres de la déception et de la frustration lorsque nous subissons des défaites.
      Pour ce qui est de la Syrie, je ne nie pas que le gouvernement de Bachar el Assad ait commis des exactions intolérables mais quand je lis les propos va-t-en guerre d’une certaine presse, je ne peux m’empêcher qu’on tente de nous enfumer comme en 2001 avec l’Afghanistan, comme en 2003 avec l’Irak, comme en 2011 avec la Libye. Le Monde Arabe et les drames qui s’y jouent me semble d’une grande étrangeté et bien des ressorts qui entrent en jeu échappent à notre entendement d’Européen. Par contre il me semble intéressant de suivre sur cette plate-forme un certain @Nidal qui propulse bon nombre d’informations donnant un éclairage sur la complexité de la situation au Proche Orient.