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naviguer sur les mers et les idées

  • Blog Libre | Expériences et réflexions partagées
    http://blog-libre.org/post/2014/10/28/auto-hebergement-owncloud-dissonances

    *

    Dissonances ou interprétations multiples ?*

    Même si certains disent qu’il ne s’y passe pas grand chose, il est difficile de récupérer l’actualité informatique, plus précisément l’actualité du Libre, après trois mois d’absence. Hier soir par téléphone au cours d’une longue conversation très variée Cyrille, avec son débit rapide et précis, m’a fait un résumé des points principaux et des évènements importants.

    Un des points abordés dans le résumé est l’auto-hébergement et owncloud. Et sur son diaspora : https://diaspora-fr.org/posts/742118 Cyrille a pointé les problèmes de sécurité rencontrés sur le paquet owncloud distribué par Ubuntu.

    La sécurité est ma plus grosse réserve à l’engouement pour l’auto-hébergement. La sécurité est primordiale en matière d’hébergement sur le web. Comment parler de vie privée, de confidentialité, de droits, si vos précieuses données sont à la merci du moindre « petit casseur » ? Où serait le progrès de l’auto-hébergement si votre porte est ouverte à toutes les curiosités et convoitises ? Lorsqu’on voit l’une des plus grosses distributions grand public ne pas pouvoir suivre les correctifs de sécurité sur les paquets distribués on est en droit de se poser des questions sur la pertinence d’encourager tout un chacun à se tourner vers des solutions d’auto-hébergement.

    De quoi a-t-on besoin lorsqu’on se lance dans cette activité sur le web et que l’on n’est pas un spécialiste de la chose ? avant tout d’une distribution facile à installer, prenant en charge facilement les matériels les plus utilisés, ayant un support à long terme bien sûr. Là déjà le choix n’est pas immense. Exit donc les distributions et versions en développement constant.

    Oui mais il faudra aussi tenir compte dans la sélection des capacités des distributions à fournir pour tous les paquets nécessaires des versions patchées au fur et à mesure des découvertes de failles de sécurité. Et là le problème se corse singulièrement lorsqu’on voit que même Ubuntu / Canonical ne peut garantir ce service. La liste des distributions susceptibles d’être retenues dans le but de se lancer dans l’auto-hébergement se réduit alors comme peau de chagrin et, par le fait, l’intérêt pour le grand public de pouvoir réaliser son but même s’il existe tout de même des solutions.

    L’autonomie totale de monsieur et madame tout le monde en matière d’informatique est un leurre car ils dépendront toujours de la bonne volonté d’autres personnes plus savantes. Et même nous, qui à tort ou à raison nous targuons d’en savoir un peu plus qu’eux, nous sommes logés à la même enseigne car nous ne pouvons tout savoir.

    La seule solution est donc la confiance, dans une certaine mesure, et le partage. Alors plutôt que de prôner l’auto-hébergement pourquoi ne pas s’orienter plutôt vers des « fermes » ou des coopératives d’hébergement surveillées par des personnes qui savent et rémunérées ou dédommagées pour leur science et leur surveillance, une autre forme d’open data du partage. Je n’y vois que des avantages, y compris d’éviter tous ces millions de petits serveurs tournant en permanence et consommant inutilement.

    Le partage plutôt que des milliers de personnes enfermées chez elles et dont la méconnaissance représente un risque et une pollution pour tous. Et, pour conclure, j’applaudis à l’initiative de Framasoft, dégooglisons internet, si les solutions proposées tendent plus à une forme de « mutualisation » des solutions comme je crois le lire dans leur page des solutions apportées plutôt qu’à un éclatement du chacun chez soi dans une improvisation de totale ignorance.


  • Blog Libre | Le ver est dans le fruit
    http://blog-libre.org/post/2014/07/20/le-ver-est-dans-le-fruit

    J’ai découvert l’affaire, pour ne pas dire la saga de l’été, à savoir le litige Blue-Mind Linagora dans un billet du Framablog, « Linagora ou Blue-Mind Framasoft-ne-se-prononcera-pas . . . » Soit dit en passant, pour qui dit ne pas se prononcer je trouve pourtant les avis bien tranchés. Mais peu importe, je me fiche de l’un comme de l’autre car je ne les utilise pas et, pour tout dire, je ne les utiliserai jamais.

    Alors, sans me prononcer sur l’affaire car je ne suis pas juge et n’ai pas tous les éléments en main, une chose me frappe pourtant, un autre Libre, mis en place par quelques opportunistes (au sens premier), devient tous les jours et de plus en plus une histoire de sous et gros sous, les exemples sont légion d’appels incessants aux crowdfundigs et dons pour un oui ou, plus souvent que nécessaire, un non, encore plus grave, une suite d’intérêts contradictoires, lesquels aboutiront tôt ou tard à une règle généralisée de solutions totalement incompatibles les unes avec les autres. Concurrence oblige. Et ce Libre-là peu à peu prend le pas. Partage qu’ils disaient. Réduit à sa portion congrue et à un argument publicitaire en réalité. Je généralise ? probablement ou alors j’anticipe juste un peu.

    Pas grave tout cela me direz-vous ? je n’en suis pas certain. Contrairement à ce qui est avancé un peu vite dans le billet du Framablog ces batailles d’ayants-droits, en plus de leur côté nauséabond, font régner une certaine forme d’insécurité pour l’utilisateur, simple particulier, mais surtout utilisateur professionnel qui va bâtir ses propres services sur ces produits litigieux ou entachés de litiges. On nous parle de « recel de contrefaçon ». Bagatelles ? certes non. Quel chef d’entreprise sensé prendrait le risque de mettre sa propre affaire en balance et suspendue à un prononcé de justice dont il serait totalement étranger ? à priori aucun.

    Alors, quelles solutions s’offrent à lui ?


  • Blog Libre | La monnaie libre pour les nuls. Réellement cette fois
    http://blog-libre.org/post/2014/07/17/la-monnaie-libre-pour-les-nuls-reellement-cette-fois

    Dans un précédent billet, La monnaie libre pour les nuls, je critiquais sans ménagement, non pas sur le fond mais plutôt sur la forme, les explications fournies par certains de leurs sites de référence, explications censées éclairer sur la monnaie libre et la théorie relative de la monnaie.

    Je disais d’ailleurs que pour avoir une chance d’être éventuellement adopté le fonctionnement d’un outil libre devait pouvoir être au minimum abordé et donc compris par tout un chacun. Bref je trouvais toutes les explications inutilement compliquées dans leur approche grand public, voir le discours de certain(s) méprisant.

    Or dans un commentaire cgeek précisait avec quelques pointes de malice :

    « Mais concernant la TRM, je vous incite fortement à ne pas vous bloquer juste par la lecture du Wiki : le livre est bien plus abordable selon moi, en ce qu’il déroule avec détails un raisonnement de A à B, mais nécessite forcément plus de votre temps que la lecture de 30 lignes de résumé condensé d’un Wiki.
    Par ailleurs le livre est sous licence libre, aisément accessible sous format PDF et sans débourser 1 centime de monnaie non-libre. Vous y aviez accès dans les liens externes en bas du Wiki. Voici un lien : http://wiki.creationmonetaire.info/images/f/f8/TRM_2_718_b.pdf
    En espérant que cela vous permette de mieux comprendre les tenants et aboutissants d’une monnaie libre. »

    J’ai donc décidé de lire ce livre et, au final, je remercie cgeek pour son conseil.

    L’ouvrage, écrit par Stéphane Laborde, bien que par endroits technique – c’est inévitable – fait preuve d’une certaine forme de « pédagogie », déroule historique, idées et analyses pour expliquer le pourquoi de ses théories et tenter d’amener le lecteur à les partager.

    D’ailleurs on peut lire en préface quelques mots de l’universitaire Yoland BRESSON. Il nous dit entre autres :

    « La théorie relative de la monnaie de Stéphane Laborde s’inscrit dans la grande tradition française de travaux de sciences économiques produit par des ingénieurs tels ceux de Dupuit, Cournot… jusqu’à notre seul prix Nobel de la discipline : Maurice Allais.
    Mais, toute science se construit un langage particulier et je crains que les économistes, comme l’honnête homme du siècle, ne saisissent pas vraiment tout l’intérêt de cet apport théorique sans une « traduction ».

    Oui, une traduction, et c’est justement ce qui fait cruellement défaut sur les sites visités auparavant.

    Alors, je ne suis pas encore convaincu de l’applicabilité de la théorie relative de la monnaie mais c’est volontiers que je rectifie le tir et avoue avoir lu avec plaisir ce livre et trouvé même de nombreux points de convergence dans certains éléments.

    Pour terminer je citerai un passage du site de l’A.I.R.E., une association militant pour l’instauration d’un revenu d’existence qui, même si les projets sont de nature différente, peut être un utile complément à la compréhension du livre de Stéphane Laborde :

    « Le Revenu d’Existence : une réforme de société
    Si le Revenu d’Existence semble n’apporter qu’un modeste supplément de revenu à une faible tranche de la population, il initie pourtant l’une des réformes de société les plus essentielles à plus d’un titre. En effet :
    Il modifie de façon radicale la distribution primaire des revenus. Une part de l’ordre de 15% à 20% du PIB est distribuée à chacun, du seul fait de son existence, sans autre justification. C’est une réforme fondamentale dans l’organisation des transferts sociaux.
    De par sa simplicité et sa transparence il évite tout passe-droit, limite la bureaucratie, met fin au maquis inextricable des diverses aides à la personne.
    Il ne constitue en aucune manière une désincitation au travail puisque, à l’inverse des minima sociaux actuels, toute activité rémunérée procure un revenu supplémentaire.
    Il donne à chacun l’assurance d’un revenu minimum garanti, en toutes circonstances, quels que soient les aléas de la vie, à une époque où le plein emploi ne peut être assuré tout au long de la vie.
    Dans les circonstances présentes, en ce début du 21ème siècle, l’instauration du Revenu d’Existence s’impose tant pour des raisons sociales qu’économiques. »

    Ne pas partager certaines idées n’empêche pas d’en parler avec sympathie.


  • Blog Libre | Spotify migre 5000 serveurs de Debian vers Ubuntu
    http://blog-libre.org/post/2014/07/16/spotify-migre-5000-serveurs-de-debian-vers-ubuntu

    Au Revoir, Debian. Salut Ubuntu.
    http://www.dreamhost.com/dreamscape/2013…-upgrades/

    La raison : Ubuntu propose un vrai suivi de 5 ans.
    http://raphaelhertzog.com/2014/07/16/spo…to-ubuntu/

    Lorsque je disais, de manière polie, que le projet Debian-Lts était un simple « oui mais » il semblerait que je ne soit pas le seul à ne pas être convaincu.

    C’est le genre de fausse solution qui a le chic pour faire ressortir les problèmes plus qu’il ne les règle.
    http://blog-libre.org/post/2014/06/24/debian-lts-bonne-chose-oui-mais



  • Blog Libre | Le garçon qui criait au loup
    http://blog-libre.org/post/2014/07/14/le-garcon-qui-criait-au-loup

    Ouh là là. Vas-y mollo mon gars, révise tes fondamentaux. Les mots et concepts ont un sens. À force de vouloir grimper certaines pseudo échelles de valeurs on finit par se cogner la tête dans le plafond.

    Totalitaire , rien que çà.

    Au secours Wikipedia, on mélange tout :

    « Les caractéristiques habituellement retenues pour définir le totalitarisme sont :
    - un monopole idéologique, c’est-à-dire la conception d’une vérité qui ne supporte aucun doute, qui est imposée à tous et qui est généralement orientée vers la lutte contre les ennemis du régime,
    - un parti unique contrôlant la totalité de l’appareil étatique c’est-à-dire disposant de l’ensemble des moyens de communication de masse qu’il utilise comme des instruments de propagande,
    - qui crée des structures d’embrigadement de chaque catégorie de la société et qui dispose d’une direction centrale de l’économie. »

    Aucun doute nous sommes dans un régime totalitaire. Et d’ailleurs n’avons-nous pas à notre tête un chef charismatique pour nous guider ? Accessoirement banaliser ces mots totalitaire, totalitarisme, revient à insulter les peuples vivant réellement sous ces régimes dont la vie n’a rien de comparable avec notre petit confort bourgeois de pseudos rebelles de salon.

    M’enfin lorsque je vois que l’on revendique par la même occasion le droit de pouvoir payer pour plus de 3000€ par achat réglé en bitcoins pour être libre je me dis que nous ne vivons décidément pas dans le même monde. À quand remonte mon dernier achat de livres, acquis en une seule fois, pour 3000€ en espèces ? je ne me souviens plus. De moquette non plus d’ailleurs. Faut dire que pour moi 3000€ ce n’est pas « un petit achat ». Pour beaucoup de mes concitoyens non plus je pense.

    Bref. À force de crier au loup à tous bouts de champs, et pâturages, bergers et moutons finiront bien par fermer définitivement leurs esgourdes. Où ne plus sortir de la bergerie. Qui sait.


  • Blog Libre | GostCrypt , la meilleure alternative à l’ex TrueCrypt ? probablement
    http://blog-libre.org/post/2014/07/11/gostcrypt-la-meilleure-alternative-a-lex-truecrypt-probablement

    Nous connaissons tous les aventures de TrueCrypt et les mystères entourant son implosion, donc je n’y reviendrai pas. J’ai toujours reproché essentiellement deux choses à TrueCrypt, le fait que les développeurs nous soient inconnus et sa licence pas totalement libre.

    Parlons maintenant de son possible remplaçant, GostCrypt. Précisons qu’il n’est pas question ici d’entretenir une éventuelle paranoïa sur le besoin ou non de chiffrer sa vie privée mais bien de proposer une solution fiable pour tous ceux qui, de par leur profession ou leur vie en mobilité, ont besoin de protéger leurs documents.

    Concernant la licence, c’est très simple, il s’agit de la GNU General Public Licence V.3.
    Concernant les développeurs, là aussi c’est très clair, ils sont identifiés, aux parcours connus, et pour certains vous avez certainement déjà vus leurs noms cités à différentes reprises, comme par exemple Éric Fillol qui, entre autre, a écrit le livre « Cybercriminalité : enquête sur les mafias qui envahissent le web » en collaboration avec Philippe Richard que l’on croise souvent dans les commentaires de ce blog.

    Nous pouvons dire aussi que participent au développement de GostCrypt le « Amsterdam University of Applied Sciences » ainsi que le « Laboratoire de Cryptologie et de Virologie Opérationnelles » de l’ ESIEA , Laval. Les sponsors sont aussi affichés sur le site.


  • Blog Libre | Cyberdjihadisme
    http://blog-libre.org/post/2014/07/11/cyberdjihadisme

    Un article rédigé par Christophe Galaire, Photgraphe

    L’actualité syrienne et, plus largement, du Moyen Orient, est aujourd’hui essentiellement centrée sur la domination de l’État Islamique en Irak et au Levant (acronymes : EIIL ou, en anglais, ISIS, ou Daech, comme on l’appelle dans la région), qui repousse, dans la terreur et le sang, les frontières d’un nouveau califat (voir l’article de L’Orient le jour sur le Califat) dont la limite n’est pas encore atteinte (voir « Irak-Syrie : la nouvelle carte d’une zone de guerre« ).

    Si pour certains observateurs, cette offensive de l’EIIL — qui n’a surpris que ceux qui se désintéressent de cette région — serait, tactiquement, un suicide (d’une minorité sunnite contre une majorité chiite), elle n’en est pas moins un enfer, notamment pour les civils (exécutions massives), qui menace toute la région. Voir sur ce point le dossier « États fantômes au Proche-Orient » du journal Le Monde Diplomatique, n°724, juillet 2014.

    — Un siècle (ou presque) après la signature des accords Sykes-Picot, c’est tout le Moyen-Orient qui est au bord de l’effondrement.


  • Blog Libre | Hubicfuse pour monter le cloud Hubic en local
    http://blog-libre.org/post/2014/07/02/hubicfuse-pour-monter-le-cloud-hubic-en-local

    Jusqu’à il y a peu pour synchroniser depuis son pc sans passer par un navigateur web depuis Linux il fallait utiliser des solutions un peu « spéciales », en récupérant un utilitaire ici. Mais depuis peu a été développée une solution plus « linuxienne », hubicfuse dont on peut suivre le projet sur github. Sur le Readme est expliquée la méthode pour compiler le produit.

    Sur Debian Sid nous avons maintenant un paquet deb directement dans les dépôts. Nous allons donc voir comment l’utiliser après l’avoir installé avec un sudo aptitude install hubicfuse.


  • Blog Libre | Debian-LTS, bonne chose ? Oui mais
    http://blog-libre.org/post/2014/06/24/debian-lts-bonne-chose-oui-mais

    Debian-LTS, bonne chose ? Oui mais

    Posted on 24 juin 2014 24 juin 2014 by cep

    L’annonce a été abondamment relayée, la Debian Squeeze aura un cycle de suivi à long terme, et cela jusqu’en février 2016, soit 5 ans, au lieu de mai 2014 car en pratique les versions sont maintenues 3 ans.

    Oui mai :

    – le support officiel de sécurité lui s’arrêtera bien à fin mai 2014
    – seules les architectures i386 et amd64 seront supportées.
    – la sécurité ne sera pas garantie par l’équipe officielle
    – le suivi sera effectif uniquement si des développeurs sont rémunérés
    – actuellement le compte n’y est pas, 7 mises à jour faites et il en faudrait 36
    – le suivi n’est pas encore décidé pour la Wheezy et les suivantes
    – le suivi ne concerne pas directement les backports


  • Blog Libre | Vous aussi vous êtes ?
    http://blog-libre.org/post/2014/06/19/vous-aussi-vous-etes

    Vous aussi vous êtes ? Question stupide ? Manipulation involontaire ?

    Lorsque j’allume ma salle de bains la radio se met automatiquement en marche. Elle est réglée sur une station locale histoire de savoir ce qu’il se passe dans mon coin, quelque part en France.

    Crac boum hue. Première phrase de la matinée : « Est-ce que vous aussi vous êtes incommodés par la présence de camps de Roms près de chez vous ? Dites-nous. Appelez-nous. »

    Vous aussi ? pourquoi ce vous aussi ? Tiens, toi aussi dans ton coin, derrière ta fenêtre, sache que tu n’es pas seul,



  • Tokyo veut relancer la chasse commerciale des baleines, bravant l’ONU
    http://www.lemonde.fr/japon/article/2014/06/09/tokyo-veut-relancer-la-chasse-commerciale-des-baleines-bravant-l-onu_4434495

    « objectif est la reprise de la chasse commerciale par le biais de recherches sur les cétacés afin d’avoir les données scientifiques nécessaires à la gestion des ressources baleinières. »

    Faudrait peut-être mettre en pratique le droit d’ingérence et couler quelques-uns de leurs baleiniers.


  • http://blog-libre.org/post/2014/06/04/je-suis-libriste-et-jassume-oui-mais-dans-la-bonne-humeur

    Je pratique la navigation en solitaire mais j’apprécie aussi parfois de me retrouver accoudé au comptoir pour refaire le monde avec les copains en sirotant un jus de tomate.

    C’est ainsi que l’autre jour j’y ai croisé mon copain-calins Philippe. À priori nous ne sommes d’accord sur rien avec Philippe et à chaque fois nos discussions risquent de se régler au pic à glace. Oui, mais çà c’est à priori. À cause des a priori. Et puis en réalité au moins une chose nous réunit, la culture, celle de l’agriculture. Non, ce n’est pas vrai, plein de choses nous réunissent et d’ailleurs Philippe est un libriste, un libriste qui s’ignore parfois, mais un libriste tout de même. Et d’ailleurs il est convaincu de l’intérêt des biens communs, c’est tout dire.

    Alors donc, tranquilles, peinards dans nos bottes de jardin, accoudés au comptoir nous discutions dans le brouhaha du flipper sur les extravagances de Garrett Hardin redécouvertes par hasard avec son livre « La Tragédie des Biens Communs ». Hardin c’est celui qui se projette dans un village de campagne et qui se fait beaucoup de soucis car les moutons y paissent en liberté, dans un pré dont personne ne revendique la propriété. Et il nous dit que puisque l’herbe y est rare, si tous les moutons continuent à y paître de plus belle et sans contrôle très bientôt il n’y aura plus d’herbe. Et donc bonjour la misère.


  • http://blog-libre.org/post/2014/06/04/souplesse-pour-le-domaine-public-le-droit-moral-et-le-droit-dauteur

    Le domaine public, indispensable à toute société, a un cadre juridique précis, tout comme le droit d’auteur et le droit moral qui en est l’une des composantes. Sont-ils indispensables ? Oui, sans aucun doute. Correspondent-ils encore et toujours à la réalité de nos sociétés du XXIe siècle ? Bien sûr que non. Doivent-ils être dépoussiérés, adaptés, modernisés ? Très certainement oui. Petit aparté pour dire que tant que le droit d’auteur sera en partie défendu avec des arguments du niveau de ceux pouvant être lus dans ce genre de billet les lignes ne sont pas près de bouger (et pourtant je ne suis en aucun cas un tenant du Parti Pirate). Il faut dire que Prieur est un habitué de la chose ; voir par exemple ce qu’en dit Lionel Maurel sur sur son blog. La SACD calquerait-elle sa politique de défense sur les réactions de quelques-uns des buralistes arc-boutés sur leur pré carré et sourds à tous les arguments pour protéger leurs clients des ravages du cancer ? Je me refuse à le penser et pourtant avec beaucoup de mauvaise volonté on pourrait presque y voir certaines « troublantes similitudes ». Fin de l’aparté.

    RomaineLubrique a publié un article bien intéressant, rédigé par aka, relatant l’intervention de l’artiste peintre franco-américaine (en l’occurrence la précision est importante) Gwenn Seemel faite à l’occasion du TedX de Genève, « En défense de l’imitation ». Elle justifie son choix du Domaine public et y explique en partie certains processus de création, mettant en avant une des qualités premières de l’homme, l’imitation et donc la copie, qui dès ses premiers jours participe à sa formation.





  • Les racines sont une drogue. Comment vivre sans racines ?

    Pour atterrir à Campo dell’Oro par vent d’ouest les avions passent au-dessus de la Punta, survolent les montagnes de Cuttoli et ses parois sauvages, ses roches rouges, puis commencent leur descente vers la plaine de la Gravona. Là, ils survolent les damiers des zones domptées, les tôles de l’industrie menteuse, les câbles des pylônes barbelés, les haies du remembrement orchestré entourant les parcelles où, parfois, quelques moutons ondulent les prés, traces vivantes de l’avant, barrées par le macadam qui enserre.

    Par vent d’est les appareils virent sur leur aile à l’aplomb des îles Sanguinaires, tracent leur route vers la tour de la Castagna, construction de granit dressée face au large pour prévenir des invasions barbares, s’alignent ensuite sur la tour de Capitello, autre relais des surveillances passées. Après un dernier palier au- dessus de la mer en frôlant la crête des vagues, ils caressent presque le sable de la plage et enfin abordent la piste vent debout, point de chute au fond du golfe trop ouvert.

    Assis sur la vieille souche devant la bergerie de Chiavari, chaque jour Tomé suit leur parcours des yeux. « Quel que soit le sens du vent, se dit-il, ils passent toujours. Il n’y a plus d’îles ». Il s’est installé ici, loin du village, sur son piton d’observation. Il le partage avec quelques brebis, des chèvres, deux cochons, un mulet. C’est bien assez. Et, surtout pas de carte, pas de numéro d’immatriculation, d’affiliation, de subvention, de permis, de règlements. Rien.

    Seulement la liberté de partir le matin lorsque commence la vie, très tôt pour de longues promenades sur les crêtes, de longer la ligne de sommet et rejoindre ce lieu nu où l’on ne voit que le ciel, le maquis et les pierres. Alors, il s’allonge sur la terre pour suivre le vol de ses idées. D’autres jours, il préfère courir les sentiers cachés entre les lentisques, sauter les rochers de bloc en bloc, dévaler les pentes en contournant les genêts et les arbousiers, s’arrêter et reprendre sa course au gré de sa fantaisie. Et s’occuper de ses bêtes. Simplement.

    Une fois par mois Tomé traverse le village de Coti, dit bonjour aux vieux assis sur le banc, croise les femmes vêtues de noir, passe devant l’école fermée, condamnée faute d’enfants. La grande grille de fer est rouillée, entrebâillée depuis bien longtemps. Personne ne la pousse, et les tilleuls ne sont plus cueillis. Tomé regarde leur ombre et se souvient. Là, au mois de mai, l’institutrice faisait sortir tous les bancs de la classe unique, du cours préparatoire au cours moyen, et les leçons se déroulaient à l’ombre des grands arbres, sous le vol des abeilles. A cinq heures, à la fin des classes il n’y avait pas de sonnerie, non, mais une clochette traversait la salle de plein air, la « campana » du bélier suivi des brebis rentrant à la bergerie pour la nuit. Le troupeau traversait la cours de récréation, rythmant ainsi la fin des études.

    Comme à chaque fois maintenant Tomé contourne le vieux clocher, l’herbe a poussé tout là-haut. Sans s’arrêter il regarde le lourd portail de châtaignier, sur un battant il peut voir le chiffre 68, il l’avait gravé de la pointe de son couteau. Heure du temps passé. Sur le monument aux morts, une pierre droite et des noms peints, larmes silencieuses. Et la grande fontaine. Elle coule encore et chante son insulte à ce trop de silence. Là, sous une pierre, il le sait se trouve encore un bout de papier, un message du temps de l’enfance, son amie Sarella l’avait laissé pour lui. Ne pas le lire. Jamais. Laisser dormir ce qui est immortel. Heure du temps recommencé.

    Sur la place le car attend. Le car de la ville. Le prendre pour aller vendre ses fromages et quelques herbes. Sa production lui permet de continuer les traditions, le passé, le sien, celui de tous les siens, d’affirmer un vécu trop longtemps écrasé, nié, renié. Dire non à la culture imposée, à la double culture mensongère, polyphonie artificielle et folklorique, babiole pour touristes en mal d’exotisme. Tomé n’y croit pas, n’y croit plus. Il a essayé pourtant, à Nice, dans d’autres villes encore, foyers d’agitation estudiantine, pour, au bout, le refus, la révolte totale. Sont venus ensuite les certitudes, les arrogances, les combats, la clandestinité.

    Il a été heureux alors, Tomé. Il tenait le maquis, son palais vert, ses amis étaient avec lui, et ces liens ancestraux faits de solidarité, d’estime, de provocation, l’aidaient à vivre en dehors des règles et à se cacher des gendarmes. Les motivations étaient nombreuses, fidélité, goût du risque, orgueil, folie, pour l’honneur, pour sa justice, parce qu’il fallait le faire. Il s’était créé un monde, ancré en lui et loin dans le passé. Histoire, ancêtres et traditions mille fois ressassées justifiaient un futur inventé qui ne laissait pas de place pour le doute. Mourir alors aurait été grand. Il le croyait du moins.

    Aujourd’hui il descend à la ville, la capitale régionale et ses excès à petite échelle, ses contradictions à trop vouloir ressembler aux cités de la grande terre, mais en gardant sa spécificité comme ils disent. Pauvres aveugles. La ville pour monnayer ses produits. Cher. Le juste prix de sa liberté qui, elle, n’en a pas. Alors, vendre encore plus cher pour risquer un refus. Sans se l’avouer, ce refus il l’espère comme un nouveau détonateur inventé à une révolte souhaitée, indispensable. Contradictions. Doute et rejet du présent sans utopies, envie d’une nouvelle fuite vers le passé lourd à porter mais si nécessaire, comme tout refuge trompeur. Tomé sait que les racines sont une drogue.Comment vivre sans racines ?

    Les fromages se sont transformés en une liasse de billets. La vitrine du libraire. Quelques titres en français. Ne parlent pas à Tomé. Plus de curiosité pour tout cela. Des ouvrages de l’île aussi. Titres racoleurs. Propagande. Des posters. Che Guevara. Sanbucucciu d’Alandu. Space girls. Foutaises. Même combat, prix du papier. Le journal du jour, un article en première page : « Bruxelles impose de nouvelles normes pour les productions artisanale ».

    Ce soir Tomé a trouvé son détonateur.

    © J. Casanova. Tous droits réservés


  • Le bon sens

    « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. En quoi il n’est pas vraisemblable que tous se trompent ; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger, et distinguer le vrai d’avec le faux, qui est proprement ce qu’on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes ; et ainsi que la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses. Car ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. »

    Descartes. Discours de la Méthode

    http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/file/descartes_methode.pdf

    http://audiolivres.wordpress.com/2009/03/13/descartes-discours-de-la-methode


  • Brèves de Comptoir ou Brèves du Planet Libre ?

    Dans les dernières Brèves du Planet Libre ( http://www.planet-libre.org/?post_id=16696 ) je lis :
    « Heartbleed : la NSA aurait eu la bénédiction de la Maison-Blanche - Numerama
    Une semaine après la découverte de la faille Heartbleed dans OpenSSL, les regards se tournent vers la NSA. L’agence américaine a-t-elle eu connaissance de ce bug et l’a-t-elle exploité ? À en croire les sources de la presse outre-Atlantique, oui. En outre, la NSA aurait eu la bénédiction de la Maison-Blanche. »

    À en croire les sources ? Toutes les sources ? Non. Quid des déclarations de la Maison Blanche ? pas crédibles ? c’est un point de vue mais d’autres éléments ne pourraient-ils aussi laisser penser le contraire ? Quid d’autres papiers tout aussi documentés et sérieux ?

    Alors reprendre Numerama comme vérité première est un peu short tout de même malgré l’emploi prudent mais très limité du conditionnel.

    De grâce messieurs les ( le ? ) rédacteurs des Brèves, soyez plus explicites dans vos brèves. Ce ne seraient plus ds brèves alors ? et bien si vous tenez tout de même à incorporer des sujets polémiques dans vos brèves, et vous avez parfaitement raison de le faire, ayez alors la prudence ( l’ouverture d’esprit ? ) d’y incorporer aussi d’autres sources contradictoires sous peine d’être soupçonnés de vouloir influencer vos lecteurs comme cela se fait dans certaine presse. N’oubliez jamais que le Libre est multiple, et vouloir le représenter crée des obligations.

    Ceci dit, - pardon pour ce petit mouvement d’humeur - , bravo pour le travail réalisé et bon courage pour la suite.

    cep


  • Snowden, parole libre ? faire-valoir de Poutine ?

    Lors d’une émission télévisée, par vidéo enregistrée, #Snowden pose une question à Poutine :
    « Est-ce que la Russie enregistre, stocke ou analyse les communications de millions d’individus ? ».

    Réponse de Poutine :
    « Nos agents sont contrôlés par la loi. Il faut obtenir une autorisation de justice pour surveiller quelqu’un individuellement. Nous n’avons pas d’autorisation de faire des écoutes globales de la population et nos lois ne le permettraient pas. »

    Question sincère ? dans ce cas pensait-il vraiment obtenir une réponse honnête ?

    Renvoi d’ascenseur ? dans sa situation peut-il se permettre une parole libre ou sert-il de caution à l’ex du Kgb ?

    Au final, puisque un statut de réfugié politique dans un pays libre semble de plus en plus compromis, on peut se demander si sa place ne serait pas plutôt entre les mains de la justice des Usa. Il disposerait alors, lui et ses avocats, d’une bonne exposition et de multiples estrades. Prison pour prison autant choisir celle où la parole est, bien relativement, la plus libre ou la moins entravée. Mais à quel prix alors ? combien de centaines d’années d’enfermement comme cette justice aime à les additionner en dehors de toute logique, de toute humanité même ?

    Adresse de la vidéo :
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Rb5C68SVCOw

    Article sur Le Monde :
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/17/quand-snowden-pose-une-question-a-vladimir-poutine_4403299_3214.html


  • Le cri d’un prof qui ne baisse pas les bras, qui constate et s’interroge. Un cri demandant un écho mais comme tous les échos il va se perdre. Peut-être . . .

    Cette jeunesse qui ignore | Cyrille BORNE et Associés
    http://cyrille-borne.com/post/2014/04/11/cette-jeunesse-qui-ignore

    Cette jeunesse qui ignore
    Posted on 11 avril 2014 by Cyrille BORNE

    N’allez pas croire que je fais une crise de vieux connisme, de c’était mieux avant ou d’anti-jeunisme, mon métier c’est bosser avec le jeune. Le jeune chez moi est difficile, particulier, et j’ai parfois énormément de mal à me dire que le jeune que j’ai en face de moi n’est pas comme tous les jeunes, ne pas faire de cas une généralité, mais j’ai l’impression que cela se dégrade.


  • Certaines choses m’agacent et, la plupart du temps je laisse filer mais, parfois, cela me fâche au point d’éprouver le besoin de le dire. Oh, je n’ai ni le temps ni l’envie de combattre toutes les bêtises produites sur le web, et d’ailleurs bien souvent il est préférable de les ignorer car proférées par des gens sans consistance, sans cohérence, mais parfois j’ai envie de réagir, de ne pas botter au flot de la vague. Certes, dans le cas présent le responsable de ma fâcherie n’a pas un volume supérieur à d’autres, non, bien au contraire, mais la répétition des propos, de manière détournée aussi, fait que laisser flotter encore et encore rend la chose réelle, un fait incontestable, un phare à l’horizon.

    Alors quelle perle du net me fait sortir de mon tonneau ? ceci :

    Pourquoi le logiciel libre attire-t-il des individualistes. Des gens pour qui forker est plus fort que tout ? Cela ne tiendrait-il pas à la nature même des licences ? Un vrai bonheur pour l’individualiste, un système où l’on peut faire ce que l’on veut sans avoir à rendre de compte du moment que l’on produit du logiciel libre.

    En quoi cette écume est-elle dangereuse ? Je ne reviendrai pas sur le terme individualiste et son sous-entendu de jugement de valeurs mais juste sur la mécanique. Si un développeur produit un programme s’insérant dans un système existant, libre, réalisé en partage et met son programme à disposition des autres, la plupart du temps gratuitement et en leur offrant :

    la liberté d’utiliser le logiciel pour n’importe quel usage,
    la liberté de modifier le programme pour répondre à ses besoins,
    la liberté de le redistribuer,
    la liberté de partager avec d’autres les modifications faites,

    comment peut-on affirmer que ce développeur prêche pour son unique paroisse et l’autonomie individuelle ?

    Les licences ensuite. Trop permissives ? mais c’est le principe même du logiciel libre justement que de respecter ces libertés fondamentales. Le logiciel est libre, doit le rester et cela tout au long de son existence quelles que soient les modifications et qui les apportera et en même temps il doit reconnaître et respecter le droit d’auteur pour que tout au long de la chaîne ces mêmes libertés soient garanties.

    Donc remettre en cause ces principes est dangereux, surtout si la personne tenant ces propos étranges se dit faire partie du monde du Libre.

    Pour qui est-ce dangereux ? mais pour le monde du Libre bien sûr car en s’appuyant sur des faits pouvant paraître incontestables, la surabondance de produits, de forks, susceptibles de gêner les utilisateurs non avertis, on propose une solution, réduire les libertés en bridant les licences. Donc réduire les produits. Donc réduire les choix. Sérier, centraliser, gouverner.

    Dangereux pour l’utilisateur ensuite. Comment réduire les licences du Libre si ce n’est en les alignant sur les licences du monde propriétaire où tout est régi par des brevets, des limitations, des obligations, des restrictions ? On enferme donc l’utilisateur dans une prison d’apparence dorée et pour son bien.

    Voilà, fin de mon périple hors de mon tonneau et j’y retourne donc soulagé de mon agacement. Jusqu’à la prochaine dois bien sur.

    cep