Justice en France : deux poids, deux mesures, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles (merci @supergeante)
https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/529942_10200587279545998_1382272857_n.jpg
« Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » Etienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire
Justice en France : deux poids, deux mesures, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles (merci @supergeante)
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Cornélius Castoriadis : une leçon de démocratie
https://www.youtube.com/watch?v=CJCq6Vy_YRM&feature=player_detailpage#t=1413s
En 1989, Chris Marker filmait Cornelius Castoriadis. En hommage au cinéaste, disparu le 29 juillet, la version intégrale inédite de cet entretien avec le philosophe, décédé en 1997. Son propos est plus que jamais d’actualité : la démocratie, tout simplement.
Le parti #situationniste - Lieux Communs
http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article655
Deux ouvrages viennent de paraître qui, partant d’une critique globale du vieux monde, découvrent dans les nouvelles formes de contestation de l’ordre établi le signe d’une révolution sans précédent. Ils se présentent, l’un et l’autre, précédés de leur commune réputation. De l’invention d’une internationale situationniste, de la séduisante outrecuidance de quelques pamphlets, de l’agitation qu’ont faite en leur nom des étudiants strasbourgeois — assez bruyants pour inquiéter un moment l’autorité du syndicat et celle de l’université — ils ont tiré un prestige qui désigne leurs livres à l’attention particulière d’un petit nombre. Ces livres, après le temps des déclarations, des déclamations et des dénonciations inaugureraient-ils celui de la réflexion ? Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations [1], La Société du spectacle [2], leurs titres font attendre un mode d’expression auquel #Debord et #Vaneigem ne s’étaient pas encore décidés. Se pourrait-il donc que prenne forme un discours subversif d’un nouveau genre ? Il n’est pas jusqu’à la coïncidence de leurs publications qui ne nous mette en alerte. Un discours qui, dans le même moment, naît de deux sources différentes, semble échapper à l’arbitraire, il multiplie son effet.
Texte de #Claude_Lefort paru le 15 décembre 1968 dans la Quinzaine Littéraire. Repris dans Le Temps Present, Ecrits 1945-2005, Belin, Paris, 2007, p.211-215.
Dernière Sommation (Zone A Défendre)
http://zad.nadir.org/spip.php?article1000
Ce texte est l’œuvre de quelques personnes présentes lors de moments d’affrontements avec la police sur la ZAD. C’est un retour d’expériences qui a pour vocation d’informer toutes celles et tous ceux qui sont prêts à venir en renfort pour défendre des lieux, des expériences grandeur nature au moment des opérations policières lorsqu’on est nombreu-ses-x à résister sur un secteur précis. Il aidera notamment toutes celles et tous ceux qui n’ont pas suffisamment d’expérience de ce genre de chose à mieux se préparer pour faire face à la violence des « forces de l’ordre » et surtout à pouvoir les ralentir efficacement. Il a pour but d’enrichir le savoir collectif en matière d’auto-défense face à la police afin d’éviter de prendre des risques inutiles et d’être victime des brutalités policières. Ce n’est pas un manuel de guérilla ni un guide légal, d’autres que nous ont déjà fait ce travail mieux que nous ne pourrions le faire. Nous avons donc essayé d’éviter de répéter ce que nous avons lu dans la documentation déjà accessible sur le sujet, à laquelle nous renvoyons expressément le lecteur désireux d’en savoir plus. On n’y trouvera donc pas de conseils du type « ayez toujours du sérum physiologique et le numéro d’un avocat sur vous » ni de recettes pour cocktails Molotov. C’est plutôt une somme de réflexions diverses, de conseils sur les bons réflexes et les erreurs à éviter, individuellement et collectivement lors d’une confrontation avec la police à émeutes (et non pas (...)
Il est clair que bien plus de personnes « non-violentes » se font arrêter sur la ZAD lors des affrontements avec la police que de personnes ayant eu des gestes offensifs envers elle, tout simplement parce que croyant n’avoir rien à se reprocher, elles ne réalisent pas le danger, ou alors trop tard. Ça ne changera pourtant rien, les flics les accuseront souvent de violences, d’outrage ou de rébellion, faux témoignages des leurs à l’appui. Au risque d’énoncer des évidences, rappelons tout de même que la police n’est pas là pour maintenir l’ordre mais pour provoquer l’affrontement avec ceux qu’elle juge dangereux pour la sécurité de l’état. Elle n’est pas là pour attraper les criminels, mais pour faire du chiffre à l’aide de toute personne s’étant trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment, comme le type assis devant eux par exemple.
#violence #non-violence #police #répression #nddl #zad
C’est frappant de constater leur peu d’efficacité vu tous les moyens dont ils disposent. On a vu lors d’une énième opération de dégagement de route, lorsque la lutte s’est déplacée dans les champs autour, un guerrier viking défier avec courage, que dis-je, avec une témérité insensée les flics qui venaient de nous repousser plus loin dans le champ. Avec son casque à cornes et son épée en plastique il a carrément chargé tout seul 2-3 flics un peu isolés, et les à fait reculer (!). La vidéo a été publiée sur le web. Le guerrier en question ne devait même pas mesurer 1m70, et n’avait rien d’un monstre... C’est une belle leçon d’audace et d’humour qu’il nous a donné, en tout cas.
L’effet-gourou - Basse Intensité
http://basseintensite.internetdown.org/spip.php?article637
« Une énonciation obscure est considérée comme défectueuse. Tel n’est pas le cas pour les discours et les écrits des gourous intellectuels. Le problème n’est pas que des lecteurs manquant de compétence s’abstiennent, à raison, de porter un jugement sur ce qu’ils ne comprennent pas ; mais que trop souvent ces lecteurs jugent profond ce qui leur échappe. L’obscurité inspire le respect. » Texte de #Dan_Sperber, chercheur en sciences sociales et cognitives, daté de 2009 et publié dans la revue L’autre côté
http://basseintensite.internetdown.org/IMG/pdf/EffetGourou.pdf
Vie De Pute : Ou comment le monopole du débat abolo vs réglo pérennise la silenciation de celles qu’ on n’entend jamais (Mélange Instable)
►http://melange-instable.blogspot.fr/2012/09/vie-de-pute-ou-comment-le-monopole-du.html
J’ ai commencé à me prostituer il y a environ deux ans. A cette époque, j’ étais déjà toxico depuis 7 ans, et ça avait fini par me mettre vraiment dans la merde financièrement. (Interdit bancaire + plus de compte en banque actif + env 10 000 euros de dettes, découverts etc.) Cela faisait déjà plusieurs années que j’ y pensais régulièrement : J’ avais besoin de pas mal de thunes pour assumer ma conso, et je faisais encore et toujours plus de conneries pour y arriver. J’ avais énormément de mal à trouver des ptits boulots, d’ autant plus que j’ étais étudiante et que j’ avais vraiment envie d’ au moins terminer ma licence. Je n’ étais pas boursière, et mes parents ne pouvaient pas m’ aider. C’est donc le salaire de mon copain qui assurait tant bien que mal notre loyer et notre conso, et pour le reste... On ne faisait plus rien depuis des lustres. Je crois bien qu’ on a passé près de trois ans à ne pas se payer de fringues, on creuvait tout le temps la dalle, et le moindre produit de consommation courante était un trésor... Source : Mélange Instable
Vraiment très bon papier qui surprend.
J’ai bien aimé celle-la ;-)
Je suis en profond désaccord avec la politique et la législation actuelle sur la question aujourd’hui en France. Le gouvernement déclare vouloir lutter contre la prostitution et ses nombreux réseaux, mais il fait en fait la guerre aux prostitué(e)s. Dans la même lignée d’ ailleurs que la lutte contre la pauvreté qui s’est transformée peu à peu en guerre contre les pauvres.
Oui et tout le reste. je n’ai pas lu sa garde à vue, pas le temps, mais j’ai lu presque tout le reste.
[infokiosques.net] - Quelques archives de la lutte pour la défense libre
http://infokiosques.net/lire.php?id_article=972
1- Évitons d’abord le problème ressassé du #réformisme et de l’anti-réformisme. Nous n’avons pas à prendre en charge les #institutions qui ont besoin d’être transformées. Nous avons à nous #défendre tant et si bien que les institutions soient contraintes de se réformer. L’initiative doit donc venir de nous, non pas sous forme de programme mais sous forme de mise en question et sous forme d’action.
2- Ce n’est pas parce qu’il y a des #lois, ce n’est pas parce que j’ai des #droits que je suis habilité à me défendre ; c’est dans la mesure où je me défends que mes droits existent et que la loi me respecte. C’est donc avant tout la dynamique de la défense qui peut donner aux lois et aux droits une valeur pour nous indispensable. Le droit n’est rien s’il ne prend vie dans la défense qui le provoque ; et seule la défense donne, valablement, force à la loi.
3- Dans l’expression « Se défendre », le pronom réfléchi est capital. Il s’agit en effet d’inscrire la vie, l’existence, la subjectivité et la réalité même de l’individu dans la pratique du droit.
A) Se défendre ne veut pas dire s’auto-défendre. L’auto-défense, c’est vouloir se faire justice soi-même, c’est-à-dire s’identifier à une instance de pouvoir et prolonger de son propre chef leurs actions. Se défendre, au contraire, c’est refuser de jouer le jeu des instances de pouvoir et se servir du droit pour limiter leurs actions.
B) Ainsi entendue, la défense a valeur absolue. Elle ne saurait être limitée ou désarmée par le fait que la situation était pire autrefois ou pourrait être meilleure plus tard. On ne se défend qu’au présent : l’inacceptable n’est pas relatif.
4- Se défendre demande donc à la fois une activité, des instruments et une réflexion.
Une activité : il ne s’agit pas de prendre en charge la veuve et l’orphelin mais de faire en sorte que les volontés existantes de se défendre puissent venir au jour.
De la réflexion : se défendre est un travail qui demande analyse pratique et théorique. Il lui faut en effet la connaissance d’une réalité souvent complexe qu’aucun volontarisme ne peut dissoudre. Il lui faut ensuite un retour sur les actions entreprises, une mémoire qui les conserve, une information qui les communique et un point de vue qui les mettent en relation avec d’autres. Nous laisserons bien sûr à d’autres le soin de dénoncer les « intellectuels ».
Des instruments : on ne va pas les trouver tout faits dans les lois, les droits et les institutions existantes mais dans une utilisation de ces données que la dynamique de la défense rendra novatrice.
Splendeur et décadence du hall de gare : gérer les pas perdus | Benoît Duteurtre (Le Monde diplomatique)
http://www.monde-diplomatique.fr/2012/12/DUTEURTRE/48502
Après la gare de l’Est et la gare Saint-Lazare, la gare du Nord et la gare Montparnasse seront prochainement remodelées. Véritables temples marchands, les vieilles architectures de fer se sont transformées en halls d’aéroport propices à la dépense. (...) Source : Le Monde diplomatique
Cf. @jean_no (avec photos !) ►http://hyperbate.fr/dernier/?p=19706
Edit : ouf ! et tout plein de (beau) monde, à l’époque… Je me doutais bien qu’il y aurait un petit triangle. Faut que je vois si on peut pas chercher un lien directement dans >sites …
Mathieu Rigouste, La violence policière n’a rien d’accidentel
►http://www.lesinrocks.com/2012/12/11/actualite/rigouste-11330655
Ce n’est pas de la rhétorique, l’#impérialisme est un stade de développement du #capitalisme et de l’#Etat, qui arrive à un moment déterminé dans l’histoire de la lutte des classes. Il s’agit d’un rapport de #domination à différentes vitesses et qui s’inscrit dans l’espace : c’est le processus d’expansion d’un Etat-nation partant à la conquête de territoires, de ressources et de populations en dehors de ses frontières et mettant en place des formes de dominations et de ségrégations basées sur la classe, le sexe et la race. Les géographes radicaux anglo-saxons expliquent que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de développement de l’impérialisme qui ressemble très étrangement à la phase d’accumulation primitive qui avait donné naissance au capitalisme et qui fonctionne par la dépossession des ressources, des territoires, des cultures et des formes de vie autonomes. Je tente de montrer que les campagnes de conquête menées par les grands Etats impérialistes dans le « monde Arabe » (Irak, Afghanistan, Egypte, Syrie…) se combinent avec une dimension intérieure sur leurs propres territoires : l’expansion des mégalopoles urbaines (Grand Paris, Grand Toulouse, Nantes Métropole…). Cette expansion est supportée directement par la #tension policière et vise la conquête puis la #restructuration petite-bourgeoise des quartiers populaires, le renforcement du socio-apartheid, l’industrialisation de l’enfermement et la massification du néo-esclavage en #prison. La #police est le fer de lance de cette croisade intérieure.
Vidéo Ina - Sexe en prison, vidéo Sexe en prison, vidéo Economie et société Justice et faits divers - Archives vidéos Economie et société Justice et faits divers : Ina.fr
http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CPB8505013105/sexe-en-prison.fr.html
Sexe en prison
Quelle est la sexualité en prison ? Quelle trace laisse-t-elle chez les détenus devenus libres ? Deux femmes et deux hommes racontent leur sexualité derrière les barreaux. Mona a passé 6 mois en prison elle avait besoin de parler de sexe avec une personne avec qui elle pouvait délirer. Elle faisait des rébus érotiques, dessinait des sexes... Son ami est encore en prison. Elle a peur qu’il devienne bestial à sa sortie. Pour Gérard (4 ans de prison), la sexualité c’était la masturbation, les ouvrages pornographiques, les sévices. Il a eu des rapports homosexuels, mais à ce niveau il pense que c’est trop simple de donner des étiquettes. Danielle (6 mois de prison) est tombée amoureuse. Elle trouve anormal qu’on ait besoin d’utiliser des objets pour avoir du plaisir. A l’extérieur, elle ne peut pas se contrôler et en éprouve de la honte. Jacques (11 mois de prison) pense qu’à la sortie on ne peut qu’avoir des relations sexuelles par la sodomie ou son simulacre. A sa sortie il était impuissant, il a eu des montées de haine, s’en est sorti grâce à une prostituée. Il propose qu’il puisse y avoir des visites conjugales dans les prisons.
Cornelius Castoriadis, Christopher Lasch / La Culture de l’égoïsme
http://vitrine.edenlivres.fr/publications/22743-la-culture-de-l-egoisme
En 1986, la chaîne de télévision britannique Channel 4 organisait une rencontre entre Cornelius Castoriadis et Christopher Lasch. Jamais rediffusé ni transcrit, cet entretien analyse les effets moraux, psychologiques et anthropologiques induits par le développement du capitalisme moderne. Les débuts de la société de consommation s’accompagnent de la naissance d’un nouvel égoïsme, qui voit les individus se retrancher de la sphère publique et se réfugier dans un monde exclusivement privé. Sans projet, otages d’un monde hallucinatoire dopé par le marketing et la publicité, les individus n’ont désormais plus de modèles auxquels s’identifier.
Une brillante analyse de la crise du capitalisme par deux de ses plus profonds critiques. Cet entretien est suivi de « L’âme de l’homme sous le capitalisme », une postface de Jean-Claude Michéa.
Extrait du livre :
Cornelius CASTORIADIS —
Pour moi, ce qui a été dit a une implication très claire. « Au jour le jour », pour reprendre cette expression très juste, c’est ce que j’appelle l’absence de projet. Et cela s’applique à la société comme à l’individu : il y a trente ou soixante ans, les gens de gauche vous parlaient du Grand Soir, les gens de droite du progrès indéfini, etc. Aujourd’hui, personne n’ose plus exprimer un projet ambitieux, ni même à peu près raisonnable, qui aille au-delà du budget ou des prochaines élections. Il y a donc un horizon de temps. De ce point de vue, on peut dire que le terme de
« survie » est critiquable parce que, évidemment, chacun pense à sa retraite, et aussi à ses enfants, à leur éducation, comment leur faire avoir un diplôme universitaire ou professionnel, etc. ; mais cet horizon de temps est privé. Personne n’est partie prenante d’un horizon de temps public. De même, personne – là encore,
avec toutes les nuances requises – n’est partie prenante d’un espace public. Bien sûr, nous le sommes tous, mais prenez la place de la Concorde ou Piccadilly Circus, ou encore, je ne sais pas, New York aux heures d’embouteillage : vous avez un million d’individus noyés dans un océan de choses sociales, ce sont des êtres sociaux,
dans un lieu social, et ils sont complètement isolés, ils se détestent les uns les autres, et s’ils avaient le pouvoir de désintégrer les autos qui sont devant eux, ils le feraient ! C’est de cela que nous parlons : aujourd’hui, l’espace public, c’est quoi ? Il
est plus que jamais présent. Pour être précis, il est dans chaque foyer avec la télévision, mais de quoi s’agit-il au juste ?
Michael IGNATIEFF —
C’est un espace vide.
Cornelius CASTORIADIS —
Il est vide, ou en un sens c’est encore pire. C’est un espace public pratiquement réservé à la publicité, à la pornographie – et je ne parle pas que de pornographie au sens strict, il y a des philosophes qui sont des pornographes…
Extrait du livre en pdf :
http://www.edenlivres.fr/o/51/p/22743/excerpt
#lasch #castoriadis #michéa #philosophie #individualisme #capitalisme #flammarion #drm
Hello, Luna beta 1
http://elementaryos.org/journal/luna-beta-1-released
Developers and testers, today we are happy to announce the first #beta release of #elementary #OS #Luna.
Ah, ça a l’air sympa comme tout. De ce que j’ai compris, c’est une Ubuntu retravaillée (mais vraiment retravaillée). Tu as testé ?
@0gust1
Ouais, je l’ai testée. Si l’alpha était vraiment peu stable, cette bêta est vraiment correcte. Si t’aimes les interfaces minimalistes, fonce.
Va falloir que je teste ça ! Là je teste la dernière Mint. C’est plus que correct mais pas minimaliste. Prochaine étape Arch linux de nouveau. Le monde libre est fabuleux si on aime procrastiner.
Petit condensé sur une prise de position à propos du concept de non-violence, concept bien utile à tous ceux qui veulent nos asservir
Derrick Jensen café : Non-violence non
http://derrickjensenfr.blogspot.fr/2010/12/non-violence-non.html
La question est qu’il me semble douloureusement (et superbement) clair qu’il ne s’agit pas d’éradiquer la colère, mais de rester clair sur le pourquoi et le comment de ma colère, d’en être conscient. Quand c’est approprié, laisser cette colère s’exprimer tant qu’elle ne me consume pas, tout comme je peux laisser ma peur et ma joie s’exprimer tant qu’elles ne me consument pas. (…)
Tenter de « transcender » la colère vient de cette peur, et aussi de cette bonne vieille traditionnelle haine du corps qui veut nous débarrasser de notre nature animale « viciée » : l’esprit de transcendance (la conscience cosmique, les sourcils de Dieu etc...), c’est bien ; l’animalité, la nature, c’est mal.
Hors de ce contexte violent, bien sûr, rien de tout cela ne fait sens.
http://derrickjensenfr.blogspot.fr/2011/12/pacifisme-part-2.html
J’ai trop entendu de pacifistes dire que la violence ne faisait qu’engendrer la violence. Ce n’est manifestement pas vrai. La violence peut engendrer bien des choses. La violence peut engendrer la soumission, comme quand un maître bat son esclave ( certains peuvent finalement se révolter, dans ce cas la violence engendrera plus de violence ; mais certains se soumettent pour le reste de leur vie, et comme nous le voyons, certains vont même créer une religion ou une spiritualité qui tente de tourner leur soumission en vertu, comme nous le voyons également ; certains écriront et d’autres répèteront que la paix la plus désavantageuse est meilleure que la guerre la plus juste ; certains parleront de la nécessité d’aimer son oppresseur ; et certains diront heureux sont les dociles car ils posséderont ce qui restera de la terre). La violence peut engendrer un gain matériel, comme quand un voleur ou un capitaliste vole quelqu’un. La violence peut engendrer la violence, comme quand quelqu’un attaque quelqu’un d’autre qui riposte. La violence peut engendre une cessation de la violence, comme quand quelqu’un repousse ou tue un assaillant (et c’est totalement absurde et insultant de dire qu’une femme qui tue un violeur engendre plus de violence).
Ce Derrick est d’une platitude renversante, son catalogue de raisonnements enfonce des portes ouvertes et il n’avance en rien une éventuelle discussion profitable. Voilà bien un type qui ne sait pas penser, je ne le connaissais pas, je pense qu’il est stupide
Argl ! Je le trouve plutôt intéressant.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Derrick_Jensen
Hombre, pure illusion de perspective, le gonze dégoise, additionne des choses très différentes au profit d’on ne sait quoi, de « quelle violence » ou de quelle colère, la sienne- qui serait légitime ou supérieure ? et de fait, je me demande d’où et pour quoi il cause. Grande prétention.
#violence #non-violence #gandhi
@paulo « d’où et pour quoi il cause » ? Ben t’as un premier résumé de réponse dans le lien juste avant hein : c’est un #éco-anarchiste, qui prône le #sabotage.
@paulo Amigo ! J’ai l’impression que tu cherches midi à 14 heures. @rastapopoulos vient de répondre à deux de tes questions. J’ajoute que même s’il puise dans l’anecdotique pour nous faire part de sa vision du monde, ce qui, reconnais-le, est une démarche propre à l’humaine nature -ne sommes-nous pas tous enclin à partager notre vision du monde au travers de nos expériences sensibles- Jensen a le mérite d’appeler un « chat » un « chat » et son appel à la résistance contre le salopage généralisé de notre environnement est sans ambigüité aucune. Voilà ce que veut dire sa colère et elle me semble tout à fait légitime. Maintenant si c’est une question de style, on ne peut te reprocher de ne pas aimer le bonhomme si tu es plus attaché à la rhétorique d’un discours qu’à son contenu.
D’accord ! alors qu’il sabote.
Pour ce qui est de la rhétorique, tu vas fort Hermano ! please ne renverse pas les rôles, je cherche à comprendre, Derrick lui colmate le débat éventuel de la somme bavardes de ses « expériences sensibles » qui me paraissent la traduction de simples frustrations perso et ne sont en aucun cas convaincantes. D’ailleurs il n’a pas peur des contradictions : nous annonçant que les principes sont toujours plus petits que la réalité et dans le même temps défendant « la littérature morale et la vérité »...Ouf ! Il a les a certainement rencontrées. Quant à la non-violence, d’évidence il ne sait pas de quoi il parle.
Qu’il sabote donc, mais il n’est pas nécessaire de gaver les autres de sa confusion.
qui me paraissent la traduction de simples frustrations perso
À part anathémer péremptoirement de la psychologie à la va-vite, tu peux préciser ce qui te permet de penser ça ?
Après, par un tour de passe passe, Derrick met sur le même plan la violence de vengeance (on a vu un proche se faire tuer, on s’est fait violer, etc), la violence d’auto-défense (on se fait attaquer par une personne et on réplique), la violence institutionnelle, et encore la violence de défense contre un système (industriel, technicien, etc). Sont-ce vraiment des choses à mettre sur le même plan et à discuter la même manière comme si elles étaient interchangeables ? Ça me paraît bizarre. D’autant que même si on suit au départ son raisonnement, il y a une sorte de malaise à finalement arriver exactement aux mêmes conclusions que la NRA, en gros : l’auto-défense : notre famille se fait agresser, on butte le mec d’en face. Toujours des solutions individuelles, donc, et non en passant par la communauté dans laquelle on vit (cela dit, beaucoup de communautés traditionnelles sont basées sur la vendetta aussi).
Là où je le rejoins en tout cas, c’est que la réalité n’est pas simpliste, et que ce n’est ni facile ni naturel de savoir en telle ou telle circonstance si on doit user de la violence ou la réprimer.
Si les textes de Jensen vous intéresse, je vous conseille la BD « pendant que la planète flambes... » elle est sympa (sauf p.ê pour les dessins, mais bon).
Un maître d’arts martiaux japonais nous avait donné ce sage précepte : « Si on vous agresse, ne pensez qu’à une chose, fuir. Maintenant, si vous êtes acculés, si vous ne pouvez faire autrement, alors battez-vous, défendez votre vie et celles des autres ».
Ghandi lui-même disait : « Je crois que s’il y a seulement le choix entre la lâcheté et la violence, je conseille la violence. »
De toute évidence Derrick Jensen connaît mal le concept de « non-violence ». je ne voyais pas en son propos une justification à tout prix des actes violents, de l’auto-défense « citoyenne » style « NRA », ni de la vendetta personnelle. Ce que j’ai perçu dans les extraits que j’ai mentionnés n’était qu’un procédé narratif afin de mettre en contradiction les partisans de cette non-violence qui n’ont de ce concept qu’une approche dogmatique (semble-t-il).
J’ai vu l’intérêt de partager ces textes comme une illustration de la situation de violence institutionnelle que nous subissons de la part du capitalisme mondialisé et destructeur de l’humain. Il n’est pas vain de faire le rapprochement avec les techniques « new age » proposées un peu partout dans le monde du travail pour nous apprendre à « gérer notre stress », à « positiver », nous « adapter », développer notre « créativité » etc ... Vous êtes déprimés par votre travail ? Vous êtes tendus, agressifs ? Allons, venez donc faire un peu de yoga, tai-chi, shiatsu, sophrologie et exercices respiratoires tout cela enrobé d’un salmigondis de philosophie taoïste, bouddhiste et autres fariboles alors qu’un simple pain dans la gueule de celui qui vient vous briser les noix quotidiennement serait tout aussi salutaire. Non, je n’ai aucun à priori sur ces cultures et pratiques mais ça ne s’apprend pas dans les livres genre le bouddhisme pour les nuls, ça s’intègre sur un très long terme et par une discipline rigoureuse et non par la voie du mercantilisme/consumérisme.
@bug_in : merci pour l’info. Où peut-on se la procurer ? Est-elle traduite en français ?
Sinon, d’autres ressources sur l’auteur :
http://en.wikiquote.org/wiki/Derrick_Jensen mais là aussi comme sur le site référencé dans mon post d’origine, nous n’avons que des extraits.
Pour commander les bouquins de Derrick Jensen :
http://www.derrickjensen.org
Moi je l’ai ;) Oui elle est en français, c’est pour ça que je l’ai conseillée.
Dernier message sur ce type, adressé à Rastapofriend : je cite :
"rester clair sur le pourquoi et le comment de ma colère, d’en être conscient. Quand c’est approprié, laisser cette colère s’exprimer tant qu’elle ne me consume pas, tout comme je peux laisser ma peur et ma joie s’exprimer tant qu’elles ne me consument pas. (…)
Tenter de « transcender » la colère vient de cette peur, et aussi de cette bonne vieille traditionnelle haine du corps qui veut nous débarrasser de notre nature animale « viciée »
Voilà, si on n’est pas en plein dans les miasmes psycho, je sais pas dans quoi on fiche le pied, ni si ça porte bonheur ...
Mais je n’en veux plus
Parmi les armes lexicales produites contre les "minorités", le concept de "communautarisme" vient en bonne place...
"Mais qu’est-ce, d’abord, que le #communautarisme ? Fait marquant déjà souligné par de nombreux auteurs : personne ne s’en réclame. Le communautariste, c’est toujours l’autre. Nous avons affaire à une catégorie polémique, visant à disqualifier un adversaire. Comme l’a relevé Fabrice Dhume, analysant un important corpus de productions journalistiques et politiques :
La sémantique ne laisse pas de doute : l’idée de « communautarisme » repose sur une lecture réactionnelle, qui dénonce inlassablement le « risque », la « dérive », la « menace ». […] C’est l’antithèse du « Progrès » (« rétrograde », « passéiste », « repli »). C’est l’incarnation du Mal lui-même, dans sa version morale et religieuse, mais aussi médicale : « plaie », « cancer », « abcès », « gangrène ». […] Face à « l’ordre républicain », les « communautaristes » « s’opposent », « réclament », « revendiquent », « profitent », « contestent », « provoquent », « perturbent ». [3]
Cette « perturbation » s’enracine, toujours selon le discours anticommunautariste dominant, dans un attachement trop intense ou trop exclusif à une « communauté », c’est-à-dire à une appartenance dite « primaire », en générale culturelle, nationale, régionale, ou plus souvent raciale ou religieuse – mais on parle aussi du communautarisme homosexuel.
La manifestation concrète de ce « communautarisme » est de deux ordres : repli, voire sécession (la complaisance dans un « entre-soi » exclusif, le refus de la « mixité ») ; ou conflictualité et revendication (la demande de droits ou de passe-droits spécifiques, adaptés à un particularisme). Ces éléments de définition, nous allons le voir, ne sont pas sans poser des problèmes.
Mais, auparavant, soulignons un autre fait remarquable : la très grande jeunesse du concept même de communautarisme. Inexistant il y a vingt ans, apparu pour la première fois dans un dictionnaire en 1997, le mot est aujourd’hui sur toutes les lèvres. C’est en 2005, à l’issue d’une année dominée par la polémique sur le « voile à l’école », puis par celle sur l’« œuvre positive » de la tutelle coloniale, que le terme s’impose dans le débat public.
Comme le souligne Fabrice Dhume, « son occurrence comme mot clé sur le moteur de recherche Internet Google est passée de 91 100 au 3 mai 2005 à 634 000 au 30 mars 2006, et 1 030 000 au 3 mai 2007 » [4].
Tout laisse donc penser que, loin de refléter des évolutions notables au sein de la société française (qu’elles soient d’ordre politique, social ou territorial), l’irruption du mot « communautarisme » traduit la manière dont les débats publics se sont structurés en France dans les années 2000 sur les questions de l’immigration, du passé colonial ou de l’islam. Pourtant, avant de dégager les fondements idéologiques de son usage, revenons sur les populations auxquelles le terme semble le plus appliqué : les habitants des « banlieues »..."
Amon Tobin, Goto 10 (Kryptic minds remix)
http://soundcloud.com/kryptic-minds/amon-tobin-goto-10-kryptic
Je n’arrive pas à jouer directement sur seenthis tes derniers posts sur soundcloud ; il faut que j’aille directement chez soundcloud.
@0gust1
Le son vaut le clic.
Merci pour la référence ! Je ne connaissais pas
Préface et premières pages de l’édition française
http://fr.scribd.com/doc/47524143/Le-citoyen-de-verre-de-Wolfgang-Sofsky
Celui qui pense qu’il n’a rien à cacher a déjà renoncé à sa liberté.
#Wolfgang_Sofsky, Le citoyen de verre. Entre surveillance et exhibition
[infokiosques.net] - Les assemblées anarchistes ouvertes
http://infokiosques.net/spip.php?article988
http://infokiosques.net/IMG/arton988.jpg
« L’assemblée ouverte permet à des dizaines ou des centaines de personnes de se réunir et discuter de la situation, sans restreindre la réunion à un petit groupe, ou se faire encercler par des libéraux, des gauchistes, ou des illuminés. Elle encourage le débat et une théorisation profonde qui provient de la pratique et se traduit par celle ci. »
http://infokiosques.net/IMG/pdf/du_mouvement_a_l_espace_-_les_assemblees_anarchistes_ouvertes.pdf
Ce que le langage nous fait penser - La Vie des idées
http://www.laviedesidees.fr/Ce-que-le-langage-nous-fait-penser.html
Quelle est l’influence du langage sur notre façon de penser ? Les réponses qu’apporte John A. Lucy se démarquent du débat qui oppose l’universalisme des nativistes et le relativisme des empiristes.
« Rear Window », la position du joueur | Martin Lefebvre (Merlanfrit)
http://www.merlanfrit.net/Rear-Window
Rear Window (Fenêtre sur cour) est sans doute un des films d’Hitchcock les plus commentés : portrait d’un voyeur, mise en abyme de la position du spectateur, réflexion controversée sur la masculinité... Le film de 1954 occupe une place majeure dans la mythologie moderne de l’image. Au point qu’on peut se demander si Hitchcock ne serait pas un peu voyant, et si le joueur ne pourrait pas se reconnaître dans la figure de LB Jeffries, le héros du film. Attention, spoilers pour ceux qui n’auraient pas vu le film. Source : Merlanfrit
Le sérieux comme arme de domination - Gilles D’Elia
http://www.gillesdelia.com/Le-serieux-comme-arme-de.html
Dans son essai Le lion et la licorne , écrit en 1941, George Orwell se demande pourquoi, en Angleterre, les militaires ne défilent pas en marchant au pas de l’oie (contrairement à l’Allemagne ou l’Italie). « Dieu sait, répond Orwell, qu’il ne manque pas dans notre armée d’officiers qui seraient ravis d’introduire une telle innovation. S’ils ne le font pas, c’est parce qu’ils déchaîneraient les rires de l’homme de la rue. Au-delà d’un certain point, les parades militaires ne sont possibles que dans les pays où les gens n’osent pas rire de l’armée. » Parmi toutes les formes de dominations qui ont été étudiées (domination économique, symbolique, culturelle, charismatique, etc.) la “critique de gauche” a omis d’analyser celle qui est peut-être la plus redoutable, parce que la plus pernicieuse : la domination par le sérieux . Cette domination semble paralyser le sens critique de ceux qui, par malheur, se trouvent sous son emprise. On sous-estime combien elle est politiquement dévastatrice, ce qui est regrettable, car si aujourd’hui le mot “compétitivité” — par exemple — provoquait l’éclat de rire qu’il mérite, beaucoup de nos politiques seraient là où ils devraient être : au chômage.
À mettre quand même en relation avec le fait très clair que depuis les années 70 il y a une injonction à la fête, à la plaisanterie second degré, l’esprit Canal + quoi.
Ce n’est pas paradoxale, les anciens sujets sérieux (armée, église, etc) sont devenus plutôt facile à ridiculiser, tandis que de nouvelles sériosités (!) sont apparues. Après bien sûr c’est plus fin que ça, suivant les classes sociales et l’actualité, l’armée est toujours sérieuse (par contre l’économie et l’argent ne sont jamais moqués).
Depuis 68 en fait ; l’esprit canal c’est l’évolution mercantile et branchouille d’un principe plutôt chouette.
Oh les principes tu sais... Quelques années après les vrais anars se moquaient déjà des étudiants bourgeois qui finissent dans LE métier montant de ses années : publicitaire = de l’humour... au service de l’économie.
Ce n’est pas vraiment le sujet du texte en question.
Les trois cas que cite l’auteur (Sartre/Vian - Breton/Tzara - Beauvoir/Solanas) montrent chacun deux façons antagonistes de considérer une domination précise. A partir de ces cas, ce texte illustre comment la critique « sérieuse » d’une domination concourt plus, finalement, à renforcer la domination qu’à l’affaiblir.
Il est exacte que nous manquons d’humour ; ainsi, les décideurs et autres dominateurs -qui sont effectivement de piètres comiques- sont rarement désarçonnés. Dommage.
Peut-être l’article est-il trop catégorique ; l’emploi du sérieux ou de l’humour dépend de l’objet et de l’interlocuteur. Mais effectivement, le mépris par la dérision cinglante me paraît être une excellente réponse au petit modèle médiocre qui, chaque jour nous, est proposé, imposé. Mais encore faudrait-il que nous soyons suffisamment confiants dans nos possibles pour rire véritablement du rêve dominant. Si nous ne nous esclaffons pas suffisamment, ce n’est pas parce que ce qui nous entoure n’est pas risible, c’est parce que ce monde ne fait pas que nous entourer mais est également en nous.
Je viens justement de lire dans la revue Agone un texte de Jacques Bouveresse sur Heidegger qui confirme ce que dit cet essai :
►http://agone.revues.org/index197.html
Accessoirement, je suis obligé de confesser aussi, parce qu’il est possible que cela limite par avance sérieusement mes capacités de compréhension, que j’ai la plus grande difficulté à considérer comme réellement philosophique et à prendre tout à fait au sérieux un texte comme le Discours de rectorat, dont le ton, le style et la rhétorique produisent sur moi un effet un peu trop comique pour cela – presque aussi comique, par moments, que les discours de Hitler quand on les réentend aujourd’hui. Il est dommage que, même longtemps après, on n’ose pas rire des « dictateurs intellectuels », pour reprendre l’expression que Musil a utilisée à propos de Heidegger et de quelques autres, aussi facilement que des dictateurs politiques. Même si le ton adopté est celui de la grande tragédie, il est difficile d’oublier que c’est à une gigantesque farce (le fait qu’elle ait été particulièrement sanglante ne change rien à cela) que des intellectuels comme Heidegger ont choisi, en 1933, d’apporter solennellement leur concours.
Lutte du front de gauche contre le capital.
http://www.youtube.com/watch?v=4SK0cUNMnMM
Vue d’artiste.
Ou un amateur de formules comme celles-ci : http://letempsnexistepas.monsite-orange.fr/letempsnexistepas/index.html.
Ou encore, comme moi qui ne pige rien au lien précédent, un simple amateur d’aphorismes.
@seenthis : chez moi (Ubuntu, FF15), lorsque je survole l’étoile des favoris, et qu’il y a une image tout en haut du post, le « div.survol » apparait sous l’image. Apparemment il lui manque un z-index >0 pour passer au dessus. #seenthis_bug
3 janvier 1889
http://fr.wikisource.org/wiki/Billets_de_la_folie
Mais cette fois-ci, je viens comme le Dionysos victorieux, qui fera de la terre un jour de fête... Non que j’aie beaucoup de temps... Les cieux se réjouissent que je sois là... J’ai également été accroché sur la croix...
en v.o.
http://www.thenietzschechannel.com/correspondence/ger/nilettersg.htm
Turin, 3. Januar 1889: Brief an Cosima Wagner
An die Princeß Ariadne, meine Geliebte.
Es ist ein Vorurtheil, daß ich ein Mensch bin. Aber ich habe schon oft unter den Menschen gelebt und kenne Alles, was Menschen erleben können, vom Niedrigsten bis zum Höchsten. Ich bin unter Indern Buddha, in Griechenland Dionysos gewesen,—Alexander und Caesar sind meine Inkarnationen, insgleichen der Dichter des Shakespeare Lord Bakon. Zuletzt war ich noch Voltaire und Napoleon, vielleicht auch Richard Wagner ... Dies Mal aber komme ich als der siegreiche Dionysos, der die Erde zu einem Festtag machen wird ... Nicht daß ich viel Zeit hätte ... Die Himmel freuen sich, daß ich da bin ... Ich habe auch am Kreuze gehangen ...
et aussi :
http://www.virtusens.de/friedrich_nietzsche/spuren/orttexte/grafik/bur_brief_gr.jpg
Finalement je préférerais de loin être professeur à Bâle plutôt que Dieu ; mais je n’ai pas osé pousser si loin mon égoïsme privé au point que, pour lui, je me dispense de créer le monde.