« Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » Etienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire
Mais Mais Mais...
C’est raciste !
J’appelle SOS racisme pour mettre fin à la haine raciale sur les zinternets !
Sinon on peut faire une relation entre le principe de Peter (et steven) et cette image ?
Et j’aimerai aussi rajouter que ça se voit que le personne à l’origine de l’image ne sait pas utiliser inkscape.
Le noob !
@mariasfat
Vu que le seul qui bosse est Rachid et qu’il est difficile de concevoir une incompétence à rester le cul posé, je suppose que tu appliques le principe de Peter à Rachid. Si tu veux mon avis, s’il y a un raciste ici, c’est oit.
Ils bossent les autres, c’est juste que c’est un travail télléctuaile.
Toujours amusant de voir ces scènes de violences impliquer trois manifestants sur un fonds de trente photographes - et de retrouver ces images anecdotiques en première page partout le lendemain. Quand aux amateurs de baston à visage découvert, ils ont la foi.
C’est vrai que les journalistes auraient pu y aller de leur petit coup de savate pour la forme, plutôt que de rien branler.
SOS Racisme plaide pour un régime Orwellien | Fabrice Epelboin
►http://reflets.info/sos-racisme-plaide-pour-un-regime-orwellien
Renforcer l’arsenal juridique contre internet, « principal outil de la diffusion de la haine raciale », pour Cindy Léoni, « il y a urgence à y mettre un coup d’arrêt ». Le moins que l’on puisse dire c’est que la première sortie médiatique de la toute nouvelle présidente de SOS Racisme, dont le fondateur vient d’être nommé (à défaut d’être « élu » démocratiquement) à la tête du Parti Socialiste, est une catastrophe. Comme il est permis de douter que cette idée brillante sorte de ce qui lui sert de cerveau, il est – du même coup – permis d’avoir très peur de ce que nous réserve le nouveau pouvoir en place en matière de contrôle social et de mise sous surveillance de l’internet Français. Dura Lex, Sed Lex Initié dans un grand élan populaire dans les années 80 (full disclosure, j’étais à l’époque à fond là dedans), SOS Racisme a rapidement dégénéré en poussant le pouvoir en place vers une solution législative au problème du racisme. Solution qui s’est rapidement retrouvé être la seule et unique approche proposée par l’organisation. Testing, et punition des contrevenants. De l’entrée de boites de nuits à l’envoi de candidatures à des offres d’emploi, la présidente de SOS Racisme convient (...)
#A_la_Une #France #Politique #Censure #Cindy_Léoni #SOS_Racisme #Surveillance
Techniques autoritaires et démocratiques - #Lewis_Mumford
http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article638
« #Démocratie » est un mot dont le sens est désormais confus et compliqué par l’usage abusif qu’on en fait, souvent avec un mépris condescendant. Quelles que soient nos divergences par la suite, pouvons-nous convenir que le principe qui sous-tend la démocratie est de placer ce qui est commun à tous les hommes au- dessus de ce que peuvent revendiquer une organisation, une institution ou un groupe ? Ceci ne remet pas en cause les droits de ceux qui bénéficient de talents naturels supérieurs, d’un savoir spécialisé, d’une compétence technique, ou ceux des organisations institutionnelles : tous peuvent, sous contrôle démocratique, jouer un rôle utile dans l’économie humaine. Mais la démocratie consiste à conférer l’autorité au tout plutôt qu’à la partie ; et seuls des êtres humains vivants sont, en tant que tels, une expression authentique du tout, qu’ils agissent seuls ou en s’entraidant.
De ce principe central se dégage un faisceau d’idées et de pratiques connexes que l’histoire met en évidence depuis longtemps, bien qu’elles ne se trouvent pas dans toutes les sociétés, ou du moins pas au même degré. On peut citer parmi ces éléments : l’autogouvernement collectif, la libre communication entre égaux, la facilité d’accès aux savoirs communs, la protection contre les contrôles extérieurs arbitraires, et un sentiment de responsabilité morale individuelle quand le comportement touche toute la communauté. Tous les organismes vivants possèdent un certain degré d’autonomie, dans la mesure où ils se conforment à leur propre forme de vie ; mais chez l’homme, cette autonomie est la condition essentielle de son développement. Lorsque nous sommes malades ou handicapés, nous renonçons en partie à notre autonomie : mais y renoncer quotidiennement, et en toute chose, transformerait notre vie même en maladie chronique. La meilleure vie possible – et ici j’ai parfaitement conscience d’ouvrir un débat – est une vie qui exige plus d’auto-organisation, d’expression et d’accomplissement de soi. Dans ce sens, la personnalité, autrefois attribut exclusif des rois, appartient à tous les hommes en vertu du principe démocratique. La vie, dans sa plénitude et son intégrité, ne se délègue pas.
Voir aussi Jane Jacobs : the death and life of great american cities__ (Ransom House,1961)
Merci @paulo pour la référence
http://www.scribd.com/doc/57694661/Jane-Jacobs-Declin-et-survie-des-grandes-villes-americaines
Je le lirai avec intérêt
Mon père, l’homme qui a vu la bête - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
http://www.fakirpresse.info/Mon-pere-l-homme-qui-a-vu-la-bete,418.html
Alors, on le tire ce chevreuil, ou quoi ?
C’est le paradoxe, chez mon père : braconnier passé garde-chasse, piégeur de renards et les domestiquant, fusilleur d’écureuils et protecteur de la nature… À mon tour de grandir avec ces paradoxes.
Alors, je le tire, ce chevreuil, ou pas ?
La gauche bleu marine - #Jean-Pierre_Garnier
►http://blog.agone.org/post/2012/09/20/La-gauche-bleu-marine
On savait passablement délavée la rose brandie par un poing, qui servent encore d’emblème, de plus en plus discrètement il est vrai, au parti socialiste. Depuis la première accession de celui-ci au pouvoir, le poing qui symbolisait la lutte des travailleurs et les espérances socialistes a eu tendance à s’effacer, laissant seule la rose en charge de galvaniser les militants et les électeurs du parti. En réalité, le poing est toujours là, de manière virtuelle et réelle à la fois. Il n’est plus brandi cependant contre les possédants, mais, « culture de gouvernement » aidant, contre les dépossédés qui s’avisent de se rebeller dans les zones de relégation où ils sont parqués. Quant à la rose, on pourrait suggérer aux « communicants » du PS de résolument la troquer pour une fleur, fût-elle artificielle, d’une couleur plus adaptée, ne serait-ce le fait que celle-ci ait déjà été adoptée par un parti encore plus droitier que lui.
On s’est souvent demandé comment des #marxistes avaient pu être #staliniens. Mais si les patrons sont progressifs, à condition qu’ils bâtissent des usines, comment des commissaires qui en bâtissent autant et plus ne le seraient-ils pas ? Quant à ce développement des forces productives, il est univoque et univoquement déterminé par l’état de la #technique. Il n’y a qu’une technique à une étape donnée, il n’y a donc qu’un seul ensemble rationnel de méthodes de #production. Il n’est pas question, cela n’a pas de sens, d’essayer de développer une société par des voies autres que l’« industrialisation » – terme en apparence neutre, mais qui finalement accouchera de tout son contenu capitaliste. La #rationalisation de la production, c’est la rationalisation créée déjà par le #capitalisme, la souveraineté de l’« #économique » dans tous les sens du terme, la quantification, le plan qui traite les hommes et leurs activités comme des variables mesurables. Réactionnaire sous le capitalisme dès lors que celui-ci ne développe plus les forces productives et ne s’en sert que pour une exploitation de plus en plus « parasitaire », tout cela devient progressif sous la « dictature du prolétariat ». Cette transformation « dialectique » du sens du #taylorisme, par exemple, sera explicitée par Trotski dès 1919. Que cette situation laisse subsister quelques problèmes philosophiques, puisqu’on ne voit pas dans ces conditions comment des « #infrastructures » identiques peuvent soutenir des édifices sociaux opposés ; qu’elle laisse aussi subsister quelques problèmes réels, pour autant que les ouvriers insuffisamment mûrs ne comprennent pas la différence qui sépare le taylorisme des patrons et celui de l’Etat socialiste, peu importe. On enjambera les premiers à l’aide de la « dialectique », on fera taire les seconds à coups de fusil. L’histoire universelle n’est pas le lieu de la subtilité.
Cornelius Castoriadis, L’institution imaginaire de la société
Qu’un #sens économique latent puisse souvent être dévoilé dans des #actes qui apparemment n’en possèdent pas, c’est certain. Mais cela ne signifie ni qu’il est le seul, ni qu’il est premier, ni surtout que son contenu soit toujours et partout la maximisation de la « satisfaction économique » au sens capitaliste-occidental. Que la « pulsion économique » - si l’on veut, le « principe de plaisir » tourné vers la #consommation ou l’#appropriation – prenne telle ou telle direction, se fixe sur tel objectif et s’instrumente dans telle conduite, cela dépend de l’ensemble des facteurs en jeu. Cela dépend tout particulièrement de son rapport avec la pulsion sexuelle (la manière dont celle-ci se « spécifie » dans la société considérée) et avec le monde de significations et de valeurs créé par la #culture où vit l’individu. Il serait finalement moins faux de dire que l’homo œconomicus est un produit de la culture capitaliste que de dire que la culture capitaliste est une création de l’homo œconomicus. Mais il ne faut dire ni l’un ni l’autre. Il y a chaque fois homologie et correspondance profonde entre la structure de la personnalité et le contenu de la culture, et il n’y pas de sens à prédéterminer l’une par l’autre.
Lorsque donc, comme pour la culture du maïs chez certaines tribus indiennes du Mexique ou pour la culture du riz dans des villages indonésiens, le travail agricole est vécu non seulement comme un moyen d’assurer la nourriture, mais à la fois comme moment du culte d’un dieu, comme fête, et comme danse, et qu’un théoricien vient dire que tout ce qui entoure les gestes proprement productifs dans ces occasions n’est que mystification, illusion et ruse de la raison – il faut affirmer avec force que ce théoricien-là est une incarnation beaucoup plus poussée du #capitalisme que n’importe quel patron. Car non seulement il reste lamentablement prisonnier des catégories spécifiques du capitalisme, mais il veut leur soumettre tout le reste de l’histoire de l’humanité, et prétend en somme que tout ce que les hommes ont fait et voulu faire depuis des millénaires n’était qu’une ébauche imparfaite du factory system. Rien ne permet d’affirmer que la carcasse de gestes constituant le travail productif au sens étroit est plus « vraie » ou plus « réelle » que l’ensemble des significations dans lequel ces gestes ont été tissés par les hommes qui les accomplissaient. Rien, sinon le postulat que la vraie nature de l’homme est d’être un animal productif-économique, postulat totalement arbitraire et qui impliquerait, s’il était vrai, que le #socialisme est impossible à jamais.
Cornelius Castoriadis, L’institution imaginaire de la société
Presidio Modelo in #Cuba and the #panopticon idea
http://dprbcn.wordpress.com/2009/10/21/presidio-modelo-in-cuba-and-the-panopticon-idea
The last prisoner from Presidio Modelo was released in 1967 and now the old building serves as a museum and is declared a National Monument. Presidio Modelo doesn’t exists anymore as a #prison, but what happens with sites like Guantanamo, Abu Ghraib et al, where fear is used to control and prisoners are incommunicated and abused. Maybe the shape is not circular any more, but the ends are the same as 200 years ago: Architecture to be oppressive – the #architecture of fear.
http://dprbcn.files.wordpress.com/2009/10/prison-presidio-modelo-cuba.jpg?w=600&h=401#.jpg
Dans une genre différent, l’inventivité architecturale au service de l’oppression, la prison de Chicago
http://2.bp.blogspot.com/_EWY1PJsPzBA/S69ok9nJQCI/AAAAAAAABms/2c3bp63sJrI/s1600/prison-chicago5.jpg
De même, la #théorie marxiste de l’#histoire, et toute théorie générale et simple du même type, est nécessairement amenée à postuler que les #motivations fondamentales des hommes sont et ont toujours été les mêmes dans toutes les #sociétés. Les « forces », productives ou autres, ne peuvent agir dans l’histoire qu’à travers les actions des hommes et dire que les mêmes forces jouent partout le rôle déterminant signifie qu’elles correspondent à des mobiles constants partout et toujours. Ainsi la théorie qui fait du « développement des forces productives » le moteur de l’histoire présuppose implicitement un type invariable de motivation fondamentale des hommes, en gros la motivation économique : de tout temps, les sociétés humaines auraient visé (consciemment ou inconsciemment, peu importe) d’abord et avant tout l’accroissement de leur production et de leur consommation. Mais cette idée n’est pas simplement fausse matériellement ; elle oublie que les types de motivation (et les valeurs correspondantes qui polarisent et orientent la vie des hommes) sont des créations sociales, que chaque culture institue des valeurs qui lui sont propres et dresse les #individus en fonction d’elles. Ces dressages sont pratiquement tout-puissants car il n’y a pas de « nature humaine » qui pourrait leur offrir une résistance, car, autrement dit, l’homme ne naît pas en portant en lui le #sens défini de sa vie. Le maximum de consommation, de puissance ou de sainteté ne sont pas des objectifs innés à l’enfant, c’est la culture dans laquelle il grandira qui lui apprendra qu’il en a « #besoin ». Et il est inadmissible de mêler à l’examen de l’histoire le « besoin » biologique ou l’ « #instinct » de conservation. Le « besoin » biologique ou l’ « instinct » de conservation est le présupposé abstrait et universel de toute société humaine, et de toute espèce vivante en général, et il ne peut rien dire sur aucune en particulier. Il est absurde de vouloir fonder sur la permanence d’un « instinct » de conservation, par définition partout le même, l’histoire, par définition toujours différente, comme il serait absurde de vouloir expliquer par la constance de la libido l’infinie variété de types d’organisation familiale, de névroses ou de perversions sexuelles que l’on rencontre dans les sociétés humaines. Lorsque donc une théorie postule que le développement des forces productives a été déterminant partout, elle ne veut pas dire que les hommes ont toujours eu besoin de se nourrir (auquel cas ils seraient restés des singes). Elle veut dire au contraire que les hommes sont allés toujours au-delà des « besoins » biologiques, qu’ils se sont formé des « besoins » ont été, partout et toujours et de façon prédominante, des besoins économiques. Et en cela, elle ne parle pas de l’histoire en général, elle ne parle que de l’histoire du capitalisme. Dire, en effet, que les hommes ont toujours cherché le développement le plus grand possible des forces productives, et qu’ils n’ont rencontré comme obstacle que l’état de la technique ; ou que les sociétés ont toujours été « objectivement » dominées par cette tendance, et agencées en fonction d’elle, c’est extrapoler abusivement à l’ensemble de l’histoire les motivations et les valeurs, le mouvement et l’agencement de la société actuelle – plus exactement, de la moitié capitaliste de la société actuelle. L’idée que le sens de la #vie consisterait dans l’accumulation et la conservation des richesses serait de la folie pour les Indiens Kwakiutl, qui amassent des richesses pour pourvoir les détruire, l’idée de rechercher le pouvoir et le commandement serrait de la folie pour les Indiens Zuni, chez qui, pour faire de quelqu’un un chef de la tribu, il faut le battre jusqu’à ce qu’il accepte. Des « marxistes » myopes ricanent lorsqu’on cite ces exemples qu’ils considèrent comme des curiosités ethnologiques. Mais s’il y a une curiosité ethnologique dans l’affaire, ce sont précisément ces « révolutionnaires » qui ont érigé la mentalité capitaliste en contenu éternel d’une nature humaine partout la même et qui, tout en bavardant interminablement sur la question coloniale et le problème des pays arriérés, oublient dans leurs raisonnements les deux tiers de la population du globe. Car un des obstacles majeurs qu’a rencontré et que rencontre toujours la pénétration du #capitalisme c’est l’absence des motivations économiques et de la mentalité de type capitaliste chez les peuples des pays arriérés. Le cas est classique, et toujours actuel, des Africains qui, ouvriers pour un temps, quittent le travail dès qu’ils ont réuni la somme qu’ils avaient en vue, et partent à leur village reprendre ce qui est à leurs yeux la seule vie normale. Lorsqu’il a réussi à constituer chez ces peuples une classe d’ouvriers salariés, le capitalisme n’a pas seulement dû, comme #Marx le montrait déjà, les réduire à la misère en détruisant systématiquement les bases matérielles de leur existence indépendante. Il a dû en même temps détruire impitoyablement les #valeurs et les #significations de leur culture et de leur vie – c’est-à-dire en faire effectivement cet ensemble d’un appareil digestif affamé et de muscles prêts à un travail privé de sens, qui est l’image capitaliste de l’homme.
Cornelius Castoriadis, L’institution imaginaire de la société
Abondance de la critique, paralysie de l’action | Cédric Cagnat (Article11)
►http://www.article11.info/?Abondance-de-la-critique-paralysie
« Le sentiment d’injustice et la colère elle-même qu’il inspire ne trouvent pas ou refusent les débouchés qui leur seraient adéquats », écrivait George Labica en 2007 dans « Théorie de la violence ». Il exprimait alors une constance de nos démocraties contemporaines : la connaissance détaillée des méfaits du système mondialisée couplée à une paralysie de l’action. Analyse. (...) Source : Article11
Ah, qu’il est bon de retrouver la prose des camarades d’Article11 !
Bien conditionnés, nous ne ferons pas non plus ce cadeau à nos maîtres d’abdiquer notre dignité en cédant à quelque fureur destructrice : « La violence, née des souffrances, qui s’exercerait à l’encontre de la violence systémique ou structurelle, n’est même pas envisagée, au titre d’hypothèse ». Nous resterons honorables dans notre misère. Et responsables. Car férus d’histoire, nous n’ignorons pas combien pour la démocratie la violence émancipatrice peut s’avérer dangereuse : cette dernière « s’en trouve disqualifiée, au nom des dégâts qu’elle a occasionnés dans un passé proche et des risques considérables qu’elle ferait courir, quelques doctrinaires persévérant à affirmer que la violence est le fait des faibles. Tout le monde en conséquence se retrouve dans l’acquiescement au nouvel ordre établi, qu’il soit celui d’une soumission résignée ou d’un consensus satisfait. Pour les dominants, l’affaire est on ne peut meilleure. »
Le partage idéologique de la violence obéit de nos jours à une configuration tout autre : « Dans les conditions de la démocratie du public contemporaine, toute espèce de violence, politique ou non, doit être vue par tous et chacun avec les yeux de la police. » Un vaste travail de requalification sémantique a en effet été opéré depuis un peu plus de trente ans par les détenteurs de la parole officielle. Les catégories de la violence et de la non-violence ne sont plus distribuées en fonction du code politique mais se mesurent à l’aune exclusive du signifiant juridique : quel que soit le dessein poursuivi par telle activité critique, indépendamment de son contenu revendicatif, elle sera mesurée et sanctionnée, négativement ou positivement, selon qu’elle se subsumera dans l’ordre du légal ou de l’illégal, préalablement déterminé par les ayants droit de la gestion sécuritaire du monde : « Une émeute embrasant une banlieue à la suite d’une “bavure” policière est violente et même ultra-violente, mais pas ladite “bavure”, quand bien même elle a été homicide. De même, […] une occupation d’usine accompagnée de saccages sera exhibée comme un spectacle de violence, pas l’action de délocalisation brutale qui l’a entraînée. »
Bref, excellent article !
Belle performance des lycéens de #Tsoundzou II qui ont réussi à tenir des #barricades sur la principale route de #Mayotte pendant près d’une heure et demie ce matin. Et ce, avec le parfum de #paradoxe qui flotte en permanence sur l’île, tant au niveau des institutions que des habitants : les gamins affrontaient les keufs pour obtenir un meilleur ramassage scolaire.
Sur les chaînes locales, l’évènement a été présenté comme relevant d’une rivalité entre bandes de deux villages (Tsoundzou II contre Passamainty)...
Les keufs qui traînent encore sur place ces derniers temps sont rigolos : en tenue bourgeoise (pour utiliser l’argot de la BAC) - c’est-à-dire en short, polo, sandales - mais avec casques et boucliers anti-émeutes.
« Une vague rose qui penche vers la droite », par Ernst Lohoff (Krisis) - Critique radicale de la valeur
http://palim-psao.over-blog.fr/article-lohoff-109506914.html
Les eurosceptiques ne sont pas les seuls à penser que l’Europe devrait abandonner l’euro : un certain nombre d’économistes et d’intellectuels libéraux de gauche le pensent aussi. A la place d’une critique anticapitaliste, se propage ainsi à gauche une sorte de néonationalisme économique avec des bouffées de culturalisme.
Laurie Penny: It’s not rhetoric to draw parallels with Nazism
Commentators - Opinion - The Independent
Actual fascists in actual black shirts are waving swastikas and murdering ethnic minorities in Athens.
“After the immigrants, you’re next.” That’s what was written on flyers that appeared this week in the gay clubbing district of Athens. As violence against immigrants and ethnic minorities escalates across Greece, supporters of the ultra-right Golden Dawn party have also begun to promote hate attacks on homosexuals and people with disabilities. These fascists march with black shirts and flares through Athens, terrorising ethnic and sexual minorities, waving an insignia which looks like nothing but an unravelled swastika, and declaring disdain for the political process. And yet, across Europe, they continue to be treated as a mere symptom of Greece’s economic crisis.
L’oeuf raide, Copeering mood
http://soundcloud.com/loeuf-raide/coppering-mood
Charlie Stross, The panopticon singularity
http://www.antipope.org/charlie/old/rant/panopticon-essay.html
The 18th century utopian philosopher Jeremy Bentham’s #panopticon was a #prison; a circle of cells with windows facing inwards, towards a tower, wherein jailers could look out and inspect the prisoners at any time, unseen by their subjects.
Though originally proposed as a humane experiment in #penal reform in 1785, Bentham’s idea has eerie resonances today. One of the risks of the #technologies that may give rise to a #singularity is that they may also permit the construction of a Panopticon society — a #police #state characterised by #omniscient #surveillance and mechanical law enforcement.
Today’s camera networks are hard-wired and static. But cameras and wireless technology are already converging in the shape of smartphones. Soon, surveillance cameras will take on much of the monitoring tasks that today require Police control centres: using gait analysis and face recognition to pick up suspects, handing off surveillance between cameras as suspects move around, using other cameras as wireless routers to avoid network congestion and dead zones. The ability to tap into home webcams, private security cameras, and Neighbourhood Watch schemes will extend coverage out of public spaces and into the private realm. Many British cities already require retail establishments to install CCTV: the Regulation of Investigatory Powers Act (2001) gives the Police the right to demand access to electronic data — including camera feeds. Ultimately the panopticon society needs cameras to be as common as street lights.
(Looking on the bright side: London Transport is experimenting with smart cameras that can identify potential suicides on underground train platforms by their movement patterns, which differ from those of commuters. So p2p surveillance cameras will help the trains run on time ...)
3D printable gun
http://defensedistributed.com
Concevoir des #plans pour #imprimantes #3D et les placer sous licence libre est a priori louable. Mais concernant les plans de #flingues, je m’interroge quand même...
Ah mais c’est comme le logiciel libre hein, on peut faire des logiciels libres pour piloter des missiles si on veut. #libre-mais-pour-quoi
Mapping Mars with Open Planetary Data | MapBox
cc @fil
►http://mapbox.com/blog/2012-08-26-mapping-mars
Inspired by the Mars Curiosity rover, I set out to map Mars using all open source tools (like QGIS and TileMill) and open data. The results of these tools and awesome data are stunning. The first shows Mars as “the red planet,” and the second map uses a more divergent color ramp to show Mars’ topographical variation.
The Red Planet
You can explore Mars for yourself on the Mars open data mapping website I created. I’ll be updating it as I create new maps using awesome planetary open data.
Mapping Mars
My first step along the way was to install the USGS’s Integrated Software for Imagers and Spectrometers ISIS, a software library that makes it pretty convenient to obtain planetary DEM data in the ISIS 3 cube format, which GDAL supports. Thanks to USGS’ great documentation, it was easy to get started with ISIS.
My next step was to use GDAL to generate the hillshades, color relief, and slope shading. I took advantage of the great guides we have for working with terrain data that we have in our Tilemill Docs section. To get a better idea about what my process looked like, check out the scripts here.
The last step was to take the finished GeoTiffs into Tilemill to style them using the great new compositing features that Mapnik has.
#espace #cartographie #mars #planètes #open-data #visualisation
High tone, Musical bonzeye (Reverse engineering remix)
http://soundcloud.com/reveng/liquidsurfaces
Jorge Furtado, Ilha das flores
http://www.youtube.com/watch?v=cVDxctavOEo
Inspiration du clip de Revolution 909.
http://www.youtube.com/watch?v=uURB-vo9rZ4
Strip-Tease - Treize très longues minutes dans la rédaction du magazine « Perso » - Vidéo Dailymotion
http://www.dailymotion.com/video/xkyj6p_strip-tease-carte-de-presse_webcam
Avec en vedette Sophie Fontanel, future star de « Elle » et blogueuse mode (merci Johanna Luyssen !).
Magnifique ! Décontractée avec sa collègue sur les genoux au bureau, la grande classe.
Top 5 : « C’est mignon gourde. » - « On est d’accord de dire qu’on est entrain de dire d’énormes conneries... » - « J’étais atrocifiée » - « I got one caisse [de champagne] à la maison » - « Comment veux-tu qu’on te demande un commentaire sans fond ? »
Robert Dehoux, Enseignement-abrutissement : aliénation obligatoire
http://www.lejournalmural.be/la-friclande/enseignement.html
Ainsi moi, par exemple, « #je » m’interdit de me mettre les doigts dans le nez devant tout le monde. Et comme sans « je » mon #moi le ferait quand ça me gratouille, ça signifie effectivement que mon « je » n’est pas vraiment moi-même. Et si ce n’est moi, c’est que « Je est un #autre » comme le disait déjà Rimbaud.
Mais cela dit, tant que mon « moi » prenait le sein, mon « je », bien que déjà inscrit dans les registres d’état civil avec le nom qu’ON lui fera porter plus tard, ne s’est jamais manifesté.
Et il en fut ainsi jusqu’à mes six-sept #kilos. C’est-à-dire aussi longtemps que personne ne s’inquiéta de me voir les doigts dans le nez. D’ailleurs, en ma présence, personne ne se gênait alors pour se les mettre dans le sien.
En fait, il m’a fallu atteindre huit kilos cinq pour que quelqu’un se montre mécontent de "moi"et fasse surgir mon « je ».
Tout commença le jour où mon attention fut attirée par un pot de confiture dans lequel j’ai mis les doigts pour m’en mettre plein la bouche. Et au lieu de ça j’ai reçu une baffe pendant qu’une voix me gueulait dessus « ON ne met pas ses doigts dans le pot ! ».
Du coup, mon « moi » fut pris d’un doute.
Surtout que la scène se répéta les jours suivants.
Et il en fut ainsi jusqu’au jour où, lorsque ma main s’avança vers le pot de confiture, une grosse voix INTÉRIEURE l’arrêta brusquement : c’était « je » qui « me » parlait pour la toute première fois. Et grâce à lui j’ai reçu une grande cuillère de confiture et des bisous partout. J’avais alors huit kilos neuf. Mon « autre » venait de naître. Il n’allait plus me quitter. C’est qu’en effet, à mesure où je grandissais l’envie me prenait de toucher à tout. Ce qui m’a valu de recevoir un parc. Ainsi, chaque fois que je « dérangeais » - comme, par exemple, en m’emparant du téléphone ou d’un pot de fleur - ON m’empoignait et m’encubait dans le parc. Si bien que j’étais tout perdu en me demandant ce qui raccordait le pot de fleurs et le téléphone aux autres au point de les faire se jeter sur moi comme si c’était de la confiture ?
Rien de flagrant ni de palpable ne permettait de le comprendre. Mais comme c’était ainsi, lorsque mon « moi » en eut ras-le-bol se retrouver à tous les coups dans le parc, mon « je » m’a conseillé de ne plus toucher à rien qui ne me soit offert. Et de me comporter hors de mon parc comme si j’étais dedans. Et c’est ainsi que sous sa direction, mon « moi » s’est engagé dans une carrière de #comédien, jouant le jeu de l’#obéissance jusqu’à le faire croire devenu « sage ». En échange de quoi il recevra ses tout premières imitations de pots de fleur, de téléphones, bagnoles et autres objets de ma curiosité réelle.
Mais, cela fait, la plupart desdits cadeaux étaient d’une origine étrange. Aussi étrange d’ailleurs que celle des baffes que je recevais. C’est en tous cas ce qu’ON a voulu me faire croire en faisant appel à de mystérieux intermédiaires chargés de me les procurer ou de me les refuser. Il s’agissait en fait d’un couple de deux Pères : un #Père Noël et un Fouettard, les deux préfigurant somme toute la #Société qui m’attendait. Une Société pleine de Mystères comme je n’allais pas tarder de l’apprendre en faisant connaissance avec la Maternelle.
C’est en effet là où j’ai été emmené quand je ne dérangeais plus trop et pouvais faire pipi dans le pot.
En fait, c’était la première fois que j’allais être associé à une vingtaine d’autres de mon poids, tous aussi curieux l’un que l’autre de se rencontrer, de se toucher, de se palper, bref, de s’étudier mutuellement et physiquement afin de faire plus ample connaissance. Or il se fait que ce genre d’étude sur le terrain ne convenait pas aux surveillantes, lesquelles passaient leur temps à occuper le nôtre et à nous empêcher de connaître ainsi les joies d’une existence authentiquement sociale. Et à cette fin, elles nous mettaient en main des craies, des crayons, du papier, des ardoises, des blocs dont elles nous faisaient faire des cocottes, des gribouillis, n’importe quoi du moment que ça nous occupait et nous faisait taire. Et c’est ainsi que nous nous sommes tous mis à faire séparément des choses qu’aucun de nous n’aurait jamais songé à faire ensemble.
Somme toute, alors que le parc m’avait appris à « respecter » les choses en me détournant d’elles, la maternelle allait m’apprendre à « respecter » les autres en me détournant d’eux.
Mais, cela dit, le fait d’avoir constaté ça ne me permettait pas de comprendre pourquoi les #Grands s’opposaient si farouchement à la libre expression de nos désirs physiques. Qu’avaient-ils donc à redouter de nous qui étions beaucoup moins forts qu’eux ?
Je me suis donc mis à mieux les observer. Et je me suis rendu compte que vis-à-vis de tout ce qui se trouvait hors de chez nous, que ce soit en rue, dans les boutiques ou chez l’#Autrui, ils ne touchaient à rien ni à personne qui ne leur soit offert ou présenté.
J’observais ainsi que, comme moi, ils respectaient des clôtures invisibles - mais comme je n’imaginais pas que le Grands puissent ne pas être libres de tout faire à leur guise, j’en ai conclu que des comportements que je n’adoptais que par contrainte étaient sûrement tout naturels pour eux.
Somme toute, je me disais — ou plutôt, « Je » disait à « moi » : tu comprendras plus tard, en attendant t’as qu’à les imiter. Ce qui ne fut pas pour « moi » une mince affaire. Tout en effet était réglé entre les Grands dans les moindres détails, jusque dans la manière de s’aborder, de se donner ou non la main, de se saluer du chapeau ou de la tête, de se parler en se tutoyant ou en se vouvoyant et de répéter tout le temps les mêmes banalités qu’on me chargeait d’ailleurs moi-même de répéter sans cesse. Et ce qui m’horripilait bien sûr c’était toujours de ne rien y comprendre. Tous ces regards sur ma personne me mettaient au supplice. Et ce qui ajoutait à mon malaise, c’était que les Grands taxaient de timidité ce qui n’était en fait chez moi que la manifestation visible de la honte mêlée de rage que j’éprouvais de me sentir amoindri et de toujours devoir mentir pour ne pas être rejeté.
Certes, pendant tout un temps, je fus récompensé de jouer le jeu. ON me félicitait. ON me donnait de caramels. Mais le jour vint où ON me déclara trop grand pour avoir besoin de récompenses pour être « comme il faut ». De ce jour, ON préféra me punir pour ne l’avoir pas été plutôt que me récompenser de l’avoir été.
Bref, rien de ce que je m’attendais à fréquenter en venant au monde n’était ici présent et je savais de moins en moins où j’en étais. Si bien qu’ON me reprochait souvent de ne pas savoir ce que je voulais. Et que je ne me sentais vraiment bien qu’en compagnie d’une chienne qui partageait mon sort, que je sentais toujours prête à faire comme moi les quatre cents coups, mais qui, obligée de respecter les mêmes interdits que moi pour obtenir un sucre, n’avait elle non plus guère l’occasion d’être expansive.
Cela pour dire que parmi l’ensemble des objets dont j’avais physiquement besoin se trouvaient ceux qui, comme mes ours en peluche, me faisaient rêver d’une autre vie. Ce sont ces leurres qui ont peut-être le mieux contribué à mon éducation. En effet, les Grands se servaient d’eux pour m’appâter et pour m’amener à employer « volontairement » des choses dont je ne saisissais pas le sens, comme par exemple des fourchettes ou des godasses vernies.
Et c’est ainsi que mes #désirs m’ont sans arrêt créé de nouvelles #obligations. Il m’était impossible de faire quoi que ce soit de plaisant sans une contrepartie. C’était systématique. Je devais payer pour tout. Chaque chose qui m’attirait servait à me faire faire autre chose qui me repoussait, chacune avec son propre mode d’emploi. Et comme leur mode d’emploi dictait le mien, et que, de toute évidence je ne pouvais rien y faire, j’ai fini par accepter le fait, et je me suis dit qu’ainsi j’allais finir par me comprendre moi-même.
Autrement dit, « je » et « moi » en étaient venus à se confondre au point de ne plus se distinguer l’un de l’autre. Et la confusion sera d’ailleurs telle que j’ai commencé à croire que je faisais instinctivement des choses qui m’étaient ordonnées. Et que pour tout comprendre, il allait seulement falloir que j’en sache plus. Bref, j’avais atteint « l’âge de raison ». Et ON en profita pour m’injecter dans une École Primaire. C’est à dire là où j’allais enfin pouvoir apprendre comment perdre ma vie à la gagner. Et empêcher les petits de toucher à tout.
Robert Dehoux, je me présente :
1. né au Congo en 1926 (Lubumbashi)
2. découvre, en 1932, l’Europe et ses écoles primaires sur fond de crise économique et de père au chômage
3. sort de polytechnique (Université Libre de Bruxelles) en 1949
4. retour au Congo en 1951 : 3 ans de Brousse avec l’Institut Géographique, suivis de 6 années de Socony-Mobil avec découverte de la Générale, ses mécanos, ses diesels et ses caterpillars à soutirer le cuivres de Kipushi, le diamant de Bakwanga, le manganèse du BCK et autres matières premières à faire rouler urbi et orbi des mécaniques sophistiquées. Découverte, par la même occasion, des USA via le staff de Mobiloil NY à l’angle de la 6ème avenue et de la 42ème rue
5. 4 janvier 1959, Kinshasa se soulève. Kasavubu et Lumumba, surtout Lumumba, me font percevoir d’un coup le négatif de mes ingénieuries. Un déclic se fait en moi. Mai 59, je démissionne, rentre à Bruxelles et fais une croix sur la technologie au nom et au service de quoi je m’étais jusqu’alors investi.
6. reconverti dans la restauration, délivré du contrôle des Sociétés dites Anonymes, dès 1960 le hasard m’acoquine avec Attila Kotanyi, un situationniste à part entière qui me présente Debord, Vaneigem, Bernstein, Wijckaert, Viénet et autres membres de l’Internationale Situ. Et du même coup je me retrouve dévorant leur Revue ainsi que les Marx, Hegel, Stirner, Nietzsche, Lefèvre, Freud, Reich au autres référence psycho-, socio- polito-logistes, faisant la connaissance d’un monde complètement étranger à mon passé récent – et tout heureux de me croire ainsi en train de participer à la critique radicale de cette situation qui exigeait des machines, du pétrole et du cuivre, en même temps que des colonisateurs et du prolétariat
7. 1963-1964, problème : mes Situs voient la solution de tous les maux dans l’avancée technologique en train de nous expédier, le bulldozer sous la pédale, aux quatre coins de la planète – "à condition toutefois, m’enseignent-ils, de gérer collectivement plutôt que privativement le tout". Autrement dit, je me rends compte qu’ils veulent du beurre mais n’aimeraient pas devoir traire les vaches. Ou encore, comme Vaneigem le dit, qu’ils ont la cybernéticienne et fourriériste idée de construire "un monde de maîtres sans esclaves". Bref, j’ai devant moi des révoltés ignorant tout de la technique et de ses implications logiques, et qui conjuguent allègrement la robotique avec Messie. De sorte qu’après avoir dû fuir l’industrie par raison subjective, je me retrouve là semblablement contraint de fuir l’avant-garde par raison objective.
8. trois ans passent. Soixante-huit survient et le bla-bla contestataire généralisé, tenant lieu d’autogestion, révèle son impuissance à permettre de manger sur des nappes sans devoir ensuite faire la lessive. Tandis que, pour ma part, je profite de l’implosion pour prendre définitivement conscience de ma qualité de non-être politique – et pour prendre une décision : celle, désormais, de tout penser et de tout faire pour insérer DADA dans la philosophie et dans le monde de l’Histoire, ce monde dont les robots d’une part et les Situs de l’autre venaient de m’apparaître comme le recto et le verso d’une même réalité – une réflexion dont je vous livre ici la somme et qui m’a effectivement permis de conclure :
Merde alors, quelle Histoire !
Lek, Sowat, Mausolée
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Le 12 août 2010, Lek et Sowat ont trouvé un #supermarché abandonné dans le nord de Paris. Pendant un an, dans le plus grand des secrets, les deux artistes se sont rendus quotidiennement dans ce lieu de 40 000 m2 pour y peindre des #fresques et organiser une résidence artistique sauvage en invitant une quarantaine de #graffeurs français, de la première à la dernière génération du mouvement. Ensemble, ils ont bâtî un #mausolée, un temple dédié à leur culture #underground en passe de disparaître à l’ère du #street art et de son esthétique pop mondialisée.
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