Excellente émission sur les drones avec Grégoire Chamayou (Place de la toile / France culture) @thibnton
►http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-philosophie-critique-du-drone-2013-05-04
Excellente émission sur les drones avec Grégoire Chamayou (Place de la toile / France culture) @thibnton
►http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-philosophie-critique-du-drone-2013-05-04
Chamayou est un très bon auteur, son précédent livre, les corps vils, était bien aussi, il montrer des liens sciences et politique insoupçonné a travers l’usage des corps des condamnés a mort par des justices plutôt compromise et qui servait a la science qui avait une recherche de corps intact. La chasse a l’homme qu’il a écrit ensuite et pas mal. Je pense qu’avec Olivier Razac ils forment un bon binome de critique philosophique moderne.
“Paris achète des drones américains pour rattraper son retard”
►http://www.lemonde.fr/international/article/2013/05/18/paris-achete-des-drones-americains-pour-rattraper-son-retard_3316410_3210.ht
http://s1.lemde.fr/image/2013/02/23/534x0/1837893_5_e7af_un-drone-predator-de-l-armee-de-l-air_1e120cdf4b9c0ddf91ae0faaad4a8a31.jpg
« Lipstick Traces », Greil Marcus, 1989
Si tu as le #livre (ou pas)
http://www.editions-allia.com/fr/livre/320/lipstick-traces
#Ubuweb te file la bande-son
http://www.ubu.com/sound/lipstick.html
http://ubumexico.centro.org.mx/sound/Lipstick-Traces/Mekons_The-Building_Lipstick-Traces_26.mp3
#merci ! ça fait si longtemps, je sais pas où je l’ai foutu… mais je m’en rappelle encore !
je pense qu’on peut mettre le tag #Debord :)
’tention ! #debordisation de #seenthis en cours par @thibnton :P
j’avoue c’est un peu le foyer du moment, je suis en #montage
@fil Andouille, c’est toujours moi qui l’ai, ton bouquin. Mais la dernière fois que je t’en ai parlé, tu m’as dit « non non, ce n’est pas à moi »...
@thibnton, tu as vu cela sans doute :
« Un inédit de Guy Debord »
http://lexomaniaque.blogspot.fr/2013/04/un-inedit-de-guy-debord.html
Alors que la BNF vient d’inaugurer l’exposition « Guy Debord. Un art de la guerre », dont l’un des buts évidents est de tenter de rentabiliser un peu le faramineux investissement auquel s’est livré voici deux ans le ministère de la Culture grâce à l’appui de mécènes appelés à la rescousse en juin 2009, voilà-t-y pas que Gallimard — éditeur du catalogue de ladite expo — s’apprête à publier un brûlot explosif et inédit de celui qui s’enorgueillissait d’avoir « mérité la haine universelle de la société de [son] temps. » (...)
Guy Debord, Un rebelle chic ! Manuel de savoir briller en société « bobo-situ », Gallimard, 2013, 368 p. (À paraître)
ah non pas du tout, qu’est-ce que c’est encore que ça ?! s’agit-il d’une blague ? #bobo
tu sais, c’est toujours au moment où tu termines un montage ou un texte qu’il y a un truc nouveau qui vient tout chambouler - en même temps, c’est assez #debordien non ?
point de référence ici
http://www.gallimard.fr/searchinternet/advanced?all_title=Guy+Debord&SearchAction=1&SearchAction=ok&SearchAction=
mais une là
http://librairie-entropie-paris.blogspot.fr/2013/03/librairie-entropie-information.html
en même temps, le terme de « bobo » inclus dans le sous-titre n’est pas très debordien, me semble-t-il, ni même de l’époque debordienne - nous sommes donc là face à un mystère mon cher @thibnton
ce qui est bien c’est qu’OpenCalais a décidé que c’était une blague en attribuant à ce fil le tag
http://seenthis.net/tag/city:andouille
collection “arf” de Gallimard :-)
http://3.bp.blogspot.com/-YQePQTpakIk/UVdhGQyj26I/AAAAAAAADU0/phTN0AdfBxU/s1600/DSC01268.JPG
:D
Open Calais a toujours raison
Peter Hook et l’histoire de #Joy-Division by lemouv’
On s’en câlisse - Lancement - vendredi 24 mai a 18h00 au Coop Café TOUSKI 2361, Rue Ontario Est, Montréal
Personne n’avait besoin d’un autre livre sur la grève. Pourtant nous avons voulu écrire un livre sur la grève qui serait justement autre. qui tenterait d’ouvrir là où tout veut refermer. Je suis confiant a déclaré le ministre Chose que les travaux de la commission spéciale d’examen sauront éclairer le gouvernement afin de lui permettre de prévenir une telle crise sociale à l’avenir. Il y a un an la loi spéciale Maintenant cette commission spéciale Il y a un an la loi spéciale Maintenant le nouveau P-6. On s’en câlisse déjà beaucoup moins. Leurs armes ont fait leurs preuves ils savent comment en user ils savent comment nous user ils savent comment user de nous. Ils savent que la victoire appartient à ceux qui imposent leur version de l’Histoire. Ce livre n’est pas LA contre-histoire d’une grève polymorphe qu’aucun récit ne saurait épuiser. Ce livre appelle à rompre. Le silence peut être grève des mots quand l’orgie de discours écrase les vies et les souvenirs. Les paroles seront toujours imparfaites insuffisantes seront toujours profanation. Mais comment rompre leur Histoire sans rompre notre mutisme ? Ce livre tente de raviver la plaie qui ne cesse d’être étouffée par les discours qui s’entêtent à panser une lésion qui ne veut pas s’arrêter de saigner.
Timelapse : Landsat Satellite Images of Climate Change, via Google Earth Engine
http://world.time.com/timelapse
That changed when NASA created the Landsat program, a series of satellites that would perpetually orbit our planet, looking not out but down. Surveillance spacecraft had done that before, of course, but they paid attention only to military or tactical sites. Landsat was a notable exception, built not for spycraft but for public monitoring of how the human species was altering the surface of the planet. Two generations, eight satellites and millions of pictures later, the space agency, along with the U.S. Geological Survey (USGS), has accumulated a stunning catalog of images that, when riffled through and stitched together, create a high-definition slide show of our rapidly changing Earth. TIME is proud to host the public unveiling of these images from orbit, which for the first time date all the way back to 1984.
Pour ceux que ça intéresse, j’en parle dans mon scoopit : ►http://sco.lt/990CG1 :)
Parution de En Amazonie. Infiltré dans le "meilleur des mondes” (Fayard), enquête journalistique d’un intérimaire dans un immense entrepôt logistique d’Amazon.
extrait
http://www.humanite.fr/culture/extrait-en-amazonie-infiltre-dans-le-meilleur-des-532847
Dans l’alvéole, je cherche des yeux le dos de Babar, le petit éléphant. Voici le livre. Je vérifie qu’il n’est pas damage – endommagé –, puis je scanne son code-barres. Deuxième bip d’approbation de mon scan : il s’agit bien du bon livre. Je place le livre dans mon panier roulant. Je viens de débuter mon “batch”, la liste d’articles à prélever. L’écran affiche aussitôt le prochain article qu’il me faut picker. (…) L’ordinateur calcule en temps réel quel est l’article à prélever en fonction de ma position géographique dans l’entrepôt, qu’il connaît précisément. Des logiciels optimisent mes déplacements afin que mon temps de marche entre deux prélèvements d’articles n’excède pas plusieurs dizaines de secondes. (…) Cette opération de prélèvement de la marchandise dans les rayonnages ainsi résumée, il vous faut la multiplier par des centaines d’heures et des dizaines de milliers d’articles pour avoir une idée du travail d’un pickeur. (…) Les pickeurs sont des femmes et des hommes meilleur marché et plus efficaces que des robots. Avec eux, aucun entretien technique n’est requis puisqu’ils sont pour beaucoup intérimaires. La direction d’Amazon peut aisément les remplacer quand ils sont épuisés ou ne font plus l’affaire en allant simplement puiser dans l’immense armée de réserve que constituent les chômeurs.
Quand j’ai interviewé les employés à la sortie tous me disaient qu’ils n’avaient pas le droit de parler. C’était très verrouillé. C’était évident qu’il fallait aller plus loin et le seul moyen c’était de m’infiltrer.
Vous êtes parvenu à vous faire recruter en tant que « pickeur » dans l’équipe de nuit. Qu’avez-vous fait précisément ?
L’entrepôt logistique fait plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés et possède encore plus de marchandises que les plus grands hypermarchés. En tant que « pickeur » j’allais chercher avec un chariot roulant les livres, les CD dans les rayonnages grâce à une petite machine, un scan, qui indique la référence exacte de l’endroit où se trouve l’objet. On lui obéit en permanence. Une fois qu’on a prélevé l’objet on l’empile. On a une cadence à respecter. L’ordinateur calcule en temps réel tout ce qu’on fait et sait exactement où on est. Quand on a 300 produits, on va les emmener à un « packeur », qui est debout toute la journée ou toute la nuit et les emballe dans des cartons de manière répétitive.
Vous décrivez des conditions de travail très difficiles…
Au départ, je travaillais cinq nuits par semaine puis six. Je faisais 42 heures. C’était éreintant. Je n’avais plus de vie sociale. J’étais abruti par le fait de me réveiller à 16h, et je ne faisais rien à part rester sur un canapé à manger des pâtes quand je me disais que j’allais encore marcher 20 kilomètres toute la nuit. Et après il y a tout ce que fait Amazon pour essayer de resquiller quelques minutes aux employés. Un exemple : la pointeuse est placée au bout de l’entrepôt. Quand on y entre, on marche deux minutes pour l’atteindre. C’est du travail non payé. Vous perdez ces minutes à chaque fois que vous allez en pause. Au final, ça fait des milliers d’heures qu’Amazon spolie aux travailleurs.
Vous racontez que les salariés sont tracés en permanence grâce à leur « scan ». Ca paraît dingue. Sans oublier la suspicion et les contrôles trois fois par jours…
J’ai vu quelqu’un dénoncer une autre personne. On est dans un système d’ultra compétition. Il y a des classements en permanence. Amazon fonctionne ainsi. Et quand on finit le travail on est systématiquement fouillé. On passe par un portique qui ressemble à un portique d’aéroport. Il n’y a pas de menace terroriste, chaque employé est considéré comme un voleur potentiel.
Donc, le bouquin sur Amazon est vendu sur Amazon, il en reste pas beaucoup, dépêchez-vous !
En Amazonie : infiltré dans le « meilleur des mondes » :
Amazon.fr : Jean-Baptiste Malet : Livres
http://www.amazon.fr/En-Amazonie-infiltr%C3%A9-meilleur-mondes/dp/2213677654
En Amazonie : infiltré dans le « meilleur des mondes »
Jean-Baptiste Malet (Auteur)
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Les pickeurs sont des femmes et des hommes meilleur marché et plus efficaces que des robots. Avec eux, aucun entretien technique n’est requis puisqu’ils sont pour beaucoup intérimaires. La direction d’Amazon peut aisément les remplacer quand ils sont épuisés ou ne font plus l’affaire en allant simplement puiser dans l’immense armée de réserve que constituent les chômeurs.
Voilà qui illustre utilement la seule utilité que l’europe attend de ses citoyens : lui éviter de devoir financer de trop coûteux robots pour la servir.
A relier avec ce genre de considérations...
http://seenthis.net/messages/136071#message136092
Visiblement, nous sommes toujours trop chers, et déjà trop nombreux. Le consommateur est une externalité positive. Le chômeur une externalité négative. Dans le même genre, on a l’eau, externalité positive, à condition d’en trouver un filon (privatisation, si possible)... et la pollution, une externalité négative, dont on tâche de faire porter le poids au plus grand nombre (socialisation).
Sur, on a raté un chaînon dans l’évolution réel du monde, les humains ont été mis au point bien après les robots. Grâce à leur diverses incapacités, comme tenir plus de 3 jours sans boire, voir plus loin que le bout de ce qu’ils appellent leur nez ou entrer en relation avec un de leur semblable sans arme, couplées à une obsolescence rapide et une mémoire collective de même temporalité, tout ça basé sur un algorithme basique d’ADN de reptile, franchement, je voudrais pas en faire partie.
Qualifier cela de #robotisation, c’est prendre un point de vue humaniste : cela _nous_robotise.
Mais il s’agit avant d’un processus d’#informatisation du travail, dont l’une des conséquences est la robotisation.
Une question intéressante serait : quelle différence entre la robotisation liée aux machines classiques et celle liée aux machines digitales ?
@kamo, #Günther_Anders répond (en 1956, L’Obsolescence de l’homme, Sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle, t. 1) : aucune, l’homme aspire à devenir aussi parfait que ses machines, il aspire à être une #machine
Si j’essaie d’approfondir cette « honte prométhéenne », il me semble que son objet fondamental, l’"opprobre fondamental" qui donne à l’homme honte de lui-même, c’est son origine. T. a honte d’être devenu plutôt que d’avoir été fabriqué. Il a honte de devoir son existence - à la différence des produits qui, eux, sont irréprochables parce qu’ils ont été calculés dans les moindres détails - au processus aveugle, non calculé et ancestral de la procréation et de la naissance.
(...) « Qui suis-je désormais, se demande le Prométhée d’aujourd’hui, bouffon de son propre parc de machines. Qui suis-je désormais ? »
(éd. de l’Enclyclopédie des nuisances, 2002, p. 38)
Avec cette nuance que son analyse est plutôt attachée à l’individu qui augmente son corps de diverses machines, le modèle, le répare, l’améliore, et non seulement au patron qui veut des employé-e-s machinalement efficaces ou à l’Etat qui rêve de citoyen-ne-s machinalement obéissant-e-s.
non mais la on reste au niveau de l’individu. Il y a des différences entre la numérisation est les machines classiques, au niveau notamment de la centralisation des signaux et informations, et à leur commande a distance. A l’époque d’Anders, on en était pas encore la.
Certes, mais c’est la poursuite du processus qu’il décrit. La numérisation est ici une nouvelle étape industrielle de la machine, après sa phase mécanique. L’obsolescence de l’homme, t. 2, publié en allemand en 1980, porte sur « la destruction de la vie à l’époque de la troisième révolution industrielle ».
Je ne dit pas que c’était faux, ou révolu. Je dis juste qu’il y a des choses nouvelles :)
Oui, oui, mais ça me permettait de préciser ;)
J’ai lu Anders, il y a longtemps, et sa méthode je ne te l’apprend pas était d’anticiper par exagération. Malheureusement même cette pratique avait ses limites, plus probablement du aux contingences historiques par ailleurs, qu’aux capacités même d’Anders.
Oui, mais à ceci près, à mon avis, que l’usage de ce qu’il nomme « l’exagération », qui tient à la fois de la métaphore filée et de l’effet de focalisation, est en réalité très largement employé dans l’analyse philosophique ou sociologique, mais très rarement revendiqué. Je trouve en fait qu’il a eu le grand mérite de mettre à jour le fonctionnement d’une grande partie de la pensée et de l’écriture, occidentales du moins - de dévoiler l’artifice qui permet de construire une pensée. A contrario, beaucoup d’auteur-e-s emploient l’exagération comme moyen de séduction ou d’entourloupe, et font passer leur goût pour l’image pour une vérité ultime.
http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/26.jpg
Ceux qui doivent faire respecter la loi ne sont plus dotés d’une morale personnelle de petit bourgeois. Ils ne croient plus à rien.
Ils vivent eux-même dans le plus grand égarement éthique, dans la même confusion des sentiments que que le reste des citoyens.
Peut-être la #police n’est-elle là que pour défendre le nihilisme social, le fait que l’on puisse vivre sans croire à rien.
Elle protégeait hier une morale sociale douteuse, elle protège à présent l’obligation sociale de douter.
https://juralib.noblogs.org/files/2013/04/colloquepolicefiction.pdf
Engrenages, diffusée dans 70 pays, est régulièrement louée pour son « réalisme ». Encore omet-on de préciser qu’il s’agit là d’un réalisme de commissaire de police, d’un point de vue bien particulier sur le monde. On l’aurait deviné à regarder la série, mais autant citer directement le co-scénariste : « [Les groupuscules terroristes étudiants d’extrême-gauche] sont des choses qui sont en train de revenir. Cette nouvelle forme de radicalité vient de l’étranger (d’Allemagne, de Belgique, d’Italie, essentiellement) mais qui est de plus en plus présente en France. Les blacks blocs à Strasbourg, certains collectifs à Toulouse, le Tarnac. Nous partons d’une tendance et puis, naturellement, nous allons dans la fiction. Mais croyez-moi avec ces mouvements ultra-violents, on est tout à fait dans le domaine du possible. » On reconnaît là non seulement la futurologie démente de Michèle Alliot-Marie, mais aussi la logique du « décèlement précoce » importée en France par Alain Bauer et Xavier Raufer – partir d’une « tendance », la prolonger en imagination dans le temps, et en conclure à l’urgence d’écraser ici et maintenant tel ou tel « oeuf » supposé - soit tout le cocktail idéologique qui a présidé, après d’autres rafles moins médiatisées, au montage de Tarnac. Toute la trame de cette série si « réaliste » porte la marque de cette idéologie si reconnaissable qui stipule que, dans le présent « chaos mondial », nous assisterions à la fusion de « guérillas dégénérées » avec des « mafias transnationales » et des « groupes terroristes », qui s’épauleraient mutuellement dans des « zones grises » qui vont s’étendant, rongeant jour après jour toute autorité souveraine. La saison 4 d’Engrenages ne fait que mettre en scène, sous couvert de fiction télévisée branchée, un cauchemar idéologique de l’appareil sécuritaire français : la jonction entre dealers de cité, activistes d’« ultra-gauche » dirigés en sous-main par un diable boiteux d’origine grecque et militants du PKK donnant dans le trafic d’armes. On s’étonne presque que le juge Fragnoli n’ait pas collaboré au scénario, lui qui s’est rendu célèbre pour son acharnement quasi-sacrificiel contre les Kurdes non moins que contre ceux de Tarnac. Consultant pour la saison 6 d’Engrenages, voilà qui ferait une honnête reconversion pour ce monsieur, lorsque la magistrature se sera lassée de couvrir les bévues d’un tel taré. Et puis, quelle différence y a-t-il, à vrai dire, entre la confection d’un dossier d’instruction antiterroriste et un scénario de série policière ? Ne s’agit-il pas toujours de raconter une histoire antiterroriste et un scénario de série policière ? Ne s’agit-il pas toujours de raconter une histoire efficace ?
L’usure des mots a commandé l’emploi d’autres moyens. On y a remédié par la puissance des images, notamment. [...] Il semble curieusement plus simple de se défendre du mensonge lorsqu’il se donne pour discours de vérité que là où il se présente d’emblée comme fiction. Il suffit de faire l’effort de mettre en mots les thèses exprimées sans ambiguïté dans la saison 4 d’Engrenages pour faire éclater tout leur contenu idéologique. En voici quelques-unes :
« Les policiers de base sont des créatures faillibles, des hommes, des pécheurs comme les autres. Ils ont leurs faiblesses, leurs crises de foi, leurs moments de doute. Il leur arrive de trébucher. Mais leur intention, elle, est toujours bonne. Ils ne font pas qu’exercer un métier, celui de flic, ils sont des flics. Le désastre de leur vie privée, dévorée par leurs missions, rongée par leur sacerdoce, le prouve suffisamment. Comble de l’iniquité, ils ont « l’IGS au cul H-24 ». Heureusement qu’il y a quelques Justes placardisés dans l’institution judiciaire pour reconnaître leur nature angélique, même si ce sont, en comparaison, des anges quelque peu déchus. Il faut bien mettre les mains dans la merde si l’on veut en extraire la vermine. »
Quelques réflexions sur l’aménagement du territoire...
http://www.brassicanigra.org/contributions/le-genie-du-lieu-no2/quelques-reflexions-sur-l-amenagement-du-territoire.html
http://www.brassicanigra.org/local/cache-vignettes/L500xH569/rennes-27319.png
Les mythes modernes s’accommodent très bien de la rationalité scientifique, qui les rend d’autant plus efficients. Cette écologie-là n’a alors plus rien à voir avec l’attachement un peu niais aux petites fleurs et aux petits oiseaux. La science écologique produit un ensemble de connaissances basées sur des approches rationnelles, qui simplifient la complexité de l’environnement à quelques interactions utilitaristes. Ce dont il s’agit, entre autre, c’est de modéliser le vivant (et le non-vivant), le mettre en case, et étudier les interactions entre ces cases. Évidemment, il y a tout un jargon : le vivant, c’est la biosphère, les cases, ça peut être les individus, les espèces, les populations... en interactions entre elles et avec le milieu. Elle développe tout un arsenal d’indicateurs pour surveiller l’état du monde. Le rapport sensible au milieu est au mieux relégué à la sphère « citoyenne », au pire considéré comme un biais scientifique dont il faut se départir. Si ces approches peuvent malgré tout offrir une certaine compréhension, depuis longtemps, les connaissances qu’elles produisent servent bien plus qu’à satistaire l’appétit de savoir de quelques érudits poussièureux. L’ingénerie écologique est le nouveau fer de lance des gestionnaires et ouvre de nouveaux marchés juteux pour perpétuer un certain équilibre compatible avec une exploitation croissante des ressources. Dit autrement : maintenir l’ordre et assurer le développement - ça ne vous rappelle rien ?
http://www.brassicanigra.org/local/cache-vignettes/L500xH533/europe-51077.png
http://www.brassicanigra.org/local/cache-vignettes/L500xH132/titre2-2c623.png
Et l’on peut lire le numéro deux du Génie du lieu d’où est issu cet article. Cette feuille de choux pousse dans un potager dijonnais, et ce dernier comme une mauvaise herbe dans la prospective ambiante.
http://www.brassicanigra.org/contributions/sorti-du-second-numero-du-genie-du-lieu.html
( #urbanisme )
Entre-là | Tissage dans l’étoffe des choses
http://xn--entre-l-fwa.net
http://entre-là.net/wp-content/uploads/2013/01/330px-Song_Dynasty_Map.jpg
Recueil de textes (et de vidéo). Agamben, Aspe, Combes, Foucault, ...
« La vie des hommes infâmes, aujourd’hui » par Pascal Michon
Certes, toutes les formes de mise en discours de l’infime dont Foucault établit la liste – la confession, la dénonciation, le rapport de police, la lettre de cachet, le dossier administratif, psychologique ou criminel – sont loin de présenter les mêmes qualités. Pendant des siècles, les discours tenus en confession sont retombés dans le silence auquel est tenu celui qui recueille cette parole, le confesseur. De même, dans le monde administré moderne, les discours de l’infime se caractérisent avant tout par une neutralité grise dépourvue de toute qualité esthétique. En définitive, seule la période comprise entre la fin du XVIIe siècle et la fin du suivant semble avoir donner lieu à une production abondante de véritables « poèmes » dont le style allie les fulgurances de la colère et de la plainte aux formes somptueuses de la rhétorique cérémonielle baroque.
skif_tag - Люди 80-х
Scènes de la vie de tous les jours en URSS dans ls années 1980. Quelques photos merveilleuses, les autres très très bien !
http://skif-tag.livejournal.com/791874.html
Всё таки самым замечательным временем в новейшей истории России были 80-е.
http://ic.pics.livejournal.com/skif_tag/19770500/1886869/1886869_original.jpg
Прежде всего это было самое нескучное время. Даже первая половина 80-х. Легендарная «Гонка на лафетах», и с каждым новым старцем какие то надежды - методом исключения, пока все уйдут. И вопрос ребром: Горбачёв или Романов?
http://ic.pics.livejournal.com/skif_tag/19770500/1887811/1887811_original.jpg
И надо сказать, что в начале 80-х жизнь с каждым годом становилась чуточку лучше. Совсем немного, но всё же. Появились японские кассеты по 9 руб., можно было купить настоящие трущиеся джинсы, сдав пару мешков макулатуры...
Конечно, всё это на фоне привычной тягомотины, пропагандисткой трескотни, в которую не верили и сами агитаторы, тотального дефицита продуктов питания, той самой пресловутой колбасы...))
http://ic.pics.livejournal.com/skif_tag/19770500/1890602/1890602_original.jpg
A la fin d’un jour ennuyeux (par Massimo Carlotto)
http://lemoinebleu.blogspot.fr/2013/04/a-la-fin-dun-jour-ennuyeux-par-massimo.html
Le positif nous ennuie, aux sens médiéval et moderne du terme. Chaque fois qu’il apparaît dans nos vies, que ce soit pour sanctionner un test sérologique ou un contrôle d’alcoolémie, il représente une mauvaise nouvelle. Think positive ! beugle à longueur de temps la publicité mettant en scène battants, winners, « enfoirés » ou prédateurs au grand cœur. Il y a une pensée positive, un syndicalisme positif (également dit « constructif ») dont le boulot consiste à éviter autant que possible la conflictualité sociale. On trouve aussi des rappeurs positifs, lesquels après s’être patiemment construit une sombre réputation de gangstas et de street credibility s’en vont ensuite prêcher, auprès de la nouvelle génération menaçant désormais leurs intérêts, la détestation de l’émeute et l’amour du business strictement licite. Alors, bien sûr, parmi ce paysage désespérant, la perspective de voir surgir quelque part un héros intégralement négatif se révèle forcément pour nous – pauvres de nous ! – extrêmement alléchante. « Je suis l’esprit qui toujours nie » déclare le Diable, dans Faust. De même que le voyageur perdu au cœur du désert ne rêve pour apaiser sa soif que d’une seule misérable goutte d’eau, nous n’aspirons en notre attente, interminable, qu’à la simple idée du négatif en général. N’importe quoi qui soit susceptible de nous distraire de cette terrible et stérile positivité en laquelle nous avons reconnu l’enfer.
Via Laurent...
Doutes sur la fiabilité des neurosciences
►http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/04/14/doutes-sur-la-fiabilite-des-neurosciences
Il a ainsi été démontré que de nombreuses études biomédicales, si ce n’est la plupart d’entre elles, étaient... fausses dans le sens où elles décrivaient des effets qui n’existaient probablement pas et que l’on n’arrivait pas à reproduire. Le même constat a été fait en génétique et en psychologie. Aujourd’hui, c’est au tour des neurosciences de se retrouver sur la sellette suite à une étude américano-britannique publiée le 10 avril par Nature Reviews Neuroscience.
Les intervenants dans les médias, évoquant la neuroscience pour appuyer leurs propos, me filent la même frousse que ceux qui expliquent que les gênes peuvent permettre de prévoir ce que tu seras capable de faire ou de ne pas faire plus tard.
J’ai déjà dit que je trouvais les chroniques de Bohler sur ASI pénibles ?
Presque en même temps...
@BigGrizzly, je ne sais pas si tu l’as déjà dit ici (pas trouvé en tous cas), mais tu n’es pas le seul… http://seenthis.net/messages/104095
Allodoxia, référence tout à fait pertinente, que j’avais lu avec beaucoup d’intérêt. J’avais alors regretté le soutien apporté plus ou moins fortement par DS à son chroniqueur.
Les « neurosciences » ne m’apparaissent pas comme la science d’une génération, mais comme la seule passion dont celle-ci soit encore capable.
(Pour détourner une citation célèbre...)
Les 33 plus beaux lieux abandonnés dans le monde | Daily Geek Show
http://dailygeekshow.com/2013/04/09/les-33-plus-beaux-lieux-abandonnes-dans-le-monde
Via Philippe Perchoc
Les 33 plus beaux lieux abandonnés dans le monde
9 avril 2013 - Par Hadrien Miche
Que diriez-vous de voyager un peu ? L’homme s’est emparé du monde mais a aussi abandonné des milliers de lieux qui recèlent bien des mystères aujourd’hui. Dame Nature a désormais repris ses droits et nous redécouvrons désormais ces lieux sous un autre jour.
L’iPad finalement utilisé dans les maternités
http://www.generation-nt.com/ipad-finalement-utilise-dans-maternites-service-neonatal-facetime-wif

Dans la série #enfin_un_monde_où_la_technologie_n'épargne_personne :
Tout est dans le « finalement ».
"L’utilisation de l’iPad dans les hôpitaux n’est pas nouvelle, mais son usage vient de prendre un nouveau tournant en s’adressant particulièrement aux mères et à leurs nouveau-nés.
Des liens spécifiques se tissent dès les premiers jours suivant la naissance entre l’enfant et sa mère, jusque là rien que l’on ne savait déjà, et pourtant cette phase critique était presque impossible dans le cadre des enfants prématurés.
neonatal-ipads Les enfants placés dans l’unité néonatale des soins intensifs après une césarienne, suite à un accouchement avant terme, ou après des difficultés diverses sont ainsi isolés de leur mère souvent pendant plusieurs jours et ne profitent pas toujours d’un échange soutenu.
Ainsi, l’hôpital Cedars-Sinai de Los Angeles vient de mettre en place un programme nommé BabyTime pour aider les mères à voir leurs enfants et même à leur parler en utilisant la fonction chat vidéo de l’iPad.❞
c’est bien, ça va donner des #bébés qui croiront que leur mère est un #ipad
#néonatalité #technologies
• Steeve Iuncker : Yakoukst, la ville la plus froide du monde -48° (Sibérie)
http://www.iuncker.ch/photos/index/4/74
http://www.iuncker.ch/img/photos/travaux/la_plus_froide_net/YAKOUKST_VILLE_+_FROIDE_028.jpg
http://www.iuncker.ch/img/photos/travaux/la_plus_froide_net/YAKOUKST_VILLE_+_FROIDE_072.jpg
http://www.iuncker.ch/img/photos/travaux/la_plus_froide_net/YAKOUKST_VILLE_+_FROIDE_098.jpg
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#Russie #Sibérie #photographie
Over State • Kowloon Walled City | A population density...
http://overstate.tumblr.com/post/46040884103/kowloon-walled-city-a-population-density
http://25.media.tumblr.com/28d3086ff09c839cf0179f5140811052/tumblr_mk3e7rT4gG1qi8o0bo1_1280.jpg
Kowloon Walled City was a largely ungoverned Chinese settlement in Kowloon, Hong Kong, comprising of 350 interconnected high-rise buildings where 33,000 residents lived within a plot measuring just 210 meter by 120 meter. Originally a Chinese military fort, the Walled City became an enclave after the New Territories were leased to Britain in 1898. Its population increased dramatically following the Japanese occupation of Hong Kong during World War II and reached a peak of 33,000 residents in 1987. When it was demolished in 1993-94, it was thought to be the most densely populated place on earth.
Vu à l’aéroport de Séoul en octobre 2012, cette pub géante pour une « foodpolis » coréenne :
https://dl.dropbox.com/s/ni3492f7c6t6y47/coreeseoul2.JPG
https://dl.dropbox.com/s/tvlqykhvl0dxv5y/coreeseoul1.JPG
Les liens :
http://www.foodpolis.kr/index.do
http://fra.foodpolis.kr/fra/contents.do?contentsNo=195&menuNo=415
#H7N9 : Deux de plus dont un mort. Total 9 dont 3.
Une troisième mort due au virus de la grippe aviaire H7N9
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/03/une-troisieme-mort-due-au-virus-de-la-grippe-aviaire-h7n9_3152969_3244.html
Deux nouvelles personnes ont été contaminées par le virus de la grippe aviaire H7N9 dans l’est de la Chine, dont l’une est morte, ont rapporté, mercredi 3 avril, les autorités sanitaires de la province du Zhejiang.
La victime morte est un cuisinier de 38 ans, précise un communiqué officiel. L’autre cas est un retraité âgé de 67 ans résidant à Hangzhou, la capitale du Zhejiang.
(…)
Mercredi, le Vietnam, l’un des pays d’Asie du Sud-Est les plus touchés par des cas humains de la grippe aviaire H5N1, a interdit l’importation de volaille en provenance de Chine.
je suis depuis longtemps un blog qui suit de très très près toutes ces éruptions, #SRAS, #grippe_aviaire, #choléra etc
il a publié une petite chrono :
http://crofsblogs.typepad.com/h5n1/2013/04/h7n9-chronology-update-1.html
et la carte en temps réel des (connaissances sur les) personnes atteintes :
http://epidemic.bio.ed.ac.uk/influenza_H7N9
Sur crofsblogs,
My rule of thumb for outbreaks: Don’t start to worry until you lose count of the cases. Or the new cases are healthcare workers.
j’ai eu peur, j’ai cru qu’il faudrait que je convainque mon chien de ne plus courir après les oiseaux, et ça me semblait particulièrement compliqué
Le virus H7N9 de la grippe aviaire, qui a fait un sixième mort en Chine, suscite l’inquiétude des experts, car il s’étend très largement et les animaux qui le véhiculent, sans doute poulets ou canards, ne montrent aucun signe apparent de la maladie.
« Je suis prudemment inquiet, dit le virologue John Oxford, de l’université de Londres Queen Mary. S’il s’agissait de quatre cas à Shanghaï, je serais beaucoup moins inquiet, mais vu l’étendue géographique des cas, je pense que cela signifie quelque chose. Ce n’est pas un virus mortel pour les poulets, ce qui veut dire qu’il pourrait se répandre parmi eux sans que personne s’en aperçoive. Et je pense qu’il est probablement plus étendu que nous ne l’imaginons. »
Un tour de différentes stations de métro abandonnées dans le monde.
http://io9.com/the-subterranean-wonder-of-abandoned-subway-stations-469821755
moui, j’avais hésité avec #abandon, #maison_abandonnée ou #architecture_fantôme, histoire qu’on puisse avoir un tag générique pour tous ces lieux désertés, mais #ghost_building semblait déjà un peu fourni
Nan nan, en vérité c’est surtout #ghost qui est fourni (un beau thème à suivre).
Le mot suivant en fait on peut mettre un peu ce qu’on veut, je pense. :)
Les premières photos me font penser à un vieux #film de la Hammer, Quatermass and the Pit, 1967, qui se passe intégralement dans une station du métro britannique () :
http://www.youtube.com/watch?v=bsnunQ-NERI
http://lenvolee.net/wp-content/uploads/2013/03/logo2-blanc.jpg
nous vous informons de la mise en ligne d’un nouveau site internet pour le journal l’Envolée.
12 ans, 34 numéros papiers, des miliers de lettres et de témoignages de prisonniers, de prisonnières et de proches ; des paroles en lutte ; des dizaines de textes d’analyses et d’informations sur les nouvelles lois, les prisons et le système judiciaire ; des dossiers thématiques sur les longues peines, les prisons pour mineurs, les liens entre pouvoir psychiatrique et enfermement carcéral, les luttes dans les nouvelles prisons... des rencontres, des solidarités concrètes.
Il fallait bien un nouveau site, plus navigable, plus lisible, qui permette d’accéder aux contenus par type de textes, par mots clefs et par date de parution. Tout n’est pas encore en ligne loin de là, mais le site est dores et déjà consultable :
L’Amorce - édition et diffusion -
http://lamorce.org
Nous nous sommes décidés à construire une coopérative de diffusion. Un outil qui répondrait à des besoins, matériels, existentiels, politiques. Nous, c’est à dire un groupe de gens qui bricolons avec des moyens et dans des lieux plus ou moins choisis, souvent à plusieurs.
Cette coopérative regroupe des personnes et des objets : on met en commun, on partage. Elle s’articule autour de lieux, parce que les conditions dans lesquelles sont montrés et regardés les films, lus, parcourus ou écoutés tel ou tel objet nous importent : la diffusion ne se réduit pas à une affaire de circulation.
Nous fabriquons, ça arrive : des films, des objets sonores, des journaux, des affiches, des livres, des choses entre les deux, entre deux formats, entre plusieurs questions. Et nous avons, entre autres soucis, celui de les montrer, de les partager, de les transmettre, que d’autres s’en saisissent. Comment se fait-il qu’au lieu de partage, il est dit distribution ? (Distribution d’ailleurs dont nous sommes privés). Pour que ces objets puissent être vus, montrés, dans une salle de cinéma, dans le garage d’une maison, au détour d’une bibliothèque, sur le mur d’un immeuble, à l’occasion d’une fête ou d’une discussion, nous avons besoin de personnes à qui les confier et de lieux pour les accueillir. C’est-à-dire d’hospitalité.
Cette coopérative voudrait en être l’amorce.
#Coopérative, #Diffusion, #Édition
[Les amis de Ludd] Les hackers et l’esprit du parasitisme
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Hackers_et_parasitisme.pdf
L’« éthique hacker » ne peut être qu’une éthique du nouvel esprit parasitaire qui s’accroche au monde pour profiter au maximum de l’instant présent, gaspiller toujours plus d’énergie, et bousiller un nombre toujours plus grand de populations et leurs territoires. Par sa
méconnaissance totale, au niveau pratique et quotidien, des rudiments de la survie collective, le hacker se transforme en une sorte d’indolent hyperactif. Par leur méconnaissance des problèmes techniques et du pillage de tout ce qui fait vivre la planète, les hackers se révèlent à nous pour ce qu’ils sont : des fanatiques de l’artificialisation dont le projet n’ajoute qu’un maillon de plus à la chaîne des irresponsabilités qui pèse sur la société humaine de tout son poids destructeur.
Critique radicale, même RMS y passe…
Hou là, c’est du lourd ! Rien que l’intro, déjà... !
Quand mon père était jeune, il y avait un truc qui s’appelait les situationnistes et qui produisaient des textes très longs et incompréhensibles, critiquant tout le monde. Quand j’étais jeune, il y avait un truc qui s’appelait les autonomes, et qui produisaient des textes très longs et incompréhensibles, critiquant tout le monde. Pièces et main d’œuvre est le digne héritier de ces courants loggorhéiques. (J’ai pas oublié un h ?)
Et puis, « une nature, avec ses rythmes à respecter », c’est beau comme du Pétain.
Si tu penses que les situationnistes critiquaient « tout le monde », c’est que tu n’as pas dû lire grand chose de Debord ou de Vaneigem (ou de Castoriadis et du communisme de conseil, dont ils étaient un peu proches). Ou alors que pour toi le monde se résume à la droite et à la gauche, ou aux réacs et aux progressistes, que ces situationnistes critiquaient effectivement tout aussi violemment. Mais bon... il y a plein d’autres gens dans « le monde ». :)
En revanche, tu as raison, PMO est (entre autre) héritier : des situs, de l’Encyclopédie des Nuisances, et de Jacques Ellul et Bernard Charbonneau. Mais aussi du journalisme d’enquête : leur travail de compilation et de recoupement de multiples livres blancs, communiqués, journaux officiels, discours publics ou semi-publics, etc, est assez impressionnant.
Le groupe « Los amigos de Ludd », qui est un autre groupe, espagnol, n’a pas tout à fait les mêmes références, mais les sensibilités sont proches.
Quant au texte lié, il ne critique pas tout le monde, mais une personne et un texte précis : c’est avant tout une critique du texte de Pekka Himanen et de ceux qui revendiquent ce discours.
Une traduction anglaise d’une interview de Los amigos de Ludd par le journal basque Ekintza, en 2006 lorsqu’ils ont dissout le bulletin :
http://libcom.org/library/interview-los-amigos-de-ludd
(l’original : http://www.nodo50.org/ekintza/spip.php?article440)
Pas qu’une personne, tout de même, @rastapopoulos : le texte condamne globalement toute la communauté du logiciel libre en général.
J’avoue avoir compris sensiblement la même chose même si le type d’écriture est d’une densité trop forte pour ma petite tête...
@baroug oui, effectivement, grosse généralisation typique de ce genre de courant. Après le texte ne parle pas que de ça.
@rastapopoulos merci pour les liens.
Et sinon http://seenthis.net/people/ateliermediaslibres
Mouais : d’une, ils ne parlent du logiciel libre en général qu’à la dernière page, 90% du texte ne parlant que d’Himanen ; et de deux, ils ne généralisent pas plus que ce que disent les communautés d’elles-même : dans un 8 pages incisif on ne va pas parler en détail des trois pleupleus qui penseraient différemment, sinon on écrit un livre et c’est autre chose (il s’agit là d’un article dans leur bulletin).
Cela dit, oui, certaines formulations à la fin auraient pu être plus précises (sur le droit d’auteur notamment), ou moins généraliste (en mettant du pluriel par exemple pour dire qu’il n’y a pas toujours un truc unitaire). Mais ça n’enlève rien au raisonnement global, à mon avis. On s’attarde toujours sur les détails pour mieux ne pas répondre aux objections générales.
Je crois me rappeler que quelqu’un dans feu la communauté decroissance.info avait aussi écrit sur ce thème, sur l’informatique et les logiciels libres. Deun je crois. @bug_in aura peut-être plus de mémoire. :)
@rastapopoulos : perso, je trouve le texte intéressant (au-delà de son côté caricatural) à la lueur de l’engouement de certains pour les derniers gadgets ou les drones, ainsi que le renforcement de la technologie comme outil de contre-insurrection, bien plus problématique que les soucis de vie privée (cf. l’intro sur l’Atelier). Le sujet est aussi abordé dans le livre de Biaggini sur l’emprise numérique, je suis preneur d’autres textes :-)
Deun l’avais fait oui, mais globalement on avait tous planché sur le sujet il y a 5 ans parcequ’on voulait sortir un truc sur décroissance et informatique, mais on a laissé coulé. J’ai retrouvé un vieux commentaire a moi (lol, je m’autocite en 2007) :
On trouvera des articles trés intéressant ici :
http://www.decroissance.info/Des-pi...
http://www.decroissance.info/Reloca...
http://www.decroissance.info/Etre-r...
La trés bonne revue Presta :
http://lepresta.ouvaton.org
Et des débats à n’en plus finir ici :
Décroissance et informatique
http://forum.decroissance.info/view...
Logiciel libre & Informatique
http://forum.decroissance.info/view...
Informatique : le Libre et le Décroissant
http://forum.decroissance.info/view...
Décroissance et Internet
http://forum.decroissance.info/view...
Informatique, management et spécialisation
http://forum.decroissance.info/view...
Vos ordinateurs puent la sueur
http://forum.decroissance.info/view...
Documents sur l’informatique
http://forum.decroissance.info/view...
La Presta numéro 2. La critique de l’informatique.
http://forum.decroissance.info/view...
Etre responsable, défaire l’emprise informatique
http://forum.decroissance.info/view...
Relocaliser, désinformatiser
http://forum.decroissance.info/view...
@bug_in : 1) le domaine est « en vente » (ach quel domach !) et 2) tous tes liens sont coupés, ce qui ne permet pas de retrouver les pages sur les archives d’internet sur archive.org
Le libre accès aux codes sources, la possibilité d’utiliser et de modifier les programmes sans avoir à se soucier des droits d’auteur, la défense d’une conception libre et collective des logiciels, les échanges désintéressés de savoirs et d’outils, toutes ces émouvantes revendications reflètent le drame collectif d’une génération coincée entre son intelligence pragmatique et ses illusions technologiques, les seules qu’elle a reçues en guise de transmission effective.
Il me semble que cette citation condamne explicitement, ou tout du moins ridiculise, l’essentiel des problématiques liées aux logiciels libres, non ?
LES PETITES REVUES
http://petitesrevues.blogspot.fr
Ceci est un blog bibliographique. On n’y lira aucun billet d’humeur, aucun article, aucune confidence de l’auteur. Rien de tout cela, mais de la sècheresse descriptive, sur laquelle poussera, parfois, un chétif arbuste informatif. Le principe : un billet, une description d’un numéro de « petite revue », parue entre 1880 et nos jours pluvieux.
Chicago Lights Photography
Le photographe japonais Satoki Nagata a récemment publié une série de clichés magnifiques en noir & blanc réalisée en se baladant dans la ville de Chicago où il réside. Des images splendides à découvrir...
http://www.fubiz.net/wp-content/uploads/2013/03/Chicago-Lights-Photography14-640x425.jpg
http://www.fubiz.net/wp-content/uploads/2013/03/Chicago-Lights-Photography12-640x425.jpg
http://www.fubiz.net/2013/03/18/chicago-lights-photography
Le reste de son travail vaut aussi le détour.
http://www.satoki.com
La technique est-elle responsable de l’accélération du monde ?
►http://www.internetactu.net/2013/03/19/la-technique-est-elle-responsable-de-lacceleration-du-monde
Le sociologue et philosophe allemand Harmut Rosa a été remarqué en France depuis la traduction en 2010 d’Accélération : une critique sociale du temps, complété depuis par une synthèse et mise à jour de ce livre dans Accélération et aliénation… Pour Hartmut Rosa, le temps a longtemps été négligé dans les analyses des sciences sociales sur la modernité au profit…
#_alléger_la_ville_ #économie_de_l'attention #déconnexion #digiwork #management #politiques_publiques #prospective #temps_réel
Eric Rohmer, Les Métamorphoses du paysage : l’ère industrielle | 1964
http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.fr/2013/03/rohmer-metamorphose-du-paysage.html
Les années 1960 sont pour Eric #Rohmer des années de transition, entre les et la réalisation cinématographique, marquées par une incursion à la télévision scolaire des années Malraux : il réalisera douze #documentaires, dont le premier opus de la série : « Métamorphoses du #paysage », sur l’ #industrialisation du paysage français, catalogue de constructions industrielles photographiées en noir et blanc, sur lesquelles se pose une voix off volontiers plus poétique que didactique.