• Valentin Lacambre (Altern.org, Gandi, Bongraine.info) : "Après Internet, je suis en train de chercher la prochaine révolution !" - JDN Web & Tech
    http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/valentin-lacambre-valentin-lacambre.shtml

    J’ai eu la marque « Internet » pour 20 ans à compter d’avril 1994, et comme je ne l’ai pas renouvelée, Internet vient officiellement de retomber dans le domaine public. Je l’ai fait jouer à quelques reprises pour contrer des entreprises qui prétendaient empêcher les autres de s’appeler « Internet ». La valeur est surtout sentimentale.

    Internet est donc dans le domaine public ;) j’avais raté cette info capitale ;)

    https://www.youtube.com/watch?v=A2hA3Bvm1n4#t=129

    #3615internet

    via @laurent sur touiteur

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  • De quel terrorisme jihadiste nous ont parlé les députés et le gouvernement ?
    http://reflets.info/de-quel-terrorisme-jihadiste-nous-ont-parle-les-deputes-et-le-gouvernement

    A la lumière du cafouillage impliquant trois djihadistes supposés à leur retour en France, la question mérite d’être posée : à quoi sert une loi dont la mesure phare consiste à retirer le passeport aux apprentis terroristes si le système qui permet de les repérer dans les aéroports ne fonctionne que de manière aléatoire ? Et pourtant… […]


  • Mesh Networking et privacy by design ?
    http://reflets.info/mesh-networking-et-privacy-by-design

    La semaine dernière sur Twitter et ce weekend ici même, nous alertions sur le fait que l’application mobile Firechat d’OpenGarden pourrait être dangereuse à utiliser dans certains contextes. En l’état, nous maintenons cet avertissement, mais il me semble important de préciser pas mal de points pour que cet avertissement soit bien compris. Il s’agit pour […]


  • La compétitivité est une idée morte
    http://www.laviedesidees.fr/La-competitivite-est-une-idee.html

    La quête de la compétitivité n’est pas seulement erronée, mais elle est dangereuse, parce qu’elle masque les vrais défis et les vrais enjeux de l’avenir de nos économies et de nos sociétés. Telle est la thèse que soutient Thomas Coutrot, cofondateur des Économistes atterrés et porte-parole d’Attac.

    Essais & débats

    / compétitivité, #croissance, #inégalités, #écologie, #catastrophe

    #Essais_&_débats #compétitivité


  • A Hong Kong, les manifestants utilisent #FireChat, une messagerie instantanée sans réseau cellulaire ni Internet | Des avis sur les réseaux #Mesh ?
    http://www.slate.fr/story/92755/hong-kong-firechat-mesh

    « Les réseaux Mesh ne protègent pas la vie privée. Ou du moins, ils ne sont pas un garde-fou suffisant. A Berlin, Detroit ou Ljubljana, tous les artisans des Mesh évoquent la nécessité de chiffrer les communications, y compris sur ces réseaux. Mais sans point central, comme les fournisseurs d’accès à Internet, la surveillance du réseau en entier devient plus complexe. »


  • Rappel pour les gens qui vivent sous terre et n’ont donc toujours pas entendu parler d’#Ello : rézosocio sans pub, gentil, sur invitation seulement. Il a bien marché sur certaines communautés par exemple beaucoup de trans, furieux que Facebook oblige ses utilisateurs à utiliser leur nom d’état-civil. https://ello.co

    OK, ce que je constate d’#Ello, pour l’instant.

    C’est le ziollionième rézosocio centralisé, une centralisation dont on sait pourtant se passer sur l’Internet depuis SMTP et XMPP, donc pas mal d’années.

    Il n’y a pas d’API, même en « Coming soon » donc on doit supporter leur éditeur intégré pour écrire.

    Le nom de domaine est enregistré en Colombie (!) et les informations sur le titulaire sont masquées (ce qui a un sens pour un particulier mais pas pour une entreprise).

    Le bouton « Delete post » ne marche pas (bogue ?) donc attention à ce que vous écrivez, ça restera.

    Apparemment, pas d’équivalent de Like (Facebook), RT (Tweeter) ou Partager (SeenThis) et c’est apparemment volontaire et apprécié par certains.

    Un interview du concepteur : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/09/30/paul-budnitz-createur-d-ello-la-publicite-c-est-le-diable_4496554_4408996.ht

    Un article anti-Ello d’un pro-publicitaire http://www.mediassociaux.fr/2014/09/30/lutopie-dun-reseau-social-neutre-grande-echelle

    Une bonne explication de son fonctionnement http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20140929.OBS0614/faut-il-adherer-a-ello-le-reseau-social-anti-facebook.html

    Inquiétudes sur les risques de harcèlement (Ello n’a pas encore de moyen de bloquer un utilisateur mais c’est prévu) : http://fatbodypolitics.tumblr.com/post/98306272036/goodbye-ello-privacy-safety-and-why-ello-makes-me Je ne comprends pas complètement son argument, j’ai coupé le partage public et donc mes messages comme https://ello.co/bortzmeyer/post/cbrUrxWXqnCn5AiihQiw9w ne sont pas accessibles de l’extérieur. Les messages publics, eux, le sont https://ello.co/vianneyvlrt/post/TFT8jcGYisF0gdHHRM39GQ


  • Claude Hagège: «Imposer sa langue, c’est imposer sa pensée» - L’Express
    http://www.lexpress.fr/culture/livre/claude-hagege-imposer-sa-langue-c-est-imposer-sa-pensee_1098440.html

    Seuls les gens mal informés pensent qu’une langue sert seulement à communiquer. Une langue constitue aussi une manière de penser, une façon de voir le monde, une culture.

    #langues #anglais #domination

    • #langues_sans_frontières

      Le problème est que la plupart des gens qui affirment « Il faut apprendre des langues étrangères » n’en apprennent qu’une : l’anglais. Ce qui fait peser une menace pour l’humanité tout entière.

      Toute l’Histoire le montre : les idiomes des Etats dominants conduisent souvent à la disparition de ceux des Etats dominés. Le grec a englouti le phrygien. Le latin a tué l’ibère et le gaulois. A l’heure actuelle, 25 langues disparaissent chaque année ! Comprenez bien une chose : je ne me bats pas contre l’anglais ; je me bats pour la diversité. Un proverbe arménien résume merveilleusement ma pensée : « Autant tu connais de langues, autant de fois tu es un homme. »

      Il faut bien comprendre que la langue structure la pensée d’un individu. Certains croient qu’on peut promouvoir une pensée française en anglais : ils ont tort. Imposer sa langue, c’est aussi imposer sa manière de penser.

      C’est d’ailleurs un invariant de l’Histoire. Le gaulois a disparu parce que les élites gauloises se sont empressées d’envoyer leurs enfants à l’école romaine. Tout comme les élites provinciales, plus tard, ont appris à leur progéniture le français au détriment des langues régionales. Les classes dominantes sont souvent les premières à adopter le parler de l’envahisseur. Elles font de même aujourd’hui avec l’anglais.

    • « Tout comme les élites provinciales, plus tard, ont appris à leur progéniture le français au détriment des langues régionales. »

      Ce serait donc la faute des provinciaux...

      Les deux dernières questions :

      « N’est-il pas contradictoire de vouloir promouvoir le français à l’international et de laisser mourir les langues régionales ?
      Vous avez raison. On ne peut pas défendre la diversité dans le monde et l’uniformité en France ! Depuis peu, notre pays a commencé d’accorder aux langues régionales la reconnaissance qu’elles méritent. Mais il aura fallu attendre qu’elles soient moribondes et ne représentent plus aucun danger pour l’unité nationale.

      Il est donc bien tard...
      Il est bien tard, mais il n’est pas trop tard. Il faut augmenter les moyens qui sont consacrés à ces langues, les sauver, avant que l’on ne s’aperçoive que nous avons laissé sombrer l’une des grandes richesses culturelles de la France. »

      Il estime donc que le statut actuel des langues régionales correspond à « la reconnaissance qu’elles méritent »... pffff !

    • @irakurri : tu vas un peu vite en besogne et en lecture.
      1) Il parle des élites provinciales, et pas des provinciaux tt court. De même qu’il parle des élites françaises vis à vis de l’anglais et pas des anglais tout court.
      2) il ne dit pas que le statut correspond à « la reconnaissance qu’elle mérite » mais qu’on « commence à accorder » cette reconnaissance. Si donc on commence à accorder, ca veut bien dire que tt n’est pas complet...

    • Tout à fait d’accord Maïeul. Il semble accorder le même intérêt pour les langues régionales. En revanche quand il dit :

      il aura fallu attendre qu’elles soient moribondes et ne représentent plus aucun danger pour l’unité nationale.

      Si on a un raisonnement a contrario le sauvetage des langues régionales entrerait en collision avec l’unité nationale. Ne peut-on pas associer les deux ?

    • @irakurri « c’est donc de la faute des provinciaux ». De la faute Pour partie des élites provinciales en tous les cas. Il faut dire que le français a été la langue de la promotion sociale. Ne pas être suffisamment francophone est rapidement devenu un obstacle dirimant. Je vois toute la différence entre le catalan de Catalogne, où la bourgeoisie n’a jamais abandonné l’usage de la langue, et la Catalogne française (d’où je viens) où le catalan est essentiellement une langue populaire (ce qui n’est pas péjoratif bien entendu) et surtout une langue de vieux.

    • Merci pour ces contributions, mais je ne peux m’empêcher d’avoir une lecture « pessimiste »...
      1- OK effectivement il parle d’ élites provinciales... mais aucune mention, si ce n’est une allusion à la langue des puissants, du rôle joué par l’éducation nationale pour supprimer l’usage des autres langues même en cours de récréation et autre bonnet d’ânes. Donc en résumé, il focalise sur le rôle des élites provinciaux pour expliquer le désintérêt pour les langues régionales, tout en occultant le rôle joué par la « république » contre ces langues...
      2- Par contre, ça reste flou sur le commencement d’une reconnaissance méritée

    • il aura fallu attendre qu’elles soient moribondes et ne représentent plus aucun danger pour l’unité nationale.

      Je n’ai pas commenté ce passage mais sur ce sujet il y aurait aussi beaucoup à dire.

      Quand on a pris l’habitude de considérer comme un bien absolu et clair de toute ombre cette croissance au cours de laquelle la France a dévoré et digéré tant de territoires, comment une propagande inspirée exactement de la même pensée, et mettant seulement le nom de l’Europe à la place de celui de la France, ne s’infiltrera-t-elle pas dans un coin de l’âme ? Le patriotisme actuel consiste en une équation entre le bien absolu et une collectivité correspondant à un espace territorial, à savoir la France ; quiconque change dans sa pensée le terme territorial de l’équation, et met à la place un terme plus petit, comme la Bretagne, ou plus grand, comme l’Europe, est regardé comme un traître. Pourquoi cela ? C’est tout à fait arbitraire. L’habitude nous empêche de nous rendre compte à quel point c’est arbitraire. Mais au moment suprême, cet arbitraire donne prise au fabricant intérieur de sophismes.
      Les collaborateurs actuels [Écrit en 1943 (NdT)] ont à l’égard de l’Europe nouvelle que forgerait une victoire allemande l’attitude qu’on demande aux Provençaux, aux Bretons, aux Alsaciens, aux Francs-Comtois d’avoir, quant au passé, à l’égard de la conquête de leur pays par le roi de France. Pourquoi la différence des époques changerait-elle le bien et le mal ? On entendait couramment dire entre 1918 et 1919, par les braves gens qui espéraient la paix : « Autrefois il y avait la guerre entre provinces, puis elles se sont unies en formant des nations. De la même manière les nations vont s’unir dans chaque continent, puis dans le monde entier, et ce sera la fin de toute guerre. » C’était un lieu commun très répandu ; il procédait de ce raisonnement par extrapolation qui a eu tant de puissance au XIX e siècle et encore au XX e . Les braves gens qui parlaient ainsi connaissaient en gros l’histoire de France, mais ils ne réfléchissaient pas, au moment où ils parlaient, que l’unité nationale s’était accomplie presque exclusivement par les conquêtes les plus brutales. Mais s’ils s’en sont souvenus en 1939, ils se sont souvenus aussi que ces conquêtes leur étaient toujours apparues comme un bien. Quoi d’étonnant si une partie au moins de leur âme s’est mise à penser : « Pour le progrès, pour l’accomplissement de l’Histoire, il faut peut-être en passer par là ? »

      http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/enracinement/weil_Enracinement.pdf


  • La quasi totalité des réserves d’#eau françaises contaminées par les #pesticides | Jean-Sébastien Herpin
    http://jsherpin.wordpress.com/2013/07/25/la-quasi-totalite-des-reserves-deau-francaises-contaminees-par-l
    http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Sujets_transversaux/Developpement_durable/Indicateurs_de_developpement_durable/IDD_territoriaux/2013/carte-pesticides-eaux-souterraines.png

    « les contaminations des nappes phréatiques par les pesticides sont essentiellement localisées, pour les plus fortes, en région Centre, dans les Charentes, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence, en Martinique, ainsi qu’au Sud de la Guyane et de Basse Terre en Guadeloupe, avec des concentrations totales de pesticides dépassant 0,5 µg/l (norme de qualité DCE). Au nord de l’Hexagone, en nord Bretagne, dans le couloir rhodanien et le Sud-Ouest, les concentrations totales en pesticides des nappes sont fréquemment supérieures à 0,1 µg/l. Les nappes sous couverture argileuse (en Aquitaine et à l’est du bassin parisien) et les nappes de montagne, est et sud du Massif Central, Pyrénées, Alpes, sont les plus préservées puisqu’aucun pesticide n’y est détecté. »


  • Revoir l’économie du médicament avant qu’elle nous conduise au rationnement - Gaëlle Krikorian
    http://blogs.mediapart.fr/blog/gkrikorian/290914/revoir-leconomie-du-medicament-avant-quelle-nous-conduise-au-rationn

    Depuis plusieurs mois le prix du sofosbuvir, un #médicament contre l’#hépatite_C commercialisé sous le nom de #Sovaldi® par le laboratoire pharmaceutique Gilead, fait couler beaucoup d’encre. En France mais aussi ailleurs dans le monde. La firme en demande de 45 000 à 60 000€, selon les pays, pour le traitement d’un patient pendant 12 semaines. Médecins, directeurs d’institutions sanitaires, responsables politiques, organisations de patients ont multipliés les déclarations : tous s’entendent pour trouver ce prix beaucoup trop élevé. Et d’abord trop élevé pour être soutenable par les systèmes de #santé.

    #big_pharma

    • Entendu parler de cela. Pour l’obtenir, il faut faire la demande à l’assurance maladie pour savoir si elle prend en charge ce médicament qui est extraordinaire, sans dec. Et comme il est tout nouveau sur le marché, la recherche doit être amortie. Son prix baissera au fil du temps.
      Toutefois, il serait juste de se demander combien coûte un traitement normal d’une HC déclarée qui peut durer sur des mois, tout en ayant un risque de rechute, et l’administration de ce médoc.
      J’ai une voisine qui a été « finalement » soignée par ce médicament et son état s’est amélioré à une vitesse à peine croyable.
      Perso, c’est un débat sur lequel je ne m’étendrais pas.


  • Les #paysans malades des #pesticides - Information - France Culture
    http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-les-paysans-malades-des-pesticides-2014-09-24

    Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée. Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

    #santé


  • MALENTENDU – Un nageur professionnel pris pour un immigré clandestin avant de traverser la Manche | Big Browser
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/08/28/manche-immigration-nageur

    John Van Wisse est un sportif australien qui n’a pas froid aux yeux. A 41 ans, il a l’ambition de battre le record de l’ultra-triathlon entre Londres et Paris. S’il est habitué aux difficultés inhérentes à ce sport extrêmement physique, il ne s’attendait sûrement pas à rencontrer un autre obstacle sur son chemin : la police de l’immigration.

    #gorafi_encore_plagié


  • André Gorz : « Pourquoi la société salariale a besoin de nouveaux valets » - Perspectives gorziennes
    http://www.perspectives-gorziennes.fr/index.php?post/2013/05/15/André-Gorz:-«Pourquoi-la-société-salariale-a-besoin-de-nouveaux-valets»/1520

    En RFA, le volume annuel du #travail a diminué de 30 % depuis 1955. En France, il a baissé de 15 % en trente ans, de 10 % en six ans. Les conséquences de ces gains de #productivité sont ainsi résumées par M. Jacques Delors : en 1946, un salarié âgé de vingt ans devait s’attendre à passer au travail un tiers de sa vie éveillée ; en 1975, un quart seulement ; aujourd’hui, moins d’un cinquième. Et encore ce dernier chiffre n’intègre-t-il pas les gains de productivité à venir et ne prend-il en considération que les salariés employés à plein temps, toute l’année durant. Toujours selon M. Delors, les Français âgés aujourd’hui de plus de quinze ans passeront moins de temps au travail qu’ils n’en passent à regarder la télévision.

    Ces #chiffres, notre #civilisation, notre presse, nos représentants politiques préfèrent ne pas les regarder en face. Ils se refusent à voir que nous ne vivons plus dans une société de producteurs, dans une civilisation du travail. Le travail n’est plus le principal ciment social, ni le principal facteur de socialisation, ni l’occupation principale de chacun, ni la principale source de #richesse et de bien-être, ni le sens et le centre de nos vies. Nous sortons de la civilisation du travail, mais nous en sortons à reculons, et nous entrons à reculons dans une civilisation du temps libéré, incapables de la voir et de la vouloir, incapables donc de civiliser le temps libéré qui nous échoit, et de fonder une culture du temps disponible et une culture des activités choisies pour relayer et compléter les cultures techniciennes et professionnelles qui dominent la scène. Nos discours demeurent dominés par le souci de l’efficience, du rendement, de la performance maximale, donc par le souci d’obtenir le plus grand résultat possible avec le minimum de travail et dans le minimum de temps. Et nous semblons décidés à ignorer que nos efforts d’efficacité, de rationalisation ont pour conséquence principale ce résultat - que la rationalité économique ne sait ni évaluer ni charger de sens - de nous libérer du travail, de libérer notre temps, de nous libérer du règne de la rationalité économique elle-même.

    #RdB


  • Dans le Web, on s’est tellement habitués à des mauvaises solutions de sécurité qu’on n’y fait même plus attention. Tout le Web (y compris SeenThis) utilise des #cookies pour l’authentification et ne se demande même plus si on ne pourrait pas faire mieux. Heureusement, il existe des chercheurs courageux qui travaillent sur le problème, et voici une proposition originale : remplacer les cookies par des #macarons.

    « Macaroons : Cookies with Contextual Caveats for Decentralized Authorization in the Cloud » de Arnar Birgisson, Joe Gibbs Politz, Ulfar Erlingsson, Ankur Taly, Michael Vrable et Mark Lentczner

    http://research.google.com/pubs/archive/41892.pdf

    L’avantage des cookies est la simplicité : le serveur choisit un nombre imprévisible (par exemple parce qu’il est aléatoire) et le transmet (par un canal sûr, car la seule connaissance du cookie donne l’accès) au client qui pourra ensuite re-présenter ce cookie à chaque visite.

    La principale limite des cookies : on ne peut pas transmettre une autorisation reçue, en la limitant. Avec le cookie, c’est tout (on donne le cookie à un tiers) ou rien. Il faut donc, pour chaque type d’accès, que le serveur émette un nouveau cookie. Si on a donné un cookie qui permet un accès en écriture à quelqu’un, et que celui-ci veuille transmettre cet accès mais en lecture seule, il ne peut pas, le serveur devra émettre un nouveau cookie.

    Le principe des macarons est que les premiers sont émis par le serveur (comme les cookies) mais qu’ensuite les destinataires des macarons peuvent les transmettre, en les atténuant (lecture seule au lieu de lecture et écriture) ou en limitant l’accès (par exemple seulement à certaines adresses IP). Cette limitation se fait en ajoutant des caveats au macaron. Le serveur, en recevant un macaron, vérifiera que tous les caveats sont respectés. Par exemple, si Alice a reçu du serveur un macaron ne portant pas de caveat et qu’elle ajoute le caveat « lecture seule » avant de passer le macaron à Bob, Bob ne se verra allouer l’accès que si l’opération est une simple lecture.

    Techniquement, un macaron est un nombre imprévisible, accompagné de la liste des caveats. La cryptographie permet de vérifier cette liste, assurant qu’on n’a pas retiré ou ajouté de caveats. Le premier HMAC (somme de contrôle cryptographique) est calculé à partir de la clé du serveur. À chaque fois qu’on ajoute un caveat, on calcule un nouveau HMAC à partir de celui du macaron précédent. Le serveur sera ainsi le seul à pouvoir suivre la liste et vérifier le HMAC final.

    #sécurité_Web


  • De Multics à Unix et au logiciel libre - Site WWW de Laurent Bloch
    http://www.laurentbloch.org/MySpip3/spip.php?article291

    Un article un peu « pour geeks », mais passionnant en raison des précisions et rappels historiques sur le développement des systèmes d’exploitation.

    Avant d’aborder la question du logiciel libre, il faut s’interroger sur un phénomène quand même surprenant : nous avons dit qu’Unix était très inconfortable pour tout autre qu’un développeur utilisant ses diverses fonctions à longueur de journée. Comment expliquer alors qu’en une dizaine d’années il se soit vu reconnaître une position hégémonique dans tout le monde de la recherche ? Parce que même dans les départements d’informatique des universités et des centres de recherche, la majorité des gens ne passent pas leur temps à programmer, il s’en faut même de beaucoup, alors ne parlons pas des biologistes ou des mathématiciens.

    La réponse n’est pas univoque. Mon hypothèse est que si cette population d’étudiants et d’ingénieurs, pauvre en capital social et en légitimité scientifique, a pu se hisser à cette position hégémonique, c’est que la place était à prendre. Pendant les années 1960 et 1970, on assiste aux tentatives des autorités académiques légitimes de l’informatique, dont les porte-drapeaux ont nom Dijkstra, Hoare, Knuth, ou en France Arsac, Ichbiah, Meyer, pour imposer leur discipline comme une science à part entière, égale de la Physique ou de la Mathématique. Pour ce faire ils élaborent des formalisations, des théories, des concepts souvent brillants. Peine perdue, ils échouent, malgré le succès technique et économique retentissant de l’informatique, ou peut-être même victimes de ce succès. Le public, fût-il universitaire, ne discerne pas l’existence d’une science derrière les objets informatiques qui deviennent de plus en plus ses outils de travail quotidiens. Les raisons de cet état de fait restent en grande partie à élucider, sur les traces de chercheurs en histoire de l’informatique tels en France Pierre-Éric Mounier-Kuhn, Valérie Schafer ou Camille Paloque-Berges. Ce désarroi identitaire de l’informatique universitaire snobée par ses collègues laissait le champ libre à des non-mandarins d’autant plus dépourvus de complexes qu’ils n’avaient aucune position à défendre et que le contexte économique d’Unix lui permettait de se développer dans les marges du système, sans gros budgets hormis le coup de pouce initial de la DARPA. Les financements absorbés par Unix et TCP/IP sont assez ridicules si on les compare à ceux de l’intelligence artificielle, sans doute la branche la plus dispendieuse et la plus improductive de la discipline [9], ou même à ceux du langage Ada, projet sur lequel se sont penchées toutes les bonnes fées de la DARPA et du monde académique, et qui finalement n’a jamais percé en dehors des industries militaires et aérospatiales (ce n’est déjà pas si mal, mais les espoirs étaient plus grands).

    Finalement, les outsiders unixiens l’ont emporté par leur séduction juvénile et leur occupation du terrain pratique, qui leur a permis de proposer à telle ou telle discipline les outils qui lui manquaient au moment crucial : le système de composition de documents TeX pour les mathématiciens, qui seul répondait à leurs exigences typographiques, et pour les informaticiens toutes sortes de langages et surtout d’outils pour créer des langages. J’ai vu dans le monde de la biologie Unix supplanter VMS : il faut bien dire que les tarifs pratiqués par Digital Equipment et la rigidité de sa politique de produits lui ont coûté la domination d’un secteur qui n’avait pas beaucoup de raisons de lui être infidèle. Un collègue m’a confié un jour « Le principal argument en faveur d’Unix, c’est que c’est un milieu sympathique ». Cet argument m’avait paru révoltant, mais je crois qu’il avait raison, si l’on prend soin de préciser que par « sympathique » on entend « propice aux libres échanges intellectuels ».

    Pour qu’un tel procédé donne des résultats utilisables, il faut que le logiciel présente une architecture qui s’y prête, notamment une grande modularité, afin que chaque contributeur puisse travailler relativement indépendamment sur telle ou telle partie. Par exemple, dans le noyau Linux, tout ce qui permet le fonctionnement de machines multi-processeurs et la préemption des processus en mode noyau demande une synchronisation beaucoup plus fine des fils (threads) d’exécution : les adaptations nécessaires ont été réalisées par Robert Love, ce qui a été possible parce qu’il n’était pas trop difficile d’isoler les parties du code concernées. À l’inverse, lorsque Netscape a voulu donner un statut Open Source à une partie du code de son navigateur connue sous le nom Mozilla, l’opération a été rendue difficile parce que le code initial n’avait pas été réalisé selon un plan suffisamment modulaire.

    Finalement, la réutilisation de composants logiciels, dont plusieurs industriels parlent beaucoup depuis des années sans grand résultat, sera sans doute réalisée plutôt par les adeptes de l’Open Source. En effet, l’achat d’un tel composant est un investissement problématique, tandis que le récupérer sur le réseau, l’essayer, le jeter s’il ne convient pas, l’adopter s’il semble prometteur, c’est la démarche quotidienne du développeur libre. On pourra lire à ce sujet l’article de Josh Lerner et Jean Tirole, The Simple Economics of Open Source.

    Linux est au départ plutôt un Unix System V, mais doté de toutes les extensions BSD souhaitables, ainsi que des dispositifs nécessaires à la conformité POSIX [19]. Sa principale originalité tient sans doute à son processus de développement : alors que tous les autres systèmes d’exploitation cités dans ce chapitre ont été développés par des équipes organisées, le développement du noyau Linux s’est fait depuis le début par « appel au peuple » sur l’Internet. Quiconque s’en sent la vocation peut participer aux forums, lire le code et proposer ses modifications (appelées patches). Elles seront examinées par la communauté, et après ce débat Linus Torvalds tranchera et décidera de l’incorporation éventuelle au noyau officiel. Il est difficile d’estimer les effectifs d’une telle communauté informelle, mais le nombre de contributeurs actifs au noyau Linux était en 2003 sans doute inférieur à 200 (nombre de développeurs recensés pour la version 2.0. Plus récemment : 1 326 contributeurs à la version 3.2 de janvier 2013). Le succès de Linux résulte sans doute en partie de facteurs impondérables : pourquoi l’appel initial de Torvalds a-t-il séduit d’emblée ? La réponse à cette question est sûrement complexe, mais en tout cas le succès est incontestable. Ce qui est sûr, c’est que l’appel à contribution d’août 1991 répondait à une attente et à une frustration largement répandues.


  • Les appareils connectés en mode veille : un gâchis planétaire
    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-appareils-connectes-mode-veille-gachis-planet

    Prenons l’exemple des décodeurs pour les téléviseurs. En 2010, aux seuls États-Unis, il y avait plus de 160 millions de ces boîtiers branchés et prêts à l’utilisation. En principe, ils doivent rester connectés en permanence afin de répondre aux demandes provenant du réseau, comme lorsqu’une application est utilisée à distance pour lancer l’enregistrement, ou quand il faut mettre à jour un logiciel interne. Le résultat, selon ce rapport : ces boîtiers ont consommé 18 TWh d’électricité pendant l’année, soit plus que la #consommation annuelle en #énergie de l’Islande. Ou bien, en d’autres termes, 2 milliards de dollars (1,5 milliard d’euros) en factures d’#électricité pour leurs propriétaires.


  • Having a Facebook Account Is to Beg to Be Manipulated | Alternet
    http://www.alternet.org/media/having-facebook-account-beg-be-manipulated?akid=12021.108806.Q4wCTa&rd=1&s

    The average Facebook user sees only 20 percent of the 1,500 stories per day that could have shown up in their news feed. The posts you receive are determined by algorithms whose bottom line is Facebook’s bottom line. The company is constantly adjusting all kinds of dials, quietly looking for the optimal mix to make us spend more of our time and money on Facebook. Of course the more we’re on Facebook, the more information they have about us to fine-tune their formulas for picking ads to show us. That’s their business model: We create and give Facebook, for free, the content they use and the data they mine to hold our attention, which Facebook in turn sells to advertisers.

    John Kenneth Galbraith called advertising “the management of specific demand.” Ads tell us stories, which are all variants of: If you buy this, you’ll be happy. Their words and images were tested on audiences even before Don Draper was a boy, and now digital analytics gives marketers new attention management techniques to use on us. Today, every tweet, every YouTube or blog post aspires to be viral, and when that happens, no one complains that some cat or cute kid or Kardashian has used Orwellian mind-control to manipulate our mood.


  • “Germany has a censorship federal agency called BPjM which maintains a secret list of about 3000 URLs. To keep the list secret it is distributed in the form of md5 or sha1 hashes as the ‘BPJM-Modul’. They think this is safe. This leak explains in detail that it is in fact very easy to extract the hashed censorship list from home routers or child protection software and calculate the cleartext entries. It provides a first analysis of the sometimes absurd entries on such a governmental Internet censorship list.”

    https://bpjmleak.neocities.org

    #censorship #Germany


  • Pourquoi la gauche a tort d’avoir peur du revenu de base
    http://revenudebase.info/2012/09/18/revenu-de-base-meme-pas-peur

    Ah ! Nous voilà arrivés au nerf de la guerre ! Au cœur du cœur ! Nous touchons le Graal ! Comment allons nous « payer tous ces gens à ne rien faire » – Pardon, à faire autre chose qu’échanger en monnaie leur production sur un marché. Vous remarquerez que c’est une question que l’on ne pose jamais aux 200 riches familles qui gagnent autant que 2,2 milliards d’êtres humains !

    #rdb #revenu_de_base


  • Un maire #FN supprime la gratuité de la cantine pour les familles pauvres
    http://www.huffingtonpost.fr/2014/06/25/maire-fn-cantine-gratuite-familles-pauvres-_n_5529334.html

    Interrogé par France Bleu, le maire FN du Pontet, Joris Hébrard, justifie cette mesure au nom du rétablissements des finances de la ville. « C’est l’histoire des petits cours d’eau qui font des grandes rivières. On essaye de trouver des économies partout où on peut en faire », explique-t-il

    Polémique : le maire FN augmente son salaire
    http://www.laprovence.com/actu/politique-en-direct/2888529/le-maire-fn-souleve-la-polemique-en-augmentant-son-salaire.html

    Alors qu’il promet des économies, le maire FN du Pontet, Joris Hébrard, a fait voter hier en conseil municipal une augmentation de 44% de son salaire. Il touchera 3 281€ euros brut par mois.

    Ahah, je pensais pas que ça serait aussi petit aussi rapidement

    #politique #front_national


  • L’attaque du Financial Times sur Thomas Piketty
    http://www.wsws.org/fr/articles/2014/jui2014/pikk-j07.shtml

    La motivation derrière les critiques du FT est de caractère politique, et ce de façon transparente. Dans son éditorial à ce sujet, « De sérieux doutes planent sur l’ouvrage de Piketty », les rédacteurs en chef du journal soutiennent que les supposés problèmes dans les données de Piketty « remettent en question sa thèse selon laquelle il y a une tendance naturelle dans le #capitalisme à ce que la richesse devienne de plus en plus concentrée entre les mains des riches ». Le FT va même jusqu’à prétendre qu’à cause des problèmes avec les données, « il est justifié de remettre en question la conclusion que la richesse des plus riches a augmenté depuis 1980. Sans ce résultat, il ne peut y avoir une loi d’airain du capitalisme qui mène vers l’#inégalité toujours grandissante. »

    Malgré les assurances répétées de Piketty qui dit ne pas s’opposer au système capitaliste (et ne propose pas, en fait, de « loi d’airain » de l’inégalité), les données qu’il a amassées et présentées sous une forme cohérente ont clairement rendu le FT, et ceux pour qui ce journal parle, très nerveux. Bien qu’ils ne mentionnent jamais le mot, c’est le socialisme qu’ils ont à l’esprit.

    Dans son attaque contre Piketty, le Financial Times parle pour des sections puissantes de l’aristocratie financière qui pressentent les immenses tensions sociales qui montent en Europe, aux États-Unis et internationalement. Ils sont tous bien conscients qu’ils trônent sur un système économique qui a perdu toute crédibilité aux yeux de millions de personnes. Toute admission de l’#illégitimité de la vaste #richesse qui a été accumulée par une minuscule couche de la population est, de leur point de vue, dangereuse.


  • Farida et l’article 49
    LE MONDE | 07.06.2014 à 08h39 • Mis à jour le 07.06.2014 à 10h47
    Par Benoît Hopquin
    « Je vous informe qu’après avoir procédé à un nouvel examen de votre dossier, j’ai décidé, en application de l’article 49 du décret n° 93.1362 du 30 décembre 1993, de maintenir cette décision de rejet. » Douze ans que Farida Belamri essuie les refus de naturalisation.
    Pendant ce temps, Farida Belamri attend d’être française. Mais que faut-il bien faire pour devenir française ? Dans ses moments de découragement, elle s’interroge. Elle a quitté l’Algérie en 1976, à 20 ans. Depuis, elle vit et travaille en France, à Toulouse. Elle repasse, balaye, lave, essuie, sert, range. Elle fut femme de ménage, aide à domicile, serveuse dans une cantine, assistante du troisième âge.

    Des petits salaires, des pleins-temps, des mi-temps. « Je veux vivre de mon travail. » Avec ce chiche argent, elle a élevé seule quatre enfants. « Pas un n’est connu des services de police », dit-elle, usant d’un langage tout droit sorti de la télévision. Ils sont installés, ils font leur vie, leur vie de Français. Farida Belamri est aujourd’hui grand-mère. Un pareil parcours, une telle vie exemplaire, vaut bien brevet de citoyenneté, avec mention honorable.

    Pas pour l’administration. Douze ans que Farida Belamri essuie les refus de naturalisation. Douze ans que la boîte aux lettres livre, l’une derrière l’autre, les mêmes lettres pète-sec.

    « Je vous informe qu’après avoir procédé à un nouvel examen de votre dossier, j’ai décidé, en application de l’article 49 du décret n° 93.1362 du 30 décembre 1993, de maintenir cette décision de rejet. »
    Plus loin, il est indiqué que la récipiendaire peut contester ce rejet devant un tribunal administratif, requête assortie de 35 euros de timbres fiscaux. La justice… « J’ai tout fait pour que mes enfants n’aient jamais affaire à elle », assure Farida Belamri. Ce n’est pas pour se retrouver soi-même devant un juge, fût-il administratif.

    « LA FRANCE, MON PAYS »

    Et puis un procès intitulé « Farida Belamri contre Etat français », ce serait un comble. La France, elle est pour, pas contre. Elle l’a écrit, d’ailleurs, dans une de ses lettres à l’administration. « Je considère la France comme le pays qui m’a recueillie, qui m’a offert de vivre une vie meilleure, la France, mon pays. »

    source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/06/07/farida-et-l-article-49_4434015_3232.html


  • Des mathématiques à la #photographie #numérique : #bruit, #dynamique
    http://images.math.cnrs.fr/Des-mathematiques-a-la.html

    Lorsque vous appuyez sur le déclencheur d’un appareil photo, tout un processus se met en place pour convertir l’information lumineuse (la scène que vous être en train de photographier) en information numérique (un fichier informatique encodé le plus fréquemment en jpeg). Ce processus fait intervenir des dispositifs optiques, physiques et technologiques complexes mais, bien que cela ne paraisse pas aussi évident à première vue, il fait aussi intervenir des outils mathématiques sophistiqués servant en particulier à corriger les erreurs de mesure et à dépasser les limites des instruments utilisés.

    avec Lenna http://www.cs.cmu.edu/~chuck/lennapg/lenna.shtml
    http://www.cs.cmu.edu/~chuck/lennapg/len_top.jpg

    • Pas tout vu (1h 40m…) mais plein de trucs intéressants. Visiblement le domaine est très actif et on continue à faire des progrès dans les algorithmes de traitement.

      Dans les trucs rigolos

      … comme on utilise l’estimateur de vraisemblance, on n’est pas loin de la borne de Cramér Rao…

      #probabilités (et comme d’hab’, on laisse tomber Fréchet et Darmois…)

      cf. WP [en]
      Cramér–Rao bound - Wikipedia, the free encyclopedia
      http://en.wikipedia.org/wiki/Cramér-Rao_bound

      In estimation theory and statistics, the Cramér–Rao bound (CRB) or Cramér–Rao lower bound (CRLB), named in honor of Harald Cramér and Calyampudi Radhakrishna Rao who were among the first to derive it, expresses a lower bound on the variance of estimators of a deterministic parameter.

      Borne de Cramér-Rao — Wikipédia
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Borne_de_Cramér-Rao

      En statistique, la borne Cramér-Rao exprime une borne inférieure sur la variance d’un estimateur sans biais, basée sur l’Information de Fisher. Elle est aussi appelée borne de Fréchet-Darmois-Cramér-Rao (ou borne FDCR) en l’honneur de Maurice Fréchet, Georges Darmois, Harald Cramér et Calyampudi Radhakrishna Rao.

      Et dans un tout autre genre…

      Généralement, on prend des photos à main levée, sauf quand on a un pied.

    • Oui, mais les contraintes techniques de ce temps (pré)historique (Playboy de novembre 1972) font que n’est passée à la postérité que la partie supérieure (au dessus des épaules) de la page centrale détachable (avec photo de pin-up) traduction officielle de centerfold
      http://dictionnaire.reverso.net/anglais-francais/centerfold

      The Rest of the Lenna Story
      http://www.cs.cmu.edu/~chuck/lennapg/lenna.shtml

      They had tired of their stock of usual test images, dull stuff dating back to television standards work in the early 1960s. They wanted something glossy to ensure good output dynamic range, and they wanted a human face. Just then, somebody happened to walk in with a recent issue of Playboy.
      The engineers tore away the top third of the centerfold so they could wrap it around the drum of their Muirhead wirephoto scanner, which they had outfitted with analog-to-digital converters (one each for the red, green, and blue channels) and a Hewlett Packard 2100 minicomputer. The Muirhead had a fixed resolution of 100 lines per inch and the engineers wanted a 512 x 512 image, so they limited the scan to the top 5.12 inches of the picture, effectively cropping it at the subject’s shoulders.

    • @fil, c’est pas le hasard, c’est que Playboy avait une certaine qualité icono et d’impression (alors que les vies de saintEs en bédé, c’est des mauvais dessins avec des aplats), une certaine diffusion (d’où les chances accrues de tomber dessus comme sur un National Geographic) et surtout une grande acceptation sociale, parce que Children’s Pleasure ou Bestiality, ou même un magazine gay, le type n’aurait pas osé les sortir de son sac. Mais il n’y avait que des types ce jour-là, pour des raisons qui tiennent à la socio du milieu, et de la meuf à poil, c’est consensuel : c’est parce que cette #image_sexiste a fait consensus quelle est passée, alors qu’il y avait sûrement des belles pubs de montres avec des voiliers dans le même numéro. Ok, pas sur une double page.


  • À Calais : soigner la gale en mettant les « galeux » à la rue !
    Bernard Cazeneuve répète les erreurs de ses prédécesseurs

    Et rebelote ! Une nouvelle expulsion de camps à Calais, programmée par le préfet du département pour le 27 mai 2014, cette fois sous couvert d’épidémie de gale qu’il faudrait arrêter en dispersant les victimes. La France chasse donc les « galeux » au lieu de les soigner.

    Il va de soi qu’une telle décision ne relève pas du seul préfet du département. Elle bénéficie nécessairement de l’aval du nouveau ministre de l’Intérieur. Bernard Cazeneuve entend sans doute ainsi s’inscrire dans la lignée de ses prédécesseurs, célèbres pour avoir manié le bâton contre les étrangères et les étrangers du Calaisis : entre autres, Nicolas Sarkozy avec sa fermeture de Sangatte en 2002, et Eric Besson avec son évacuation théâtrale et musclée de la « jungle des Pashtouns » en 2009. Les ministres changent. Leur politique stérile de la violence perdure.

    Cette décision, qui prend donc prétexte d’une épidémie de gale, fait suite, en réalité, à la pression de la maire de Calais pour qui les camps où s’abritent les migrants donneraient une mauvaise image de la ville.

    Natacha Bouchart a raison : ces camps d’infortune font la honte de la ville, de la France et de l’Europe, qui se refusent à accueillir dignement des personnes qui ont fui des pays en guerre. Leur insalubrité comme leur indignité devraient conduire à se féliciter de leur disparition si l’administration imaginait des alternatives décentes.

    Mais les solutions proposées relèvent du mépris et sont contraires au principe d’inconditionnalité de l’hébergement tout comme à la circulaire du 26 août 2012.

    Seuls les mineurs et les demandeurs d’asile se verront offrir un hébergement. Et là encore, quel sérieux dans les propositions annoncées !

    Les mineurs seront conduits à la base d’Ohlain, propriété du conseil général en charge de l’aide sociale à l’enfance. Mais cette base de loisirs n’est pas prévue pour recevoir des adolescents traumatisés, et leur gardiennage, organisé dans la précipitation, et plus encore les conditions dans lesquelles leur sera proposée cette mise à l’abri laissent présager une dépense inutile et négative de l’argent public.

    Les demandeurs d’asile seront dirigés dans des structures d’hébergement d’urgence sociale inadaptées à leur situation.
    Une fois de plus les personnes majeures en transit vers la Grande-Bretagne sont totalement ignorées.
    Comme d’autres États de l’Europe, la France ne sait qu’opposer une politique de dissuasion à ces étrangères et à ces étrangers. Dans ces conditions, ils et elles ne risquent pas de vouloir s’établir sur le territoire et de solliciter une protection. Acculés à l’errance et à l’invisibilité, les unes et les autres devront ouvrir d’autres squats insalubres en y colportant leur gale.

    Leur maladie, prétexte aux démantèlements, a été signalée à l’Agence Régionale de Santé (ARS) depuis deux mois déjà par les associations, sans que rien ne soit mis en œuvre pour y remédier. Mais le préfet promet des soins le jour de l’expulsion alors que l’information sur l’imminence de l’opération disperse les malades qui entendent ainsi éviter leur placement en centre de rétention et leur éloignement. Écœurante propagande et mépris absolu des impératifs de santé publique.

    Cette nouvelle initiative répressive dans le Calaisis est en cohérence avec la politique du gouvernement qui vient d’annoncer une réforme de la réglementation relative à l’asile. Bâti sur l’idée que la grande majorité des demandes d’asile repose sur des mensonges, le projet de loi vise principalement à multiplier leur examen dans des conditions expéditives et à expulser les victimes qui n’auront ainsi pas pu bénéficier d’une étude équitable de leur situation.

    Les organisations signataires réclament que :

    • Au vu de l’urgence de la situation, un camp humanitaire encadré par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et/ou des ONG missionnées soit installé à Calais et partout où ce sera nécessaire ;
    • Conformément à la décision du Défenseur des droits du 13 novembre 2012, l’usage de la violence policière cesse dans le Calaisis ;
    • La situation de toutes les personnes migrantes soit sérieusement et individuellement examinée et qu’elles puissent être correctement soignées, sans menace d’expulsion ;
    • L’État respecte l’inconditionnalité de l’hébergement et mette en place des dispositifs d’accueil adaptés et suffisants ;
    les associations soient effectivement parties prenantes aux discussions et ne servent pas de faire-valoir à des décisions arbitraires ;
    • Le traité du Touquet soit renégocié ;
    le gouvernement et le Parlement renoncent à modifier dans un sens dissuasif la réglementation relative à l’asile (cf. préconisations de la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA) [1]).

    Calais & Paris, le 27 mai 2014

    Liste des signataires :

    ACC Minorités Visibles / Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT)) de Calais / ADRA Dunkerque / Aide Migrants Solidarité (AMIS) Téteghem / L’Auberge des migrants / Calais, Ouverture et Humanité / Carrefour des Solidarités du littoral Nord / Collectif de soutien des exilés (Paris) / Comité Anne Geneviève pour les droits des étrangers / Collectif contre le racisme et les idées d’extrême droite de Cherbourg / Fédération des associations de solidarité avec les travailleur.euse.s immigré.e.s (FASTI) / Fédération du Pas-de-Calais de la Ligue des droits de l’Homme / Flandre Terre Solidaire / Fraternité migrants Bassin minier 62 / Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s (GISTI) / Intégration « les 3I » / Itinérance Cherbourg / Jesuit Refugee Service (France) / La Cimade Nord-Picardie / Le Réveil Voyageur / Ligue des Droits de l’Homme Dunkerque / Médecins du Monde (délégation Nord-Pas-de-Calais) / MRAP Dunkerque / Réseau Education sans frontières (RESF) / Salam Nord-Pas-de-Calais / Terre d’errance Flandres littoral / Terre d’Errance Norrent-Fontes / Terre d’Errance Steenvoorde

    source : http://www.gisti.org/spip.php?article4641


  • Un nouveau moteur de recherche pour seenthis

    Nous avons travaillé ces deux dernières semaines, avec @marcimat et @rastapopoulos, à la programmation d’un #moteur_de_recherche générique pour #SPIP, basé sur #Sphinx, et très adaptable à différents types de sites. En l’appliquant à #seenthis, on obtient un outil dont les caractéristiques sont assez intéressantes :

    – opérateurs logiques (et, ou, non)
    – recherche de mots parmi une liste
    #proximité
    – des #facettes permettent par ailleurs d’affiner la recherche, en proposant des #hashtags et des @people liés aux mots demandés
    – une facette de date permet de filtrer par année (2014, 2013, etc).
    – enfin, on propose plusieurs tris (par pertinence, date, ou en mettant en tête de liste les messages les plus partagés)

    Je vous laisse découvrir tout cela :
    – le moteur lui-même : http://seenthis.net/recherche
    – la documentation : http://seenthis.net/fran%C3%A7ais/article/moteur-de-recherche
    – le code d’#indexer, le plugin générique pour SPIP : http://zone.spip.org/trac/spip-zone/browser/_plugins_/indexer/trunk
    – le code du plugin qui l’adapte à seenthis : https://github.com/seenthis/seenthis_sphinx

    Commentaires et relevés de bugs sont très bienvenus.

    #seenthis_nouveautés


  • Thomas #Piketty riposte aux critiques du « Financial Times »
    http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2014/05/24/le-financial-times-fait-la-lecon-a-thomas-piketty_4425046_3234.html

    Mis en cause par le Financial Times, l’économiste français Thomas Piketty a maintenu les conclusions de son ouvrage « Le Capital au XXIe siècle » sur l’accroissement des inégalités dans le monde. Dans son édition de samedi, le quotidien britannique épingle les erreurs de calcul commises par l’économiste, admiré par les milieux intellectuels américains. Son ouvrage monumental est devenu un véritable phénomène d’édition.

    Publié en septembre aux éditions du Seuil en France, le livre s’était déjà vendu fin avril à plus de 200 000 exemplaires aux Etats-Unis et au Royaume-Uni alors que l’ouvrage n’était pas encore sorti dans les librairies britanniques. La presse parle même d’une véritable « Piketty-mania ».

    L’article du Financial Times, journal des milieux d’affaires, critique durement le contenu du livre :

    « Les données sous-tendant les 577 pages de la somme du professeur Piketty, qui a dominé la liste des meilleures ventes au cours des dernières semaines, contiennent une série d’erreurs qui ont faussé ses conclusions. »
    LE FT ÉVOQUE DES ERREURS DE CALCUL

    La thèse centrale de l’économiste français, selon laquelle les inégalités n’ont jamais été aussi fortes depuis les années qui ont précédé le premier conflit mondial en 1914, reposerait donc sur des calculs erronés :

    « Dans ses feuilles de calcul, (...), il y a des erreurs de transcription à partir des sources originales et des formules incorrectes. (...) l apparaît également que certaines données sont sélectionnées ou construites sans source originale. »
    Le FT va même jusqu’à évoquer les deux économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, contraints l’an passé de publier une correction à leur étude controversée sur l’impact de la dette publique sur la croissance, après la mise au jour d’erreurs.

    «  Les données qu’on a sur les patrimoines sont imparfaites mais d’autres comme les déclarations de succession sont plus fiables. Je fais cela en toute transparence, je mets tout en ligne  », a réagi samedi l’économiste interrogé par l’AFP. «  Là où le Financial Times est malhonnête, c’est qu’il laisse entendre que cela change des choses aux conclusions alors que cela ne change rien. Des études plus récentes ne font que conforter mes conclusions, en utilisant des sources différentes  », a-t-il ajouté.

    LES ÉLOGES DE KRUGMAN

    Reçu mi-avril à la Maison Blanche et au ministère américain des finances, M. Piketty a écumé colloques et conférences aux Etats-Unis et en Europe, afin de dénoncer l’extrême concentration des richesses et de plaider pour une plus forte taxation du capital via un impôt mondial. Dans l’article du Financial Times, il explique avoir utilisé « de nombreuses sources différentes » qui seront « enrichies dans le futur ». « Mais je serai surpris que cela change les données sur l’évolution à long-terme de la redistribution de la richesse », déclare le français.

    S’il a pu être qualifié de nouveau marxisme, son imposant ouvrage (près de 1 000 pages dans l’édition française) a notamment reçu les éloges de Paul Krugman, Prix Nobel d’économie et influent chroniqueur du New York Times, qui a assuré que ce livre « changeait la manière de réfléchir sur la société et de faire de l’économie ».

    #FInancial_Times #Capital_au_XXIe_siècle