• Un parfum d’idéologie dans l’algorithme
    http://alexismons.tumblr.com/post/91434642365/un-parfum-dideologie-dans-lalgorithme

    Qu’est-ce que nous raconte Brian Chesky (CEO de Airbnb au cas où vous l’ignoreriez) ? En caricaturant à peine : coincé entre la récession qui nous pend au nez et les robots qui vont prendre notre travail, dégager des revenues par l’économie du partage pourrait vous permettre de garder votre maison et, soyons fou, votre train de vie. Et vive le micro-entreprenariat donc, surtout si ça peut être d’abord sur Airbnb et autres business du monsieur, évidemment. Après la chambre et l’hôtellerie, la restauration dois craindre la salle à manger. On l’avait bien noté. Dans tout cela, ce qui est génial, c’est que c’est mieux pour le vivre ensemble. D’ailleurs, Chesky se pvporte garant du fait que sa plateforme exclue les connards, ce en quoi il pense être supérieur au gouvernement pour créer les conditions d’un monde cool. Soit. Au passage, big up à Uber et Lyft, le prochain truc à désintermédier, les gars, c’est la régie municipale de transport. Magnifique.

    C’est exactement ça, tout est dit ! La culture a abandonné la politique, les citoyens (sic) ont abandonné la politique et même la politique a abandonné la politique. Le champ est libre pour les « technologues ».

    #Airbnb #Algorithme #Idéologie #Numérique #Politique #Technologie #Économie



  • Stop à la pénalisation du mouvement social !
    http://www.syndicat-magistrature.org/Stop-a-la-penalisation-du.html

    Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature dénonçant la permanence de la répression de la contestation, à Notre Dame des Landes et ailleurs

    Tandis que les moyens manquent à la justice et à la police pour lutter contre la délinquance économique et financière, on déroule là une mobilisation policière sans précédent et, trop souvent, un traitement judiciaire en temps réel : garde-à-vue, fichage génétique, déferrement et comparution immédiate, cette justice expéditive génératrice d’emprisonnement.

    • Contre les militants de Notre Dame des Landes, la justice devient folle
      http://www.reporterre.net/spip.php?article6155

      L’inventaire des charges retenues lors des dizaines de procès qui se sont déjà tenus montre la faiblesse des preuves et un ciblage arbitraire de militants anti-aéroport. Leur faute, au regard de la police ? Etre des militants, ce qui, en démocratie, n’est pas un délit.

      Preuves habituellement récusées

      Ces photos de qualité souvent médiocre, pour la reconnaissance formelle des visages en tout cas, n’étayent qu’une présomption de corpulence similaire, une similitude de vêtements et encore.

      « Ces photos sans origine, sans fichier source, ne seraient pas acceptées dans une procédure habituelle », ajoute Me Stéphane Vallée, soulignant le manque manifeste de ce que les juristes appellent la « loyauté de la preuve » prévu par le code de procédure pénale, ce qui ne permet pas une défense équitable.

      Mercredi 16 juillet, Grégoire comparait sur la foi de photos mais cette fois, le doute sur l’origine est censé avoir été levé par un rapport d’expert judiciaire demandée par la juge. « Une expertise extrêmement sérieuse, dit le procureur. Elle a coûté 4 500 euros et comporte 45 pages ! ».

      Le problème, c’est qu’une bonne partie de ces pages ne fait que décrire ce que montrent les images, donne des éléments d’interprétation repiquées de fiches wikipedia - et surtout, il manque l’essentiel, « l’horodatage ou time code, cette incrustation dans la mémoire de tout fichier numérique, qui donne le jour et l’heure de la prise de vue », relève Me Hugo Levy, avocat de la défense.

      Il s’interroge aussi sur la qualité de cet « expert en traitement des images » qui utilise des recoupements d’identification par le relevé des circonvolutions des lobes d’oreilles, « une technique qui ne se pratique plus dans la police depuis les années 1920 ».

      Quand le journal Ouest-France donne des photos à la police

      Du travail de l’expert, on n’obtient que les sources, deux vidéos publiées sur internet et donc libres d’accès, des clichés policiers et, plus étonnant, des photos fournies par la rédaction de Ouest-France, sans qu’on ne trouve trace ni de réquisition, ni de procès verbal de réception de ces photos non publiées par le quotidien.

      L’absence de trace de l’arrivée de ces pièces dans un dossier à charge, pour un avocat, est une question rédhibitoire. « C’est un des principes fondamentaux du droit pénal. Tout acte de police judiciaire doit figurer au dossier. C’est le seul moyen de s’assurer de la légalité des enquêtes et de l’absence d’arbitraire », ajoute à l’audience son confrère Hugo Levy.

      Mais d’une photo à l’autre, l’individu dont l’expert assure formellement que c’est la même et seule personne, passe de vêtements noirs à un pull gris, porte des casquettes différentes alors que la longueur des cheveux diffère… Le procureur réclamait un an ferme, la juge l’a condamné à dix-huit mois dont six avec sursis.


  • Saga d’Eirik le Rouge (ou la découverte de l’Amérique en l’an 1000 par un viking banni)

    http://www.images-booknode.com/book_cover/420/saga-d-eirik-le-rouge-saga-des-groenlandais-419746-250-400.jpg

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/50/Viking_Expansion.svg/793px-Viking_Expansion.svg.png

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/84/Map-Erik_le_Rouge-fr.svg

    #saga #vikings #histoire #livre #mer

    Skræling — Wikipédia
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Skr%C3%A6ling

    Skræling (pluriel skrælingar) est le nom que les sagas des Groenlandais et d’Erik le Rouge prêtent aux populations de la culture de Dorset du Groenland et du Vinland. Il est possible que ce nom ait été appliqué à d’autres peuples d’Amérique du Nord rencontrés par les colons scandinaves, notamment les ancêtres des Béothuks.

    Le mot viendrait du vieux norrois dont la signification change selon les dialectes de Scandinavie. Le mot skral signifie maigre, squelettique. En norvégien, il est souvent utilisé comme synonyme pour se sentir malade, faible.

    L’ethnonyme groenlandais Kalaaleq (« Groenlandais ») pourrait être une dérivation du mot skræling (la combinaison skr est inconnue dans les langues inuits. skræling pouvait aussi signifier « Homme laid »

    La carte de Skálholt (1570) indiquant « Skralinge Land ».
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/87/Sk%C3%A1lholt-Karte.png



  • Blackest is the new black: Scientists develop a material so dark that you can’t see it... - Science - News - The Independent
    http://www.independent.co.uk/news/science/blackest-is-the-new-black-scientists-have-developed-a-material-so-dar
    http://www.independent.co.uk/incoming/article9603983.ece/alternates/w460/newblack.jpg

    The nanotube material, named Vantablack, has been grown on sheets of aluminium foil by the Newhaven-based company. While the sheets may be crumpled into miniature hills and valleys, this landscape disappears on areas covered by it.

    “You expect to see the hills and all you can see … it’s like black, like a hole, like there’s nothing there. It just looks so strange,” said Ben Jensen, the firm’s chief technical officer.



  • Google Factory Berlin - les squatteurs d’idées occupent les espaces perdus
    http://www.factoryberlin.com/en

    Ich rufe die Jugend der Welt.

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/16/Olympic_logo_1936.jpg
    A chaque époque Berlin acceuille la jeunesse du monde - pour le meilleur et pour le pire. Pendant les années dix et vingt du siècle passé les poètes russes, les révolutionnaires chinois et les Christopher Isherwood profitent de l’ambiance libertaire et des bas prix pour s’essayer.

    Après une époque de liberté vient une ère d’oppression. Les sportifs de 1936 acceptent de défiler devant le Führer en exécutant le Deutscher Gruß le bras droit levé.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/de/4/47/Fernsehsender_paul_nipkow.jpg
    Après la catastrophe la liberté revient avec lentement. Berlin est démilitarisé et se transforme en refuge de déserteurs, pacifistes et jeunes militants en quête d’une nouvelle forme de société. Ils créent les entreprises alternatives , punk et autogérées des années soixante-dix et quatre-vingt. C’est une terre fertile qui nourrit la croissance du parti vert et la naissance d’un style de vie bourgeois libéré des contraintes de la province et du passé nazi.

    Après la chute du mur l’espace de liberté berlinois s’agrandit encore. Pendant vingt ans la ville de Berlin, sans nomenklatura et sans bourgeoisie traditionelle, se transforme en terre d’expérimentation pour une multitude d’appproches à la vie loin des idées reçues et des dogmes politiques.

    Ces mouvements des quarante dernières années sont spontanés, endogènes, indépendants et échappent en partie à la logique du profit capitaliste.

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b7/Olympia-Kanone_1936.jpg

    Dans l’époque de la jeunesse googlienne se dessine un itinéraire radicalement différent. La jeunesse aux ambitions de réussite écoute les idoles du silicon valley et s’organise dans des coworking-spaces. "Chacun pour soi et ses partenaires commerciaux" est sa devise. Que le meilleur gagne. Qui est-ce ? On ne le sait pas, il n’y pas de critère officiel. Le marché des startups s’improvise arbitre, les juges sont les grands, les Rocket Internet et Google ventures , les représentants de la main invisible, du dieu athée.

    Commence alors une course vers le meilleur recyclage des idées dont Berlin possède un nombre quasiment infini. Elles se cachent dans les murs des dernières maisons délabrées, dans la mémoire du dernier chauffeur de taxi et sous les pavés qu’on soulève sans y trouver la plage ni même la révolte. On trouve l’argent dans la rue, on trouve les modèles d’affaires par Google, mais il faut chercher ailleurs si on veut trouver le coeur de la ville. On ne le cherche pas. On a compris qu’il n’est pas à vendre.

    La présentation du Factory Berlin ressemble à un manifeste de la jeunesse googlienne .

    http://www.factoryberlin.com/media/filer_public/5a/1b/5a1b7fbb-8bb0-46d7-9fa0-114d6830cd73/google-ventures-avrupa-europe-2.jpg

    The idea of the Factory was born in 2011, when we were looking for space to bring together likeminded founders. We found a group of buildings next to the Berlin wall, which offered the chance to create something special - a campus for internet-enabled businesses in the heart of Berlin.

    Our mission is to create advantages for startups by providing space and support for them to start or grow their businesses. We are accelerating the Berlin ecosystem by providing a playground to those that want to invent, change, improve and grow. Building bridges with blue chips, SMB’s and the international tech community is supporting the momentum we are here to accelerate.

    The Factory team combines entrepreneurial experience with expertise in community and event management. We believe that the secret to our collective success lies in the network of founders and enablers that make up our community.

    Source de l’image : _„Fernsehsender paul nipkow“. Über Wikipedia - http://de.wikipedia.org/wiki/Datei:Fernsehsender_paul_nipkow.jpg#mediaviewer/Datei:Fernsehsender_paul_nipkow.jpg._

    #disruption #berlin #google #startup

    • J’ai été à Berlin après que le mur soit démoli. Je suis restée quelques jours et j’étais juste derrière la tour-antenne de télévision.
      À cette époque, la place était squattée par des punks et cela avait l’air d’ennuyer les Berlinois qui évitaient le groupe comme si il avait la galle.

      Il y avait beaucoup de place entre les deux murs et cela a permis l’expérimentation de pas mal d’architectes et des entreprises qui travaillaient à fond pour que cette cicatrice soit disparue le plus rapidement possible.

      Il n’y avait pas encore d’émulations...je crois que les jeunes de mon âge se cherchaient un peu et ne savaient pas encore dans quel monde ils étaient, car tout était payant et hors de prix. Mais il y avait quelque chose à faire dans ce Berlin de l’Est...il y avait quelque chose que les jeunes Allemands de l’Ouest n’avaient pas, ou pas encore. Seuls les édifices se bâtissaient très vite et j’ai eu un peu peur que les Berlinois construise une deuxième Défense parisienne, avec une vie diurne mais pas nocturne...

      Gene

    • J’ai perdu mon ami Gottfried Herzog, (45 ans ?) réalisateur Berlinois révolté, punk génial, amoureux de Goethe et de la langue allemande, détestant son pays. Il m’a montré comment les punks avaient fait tombé le mur bien avant 89. Il y a 10 ans il partait enquêter en Ouganda, m’a dit que si je n’avais pas de nouvelles dans un an, de considérer qu’il était mort. Je t’espère toujours de ce monde kiss my ass ! call me back.

      Anneliese, ach Anneliese, warum bist Du böse auf mich?
      Anneliese, ach Anneliese, Du weißt doch, ich liebe nur Dich

      Schon dreißig Jahre sind vergangen seit jener Zeit
      manch graues Haar ausgegangen vor Herzeleid
      Ich hab? Anneliese bekommen, ach, wie war das schön
      Anneliese hat mich genommen, wohl nur aus Versehen

    • @geneghys Les punks sous la tour de télévision étaient de jeunes SDFs, on parlait des enfants de rue et on leur envoyait régulièrement les assistants sociaux des associations Outreach et Gangway afin d’éviter que le phénomène prenne davantage d’ampleur.

      La décomposition de la #RDA venait de provoquer la rupture des familles dont les enfants sentaient que la nouvelle société n’avait pas de place pour eux. Certains restaient en province pour former les bataillons de soutien aux néonazis plus intelligents qu’eux, d’autres cherchaient l’aventure de la rebellion punk, encore d’autres ne quittaient jamais les ghettos HLM de l’Est et noyaient leurs aspirations humaines dans le schnaps bon marché de chez Aldi .

      A l’époque on pouvait vivre avec quasiment rien même sans statut légal. La troisième vague de squatteurs depuis les années 70 et 80 occupait les immeubles délabrés que les anciens propriétaires n’avaient pas encore réclamé, des structures sociales et économiques indépendantes voyaient le jour, on construisait un avenir indépendant basé sur les expériences du mouvement hippie et alternatif. Il y avait assez d’espace pour tout le monde.

      Il ne faut pas oublier que cette situation coïncidait avec l’ouverture de l’internet pour le commun des mortels, alors les espaces vides à occuper s’étendaient dans l’au delà du monde virtuel ...

      Il ne reste qu’un vague souvenir de cette époque qui nous aidera pourtant à contrer l’offensive des géants de la #disruption. Il faudra se rappeller de ce qu’est la liberté pour redécouvrir et cultiver à notre guise les terrains épargnés jusqu’à maintenant.

    • @Klaus++ Oui, j’ai bien pensé qu’ils étaient SDF et il est vrai qu’ils buvaient énormément, jusqu’à tomber ivres-morts.

      Et il est vrai qu’en me baladant à Dresde, et Magdebourg, j’ai vu les fameux néonazis qui me fusillaient du regard. Heureusement que j’étais avec un helvético-allemand qui était grand, chauve et avait les yeux très bleus. Les néonazis de l’Ouest paraissent des enfants de choeur à côté de ce que j’ai vu ces jours-là !

      Et je n’oublie pas que c’était aussi l’avènement de l’Internet ;-)
      Je suis une viok


  • « J’ai eu la chance d’assister à un débat avec le directeur de la prospective de France Television, Eric Scherer, chez mes nouveaux amis de Futurbulences. Contre toute attente, il n’a quasiment pas été question de medias, de nouveaux ou d’anciens, de disruption de secteurs ou de stratégies d’adaptations, d’économie ou de technologie. Il a été question de confiance. [...] la discussion évoquait plusieurs thèmes, déprimants il est vrai, comme la balkanisation de l’Internet ou la surveillance généralisée. »

    http://blog.marklor.org/post/2014/07/13/Et-l-Etat-francais-inventa-le-Darknet

    D’accord, l’article est long mais en vaut vraiment la peine.

    #censure #contrôle_Internet #darknet

    • La question du Darknet peut (...) être appréhendée comme les #Enfers 2.0. L’infantilisation des citoyens rencontre leur émancipation, laquelle est accélérée par l’accès aux connaissances. On peut penser Internet comme une #bibliothèque 2.0, un ensemble de ressources mis à disposition de tous. En France, les faits historiques récents ont créé des limitations à une expression, qui peut être tout à fait légitime. Néanmoins, protéger le corps social en masquant l’intolérable est une mauvaise réponse. (...) Contre la #censure, contre les Enfers, la Charte des Bibliothèques de 1991 semble plus progressiste que bien des projets de loi en cours.

    • Le début de l’article est intéressant, mais très rapidement des passages vraiment dérangeants apparaissent.

      L’analyse globale, même si elle fait un bon état des lieux des actions actuelles du gouvernenement, n’apporte pas grand chose.
      Cela fait longtemps qu’à gauche on sait que ni l’état ni les diverses oligarchies voient d’un bon oeil la liberté d’expression effective, pas besoin d’internet et des contraintes que ses promoteurs rencontre(raie)nt pour s’en apercevoir.
      Pour dire les choses autrement, internet n’est ni suffisant ni nécessaire pour mettre en place la liberté d’expression, ni pour révéler ses ennemis.
      Au final l’article est vraiment long pour pas grand chose.

      Mais voici quelques passages franchement dérangeants :

      Discutée lors d’un incroyable timing (le jour de la journée mondiale des droits de l’Homme, le mercredi où le Canard Enchainé commémorait ses plombiers ), la loi de programmation militaire remet en cause les principes de séparation des pouvoirs, et place le vulgus pecum dans un régime de suspicion généralisée. Jacques Attali écrit ainsi , dans le JDD du 21 décembre : « sommes-nous tous des terroristes ? ». Et les medias anglo-saxons, anglais comme américains, de se montrer extrêmement critiques alors que leurs Etats n’en pas exempt de reproches. Pour le Wall Street Journal par exemple, l’application de cette loi est bien pire que le scandale de la NSA…

      Même si le Canard Enchaîné peut tout à fait être critiqué, il réfutait les argument contre la LPM.

      Par contre Jacques Attali et le Wall Street Journal, ce sont vraiment des références douteuses. Et dire que la LPM est pire que la NSA... non là il y a des limites !

      [...]
      Ce discours rencontre celui d’un autre sociologue, Robert Castel, qui interrogeait, dans La montée des incertitudes, le statut de l’individu. Dans sa conclusion “Le défi de devenir un individu, esquisse d’une généalogie de l’individu hypermoderne”, le sociologue postule également de l’émancipation de l’homme, passant de Dieu à la citoyenneté sociale, avec une étape par la propriété privée. De fait, son “individu hypermoderne” ressemble beaucoup à cette génération en vogue de l’autre coté de l’Atlantique, les libertariens. Libertariens que l’on retrouve chez beaucoup de “disrupteurs” de l’économie (et donc de la politique), que sont Jeff Bezos, Peter Thiel ou Jimmy Wales. Libertariens également extrêmement présents chez les hackers, libertariens que l’on pourrait penser comme une filiation des anarcho-communistes de Richard Barbrook (on pourra trouver une bibliographie sélective des liens entre libertariens et hackers réalisée par Fabien Lorc’h dans le cadre de sa conférence donnée à Pas Sage en Seine 2014 ici).

      On remarquera que la frontière entre des courants politiques que l’on pourrait penser très éloignés s’estompe. Un entrepreneur comme Nicolas Voisin se définit comme anarchiste. Un autre, Gilles Babinet, qui produit des notes pour le très libéral think tank Institut Montaigne, postule un nouveau rapport entre individus, initiative personnelle et capital à l’aune de Karl Marx. Et l’on voit le hacker et anarchiste Okhin rejoindre la députée UMP Laure de la Raudière sur la problématique des droits fondamentaux. “Il faut arrêter de défendre nos droits sur internet, il faut défendre nos droits tout court”, dit l’un ; “le blocage administratif est attentatoire aux libertés individuelles” dit l’autre. C’est ainsi qu’URL, le clivage gauche/droite devient obsolète. Pourtant, il ne faut pas être naïf sur ledit clivage ; toutes les lois sus-citées, déposées par un gouvernement dit de gauche n’ont rien à envier à celles qu’ils combattaient lors de la précédente mandature. Mais la porosité des idées se déroulait IRL…

      Ah ? Jeff Bezos (PDG d’Amazon.com), Peter Thiel (fondateur de PayPal et investisseur dans Facebook), Jimmy Wales (financier et investisseur), Nicolas Voisin (ex-patron d’Owni) et Gilles Babinet (patron de nombreuses entreprise) des personnes agissants pour l’émancipation de l’homme ?!! Nicolas Voisin qui peut sembler être le plus vertueux faisait financer 22Mars SAS par Bernard Henri Lévy, Xavier Niel, Eric Sériès, Marc Simoncini...
      C’est assez étonnant pour un anarchiste. Ces rapprochement sont invraisemblables.

      Déclarer le clivage gauche/droite obsolète est une vieille stratégie de la droite ou de l’extrême droite.
      Parmis ces personnes qui louvoient justement il y a les libertariens. D’ailleurs ces derniers seraient plus justement nommé propriétariens afin de mieux souligner leurs liens avec la droite dure et la tartuferie que représente leur défense des libertés. Je reprends ce renommage d’un texte que j’ai diffusé sur linuxfr :
      http://linuxfr.org/users/gastlag--2/journaux/les-libertariens-rien-de-libertaire-tout-de-fasciste

      [...]
      Le problème réside dans l’instrumentalisation politique d’une technique qui dépasse largement les clivages traditionnels. Il semblerait même que la défense des libertés publiques soit un problème générationnel.

      Encore une fois la fin du clivage gauche-droite et cette affirmation hallucinante sur le problème « générationnel » qui, ainsi qualifié, oubli 300 ans d’histoire politique.

      [...]
      Il est paradoxal de constater que c’est sous un gouvernement dit de progrès que les libertés publiques sont le plus attaquées. Comme il est cruel de constater que c’est un parti d’extrême droite qui défend le mieux – par calcul politique sans doute – la liberté d’expression. Car la caractérisation d’un parti de droite extrême est son rejet de l’étranger : raciste, antisémite, xénophobe, bref, le refus de l’altérité.

      L’auteur ferait donc partie des rares personnes qui ne se sont toujours pas aperçu que le gouvernement d’Hollande n’est pas de gauche et ne défend pas les libertés publiques et qu’il n’est plus « dit de progrès » ?

      Et dans la phrase d’après on touche le fond, le front national serai le meilleur défenseur de la liberté d’expression !!! D’une part il est mal renseigné sur le panel d’organisations (dont des partis) qui défendent la liberté d’expression. D’autre part qu’il aille nous expliquer en quoi la liberté d’expression est bien défendue dans les villes tenues par le Front national.

      [...]

      En l’espace de 20 ans, la structure haute de la pyramide a perdu la maitrise du canal de communication, les media officiels, et partant, le contrôle de sa base. En l’espace de 20 ans, elle a perdu la confiance de sa base, et réplique en une défiance réciproque, en essayant de contrôler les libertés.

      Malheureusement les chaines de télé, de radio ont toujours autant d’audience et les sites web les plus fréquentés sont encore largement, et de plus en plus, contrôlé par l’oligarchie.


  • H5N1 : UN has ’moral responsibility’ to tackle Haiti cholera : Ban
    http://crofsblogs.typepad.com/h5n1/2014/07/un-has-moral-responsibility-to-tackle-haiti-cholera-ban.html

    commentaire de « crof », l’auteur de ce blog :

    One of the sorrows of being 73 is that you now know all too well that the wisdom of your fellow-elders is largely bullshit; like you, they’re just lucky dopes. Dr. Ban has just turned 70, and he ought at least to have the wit to seek advice from smarter young advisors.

    So Ban wants “donors to contribute” to getting rid of cholera in Haiti. That’s a genteel way of saying he wants someone else to pay for the damage the UN has done to a wretchedly poor country.

    (...) the UN continues to shirk its responsibility.

    #bullshit #nations_unies #choléra #Haïti


  • Space tourists could soon be blasting off from Scotland - Quartz
    http://qz.com/233865/space-tourists-could-soon-be-blasting-off-from-scotland

    The first commercial space flights from anywhere outside of the United States could be taking off from Scotland. The British government is planning to launch a port for commercial space flights by 2018, and six out of the eight potential sites in the UK are in Scotland.

    (...) the spaceport would likely also facilitate rocket and satellite launches.

    (...) The UK wants Sir Richard Branson to build the port in #Scotland (...) nine spaceports in the US built and designed specifically to ferry passengers back and forth for sub-orbital flights.

    (...)

    Alexander’s announcement comes just weeks before Scotland votes on whether to become an independent nation—and the fast-growing space sector is featuring in the economic debate.

    #espace #tourisme #Écosse #Royaume-Uni

    liste des spaceports : http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_spaceports


  • C.D.C. Closes Anthrax and Flu Labs After Accidents - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2014/07/12/science/cdc-closes-anthrax-and-flu-labs-after-accidents.html?emc=edit_th_20140712&n

    La variole a tué plus de monde que les guerres. Elle est éradiquée depuis 1976. Et en principe seuls deux laboratoires (CDC Atlanta et un autre en Russie) devraient avoir des échantillons. Depuis des années certains veulent faire de nouvelles expériences sur le virus de la variole et demandent à l’OMS, qui heureusement refuse, d’autoriser des expériences, du séquençage... Le tout bien évidemment au nom de la préparation contre le terrorisme !

    Voici que l’on s’aperçoit qu’il traîne encore de tels virus dans d’autres laboratoires. Bienvenue dans la société du risque.

    Ah, ce n’est pas dans notre grand pays qu’on prendrait de tels risques avec les virus... Hein l’Institut Pasteur c’est pas chez vous que les congélateurs tomberaient en panne, pas chez vous...

    In addition to those mistakes, Dr. Frieden also announced Friday that two of six vials of smallpox recently found stored in a National Institutes of Health laboratory since 1954 contained live virus capable of infecting people.

    All the samples will be destroyed as soon as the genomes of the virus in them can be sequenced. The N.I.H. will scour its freezers and storerooms for other dangerous material, he said.


  • La DARPA finance des études d’influence sur les réseaux sociaux : Reflets
    http://reflets.info/la-darpa-finance-des-etudes-dinfluence-sur-les-reseaux-sociaux

    Il y a des années que je parle d’une « industrie de l’influence », qui pour moi regroupe la publicité, la propagande politique et le militarisme...
    Cette continuité des méthodes, pour des objectifs en apparence différent devrait nous interroger. Mais je n’ai toujours rencontré que scepticisme sur cette notion élargie d’industrie de l’influence. cet article me renforce dans mon approche...

    The researchers explained : “Since everyone is potentially an influencer on social media and is capable of spreading information, our work aims to identify and engage the right people at the right time on social media to help propagate information when needed.”

    Les chercheurs expliquent leur démarche : Puisque tout le monde est un influenceur potentiel sur les médias sociaux et est capable de diffuser des informations, notre travail vise à identifier et engager les bonnes personnes au bon moment sur ces médias sociaux pour aider à propager l’information en cas de besoin.

    Cet extrait d’un article du Guardian n’est qu’une pointe de l’iceberg qui pourrait être nommé « la machine internet américaine d’influence et de propagande de masse ». Les chercheurs de l’extrait ci-dessus sont ceux de la DARPA, et leur intérêt ne se limite pas à trouver les bons « influenceurs » sur Twitter pour diffuser la « bonne » information. Si des programmes du DoD (Department of Defense) sont en cours depuis 2008 pour modéliser, prévenir les mouvements sociaux, ce dont Reflets s’est fait écho récemment, l’Agence pour les projets de recherche avancée de Défense travaille quant à elle sur des programmes d’influence des utilisateurs des réseaux sociaux. De la propagande et de la manipulation de l’information via les outils de communication numériques ?


  • How to Ignore a Plague — #Ebola in Kenema, #Sierra_Leone
    https://medium.com/matter/how-to-ignore-a-plague-14ea08694cc

    Three days after the hospital was attacked—and more than a month after the outbreak began—President Ernest Bai Koroma finally ended his curious silence, and addressed the nation. (...) But he fell short of declaring the disease a public health emergency, which would have put the country’s resources toward the fight, and he has yet to visit any of the areas affected.

    Koroma’s slow response recalls the civil war of the 1990s. Like Ebola, it started abroad, in Liberia, and snaked across the border. The army was ill-prepared (...)

    Meanwhile, suspected Ebola patients are doing exactly what public health workers would like them not to do, which is to move around and potentially infect others. Almost 60 have disappeared after testing positive, officials say. “They may have died somewhere after infecting others,”


  • La DARPA finance des études d’influence sur les réseaux sociaux
    http://reflets.info/la-darpa-finance-des-etudes-dinfluence-sur-les-reseaux-sociaux

    Si la publication de l’étude Facebook d’influence émotionnelle a provoqué de nombreuses réactions, le financement de projets de manipulations et de propagande sur les réseaux sociaux par la DARPA américaine (Defense Advanced Research Projects Agency : Agence pour les projets de recherche avancée de défense) pose elle aussi des questions gênantes. Très gênantes. The researchers explained : “Since […]


  • RFC 7320 : URI Design and Ownership

    Ah, les #URI... Comme ces identificateurs sont très souvent vus et manipulés par un grand nombre d’utilisateurs, ils suscitent forcément des passions et des discussions sans fin. Ce #RFC de bonne pratique s’attaque à un problème fréquent : les applications ou extensions qui imposent des contraintes sur l’URI, sans que cela soit justifié par le format de ces URI. Par exemple, on voit des CMS imposer, au moment de l’installation, que le CMS soit accessible par un URI commençant par le nom du logiciel. S’il s’appelle Foobar, on voit parfois des logiciels qui ne marchent que si l’URI commence par http://www.example.org/Foobar. Pourquoi est-ce une mauvaise idée et que faudrait-il faire à la place ?

    http://www.bortzmeyer.org/7320.html

    #Web


  • Erreurs de manipulation en série dans les laboratoires américains

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/07/12/erreurs-des-manipulation-en-serie-dans-les-laboratoires-americains_4456073_3

    Un laboratoire dépendant du gouvernement américain a par erreur mélangé une souche inoffensive de la grippe aviaire avec un autre type hautement contagieux et dangereux, envoyant ensuite cet échantillon contaminé à un autre laboratoire, ont annoncé vendredi les autorités fédérales.

    Personne n’a été exposé à cet échantillon contaminé, a assuré Tom Frieden, directeur des Centres de contrôles et de prévention des maladies (CDC) lors d’une conférence de presse. « Ces événements n’auraient jamais dû se produire », a-t-il souligné, ajoutant que ces incidents soulevaient « des questions graves et préoccupantes ». « Franchement, je suis en colère », a-t-il insisté.

    http://s2.lemde.fr/image/2014/07/12/534x0/4456074_5_9e1a_cette-semaine-six-fioles-de-variole_646df1454ad2847cfd1394df8a1684fe.jpg

    Les CDC affirment avoir eu connaissance de cet échantillon contaminé au moment où ils terminaient un rapport sur un incident similaire impliquant cette fois de l’anthrax survenu le 5 juin, mais qui selon eux, n’a a priori pas mis en danger la vie des quelque 80 scientifiques américains qui ont pu avoir été accidentellement exposés à ces bactéries de la maladie du charbon.


  • Seenthis, j’ai besoin d’un coup de main : l’ami Ibn Kafka recherche des ressources concernant la Palestine, plutôt statistiques (victimes, prisonniers, terres confisquées…), dans le but de réaliser des infographies à diffuser sur Twitter. Évidemment, il connaît les institutionnels habituels, mais il demande (et moi aussi) si vous avez des sources utiles.

    Et je pense qu’un recension collective ici pourrait être utile à tout le monde.


  • U.S. sues Amazon over purchases by kids using mobile apps | Reuters

    http://www.reuters.com/article/2014/07/10/us-usa-amazon-com-ftc-idUSKBN0FF21820140710

    Reuters) - The U.S. government sued Amazon.com on Thursday for allowing children to collectively run up millions of dollars in purchases on the credit cards of their unsuspecting parents while playing mobile apps like “Tap Zoo” and “Ice Age Village.”

    http://s2.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20140710&t=2&i=927655781&w=580&fh=&fw=&ll=&pl=&r=LYNXMPEA69

    The lawsuit, filed by the Federal Trade Commission, seeks to make the online retailer refund money spent without parental permission and to end Amazon’s practice of allowing purchases without requiring a password or other mechanism that gives parents control over their accounts.

    #amazon #crapulerie



  • L’apprentissage du « code informatique » sera proposé à l’école primaire dès septembre
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/07/13/l-apprentissage-du-code-informatique-sera-propose-au-primaire-en-septembre_4

    « Nous lançons par ailleurs, avec Arnaud Montebourg, un grand programme en faveur de la filière industrielle française du numérique éducatif », ajoute Benoît Hamon, précisant que 70 % des élèves du primaire et de collège et 100 % des enseignants« seront équipés » à l’horizon 2020 en ordinateurs et tablettes dotés de ressources pédagogiques numériques.

    Hmmm ... pourquoi ai-je cet étrange pressentiment que tout cela sera bien encadré de licences et de matériels privateurs ? Et que les éditeurs traditionnels d’ouvrages scolaires se frottent déjà les mains ...

    • Ouais... où vont-ils trouver des gens qualifiés d’ici la rentrée pour enseigner. Parce qu’au primaire, beaucoup d’instits sont déjà des utilisateurs relatifs en informatique, je ne vois pas par quel miracle ils vont pouvoir enseigner le code à la rentrée... en plus quel code et pour quoi ? Java (très utile, mais pas donné !), C++, php ? Ils vont apprendre à compiler, direct ?

    • Je trouve ça bizarre de parler « d’apprendre le code ». Un peu comme si il existait une seule manière de programmer. Un peu comme si on allait apprendre aux gens à parler à un ordinateur, à le comprendre de fond en comble.

      @monolecte : À mon avis ça sera pas un langage de programmation concert comme PHP, JS ou autre. Ça sera un truc basique juste pour exposer 2/3 notions de la programmation (variables/fonctions), sans application concrète. Genre LOGO ou BASIC.

    • Les ordis dans les écoles seraient massivement basés sur GNU/Linux ou un système BSD quelconque, les élèves (et les profs, bien sur) auraient à leur disposition un joli panel de langage de programmation... il serait alors facile de produire n’importe quel type de code et d’aborder « le code » par l’entrée des artistes, si je puis m’exprimer ainsi ... :D

      Mais, s’il faut être pragmatique, et se poser la question « avec quoi commencer ? » il faut d’abord se poser la question de ce qui est disponible sur les ordis : Word+Excel, « enregistrer sous », choisir HTML et ça produit du code, non ? :p

    • @Tibounise ah ! produire du code versus formules de calcul

      À mon sens, la bidouille généralisée qu’on peut constater quant à l’emploi du tableur découle directement de la représentation mentale que l’on s’en fait. En gros, un tableur, c’est ça …
      http://csimg.webmarchand.com/srv/FR/29039798f55215551/T/340x340/C/FFFFFF/url/calculatrice-de-bureau.jpg
      … pour les informaticiens, ça ressemble plutôt à ça
      http://idata.over-blog.com/1/38/33/48/2012/Poubelle.jpg

      Quand on parle de « code informatique » et de « programme », le paradigme ultra dominant est celui de la programmation impérative.

      Si je prends l’une des définitions de la #programmation
      Programme informatique — Wikipédia
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_informatique#Langage_de_programmation

      Un langage de programmation est un vocabulaire et un ensemble de règles d’écriture utilisées pour instruire un ordinateur d’effectuer certaines tâches.

      et que je la transforme un peu pour dire que le programme transforme des données (en entrée) en résultats (à la sortie), je ne vois pas en quoi ceci ne s’applique pas au tableur.

      Avec cette dernière approche, on voit bien que l’utilisation du tableur n’est pas seulement la connaissance des formules, mais doit inclure aussi l’analyse et l’organisation des traitements.

      Et y a du boulot…
      (d’ailleurs, essentiellement, c’est le boulot que je fais ;-)

    • Si c’était moi qui décidait, les langages choisis seraient Processing (dérivé de Java) et son cousin Arduino (dérivé de C), car ce sont des systèmes multi-plate-forme et des langages assez carrés, permettant de faire des trucs assez sérieux (dans le domaine visuel surtout pour le premier, et dans l’électronique programmée pour le second) sans mise en œuvre complexe. Python serait sans doute un bon choix aussi.
      Mais bon, il faut d’abord former les formateurs, et ce n’est pas si simple, car pour bien expliquer la programmation, il faut être assez à l’aise soi-même.
      L’idée de faire bosser des associations, dans le cadre péri-scolaire, est sans doute la meilleure pour l’instant. Et sinon, eh bien il faudra que les instits passent des UE de programmation pendant leur formation...

    • We don’t need everyone to code—we need everyone to think. And unfortunately, it is very easy to code without thinking.

      http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2013/08/everybody_does_not_need_to_learn_to_code.html
      via
      Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant le code ! le code ! le code !…
      http://www.culture-numerique.fr/?p=634

      Mon avis est que la mission de l’école, qui doit changer et s’adapter, est de prendre en charge, en tant que nouvelle compétence fondamentale, de manière essentielle et prioritaire, la capacité à pouvoir produire de l’information à destination d’un auditoire potentiellement universel : publier. C’est, de plus, une manière pour elle de défendre et promouvoir les libertés fondamentales, dont celles de donner son opinion et de s’exprimer sont bien mises à mal, ces temps-ci.

    • info mentionnée ici également : http://seenthis.net/messages/275535

      87% des Français ont plébiscité cet enseignement. Ah bon ?

      Selon le syndicat Syntec Numérique, 35 000 emplois à forte valeur ajoutée doivent être créés en France dans le numérique d’ici fin 2014. De quoi donner envie aux jeunes de se former au code.

      Admettons. Mais est-ce bien l’objet de l’école primaire. Assujettir l’école aux besoins de l’entreprise, ce n’est pas plutôt de ça qu’il s’agit ?

      Pour faire court, les deux articles (le Monde & francetvnfo) sont, pour moi, un tissu de conneries et d’approximations. Je reste ouvert à la discussion si quelqu’un veut me faire changer d’avis.

    • L’argument du MEDEF ne vaut que ce qu’il vaut, on peut en convenir. De toute façon, c’est un syndicat et comme l’a déploré Eric Ciotti (UMP) à propos des magistrats qui « expriment sous couvert de liberté syndicale des positions politiques souvent tranchées », on peut en penser autant des patrons de l’industrie informatique...

      Toutefois, l’idée n’est pas à rejeter totalement si l’on se refaire au fait que :

      La priorité donnée à l’école primaire (...) répond à la nécessité d’assurer pour tous les élèves, à l’issue de l’école élémentaire, la maîtrise des instruments fondamentaux de la connaissance.

      http://eduscol.education.fr/cid46787/ecole-primaire.html

      Selon qu’on veut voir la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide, apprendre à coder (qui n’est que la phase -presque- finale d’un processus plus complet) c’est aussi préparer les élèves à une certaine autonomie vis-à-vis d’un problème à résoudre face aux instruments/outils auxquels ils seront confronter plus tard... ou bien assujettir une génération aux besoins futurs des entreprises. Ce n’est donc qu’une question de point de vue.

    • Le langage informatique sur lequel on te forme à 8 ans ne sera pas forcément utile quand tu seras sur le marché du travail quinze ans plus tard, donc cette idée peut donner une culture « gratuite » du code, et je trouve ça plutôt bien... Si ce n’est que je ne pense pas que ça soit matériellement possible de le faire correctement.

    • L’article évoque la proposition d’apprendre le code, mais ce ne sera organisé que pour du #périscolaire facultatif.
      Par contre, cette #tête_de_gondole est une #manipulation qui permet de vendre la filière industrielle française du numérique éducatif : soit le fameux #cartable_électronique tant décrié dont même les cadres de Google ne veulent pas pour leurs enfants et puis avec, évidemment tous les logiciels bidons qu’on ne sait pas faire. On a à peine dépassé le livre d’enseignement chiant, genre Lagarde et Michard, qu’on va expérimenter la production de ressources pédagogiques numériques ! mais avec qui ? Adibou de chez Vivendi ? cette gloire française ?
      Coller les mômes devant des écrans pour apprendre le français ? mmm, c’est surtout pour faire marcher l’industrie et pouvoir filtrer informatiquement les retours de « compétences ».

      « Nous lançons par ailleurs, avec Arnaud Montebourg, un grand programme en faveur de la filière industrielle française du numérique éducatif », ajoute Benoît Hamon, précisant que 70 % des élèves du primaire et de collège et 100 % des enseignants seront équipés à l’horizon 2020 en ordinateurs et tablettes dotés de ressources pédagogiques numériques.

    • @touti : oui, ce qui me fait peur, ce n’est pas tant que l’industrie informatique veuille que la primaire forme les programmeurs de dans vingt ans, c’est plutôt la gabegie des dépenses informatiques censées servir à on ne sait quoi, cf. la troisième image de la page http://hyperbate.fr/dernier/?p=30603 (piquée sur le site de la ville de Nice) : le numérique à l’école, pour nozélites, c’est en premier lieu des commandes Apple.

    • @rastapopoulos : complètement d’accord. Le temps est compté aux enseignants du primaire. Et il y a mieux à faire que d’apprendre à dialoguer avec des machines, en l’occurence, comprendre le monde (fragile) qui nous entoure. De plus, lesquels d’entre eux ont les compétences pour enseigner cette nouvelle discipline aux enfants.
      Je passe en mode « ancien combattant » et vous raconte le plan « Informatique Pour Tous » initié par le ministère en 1985 pour que les enfants apprennent à maîtriser une technologie en plein essor, toujours la même rengaine. On était censé faire apprendre aux enfants les rudiments de langage de programmation tel que le BASIC (pour développer des algorithmes de calcul ou créer des animations graphiques pixels par pixels sur un écran) ou encore le LOGO (pour piloter un mobile sur une surface plane, en l’occurrence la fameuse « tortue-LOGO ». Résultat, rien, malgré le fort investissement de certains collègues (dont moi), on s’est retrouvé avec du matoss obsolète dès sa mise en fonction. Ensuite, on a surfé sur une nouvelle vague, celle du PC dès la fin des années 90 avec des outils de bureautique ou autres, des logiciels d’entraînement à toutes sortes de disciplines (calcul, orthographe, etc ... ) le tout sous la bénédiction de la firme de Redmond, puis dans les années 2000, le développement de l’Internet avec des connexions en bas débits ne servant somme toute qu’aux directrices et directeurs d’école pour lire le courrier de leurs inspecteurs. Le passage à l’ADSL (surtout avec des coucous sous W98) n’a pas été évident. En 2007-2008, je suis maître- animateur TICE dans une circonscription d’inspection et je reçois l’injonction de mon chef de ne rien faire dans le sens de l’informatique en tant que discipline d’enseignement (peut-être un peu de traitement de texte, de traitement d’images, en parlant de textes, il aurait fallu en même temps apprendre aux gamins la dactylographie car je ne sais pas si vous avez déjà vu un enfant de 7 ans se servir d’un clavier, ouch !). Et là on veut que les mômes aprennent à « coder » (quoi, pour quoi faire, comment, et surtout quand ?)
      Le ministère n’en est pas à sa première volte-face. Je ne vois rien à dire de plus qu’il ne s’agit là que d’un nouvel effet d’annonce destiné surtout à fédérer un public bien circonspect après tous les soubresauts de cette année 2013-2014 ...

    • @Sombre : merci pour le témoignage. Le plan Informatique pour tous était très naïf, effectivement, il a surtout servi à assurer la survie des constructeurs informatiques français Goupil ou Leanord (bien oubliés : j’ai l’impression qu’ils étaient devenus des rentiers paresseux et ils l’ont payé cher lorsque l’EN s’est rendue compte qu’ils ne faisaient qu’assembler, pour trop cher, des composants venus d’ailleurs), mais aussi Bull et Thomson/Thales.
      Je réagis sur :

      Il y a mieux à faire que d’apprendre à dialoguer avec des machines, en l’occurence, comprendre le monde (fragile) qui nous entoure

      ...qui me semble un peu court : les machines font partie du monde qui nous entoure ! Je ne sais pas si la programmation informatique est la solution à la compréhension des machines, mais savoir qu’il existe une programmation est capital pour comprendre énormément d’aspects de notre vie actuelle (fût-elle « virtuelle », ou réputée telle) et de notre vie à venir.

    • Ah !... Les nano-réseaux Leanord, les Bull Micral et les MO5 ! ... :)

      @petitemarie me dit dans l’oreillette, que la vraie priorité, ce serait d’équiper les établissements scolaires de cantines vraiment potables ! Et accessoirement, ensuite seulement, des ordinateurs opérationnels...

    • Jean-no :
      "Je réagis sur :

      Il y a mieux à faire que d’apprendre à dialoguer avec des machines, en l’occurence, comprendre le monde (fragile) qui nous entoure

      ...qui me semble un peu court : les machines font partie du monde qui nous entoure ! Je ne sais pas si la programmation informatique est la solution à la compréhension des machines, mais savoir qu’il existe une programmation est capital pour comprendre énormément d’aspects de notre vie actuelle (fût-elle « virtuelle », ou réputée telle) et de notre vie à venir."

      Bien sûr ! Les nouvelles connaissances doivent être diffusées, même mal et même pour de mauvaises raisons...

    • @jean_no, ohlala, effectivement, la photo que tu as choisie parle d’elle même !
      http://hyperbate.fr/dernier/files/2014/06/numerique_estrosi.jpg

      @RastaPopoulos, où est ton lien sur ce livre pour apprendre l’informatique sans ordinateur ? L’achat de livres scolaires au lycée, par la famille, tourne autour de 200 euros en occasion, dépense que l’on peut amortir en revendant les livres d’une année sur l’autre, ce qui fait moins de 100 euros/an.
      Où va-t-on aller trouver l’argent pour des enseignants en informatique ? Et pour le matériel ? les grosses firmes se feront un plaisir de pouvoir verrouiller les habitudes des utilisateurs le plus tôt possible.
      A la fac de St Denis, (ancienne Vincennes) en 2006, les étudiants en hypermédia travaillaient avec des licences Windows, et les professeurs étaient fortement réticents au libre qui ne leur rapportait aucune subvention…
      Cette année, P. était en terminale et devait utiliser une tablette que le lycée lui a donné, mais d’après ses dires, elle avait surtout un smartphone géant.

    • @Paulo

      Bien sûr ! Les nouvelles connaissances doivent être diffusées, même mal et même pour de mauvaises raisons...

      Je ne pense pas avoir affirmé une telle chose, je suis le premier à dire que ça ne sert à rien de s’occuper de programmation à l’école si on le fait mal.
      Ceci dit, "pour de mauvaises raisons" est toujours une question discutable : on a créé l’école publique gratuite et obligatoire à des fins de propagande politique nationaliste, pour occuper les enfants des ouvriers et pour que les soldats sachent envoyer une carte postale pleine de fautes d’orthographe en allant se faire zigouiller. Aujourd’hui, ça sert à d’autres choses. Inversement, on fait parfois des choses pour les meilleures raisons du monde pour découvrir longtemps après qu’on a provoqué des catastrophes.
      Enfin, les machines ne relèvent pas d’une forme de « nouvelles connaissances », on en utilise depuis un certain temps, il serait logique de s’y intéresser.

    • Points sur les i.
      Toute connaissance est propagée.
      Entre la machine à vapeur et les « codes » informatiques, il y a de la nouveauté
      Et puis merde !

    • On utilisait des langages informatiques avant notre naissance à tous et la théorie de l’ordinateur date de 1830 (et le prototype fonctionnait à vapeur, mais j’ignore si c’est à ça que tu fais allusion). Bien sûr, il y a du neuf. Et donc ?

    • On se calme ... C’est évident que toutes ces machines sont devenues incontournables. maintenant, apprendre à programmer, à coder, certes, pourquoi pas mais pas à l’école primaire où il y a déjà beaucoup d’apprentissages et de compétences à développer. J’ai l’impression que le ministère est atteint du syndrome de la fuite en avant et que l’on n’a aucun retour sur les nouveaux dispositifs mis en place. On e rajoute comme sur un mille feuille (c’est d’actualité) et ça devient de plus en plus lourd à digérer et pour les élèves et pour les enseignants. Et puisqu’il faut revenir sur les expériences passées, la programmation de la « tortue-logo », et bien, ce n’était pas si idiot que ça (au primaire).
      http://www.yann.com/fr/apprendre-la-programmation-aux-enfants-avec-le-langage-logo-17/09/2010.html

      Maintenant pour devenir développeur, c’est au niveau du lycée qu’il faut investir. Pour moi, même au collège, si on veut traiter le sujet correctement, c’est trop ambitieux.

    • J’arrive sur le tard. J’ai été assistant d’éducation en école élémentaire et figurez vous que j’étais chargé d’enseigner l’informatique (car les autres profs galéraient) et la bibliothèque.

      Ça m’énervait au plus haut point car je trouvais plus logique que d’autres enseignements soit prioritaire, entre autre, je disais des cours de secourisme ça pourrait pas faire de mal et serait plus utile que l’informatique pour des gamins qui ont déjà du mal a écrire leur nom. Car oui, c’est ça, aussi !
      On me demandais de leur apprendre le traitement de texte (entre autre, programme du B2i), alors je leur apprend ponctuation et tout le toutim, sauf que ils ont un peu de mal forcément... et encore, je parle pas des jeunes du voyage qui savent encore moins lire bien souvent de part une scolarité éclaté...

      Quand je faisais pas ça, on me faisait rentrer les évaluations des élèves... un truc bien chiant. Quoi qu’il en soit leur apprendre la programmation, c’est clair : ça n’a pas de sens... Mais comme on peu le voir ce ne sont pas les enseignants qui choisissent le programme et ils n’ont pas leur mot a dire.

      Sinon, perso, quand je faisais mes cours, personne me disais ce qu’il fallait faire vis a vis des logiciels privés etc... En fait c’est l’habitude qui relaie microsoft et autre. Moi j’avais installé Ubuntu sur les machines en dualboot pour que les autres profs puissent continuer leur cours a eux, pendant que je montrait autre chose.

      Cependant dans le B2i il y a bien, censément, un peu de morale a faire sur les histoires de propriété privé, mais il n’y a pas de contre-indication sur les questions du libre. Le problème majeur est la reproduction (comme disais Bourdieu).

    • « Finalement, tout le monde trouve un intérêt à cette demi-teinte, à cette absence de décision qui se confirme chaque jour à propos du numérique en éducation ». Bruno Devauchelle fait un bilan de l’année scolaire. « Ce qui manque, essentiellement, c’est une vision plus globale, non pas du numérique mais d’une société qui évolue dans un cadre numérique... On va continuer d’installer des matériels, développer des environnements logiciels, parler de pédagogie sans jamais en faire, mais surtout ne pas toucher à l’école et à tout ce qui la rend de plus en plus imperméable au numérique. »

      http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/07/11072014Article635406678391997776.aspx


  • Amnesty International launches video verification tool, website | Poynter.
    http://www.poynter.org/latest-news/regret-the-error/257956/amnesty-international-launches-video-verification-tool-website

    The YouTube Data Viewer should join tools such as an EXIF reader, reverse image search, Spokeo, and Google Maps/Earth as one of the core, free verification tools in the verification toolkit. (For a list of other tools out there, see this section of the Handbook.)
    A guide to video verification

    Citizen Evidence is also a valuable addition to verification training. Koettl has created a series of videos that offers a step-by-step walkthrough for verifying user-generated video. This is a detailed and easy-to-follow guide, offered by someone who practices this as part of his daily job. (The videos are geared toward human rights workers, but the techniques apply for journalists.)

    via @opironet


  • Money flowing through tax havens and shady foundations, thanks to #IKEA
    http://multinationales.org/Money-flowing-through-tax-havens

    Holdings, foundations and subsidiaries all around the world, all entangled in complex structures: the owners and managers of the Swedish multinational IKEA are expert at cultivating obscurity and concealment, and they seem to have a fondness for tax havens and tax-‘optimising’ financial arrangements: i.e. avoiding tax as much as possible. Rachel Knaebel digs into this financial maze, so remote from the philanthropic ideas promoted by IKEA’s founder. This article was originally published in (...)

    #News

    / IKEA, #Retail, #Retail, #Tax_Heavens, #Netherlands, #Switzerland, #Luxemburg, #Liechtenstein, #KAMPRAD_Ingvar, #executives, #transparency, #tax_system, #tax_evasion, (...)

    #financialisation
    « http://www.attac.de/fileadmin/user_upload/Kampagnen/konzernbesteuerung/Fotos/Recherche_IKEA.pdf »
    « http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/rap-info/i1243.pdf »
    « http://www.forbes.com/profile/ingvar-kamprad »
    « http://www.ikea.com/ms/fr_FR/this-is-ikea/about-the-ikea-group/index.html »
    « http://www.ikea.com/ms/en_US/this-is-ikea/company-information »
    « http://inter.ikea.com/en/governance/interogo-foundation »
    « http://www.ikanogroup.com/the-group.html »
    « http://en.wikipedia.org/wiki/IKEA »
    « http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/unternehmen/stiftung-im-steuerparadies-ein-labyrinth-namens-ikea-1581197.html »
    « http://www.newyorkfestivals.com/winners/2012/pieces.php?iid=433439&pid=1 »


  • Google’s Paris Tabriz Profile - Information Security Engineer Parisa Tabriz Interview - Elle
    http://www.elle.com/life-love/society-career/google-parisa-tabriz-profile

    http://www.elle.com/cm/elle/images/SP/elle-hackers-h-lgn.jpg

    As #Google's top #hacker, Parisa Tabriz thinks like a criminal—and manages the brilliant, wonky guys on her team with the courage and calm of a hostage negotiator.

    qui disait qu’il n’y avait pas de #femmes dans l’#informatique ?
    c’est dans Elle


  • Quelques propositions pour une politique de transport par véhicules autonomes
    http://transportsdufutur.typepad.fr/blog/2014/07/quelques-propositions-pour-une-politique-de-mobilit%C3%A9-

    Alors que la recherche française et européenne a été depuis longtemps en pointe sur l’automatisation de la conduite, réaliser des tests a depuis toujours été extrêmement difficile. Le pire, c’est que cela reste encore aujourd’hui tout aussi ardu, le cadre réglementaire n’ayant pas évolué au rythme nécessaire.

    Cet article pointe très bien le principal frein à l’innovation en France et en Europe : l’état, avec un cadre législatif toujours en retard et un déficit d’organisation/priorisation des acteurs.

    #Europe #France #Google_Car #Industrie_automobile #Innovation #Réglementation #Transport #Voiture_autonome