• Half of EU countries support labeling settlement goods from West Bank, East Jerusalem
    By Barak Ravid
    Haaretz Daily Newspaper

    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/half-of-eu-countries-support-labeling-settlement-goods-from-west-bank-east-

    La moitiés des pays européens, dont la France, demandent, dans une lettre à Catherine Ashton, la nécessité de la traçabilité des produits des colonies israéliennes.

    Rappelons que le 25 février 2010, la Cour européenne du Luxembourg avait statué que les produits des colonies devaient être assujettis à des taxes spéciales et ne pouvaient bénéficier des accords Union européenne-Israël
    http://euobserver.com/foreign/29558

    Trois ans plus tard, rien n’a été fait en ce sens...

    Rappelons aussi que, selon les statuts de la Cour pénale internationale, la création de colonies relève d’un

    crime de guerre

    .


  • En Syrie, meurtre de coordinateur en chef de la distribution de l’aide gouvernementale d’urgence. La tournure du NY Times est caractéristique : les rituelles accusations par une opposition non sourcée (« des activistes »), et ensuite la version gouvernementale en utilisant l’habituelle tournure caricaturale (assassiner un responsable de l’aide d’urgence à la population civile n’étant un acte « “terroriste” » qu’au sens qu’en donne le régime syrien).
    http://www.nytimes.com/2013/04/20/world/middleeast/more-american-aid-to-syrian-rebels-with-conditions.html

    In Syria, the daily litany of civil war violence was punctuated by news of the assassination of the government’s chief coordinator of emergency aid distribution to civilians. Anti-Assad activists said gunmen with silencer-equipped weapons killed the official, Ali Balan, Thursday at a restaurant in the upscale Mezzeh neighborhood of Damascus, which is heavily guarded. The official news agency, Sana, called the killing the work of terrorists, the government’s generic description for armed opponents.

    Alors certes, ce régime a déjà largement démontré à quel point il était capable de nuire à ses propres intérêts en menant une politique criminelle et suicidaire ; mais de là à nous faire croire que, chaque mois, il exécute un individu qui sert directement ses intérêts…

    En fait, la caricature de la position gouvernementale (« tous des terroristes ») occulte l’idée que, pour beaucoup de gens, cette notion de « terroristes » peut tout aussi bien désigner un troisième « joueur », disposant de forces spéciales capables d’exécuter professionnellement toute personne plus ou moins modératrice dans le conflit, et qui ne serait ni le gouvernement ni les oppositions syriennes connues.


  • Côté #entrapment, le FBI vient de monter une opération particulièrement perverse : créer un vrai-faux site de recrutement de jihadistes américains pour aller combattre en Syrie. Mais comme cela signifie rejoindre le Front al-Nusra, affilié à Al Qaeda, c’est interdit. Et hop, le FBI peut à nouveau exhiber sa superbe prise d’un véritable faux terroristislamiste fabriqué sur mesure par ses propres services.
    http://bigstory.ap.org/article/fbi-ill-man-planned-join-syrian-extremists

    Tounisi, a U.S. citizen, was snared in an Internet sting after contacting a sham website set up by the FBI that purported to hook up would-be fighters with terrorists, the federal complaint says.


  • Le négationnisme israélien se porte bien, merci: When Israeli denial of Palestinian existence becomes genocidal
    http://electronicintifada.net/content/when-israeli-denial-palestinian-existence-becomes-genocidal/12388

    In a regal interview he gave the Israeli press on the eve of the state’s “Independence Day”, Shimon Peres, the current president of Israel, said the following:

    “I remember how it all began. The whole state of Israel is a millimeter of the whole Middle East. A statistical error, barren and disappointing land, swamps in the north, desert in the south, two lakes, one dead and an overrated river. No natural resource apart from malaria. There was nothing here. And we now have the best agriculture in the world? This is a miracle: a land built by people” (Maariv, 14 April 2013).


  • Israeli Doctors Are Treating Boston Bombing Suspect: New Details on His Condition - Yahoo! News
    http://news.yahoo.com/israeli-doctors-treating-boston-bombing-suspect-details-condition-131043

    As 19-year-old Boston Marathon bombing suspect Dzhokhar Tsarnaev “clings to life,” Israeli media revealed that two of the senior doctors treating Tsarnaev have abundant past experience treating victims of terror. That’s because they’re from Israel.


  • Gaza vue par ses enfants - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=VkqyB1w5T8Q


    via http://www.pourlapalestine.be/index.php?option=com_content&view=article&id=1552:gaza&catid=1:lates

    Publiée le 10 avril 2013

    Asmaa Seba El Mourabiti ,photographe professionnelle Belge a passé trois mois à Gaza dans le cadre d’un projet artistique et photographique qui avait pour but de donner la possibilité à des enfants, âgés de 6 à 11 ans, des camps de réfugiés, de s’exprimer à travers l’image.

    Parmi ces enfants, certains sont devenus orphelins après les bombardements de 2008, qui ont fait plus de 1450 morts,dont plus de 450 enfants ,d’autres ont subi des traumatismes en voyant des membres de leur famille tués devant leurs yeux, et tous continuent à vivre dans des conditions précaires et dans un environnement très oppressant. C’est dans ce contexte que chacun d’entre eux a reçu un appareil photo qu’il a gardé pendant 3 mois.

    Pendant 3 semaines les enfants ont participé à des ateliers de photographie et chaque semaine la photographe leur a donné, pour les guider, un sujet à exprimer à travers l’objectif, cette méthode a permis de développer de formidables clichés, véritables témoignages de la vie de ces enfants dans la bande de Gaza.

    Vingt-quatre photographies ont été sélectionnées dans le cadre d’une exposition urbaine dans le centre de Gaza.
    L’exposition a voyagé à Istanbul,Amman et elle est désormais à l’Espace Magh à Bruxelles pour le début d’un périple européen.


  • WikiLeaks cables confirm collusion between Vatican and dictators - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/04/15/vati-a15.html

    WikiLeaks cables confirm collusion between Vatican and dictators
    By Marc Wells
    15 April 2013

    Julian Assange’s WikiLeaks released a new archive of 1.3 million diplomatic cables and intelligence records last Monday encompassing the years 1973 through 1976, dubbed “The Kissinger Cables.”

    The database includes documents revealing the ruthless operations led by the US worldwide, at a time when the international working class was on the offensive and the bourgeoisie was waging a ruthless counterattack.

    #wikileaks #vatican #dictature



  • Prévisions économiques florissantes dans le Golfe déprimantes ailleurs (Bloomberg/ Gulf Times)

    Saudi economic output may expand 4.8% this year, according to an HSBC forecast that was raised from 4.3%. The kingdom may record a budget surplus equivalent to 6.4% of gross domestic product, compared with 7.1% in Qatar and 31% in Kuwait, HSBC estimates.

    Qatar’s economy may expand 6.5% this year, HSBC said, revising its estimate from 5.2% in the previous quarterly report.

    “Government spending remains the primary stimulus for this growth,” the economists wrote.

    Qatar plans to spend $140bn on infrastructure projects by 2019, three years before hosting the soccer World Cup finals, HE the Finance Minister Yousef Hussein Kamal had said last month.

    The growth forecast for Kuwait was raised to 4.4% from 3.9%.

    Egypt may post a budget deficit of about 11% of GDP, HSBC said, as the economy weakens amid rising opposition to President Mohamed Mursi, delays to loan talks with the International Monetary Fund, and plunging currency reserves. “For post-revolution Egypt, the brief window of opportunity for orderly political transition and economic stabilisation appears to have snapped shut, with substantial further deterioration since our last quarterly,” Williams and Martins wrote.

    The economy may grow 1.4% in the fiscal year ending in June, down from an earlier estimate of 2.1%, HSBC said. Egypt’s economy hasn’t expanded that slowly since the early 1990s, and it achieved average growth of 4.9% in the decade before Hosni Mubarak’s overthrow in 2011, according to the IMF.

    http://www.gulf-times.com/business/191/details/348588/saudi-saves-$1bn-a-week-as-egypt-counts-wheat-stocks%3A-hsbc


  • Comme tout le monde, le Nouvel Obs met « “terroristes” » entre guillemets et t’explique ce qu’il faut comprendre par là. Puisque des gens qui font sauter une voiture piégée en pleine ville et tuent uniquement des civils ne sont des « “terroristes” » qu’au sens qu’en donne le régime syrien.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20130409.OBS7221/syrie-un-attentat-suicide-au-coeur-de-damas-fait-15-morts.html

    Le régime avait alors accusé des « terroristes », terme par lequel les autorités syriennes désignent les rebelles aidés dans leur combat contre l’armée par des jihadistes qui ont revendiqué de nombreux attentats suicide, en particulier à Damas.

    Si tu te demandes pourquoi j’utilise des doubles-guillemets :
    http://seenthis.net/messages/124131


  • Document

    mis en distribution

    le 22 janvier 2002

    N° 2311.

    ASSEMBLÉE NATIONALE

    CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

    ONZIÈME LÉGISLATURE

    Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 30 mars 2000.

    RAPPORT D’INFORMATION

    déposé en application de l’article 145 du Règlement

    PAR LA MISSION D’INFORMATION COMMUNE
    sur les obstacles au contrôle et à la répression de la délinquance financière et du blanchiment des capitaux en Europe (1)

    PRESIDENT
    M. VINCENT PEILLON,

    Rapporteur
    M. Arnaud MONTEBOURG,

    Monographies, volume 5 : Le Grand Duché du Luxembourg (M. Montebourg rapporteur).
    http://www.assemblee-nationale.fr/rap-info/i2311-51.asp

    TOME I

    Monographies

    Volume 5 - Le Grand Duché du Luxembourg

    (1) La composition de cette Mission figure au verso de la présente page.

    Banques et établissements financiers.

    La Mission d’information commune sur les obstacles au contrôle et à la répression de la délinquance financière et du blanchiment des capitaux en Europe est composée de : M. Vincent Peillon, Président ; MM. Michel Hunault, Jean-Claude Lefort, Vice-Présidents ; MM. Charles de Courson, Philippe Houillon, Secrétaires ; M. Arnaud Montebourg, Rapporteur ; MM. Philippe Auberger, François d’Aubert, Alain Barrau, Jean-Louis Bianco, Jérôme Cahuzac , Jacky Darne, Arthur Dehaine, Jean-Jacques Jegou, Gilbert Le Bris, François Loncle, Mmes Jacqueline Mathieu-Obadia, Chantal Robin-Rodrigo.

    Jérôme Cahuzac , bon informateur ou bien informé...



  • Ireland teachers union brands Israel ’apartheid state,’ calls for boycott -
    Des syndicats irlandais pour le boycott d’Israël, Etat d’apartheid

    Haaretz Daily Newspaper

    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/ireland-teachers-union-brands-israel-apartheid-state-calls-for-boycott-1.51

    The Teachers Union of Ireland has adopted a resolution in support of an academic and cultural boycott of Israel, which the union called an “apartheid state.”

    The motion, passed unanimously on April 4 during the union’s annual congress, calls for “all members to cease all cultural and academic collaboration with Israel, including the exchange of scientists, students and academic personalities, as well as all cooperation in research programs,” according to a report on the website of the Center for Research of Globalization.

    #BDS #apartheid


  • Comment les États-Unis ont organisé et financé massivement le développement de l’enseignement islamique en Afghanistan :
    http://www.liveleak.com/view?i=e4d_1365286482

    Under NSDD 166, US assistance to the Islamic brigades channelled through Pakistan was not limited to bona fide military aid. Washington also supported and financed by the U.S. Agency for International Development (USAID), the process of religious indoctrination, largely to secure the demise of secular institutions. (Michel Chossudovsky, 9/11 ANALYSIS: From Ronald Reagan and the Soviet-Afghan War to George W Bush and September 11, 2001, Global Research, September 09, 2010)

    Religious schools were generously funded by the United States of America:

    Education in Afghanistan in the years preceding the Soviet-Afghan war was largely secular. The US covert education destroyed secular education. The number of CIA sponsored religious schools (madrassas) increased from 2,500 in 1980 to over 39,000 [in 2001]. (Ibid.)

    Unknown to the American public, the US spread the teachings of the Islamic jihad in textbooks “Made in America” developed at the University of Nebraska:

    … the United States spent millions of dollars to supply Afghan schoolchildren with textbooks filled with violent images and militant Islamic teachings, part of covert attempts to spur resistance to the Soviet occupation.

    The primers, which were filled with talk of jihad and featured drawings of guns, bullets, soldiers and mines, have served since then as the Afghan school system’s core curriculum. Even the Taliban used the American-produced books…

    The White House defends the religious content, saying that Islamic principles permeate Afghan culture and that the books “are fully in compliance with US law and policy.” Legal experts, however, question whether the books violate a constitutional ban on using tax dollars to promote religion.

    … AID officials said in interviews that they left the Islamic materials intact because they feared Afghan educators would reject books lacking a strong dose of Muslim thought. The agency removed its logo and any mention of the U.S. government from the religious texts, AID spokeswoman Kathryn Stratos said.

    “It’s not AID’s policy to support religious instruction,” Stratos said. “But we went ahead with this project because the primary purpose . . . is to educate children, which is predominantly a secular activity.”

    … Published in the dominant Afghan languages of Dari and Pashtun, the textbooks were developed in the early 1980s under an AID grant to the University of Nebraska -Omaha and its Center for Afghanistan Studies. The agency spent $ 51 million on the university’s education programs in Afghanistan from 1984 to 1994.” (Washington Post, 23 March 2002)




  •  Une carte du ministère du Tourisme israélien annexe plus de 60 % de la Cisjordanie article
    http://www.info-palestine.eu/spip.php?article13041
    Jonathan Cook

    Israël se prépare-t-il à annexer la Zone C, comme l’ont récemment estimé des analystes, et de plus en plus nombreux ?

    La réponse m’est donnée lorsque, lors d’une visite à l’office du Tourisme d’Israël à Nazareth, cette semaine, je tombe sur une brochure officielle, « Vos prochaines vacances : Israël ». La brochure est distribuée aux agences de voyage à travers le monde de même qu’aux centaines de milliers de touristes qui arrivent en Israël chaque année.

    Sur la carte, établie par le ministère du Tourisme, on voit à la fois Israël et les territoires occupés. Obligeamment, elle reprend l’interprétation d’Israël sur les démarcations territoriales stipulées par les Accords d’Oslo au milieu des années quatre-vingt-dix.

    Oslo a divisé la Cisjordanie en trois parties à titre temporaire - pour une période de cinq années -, Israël et les Palestiniens étant censés négocier un accord pour un statut final qui, ce qui était largement admis, conduirait à la création d’un État palestinien en Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est.
    (...)
    En outre, ce que les Accords d’Oslo admettaient n’être qu’un contrôle temporaire d’Israël sur la Zone C est devenu en réalité un contrôle permanent – un point que la Cour suprême israélienne a récemment reconnu comme une « occupation prolongée » de la Cisjordanie.

    Ce que tout cela signifie, c’est que la question de savoir si Israël va annexer la Zone C est largement théorique. L’annexion a déjà eu lieu, mais pas officiellement. L’avantage de cette méthode discrète d’annexion – ce que le général israélien Moshe Dayan qualifiait autrefois d’ « annexion rampante » - est qu’Israël ne subit aucune pression pour conférer la citoyenneté aux quelques Palestiniens restés en Zone C.

    La carte de la brochure nous donne une illustration utile de la pensée israélienne. Elle a été établie par le ministère du Tourisme en 2007, avant que l’actuel gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu n’arrive au pouvoir avec dans sa plate-forme, le projet de déchirer les Accords d’Oslo. 2007 était le temps du gouvernement d’Ehud Olmert qui s’était engagé à arriver à un accord avec les Palestiniens sur la base d’une solution à deux États.

    La carte nous indique clairement comment les prétendus artisans de la paix israéliens eux-mêmes envisageaient l’avenir des Palestiniens.

    http://www.info-palestine.eu/IMG/jpg/map-web.jpg


  • In Ireland, Carbon Taxes Pay Off - NYTimes
    http://www.nytimes.com/2012/12/28/science/earth/in-ireland-carbon-taxes-pay-off.html

    Over the last three years, with its economy in tatters, Ireland embraced a novel strategy to help reduce its staggering deficit: charging households and businesses for the environmental damage they cause.

    (...) The government imposed taxes on most of the fossil fuels used by homes, offices, vehicles and farms, based on each fuel’s carbon dioxide emissions, a move that immediately drove up prices for oil, natural gas and kerosene. Household trash is weighed at the curb, and residents are billed for anything that is not being recycled.

    The Irish now pay purchase taxes on new cars and yearly registration fees that rise steeply in proportion to the vehicle’s emissions.

    Environmentally and economically, the new taxes have delivered results. (...)

    “We just set up a price signal that raised significant revenue and changed behavior. Now, we’re smashing through the environmental targets we set for ourselves.”

    By contrast, carbon taxes are viewed as politically toxic in the United States

    #cdp #environnement #impôt


  • LE MYTHE ÉCONOMIQUE COMME RÉALITÉ ILLUSOIRE
    Addenda à « L’invention de la crise »

    « L’humanité se situe en dehors de l’économie politique, l’inhumanité au dedans. » Karl Marx, Œuvres.

    Le capital est malade de trop d’argent. Le vol d’une partie de la force de travail s’est tellement accumulé dans le capital, au cours du temps, que la production mondiale de marchandises, plus les services qui s’y attachent, ne représentent plus que 3 % des richesses du monde. Il n’y a jamais eu dans l’histoire du monde, autant de richesses accumulées par un aussi petit nombre d’individus, que depuis l’invention spectaculaire de la crise. La réalisation sans fin de dettes crée de la monnaie et produit une richesse illimitée libérée des contraintes inhérentes à la production de marchandises. Cet enchaînement effréné de dettes cumulées est devenu pour quelques-uns, le seul moyen de rafler très rapidement des fortunes gigantesques sur le dos de populations conditionnées dans l’obsession permanente d’une crise inévitable, devenue fatalité.

    Contrairement aux idées reçues de l’économie-spectacle certains faits vérifiables peuvent permettre de remettre en question tout le système. Les dépenses de l’État français ont baissé depuis vingt ans, cependant deux fois moins que la baisse des recettes. Les cadeaux fiscaux effectués par l’État depuis l’an 2000 représentent un manque à gagner de plus de 100 milliards d’euros par an. Plus de 600 milliards d’avoirs, bien planqués dans des paradis fiscaux, manquent à l’État français. Si la banque centrale européenne (BCE) avait accepté de prêter directement aux pays de la zone euro comme elle le fait pour les banques, c’est-à-dire au taux de 1 %, comme cela se passe aux États-Unis, il n’y aurait plus de dette de l’État français aujourd’hui. Et s’il n’y avait plus de cadeaux fiscaux, plus de paradis fiscaux, si l’on fonctionnait comme dans les années 60, l’État pourrait plus que doubler ses dépenses, sans aucune dette... Si l’on discerne comment on a pu en arriver là, on peut alors comprendre ce qui se passe aujourd’hui.

    La crise, dont les cycles se sont accélérés jusqu’à devenir permanente, n’est plus une exception temporaire du capitalisme, mais bien son fonctionnement routinier. Le processus d’appauvrissement sans limites des populations, l’institutionnalisation du racket des États, sont devenus le moteur d’un système qui s’emballe en pillant tout ce qu’il trouve, son économie, son futur, pour sauver l’expansion des gains des truands milliardaires, dans un instant sans devenir.
    La croyance en la crise est de l’ordre de la foi en la divine économie. Penser la crise avec les yeux de l’économie politique, c’est non seulement l’accepter, mais se soumettre aveuglément à ce système d’exploitation et s’y résigner religieusement.

    L’économie est une escroquerie

    La dette augmente irréversiblement, quand les recettes disparaissent. Depuis le début de la crise, les paradis fiscaux, remis temporairement en question et déjà oubliés, se réorganisent et se développent rapidement. Plus de 26 000 milliards de dollars d’actifs financiers de particuliers, seraient dissimulés dans les paradis fiscaux, par des montages complexes entre trusts, financiers et sociétés offshore. Le secret bancaire suisse ayant été réduit, le « Trust discrétionnaire et irrévocable » est devenu le principal instrument de l’évasion fiscale en pleine expansion.

    Le lobby de la finance, le plus puissant des lobbys, achète les politiques en payant leurs campagnes. Les politiques servent le capital et l’État gère le système d’exploitation en place.
    L’Article 123 du Traité de Lisbonne oblige les États européens à emprunter, non plus à la Banque de France ou à la BCE sans intérêts, mais sur les marchés financiers avec des taux importants. Actuellement, l’État ne rembourse que les intérêts.
    En 2008 nous avons payé en France plus de 55 milliards aux prêteurs, pour les seuls intérêts et pour une seule année, c’est plus que la totalité des impôts sur le revenu. C’est ce qu’on appelle « la charge de la dette ». L’État a payé plus de 1300 milliards d’euros d’intérêts entre 1980 et 2008. C’est la rançon à payer aux financiers pour avoir le droit d’exister. Si l’on avait emprunté à la Banque de France sans intérêts, comme on le faisait jusqu’aux années 70 (droit de création monétaire), on aurait déjà remboursé la dette.
    La création monétaire est aujourd’hui aux mains de banques et de financiers privés qui exigent des intérêts. En créant de la monnaie, on imprime de la nouvelle dette. La dette consiste en un capital assorti d’intérêts dus. C’est davantage de dettes qui sortent des banques et des transactions financières. Cet argent, qui n’est plus le fruit d’un travail, est créé électroniquement sur l’écran d’un ordinateur à partir de dettes.

    Avec l’acceptation de la « Règle d’or » et du Mécanisme Européen de Stabilité les politiciens au pouvoir ont remis la maîtrise de leur budget aux mains de technocrates européens, larbins des milliardaires. L’État se dissout dans une Europe en décomposition.

    Contrairement aux apparences du spectacle de l’économie, les États les plus endettés au monde ne sont pas la Grèce et l’Espagne, mais d’abord les États-Unis, puis le Royaume-Uni et le Japon, pourtant tous bien notés.
    Les attaques de fonds spéculatifs américains sur les dettes des États européens provoquent une augmentation des taux d’intérêt. La valeur d’un CDS qui parie sur la dette d’un État, augmente avec la probabilité de défaut de paiement du pays. Ce sont des transactions privées qui ne sont ni enregistrées ni recensées ni contrôlées. Les trafics financiers abondent. Même les banques françaises, qu’on a renflouées, spéculent sur le risque de faillite de la France.

    L’austérité, payée par les populations, est égale à la différence entre le prix de départ des obligations d’État et leur prix à l’arrivée, après la chute que les financiers ont eux-mêmes provoquée. Cette différence, payée par la population, est empochée par les spéculateurs milliardaires.

    Dans le système de la dette, la solvabilité d’un État se définit comme la capacité à générer une croissance positive soutenue, qui doit excéder les obligations vis-à-vis des créanciers, afin de couvrir le capital, plus les intérêts, plus la création de richesse. L’État est condamné à soutenir ce rythme de croissance effrénée, sinon le déclin abyssal, budgétaire et fiscal, le guette. Il ne peut y échapper qu’en s’endettant encore plus. Imprimer de la nouvelle dette pour soutenir à bout de bras la dette existante a pour conséquence de s’enfoncer dans le cercle infernal des dettes sans fin.

    La spéculation explose à l’ombre spectacle

    Il y a d’abord les Hedges funds, des fonds alternatifs qui se composent d’actions, de matières premières, de dettes, d’immobilier et de produits dérivés. Ils ont des rendements illimités quand ils se regroupent afin de mieux manipuler le marché avec un fort effet de levier. Ces fonds spéculatifs qui représentent près de 2 000 milliards de dollars, sont à 80 % en dollars, et n’attaquent jamais les États-Unis, car les trois quarts d’entre eux sont américains ou britanniques.

    Les produits dérivés parient toujours sur la chute. Ces fonds spéculatifs jouent gros et les investisseurs suivent comme des moutons apeurés. Les agences de notation ne font que suivre les indications du marché opaque des CDS, régi dans l’ombre par quelques escrocs milliardaires. Avec l’austérité, les populations payent les gains que les spéculateurs empochent. La complexité du système permet de maintenir le secret sur la plus gigantesque escroquerie de l’Histoire, grâce à la supercherie de la crise. Le concept de crise est un leurre médiatique qui cache une stratégie spéculative de grande ampleur qui doit rester secrète.

    Pendant la crise financière de 2008, les dérivés OTC (Over the counter ou de gré à gré) ont propagé le séisme financier. Un dérivé OTC est une sorte d’assurance, un contrat conclu entre deux parties et dont la valeur est dérivée d’un actif sous-jacent, tel qu’un taux d’intérêt, une devise, une action... La vocation première de ces contrats est de se protéger contre les risques (taux d’intérêt, de change, de crédit...). Ces contrats ne sont pas standardisés et ne sont donc pas négociés sur des marchés organisés et échappent aux régulateurs. Ces fonds spéculatifs propagent un risque général sur l’ensemble du système en cas de panique.

    D’un marché de gré à gré (OTC), une partie du marché des CDS est en passe de s’organiser et d’être règlementé. Les dérivés standardisés seraient désormais régulés par des autorités de contrôle, sur des marchés organisés dans des chambres de compensation.
    Le Marché des dérivés de crédit non standardisés, est un marché qui semble rester non organisé (OTC), dominé par un nombre restreint d’acteurs, et qui continuerait à se traiter sans chambres de compensation. Les dérivés OTC sont traités et négociés directement entre deux parties. L’utilisation de plateformes électroniques est rare pour ces instruments, davantage traités à la voix. Le fait qu’une transaction ne soit pas confirmée par écrit n’a pas d’incidence sur sa validité. L’enregistrement des conversations téléphoniques peut servir d’éléments prouvant l’existence d’une transaction. Ce contexte, qui le met hors de contrôle, a permis au marché des dérivés OTC de connaitre une croissance exponentielle ces dix dernières années, en multipliant par six leur volume.

    Pour les produits complexes appelés aussi « titrisation », ils répartissent et étalent un risque diversifié par mixage et éparpillement. L’information sur ces titres est très chère et réservée aux market makers (teneurs de marché). Aucune information utilisable n’est disponible sur les volumes traités, ni sur les paramètres essentiels de valorisation. De fait, ni les utilisateurs finaux, ni leurs auditeurs, ni les régulateurs ne peuvent, à de rares exceptions, disposer du cadre nécessaire et suffisant pour suivre les valeurs et les risques sur les produits OTC complexes. La crise financière a été aggravée par l’incompréhension des experts, des modes pratiques de fonctionnement des marchés complexes qui s’effectuent en dehors des marchés organisés.
    On peut compter environ 800 000 milliards de dollars de produits dérivés en circulation aujourd’hui, soit plus de 13 fois l’économie mondiale (PIB mondial à 60 000 milliards de dollars).

    En 2010, le volume du marché des changes (Forex) est situé aux environs de 4000 milliards de dollars par jour (BRI), quasi uniquement en transactions de gré à gré, dont près de la moitié au Royaume-Uni et aux États-Unis. La grande majorité des transactions de change de devises sont spéculatives et ne durent pas plus de 7 jours. Il est impossible de connaître précisément les volumes traités sur ce marché.

    Quelques gros fonds spéculatifs attaquent stratégiquement un pays et les petits investisseurs suivent comme des moutons. Les agences de notations s’alignent sur les cours des CDS, leurs notes sont directement dictées par ce marché de truands et de voleurs, dans l’opacité et le secret.
    La complexité volontaire des transactions financières entretient la confusion et permet de maintenir dans le secret ses escroqueries planétaires. On ne voit jamais ce qui est hors champ de l’objectif du spectacle. Les grands financiers ont maintenant la maîtrise et le contrôle de la presse et de l’information. Le spectacle économique est leur idéologie qu’ils imposent au monde entier.
    La régulation du système financier n’est qu’un leurre. La puissantissime haute finance s’adaptera et ne sera jamais contrôlée. Ces quelques spéculateurs ont chacun des revenus annuels supérieurs au milliard de dollars. Cette nouvelle aristocratie financière domine le monde et maîtrise l’information spectacle dont elle est propriétaire.
    Mais « les gens de la haute » pourraient bientôt chuter de haut. Il s’agit maintenant de sécher le cours d’un temps révolu.

    Les paris sont ouverts, la guerre aussi

    Un petit groupe de spéculateurs a volontairement coulé la Grèce afin de faire effondrer l’Europe par effet de dominos. Leur but est de pourrir l’euro pour sauver le dollar. Les agences de notations, qui sont des instruments aux mains des spéculateurs américains, n’attaquent que la dette européenne.
    L’euro a été attaqué pour l’empêcher de devenir la monnaie de référence dans le monde à la place du dollar. La guerre économique a été déclarée contre l’Europe pour sauver la suprématie américaine.

    Pour parfaire l’attaque sur les États européens, les spéculateurs lancent un raid sur les banques européennes tout en interdisant à leurs propres banques d’aider les banques en Europe.
    La crise de l’euro permet aux Américains de maintenir leur taux d’intérêt à 2 %. Leur solvabilité dépend de l’aggravation de la crise en zone euro. La crise européenne ne pourra que s’aggraver, et c’est cela qui va soutenir le marché financier américain, car les investisseurs n’ont pas d’autre choix.
    La sauvegarde des États-Unis dépend de l’échec de l’Europe. Leurs coûts de financement dépendent de l’aggravation de la crise en zone euro. La plus grande bulle spéculative se trouve actuellement dans les bons du Trésor américain.

    D’un coté, plus de 3000 Milliards de dollars spéculent contre l’Europe, mais de l’autre les investissements des Banques centrales et fonds souverains des pays émergents (Chine, japon, Russie...), se montent à près de 6000 milliards de dollars.

    La guerre mondiale actuelle oppose les États-Unis et l’Europe. Deux blocs qui, dans le contexte de la montée en puissance de la Chine, se retrouvent dans un combat fatal pour trancher lequel sera le représentant de l’Occident dans le futur. Les États-Unis ont la puissance financière mais un dollar qui ne vaut plus grand-chose. C’est une guerre contre les paradis fiscaux d’Europe qui ont cédé la place aux paradis fiscaux anglo-saxons, une guerre monétaire contre l’euro qui a bien failli voler en éclats, une guerre spéculative généralisée contre la dette des États européens qui a fortement déstabilisé l’Europe. Le gagnant aurait fatalement dû être les États-Unis. La seule donne incontrôlable fut le soutien important et régulier apporté par la Chine à l’euro et aux obligations de la zone. Sinon, l’Europe aurait été enterrée en 2010. La banque centrale chinoise achète massivement de l’euro ce qui, pour le moment, empêche sa chute.
    La solvabilité des États-Unis ne repose, aujourd’hui, que sur l’échec de l’Europe. Cette guerre a apporté de colossaux bénéfices à Washington. Les taux américains, c’est-à-dire le coût de financement du gouvernement, n’ont jamais été aussi bon marché, malgré l’explosion du risque lié à l’endettement excessif du pays. Et ce, grâce au report massif des investisseurs paniqués par la situation en Europe.

    Cette guerre ne date pas d’aujourd’hui. Il y a quarante ans des conflits entre groupes d’intérêts divergents, le Bilderberg et la Trilatérale, présageaient du pire qui est déjà arrivé. Peu importe qui va l’emporter, car, dans ce système, c’est toujours le peuple qui en paye les frais.
    Ce système dégueulasse, construit sur la compétition permanente et la guerre généralisée, est le pire des systèmes : gagner coûte que coûte, écraser la concurrence, éliminer l’adversaire, exploiter à outrance tant qu’on le peut, tout rafler avant que d’autres ne le fassent, abandonner tous les pouvoirs aux accapareurs de richesses des mafias affairistes, piller le monde en intoxiquant toute forme de vie...

    Trop de dollars tuent le rêve américain

    L’empire américain a beaucoup trop créé de monnaie en faisant marcher la planche à billets. Trop d’argent tue le capital en dépréciant sa propre valeur. La dette des États-Unis est estimée à 14 000 milliards de dollars, mais son déficit fiscal basé sur ses engagements futurs dépasserait 200 000 milliards de dollars. C’est le pays le plus endetté du monde, qui paye sa dette en créant de la monnaie, en imprimant des billets, en comblant ses dettes avec des dettes et encore des dettes, en pillant un futur qui n’est plus crédible.

    Le dollar a perdu 97 % de sa valeur depuis 1913, date de création de la FED. La fin des pétrodollars arrive, la demande de dollars, parce qu’il est surévalué, commence à s’effondrer. Les matières premières augmentent parce que le dollar, monnaie de référence, dévalue. La dette américaine ne sera jamais remboursée. La confiance et l’armée la plus puissante du monde, qui maintiennent la valeur du dollar, s’effritent et l’illusion se dissipe.

    La crise de la dette américaine risque d’avoir lieu bientôt, la chute violente de l’économie américaine prochainement, et l’effondrement du dollar d’ici quelques années. Si l’on calculait selon les méthodes utilisées dans les années 80, l’inflation américaine s’élèverait à plus de 10 %, et le nombre de chômeurs a plus de 20 %. Les chiffres sont manipulés, truqués, falsifiés... Le dollar n’est plus qu’une illusion, une monnaie de singe, de la poudre aux yeux. La croyance aveugle en l’Amérique s’effrite déjà. Le dollar est le début d’une gangrène mondiale qui pourrait commencer par un crack obligataire. La bulle de la réserve fédérale (FED), Banque Centrale privée des États-Unis, éclatera probablement bientôt, suite aux liquidités excessives qu’elle émet pour compenser sa dette. La plus grande bulle spéculative est sur le point d’exploser. L’effet « dominos » ou « boule de neige », le risque global est toujours sous-estimé par les économistes, car c’est là que se situe l’angle mort du spectacle, incapable d’envisager sa perte.

    Face à la faillite américaine et la fin du monopole du dollar, le monde se diversifie pour devenir multimonétaire. L’économie réelle réagit aux attaques spéculatives américaines qui la menacent.
    En juin 2012, le Japon et la Chine ont cessé de commercer en Dollar entre eux, la Russie et l’Arabie Saoudite sont en train de suivre le mouvement.

    Dans la panique, la ruée vers l’or est lancée

    La Grèce risque de se faire confisquer tout son or par les banques européennes insolvables, et de manière tout à fait légale. La Grèce possède 111 tonnes de réserves d’or. Combien de tonnes seront effectivement pillées par les banques ? Le Portugal, l’Italie, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne possèdent, à eux cinq, 3234 tonnes d’or, qui représentent 183 milliards de dollars. Il est fort probable qu’ils subissent tous le même sort.

    Israël se prépare à attaquer l’Iran... Les États-Unis ne pourront certainement pas l’empêcher. L’Inde et la Chine qui s’opposent à des sanctions contre l’Iran, achètent 40 % du pétrole iranien. L’Inde serait le premier acheteur de brut iranien à accepter de régler ses achats en or plutôt qu’en dollars. La Chine s’apprêterait à faire de même.
    La Chine est en train de prendre le contrôle du marché de l’or. De loin le premier producteur mondial d’or, elle produit 350 tonnes par an. La Chine pompe tout l’or qu’elle peut sur les marchés internationaux. Tous ces achats d’or se font dans le plus grand secret. Elle rafle l’or jusque dans les sous-sols des autres...
    La Chine détient des centaines de milliards de dollars, qui ont déjà perdu la moitié de leurs valeurs en onze ans. L’or peut servir à neutraliser ces pertes… Elle met en place un méga hedge (couverture) contre la chute inévitable du dollar. La Chine pourrait bien avoir l’intention de faire du yuan la monnaie de référence de demain, garantie par de l’or physique.

    « La catastrophe que l’on nous dit d’attendre est déjà advenue ».
    Guy Debord, Lettre à Annie Le Brun, 1992.

    Quand tous les détails confirment un fonctionnement d’ensemble, l’imbécile expert n’y voit qu’une succession de détails bien séparés. Le spectacle est l’unité fictive, perdue et oubliée, de ce monde fragmenté, où s’accumulent les séparations.

    L’économie ne pourra pas nous sauver de la dégradation mortifère de nos conditions d’existence. Elle a déjà fait la preuve de son ignominie. Son fonctionnement même est son essence barbare, la réalisation magnifiée de sa supercherie antisociale et inhumaine.
    En cette période de confusion généralisée, personne ne trouvera la sortie à cette situation sans solution, sans un renversement de perspective. La recherche du remède économique miracle renforce ce blocage infernal. Les solutions idéales n’ont toujours réalisé que le pire, qu’elles n’ont jamais pu prédire.

    Il n’est pas possible d’appréhender les contradictions croissantes d’un système avec le point de vue de son idéologie dominante, qui prétend fallacieusement, en tant que seul système cohérent possible, n’avoir aucune contradiction. On ne voit jamais ce qui est hors champ, ce qui sort du cadrage de l’objectif du spectacle, mais il suffit de l’inventer en changeant de perspective pour effectuer un recadrage qui peut entraîner une compréhension complètement différente de la situation.

    Aucune règle n’est absolument définitive et l’on peut toujours se jouer des règles que l’on croit immuables. Seuls les révolutionnaires de la vie sachant métacommuniquer sur le système peuvent comprendre son fonctionnement global dans son contexte et toutes ses interactions. S’inclure dans ses observations comme être vivant dans sa situation particulière, permet de devenir le sujet agissant de sa vie occupant son propre monde.
    En s’inventant des pratiques utopiques réalisables, des incroyances fonctionnelles, utilisant les situations dans un renversement de perspective, nous pourrons libérer l’instant vécu des calculs rentables et de l’oppression marchande, pour construire ensemble, sans idéaux préconçus, les germes d’un monde nouveau, dont on n’arrive pas encore à imaginer l’ampleur de ses possibilités.


  • Une association de juifs irakiens dénonce la récupération de leur histoire par le gouvernement israélien, lequel tente actuellement d’exploiter le départ des juifs du monde arabe. Ce faisant, ils évoquent les fortes suspicions de l’implication sioniste dans les attentants antijuifs à Bagdad dans les années 50. Iraqi Jews reject ‘cynical manipulation’ of their history by Israel, Zionists, writer Almog Behar tells EIectronic Intifada
    http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/iraqi-jews-reject-cynical-manipulation-their-history-israel-zion

    We demand the establishment of an investigative committee to examine:

    1) If and by what means negotiations were carried out in 1950 between Israeli Prime Minister David Ben-Gurion and Iraqi Prime Minister Nuri as-Said, and if Ben-Gurion informed as-Said that he is authorized to take possession of the property and assets of Iraqi Jewry if he agreed to send them to Israel;

    2) who ordered the bombing of the Masouda Shem-Tov synagogue in Baghdad, and if the Israeli Mossad and/or its operatives were involved. If it is determined that Ben-Gurion did, in fact, carry out negotiations over the fate of Iraqi Jewish property and assets in 1950, and directed the Mossad to bomb the community’s synagogue in order to hasten our flight from Iraq, we will file a suit in an international court demanding half of the sum total of compensation for our refugee status from the Iraqi government and half from the Israeli government.

    Ils rejoignent ainsi le récit de Naiem Giladi :

    The role of Israel and Zionist undercover agents in helping precipitate the departure of Jews from Iraq has long been suspected.

    Naiem Giladi, an Iraqi Jew who joined the Zionist underground as a young man in Iraq and later came to regret his role in fostering the departure of some 125,000 Jews from Iraq, wrote that, “Zionist propagandists still maintain that the bombs in Iraq were set off by anti-Jewish Iraqis who wanted Jews out of their country.” But “the terrible truth,” Giladi said, “is that the grenades that killed and maimed Iraqi Jews and damaged their property were thrown by Zionist Jews.”

    Giladi, who was born Naeim Khalaschi, gave his account in an article published by Americans for Middle East Understanding in 1998 which summarizes his book, Ben Gurion’s Scandals: How the Haganah and the Mossad eliminated Jews.

    Au sujet de Naeim Giladi :
    http://en.wikipedia.org/wiki/Naeim_Giladi

    Giladi has strong views on Zionism and its negative effects and his article begins with the following passage: “I write this article for the same reason I wrote my book: to tell the American people, and especially American Jews, that Jews from Islamic lands did not emigrate willingly to Israel; that, to force them to leave, Jews killed Jews; and that, to buy time to confiscate ever more Arab lands, Jews on numerous occasions rejected genuine peace initiatives from their Arab neighbors. I write about what the first prime minister of Israel called ’cruel Zionism’. I write about it because I was part of it.”

    Giladi’s position that the 1950–1951 Baghdad bombings were “perpetrated by Zionist agents in order to cause fear amongst the Jews, and so promote their exodus to Israel” is shared by a number of anti-Zionist authors, including the Israeli Black Panthers (1975), David Hirst (1977), Wilbur Crane Eveland (1980), Uri Avnery (1988), Ella Shohat (1986), Abbas Shiblak (1986), Marion Wolfsohn (1980), and Rafael Shapiro (1984).[5] In his article, Giladi notes that this was also the conclusion of Wilbur Crane Eveland, a former senior officer in the Central Intelligence Agency (CIA) who outlined that allegation in his book “Ropes of Sand”.[2]

    D’autres informations sur la fiche des attentats de Bagdad : http://en.wikipedia.org/wiki/1950%E2%80%931951_Baghdad_bombings

    The Iraqi Jewish anti-Zionist[19] author Naeim Giladi maintains that the bombings were “perpetrated by Zionist agents in order to cause fear amongst the Jews, and so promote their exodus to Israel.”[20] This theory is shared by Uri Avnery,[21] and Marion Wolfsohn.[21] Giladi claims that it is also supported by Wilbur Crane Eveland, a former senior officer in the Central Intelligence Agency (CIA), in his book Ropes of Sand.[14]

    According to Eveland, whose information was presumably based on the Iraqi official investigation, which was shared with the US embassy,[1] “In an attempt to portray the Iraqis as anti-American and to terrorize the Jews, the Zionists planted bombs in the U.S. Information Service library and in the synagogues. Soon leaflets began to appear urging Jews to flee to Israel... most of the world believed reports that Arab terrorism had motivated the flight of the Iraqi Jews whom the Zionists had ’rescued’ really just in order to increase Israel’s Jewish population.”[14]

    Allegedly, identical tactics were used later in 1954 by Israeli military intelligence in operation Suzanna,[14] when a group of Zionist Egyptian Jews attempted to plant bombs in an US Information Service library, and in a number of American targets Cairo and Alexandria. According to Teveth, they were hoping that the Muslim Brotherhood, the Communists, ’unspecified malcontents’ or ’local nationalists’ would be blamed for their actions[22] and this would undermine Western confidence in the existing Egyptian regime by generating public insecurity and actions to bring about arrests, demonstrations, and acts of revenge, while totally concealing the Israeli factor. The operation failed, the perpetrators were arrested by Egyptian police and brought to justice, two were sentenced to death, several to long term imprisonment.

    The British Embassy in Baghdad assessed that the bombings were carried out by Zionist activists trying to highlight the danger to Iraqi Jews, in order influence the State of Israel to accelerate the pace of Jewish emigration. Another possible explanation offered by the embassy was that bombs were meant to change the minds of well-off Jews who wished to stay in Iraq.[11]

    • Yehuda Shenhav: What do Palestinians and Arab-Jews Have in Common?
      http://prrn.mcgill.ca/prrn/papers/shenhav1.htm

      The possibility that Iraq’s Jews could remain in their native land – the so-called “Iraqi option” (Qazzaz, 1991) – was rendered unfeasible by two reasons that were not unrelated. One reason that the Jews were compelled to leave was the surging Pan-Arab and Iraqi nationalist movements (Shiblak, 1986). Israel’s establishment in May 1948 was a boost for the Iraqi nationalists, and the practice of Zionism was outlawed in July 1948. Jews in the civil service were dismissed, and the entire Jewish community was placed under surveillance. The situation was aggravated by Prime Minister Nuri Sa’id’s co-option of the right wing nationalist party Istiqlal into the government. The Iraqi Foreign Ministry informed the State Department in Washington that the Government of Iraq was concerned about the inroads being made by Communism and Zionism among the Jews. (Shiblak, 1986: 70) The second reason that the Jews were compelled to leave was the activity of the Zionist movement in Iraq and the establishment of the State of Israel, which resulted in the Jews irrevocable identification with Zionism. Indeed, the activity of the Halutz movement in Iraq caused many local Jews to be perceived as Zionists, and hence as a fifth column. The actions of the Zionist movement in Iraq forged a reality that, in retrospect, justified its own presence there. As Ben-Tzion Yisraeli, an emissary of the Jewish Agency in Iraq, foresaw in 1943, “They [the Iraqi Jews] are liable to be among the first to pay the price for our enterprise in the Land of Israel...”(7)

      Plus loin:

      Sharett responded:

      “On the question of a population exchange, it was reported in the press, purportedly citing the spokesman of the Survey Group, that the Prime Minister of Iraq has allegedly made such an offer. We asked the Survey Group about the truth of this report. We received an official reply that in the course of a conversation Nuri Sa’id had ‘thrown out’ an idea along the lines of a possible exchange of Iraq’s Jews for the Arab refugees... Agreeing to this would mean, in my opinion, our agreement to have the property of Iraq’s Jews confiscated by the Iraqi Treasury in return for the Arab property we have confiscated here, and then we assume responsibility for compensating the Jews of Iraq on account of the Arabs’ property, as against the Jews’ property there. That would create a dangerous precedent with regard to Egypt and other countries. It could also be construed to mean that every Arab country undertakes to accept refugees only to the extent that it has Jews.”


  • INSOLITE • Ultraorthodoxes : les lunettes floues des patrouilles de la pudeur | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/22/ultraorthodoxes-les-lunettes-floues-des-patrouilles-de-la-pud

    Les hommes contraints de sortir de leur communauté peuvent également s’équiper de capuches et de visières bloquant la vision périphérique.

    Une question se pose alors : qui les monte à ces hommes ’équipés’ d’œillères ? Sûrement des femmes à califourchon ;)


  • « Pour une #diplomatie française retrouvée » par #Horace_Bénatier, haut-fonctionnaire, maître de conférences en relations internationales

    Lorsqu’il déclare, en marge d’une visite dans un camp de réfugiés le 16 août dernier, que « Bachar #al_Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre », le ministre des affaires étrangères, Laurent #Fabius, fait sien le vœu formulé en son temps par Georges W. #Bush souhaitant « la peine de mort » au dictateur irakien, Saddam Hussein. Si la tournure négative et conditionnelle du ministre français est plus prudente que la prophétie auto-réalisatrice de l’ancien président américain, la convergence verbale des deux hommes interpelle. La déclaration du ministre illustre le virage néo-conservateur opéré par notre politique étrangère depuis la guerre d’#Irak, dans son ton comme dans son contenu.
    ...

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/12/pour-une-diplomatie-francaise-retrouvee_1758330_3232.html


  • U.S. judge’s rule protects reporters, activists in their Middle East work | Reuters
    http://www.reuters.com/article/2012/09/12/us-usa-security-lawsuit-idUSBRE88B1LE20120912

    A federal judge made permanent on Wednesday her order blocking enforcement of a U.S. law’s provision that authorizes military detention for people deemed to have “substantially supported” al Qaeda, the Taliban or “associated forces.”

    California’s legislation is the most renowned on risks of intimidation; if judges find that cases may cause the stifling of public debate, they can throw them out.


  • Inside the strange Hollywood scam that spread chaos across the Middle East | Max Blumenthal | Comment is free | guardian.co.uk
    http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/sep/13/egypt-libya-hollywood-film?fb=optOut

    Produced and promoted by a strange collection of rightwing Christian evangelicals and exiled Egyptian Copts, the trailer was created with the intention of both destabilizing post-Mubarak Egypt and roiling the US presidential election. As a consultant for the film named Steve Klein said: “We went into this knowing this was probably going to happen.”

    • Ils ne s’en cachent plus... @nidal, ça ne te rappelle pas une conversation assez ancienne déjà sur les caricatures du Prophète et leur rôle (non-avoué, à l’époque) dans la montée de l’intolérance et de la polarisation en Europe ?


  • Si j’avais su... ’Porqué recoger nuestra sangre menstrual - Bienvenida a mi cuarto propio’
    http://www.elcaminorubi.com/el-blog/entry/117-porqu%C3%A9-recoger-nuestra-sangre-menstrual.html

    siempre hablo de recoger la sangre y es que tirar la sangre es un gesto de ignorancia (yo también la he tirado y a veces la tiro, tranquilas, tampoco os molestéis por esto) Quiero decir que nuestra sangre menstrual no es un deshecho y por tanto, no puede ser tratado como tal. Nuestra sangre menstrual contiene células madre regeneradoras. Nuestra sangre menstrual, antes de que la ciencia corroborase lo que nuestras cazadoras- recolectoras sabían, muchas mujeres la utilizaban para las tratar las heridas y los traumatismos (véase el libro de Marlo Morgan Las voces del desierto), para fertilizar la tierra (danzaban las jovencitas con largas faldas- sin bragas- entre los campos. De ahí el origen de estas faldas con vuelo y los bailes en círculo de nuestras danzas populares), para tratamientos de belleza y un sin fin de usos regenerativos y nutritivos. Como veis tirarla al cubo de la basura o por la taza de WC es una pérdida de recursos.

    • Bon, on en fait quoi, là, de cette nouvelle info ? On s’y met toutes, à collecter et distribuer notre sang miracle ? Sérieusement, je trouve cet approche très intéressante, ça remet en question notre vision de notre corps et la perception du ’propre’ et du ’sale’, et des tabous bien ancrés que la société nous inculque...