• c’est très bien

      „blanks” occur when earlier meanings and practices no longer apply, but new ones have yet to be created. Google’s rapid rise to power was possible because it ventured into this kind of blank area. It colonized the blank space at high speed without challenge or impediment. Google did not ask permission, seek consensus, elicit opinion, or even make visible its rules and ramparts. How did this occur?
      Breaking the Rules of the „Old World“

      #disruption #google #colonisation

      Shoshana Zuboff is the author of The Summons: Our Fight for the Soul of an Information Civilization (forthcoming, 2015). (ping @thibnton)


  • Voyageurs, le saviez-vous ?
    http://paris-luttes.info/voyageurs-le-saviez-vous?var_mode=calcul
    Grèves, réforme ferroviaire… Un tract de Sud Rail propose des arguments pour contrer la propagande de la direction de la SNCF et des médias.

    Les cheminots sont en grève contre la réforme ferroviaire. Pour la plupart des usagers du rail, c’est mal vécu.

    Pour nous, salariés de la SNCF, c’est aussi douloureux car nous perdons notre salaire comme cela a toujours été le cas pendant une grève. Sinon, nous y serions tous les jours ! Nous savons aussi que notre avenir professionnel et social est en jeu.

    Nous luttons contre l’éclatement de la SNCF prévu dans le projet de loi. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient à cause des médias, il ne s’agit pas de réunifier le rail, mais de séparer complètement la gestion des voies et des quais du transport de voyageurs. (…)

    Votre climatisation est en panne ? Normal ! Alors qu’une rame devait avoir l’ensemble de ses équipements en état de marche, désormais c’est fini : la règle est de l’isoler et de mettre malgré tout la rame à quai ! Pas de chance pour celui ou celle qui a réservé dans la mauvaise voiture ! (…)

    Vous avez du mal à acheter un billet grande ligne dans une gare banlieue ? C’est « normal ». La SNCF , à cause de la régionalisation, a décidé de séparer les gares banlieue ou TER des gares grandes lignes. Pire, elle a décidé que les personnels seraient dédiés à l’un ou à l’autre.

    #grève #SNCF #train

    cc @rezo @moderne @fil


  • Résistance Naturelle
    http://www.rezofilms.com/distribution/resistance-naturelle

    Réunis sous le soleil de l’Italie, une poignée de vignerons et un directeur de Cinémathèque partagent leur passion du vin et du cinéma. […] Dix ans après MONDOVINO, Jonathan Nossiter part à la rencontre en Italie de ses quelques résistants, de ces passeurs de vie.

    Cool ! http://vimeo.com/95408865

    #Agriculture_biodynamique #Agriculture_biologique #Cinéma #Film_documentaire #Italie #Jonathan_Nossiter #Vin #Viticulture_en_Italie



  • Une petite interface de lancement de #scripts faite avec #node-webkit :
    https://github.com/0gust1/Scriptface

    J’ai fait ça à mes heures perdues, et je me suis dit que ça pouvait faciliter le boulot dans mon équipe.
    Ça peut aider les travailleurs du web qui ne sont pas familiers avec la ligne de commande et/ou nodeJS.

    C’est une appli desktop (qui s’installe) multiplate-forme :
    – On lance l’appli
    – On fait un drag & drop du dossier de son projet sur la fenêtre de l’application.
    – L’application génère une interface (avec des boutons) sur les tâches et scripts utilisés par le projet.

    Pour l’instant, lorsqu’on « drop » un dossier sur l’application, elle essaie de trouver et de lire :
    – un fichier package.json (nodeJS)
    – un fichier gruntfile.js (grunt)
    – un fichier commands.json (fichier propre à l’appli)
    – un fichier gulpfile.js (dans la branche de dev).

    https://raw.githubusercontent.com/0gust1/Scriptface/master/scriptface_screenshot.png

    C’est un POC (proof of concept) qui marche, le code et l’interface sont encore vilains. Il manque encore beaucoup d’amour :)

    Pour l’installer : https://www.dropbox.com/sh/vehbwf22hy6upqs/AAAvZJzOsyDwbMfbU46StMwMa

    (le fichier .app et pour Mac, le zip pour Windows, le répertoire, pour Linux)

    Je prévois éventuellement d’utiliser autre chose que #Angular (j’ai pas encore choisi entre #vueJS et #reactJS).

    On peut imaginer que l’appli essaie de découvrir d’autres types de fichiers (git, Makefile ou autres) et fasse des trucs avec.

    Si vous avez des idées, n’hésitez pas, ouvrez des issues sur github :)

    #javascript


  • Progresser - GROSSE FATIGUE cause toujours....
    http://grosse.fatigue.free.fr/causetoujours/spip.php?article396

    Tes élèves ils travaillent mal ?
    – Oui. Ils ont des Ipad™ c’est des fils à papa, ils croient pouvoir prendre des notes avec, ils n’ont pas de papier, pas de crayon, pas beaucoup de cerveau non plus. Ce sont des enfants gâtés.
    – Je suis un enfant gâté ?
    – Non, t’es un enfant qui a de la chance.
    – Et c’est bien ?
    – Oui c’est bien.
    – Et c’est quoi ?
    – Ça consiste à avoir un père qui devient réactionnaire et qui estime que la vérité n’est pas dans le plaisir qu’éprouvent les enfants.

    #fatigue



  • Incroyables comestibles à La Rochelle :

    http://incroyablescomestibleslarochelle.blogspot.fr

    Nous avons mis un bac potager dans le lotissement.
    C’est un potager accessible à tous. On y a mis des tomates cerise, 2 salades, 1 poivron et du Romarin.

    http://2.bp.blogspot.com/-E5-cOV0NSRI/Ua-6j4MEViI/AAAAAAAAAd8/OFVMExxmRS8/s1600/5.jpg

    Qui dans le lotissement récoltera les deux salades gratuite ? Suspens ...

    #incroyables_comestibles #légumes_partout_design_nulle_part #potager_sous_dimensionné

    • Je suis toujours aussi étonné qu’un mouvement qui veut faire la révolution par le partage des légumes (si j’ai bien compris) choisisse plus les relations entre gens concernés (les membres d’incroyables comestibles) ou les média, que les relations avec les personnes qui son censées bénéficier des légumes (puisque c’est en libre service et souvent dans des lieux publics).

      http://4.bp.blogspot.com/-rL-ICW72U-M/Ua-s1IzXZcI/AAAAAAAAAZA/z__inFvqgbA/s1600/27.jpg

      http://2.bp.blogspot.com/-J9dXTBVEbr4/Ua-tEBCsc7I/AAAAAAAAAZw/bQTZb2HBn0I/s1600/41.JPG

    • En tout cas il me semble évident que si les incroyables comestibles restent sur ce schéma, il faudrait un peu plus rationaliser les choses au delà de l’aspect youpi-plantons-et-donnons-des-légumes, par exemple en privilégiant des plantes/aliments que les gens consomment en petites quantités, difficilement trouvables en magasin ou à des prix élevés, qui ont une forte valeur nutritionnelle, qui se cultivent facilement (vivaces entre autres), qui peuvent se multiplier facilement ... bref des #herbes_aromatiques vivaces quoi.

      C’est clair que vu le type de bacs, je vois pas ce qui peut être utile à une dizaine de personnes à part des aromatiques. Le bas est d’ailleurs d’une grosse limitation, même si j’imagine que ça permet d’être plus facilement acceptés par les municipalités que d’aller bêcher un coin de gazon « entretenu ».

      Par exemple une photo d’un emplacement retenu (pour un ou plusieurs bacs ?) :
      http://2.bp.blogspot.com/-z_sCdV5bMec/Ua-tGoBbRAI/AAAAAAAAAaA/gnjJjbjWHe0/s1600/43.JPG

      C’est clair que dans ces environnements, à part un collectif d’habitants qui réclament qu’un bon bout de terrain devienne des #jardins collectifs ou partagés, ou de la guérilla jardinière à base d’aromatiques qui s’entretiennent ou se propagent toutes seules, je ne vois pas ce qui pourra être utile.

      (oui je râle beaucoup)

    • Je pense que c’est à la fois parce-que le mouvement est récent (—> il faut en faire parler) et parce-qu’il est porté par un groupe social fortement utilisateur d’internet et des médias. Après, est-ce au détriment de la socialisation avec l’entourage immédiat, je sais pas si on peut aller jusque-là, on n’est pas sur place pour en juger.

    • Mais c’est vrai que le choix des cultures n’est clairement pas le plus judicieux.
      Après, avec des tomates et un petit écriteau, les gens qui passent devant vont plus facilement capter que c’est un jardin partagé, que si c’est de la mélisse et de l’Apios americana.
      La tomate et la laitue font partie de l’imaginaire collectif du potager. Pour aller plus loin et faire une planification concertée de réoccupation de l’espace urbain, il faut dans un premier temps que tout les concernés soient un peu jardiniers. On en est encore loin.

    • Je crois que je m’intéresse beaucoup (ou trop) aux incroyables comestibles car c’est symptomatique de travers dans lesquels j’étais, je suis encore, et que je n’ai pas encore identifiés, tout comme pas mal de gens du milieu permaculture qui ressort des critiques publiées sur #seenthis

      Et je me demande aussi pourquoi ça a autant de succès dans le sens buzz dans les médias. Sûrement parce que c’est très axé com’, mais peut être aussi parce que ça arrange bien les puissants ce genre d’actions qui font beaucoup parler mais qui ne changent concrètement pas grand chose. D’ailleurs je trouve que le bac c’est un bon symbole du mouvement, dans le sens où c’est juste un truc qu’on pose sur le reste, sans rien changé. Un genre d’agrofix. Si les incroyables comestibles se mettent à casser le bitume pour planter, je ne suis pas sûr que la presse sera la même.

      J’ai l’impression qu’il y a un problème de fond dans ce mouvement, même si c’est encore trop vague pour formuler. Mais les bacs, emplacements ou autres sont clairement sous-dimensionnés, et ça ne peut être autrement. Partant de là, quels sont les objectifs du mouvement ? Pour le partage des légumes et la convivialités, les jardinier⋅e⋅s qui cultivent donnent ou échangent les surplus avec le voisinage. Je pense clairement que les gens qui donnent des bacs à légumes à la place de légumes ne cultivent pas leurs légumes. Et aussi que ce sont des personnes assez aisées pour pouvoir s’acheter de bons légumes pour avoir l’altruisme de faire tout ça pour aller planter deux salades bio pour nourrir un lotissement. Du coup je suis perplexe, c’est un peu un OVNI pour moi.

    • Je ne vois pas de problème à commencer à s’autonomiser soi même avant d’entrainer les autres (car à un moment il faut élargir pour avoir une légitimité sur l’espace public). Ce qui me met mal à l’aise c’est les dons sans transmission, car l’intérêt n’est pas de manger des trucs gratuits qui ont poussé dans des bacs incroyables comestibles ou de semer des graines gratuites piochées dans une grainothèque dans une bibliothèque mais bien de savoir faire pousser sa nourriture et de perpétuer ses semences. Et ça n’est pas facile quand on a pas de culture du jardin, et ce qui est subversif ce n’est pas de pouvoir nourrir certaines personnes, mais que les gens puissent faire pousser leur nourriture (dépendance réduite au système en théorie) et aient les moyens de le faire (dépendance réduite au système en pratique).

      Ton billet évoque longuement l’aspect nutritionnel et c’est un point important. Dans me lectures j’ai remarqué que trois axes étaient fondamentaux et j’ai l’impression que les choix fait dans chacun peut presque faire baisser/augmenter l’intérêt d’un ordre de magnitude :

      – Culture au jardin, qui réduit les déperditions par le stockage au magasin et dans la maison
      – Culture intelligente : le plantes peuvent puiser les minéraux voulus grâce à un bon enracinement, un sol fertile et une microfaune abondante
      – Espèces et variétés particulièrement nutritives (il n’est pas rare d’avoir des variétés 10x plus riches en vitamine A par exemple, ou des variétés rouges/noires contenant plus de phytonutriments)


  • Mamie fait de la résistance | Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/06/10/mamie-fait-de-la-resistance-arte
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=w1VEHExgnt0

    Les nonagénaires Shirley et Hinda ont vu la crise de 1929 à travers leurs yeux d’enfants. 80 ans et une nouvelle récession plus tard, elles n’ont rien perdu de leur impertinence et de leur curiosité. Elles ne comprennent pas les discours qu’on leur assène : consommer, relancer la croissance… Mais pourquoi, au juste ? A quoi mène cette obsession du PIB dans un monde aux ressources limitées ? En accumulant toujours plus de biens, ne s’enfonce-t-on pas dans la crise au lieu d’en venir à bout ? Armées de leur esprit critique et d’un culot à la Michael Moore, elles partent pour un road trip à travers les Etats-Unis, à la rencontre de ceux qui pourront les renseigner… Un film plein d’humour du Norvégien Havard Bustnes.

    #États-Unis
    #Économie
    #Matières_premières
    #écologie
    #économistes
    #banques
    #consommation
    #consumérisme
    #crise
    #crise-financière
    #croissance
    #développement_durable
    #PIB
    #récession


  • Ted Nelson’s #Xanadu finally gets released after 51 years (with Transclusion). | Hacker Trips
    http://hackertrips.wordpress.com/2014/06/05/tednelson-xanadu-transclusion

    Ted Nelson stated that he was “dealt one of the best hands in history, and misplayed it to the hilt. [He] could have accomplished so much more. [He] was here 1st, and it’s all gone wrong. [He] believes this would be a very different world and better world if [he] had gotten leverage. The world has gone the wrong way.”

    Despite all that, Ted has continued on his visions, pursuing the ideas of transclusion in a visible way.

    “Oh, I almost forgot…One more thing.”

    The link for transclusion can be found here= http://xanadu.com/xanademos/MoeJusteOrigins.html. The browser-based Xanadu is working. Nicolas Levin developed it.

    https://hackertrips.files.wordpress.com/2014/06/transclusion.png

    #hypertexte #papi



  • http://www.tech2tech.fr/comment-changer-la-pate-thermique-dun-processeur

    Changer la pâte thermique d’un processeur

    Je fais partie des techniciens informatiques qui préfèrent faire durer le matériel un maximum de temps, tant qu’il fonctionne correctement. Et parfois, là ou certains proposeraient de changer le matériel, je préféré lui donner une seconde vie à moindre coût pour le client.

    C’est le cas pour un ordinateur que j’ai reçu dans mon atelier. Les symptômes ? Écran bleu, ralentissement et surtout un ventilateur qui tourne a son maximum (plus de 3000 tours par minute).

    #recycler-vieux-pc
    #pâte-thermique


  • Introduction à l’ « informatique verte »
    http://open-freax.fr/informatique-verte

    L’ « Informatique Verte ». Une bien belle idée, derrière laquelle on cache tout et (surtout) n’importe quoi, parce que ça fait bien, pour une société qui brasse des milliers de térawatts, de dire qu’elle compense l’impact qu’elle a sur l’environnement par d’autres moyens techniques, parfois discutables.
    [...]
    Sans prétendre à l’exhaustivité, je vais essayer de vous expliquer en quoi consiste l’ « informatique éco-responsable » : constats, critères, indicateurs… avec quelques chiffres, tant qu’à faire ! Ça met toujours mieux en perspective ! Après ça, à vous de vous forger votre opinion.

    #Déchet #Greenwashing #Informatique #Pollution #RoHS #Technologies_de_l'information_et_de_la_communication #Terres_rares #Écologie


  • Autonomie, « post-travail », biens communs et paysannerie
    (parce-que ce commentaire de @rastapopoulos http://seenthis.net/messages/262461#message263284 méritait un post à part)

    À propos de #biens_communs, ce week-end on a revu un couple de nos connaissances qu’on avait pas vu depuis un baille, et dans notre conversation on a parlé d’accès aux terrains mais aussi de leurs voyages en Europe de l’est. Et de mettre les deux en rapports était assez saisissant.

    En fait ces dernières années ils sont allés plusieurs fois vers la Bosnie et le Monténégro avec leur fille, en camionnette retapée. Et là-bas, partout où ils sont allés, les gens n’ont pas de travail ou très peu. Mais ça reste très rural y compris dans les grandes villes. Et les gens ont à peu près tous un toit, un bout de terrain, des légumes, des poules, des cochons. Régulièrement ce couple cherchait un endroit où garer leur véhicule pour dormir sans déranger, mais à chaque fois qu’ils demandaient à quelqu’un pour être poli, ils finissaient toujours par se faire inviter chez les gens, à manger, etc. Et le lendemain ils partaient avec une poche de légumes et de pains alors qu’ils n’avaient rien demandé. Les gens n’ont pas de travail mais ils arrivent à manger et même à offrir des choses aux gens de passage.

    Chez nous, on a encore un peu de #travail, on a trois ordis par foyer, mais à moins de faire partie du haut du panier, on a aucun toit à nous, aucun terrain, aucun moyen de se nourrir sans argent et donc sans travail (ou sans voler).

    L’ère post-travail (au sens capitaliste) devra avoir une grande part de #ruralité, sinon je ne vois pas comment on peut parler d’#émancipation individuelle. Pour pouvoir être socialement progressiste, il ne faut pas être en train de se monter les uns sur les autres pour subvenir à nos #besoins_de_base.

    À nous de travailler (hihi) pour que le fait de revenir en arrière matériellement sur certains points, ne signifie pas revenir à l’ensemble d’une époque passée avec ses mauvais côtés sociaux inégalitaires. L’Histoire (et donc y compris l’histoire des conditions matérielles d’existence) n’est pas linéaire.

    #autonomie #convivialité #paysannerie

    Je repense à un reportage qui était passé sur arte je crois (je ne retrouve plus l’extrait) sur les chômeurs espagnols qui retournaient dans les zones rurales et y reconstruisaient comme ils pouvaient une autonomie. L’un d’entre eux disait en gros « aujourd’hui tu peux traverser l’Europe en avion pour 30 euros et tout le monde voit ça comme un progrès, mais tu ne peux plus te loger, et pas grand monde ne voit ça comme une régression ».
    Peut-être que l’Espagne de demain ressemblera par endroits à certains coins des Balkans d’aujourd’hui...

    et Ivan Illich http://seenthis.net/messages/199193 qui disait en son temps :

    Nous devons et, grâce au progrès scientifique, nous pouvons édifier une société post-industrielle en sorte que l’exercice de la créativité d’une personne n’impose jamais à autrui un travail, un savoir ou une consommation obligatoire.

    Il est devenu difficile d’imaginer une société simplement outillée, où l’homme pourrait parvenir à ses fins en utilisant une énergie placée sous contrôle personnel. Nos rêves sont standardisés, notre imagination industrialisée, notre fantaisie programmée. Nous ne sommes capables de concevoir que des systèmes hyper-outillés d’habitudes sociales, adaptés à la logique de la production de masse. Nous avons quasiment perdu le pouvoir de rêver un monde où la parole soit prise et partagée, où personne ne puisse limiter la créativité d’autrui, où chacun puisse changer la vie.

    Une société équipée du roulement à bille et qui irait au rythme de l’homme serait incomparablement plus efficace que toutes les sociétés rugueuses du passé et incomparablement plus autonome que toutes les sociétés programmées du présent.

    Une société conviviale est une société qui donne à l’homme la possibilité d’exercer l’action la plus autonome et la plus créative, à l’aide d’outils moins contrôlables par autrui. La productivité se conjugue en termes d’avoir, la convivialité en termes d’être. Tandis que la croissance de l’outillage au-delà des seuils critiques produit toujours plus d’uniformisation réglementée, de dépendance, d’exploitation, le respect des limites garantirait un libre épanouissement de l’autonomie et de la créativité humaines.


  • Et si l’ère post-travail était en fait promise à un âge d’or ?
    http://www.rslnmag.fr/post/2014/05/30/Et-si-lere-post-travail-etait-en-fait-promise-a-un-age-dor-.aspx

    Dans un monde du travail envahi par les robots, la majorité des êtres humain n’aura-t-elle bientôt plus besoin de travailler ? Loin des utopies techno-béates, les représentations d’un tel futur tiennent plutôt, généralement, du bonheur impossible cher aux dystopies. Pourtant, est-il si inimaginable de prévoir cet avenir dans sa version heureuse ?

    #Automatisation #Chômage #Emploi #Prospective #Robotisation #Silicon_Valley #Travail #Économie_de_la_contribution

    • Oui, parce que les proprios des robots veulent garder toute la richesse produite pour eux seuls, parce qu’ils pensent aussi que c’est la meilleure solution pour réduire la concurrence sur les ressources naturelles : plus besoin de prolos, ils peuvent donc crever en masse et laisser les survivants profiter à fond de de tout le reste. En gros, cette évolution pourrait effectivement être une évolution d’émancipation, mais je pense qu’elle est prévue comme une évolution d’anéantissement.
      #surnuméraires

    • @koldobika Après avoir lu la réflexion de @monolecte on pourrait être tenté de croire que c’est parce que la pénurie n’aura pas lieu - pas pour ceux qui profiteront pleinement du progrès.

      Je pense que c’est plutôt un symptôme de la sclérose de l’état démocratique moderne :
      Tout le monde en a conscience mais il est impossible d’y remédier parce ce qu’on est obligé à faire des compromis avec les forces destructives. Ça s’appelle pluralisme : tant que tu ne portes pas de croix gammée ou le drapeau rouge révolutionnaire on t’accepte et ta position sera pris en compte tant que tu saches attirer du monde par ta propagande.

      Bien sûr il y aussi des situations où ces forces exercent ouvertement leur pouvoir : quand le gouvernement Merkel fait arrêter le développement de la production locale d’énergie solaire et du vent au profit des grands producteurs ou quand Kofi Annan appelle en vain pour une action concertée contre la catastrophe climatique, la position de @monolecte devient plausible.

      Lors ce qu’on tourne le regard vers les Etats Unis où sévissent les sectes évangélicales avec leur fucking rapture on comprend que les contrées de la raison ne s’étendent pas sur toute la planète, qu’il faut accepter que ces forces destructives existent vraiment et qu’elles jouent un rôle important partout. L’enlèvement risque d’avoir lieu, mais il n’aura rien de spirituel.

      Les alternatives se dessinnent de plus en plus clairement. On se souvient de socialisme ou barbarie , c’est un vieux truc français des années 1950. A l’époque il c’était encore d’une dichotomie alors qu’aujourd’hui il s’agit d’alternatives concrètes.

      Le révolutionnaire Ernest Mandel a identifié ce changement de paradigme après la recupération du territoire de la #DDR défunte par le #capitalisme de l’ouest.
      https://www.npa2009.org/content/une-biographie-syst%C3%A9matique-d%E2%80%99ernest-mandel-par-michael-l%C3%B

      Pendant ses dernières années, Mandel avait remplacé le dilemme classique « socialisme ou barbarie » par celui, apocalyptique, de « socialisme ou mort » ; le capitalisme nous conduit, insistait-t-il, à la destruction de l’humanité par la guerre nucléaire ou par la destruction écologique.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Mandel
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Socialisme_ou_barbarie

      #rapture #enlevement #entrückung #socialisme_ou_barbarie

    • ça me fait penser aux trois scénarios d’Hervé Kempf
      http://www.reporterre.net/spip.php?article2102

      - Dans le scénario oligarchique, la classe dirigeante refuse la logique de la situation, et continue de proclamer la nécessité d’augmenter l’abondance matérielle par la croissance du PIB. Malgré un effort d’amélioration de l’efficacité énergétique – qui sera nécessaire dans tous les scénarios -, cette politique entraîne l’aggravation de la crise écologique et l’augmentation des prix de l’énergie, d’où un blocage de la croissance entraînant des frustrations d’autant plus grandes qu’une très forte inégalité perdure. Ces frustrations suscitent une montée des tensions sociales que l’oligarchie tente de détourner en stigmatisant les immigrants et les délinquants. Elle renforce l’appareil policier, ce qui lui permet au passage de réprimer les mouvements sociaux. De surcroît, la compétition mondiale pour les ressources et la dispute quant à la responsabilité de la crise planétaire enveniment les relations internationales, ce qui alimente le moulin sécuritaire et nationaliste. Le régime oligarchique, au départ encore respectueux des formes extérieures de la démocratie, les abolit progressivement.

      – Dans le scénario de gauche croissanciste, les dirigeants s’obstinent à chercher la croissance du revenu moyen, en corrigeant cependant l’inégalité sociale, à la marge pour ne pas heurter les « élites économiques ». Les tensions intérieures aux pays occidentaux sont certes moins fortes que dans le scénario oligarchique, mais le poids de la crise écologique et les tensions internationales restent tout aussi accablantes, générant rapidement les mêmes effets de frustration et de conflit. L’oligarchie, ou sa fraction la plus réactionnaire, harcèle les dirigeants en s’appuyant sur l’extrême-droite. Il faut alors choisir, si cela est encore possible, une franche rupture avec le croissancisme, ou être entrainé dans la débâcle.

      – Dans le scénario écologiste, les dirigeants convainquent les citoyens que la crise écologique détermine l’avenir proche. Remettant explicitement en cause la démesure de la consommation matérielle, la politique économique réoriente une part de l’activité collective vers les occupations à moindre impact écologique et à plus grande utilité sociale – l’agriculture, l’éducation, la maîtrise de l’énergie, la santé, la culture… La création d’emplois ainsi permise rend populaire cette politique, permettant d’engager ouvertement la lutte contre les privilèges de l’oligarchie : le système financier est socialisé et les inégalités sont drastiquement réduites. Cela rend possible de transformer le modèle culturel de prestige que définissent les plus aisés. De plus, la réduction des inégalités atteste que le mouvement vers la moindre consommation matérielle est partagé par tous, ce qui le rend supportable. Enfin, elle signifie que la société reprend la part de la richesse collective que s’est appropriée l’oligarchie depuis les années 1980 - près de 10 % du PIB. Ces ressources servent à améliorer le niveau de vie des plus pauvres et à investir dans les nouvelles activités écologiques et sociales. Sur le plan international, les relations sont pacifiées, parce qu’il est aisé de plaider pour une orientation écologique des politiques. La confiance mutuelle l’emporte, les dépenses militaires reculent, la crise écologique est évitée, les jeunes générations peuvent prendre en main le monde nouveau.

      Ce tableau appelle plusieurs remarques. Sur le fond, il signifie qu’il nous faut reconquérir la démocratie dans un contexte mental radicalement différent de celui dans lequel elle s’est développée. Durant les XIXe et XXe siècle, elle a grandi et convaincu parce qu’elle était une promesse d’amélioration du sort du plus grand nombre, promesse qu’elle a accomplie, en association avec le capitalisme. Aujourd’hui, le capitalisme délaisse la démocratie, et il nous faut la revigorer en annonçant un bien-être, un « bien vivre », fondamentalement autre que celui qu’il fait briller. Qui, d’abord, évitera la dégradation chaotique de la société. Qui, ensuite, ne sera plus fondé sur les séductions de l’objet, mais sur la modération illuminée par un lien social renouvelé. Il nous faut inventer une démocratie sans croissance.

    • @monolecte :

      [...] plus besoin de prolos, ils peuvent donc crever en masse et laisser les survivants profiter à fond de de tout le reste.

      Besoin encore de consommateurs pourtant. Et pour deux raisons : consommer bien sûr mais aussi produire les données que les robots exploiteront.

      On a déjà des robots qui nous libèrent massivement du travail : on a donc inventé la société du #chômage à la place de celle des #loisirs tant espérée.

      Vrai... Le déficit intellectuel est patent.

      @koldobika :

      Je comprends toujours pas comment dans ces scénarios ils ne tiennent pas compte de la pénurie énergétique à venir, ni de la pénurie de métaux rares nécessaires à la construction de tout matériel électronique.

      Oui... Mais je pense qu’il y a une sorte de fuite en avant technologique, par exemple vers les promesses que peut faire le graphène entre autre :
      http://seenthis.net/tag/graph%C3%A8ne
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Graph%C3%A8ne

      Soyons clair, ce qui est intéressant dans cet article inintéressant, c’est que les questions qu’amènent les bouleversements technologiques de la Silicon Valley (pour faire simple), ne sont pensées que par les hommes de la Silicon Valley. Il y a un aveuglement total du reste du monde politique et intellectuel, et en particulier à gauche et encore plus particulièrement ici en Europe. Qui sont ceux qui nous alertent du monde à venir ? C’est donc Steve Jurvetson de DFJ, mais aussi Bill Gates de Microsoft http://www.gizmodo.fr/2014/03/17/bill-gates-robots.html :

      La substitution logicielle, qu’elle serve aux conducteurs, aux serveurs ou aux infirmières, évolue. Au fil du temps, la technologie va faire chuter la demande pour ces emplois, et plus particulièrement en ce qui concerne les emplois peu qualifiés. D’ici à 20 ans, la demande de main-d’œuvre pour beaucoup de secteurs sera très inférieure. Je ne pense pas que les gens l’établissent dans leur modèle mental.

      ou Éric Schmidt de Google http://meta-media.fr/2014/03/12/et-voici-lere-dot-com-des-robots-attention-danger.html :

      Je suis très inquiet là dessus. Toutes les données montrent que ça va empirer (…) pour moi, c’est le sujet actuel le plus important pour les démocraties.

      etc.

      Aujourd’hui ce sont les premiers impliqués et les premiers responsables qui sont les plus inquiets. On croit rêver ! Et il ne fait aucun doute qu’ils vont apporter et proposer des « solutions ». Donc une chose est sure, nous y perdrons beaucoup à abandonner ces questions à ces gens.

    • Pour moi il y a d’autres sujets aussi pertinents que la raréfaction des ressources lorsqu’on évoque « La fin du travail (grâce à ou à cause de la robotisation) », à savoir :
      – l’exploitation humaine (femmes et enfants des pays pauvres compris) et l’esclavage moderne (allez, disons pour 99% des « travailleurs » de la planète !)
      – l’épanouissement individuel

      Je pense simplement qu’une version heureuse du #post-travail devrait avoir comme but de limiter au maximum l’exploitation humaine et d’offrir à chacun un peu plus de temps libre pour son propre équilibre et épanouissement, et cela de manière égalitaire - sachant bien évidemment que de l’autre côté, l’ère de la fin-pétrole a ses propres exigences, notamment en main d’oeuvre.

    • J’aurais donc tendance à dire, que le fait que chacun ait à retrousser ses manches pour créer les conditions de sa subsitance, n’a réellement rien à voir avec le fait d’être exploité dans son travail ou d’être obligé d’occuper des emplois contre-productifs pour la société (des emplois de merde par exemple, ou des emplois parasitaires).

    • Ah ah, on prend les mêmes et on recommence !

      Besoin encore de consommateurs pourtant.

      On voit bien que le fordisme a disparu et que chacunE veut la force de travail la moins chère (production) et les marchés mes plus prospères (consommation), donc ne pas prendre la peine d’entretenir une classe moyenne consommatrice. Le schéma est complètement guerrier et irresponsable.

      S’il est un truc qui puisse nous aider, c’est l’épuisement écologique du modèle. Et non, surtout pas les rêveries écolos décroissantes qui sont complètement déconnectées de la réalité :
      –la fin du travail est une utopie techno qui tient sur l’exploitation des machines, un modèle pas écolo, alors comment vouloir les bénéfices d’un modèle haïssable et insoutenable ?
      –c’est quoi le rapport de force envisagé pour conquérir la part du gâteau, à part persuader d’autres surnuméraires et voter ça en AG de rue avec les mains qui tournent au-dessus des têtes ?

      Je suis critique parce que j’en reviens, j’avais des impulsions à faire tourner approbativement mes mains même dans les repas de famille, tellement j’étais dedans, avec l’idée petite-bourgeoise que tu as des droits et qu’il faut les demander, et sinon les demander plus fort.

      Tu parles... on ne pourra reconstruire une économie correcte que sur un épuisement généralisé des ressources (voir #Julien_Milanesi pour la chronique dans @lan02 sur cette question), parce qu’avant, la stratégie c’est de penser qu’on a droit aux parts du gâteau et qu’il suffit de le dire.

      Exemple, mon frère à l’hosto qui entend deux servantes pendant ses années d’étudiant en médecine : « vivement qu’on ait du tout-jetable, parce que c’est ennuyeux, hein, de désinfecter tous ces ustensiles ». Il leur a dit qu’elles pouvaient toujours rêver qu’on les paye à nettoyer des ustensiles qu’elles ne nettoyaient pas, et que ce ne serait pas les vacances mais la porte.

      Sur cette question, les gentils écolos qui font l’impasse sur la question technique et sur la question des rapports de force sont comme les deux meufs en question, plus des chouignements pleins de bonne conscience sur le tout-jetable. Parce que ce serait tellement bien d’avoir le beurre et l’argent du beurre. Ah oui.

      Toute ma réflexion aujourd’hui, elle est sur qu’est-ce qui te laisse imaginer que tu pourrais avoir des droits et ne pas te faire traiter comme unE surnuméraire, si tu ne crées par une société différente, avec une relation aux autres basée sur la réciprocité et plus sur la répétition à qui veut l’entendre que tu as droit à ci et ça ?

      http://blog.ecologie-politique.eu/category/Textes/La-petite-bourgeoisie-s-amuse

      Vous l’avez compris si vous me lisez depuis le début de cette série, je suis une habituée du milieu associatif écolo. Ici pas d’obligation d’aller vendre la feuille de chou rouge sur les marchés le week-end, pas de culpabilisation quand on loupe une réunion sur deux, c’est l’esprit du « nouveau » militantisme post-it, un engagement souple, humain, gouverné par le principe de plaisir... individuel. Prière de ne pas rigoler, j’ai moi aussi participé à théoriser cette vision d’un militantisme qui fait la part belle à l’humour, aux plaisirs de la commensalité ou de la découverte, et au dialogue qui se crée entre le groupe et ses... euh, membres, usagèr-e-s, consommateurs/rices ? A la fin, on ne sait plus bien, et le dialogue est à sens unique : « Si j’veux. »

      [...]
      En déconnectant droits et devoirs, participation politique et participation de fait, au nom de sa liberté individuelle, la petite bourgeoisie se met en mesure de jouir d’échanges non-équitables, de se vautrer dans la non-réciprocité. Si elle est incapable de se sentir redevable, si elle limite son engagement à son intérêt bien compris, elle consomme les espaces collectifs sans les nourrir, prenant pour acquis que d’autres vont s’y coller. Elle perd de vue le dessin global, qui est que nous créons ensemble le monde dans lequel nous sommes amené-e-s à vivre, et qu’il peut être sacrément moche quand les responsabilités sont à sens unique.

      Et comme pour l’instant, dans les milieux les plus conscientisés, l’exploitation des ressources et du travail produits au sud n’est pas une épine dans le pied (même pas merci le billet d’avion et la tablette, c’est un dû), je doute que la prise de conscience soit là...

    • Le truc, c’est justement de limiter le nombre de convives à table, pas de garantir à chacun son rond de serviette, on se retrouve avec @aude_v.
      L’élimination des surnuméraires a déjà commencé, même si cela se voit plus dans le sud que dans le nord : on fait de la simple survie une question d’argent et on retire l’argent. Rien de plus démonstratif que cela.

      Dans le sud, c’est donc l’accès à l’éducation et aux soins de base, ce genre de choses : personne ne veut payer les 2€ qui suffisent à sauver un enfant du palu. Mais la taille de l’économie informelle permet d’absorber le reste... pour l’instant, tant bien que mal, avec un très beau ratio de pertes, ce qui ne va pas être le cas du nord, comme vous avez pu le remarquer.

      Dans nos villes impossible de manger ou de boire et même de chier sans argent. Il n’existe tout simplement plus d’espace démarchandisés, sauf illégaux. Il suffit de voir avec quelle ardeur on pourchasse les clandos et les SDF qui tentent de se bricoler des abris de fortune : circulez, circulez, sans jamais vous reposer. Vous avez la liberté de circuler, pas celle de vous arrêter. Pour nous qui ne faisons que traverser l’espace public à petits pas pressés pour aller d’un lieu privé à un autre, il n’y a là rien à voir, ressentir ou comprendre. Mais trouve-toi sans destination dans nos grandes cités riches...

      Dans les cambrousses, ce n’est pas mieux : il n’existe en fait pratiquement plus d’autres espaces publics que les routes... où il faut circuler. Tout le reste est proprement délimité, grillagé, clôturé... chaque fois que je dois pisser dans un espace rural, c’est la galère : pas un chemin qui ne soit privé, pas un bosquet qui ne planque pas une maison, une exploitation agricole.

      Il n’existe aucun espace démonétisé.
      Ensuite, l’équation est simple : pour les prolétaires, la seule manière d’avoir accès à l’eau, l’abri, la nourriture, les soins, l’énergie, c’est l’argent. Cherchez de l’eau gratuite, vous verrez. La seule manière d’avoir de l’argent, c’est de travailler. Priver les prolétaires de travail et vous tenez entre les mains leur droit à vivre. Coupez les subsides et les surnuméraires devront se battre entre eux pour survivre une journée de plus. Darwin fera le job !

    • C’est marrant :

      Il ne s’agirait donc pas de rentrer dans une course contre les machines - mais d’inventer de nouvelles façons de travailler avec elles et redéfinir les conditions de vie pour les « humains obsolètes ». Et plus encore, d’agir par la loi pour transformer le système en profondeur : repenser en fonction de ce scénario l’éducation, l’entrepreneuriat et la politique fiscale

      comment tourner délibérément autour du grand tabou en l’évitant soigneusement ? Le noeud essentiel ça s’appelle « redistribution des richesses », et nul ne l’évoque. C’est la seule mécanique à laquelle on n’ose pas toucher dans ce monde où tout doit changer tout le temps, le seul archaïsme toujours rutilant..

      Parler de fiscalité y fait allusion, mais la fiscalité sera toujours un cataplasme de #charité si le fonctionnement capitaliste moyenâgeux pourvoyeur de rentes, de privilèges de propriété et de droit à la spéculation prédatrice perdure.. Pour le reste, la technologie, c’est du gadget...

    • J’ai du mal avec la gratuité, pour l’instant j’y vois l’invitation pour les surnuméraires (artistes, scribouillardsEs, précaires) de se mettre à dispo de la collectivité, qui le leur rendra si ça lui chante - et tiens, en fait non.
      C’est la gratuité dont @monolecte parle qu’il faut retrouver, d’usage de biens communs concrets. Je cherche à commander pour @lan02 une chronique sur les chemins ruraux, communaux et vicinaux dont la privatisation interdit ou à peu près de faire autrement qu’en caisse.
      Et l’habitat léger, s’il ne ressort par le droit de chacunE à être connectéE aux réseaux et s’en sort de manière autonome, m’évoque cette liberté qu’on a perdu, notamment avec le droit d’être connectéE.
      http://terreaterre.ww7.be/habitat-mobile-et-ou-ephemere.html
      Enfin, bref, c’est la misère et ça tient pas mal à notre liberté perdue de produire et d’échanger dans un cadre démocratique...

    • Ici, c’est la guerre des chemins : les gens s’approprient par extension les voiries publiques qui jouxtent leur sacro-sainte propriété et sortent la bave aux lèvres dès qu’on fait remarquer qu’il s’agit d’une confiscation de l’espace public. Et ce n’est rien face aux agriculteurs qui ont vite fait de passer un petit coup de charrue pour régler une servitude de passage qui gêne leur remembrement perso.
      Du coup, même randonner en cambrousse devient compliqué. Il faut pratiquement adhérer à une asso qui va négocier avec les riverains et agriculteurs des autorisations de passage à géométrie variable pour des accès qui devraient être publics.

    • Enfin, bref, c’est la misère et ça tient pas mal à notre liberté perdue de produire et d’échanger dans un cadre démocratique...

      @aude_v, tout à fait d’accord. Comme tu dis, il appartient aux gens (aux communautés d’habitants) de définir leurs besoins en terme de production et d’échange. Ce que défend initialement l’écologie politique, il me semble, c’est la liberté des communautés à décider par eux-mêmes, non ?

      J’avais tendance à voir dans l’expression « fin du travail », la « fin du travail esclave » et la nécessité de dépasser l’idéologie actuelle du travail.

    • @koldobika Les trois scénarios de Kempf ont déjà été testé implicitement dans le passé, alors on en connaît le résultat. Le modèle oligarchique a provoqué une destruction de la société par la guerre avec comme résultat une phase où le modèle écologique s’imposait pour faire place au modèle croissanciste une fois cette phase de réorganisation et d’accumulation de capital accomplie.

      La population de la ville de Berlin a augmenté jusqu’à 4,48 millions d’individus en 1942 suivi d’une chute brutale vers 3 millions en 1945/46 pour augmenter à nouveau jusqu’à environ 3,5 millions aujourd’hui.
      On peut se faire une idée de ces phases quand on regarde des photos du Tiergarten, l’immense parc du centre ville.

      Plan du parc de 1833 (la parte de Brandebourg à l’est se trouve en bas au centre)
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/de/1/1e/Tiergarten_1833.jpg

      Panorama estival du Tierparten aujourd’hui
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/eb/Berlin_Siegessaeule_Panorama.jpg

      Le parc transformé en potager après la famine de l’hiver 1945/46
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4c/Bundesarchiv_Bild_183-H0813-0600-009%2C_Berlin-Tiergarten%2C_Gem%C3%BCsebeet_wird_gegossen.jpg
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f1/Bundesarchiv_Bild_183-M1015-314%2C_Berlin%2C_baumloser_Tiergarten.jpg

      Photo aerienne permettant de situer les prises de vue
      http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Berlin_Tiergarten_Siegess%C3%A4ule_Luftansicht.jpg

      Je crois que ça vaut la peine de s’engager pour empêcher ce cycle de trois phases de se répéter.

      #berlin #histoire

    • Comment limiter les prélèvements sur les ressources quand on observe aujourd’hui l’explosion mondiale du marché des tablettes numériques et des smartphones, alors que les entreprises de la « nouvelle économie » - particulièrement les entreprises de la Silicon Valley comme Google - et les opérateurs de téléphonie mobile, attendent 2 milliards d’abonnés à internet supplémentaires provenant des pays émergeants ou pauvres (inde, chine, etc) ?

      https://blog.mozilla.org/garykovacs/2013/02/bringing-the-worlds-next-2-billion-people-online

      Currently, less than a third of the world’s population are connected to the Internet. But two billion more people will come online in the next five years, primarily through mobile devices and in emerging markets. Every one of those two billion individuals has a unique voice, and an open system is necessary to help them find it.

      –-> traduction « Actuellement, moins d’1/3 de la population mondiale est connectée à l’internet. Mais 2 milliards d’habitants supplémentaires vont rejoindre le monde du Web dans les 5 prochaines années, principalement à travers des appareils mobiles et grâce aux nouvelles offres de marché. Chacune de ces personnes parmi ces 2 milliards est une unique voix, et un système ouvert est nécessaire pour les aider à la trouver. »

      Je pense qu’à l’ère numérique, l’accès à internet est un droit fondamental, et que chaque terrien doit pouvoir accéder et contribuer au monde de l’internet, d’une manière ou d’une autre. Internet me semble en effet un facteur important pour la démocratie. Mais dans un marché de 4 milliards de consommateurs connectés à internet - ça fait un peu bétail, mais bon - , je pense qu’il faudrait parvenir à optimiser l’usage de ces appareils, voire si c’est possible partager l’usage de ces appareils.

      #mozilla #firefoxos #sur-consommation

    • Sans compter la « démocratisation » de la voiture, du transport aérien... L’apparition d’une classe moyenne mondiale, c’est le truc qui enthousiaste, alors que c’est sur un modèle dépassé : la classe moyenne des pays riches est en train de se réduire et son mode de vie est insoutenable...
      J’ai passé plus de trois ans de trop dans une revue « écolo » ou on s’extasiait sur des infos comme ça et ça fait plaisir de lire que c’est inquiétant !

    • @aude_v, je pense que tu veux dire que la conscience environnementaliste (avec ses constats alarmistes) et celle qui observe la dégradation toujours plus poussée des conditions de vie ne suffiront pas, s’il n’y a pas de réelle volonté de changements des rapports humains : je pense que c’est pertinent de parler de nécessité de réciprocité dans les rapports humains, comme de parler de droits ET de devoirs. Il me semble que tu parles d’abord d’éthique dans les relations.

    • Et à l’échelle historique j’ai l’impression que ce déploiement d’internet sera une brève parenthèse, un feu de paille, par l’effet combiné de l’obsolescence programmée de ce matériel, de l’épuisement des métaux nécessaires à leur fabrication, et de la dé-démocratisation (d’internet, de la voiture, de l’avion) à mesure que le coût de l’énergie se fera sentir, combinée à un captage de richesses par une minorité.

    • Ce qui était le plus râlant, en fait, c’était que je posais la question dans les termes de @koldobika : on court derrière l’effet-rebond, il n’y a aucune efficacité qui fasse baisser la conso, et c’est des ressources de dingue qui sont utilisées à un rythme qui ne cesse d’augmenter.

      Et au lieu de ça, en s’extasiant devant la révolution Internet on perdait de vue le big picture (pour nous, les écolos, c’était la déplétion des ressources naturelles et les conflits qui s’ensuivent) et on s’engouffrait dans une voie qui n’avait pas besoin de nous pour être promue. Promue en mieux, puisque nos discours étaient vraiment indigents par rapport aux échos que j’entends ici, avec des gens comme @fil ou @rastapopoulos. Notre maître à penser sur Internet, c’était un gars qui avait écrit à la machine (merci le tipp-ex) et faxé son testament intellectuel, « La sortie du capitalisme a déjà commencé ». On y est pile, vous avez dû remarquer.

    • Notre maître à penser sur Internet, c’était un gars qui avait écrit à la machine (merci le tipp-ex) et faxé son testament intellectuel, « La sortie du capitalisme a déjà commencé ». On y est pile, vous avez dû remarquer.

      http://kinoks.org/spip.php?article214

      Produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons est la voie royale de la sortie du marché. Elle nous permet de nous demander de quoi nous avons réellement besoin, en quantité et en qualité, et de redéfinir par concertation, compte tenu de l’environnement et des ressources à ménager, la norme du suffisant que l’économie de marché a tout fait pour abolir. L’autoréduction de la consommation, son autolimitation - le self-restraint - et la possibilité de recouvrer le pouvoir sur notre façon de vivre passent par là.

      Il est probable que les meilleurs exemples de pratiques alternatives en rupture avec le capitalisme nous viennent du Sud de la planète, si j’en juge d’après la création au Brésil, dans des favelas mais pas seulement, des « nouvelles coopératives » et des « pontos de cultura ». Claudio Prado, qui dirige le département de la « culture numérique » au ministère de la culture, déclarait récemment : « Le ’job’ est une espèce en voie d’extinction...

    • Pourtant une tout autre voie de sortie s’ébauche. Elle mène à l’extinction du marché et du salariat par l’essor de l’autoproduction, de la mise en commun et de la gratuité. On trouve les explorateurs et éclaireurs de cette voie dans le mouvement des logiciels libres, du réseau libre (freenet), de la culture libre qui, avec la licence CC (creative commons) rend libre (et libre : free signifie, en anglais, à la fois librement accessible et utilisable par tous, et gratuit) de l’ensemble des biens culturels - connaissances, logiciels, textes, musique, films etc. - reproductibles en un nombre illimité de copies pour un coût négligeable. Le pas suivant serait logiquement la production « libre » de toute la vie sociale, en commençant par soustraire au capitalisme certaines branches de produits susceptibles d’être autoproduits localement par des coopératives communales. Ce genre de soustraction à la sphère marchande s’étend pour les biens culturels où elle a été baptisée « out-cooperating », un exemple classique étant Wikipedia qui est en train d’« out-cooperate » l’Encyclopedia Britannica. L’extension de ce modèle aux biens matériels est rendue de plus en plus faisable grâce à la baisse du coût des moyens de production et à la diffusion des savoirs techniques requis pour leur utilisation. La diffusion des compétences informatiques, qui font partie de la « culture du quotidien » sans avoir à être enseignées, est un exemple parmi d’autres. L’invention fabbers, aussi appelés digital fabricators ou factories in a box - il s’agit d’une sorte d’ateliers flexibles transportables et installables n’importe où - ouvre à l’autoproduction locale des possibilités pratiquement illimitées.

      Écrit à la Remington, ça doit faire drôle. Et hop, encore la gratuité et toujours pas la réciprocité, d’autres échanges (immédiats ou non, formels ou non, monétaires ou non, mais gratuité et gratuité ça n’a jamais fait un échange).

    • À propos de biens communs, ce week-end on a revu un couple de nos connaissances qu’on avait pas vu depuis un baille, et dans notre conversation on a parlé d’accès aux terrains mais aussi de leurs voyages en Europe de l’est. Et de mettre les deux en rapports était assez saisissant.

      En fait ces dernières années ils sont allés plusieurs fois vers la Bosnie et le Monténégro avec leur fille, en camionnette retapée. Et là-bas, partout où ils sont allés, les gens n’ont pas de travail ou très peu. Mais ça reste très rural y compris dans les grandes villes. Et les gens ont à peu près tous un toit, un bout de terrain, des légumes, des poules, des cochons. Régulièrement ce couple cherchait un endroit où garer leur véhicule pour dormir sans déranger, mais à chaque fois qu’ils demandaient à quelqu’un pour être poli, ils finissaient toujours par se faire inviter chez les gens, à manger, etc. Et le lendemain ils partaient avec une poche de légumes et de pains alors qu’ils n’avaient rien demandé. Les gens n’ont pas de travail mais ils arrivent à manger et même à offrir des choses aux gens de passage.

      Chez nous, on a encore un peu de travail, on a trois ordis par foyer, mais à moins de faire partie du haut du panier, on a aucun toit à nous, aucun terrain, aucun moyen de se nourrir sans argent et donc sans travail (ou sans voler).

      L’ère post-travail (au sens capitaliste) devra avoir une grande part de ruralité, sinon je ne vois pas comment on peut parler d’émancipation individuelle. Pour pouvoir être socialement progressiste, il ne faut pas être en train de se monter les uns sur les autres pour subvenir à nos besoins de base.

      À nous de travailler (hihi) pour que le fait de revenir en arrière matériellement sur certains points, ne signifie pas revenir à l’ensemble d’une époque passée avec ses mauvais côtés sociaux inégalitaires. L’Histoire (et donc y compris l’histoire des conditions matérielles d’existence) n’est pas linéaire.

    • Illich décrit les vies développées comme des vies avec des coûts d’accès très élevés. Pas de caisse ? Dommage, parce que tu n’as plus les moyens d’aller à pied. Le TGV, c’est la fin des billets de train à un prix décent. Le meilleur pour touTEs ceusses qui peuvent se le payer. Et plus rien à côté.

    • Des fois je me dis que ça devrait pas être difficile de vivre bien. Si les terrains n’étaient pas à des prix prohibitifs, il y aurait moyen de se construire des habitats pour pas cher, et de produire une grosse partie de sa nourriture (ou en tout cas la partie qui coûte cher car gourmande en main d’œuvre) assez facilement. On y ajoute une énergie de chauffage performante (chaleur de décomposition, biogaz, poêles de masse qui prennent des brindilles), et finalement on a une base d’existence sécurisée. Après manque plus que de se mettre d’accord pour gérer le reste de manière sympa. Y aura moins d’entertainment , de gadgets, d’électricité, mais je pense que ça peut être une broutille pour la qualité de vie par rapport à des rues, places, etc aménagées pour que les gens y passent des moments agréables, à jouer au ballon, aux échecs ou aux dominos, à l’ombre des arbres, sans avoir peur qu’une voiture percute ses gosses.

      C’est mon utopie naïve à moi :)

    • L’ère post-travail (au sens capitaliste) devra avoir une grande part de ruralité, sinon je ne vois pas comment on peut parler d’émancipation individuelle. Pour pouvoir être socialement progressiste, il ne faut pas être en train de se monter les uns sur les autres pour subvenir à nos besoins de base.


      #démocratie #délibération #liberté
      Economie basée sur l’identification des besoins des habitants
      L’économie au service des habitants


  • Je pose ça là : c’est trop long pour Twitter, trop court pour un billet.

    Juste une idée concernant la neutralité du net et le cloud.

    Le cloud.

    J’ai déjà écrit sur ce thème (http://reflets.info/laurent-chemla-ils-sont-trop-forts-ces-voleurs-2-0), et je n’ai rien à y changer, sauf sur un point : si ça ne date pas d’hier, c’est parce que c’est une technologie qui - de tout temps - a servi à corriger un problème ponctuel de cherté des ressources. Le terminal X permettait de partager la puissance processeur, qui coûtait cher. Il a disparu quand le temps-CPU est devenu moins cher. Idem pour le serveur d’impression qui existait parce que l’imprimante laser du bureau coûtait le prix de 3 stations, même chose le serveur de stockage à l’époque où l’espace disque était cher.

    Aujourd’hui l’espace disque ne coûte rien. Ce qui m’avait conduit, dans cet article, à m’interroger sur la pertinence du stockage à distance. C’était une erreur : ce n’est pas le prix du stockage qui crée le besoin moderne du « Cloud ». C’est le besoin d’accéder à ses données depuis n’importe quel terminal, même nomade.

    Ce qui coûte cher de nos jours, ce qui fait du Cloud un outil pertinent, c’est qu’on ne peut pas synchroniser les contenus de tous nos outils numériques de façon simple, rapide et pas chère.

    Dès qu’on pose le problème en ces termes, on entrevoit son évolution : nos outils gagnent chaque jour en puissance (de calcul et de stockage), nos logiciels aussi. Il est à peu près certain qu’un jour, pas très éloigné, nous pourrons disposer des mêmes contenus sur chacun de nos terminaux, à partir de notre NAS privé ou tout simplement via une synchronisation de nos espaces de stockage variés (y compris nomades) à travers le réseau. Exit le cloud (tel qu’il est utilisé aujourd’hui).

    Sauf si.

    Sauf si, et c’est là qu’on peut en faire un cas d’espèce de la neutralité du Net, nos opérateurs décidaient, demain, que le « cloud » leur rapporte trop pour disparaître du simple fait de l’évolution normale de l’informatique.

    Ce serait simple : ralentir les débits privés, limiter l’accès au réseau pour tel ou tel terminal, faire payer les opérations de synchronisation.... Les solutions abondent.

    L’intégration verticale des opérateurs, qui veulent être d’avantage que des simples tuyaux, qui de plus en plus veulent fournir services et contenus, serait alors, dans ce domaine comme dans d’autres, un formidable frein à l’innovation. Ils auraient les moyens de nous empêcher de nous passer de certains de leurs produits quand rien, techniquement, ne l’imposerait.

    Ils auraient les moyens de stopper l’évolution normale du réseau. Et ils le feront, si rien ne le leur interdit.

    • Comme pour te donner raison (et même peut-être juste pour te donner raison), le WWDC #Apple d’hier annonce l’"ouverture" du cloud maison à tous les fichiers qu’on veut bien y mettre. C’est pratique car ton iTruc peut te permettre de continuer un texte que tu étais en train de taper sur ton iBidule, et vice versa ; mais toutes les données transitent par les iServeurs californiens : je n’ai pas entendu parler de synchronisation des iAppareils via un iNAS local.

    • Il est à peu près certain qu’un jour, pas très éloigné, nous pourrons disposer des mêmes contenus sur chacun de nos terminaux, à partir de notre NAS privé ou tout simplement via une synchronisation de nos espaces de stockage variés (y compris nomades) à travers le réseau. Exit le cloud (tel qu’il est utilisé aujourd’hui).

      Ce jour est arrivé. Avec un NAS en bonne et due forme, ou bien plus simplement un Raspberry Pi dans mon cas, et grâce pour le moment à BitTorrent Sync et demain à Syncthing par exemple, il est «  simple, rapide et pas cher  » de synchroniser ses fichiers sur l’ensemble de ses terminaux. Et ça marche au poil.

      Par contre @fil a raison, ce qu’on voit arriver c’est des fonctions qui s’ajoutent par dessus. Mais là on retombe dans le sempiternel problème de l’hégémonie de certains acteurs et de leurs écosystèmes fermés...

    • Effectivement, j’ai un NAS qui peut le faire... mais avec @davduf on a quand même cherché un espace cloud pour stocker ailleurs les fichiers les plus importants. Si ça brûle chez moi, j’ai beau avoir des sauvegardes redondantes, tout va cramer... il me faut nécessairement une copie de mes données ailleurs pour que mes sauvegardes soient 100% efficaces.

    • Enfin, je dis pas qu’on peut pas, juste que c’est pas simple du tout (tout le monde peut utiliser un outil intégré sur son smartphone ou son OS pour faire du Cloud, pas grand monde va utiliser Bittorrent Sync ou autre pour faire ça chez M. Michu). C’est un autre débat et un autre combat, mais nous (collectif) devons vraiment cesser de croire que parce que « nous on peut et c’est facile tout est dispo en ligne même la doc » tout le monde peut le faire.

      Accessoirement, moi je peux pas : j’ai un débit de provincial bien trop limité pour synchroniser, par exemple, les films téléchargés qu’il me reste à visionner. Même avec un NAS et bitsync.

    • @laurent C’est bien ça le problème. Et même pour nous, ça peut être pratique d’avoir un système qui fonctionne bien sur un mobile, par exemple.

      Je suis tellement d’accord avec l’idée que j’ai rejoint une boite qui essaie de faire ça en début d’année. Content de voir que d’autres pensent que c’est l’ « évolution normale du réseau » :)

      @monolecte Pour l’instant j’ai le même problème pour le backup. J’utilise http://www.tarsnap.com qui chiffre côté client pour les documents importants. Perso ça me va très bien mais ça n’est pas adapté à la famille Michu.

    • @catwell l’idée étant de faire le cloud perso sur le NAS, le problème n’est pas quand je suis sur mon LAN, mais bien quand je veux récupérer mes données depuis l’extérieur. Je suis alors limité par le débit montant de ma connexion adsl ... Après s’il faut répliquer, le cloud n’est plus vraiment « maison » ;)

    • Je précise que quand je dis « répliquer » je veux dire répliquer sur les disques durs locaux des machines que tu transportes, pas sur des serveurs. C’est ce que Laurent appelle « synchronisation » dans son billet. Et du coup non ce n’est plus vraiment du Cloud.

      Mais sinon je suis d’accord sur le problème du débit. La réplication / synchronisation n’est qu’un palliatif à l’absence de réseau au débit infini, à la latence nulle et disponible partout :)

    • @laurent Oui camlistore est un super projet. Je le suis depuis pas mal de temps, j’ai assisté aux talks de Brad Fitzpatrick dessus à dotScale 2013 et au FOSDEM l’an dernier.

      Après pas certain qu’il soit très « user friendly » pour l’instant. En particulier, il casse le paradigme du système de fichiers.

      Il y a des tas de projets à suivre du même genre, dont pas mal sont listés là : https://github.com/redecentralize/alternative-internet Reste à voir lesquels iront le plus loin. En particulier, je ne pense pas qu’on puisse vraiment toucher le grand public sans proposer une solution associée à du hardware ou facilement installable sur du hardware standard.

    • Accessoirement, moi je peux pas : j’ai un débit de provincial bien trop limité pour synchroniser, par exemple, les films téléchargés qu’il me reste à visionner. Même avec un NAS et bitsync.

      Ça me parait complètement délirant de vouloir stocker des tonnes de gigas (parce qu’évidemment, on parle de films en HD j’imagine, tant qu’à faire) en de multiples instances pour ce genre de choses… Si vraiment tu veux regarder ton film ailleurs que là où tu l’as téléchargé, une bonne vieille clé usb c’est pas si mal non ? Je veux dire, je comprend le côté sympa et pratique de tout ça, mais ce que ça implique en terme d’infrastructures et de dépenses énergétiques me parait complètement absurde par rapport à l’usage.

      Je ne nie pas la pertinence du message de base, mais dans cette idée de synchronisation, vouloir que ce soit tout juste parce que c’est cool et pratique me semble passer à côté de certains problèmes… Sans vouloir absolument définir des besoins vitaux et le reste — je sais bien que ce ne sont pas les mêmes pour tout le monde, et après tout un vidéaste pourrait réellement avoir besoin de synchroniser ses vidéos, le stockage en ligne de base n’a pas besoin d’une connection de ouf. Après, tu as raison sur le fait que ce qui existe actuellement n’est pas du tout adapté pour des utilisateurs non avertis…


  • http://www.lan02.org/2014/05/les-technologies-appropriees
    Les technologies appropriées
    Par Florence Gibert

    http://www.lan02.org/wp-content/uploads/boite_petite.png

    Dans les pays développés, les technologies appropriées sont celles dont l’impact sur l’environnement et la société est minime (2) et qui ne rendent pas l’utilisateur dépendant de systèmes sur lesquels il n’a aucun contrôle. En plus d’être durables, elles nous rendent autonomes et résilients.

    (...) A quoi ce concept peut-il vous servir ? D’abord à disposer d’une grille de choix pour évaluer une technologie et savoir si vous voulez l’introduire dans votre vie, au regard de ses impacts sociaux, économiques et environnementaux et de l’éventuelle dépendance qu’elle peut entraîner. Vous pouvez ainsi vous demander si la technologie est fabriquée localement, si elle peut être maintenue sans compétence particulière, si elle est conçue pour être réparée et si les pièces de rechange sont disponibles, si elle crée des activités qui ont du sens, si son fonctionnement nécessite beaucoup d’énergie ou génère beaucoup de déchets… A vous de définir les critères, individuellement ou collectivement.

    http://opensourceecology.org

    http://www.instructables.com

    http://www.lowtechmagazine.com/low-tech-solutions.html

    http://www.i4at.org/library.html

    • Le concept est intéressant et peut servir de guide, mais... Méfiance tout de même : j’en parlais à un ami qui travaille dans les bidonvilles sud-africains, et il critique le terme car il est facilement détourné pour justifier l’emploi de matériaux bas de gamme dès lors qu’il s’agit de répondre aux besoins des « surnuméraires ». Particulièrement nocif dans le cas des médicaments contre les maladies graves : là où on n’a soi-disant pas les moyens de fournir un traitement récent qui marche, la technologie appropriée serait un vieux médicament qui ne marche plus ou qui a des effets secondaires terribles, ou encore le palliatif.

    • Il y a pas mal de tentatives pour définir les effets de seuil à partir desquelles une technique ne sert plus la société et ne répond plus à ses besoins mais impose les siens. Illich, Kaczynski, Schumacher, etc. @koldobika, c’est un peu les mêmes critères qui apparaissent toujours...

    • Si les panneaux photovoltaïques ou les LEDs sont des technologies appropriées , issues d’un cahier des charges répondant à des besoins individuels ou collectifs, il doit bien exister en effet un certain seuil de production au-delà duquel ces panneaux ou ces LEDs ne répondent plus à leur objectif initial de technologies appropriées : tout comme la voiture électrique ou la tablette Androïd, à partir d’un certain seuil de production.

      Dans l’article il y a la phrase « elles créent des emplois » qui me fait réagir désormais. Une façon de sortir de vieux schémas économiques et productifs qui ne correspondent plus aux réalités du monde moderne, serait d’arriver à penser l’activité de vie des uns et des autres - vivre est une activité qui se suffit à elle même - en dehors même de la sphère du travail. « Osons imaginer l’existence sociale en dehors même du travail » disait Loïc Wacquant [ cf. vidéo http://www.youtube.com/watch?v=v-mrR82CqA0

      ].

    • Le photovoltaïque et les LED, c’est en effet pas super sobre et propice à des effets contre-productifs, je crois que c’est plutôt dans le dialogue avec la société, et dans le choix du moindre mal vu les conditions locales, que ça se joue. J’ai proposé plusieurs fois à Florence, l’auteure du texte, de prendre part à nos échanges...

      Sur le travail, le fait est que beaucoup de techno sont peu intensives en main d’œuvre et ont détruit des tissus sociaux en rendant les gens #surnuméraires. Et il y a un versant technophile à la critique du travail, continuons à faire bosser les machines, le tout étant de changer l’allocation des richesses produites. Gauche technophile contre droite technophile, finalement on n’interroge plus la technique. La fin du travail, j’en suis revenue. Quand on va voir unE paysanNE bio, on se rend compte qu’il faut une critique plus fine de la place du travail.

      L’entretien avec Méda autour de ces questions était passionnant : http://seenthis.net/messages/254840.

    • @aude_v , pourrais-tu préciser davantage « dialogue avec la société » : c’est-à-dire quelle forme de dialogue aurais-tu en tête ?

      Sur la critique du travail, je sais qu’il existe différents axes de réflexion pour la société d’aujourd’hui, #hyper-industrielle et technologique, qui tend à automatiser les gestes répétitifs, comme par exemple à remplacer les caissières des supermarchés, ou à robotiser à 99% les chaînes de production. La tendance inéluctable est au déclin progressif de l’ #emploi dûe à l’automatisation par la machine. C’est l’observation relatée par le philosophe Bernard Stiegler. Il parlait aussi du phénomène de chômage de masse qui est en cours, et pour lequel la société ou la civilisation n’est nullement préparée, un peu comme si la civilisation se refusait de voir en face ce phénomène, et n’avait aucune volonté politique de l’anticiper.

      Du coup, tout ces gens destinés au chômage de masse, à cause de l’évolution industrielle, « qu’en fait-on » ? Voilà une première question que je soumets ici. :-) —> Pour reposer la question plus clairement : « On fait quoi de toute cette masse de gens qu’on met au chômage et qui se retrouvent sans travail ? ».

      PS : Mais probablement que la question aurait plus sa place sur un post relatif au #travail et aux essais de Dominique Méda.

    • Le mirage de la société du plein emploi est un mensonge du métier de politiciens, qui risque de durer encore quelques temps.

      L’emploi productif et l’emploi salarié, sont probablement des formes de « travail » que l’imaginaire sociale pourrait parvenir à dépasser, selon sa prise de conscience et son vouloir collectif.

      Les questions intéressantes autour de la remise en cause de l’emploi et du travail : le travail non-productif, le travail libre.

    • Justement, j’y repensais ce matin... Appropriées, c’est appropriées à quoi ? Le mot n’est pas intransitif.
      Penser dans ces termes, c’est devoir définir les besoins des utilisateurs ou du groupe, les moyens humains ou environnementaux, et c’est en partant de ça que sont définies (si possible par les personnes concernées, et surtout pas pour répondre aux besoins d’autres groupes/sociétés) les techniques à utiliser ou remodeler...
      Enfin, c’est tout le propos de l’article.
      Pense à tous tes choix de vie, ne serait-ce que pour te chauffer. À Paris tu prends un logement plus petit pour pouvoir le chauffer rien qu’en respirant ;-), dans les Landes tu choisis le bois, etc.

      C’est un vrai antidote au #solutionnisme, à l’idée d’appliquer les mêmes solutions partout. Par exemple, il y a peut-être des endroits ou, n’en déplaise à Stiegler qui est à prendre avec des pincettes, les gens ont besoin d’exercer un travail qui soit productif. Parce qu’un travail non-productif...

    • @la_taupe

      La tendance inéluctable est au déclin progressif de l’ #emploi dûe à l’automatisation par la machine.

      D’après Hervé Kempf (et d’autres) la tendance inéluctable va être le retour des paysans, dû à l’impasse de l’agriculture industrialisée (baisse de rendement par épuisement des sols, dépendance au pétrole). http://www.reporterre.net/spip.php?article3661 C’est là d’après lui que seront les emplois de demain. Après l’industrialisation et la tertiarisation, on a certes aujourd’hui des choses qui savent produire autant en consommant moins d’énergie, mais une énergie déclinante dans tous les cas qui amènera(it) progressivement une re-primarisation en quelque-sorte.
      #paysannerie

    • Je suis aussi de l’avis de @koldobika, la société industrielle fonctionne sur une abondance d’énergie qui ne devrait pas durer, dans tous les sens du terme « devoir ». Les prophètes à la Stiegler, ils imaginent un futur sur les bases de ce qu’on est en train de vivre, avec automatisation, échanges matériels à échelle globale et inéquitables, temps libéré de gré ou de force, tout ça accru et qui repose sur ce rêve de durabilité dans le temps. Quand ils se disent anti-productivistes, ils brouillent les cartes avec le discours écolo, ils servent de leurre. Parce que réparer des vélos et bêcher, ça fait moins triper, tout le monde préfère les récits d’accomplissement individuel qui passent par le loisir, la connaissance, traîner sur seenthis...


  • http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.fr/2014/03/bornes-urbaines-anti-echec-urbanautes.html

    « L’esthétisation de la misère est déjà une vieille histoire, elle a toujours permis de masquer la commisération derrière le culte de la Beauté. »
    Groupe d’Analyse Idiosyncrasie et Architecture

    « Ceux qui disent ’’la crise est conjoncturelle et tout va s’arranger’’, sont non seulement des menteurs, mais comme vous dites des négationnistes. »
    Paul Virilio | 1997

    http://3.bp.blogspot.com/-BjqRN2_Dsg4/UycLNFFlxwI/AAAAAAAAF7U/D-T0GdUENzg/s1600/HOMELESSNESS_Instant+Housing+by+Urban+Nomads_04.jpg


  • Un bouquin qui a l’air sacrément intéressant chez #Post-éditions, dont le titre commence par « CONSIDÉRANT QU’IL EST PLAUSIBLE QUE DE TELS ÉVÉNEMENTS PUISSENT À NOUVEAU SURVENIR » et se termine par « SUR L’ART MUNICIPAL DE DÉTRUIRE UN BIDONVILLE », coordonné par Sébastien Thiéry du PEROU (Pôle d’exploration des ressources urbaines), dont on a déjà causé ici
    http://www.post-editions.fr/considerant.html

    Le 29 mars 2013, un arrêté signé du maire de #Ris-Orangis met en demeure les habitants du #bidonville dit « de la Nationale 7 » de quitter les lieux. Trois jours plus tard, les forces de #polices, accompagnées de #pelleteuses, détruisent les habitations et dispersent leurs occupants. C’est à l’examen méticuleux et à la « traduction » de l’#arrêté_municipal que se livrent les écrivains, philosophes, architectes et juristes dont les textes sont ici réunis, à l’invitation de Sébastien Thiéry, directeur du Pôle d’exploration des ressources urbaines (PEROU)
    http://www.perou-paris.org

    Le 1er avril à midi, une patrouille placarde les huit pages de l’arrêté municipal n°2013/147 à l’entrée du bidonville dit « de la Nationale 7 », autrement nommé « Place de l’Ambassade » par le Pôle d’exploration des ressources urbaines (PEROU) qui, depuis quatre mois, inlas­sablement y construit, aménage, consolide et améliore les habitations. Le 3 avril à 6heures du matin, des dizaines de CRS sont déployés, trois pelleteuses prennent position. En quelques minutes les 150 personnes qui habitaient là sont dispersées. En quelques heures, le bidonville disparaît. La Place de l’Ambassade redevient un terrain vague, ainsi que l’exige cet arrêté publié pour cause de « péril imminent ».

    Les huit pages constituant l’arrêté municipal (que nous reproduisons in extenso) portent la frappe de l’expertise et l’estampe d’une institution de la République. Sous couvert de raison, s’y invente un certain « art de détruire un bidonville », municipal et d’avant-garde tout autant, qui consiste à prétendre que c’est pour leur bien que les occupants de ces habitations « indignes » doivent être évacués.

    C’est au décryptage de ce dispositif, qui se caractérise par une distorsion administrative de la langue et de la citoyenneté, qu’ont été invités les trente auteurs ici réunis. De l’arrêté municipal n°2013/147, dans lequel certains reconnaissent un chef-d’œuvre d’hypocrisie, ils proposent ici une interprétation libre, fidèle, partielle ou systématique. Nous faisons l’hypothèse qu’avant telle entreprise de traduction, nous n’étions pas en mesure de comprendre ce qui a effectivement lieu sur les territoires que nous habitons et rendons inhabitables à d’autres.

    Contributeurs : Jean-Christophe Bailly, Étienne Balibar, Stéphane Bérard, Chloé Bodart, Patrick Bouchain, Robert Cantarella, Charlotte Cauwer, Julien Choppin, Hélène Cixous, Gilles Clément, Margot Crayssac, Jean-Paul Curnier, François Cusset, Nicola Delon, Jac Fol, Jean-Michel Frodon, Didier Galas, Édith Hallauer, Cyrille Hanappe, Loïc Julienne, Isabelle Lassignardie, Franck Leibovici, Ronan Letourneur, Francis Marmande, Béatrice Mésini, Marina Nicusor, Olivier Quintyn, Strachinaru Ramona, Valérie de Saint-Do, Merril Sinéus, Michel Surya, Sébastien Thiéry, Aude Tincelin, Jean Torrent

    http://www.post-editions.fr/local/cache-vignettes/L210xH334/vol_considerantweb-7ca4b.png

    Un film associé
    http://vimeo.com/73077077

    Le tout repéré via Sitaudis
    http://www.sitaudis.fr/Parutions/sur-l-art-municipal-de-detruire-un-bidonville-collectif.php

    #urbanisme #expulsion #répression #livre #vidéo #bureaucratie



    • Bof, c’est clairement de mauvaise foi sur le coup du « Hello world » qui nécessiterait 10000 trucs. Angular est à la fois simple et complexe, on peut faire des trucs tout bête sans se prendre la tête et en même temps on peut fabriquer des machineries incroyables et plutôt efficaces à condition de bien maîtriser la bête. Que trouve tu de mieux dans reactJS car au premier abord ça me branche beaucoup moins qu’Angularjs ?

    • Bof, c’est clairement de mauvaise foi sur le coup du « Hello world » qui nécessiterait 10000 trucs.

      Oui, carrément caricatural :) Mais il n’a pas tort sur certains aspect « sur-ingéniérés ». Il se fait aussi bien remettre à sa place dans le premier commentaire (Nathan).

      J’ai posté le lien car ça m’intéresse, j’aime avoir la propagande et la critique. Je « n’achète pas tout » dans l’article et l’auteur a des opinions très tranchées (mais pas inintéressantes).

      Très vite (pas le tps de tout détailler) :

      Ce que je reproche à Angular :
      – Courbe d’apprentissage très plate puis ’falaise’ : c’est magique pour faire très très vite un POC, mais dès qu’il faut factoriser, généraliser, et faire des choses un peu avancées, il faut mettre les mains dans la machine et en comprendre une bonne part des tréfonds (la façon dont sont gérés les scopes, le binding, le dirty-checking, etc...). C’est pas progressif du tout.
      – Très mauvaise documentation et exemples (cf plus haut)
      – Coté UI, on se retrouve avec un HTML très sale, très pénible à travailler, surtout si les précédents développeurs se sont « amusés » avec les directives. (disclaimer, je suis « webdesigner/dev front » plutôt que « dev back qui s’est mis au front »)
      – On y retrouve beaucoup d’idiomes et de patterns issus de JAVA, je ne vois pas l’intérêt en JS, et ça me file des boutons, désolé :)

      Ce qui m’attire dans ReactJS :
      – Périmètre très restreint : ça gère des composants, c’est tout. Contrairement à Angular où on a : vues + routeur + binding + composants + contrôleurs + services + tests.
      – Fait pour la performance.
      – ça ne pousse pas un modèle d’architecture ou d’organisation en particulier (défaut ou avantage ? ça dépend des contextes, plutôt avantage pour moi).
      – je suis plus dubitatif sur le JSX, mais c’est à tester.

      Je n’ai pas encore ’vraiment’ testé React (les tuto du web ça compte pas ^^). Je suis impatient, mais là où il faudra bosser, je pense, c’est dans l’organisation du code et des vues lorsque le projet grossira.

      Bref, je pense que Angular est très adapté à certaines situations et projets, mais j’avoue que sur certains point j’ai été assez déçu.

      Ce qui m’énerve également, c’est la tendance à vouloir en mettre partout, sans comprendre ce que c’est et pourquoi c’est fait ; comme c’est un peu la mode actuellement (javascript = AngularJS pour certains).



  • Dominique Méda
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5792

    #travail #fin_du_travail ?

    Dans cet ouvrage, je ne décrivais pas une situation objective. J’exprimais le souhait que le travail prenne moins de place dans nos vies et soit mieux réparti entre les membres de la société, pour que chacun assume ses rôles de travailleur, parent, citoyen, ami…

    Continuer à faire du partage du travail une cause commune aux travailleurs de tous les pays – puisque je rappelle qu’il s’agit d’une Fête internationale des travailleurs ! – et conserver un jour férié pour formuler des propositions destinées à améliorer leur situation me paraît non seulement une excellente chose, mais aussi une absolue nécessité.

    #rtt

    Les 32 heures ne sont pas la seule manière d’y arriver. L’enjeu me semble plutôt être de partager autrement le travail. Car cela passe, certes, pour les uns par une réduction, et pour d’autres – tous ceux qui sont à temps partiel subi notamment – par une augmentation du temps de travail. Il faut substituer au partage actuel du travail, sauvage, un partage civilisé.

    Ce partage devrait surtout selon moi s’accompagner d’une désintensification du travail, avec de nouveaux rythmes. Et ce d’autant plus qu’il nous faut désormais rechercher, dans un grand nombre de secteurs, des gains de qualité et de durabilité plutôt que des gains de #productivité.

    #revenu_garanti #exclusion

    Je mesure les avantages attachés à un tel revenu, notamment dans ce qu’il permet aux individus de refuser les travaux ou les conditions de travail indécentes, ce qui est essentiel. Il est aussi la marque du caractère collectif de la production.

    Enfin, quand on sait à quels tourments bureaucratiques sont soumis les demandeurs du RSA (Revenu de solidarité active), on a évidemment envie de plaider pour le caractère inconditionnel d’un tel revenu.

    Pourtant, je n’arrive pas à être convaincue que c’est « LA » solution. D’abord je pense que notre société n’est pas prête à délier à ce point travail et revenu, et surtout à abandonner à ce point le mythe de l’incitation individuelle au travail. Je crains aussi que cette solution ne soit l’occasion de se donner bonne conscience : on donnerait un tout petit revenu à un ensemble de personnes exclues du système productif, devenu de plus en plus sélectif, et tout serait réglé.

    Je préfère de loin une solution qui me paraît plus exigeante et qui conjuguerait le partage du travail, un revenu maximum empêchant un petit groupe d’accaparer et de privatiser des ressources collectives, et une protection sociale généreuse, qui serait largement déconnectée du travail et détachée du mythe de la productivité individuelle du travail.


  • git-annex
    https://git-annex.branchable.com

    git-annex allows managing files with git, without checking the file contents into git. While that may seem paradoxical, it is useful when dealing with files larger than git can currently easily handle, whether due to limitations in memory, time, or disk space.

    git-annex is designed for git users who love the command line. For everyone else, the git-annex assistant turns git-annex into an easy to use folder synchroniser.

    #git