grommeleur

Wrong’Em Boyo

  • « La Jeune Rue » dans le Marais, le projet gastronomique et design qui va changer Paris
    http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/la-jeune-rue-le-projet-gastronomique-et-design-qui-va-changer-paris_1503184

    Dans les dîners en ville, on a tout entendu : « Un nouveau Disneyland bobo ! » ou bien « Il n’y aurait pas encore un Qatarien derrière ? ». Le 13 janvier, une conférence de presse a tenté de clarifier les choses. Derrière son pupitre, l’homme d’affaires déclare, avec l’accent cocardier, devant un parterre de 150 journalistes : « Je suis éditeur de lieux à vivre et à manger, et j’ai fait un rêve humaniste : mieux nourrir les citadins, au juste prix, parce que j’aime Paris ! » Et quand Cédric Naudon aime, il ne compte pas. En guise de cadeau de mariage, il s’apprête à offrir à la capitale rien de moins qu’un quartier entièrement métamorphosé !

    Question budget, le joueur de Monopoly n’est pas du genre à s’épancher... Son enveloppe globale avoisinerait les 30 millions d’euros : 35 % de la somme sur ses fonds personnels et le reste réparti entre trois banques. Egalement de la partie, la Banque publique d’investissement (BPI), qui apporte sa caution financière au montage et prend même des parts dans le restaurant italien. Pedro Novo, directeur de la BPI Ile-de-France : « Ce n’est pas tous les jours qu’on voit passer un projet aussi ambitieux et visionnaire, porté par un homme qui est prêt à déplacer des montagnes ! »

    #gentrification #enfumage #fonds_publics


  • The NHS fraud story would be terrible, if it were true
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/mar/25/nhs-fraud-story-terrible-if-true

    The independent fact-checking organisation Full Fact took a restrained approach to this data, which was presented on Panorama earlier this week: it merely said we couldn’t know from the evidence we have whether this figure is correct. We have data covering bent dentists (or “bentists” as this report tragically never calls them) and we have evidence of fraud related to patient charges, and the two figures combined amount to £229m (it sounds like a lot, but as a proportion of the NHS’s annual £100bn budget, isn’t). It’s also a long way from £5bn.

    If you want to talk about fraud across government, the greatest losses by a mile are through tax fraud and procurement, our overall lesson is, don’t tangle with rich people or the private sector, unless you want to lose your shirt. But let’s worry about that some other time.


  • La résistible ascension des complémentaires #santé - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/la-resistible-ascension-des,7598

    En second lieu, les cotisations pour les complémentaires ne sont pas proportionnelles aux revenus, contrairement au financement de la Sécurité sociale. Même pour les mutuelles, les cotisations croissent avec le nombre d’enfants et l’âge des bénéficiaires. Ainsi, « chaque fois qu’un euro de remboursement est transféré de l’#assurance maladie obligatoire vers les complémentaires santé, la mesure pénalise les personnes aux revenus les plus modestes, celles qui ont les charges de famille les plus importantes ou qui sont les plus âgées ». Et, si « Être à la Sécurité sociale » a le même sens pour tous, « avoir une complémentaire » recouvre de vertigineuses #inégalités. Qu’y a-t-il en effet de commun, interroge Didier Tabuteau, entre un contrat qui rembourse le ticket modérateur, parfois même en partie seulement, et un contrat qui garantit la prise en charge de dépassement d’honoraires jusqu’à quatre fois le tarif de remboursement de la Sécurité sociale, des dépenses de lunetterie dans la limite de 550 euros par an et des cures thermales « à hauteur de 400% » ?






  • The WIPP problem, and what it means for defense nuclear waste disposal
    http://thebulletin.org/wipp-problem-and-what-it-means-defense-nuclear-waste-disposal7002

    “It’s a surprise when there are no surprises," a cleanup worker told me a few years ago at the Hanford site in Washington state, once the world’s largest producer of plutonium for nuclear weapons and now home to a massive effort to stop leaking nuclear waste tanks from poisoning the Columbia River. This maxim can hold painfully true for a variety of events assigned an extremely small chance of happening. On February 4, 2014, assumptions of very low probability crumbled at the Energy Department’s Waste Isolation Pilot Plant (WIPP) near Carlsbad, New Mexico, when a fire in a large salt truck raged for hours, deep underground.

    Ten days later, an even more unlikely accident happened: Wastes containing plutonium blew through the WIPP ventilation system, traveling 2,150 feet to the surface, contaminating at least 17 workers, and spreading small amounts of radioactive material into the environment.

    #nucléaire #environnement



  • LEARN programming by visualizing code execution
    http://pythontutor.com

    Online Python Tutor is a free educational tool created by Philip Guo that helps students overcome a fundamental barrier to learning programming: understanding what happens as the computer executes each line of a program’s source code. Using this tool, a teacher or student can write a Python program in the Web browser and visualize what the computer is doing step-by-step as it executes the program.

    #python #logique


  • A Man Spent Years Taking Photos Of One Small Town. When You Look Closer, You’ll See Why. | sooziQ
    http://www.sooziq.com/7148/a-man-spent-years-taking-photos-of-one-small-town-when-you-look-closer-youll

    Tout est illusion.

    Artist and photographer Michael Paul Smith has spent hours upon hours photographing one special town that he holds very dear to his heart. There is something that always drew him to it, and the images he created are simple, but stunning. They glow with small-town charm and innocence, reminiscent of days and decades past.

    #photographie



  • Suite de http://seenthis.net/messages/238470#message238530
    Je me suis limité à http://www.knacss.com
    http://www.knacss.com/img/knacss-350.svg

    KNACSS is a minimalist, responsive and extensible #CSS framework to kick-start any professional web project no matter its size.

    Designed by #Alsacreations web agency and used on a daily basis in production, KNACSS relies on common best practices and experience on the topic, provides CSS reset, helpfull snippets, grids and layout tricks even on old browsers.


  • Lettre du directeur général de la Direction générale de l’imagination politique à la Commission européenne, à José Manuel Barroso, président de ladite Commission.
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/03/21/pourquoi-disparition-mh370-est-subversive-250867

    C’est alors que ce Français, qui se prénomme Vincent et dont je tairai le patronyme, se permit de dire qu’il trouvait « très rafraîchissant » – ce sont là ses termes ! – qu’en ces temps où la planète toute entière, avec ses terres, ses mers et ses déserts, de même, d’ailleurs, que la stratosphère, sont entièrement striées, quadrillées et cataloguées, quand tout, absolument tout, de l’être humain à l’animal en passant par les objets inanimés, est identifié, fiché, interconnecté, et peut à tout instant être localisé, contrôlé et si besoin est neutralisé, qu’il trouvait, disais-je, très rafraîchissant que, nonobstant, un gros machin (c’est le terme qu’il utilisa) comme un avion de ligne ait pu, déjouant la surveillance des radars et des satellites, s’évaporer comme par magie.

    Je ne saurais assez insister sur le danger que constitue un tel état d’esprit réfractaire. Intervenant au moment où les Européens, à peine remis de l’innommable choc qu’avaient été pour eux les révélations tonitruantes d’Edward Snowden, se résignent enfin à accepter de voir leur vie privée épiée et systématiquement pillée, au nom d’une sacrosainte sécurité, par une multitude de services de renseignement nationaux comme étrangers, l’affaire de ce vol qui se volatilise, si je puis dire, de cet avion de ligne qui s’évanouit sans laisser aucune trace ni panache derrière lui, fait vraiment désordre.


  • Le racisme en ligne est-il un racisme comme les autres ?
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-le-racisme-en-ligne-est-il-un

    Dates/Horaires de Diffusion : 21 Mars, 2014 - 08:45 - 08:50

    Il y a quelques jours, Romain Becdelièvre, collaborateur de Marie Richeux dans l’émission «  Pas la peine de crier  » est entré dans mon bureau en trombe «  j’ai une histoire dingue à te raconter  ». Et en effet son histoire est assez dingue. Un copain à lui joue à DayZ. DayZ c’est un jeu en ligne très populaire où il s’agit en gros de survivre dans un monde dont le décor a été emprunté à un ...

    date de remontée fiction : Vendredi 21 Mars (...)

    #Information #Colonisation #Débat #Informatique #Internet #Direct


  • Le racisme en ligne est-il un racisme comme les autres ?
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-le-racisme-en-ligne-est-il-un

    Dates/Horaires de Diffusion : 


    21 Mars, 2014 - 08:45 - 08:50



    Il y a quelques jours, Romain Becdelièvre, collaborateur de Marie Richeux dans l’émission “ Pas la peine de crier ” est entré dans mon bureau en trombe “ j’ai une histoire dingue à te raconter ”. Et en effet son histoire est assez dingue. Un copain à lui joue à DayZ. DayZ c’est un jeu en ligne très populaire où il s’agi […]


  • Furious woman torches man’s car in McDonald’s car park after he refuses to buy her a Mcflurry
    http://www.independent.co.uk/news/world/americas/furious-woman-torches-mans-car-in-mcdonalds-car-park-after-he-refuses

    A disgruntled woman showed a man the full force of her wrath when he refused to buy her an ice cream, by allegedly dousing his vehicle in gasoline and setting it on fire in front of terrified diners.

    #gorafi_encore_plagié



  • The Raiders strike back at cheerleaders: You can’t sue us, ladies
    http://www.latimes.com/local/abcarian/la-me-ra-raiders-cheerleaders-lawsuit-20140318,0,1339483.story

    The allegations in the cheerleaders’ lawsuit are pretty straightforward: When it comes to working conditions for the Raiderettes, the Oakland Raiders routinely break California labor law.

    The women, who are professional dancers, earn less than minimum wage and are paid at the end of the season instead of every two weeks as required by California law. They earn $125 per game and are not paid for practices or meetings. They can be fined for being late to practice, or for not having the right hair color or for failing to appropriately polish their nails. They are required to make unpaid appearances on behalf of the team.

    The cheerleading squad, in short, operates under a paternalistic set of rules that not only infantilizes grown women, but also makes demands that no employer should have the right to make.



  • Mexican vigilantes who ousted Knights Templar cartel could bring new violence
    http://www.theguardian.com/world/2014/mar/19/mexican-vigilantes-knights-templar-cartel-violence-militias-michoacan-d

    Today the Knights Templar cartel that once dominated the region is a shadow of its former self, but concern is growing that the heavily armed militias who helped break the cartel’s dominance could themselves trigger more violence and prove as difficult to control.

    “The basic problem with the self-defence groups is that the government cannot disarm them without handing control back to the Knights Templars, but it can’t tolerate them either,” says Alejandro Hope, a leading expert on Mexico’s drug wars.


  • Drowning in Tools in the Web Development Industry
    http://www.sitepoint.com/drowning-in-tools-web-development-industry

    Since late July, I’ve curated a weekly newsletter focused on tools called Web Tools Weekly. Throughout each week, when going through my feeds (yes, RSS is alive and well) and doing various forms of other research, I’m constantly bookmarking new apps, scripts, #plugins, libraries, #CSS frameworks, productivity tools, testing tools, and more.

    In fact, I could probably release that newsletter daily and I’d still have enough content. As of this writing, I have a categorized list of approximately 500 different apps, resources, scripts, libraries, plugins, etc. that I haven’t yet included in any issue. And let’s not forget about the 500+ tools that have made the cut in the first 30+ issues.

    #web_design #web_dev

    • Tout à fait d’actualité en ce qui me concerne car je dois faire (humblement) un site et entre responsive, ajax, javascript, css, l’offre est pléthorique ... Foundation ou Bootstrap ? Et backbones, j’en ai besoin ? (a priori, non).
      Bref, ça fait une semaine que j’essaye de comprendre dans toutes ces propositions lesquelles vont m’aider et lesquelles vont me noyer.

    • Dans les commentaires :

      This was very helpful advice and encourages me to continue striving to make sure my basic HTML, CSS, and JavaScript skills are solid instead of chasing every new thing just because it’s new.

      Ce doit être ce dont j’ai besoin ;-)


  • Les violences conjugales ne sont pas des faits divers ! | Osez le féminisme
    http://www.osezlefeminisme.fr/article/les-violences-conjugales-ne-sont-pas-des-faits-divers

    Comment les articles de presse ont-ils relaté le procès et le calvaire enduré par la victime pendant plus de trois décennies ?

    Résultat de la première recherche sur Internet : un procès en Charente-Maritime. Nouvel essai et cette fois, c’est un procès dans l’Orne qui apparaît. Erreur de référencement ? Le procès du tortionnaire de sa femme, c’était cette semaine-là, mais à Aix-en-Provence ! Non, il s’agit bien de trois procès différents la même semaine :

    1) Aux assises de Charente-Maritime : Jonathan Maudet, 31 ans, est jugé pour violences et viols aggravés, avec actes de torture et de barbarie. Plus d’un an de brimades, d’humiliations, de violences et viols à répétition, assortis d’un contrôle total sur sa compagne : plus de papiers, de compte bancaire, de téléphone portable, de contacts avec la famille ou les ami-e-s. La compagne de l’accusé est là pour raconter. Comme la précédente compagne et l’ex-maîtresse, victimes elles aussi de Jonathan Maudet. Ilest condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Une condamnation disproportionnée dit son avocat : « La culpabilité de Jonathan Maudet ne fait aucun doute, alors pourquoi noircir encore le trait ? »

    2) Aux assises de l’Orne : Benounec Benchat, 37 ans, est jugé pour viol et violences sur sa compagne en 2007.Celle-ciest décédée des suites des violences psychologiques endurées d’après les rares articles relatant le procès. C’est sa fille qui raconte les violences subies par sa mère, l’avortement imposé qui l’a détruite, le marteau et le C4 sous l’oreiller de Benounec, l’isolement de la mère et de la fille (il a pris leur portable pour qu’elles n’appellent pas les gendarmes).
    L’avocat général avait demandé 6 ans de prison ferme. Benounec Benchat est sorti libre : 3 ans dont 2 avec sursis, la première année est couverte par la préventive. Parce qu’il a refait sa vie avec une nouvelle compagne qui le dit « gentil », parce qu’il y a 5 enfants dont le plus jeune a un mois…

    3) Aux assises des Bouches-du-Rhône : René Schembri, 72 ans, est jugé pour les atrocités qu’il a infligées pendant 32 ans à Colette, son ex-épouse.
    R.S. a commis à son encontre des violences physiques extrêmes : des coups répétés à la gorge entraînant la paralysie d’une corde vocale, la disparition quasi complète de sa lèvre buccale inférieure ainsi qu’une édentition quasi complète, une déformation du nez et des oreilles, un hématome sous-dural au crâne, de multiples fractures, la calcification du muscle d’un bras, qui a dû faire l’objet d’une ablation, la perte de l’usage de son œil gauche suite à une gifle. Cet homme l’a définitivement privée de l’usage normal de ses cinq sens.
    Celui qui était alors son mari s’est aussi acharné sur son sexe : il a tenté d’exciser son clitoris, aboutissant à l’arrachement avec les dents de sa petite lèvre génitale droite, il a percé à vif ses lèvres génitales pour les fermer avec un trombone, puis les a cousues avec une aiguille, il lui a infligé des coups de bâton et 44 coups de pieds consécutifs, y a versé de l’alcool à brûler pour ensuite l’enflammer. Il faisait suivre tous les sévices au niveau du sexe de viols.
    Le policier chargé de l’enquête n’a jamais vu de violences aussi graves dans toute sa carrière. Un des jurés s’évanouit à la lecture de l’acte d’accusation.
    Colette a livré un témoignage poignant, confirmé par le témoignage de leur fille ainée, elle aussi victime des violences de son père. La fille cadette semble tout ignorer de ces 32 années de suplice. Tous les experts confirment les violences subies par Colette et la personnalité perverse de son mari. Tous, sauf une : l’experte psychologue Mme Irlandes Blanchemain, venue soutenir à la barre que René Schembri n’avait pu être ce tortionnaire que parce que Colette avait « convoqué en lui » ce qu’il avait de plus pervers et parce qu’elle n’avait pas « posé de limites au comportement de son mari ». Celle-ci a honteusement qualifié certaines tortures de « préliminaires » ou « préludes à l’acte sexuel ».
    La partie civile demandait la qualification des faits en viols précédés de torture, passible de 30 ans de réclusion. L’acte d’accusation ne parle que d’actes sexuels imposés, retenus au titre de torture et d’actes de barbarie.
    L’avocat général a demandé 15 ans de réclusion, René Schembri aura été condamné à 10 ans de réclusion et incarcéré immédiatement.

    Dans les trois cas :

    > Il s’agit de violences au sein du couple, de viols précédés de violences ou de tortures.
    > Les victimes ont perdu leur essence humaine : devenues des objets (« mon punching ball » dira René Schembri), elles sont violées à l’aide d’autres objets.
    > Les victimes vivaient sous le contrôle total de leur bourreau (plus de papiers, de téléphone, horaires et dépenses contrôlés avec précision).
    > Hors de la maison, personne ne semble avoir compris le calvaire enduré par les victimes, que ce soit la famille ou des professionnel-le-s de santé.
    En Charente-Maritime, la victime a pu s’échapper au bout d’un an, mais elle est anéantie, comme éteinte. Dans les Bouches-du-Rhône, il a fallu 32 ans, deux tentatives de fuite et deux tentatives de suicide, pour que Colette arrive à fuir son mari. Dans l’Orne, la victime a sombré dans la dépression jusqu’à sa mort.

    Un fil conducteur apparaît dans les articles de presse sur ces trois procès :

    > L’accusé n’aurait pas le physique d’un tortionnaire mais celui d’un homme bien, à l’aspect inoffensif. Comme s’il existait un physique-type du tortionnaire ou de l’homme bien…
    > Les trois accusés sont présentés comme « charmants » au début des relations avec leur victime, avant de prendre le contrôle de leur vie en les isolant de leur famille et de leurs ami-e-s, puis d’entrer dans un cercle croissant de violence dont la victime ne peut pas sortir.
    > Cette dualité est relayée par la presse via les propos rapportés des proches (fille, ex-compagne, nouvelle compagne) venues témoigner. Pour les unes, les accusés sont aimants, doux et gentils ; pour les autres, ce sont des hommes violents qui s’en sont pris à elles. Ces dernières n’ont pas porté plainte.
    > Dans au moins deux cas, on parle de relations sadomasochistes, ce qui réduit la responsabilité de l’accusé et introduit celle de la victime. Mme Irlandes Blanchemain, experte psychologue au procès de René Schembri, a poussé cette interprétation à l’extrême en décrivant Colette comme une victime partie prenante et les violences comme des « préliminaires ».

    Au niveau judiciaire :

    > En Charente-Maritime, la condamnation de l’accusé (20 ans) est jugée disproportionnée par son avocat.
    > Dans l’Orne, l’avocat général demande 6 ans de réclusion, la condamnation est de 3 ans, dont deux avec sursis. L’accusé sort libre.
    > Dans les Bouches du Rhône : seuls les actes commis pendant les trois dernières années sont jugés (il y a prescription pour les faits précédents). L’accusé échappe à des poursuites pour viols et pour viols précédés de tortures ou actes de barbarie, alors qu’il a été question pendant trois jours de « pénétrations sexuelles forcées », d’« actes sexuels imposés » et même de « viols ». Pour rappel, s’il avait été jugé coupable de ces viols, il aurait encouru la réclusion criminelle à perpétuité. Par ailleurs, l’avocate générale avait demandé 15 ans de réclusion, la condamnation n’est que de 10 ans, avec la possibilité d’une liberté conditionnelle dans deux ans.

    De cette rapide analyse, il ressort que :

    > la gravité des viols et des violences est largement sous-estimée par la presse mais aussi par les magistrats et les jurés. Les violences faites aux femmes ne doivent plus être décrites comme des faits divers, des crimes passionnels ou des crimes d’honneur, mais pour ce qu’elles sont : une atteinte à la dignité humaine et le produit d’une société encore profondément machiste dans laquelle des hommes s’arrogent le droit de disposer du corps des femmes et de leur personne tout entière. Ceux-là doivent être jugés avec la plus grande sévérité et les qualifications des crimes doivent être respectées.
    > les violences commises sont favorisées par le contrôle non seulement physique mais moral exercé par ces hommes sur leur compagne. Les violences psychologiques subies conditionnent la propension des victimes à « endurer » les violences physiques et à rester sous emprise, dominées dans leur esprit comme dans leur chair. Pour paraphraser Benoîte Groult, le féminisme ne tue pas, le machisme, si. Et il le fait tous les jours. L’égalité s’apprend dès le plus jeune âge et l’éducation non-sexiste fera évoluer les mentalités des générations futures, sans quoi aucun recul significatif des violences des hommes contre les femmes n’est à espérer.
    > les viols et les violences conjugales sont encore l’objet de puissants tabous : seules 20% des victimes portent plainte et les personnes extérieures disent ne pas voir, ne pas entendre. Là aussi, il faut changer les mentalités et former les professionnel-le-s. Former les personnels hospitaliers à détecter les violences et à les signaler en sécurité pour eux-mêmes et pour les victimes, former les personnels policiers et judiciaires à accueillir, écouter et aider les victimes à porter plainte et à se protéger de leurs agresseurs. Il faut également lutter contre ce qu’on appelle la « culture du viol » et arrêter de croire que la victime « l’a bien cherché ».
    > il est particulièrement difficile pour les victimes de sortir de la spirale de la violence. Des structures d’accueil d’urgence en nombre suffisant et des mesures efficaces de protection des victimes et de leurs enfants sont indispensables.
    > se reconstruire après une agression est ardu et l’est d’autant plus après des années de violences. D’où la nécessité d’une prise en charge systématique des victimes, tant sur le plan psychologique que matériel.
    > les procédures judiciaires doivent être accélérées pour que les violences cessent rapidement et que les victimes puissent se reconstruire.
    > le plan de lutte contre les violences faites aux femmes doit être renforcé et effectivement appliqué.

    • oui ca raisonne affreusement dans ma tete avec ce texte lu ce matin
      http://lauramarietv.com/fr/pourquoi-chaque-homme-doit-seveiller-au-masculin-sacre

      Peut-être avez-vous compris alors pourquoi bon nombre de femmes sont attirées par les « bad boys » (mauvais garçons ?), par les hommes qui les maltraitent, qui ne les respectent pas, qui sont stupides, mais qui, d’un point de vue extérieur, affichent et dégagent une certaine « masculinité » ? Nous sommes prévus pour nous compléter, l’énergie féminine est prévue pour être attirée par l’énergie masculine (quel que soit le sexe de la personne, il en va de même chez les couples homosexuels), et vice versa. Alors, une femme, instinctivement, sera plus attirée par un homme « viril », « masculin », même s’il a tous les défauts précédemment cités, qu’un homme qui est trop « féminin », même s’il a les qualités dont elle a pourtant besoin.

      #rage&désespoir

    • C’est immonde, en effet...

      René Schembri n’avait pu être ce tortionnaire que parce que Colette avait « convoqué en lui » ce qu’il avait de plus pervers et parce qu’elle n’avait pas « posé de limites au comportement de son mari ».

      Ça, c’est un thème masculiniste et libéral, celui de la co-responsabilité dans la violence.

    • Oui @Aude_V
      Il me semble que c’est le discours de l’avocate que tu cite. J’imagine que ce retournement de culpabilité fait partie du boulot d’un avocat mais que la presse ne prenne pas position sur ce sujet et classe encore ces meurtres systémique dans les « faits divers » et « crimes passionnels » quant c’est pas « accident » ou « sport » comme vu ici http://seenthis.net/messages/238458

      @monolecte il me semble y avoir aussi des ramification avec le myth du chevalier servant ou de l’homme protecteur. Le fait que les femmes sont encourragé à se chercher un protecteur plutot que d’apprendre à se defendre toutes seule nous rend vulnerable à l’arbitraire des princes charmants. Qui ne sont charmants que pendant la « lune de miel », le temps de bien s’assuré que la victime ne pourra s’échappé ni se defendre.

    • @mad_meg, je cite en effet le discours de l’avocate dont c’est le boulot, de rendre responsable la victime, mais elle l’ose parce que l’acceptation sociale a très bien été préparée par les masculinistes, parmi lesquels les compagnons violents qui se perchent sur les grues et autres : http://blog.ecologie-politique.eu/post/Contre-le-masculinisme. Aujourd’hui les avocat-e-s n’osent plus « merci de considérer que mon client/ma cliente était dans un état d’ébriété qui ne lui a pas permis de freiner à la vue du petit nenfant au milieu de la chaussée », pour reprendre un exemple que je rappelle souvent, parce que la société ne leur permet plus et, en la personne des juges et des juré-e-s, leur ferait une réponse offensée.

      Ce bouquin-là parle aussi de violence et d’aliénation dans le cadre de l’asymétrie communément acceptée des relations de couple en système hétéro, il a remué plein de monde autour de moi, femmes et hommes :
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Les-Sentiments-du-prince-Charles.


  • Être sain d’esprit chez les fous : l’expérience de Rosenhan

    http://sciencetonnante.wordpress.com/2014/03/17/etre-sain-desprit-chez-les-fous-lexperience-de-rosenhan

    Au cours de l’année 1973, David Rosenhan a sollicité des complices, et ils ont mis au point le scénario de leur expérience : chacun d’eux jouerait le rôle d’un faux malade dans un hôpital, choisi parmi 12 hôpitaux psychiatriques qu’ils avaient sélectionnés.

    Chaque faux malade a sollicité un rendez-vous dans un hôpital différent, et au cours de la consultation initiale, ils ont prétendu avoir eu récemment des hallucinations auditives. Ils avaient soit-disant entendu des voix inconnues, leur parlant avec des phrases indistinctes, mais où revenaient souvent des mots comme « vide » et « creux ».

    A part cela, au cours de la consultation et de tout le temps qu’il a passé à l’hôpital, chaque faux malade s’est comporté normalement, a déclaré se sentir bien et ne plus entendre de voix. Et pourtant…

    http://sciencetonnante.files.wordpress.com/2014/03/asile_300.jpg?w=600

    Des résultats qui font peur

    A la suite de leur consultation initiale, tous les faux malades ont été admis sans problèmes dans leurs hôpitaux respectifs. Au total, 11 sur 12 ont été diagnostiqués « schizophrènes » et un comme souffrant de « troubles maniaco-dépressifs ». Aucun des faux malades n’a été démasqué au cours de son séjour.

    Pour avoir le droit de sortir, les faux malades ont dû tous, d’une part admettre leur maladie (c’est-à-dire accepter de reconnaître qu’ils étaient « schizophrènes »), d’autre part se soumettre à un traitement à base de médicaments antipsychotiques. Tous ont finalement pu sortir avec un diagnostic de « schizophrénie en rémission ».

    Leur séjour dans l’hôpital psychiatrique a duré en moyenne 19 jours, mais a pu durer jusqu’à 52 jours ! Je vous la rappelle, les faux malades se sont toujours comportés absolument normalement, et n’ont plus déclaré aucun symptôme.

    Une anti-expérience

    Une fois l’expérience terminée, il se trouve qu’un autre hôpital (qui n’était pas parmi les 12) a entendu parler des résultats. Piqué au vif, son administrateur a affirmé à Rosenhan que son équipe saurait sans problèmes reconnaître des faux malades, et qu’il n’avait qu’à essayer avec lui. Rosenhan a donc convenu qu’au cours des prochains mois, il enverrai un certain nombre de faux malades, et que cet hôpital devrait tenter de démasquer les imposteurs.

    Au cours des 3 mois qui ont suivi, l’hôpital en question a admis au total 193 patients. Parmi eux, 41 ont été jugés comme « très certainement imposteurs » par au moins un membre du staff de l’hôpital, dont 19 par au moins un psychiatre et un membre de l’équipe médicale.

    Le problème, c’est qu’au cours de ces 3 mois, Rosenhan n’avait envoyé aucun faux malade…

    Schizophrène un jour, schizophrène toujours

    Dans son article, la conclusion de Rosenhan est lapidaire. Il écrit : « Il est clair que l’on ne sait pas distinguer le sain d’esprit du malade ». Un point étonnant qu’il rapporte, c’est qu’aucun faux malade n’a été démasqué par le staff médical, alors qu’ils l’ont été parfois par les autres patients de l’hôpital psychiatrique ! A plusieurs reprises, des (vrais) malades ont pris les faux malades pour des journalistes infiltrés faisant une enquête.

    A première vue, le fait que les patients aient été si facilement diagnostiqués schizophrènes peut choquer. Mais en psychiatrie comme dans les autres spécialités, les médecins ont bien sûr une forte incitation à ne pas manquer un diagnostic. Par exemple, un médecin préférera souvent annoncer une tumeur, et que celle-ci s’avère finalement être une fausse alerte, que de manquer le diagnostic d’un cancer.

    Le problème pointé par Rosenhan, c’est que les choses ne se passent pas de la même manière pour le cancer et la schizophrénie. Si on vous annonce un cancer, puis que l’on revient sur cette décision, vous ouvrez le champagne. Si vous on diagnostique schizophrène, l’étiquette vous collera toute la vie et vous ne pourrez rien faire pour vous en débarrasser. Vous resterez à tout jamais un « schizophrène en rémission ».


  • Peaches HotHouse Extra Hot Chicken - Recipes - The New York Times
    http://www.nytimes.com/recipes/1016134/peaches-hothouse-extra-hot-chicken.html
    http://graphics8.nytimes.com/images/2014/03/19/dining/19TAKEAWAY_SPAN/19TAKEAWAY-articleLarge.jpg

    As advertised, this version of Nashville hot fried chicken, adapted from Peaches HotHouse in Brooklyn, will make your tongue sizzle and fill your eyes with tears from a combination of cayenne and ghost chile powders. (The latter is the hottest chile in the world, reaching 1,000,000 on the Scoville heat scale.) Note that the recipe calls for both granulated and powdered onion and garlic. Try to use both. The powdered stuff is stronger in flavor while the granulated has a little more texture to it. (However if you can’t find both, either kind will work throughout the recipe.) The traditional way to serve this is on top of a piece or two of soft white bread, which helps mitigate the heat. A cold beer wouldn’t hurt, either.