grommeleur

Wrong’Em Boyo

  • Initier les enfants au code ? « Pas urgent » selon Benjamin Bayart

    http://www.nextinpact.com/news/88717-interview-initier-enfants-au-code-pas-urgent-selon-benjamin-bayart

    Il y a besoin que les gens comprennent la programmation quand on veut fabriquer des programmes. Le rôle de l’école n’est pas forcément de former des professionnels. Quand on cherche à former des citoyens épanouis, la programmation n’est pas un enjeu significatif.

    Aujourd’hui encore, on apprend aux enfants à écrire dans un contexte qui n’est pas fait pour être lu. On leur apprend à écrire pour répondre à la question du prof, et ils ne s’attendent pas à être lus par quelqu’un d’autre que le prof. Or s’exprimer en public, c’est quelque chose de très particulier. Et le moindre post Facebook, le moindre billet de blog, le moindre commentaire est une expression. Et ça, ça joue un rôle-clé dans la vie future des citoyens. Ça demande de la préparation, ça demande à y être entraîné. Je trouve qu’il y a un enjeu beaucoup plus fort sur le fonctionnement de la société à apprendre aux gamins à s’exprimer en public qu’à leur apprendre trois lignes de programmation.

    Je ne dis pas qu’il faut enseigner l’informatique à personne, je dis que ce n’est pas urgent. Que les gamins doivent apprendre le code, c’est exactement comme une initiation à n’importe quoi d’autre : c’est intéressant d’en avoir vu, mais pas plus. Après, ceux qui se spécialiseront en informatique auront besoin de voir beaucoup plus que ce qu’on peut faire comme initiation en primaire. Ce qui est intéressant dans cet aspect initiation, c’est de ne pas décourager les talents. C’est-à-dire que les gamins qui sont doués pour la programmation, c’est intéressant de s’en rendre compte, de même que c’est intéressant de se rendre compte des gamins qui sont doués pour la danse ou pour le foot ou pour n’importe quoi d’autre. Mais ce n’est pas plus que ça.

    #informatique #code #école #éducation

    • Je ne m’avancerais pas trop sur le B2i, parce qu’autant que je sache, c’est plutôt une merde... Mais non, ce qui existe aujourd’hui est marginal. Typiquement, apprendre aux gamins à utiliser un traitement de texte ou un logiciel pour faire des présentations, ça ne sert à rien ! Ils y arriveront tout seuls, et plus vite que leurs profs. On leur explique que copier c’est mal, alors que ce n’est pas vrai ! On ferait mieux de leur apprendre qu’il y a des choses libres de droits qu’ils peuvent copier, ce serait un peu moins fantaisiste... On leur apprend l’utilisation de logiciels propriétaires, alors qu’on ferait mieux de leur expliquer les enjeux de société. On fait les choses de travers !

      Les problèmes qui se posent sont beaucoup plus fondamentaux. S’exprimer en public est quelque chose de compliqué, qu’on ne peut pas apprendre tout seul en bricolant sur un logiciel. Ça, c’est un boulot de prof de français, de prof de philo, ça peut s’apprendre tout petit... Savoir qu’on ne dit pas la même chose sur Facebook devant tout le monde que ce qu’on dit dans la cour de récré ou entre copains, ça s’apprend. Et ça me parait être un enjeu beaucoup plus structurant que le fait de savoir écrire dix lignes de HTML.


  • Le nationalisme, antidote ou poison pour la gauche radicale ?
    http://www.bastamag.net/Le-nationalisme-antidote-ou-poison

    Une tribune, publiée sur Basta ! le 8 juillet dernier, a suscité plusieurs réactions très critiques. Cette tribune intitulée « Peut-on encore sauver la Gauche radicale ? » interrogeait le lien entre la gauche et la nation. Ugo Palheta, universitaire et militant anti-capitaliste, y répond : « Peut-on prétendre sauver la gauche radicale en réhabilitant les frontières, en confondant souveraineté populaire et souveraineté nationale et en lui inoculant ainsi le pire des poisons, celui du nationalisme, fût-il (...)

    #Débattre

    / #Classes_populaires, #Capitalisme, #Politique, #Front_de_gauche


  • Commission européenne
    Procédures d’infraction du mois de juillet : principales décisions
    http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-14-470_fr.htm
    Au milieu d’une liste hétéroclite, on trouve :

    Droit d’auteur : la Commission demande à la FRANCE, à la POLOGNE et à la ROUMANIE d’appliquer les règles de l’UE

    La Commission européenne a demandé aujourd’hui à la France, à la Pologne et à la Roumanie de mettre pleinement en œuvre la directive 2011/77UE du Parlement européen et du Conseil du 27 septembre 2011 modifiant la directive 2006/116/CE relative à la durée de protection du droit d’auteur et de certains droits voisins. La directive porte de 50 à 70 ans la durée de protection des droits des artistes interprètes et des producteurs de disques et contient des mesures d’accompagnement, par exemple les clauses d’« exploitation à peine de perte de droits » (« use it or lose it ») qui doivent désormais être intégrées dans les contrats entre les artistes interprètes et leurs producteurs. La date limite de la transposition de la directive en droit national était le 1er novembre 2013. Toutefois, à ce jour, la France, la Pologne et la Roumanie n’ont pas notifié de mesure de transposition à la Commission. La demande de la Commission prend la forme d’un avis motivé, qui constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction de l’Union européenne. En l’absence de notification de mesures dans un délai de deux mois, la Commission peut décider de saisir la Cour de justice de l’Union européenne d’un recours contre la France, la Pologne et la Roumanie. Plus d’informations sur la durée de protection.

    #copyright_madness

    • Pendant ce temps là :

      Congress Takes On Copyright Term, Moral Rights, and More
      https://www.eff.org/deeplinks/2014/07/congress-takes-copyright-term-moral-rights-and-more

      The length of copyright terms is an important issue that is very distinct from the other three being discussed. Our current term—95 years for corporate works, 70 years after the life of the author for others—is far too long. Worse, earlier policy decisions, such as the retroactive extension of terms on works already created, have been made without the support of empirical data. Though copyright should be fact-based policy, too often debate happens in a reality-free zone.

      A term that is too long diminishes the public domain, creates a massive problem of orphan works, and exacerbates problems with archiving materials. Thankfully, not since the 1998 Copyright Term Extension Act have there been any serious proposals to extend the term further. But we should acknowledge that our effectively-perpetual terms create many more problems than they solve, do little if anything to promote innovation, and thus should be rolled back.


  • GCHQ Catalog of Exploit Tools
    https://www.schneier.com/blog/archives/2014/07/gchq_catalog_of.html

    GLASSBACK: Technique of getting a targets IP address by pretending to be a spammer and ringing them. Target does not need to answer.

    MINIATURE HERO: Active skype capability. Provision of real time call records (SkypeOut and SkypetoSkype) and bidirectional instant messaging. Also contact lists.

    MOUTH: Tool for collection for downloading a user’s files from Archive.org.

    PHOTON TORPEDO: A technique to actively grab the IP address of MSN messenger user.

    SILVER SPECTOR: Allows batch Nmap scanning over Tor.

    SPRING BISHOP: Find private photographs of targets on Facebook.

    ANGRY PIRATE: is a tool that will permanently disable a target’s account on their computer.

    BUMPERCAR+: is an automated system developed by JTRIG CITD to support JTRIG BUMPERCAR operations. BUMPERCAR operations are used to disrupt and deny Internet-based terror videos or other materials. The techniques employs the services provided by upload providers to report offensive materials.

    BOMB BAY: is the capacity to increase website hits/rankings.

    BURLESQUE: is the capacity to send spoofed SMS messages.

    CLEAN SWEEP: Masquerade Facebook Wall Posts for individuals or entire countries.

    CONCRETE DONKEY: is the capacity to scatter an audio message to a large number of telephones, or repeatedely bomb a target number with the same message.

    GATEWAY: Ability to artificially increase traffic to a website.

    GESTATOR: amplification of a given message, normally video, on popular multimedia websites (Youtube).

    SCRAPHEAP CHALLENGE: Perfect spoofing of emails from Blackberry targets.

    SUNBLOCK: Ability to deny functionality to send/receive email or view material online.

    SWAMP DONKEY: is a tool that will silently locate all predefined types of file and encrypt them on a targets machine

    UNDERPASS: Change outcome of online polls (previously known as NUBILO).

    WARPATH: Mass delivery of SMS messages to support an Information Operations campaign.

    HAVLOCK: Real-time website cloning techniques allowing on-the-fly alterations.

    HUSK: Secure one-on-one web based dead-drop messaging platform.

    #surveillance


  • Est-ce que quelqu’un a vu
    City Of dreams ?
    http://cityofdreamslefilm.com

    Le réalisateur Steve Faigenbaum revient à Détroit après 25 ans d’absence. A travers une enquête personnelle, il nous dévoile les racines de la plus grosse faillite d’une cité américaine. Une histoire qui nous rappelle que nos villes ne sont pas immortelles.

    Site compagnon :
    http://www.bienvenueadetroit.com
    https://www.youtube.com/watch?v=0-BRQJGL_fM


    #detroit #déindustrialisation


  • Visualizing Algorithms
    http://bost.ocks.org/mike/algorithms

    Algorithms are a fascinating use case for visualization. To visualize an algorithm, we don’t merely fit data to a chart; there is no primary dataset. Instead there are logical rules that describe behavior. This may be why algorithm visualizations are so unusual, as designers experiment with novel forms to better communicate. This is reason enough to study them.


  • Visualizing Algorithms
    http://bost.ocks.org/mike/algorithms

    Algorithms are a fascinating use case for visualization. To visualize an algorithm, we don’t merely fit data to a chart; there is no primary dataset. Instead there are logical rules that describe behavior. This may be why algorithm visualizations are so unusual, as designers experiment with novel forms to better communicate. This is reason enough to study them.

    Plein d’animations dynamiques en svg que je ne peux coller ici, mais ça vaut le détour !
    #algorithmes #visualisation


  • SNCM : un naufrage qui vaut de l’or !
    https://www.bakchich.info/soci%C3%A9t%C3%A9/2014/07/14/sncm-un-naufrage-qui-vaut-de-l-or-63520

    La grève, le folklore de la presse et les clans corses à la chasse d’un trésor enfoui en pleine mer…
    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/bakchich-prod/ckeditor/pictures/45919/content_sncm-corsica.jpg
    « Moi je ne me plains pas, que la saison ne serait pas bonne on le savait, rien à voir avec la grève » explique à Bakchich, le gérant d’un important établissement hôtelier sur l’île de Beauté . « Il n’y a pas d’argent, surtout pour les classes moyennes, les familles qui prennent les bateaux avec la voiture et disons la vérité, plus que le voyage, c’est ensuite la Corse qui est chère. Très chère, le double de nos voisins sardes et quand il n’y a pas d’argent, le tourisme est en baisse et les entreprises qui travaillent dans ce secteur sont inquiètes.Et leur inquiétude se cristallise sur la grève de la SNCM. C’est irrationnel, mais nous sommes en Méditerranée. »

    Irrationnel ? Effectivement quand on sait qu’entre la Corse et le continent, le secteur maritime offre 9 millions de places pour même pas trois millions de passagers transportés, on comprend aisément que « la continuité territoriale entre le continent et la Corse » pendant la grève à la SNCM « n’est pas remise en question. Les concurrents de la SNCM – la Méridionale (CMN) et Corsica Ferries – s’adaptent et remplissent des bateaux supplémentaires spécialement affrétés… » comme le constatait, tranquillement , Philippe Jacqué dans les colonnes du Monde. Il faut néanmoins remarquer que ses propos étaient quelque peu en contradiction avec un papier signé, sur le même journal, par le correspondent local qui titrait, sobrement :

    « La Corse asphyxiée ? L’Etat s’en fout »......

    >>>

    « Il n’y a pas d’argent, surtout pour les classes moyennes, les familles qui prennent les bateaux avec la voiture et disons la vérité, plus que le voyage, c’est ensuite la Corse qui est chère. Très chère, le double de nos voisins sardes et quand il n’y a pas d’argent, le tourisme est en baisse et les entreprises qui travaillent dans ce secteur sont inquiètes.Et leur inquiétude se cristallise sur la grève de la SNCM. C’est irrationnel, mais nous sommes en Méditerranée. »

    <<<

    >>>

    Alors que les bateaux de la Corsica Ferries, comme ceux de la Méridionale qui naviguaient pendant la grève n’étaient même pas pleins, car la saison touristique en Corse démarre le 14 juillet et que cette année tous les indicateurs n’annonçaient pas une bonne saison.

    <<<

    #france
    #sncm
    #corsica_ferries
    #transport
    #low_cost


    • Excellent, comme d’habitude chez #Boulet.

      N’empêche, pour les nuisances sonores, je me rappelle une époque où il y avait des bestiaux sur son site qui faisaient des Grüüik et des Pouêt tonitruants au survol, c’était assez hard rock, un coup à réveiller toute la maison.

      Firefox ne proposait pas de bloquer les trucs en Flash à l’époque, mais aujourd’hui si : dans Modules -> Plugins, en face de Flash, choisissez « Demander pour activer », et hop, plus de déclenchement de vidéos ou de sons intempestifs.
      Sinon, il y a FlashBlock :
      https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/flashblock

      Et un bloqueur de GIF animés, ces trucs qui détournent l’attention :
      https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/toggle-animated-gifs
      (il faut aller dans les options pour les bloquer par défaut)

      Et avec tout ça, les pages sont plus légères, le navigateur ne rame plus, l’utilisateur est plus zen, que du bonheur.


    • A la suite de la publication d’une chronique de Daniel Schneidermann dans Libé, intitulée “Le lynchage des cheminots”, nous avons reçu le témoignage d’une femme de cheminot qui décrit son quotidien et celui de son mari, en égratignant au passage les médias qui ont véhiculé, pendant les grèves, intox et idées reçues sur un métier souvent dénigré.

      Mon mari est conducteur de train et nous avons passé une période vraiment très difficile lors de la dernière grève.
      Ça fait énormément de bien qu’un professionnel des médias parle ainsi et dise les choses telles qu’elles le sont vraiment. Être conducteur de train, c’est beaucoup de sacrifices et de renoncements et ça fait du bien de lire des articles comme le votre. Ça ne vous intéresse sans doute pas mais je vous copie quelque chose que j’avais écrit lors des dernières grèves. Ça n’a pas beaucoup d’importance mais ça vous aidera peut être à comprendre pourquoi votre article était important pour moi et ce qu’il représente.

      « Tous ces moments de couple, de famille, que nous avons perdus, toutes ces nuits ensemble que nous ne rattraperons jamais... Ces vacances qu’on n’arrive pas à poser en même temps, ces Noël ou ces réveillons sans lui, ces moments où il finit tard et où je m’inquiète, cette pression quotidienne qu’on lui inflige et qui s’éparpille dans notre maison, le mépris de sa hiérarchie, les intimidations des syndicats, les remarques des usagers, les insultes.

      Il est simplement conducteur de train. Avec modestie, dévotion, intelligence et fatalité, il conduit vos trains. Il se lève parfois à 2h30 pour chauffer ceux qui vous amèneront au boulot le matin. Il se couche parfois aussi tard pour vous ramener chez vous quand vous rentrez de soirée. Il peut commencer à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans aucune régularité. Et ça le samedi, le dimanche, les jours fériés, les jours de fête...

      Copyright Frédéric Bisson (Flickr)

      Non, il n’y a pas de jours de “rattrapage”.
      Non, la prime de charbon n’existe plus depuis 1970.
      Non, les jours de grève ne sont pas payés.
      Non, il n’est pas payé plus lorsqu’il travaille le dimanche ou les jours fériés.
      Non, il ne travaille pas moins de 35 heures par semaine.
      Non, il n’y a pas non plus toutes ces primes fantaisistes qui dépassent mon imagination et dont je n’ai sans doute pas encore entendu parler (il paraitrait que le trajet entre la maison et la gare serait compris (et payé) dans le temps de travail des cheminots ! les gens débordent d’imagination...).

      Quand il n’est pas là, il dort dans des hôtels ou des foyers miteux et bruyants. Il dort peu et mal. Il mange comme il peut des sandwichs à droite à gauche quand il a le temps. Son sommeil, son alimentation, tout est déréglé. Et que dire du stress permanent, des pressions et des responsabilités... Il va mourir jeune.

      “J’ai accepté que la base de notre quotidien repose entièrement sur moi”

      Je n’écris pas tout ça pour me plaindre. J’ai choisi de me marier avec lui en toute connaissance de cause. Je savais que deux à trois nuits par semaine, on ne dormirait pas ensemble. Je savais qu’il y aurait parfois dix ou quinze jours de suite où on se croiserait à peine. En ayant un enfant avec lui, j’ai accepté que la base de notre quotidien repose entièrement sur moi. Je suis là, tout le temps. Lui est là quand il peut et quand il n’est pas trop fatigué. Implicitement, il est convenu que ce soit moi qui arrive en retard au travail pour amener le petit. Que j’y parte aussi 15 minutes plus tôt le plus discrètement possible pour courir chez la nounou. Que ce soit moi qui m’arrête s’il est malade. Que je m’arrête tout court si nous n’avons pas de mode de garde. S’il m’arrive quelque chose, s’il se retrouve seul avec le petit, il devra changer de métier.

      Je serais très fière que mon fils prenne le chemin de son père plus tard. Je serais fière qu’il soit courageux, travailleur et qu’il n’ait pas trop souffert de tout ça. Mais sincèrement, je ne le lui souhaite pas.

      J’ai accepté patiemment les complaintes de mes collègues qui me parlaient de leurs trains en retard, du prix de leur billet, j’ai pris le temps de répondre point par point à toutes les inepties que j’ai pu entendre sur nos prétendus avantages et privilèges, sur les conditions de travail apparemment merveilleuses qu’aurait mon mari.

      Alors c’est vrai il y en a des avantages : j’ai 8 billets de train presque gratuits par an. Et surtout chaque moment que nous passons ensemble est précieux. Peut être qu’on se rend mieux compte du temps qui passe et qu’on ne peut pas rattraper. Notre destinée comporte un certain nombre de jours ainsi qu’un certain nombre de nuits et chaque moment que nous ne passons pas ensemble est gâché et perdu à jamais. Vous ne rêvez peut être que de ça, une soirée en solitaire, une nuit avec toute la place dans le lit. Je vous les donne ces moments.

      Parfois je lui demande s’il ne voudrait pas changer de métier, qu’on soit ensemble plus souvent, qu’on n’ait plus les pressions ni le mépris. Mais il est fait pour ça. Il mourra jeune de ce quotidien mais il mourra tout aussi tôt s’il est enfermé dans un bureau.

      “Nous n’avons pas les moyens d’être grévistes”

      Ce quotidien, je l’ai choisi. Je l’assume pleinement. Il n’est pas évident mais je crois qu’on ne le gère pas trop mal.

      Usagers agacés le 11 juin

      Ce que je gère de moins en moins ce sont les absurdités que sortent les journalistes et leur manque de professionnalisme (non, un micro trottoir n’est pas du journalisme et laisser les gens dire n’importe quoi n’en est pas non plus). Ce sont les remarques l’air de rien des gens qui sont sensés être proches de nous mais qui en fait n’ont absolument pas compris quel était notre quotidien et tous les sacrifices qu’il impliquait. Des remarques de la famille parfois très très proche (“ah bon je croyais qu’il avait des jours des récupérations quand il se levait tôt !”...wtf ?).

      Lui s’en fiche, il est blasé et ça le fait même rire. Moi ça me blesse profondément.

      Et j’avoue aussi que ça commence à me gonfler ces histoires d’avantages. Je m’en contrecarre de ces 8 billets de train gratuits dont je ne me sers pas. Je n’aurai pas la bassesse de citer certains qui ont des avantages qui me semblent quand même beaucoup plus importants et parfois aberrants. Hey les mecs, pas de haine, moi je suis contente pour vous si vous avez un abattement fiscal ou si vous voyagez en avion gratuitement, si vous ne payez pas l’EDF, si vous avez des prêts imbattables ou si vous avez des billets de train gratos alors que votre boulot n’a absolument rien à voir avec la SNCF. Alors en échange, n’ayez pas la bassesse de me répondre que d’autres professions sont encore plus dures et qu’eux n’ont pas de moyen de faire pression. Parce que la grève, je m’en fous. Mon mari aussi. Il n’est pas gréviste. Nous n’avons pas les moyens d’être grévistes. La vérité, c’est que tout ce qu’on a, on l’a parce qu’on mange des coquillettes carrefour discount depuis 7 ans. La vérité, c’est que le sujet du rapprochement de RFF et de la SNCF nous dépasse complètement. La vérité, c’est que les mecs qui sacrifient leur paye et que vous voyez comme des gros bourrins, défendent, en partie, VOTRE service public. Ils se battent aussi pour vous. Et le jour où vous le comprendrez peut être enfin, il sera trop tard. »


  • Apprendre l’informatique sans ordinateur. La méthode complète, désormais en Creative Commons.

    Le PDF complet (114 pages, 14Mo, français, licence CC) :
    https://interstices.info/upload/docs/application/pdf/2014-06/csunplugged2014-fr.pdf

    Interstices - Enseigner et apprendre les sciences informatiques à l’école
    https://interstices.info/jcms/c_47072/enseigner-et-apprendre-les-sciences-informatiques-a-lecole

    des collègues néozélandais, Tim Bell, Ian H. Witten et Mike Fellows, ont mis en place il y a quelques années un programme d’enseignement des fondements de l’informatique, Computer Science Unplugged, avec le parti pris de transmettre quelques notions de base de façon ludique, et sans aucun recours à l’ordinateur. Ils ont réussi à montrer comment, si on peut passer des heures à cliquer sur une souris sans rien apprendre d’informatique, on peut aussi apprendre beaucoup d’informatique sans toucher une souris.

    #informatique #enseignement #programmation #algorithmie #logique #enfants #unplugged #déconnecté


  • Les Anglais votent en loucedé une nouvelle loi de #surveillance. Avec semble t’il un #consensus inter dirigeants. Ça me rappelle quelque chose ...
    Don’t call this the surveillance status quo – it’s a cross-party stitch-up
    http://www.independent.co.uk/voices/comment/dont-call-this-the-surveillance-status-quo--its-a-crossparty-stitchup

    The official line from the three party leaders is the emergency legislation to be pushed through by the Executive with the collaboration of Her Majesty’s Opposition next week, is merely the continuation of the “status quo” on surveillance. No new measures, they say, and some new safeguards too. What we are being led to believe is that a brave Nick Clegg faced down calls for a new Communications Data Bill (the Snooper’s Charter) and this legislation is merely a tidying up exercise.

    It’s a nonsense. Our hard-fought-for liberties are being eroded by a cozy consensus not within the political parties, but by Ed Miliband, Nick Clegg and David Cameron alone, who, fearing public opinion, are bending over backwards to accommodate the wishes of a clique in the Home Office.


  • Reporting Rape, and Wishing She Hadn’t
    http://www.nytimes.com/2014/07/13/us/how-one-college-handled-a-sexual-assault-complaint.html

    It took the college just 12 days to investigate the rape report, hold a hearing and clear the football players. The football team went on to finish undefeated in its conference, while the woman was left, she said, to face the consequences — threats and harassment for accusing members of the most popular sports team on campus.

    #viol #impunité


  • Lettre à Monsieur l’huissier
    http://www.femmesweetfemme.fr/lettre-a-monsieur-lhuissier

    Je veux bien croire que votre métier ne soit pas facile.
    Je peux même entendre que certaines personnes sont de mauvaise foi.
    Je peux imaginer que vous ne faites pas ça de gaité de coeur. Je veux dire, menacer, humilier, briser, ça ne doit pas être facile.
    Je suis prête à vous trouver beaucoup d’excuses, mais quand même, je ne peux pas m’empêcher de penser que ce sont des méthodes de gros connards.

    Bravo.


  • La #photographe était une #femme#Sexisme ordinaire

    Avant tout, soyons clairs : J’adore mon métier.
    Si j’allais voir aujourd’hui la Chloé de 8 ans, ou celle de 14 ans, ou celle de 18 ans, et que je leur disais : « Tu sais quoi ? Quand tu seras grande, tu seras photographe »… Je pense qu’elles me répondraient respectivement « Oh qu’c’est bath ! » (oui, j’avais un certain amour du ringard, à l’époque), « Trop bien ! » et « Naaaaan tu déconnes ? ».
    Elles me demanderaient certainement aussi comment j’ai fabriqué ma machine à voyager dans le temps, et pourquoi je l’ai pas fait breveter pour vivre en rentière jusqu’à la fin de mes jours.
    Mais c’est une autre histoire (Ce qui ne signifie pas que je n’ai pas ma réponse à la question).

    http://chloevollmerlo.files.wordpress.com/2013/10/diversmars-2-1.jpg?w=800
    http://chloevollmerlo.wordpress.com/2013/10/14/la-photographe-etait-une-femme-sexisme-ordinaire

    #photographie #genre #


  • The Data of Hate
    http://www.nytimes.com/2014/07/13/opinion/sunday/seth-stephens-davidowitz-the-data-of-hate.html

    VIKINGMAIDEN88 is 26 years old. She enjoys reading history and writing poetry. Her signature quote is from Shakespeare. She was impressed when the dialect quiz in The New York Times correctly identified where she was from: Tacoma and Spokane, Wash. “Completely spot on,” she wrote, followed by a smiling green emoji.

    I gleaned all this from her profile and posts on Stormfront.org, America’s most popular online hate site.

    White, Bigoted and Young

    WHO JOINS A #HATE FORUM ?

    http://www.nytimes.com/interactive/2014/07/13/sunday-review/white-bigoted-and-young.html



  • Diaporama : Le gigantesque étalement des banlieues américaines vue du ciel par Christoph Gielen
    http://www.lumieresdelaville.net/2014/07/08/diaporama-le-gigantesque-etalement-des-banlieues-americaines-vue-

    Ces études photographiques aériennes de Christoph Gielen révèlent les géométries cachées de la croissance de l’étalement urbain qui deviennent apparents seulement lorsque nous les percevons du ciel.

    http://www.lumieresdelaville.net/wp-content/uploads/2014/07/row13_A_small.jpg
    #photographie #urbanisme


  • The eerie Americana of photographer Ed Freeman - in pictures
    http://www.theguardian.com/artanddesign/gallery/2014/jul/13/eerie-americana-photographer-ed-freeman-in-pictures

    After a 25-year career in the music industry, during which he produced Don McLean’s American Pie, Ed Freeman returned to his original love of photography. While driving around southern Californian deserts to photograph landscapes, he was struck by the beauty of the desolate buildings he passed on the way.

    http://static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2014/7/10/1404988331847/Ed-Freeman-photography-009.jpg
    El Morocco Motel, Bakersfield, CA
    ’The desert is a very independent place. There’s no laws, really, you can just do anything you want. There are some very strange characters living out there – some of them very friendly, some not very friendly’ photo Ed Freeman

    #ghost #photographie


  • L’apprentissage du « code informatique » sera proposé à l’école primaire dès septembre
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/07/13/l-apprentissage-du-code-informatique-sera-propose-au-primaire-en-septembre_4

    « Nous lançons par ailleurs, avec Arnaud Montebourg, un grand programme en faveur de la filière industrielle française du numérique éducatif », ajoute Benoît Hamon, précisant que 70 % des élèves du primaire et de collège et 100 % des enseignants« seront équipés » à l’horizon 2020 en ordinateurs et tablettes dotés de ressources pédagogiques numériques.

    Hmmm ... pourquoi ai-je cet étrange pressentiment que tout cela sera bien encadré de licences et de matériels privateurs ? Et que les éditeurs traditionnels d’ouvrages scolaires se frottent déjà les mains ...

    • Ouais... où vont-ils trouver des gens qualifiés d’ici la rentrée pour enseigner. Parce qu’au primaire, beaucoup d’instits sont déjà des utilisateurs relatifs en informatique, je ne vois pas par quel miracle ils vont pouvoir enseigner le code à la rentrée... en plus quel code et pour quoi ? Java (très utile, mais pas donné !), C++, php ? Ils vont apprendre à compiler, direct ?

    • Je trouve ça bizarre de parler « d’apprendre le code ». Un peu comme si il existait une seule manière de programmer. Un peu comme si on allait apprendre aux gens à parler à un ordinateur, à le comprendre de fond en comble.

      @monolecte : À mon avis ça sera pas un langage de programmation concert comme PHP, JS ou autre. Ça sera un truc basique juste pour exposer 2/3 notions de la programmation (variables/fonctions), sans application concrète. Genre LOGO ou BASIC.

    • Les ordis dans les écoles seraient massivement basés sur GNU/Linux ou un système BSD quelconque, les élèves (et les profs, bien sur) auraient à leur disposition un joli panel de langage de programmation... il serait alors facile de produire n’importe quel type de code et d’aborder « le code » par l’entrée des artistes, si je puis m’exprimer ainsi ... :D

      Mais, s’il faut être pragmatique, et se poser la question « avec quoi commencer ? » il faut d’abord se poser la question de ce qui est disponible sur les ordis : Word+Excel, « enregistrer sous », choisir HTML et ça produit du code, non ? :p

    • @Tibounise ah ! produire du code versus formules de calcul

      À mon sens, la bidouille généralisée qu’on peut constater quant à l’emploi du tableur découle directement de la représentation mentale que l’on s’en fait. En gros, un tableur, c’est ça …
      http://csimg.webmarchand.com/srv/FR/29039798f55215551/T/340x340/C/FFFFFF/url/calculatrice-de-bureau.jpg
      … pour les informaticiens, ça ressemble plutôt à ça
      http://idata.over-blog.com/1/38/33/48/2012/Poubelle.jpg

      Quand on parle de « code informatique » et de « programme », le paradigme ultra dominant est celui de la programmation impérative.

      Si je prends l’une des définitions de la #programmation
      Programme informatique — Wikipédia
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_informatique#Langage_de_programmation

      Un langage de programmation est un vocabulaire et un ensemble de règles d’écriture utilisées pour instruire un ordinateur d’effectuer certaines tâches.

      et que je la transforme un peu pour dire que le programme transforme des données (en entrée) en résultats (à la sortie), je ne vois pas en quoi ceci ne s’applique pas au tableur.

      Avec cette dernière approche, on voit bien que l’utilisation du tableur n’est pas seulement la connaissance des formules, mais doit inclure aussi l’analyse et l’organisation des traitements.

      Et y a du boulot…
      (d’ailleurs, essentiellement, c’est le boulot que je fais ;-)

    • Si c’était moi qui décidait, les langages choisis seraient Processing (dérivé de Java) et son cousin Arduino (dérivé de C), car ce sont des systèmes multi-plate-forme et des langages assez carrés, permettant de faire des trucs assez sérieux (dans le domaine visuel surtout pour le premier, et dans l’électronique programmée pour le second) sans mise en œuvre complexe. Python serait sans doute un bon choix aussi.
      Mais bon, il faut d’abord former les formateurs, et ce n’est pas si simple, car pour bien expliquer la programmation, il faut être assez à l’aise soi-même.
      L’idée de faire bosser des associations, dans le cadre péri-scolaire, est sans doute la meilleure pour l’instant. Et sinon, eh bien il faudra que les instits passent des UE de programmation pendant leur formation...

    • We don’t need everyone to code—we need everyone to think. And unfortunately, it is very easy to code without thinking.

      http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2013/08/everybody_does_not_need_to_learn_to_code.html
      via
      Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant le code ! le code ! le code !…
      http://www.culture-numerique.fr/?p=634

      Mon avis est que la mission de l’école, qui doit changer et s’adapter, est de prendre en charge, en tant que nouvelle compétence fondamentale, de manière essentielle et prioritaire, la capacité à pouvoir produire de l’information à destination d’un auditoire potentiellement universel : publier. C’est, de plus, une manière pour elle de défendre et promouvoir les libertés fondamentales, dont celles de donner son opinion et de s’exprimer sont bien mises à mal, ces temps-ci.

    • info mentionnée ici également : http://seenthis.net/messages/275535

      87% des Français ont plébiscité cet enseignement. Ah bon ?

      Selon le syndicat Syntec Numérique, 35 000 emplois à forte valeur ajoutée doivent être créés en France dans le numérique d’ici fin 2014. De quoi donner envie aux jeunes de se former au code.

      Admettons. Mais est-ce bien l’objet de l’école primaire. Assujettir l’école aux besoins de l’entreprise, ce n’est pas plutôt de ça qu’il s’agit ?

      Pour faire court, les deux articles (le Monde & francetvnfo) sont, pour moi, un tissu de conneries et d’approximations. Je reste ouvert à la discussion si quelqu’un veut me faire changer d’avis.

    • L’argument du MEDEF ne vaut que ce qu’il vaut, on peut en convenir. De toute façon, c’est un syndicat et comme l’a déploré Eric Ciotti (UMP) à propos des magistrats qui « expriment sous couvert de liberté syndicale des positions politiques souvent tranchées », on peut en penser autant des patrons de l’industrie informatique...

      Toutefois, l’idée n’est pas à rejeter totalement si l’on se refaire au fait que :

      La priorité donnée à l’école primaire (...) répond à la nécessité d’assurer pour tous les élèves, à l’issue de l’école élémentaire, la maîtrise des instruments fondamentaux de la connaissance.

      http://eduscol.education.fr/cid46787/ecole-primaire.html

      Selon qu’on veut voir la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide, apprendre à coder (qui n’est que la phase -presque- finale d’un processus plus complet) c’est aussi préparer les élèves à une certaine autonomie vis-à-vis d’un problème à résoudre face aux instruments/outils auxquels ils seront confronter plus tard... ou bien assujettir une génération aux besoins futurs des entreprises. Ce n’est donc qu’une question de point de vue.

    • Le langage informatique sur lequel on te forme à 8 ans ne sera pas forcément utile quand tu seras sur le marché du travail quinze ans plus tard, donc cette idée peut donner une culture « gratuite » du code, et je trouve ça plutôt bien... Si ce n’est que je ne pense pas que ça soit matériellement possible de le faire correctement.

    • L’article évoque la proposition d’apprendre le code, mais ce ne sera organisé que pour du #périscolaire facultatif.
      Par contre, cette #tête_de_gondole est une #manipulation qui permet de vendre la filière industrielle française du numérique éducatif : soit le fameux #cartable_électronique tant décrié dont même les cadres de Google ne veulent pas pour leurs enfants et puis avec, évidemment tous les logiciels bidons qu’on ne sait pas faire. On a à peine dépassé le livre d’enseignement chiant, genre Lagarde et Michard, qu’on va expérimenter la production de ressources pédagogiques numériques ! mais avec qui ? Adibou de chez Vivendi ? cette gloire française ?
      Coller les mômes devant des écrans pour apprendre le français ? mmm, c’est surtout pour faire marcher l’industrie et pouvoir filtrer informatiquement les retours de « compétences ».

      « Nous lançons par ailleurs, avec Arnaud Montebourg, un grand programme en faveur de la filière industrielle française du numérique éducatif », ajoute Benoît Hamon, précisant que 70 % des élèves du primaire et de collège et 100 % des enseignants seront équipés à l’horizon 2020 en ordinateurs et tablettes dotés de ressources pédagogiques numériques.

    • @touti : oui, ce qui me fait peur, ce n’est pas tant que l’industrie informatique veuille que la primaire forme les programmeurs de dans vingt ans, c’est plutôt la gabegie des dépenses informatiques censées servir à on ne sait quoi, cf. la troisième image de la page http://hyperbate.fr/dernier/?p=30603 (piquée sur le site de la ville de Nice) : le numérique à l’école, pour nozélites, c’est en premier lieu des commandes Apple.

    • @rastapopoulos : complètement d’accord. Le temps est compté aux enseignants du primaire. Et il y a mieux à faire que d’apprendre à dialoguer avec des machines, en l’occurence, comprendre le monde (fragile) qui nous entoure. De plus, lesquels d’entre eux ont les compétences pour enseigner cette nouvelle discipline aux enfants.
      Je passe en mode « ancien combattant » et vous raconte le plan « Informatique Pour Tous » initié par le ministère en 1985 pour que les enfants apprennent à maîtriser une technologie en plein essor, toujours la même rengaine. On était censé faire apprendre aux enfants les rudiments de langage de programmation tel que le BASIC (pour développer des algorithmes de calcul ou créer des animations graphiques pixels par pixels sur un écran) ou encore le LOGO (pour piloter un mobile sur une surface plane, en l’occurrence la fameuse « tortue-LOGO ». Résultat, rien, malgré le fort investissement de certains collègues (dont moi), on s’est retrouvé avec du matoss obsolète dès sa mise en fonction. Ensuite, on a surfé sur une nouvelle vague, celle du PC dès la fin des années 90 avec des outils de bureautique ou autres, des logiciels d’entraînement à toutes sortes de disciplines (calcul, orthographe, etc ... ) le tout sous la bénédiction de la firme de Redmond, puis dans les années 2000, le développement de l’Internet avec des connexions en bas débits ne servant somme toute qu’aux directrices et directeurs d’école pour lire le courrier de leurs inspecteurs. Le passage à l’ADSL (surtout avec des coucous sous W98) n’a pas été évident. En 2007-2008, je suis maître- animateur TICE dans une circonscription d’inspection et je reçois l’injonction de mon chef de ne rien faire dans le sens de l’informatique en tant que discipline d’enseignement (peut-être un peu de traitement de texte, de traitement d’images, en parlant de textes, il aurait fallu en même temps apprendre aux gamins la dactylographie car je ne sais pas si vous avez déjà vu un enfant de 7 ans se servir d’un clavier, ouch !). Et là on veut que les mômes aprennent à « coder » (quoi, pour quoi faire, comment, et surtout quand ?)
      Le ministère n’en est pas à sa première volte-face. Je ne vois rien à dire de plus qu’il ne s’agit là que d’un nouvel effet d’annonce destiné surtout à fédérer un public bien circonspect après tous les soubresauts de cette année 2013-2014 ...

    • @Sombre : merci pour le témoignage. Le plan Informatique pour tous était très naïf, effectivement, il a surtout servi à assurer la survie des constructeurs informatiques français Goupil ou Leanord (bien oubliés : j’ai l’impression qu’ils étaient devenus des rentiers paresseux et ils l’ont payé cher lorsque l’EN s’est rendue compte qu’ils ne faisaient qu’assembler, pour trop cher, des composants venus d’ailleurs), mais aussi Bull et Thomson/Thales.
      Je réagis sur :

      Il y a mieux à faire que d’apprendre à dialoguer avec des machines, en l’occurence, comprendre le monde (fragile) qui nous entoure

      ...qui me semble un peu court : les machines font partie du monde qui nous entoure ! Je ne sais pas si la programmation informatique est la solution à la compréhension des machines, mais savoir qu’il existe une programmation est capital pour comprendre énormément d’aspects de notre vie actuelle (fût-elle « virtuelle », ou réputée telle) et de notre vie à venir.

    • Ah !... Les nano-réseaux Leanord, les Bull Micral et les MO5 ! ... :)

      @petitemarie me dit dans l’oreillette, que la vraie priorité, ce serait d’équiper les établissements scolaires de cantines vraiment potables ! Et accessoirement, ensuite seulement, des ordinateurs opérationnels...

    • Jean-no :
      "Je réagis sur :

      Il y a mieux à faire que d’apprendre à dialoguer avec des machines, en l’occurence, comprendre le monde (fragile) qui nous entoure

      ...qui me semble un peu court : les machines font partie du monde qui nous entoure ! Je ne sais pas si la programmation informatique est la solution à la compréhension des machines, mais savoir qu’il existe une programmation est capital pour comprendre énormément d’aspects de notre vie actuelle (fût-elle « virtuelle », ou réputée telle) et de notre vie à venir."

      Bien sûr ! Les nouvelles connaissances doivent être diffusées, même mal et même pour de mauvaises raisons...

    • @jean_no, ohlala, effectivement, la photo que tu as choisie parle d’elle même !
      http://hyperbate.fr/dernier/files/2014/06/numerique_estrosi.jpg

      @RastaPopoulos, où est ton lien sur ce livre pour apprendre l’informatique sans ordinateur ? L’achat de livres scolaires au lycée, par la famille, tourne autour de 200 euros en occasion, dépense que l’on peut amortir en revendant les livres d’une année sur l’autre, ce qui fait moins de 100 euros/an.
      Où va-t-on aller trouver l’argent pour des enseignants en informatique ? Et pour le matériel ? les grosses firmes se feront un plaisir de pouvoir verrouiller les habitudes des utilisateurs le plus tôt possible.
      A la fac de St Denis, (ancienne Vincennes) en 2006, les étudiants en hypermédia travaillaient avec des licences Windows, et les professeurs étaient fortement réticents au libre qui ne leur rapportait aucune subvention…
      Cette année, P. était en terminale et devait utiliser une tablette que le lycée lui a donné, mais d’après ses dires, elle avait surtout un smartphone géant.

    • @Paulo

      Bien sûr ! Les nouvelles connaissances doivent être diffusées, même mal et même pour de mauvaises raisons...

      Je ne pense pas avoir affirmé une telle chose, je suis le premier à dire que ça ne sert à rien de s’occuper de programmation à l’école si on le fait mal.
      Ceci dit, "pour de mauvaises raisons" est toujours une question discutable : on a créé l’école publique gratuite et obligatoire à des fins de propagande politique nationaliste, pour occuper les enfants des ouvriers et pour que les soldats sachent envoyer une carte postale pleine de fautes d’orthographe en allant se faire zigouiller. Aujourd’hui, ça sert à d’autres choses. Inversement, on fait parfois des choses pour les meilleures raisons du monde pour découvrir longtemps après qu’on a provoqué des catastrophes.
      Enfin, les machines ne relèvent pas d’une forme de « nouvelles connaissances », on en utilise depuis un certain temps, il serait logique de s’y intéresser.

    • Points sur les i.
      Toute connaissance est propagée.
      Entre la machine à vapeur et les « codes » informatiques, il y a de la nouveauté
      Et puis merde !

    • On utilisait des langages informatiques avant notre naissance à tous et la théorie de l’ordinateur date de 1830 (et le prototype fonctionnait à vapeur, mais j’ignore si c’est à ça que tu fais allusion). Bien sûr, il y a du neuf. Et donc ?

    • On se calme ... C’est évident que toutes ces machines sont devenues incontournables. maintenant, apprendre à programmer, à coder, certes, pourquoi pas mais pas à l’école primaire où il y a déjà beaucoup d’apprentissages et de compétences à développer. J’ai l’impression que le ministère est atteint du syndrome de la fuite en avant et que l’on n’a aucun retour sur les nouveaux dispositifs mis en place. On e rajoute comme sur un mille feuille (c’est d’actualité) et ça devient de plus en plus lourd à digérer et pour les élèves et pour les enseignants. Et puisqu’il faut revenir sur les expériences passées, la programmation de la « tortue-logo », et bien, ce n’était pas si idiot que ça (au primaire).
      http://www.yann.com/fr/apprendre-la-programmation-aux-enfants-avec-le-langage-logo-17/09/2010.html

      Maintenant pour devenir développeur, c’est au niveau du lycée qu’il faut investir. Pour moi, même au collège, si on veut traiter le sujet correctement, c’est trop ambitieux.

    • J’arrive sur le tard. J’ai été assistant d’éducation en école élémentaire et figurez vous que j’étais chargé d’enseigner l’informatique (car les autres profs galéraient) et la bibliothèque.

      Ça m’énervait au plus haut point car je trouvais plus logique que d’autres enseignements soit prioritaire, entre autre, je disais des cours de secourisme ça pourrait pas faire de mal et serait plus utile que l’informatique pour des gamins qui ont déjà du mal a écrire leur nom. Car oui, c’est ça, aussi !
      On me demandais de leur apprendre le traitement de texte (entre autre, programme du B2i), alors je leur apprend ponctuation et tout le toutim, sauf que ils ont un peu de mal forcément... et encore, je parle pas des jeunes du voyage qui savent encore moins lire bien souvent de part une scolarité éclaté...

      Quand je faisais pas ça, on me faisait rentrer les évaluations des élèves... un truc bien chiant. Quoi qu’il en soit leur apprendre la programmation, c’est clair : ça n’a pas de sens... Mais comme on peu le voir ce ne sont pas les enseignants qui choisissent le programme et ils n’ont pas leur mot a dire.

      Sinon, perso, quand je faisais mes cours, personne me disais ce qu’il fallait faire vis a vis des logiciels privés etc... En fait c’est l’habitude qui relaie microsoft et autre. Moi j’avais installé Ubuntu sur les machines en dualboot pour que les autres profs puissent continuer leur cours a eux, pendant que je montrait autre chose.

      Cependant dans le B2i il y a bien, censément, un peu de morale a faire sur les histoires de propriété privé, mais il n’y a pas de contre-indication sur les questions du libre. Le problème majeur est la reproduction (comme disais Bourdieu).

    • « Finalement, tout le monde trouve un intérêt à cette demi-teinte, à cette absence de décision qui se confirme chaque jour à propos du numérique en éducation ». Bruno Devauchelle fait un bilan de l’année scolaire. « Ce qui manque, essentiellement, c’est une vision plus globale, non pas du numérique mais d’une société qui évolue dans un cadre numérique... On va continuer d’installer des matériels, développer des environnements logiciels, parler de pédagogie sans jamais en faire, mais surtout ne pas toucher à l’école et à tout ce qui la rend de plus en plus imperméable au numérique. »

      http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/07/11072014Article635406678391997776.aspx


  • Think Like (a) Git
    http://think-like-a-git.net

    #Git shouldn’t be so hard to #learn.

    When you’re just getting started, something as straightforward as a #merge can be terrifying. It can take a long time to really become comfortable using some of Git’s more advanced features. (It took me a year or two.)

    Once people achieve some level of Git enlightenment, they tend to make statements of the form ’Git gets a lot easier once you realize X’ — but that doesn’t do much for people staring up Git’s steep #learning_curve.

    My goal with this site is to #help you, Dear Reader, understand what those smug bastards are talking about.

    #tutoriel


  • Arctic Monkeys: from men of the people to tax-dodgers
    http://www.theguardian.com/music/musicblog/2014/jul/11/arctic-monkeys-tax-avoidance-liberty

    Rock stars have long held an ambivalent view towards paying their fair share of tax. But when the band in question pride themselves on having the common touch, it’s especially hard to stomach

    Criticism should especially apply to the Arctic Monkeys – whose members have sheltered up to £1.1m in the Channel Islands – as they’ve long traded on their image as a band of the people, with Turner cast as a working-class hero, a snotty, sharp-minded northern kid in the mould of the young Lennon, cutting through the bullshit and telling it like it is. They could do with a reminder of just how much they owe to the state they’re so reluctant to fund. Singer Alex Turner may have ascended to the elite, dating models and living the high life, but taxation paid for the hospital where he was born, the school where he was educated and the schools which paid his (teacher) parents’ wages, the street lamps that lit his way home from rehearsals, and the benefits that sustained his bandmates when they were out of work.

    #fiscalité


  • A local perspective on the state of the Kenyan game industry
    http://www.gamasutra.com/view/news/220863/A_local_perspective_on_the_state_of_the_Kenyan_game_industry.php

    While most of the video is devoted to addressing the concerns of local game enthusiasts seeking to grow their community, it’s worth watching in full in order to get a better perspective on the game-playing habits of a region we rarely report on. Piracy, for example, seems common and accepted.

    #game
    https://www.youtube.com/watch?v=oKta_cy_FEM


  • Plus de #Sécu, pas assez l’insuline... J’avais un fils. Pour lui, la carte était vitale | de l’absolue nécessité de droits universels et inconditionnels
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1220013-plus-de-secu-pas-assez-l-insuline-j-avais-un-fils-pour-lui

    Depuis l’âge de 4 ans et demi, Mathias était diabétique insulinodépendant. En France, quand on a une maladie dont la vie dépend, on est pris en charge à 100%. C’était le cas pour lui depuis toujours, nous n’avions jamais eu à nous soucier de quoi que ce soit pour ses soins quotidiens et pour le suivi de sa maladie qui n’est pas handicapante quand elle est traitée et bien surveillée.

    Mathias a donc immédiatement déposé un dossier à la Sécurité sociale, il a attendu deux mois, pas de réponse. Je les ai moi-même appelés, la situation devenant inquiétante pour son suivi médical. Après quoi, mon fils a demandé à voir un conseiller qui lui a dit qu’il était sorti de leur fichier et donc qu’il n’était plus considéré comme diabétique !

    #santé #exclusion


  • La folie Docker
    http://linuxfr.org/news/la-folie-docker

    Docker, présenté ici même en mars dernier, est un conteneur ou isolateur, ou encore système de cloisonnement (plus de détails en seconde partie). Il se repose sur des systèmes comme LXC, les namespaces et les cgroups (control groups) de Linux, qui permettent de limiter et isoler l’utilisation des ressources de type processeur, mémoire, disque, etc. Docker se compare aux BSD Jails et aux zones de Solaris. Il est développé en Go, sous licence Apache 2.0, tout ce qu’il y a de plus libre.

    #conteneur #open_source