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	<title>Laurent Chemla (@laurent) - Seenthis</title>
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	<updated>2013-06-20T02:46:17Z</updated>
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	<entry>
	<id>urn:uuid:51adb23d-8f18-4706-b488-645a6abf4a82</id>
	<title>Extrait d'un mini-rapport que j'avais &#233;crit en 99, &#224; la demande d'un haut-fonctionnaire, suite &#224; la&#8230;</title>
	<author>
		<name>Laurent Chemla (@laurent)</name>
		<uri>http://seenthis.net/people/laurent</uri>
		<email>laurent@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2013-06-04T09:24:13Z</published>
	<updated>2013-06-04T09:24:13Z</updated>
	
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	<summary><![CDATA[Extrait d'un mini-rapport que j'avais écrit en 99, à la demande d'un haut-fonctionnaire, suite à la proposition de loi Laffitte (http://www.senat.fr/leg/ppl99-117.html) et encore presque toujours d'actualité après le vote hier nuit de l'amendement retirant l'obligation de l'utilisation des logiciels libres à l'école.

❝L'idée d'imposer le logiciel libre dans l'administration peut s'entendre
dans des sens différents. Tel qu'il est rédigé, le projet de loi Laffite va
trop loin. On n'impose pas à un utilisateur qui ne le souhaite pas l'usage 
d'un logiciel, quel qu'il soit, par la loi.

L'excellence technique des logiciels libres est largement démontrée. Dans
bien des domaines ils sont supérieurs à leur équivalent commercial. On   
pourrait comprendre qu'une loi impose le choix du libre lorsque le projet
met en concurrence un logiciel libre et un logiciel commercial, à condition
que le cahier des charges ne soit pas biaisé, ce qui est hélas facile dans 
le milieu informatique.

On pourrait le comprendre, parce qu'il semble naturel qu'une administration
fasse toujours le choix de l'indépendance, et que c'est cette indépendance 
qu'offre en premier lieu le logiciel libre: indépendance face à un
commerçant qui peut imposer le rythme des mises-à-jours de son logiciel,
imposer par ces mises-à-jour y compris l'achat de matériel informatique.

L'autre avantage du libre dans l'administration est la pérennité. Par
définition, un logiciel libre s'appuie sur des standards acceptés par tous,
et n'impose pas de changement de format de fichiers, par exemple, d'une
version à l'autre et qui rend difficile sinon impossible de relire quelques
années plus tard des documents générés par une version obsolète.

Une autre idée est défendue depuis des années par les partisans du libre en
France, et est largement appliquée dans certains pays dont les USA: tout   
logiciel dont le développement est payé par de l'argent public et qui est  
d'usage général (c-a-d qu'il peut intéresser d'autres utilisateurs que le  
seul commanditaire) doit être d'office de license libre: diffusé librement 
avec ses sources.

Autrement dit: le fournisseur d'un logiciel spécifiquement commandé par l'État
doit vendre les sources du logiciel et non pas la seule license
d'utilisation. Sans oter au fournisseur ses droits moraux, les droits légaux
sont transférés à l'État qui en dispose et diffuse le logiciel avec ses
sources, librement, sauf clause particulière (sécurité nationale...).  

3/ Les questions particulières:

>      A première vue, je vois une impossibilité majeure qui contrevient au
>      code des marchés publics et à l'obligation pour l'administration de 
>      respecter le jeu du marché.

Il est certain qu'une loi de ce type doit s'inscrire en exception au code
des marchés publics, que ce soit le projet en l'état ou le projet moins  
contraignant que defendent les associations du logiciel libre. Le projet 
Laffite est plus contraignant au sens où il impose la solution libre quel
que soit la concurrence.

La solution que préconisent les associations de défense du Libre est moins
restrictive: à égalité d'offre dans le cas d'un produit existant le code des
marchés devrait d'ores et déjà imposer le choix du libre, parce que le libre
est par définition moins cher que l'équivalent commerçant. En pratique on   
sait parfaitement que les décisions sont basées sur des prétextes et sont   
toujours orientées vers les solutions propriétaires au détriment du Libre:  
aucun commerçant ne proposera jamais de solution libre, donc les logiciels  
libres sont exclus des marchés publics, bien que souvent meilleurs que leurs
équivalents propriétaires.

Pour donner aux logiciels libres une chance équivalente aux logiciels
comerciaux, il est évident qu'il faudra une loi contraignante. Mais sans
doute pas celle du sénateur Laffite.

>      m'expliquer ce que çà peut bien vouloir dire concrètement, à quoi çà
>      sert, quelles difficultés çà supprime pour le public et quelles
>      difficultés çà crée pour les fonctionnaires utilisateurs ? (A  

C'est évident: un secrétaire habitué à Word ne va pas accepter d'utiliser un
équivalent libre facilement, pour autant qu'un équivalent libre existe (et  
même si c'est presque le cas, ce n'est pas encore une réalité). La formation
peut dans ce type de situation couter plus cher que la différence de prix à 
l'achat. C'est vrai dans toutes les situations de type bureautique.

Par contre pour les solutions orientées serveur (messageries, bases de
données, choix des systèmes d'exploitation des serveurs), le choix est
restreint: Windows NT ou Unix. Et les Unix libres sont d'aussi bonne qualité
que les unix commerciaux. Souvent meilleurs. Toutes les solutions
propriétaires existant sous un unix commercial sont aujourd'hui disponible
sous Linux (le principal unix libre), y compris les SGBD Oracle et leurs  
concurrents, en passant par Lotus Notes et autres outils utilisés dans la 
plupart des administrations. Dans ce type de situation, l'obligation de   
choisir au moins un système d'exploitation libre est compréhensible et ne 
coute rien (un informaticien formé à Unix utilisera indifférement Linux ou
Solaris) en formation.

En conclusion:

- Oui à une loi donnant aux solutions libres la priorité quand une solution
  libre est équivalente ou supérieure à une solution propriétaire existante.

- Oui à une loi imposant aux fournisseurs de logiciels dédiés développés à
  la demande de l'état ou par un représentant de l'état un statut de
  logiciel libre.

- Non à une loi qui impose aveuglément des solutions libres lorsqu'il
  n'existe pas de solution libre équivalente à l'offre commerciale, ou
  lorsque le coût de formation est trop élevé.❞]]></summary>
	<content type="html">&lt;div lang=&quot;fr&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;p&gt;Extrait d'un mini-rapport que j'avais &#233;crit en 99, &#224; la demande d'un haut-fonctionnaire, suite &#224; la proposition de loi Laffitte (&lt;span class='lien_lien' &gt;&lt;a href=&quot;http://www.senat.fr/leg/ppl99-117.html&quot; class='spip_out' title=&quot;Proposition de loi l'usage d'Internet et de logiciels libres&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;span class='lien_court'&gt;&lt;span class='lien_protocol'&gt;http://&lt;/span&gt;&lt;span class='lien_racine'&gt;&lt;span class='lien_host'&gt;&lt;span class='lien_www'&gt;www.&lt;/span&gt;senat.fr&lt;/span&gt;/&lt;/span&gt;leg/&lt;span class='lien_fin'&gt;ppl99-117.html&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;) et encore presque toujours d'actualit&#233; apr&#232;s le vote hier nuit de l'amendement retirant l'obligation de l'utilisation des logiciels libres &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt;&lt;blockquote lang=&quot;fr&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;p&gt; L'id&#233;e d'imposer le logiciel libre dans l'administration peut s'entendre&lt;br /&gt;dans des sens diff&#233;rents. Tel qu'il est r&#233;dig&#233;, le projet de loi Laffite va&lt;br /&gt;trop loin. On n'impose pas &#224; un utilisateur qui ne le souhaite pas l'usage&lt;br /&gt;d'un logiciel, quel qu'il soit, par la loi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'excellence technique des logiciels libres est largement d&#233;montr&#233;e. Dans&lt;br /&gt;bien des domaines ils sont sup&#233;rieurs &#224; leur &#233;quivalent commercial. On &lt;br /&gt;pourrait comprendre qu'une loi impose le choix du libre lorsque le projet&lt;br /&gt;met en concurrence un logiciel libre et un logiciel commercial, &#224; condition&lt;br /&gt;que le cahier des charges ne soit pas biais&#233;, ce qui est h&#233;las facile dans&lt;br /&gt;le milieu informatique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On pourrait le comprendre, parce qu'il semble naturel qu'une administration&lt;br /&gt;fasse toujours le choix de l'ind&#233;pendance, et que c'est cette ind&#233;pendance&lt;br /&gt;qu'offre en premier lieu le logiciel libre : ind&#233;pendance face &#224; un&lt;br /&gt;commer&#231;ant qui peut imposer le rythme des mises-&#224;-jours de son logiciel,&lt;br /&gt;imposer par ces mises-&#224;-jour y compris l'achat de mat&#233;riel informatique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'autre avantage du libre dans l'administration est la p&#233;rennit&#233;. Par&lt;br /&gt;d&#233;finition, un logiciel libre s'appuie sur des standards accept&#233;s par tous,&lt;br /&gt;et n'impose pas de changement de format de fichiers, par exemple, d'une&lt;br /&gt;version &#224; l'autre et qui rend difficile sinon impossible de relire quelques&lt;br /&gt;ann&#233;es plus tard des documents g&#233;n&#233;r&#233;s par une version obsol&#232;te.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une autre id&#233;e est d&#233;fendue depuis des ann&#233;es par les partisans du libre en&lt;br /&gt;France, et est largement appliqu&#233;e dans certains pays dont les USA : tout &lt;br /&gt;logiciel dont le d&#233;veloppement est pay&#233; par de l'argent public et qui est &lt;br /&gt;d'usage g&#233;n&#233;ral (c-a-d qu'il peut int&#233;resser d'autres utilisateurs que le &lt;br /&gt;seul commanditaire) doit &#234;tre d'office de license libre : diffus&#233; librement&lt;br /&gt;avec ses sources.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Autrement dit : le fournisseur d'un logiciel sp&#233;cifiquement command&#233; par l'&#201;tat&lt;br /&gt;doit vendre les sources du logiciel et non pas la seule license&lt;br /&gt;d'utilisation. Sans oter au fournisseur ses droits moraux, les droits l&#233;gaux&lt;br /&gt;sont transf&#233;r&#233;s &#224; l'&#201;tat qui en dispose et diffuse le logiciel avec ses&lt;br /&gt;sources, librement, sauf clause particuli&#232;re (s&#233;curit&#233; nationale...). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;3/ Les questions particuli&#232;res :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&gt; A premi&#232;re vue, je vois une impossibilit&#233; majeure qui contrevient au&lt;br /&gt;&gt; code des march&#233;s publics et &#224; l'obligation pour l'administration de&lt;br /&gt;&gt; respecter le jeu du march&#233;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est certain qu'une loi de ce type doit s'inscrire en exception au code&lt;br /&gt;des march&#233;s publics, que ce soit le projet en l'&#233;tat ou le projet moins &lt;br /&gt;contraignant que defendent les associations du logiciel libre. Le projet&lt;br /&gt;Laffite est plus contraignant au sens o&#249; il impose la solution libre quel&lt;br /&gt;que soit la concurrence.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La solution que pr&#233;conisent les associations de d&#233;fense du Libre est moins&lt;br /&gt;restrictive : &#224; &#233;galit&#233; d'offre dans le cas d'un produit existant le code des&lt;br /&gt;march&#233;s devrait d'ores et d&#233;j&#224; imposer le choix du libre, parce que le libre&lt;br /&gt;est par d&#233;finition moins cher que l'&#233;quivalent commer&#231;ant. En pratique on &lt;br /&gt;sait parfaitement que les d&#233;cisions sont bas&#233;es sur des pr&#233;textes et sont &lt;br /&gt;toujours orient&#233;es vers les solutions propri&#233;taires au d&#233;triment du Libre : &lt;br /&gt;aucun commer&#231;ant ne proposera jamais de solution libre, donc les logiciels &lt;br /&gt;libres sont exclus des march&#233;s publics, bien que souvent meilleurs que leurs&lt;br /&gt;&#233;quivalents propri&#233;taires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour donner aux logiciels libres une chance &#233;quivalente aux logiciels&lt;br /&gt;comerciaux, il est &#233;vident qu'il faudra une loi contraignante. Mais sans&lt;br /&gt;doute pas celle du s&#233;nateur Laffite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&gt; m'expliquer ce que &#231;&#224; peut bien vouloir dire concr&#232;tement, &#224; quoi &#231;&#224;&lt;br /&gt;&gt; sert, quelles difficult&#233;s &#231;&#224; supprime pour le public et quelles&lt;br /&gt;&gt; difficult&#233;s &#231;&#224; cr&#233;e pour les fonctionnaires utilisateurs ? (A &lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est &#233;vident : un secr&#233;taire habitu&#233; &#224; Word ne va pas accepter d'utiliser un&lt;br /&gt;&#233;quivalent libre facilement, pour autant qu'un &#233;quivalent libre existe (et &lt;br /&gt;m&#234;me si c'est presque le cas, ce n'est pas encore une r&#233;alit&#233;). La formation&lt;br /&gt;peut dans ce type de situation couter plus cher que la diff&#233;rence de prix &#224;&lt;br /&gt;l'achat. C'est vrai dans toutes les situations de type bureautique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par contre pour les solutions orient&#233;es serveur (messageries, bases de&lt;br /&gt;donn&#233;es, choix des syst&#232;mes d'exploitation des serveurs), le choix est&lt;br /&gt;restreint : Windows NT ou Unix. Et les Unix libres sont d'aussi bonne qualit&#233;&lt;br /&gt;que les unix commerciaux. Souvent meilleurs. Toutes les solutions&lt;br /&gt;propri&#233;taires existant sous un unix commercial sont aujourd'hui disponible&lt;br /&gt;sous Linux (le principal unix libre), y compris les SGBD Oracle et leurs &lt;br /&gt;concurrents, en passant par Lotus Notes et autres outils utilis&#233;s dans la&lt;br /&gt;plupart des administrations. Dans ce type de situation, l'obligation de &lt;br /&gt;choisir au moins un syst&#232;me d'exploitation libre est compr&#233;hensible et ne&lt;br /&gt;coute rien (un informaticien form&#233; &#224; Unix utilisera indiff&#233;rement Linux ou&lt;br /&gt;Solaris) en formation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En conclusion :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&#8211; Oui &#224; une loi donnant aux solutions libres la priorit&#233; quand une solution&lt;br /&gt; libre est &#233;quivalente ou sup&#233;rieure &#224; une solution propri&#233;taire existante.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&#8211; Oui &#224; une loi imposant aux fournisseurs de logiciels d&#233;di&#233;s d&#233;velopp&#233;s &#224;&lt;br /&gt; la demande de l'&#233;tat ou par un repr&#233;sentant de l'&#233;tat un statut de&lt;br /&gt; logiciel libre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&#8211; Non &#224; une loi qui impose aveugl&#233;ment des solutions libres lorsqu'il&lt;br /&gt; n'existe pas de solution libre &#233;quivalente &#224; l'offre commerciale, ou&lt;br /&gt; lorsque le co&#251;t de formation est trop &#233;lev&#233;. &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;</content>
	
	<link rel="related" href="http://www.senat.fr/leg/ppl99-117.html" title="Proposition de loi l'usage d'Internet et de logiciels libres" hreflang="fr"/>
	
	
	<category term="Country:France" label="France" scheme="http://seenthis.net/tag/country:france"/>
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	<entry>
	<id>urn:uuid:51ac4028-3ca4-4de7-bb22-044e13078c31</id>
	<title>Je sais pas o&#249; raconter &#231;a, donc je le mets l&#224; au cas o&#249; quelqu'un tomberait un jour dans le m&#234;me&#8230;</title>
	<author>
		<name>Laurent Chemla (@laurent)</name>
		<uri>http://seenthis.net/people/laurent</uri>
		<email>laurent@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2013-06-03T07:05:12Z</published>
	<updated>2013-06-03T07:05:12Z</updated>
	
	 <link href="http://seenthis.net/messages/144168" />
	
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	<summary>Je sais pas où raconter ça, donc je le mets là au cas où quelqu'un tomberait un jour dans le même piège...

Voici donc comment la SNCF m'a piqué 89 euros le 12 avril 2013:

Le 20 mars précédent, j'avais fait un aller-retour à Paris (depuis Nîmes). Mais au moment de prendre mon TGV de retour, vers 11h du matin, tous les écrans électroniques de la Gare de Lyon étaient en panne. Je n'ai pas pû trouver mon quai à temps (c'était un peu la panique dans la gare), j'ai donc raté mon train.

Rien de grave, le TGV suivant partant moins d'une heure plus tard, je vais (muni de ma carte Grand-voyageur puisque j'utilise un billet électronique enregistré via celle-ci) à un guichet pour échanger mon billet contre un autre: je suis dans le délai d'une heure autorisé pour un échange gratuit dans le cadre du type de billet et d'abonnement que j'utilise. Le guichetier ne voit aucun problème, fait l'échange, je prends mon train et je rentre: fin de l'histoire.

Sauf que.

Les 11 et 12 avril, rebelotte: nouvel aller-retour à Paris. Aller sans problème, et je ne rate pas mon train de retour, mais quand le contrôleur scanne ma carte surprise: mon billet est marqué comme ayant été échangé contre un autre et n'est pas valable dans ce train. Je dois payer 89€.

Je paie, donc, sans comprendre sur l'instant ce qui vient de m'arriver.

En réalité, vous l'aurez compris, le guichetier avait échangé mon billet de retour du 12 avril contre le billet suivant le TGV que j'avais raté le 20 mars (au lieu d'échanger ce dernier contre celui correspondant au train raté).

Dans cette situation, et conseillé par un ami du métier, je fais un mail au service de réclamation de la SNCF le jour même en expliquant la situation. Je reçois un accusé de réception, et un numéro de dossier (5155822-ELPP-BBDE-CE). Et deux jours plus tard, toujours par mail, une demande de complément documentaire (le reçu du paiement effectué dans le train), que j'ajoute via l'interface Web du site programme-voyageur.sncf.com.

Et puis ? Plus aucune nouvelle. À ce jour (3 juin), quand je me connecte sur ce site, et que je renseigne ce numéro de dossier, plus rien n'apparaît: ni ma réclamation, ni mon reçu: juste une page vide.

Je suis donc dedans de 89 euros. Pas très grave, me direz-vous. Sans doute. Mais sur le principe, une bonne grosse impression de m'être bien fait enfler.</summary>
	<content type="html">&lt;div lang=&quot;fr&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;p&gt;Je sais pas o&#249; raconter &#231;a, donc je le mets l&#224; au cas o&#249; quelqu'un tomberait un jour dans le m&#234;me pi&#232;ge...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voici donc comment la SNCF m'a piqu&#233; 89 euros le 12 avril 2013 :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 20 mars pr&#233;c&#233;dent, j'avais fait un aller-retour &#224; Paris (depuis N&#238;mes). Mais au moment de prendre mon TGV de retour, vers 11h du matin, tous les &#233;crans &#233;lectroniques de la Gare de Lyon &#233;taient en panne. Je n'ai pas p&#251; trouver mon quai &#224; temps (c'&#233;tait un peu la panique dans la gare), j'ai donc rat&#233; mon train.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rien de grave, le TGV suivant partant moins d'une heure plus tard, je vais (muni de ma carte Grand-voyageur puisque j'utilise un billet &#233;lectronique enregistr&#233; via celle-ci) &#224; un guichet pour &#233;changer mon billet contre un autre : je suis dans le d&#233;lai d'une heure autoris&#233; pour un &#233;change gratuit dans le cadre du type de billet et d'abonnement que j'utilise. Le guichetier ne voit aucun probl&#232;me, fait l'&#233;change, je prends mon train et je rentre : fin de l'histoire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sauf que.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les 11 et 12 avril, rebelotte : nouvel aller-retour &#224; Paris. Aller sans probl&#232;me, et je ne rate pas mon train de retour, mais quand le contr&#244;leur scanne ma carte surprise : mon billet est marqu&#233; comme ayant &#233;t&#233; &#233;chang&#233; contre un autre et n'est pas valable dans ce train. Je dois payer 89&#8364;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je paie, donc, sans comprendre sur l'instant ce qui vient de m'arriver.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, vous l'aurez compris, le guichetier avait &#233;chang&#233; mon billet de retour du 12 avril contre le billet suivant le TGV que j'avais rat&#233; le 20 mars (au lieu d'&#233;changer ce dernier contre celui correspondant au train rat&#233;).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans cette situation, et conseill&#233; par un ami du m&#233;tier, je fais un mail au service de r&#233;clamation de la SNCF le jour m&#234;me en expliquant la situation. Je re&#231;ois un accus&#233; de r&#233;ception, et un num&#233;ro de dossier (5155822-ELPP-BBDE-CE). Et deux jours plus tard, toujours par mail, une demande de compl&#233;ment documentaire (le re&#231;u du paiement effectu&#233; dans le train), que j'ajoute via l'interface Web du site programme-voyageur.sncf.com.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et puis ? Plus aucune nouvelle. &#192; ce jour (3 juin), quand je me connecte sur ce site, et que je renseigne ce num&#233;ro de dossier, plus rien n'appara&#238;t : ni ma r&#233;clamation, ni mon re&#231;u : juste une page vide.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je suis donc dedans de 89 euros. Pas tr&#232;s grave, me direz-vous. Sans doute. Mais sur le principe, une bonne grosse impression de m'&#234;tre bien fait enfler.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
	
	
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	<id>urn:uuid:50c5bd6d-9a20-4f64-bfe5-0bcfeefb0b0b</id>
	<title>From : Laurent Chemla Subject : Re : R&#233;union &quot;&quot;Neutralit&#233; de l'Internet&quot; de la&#8230;</title>
	<author>
		<name>Laurent Chemla (@laurent)</name>
		<uri>http://seenthis.net/people/laurent</uri>
		<email>laurent@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2012-12-10T10:46:05Z</published>
	<updated>2012-12-10T10:46:05Z</updated>
	
	 <link href="http://seenthis.net/messages/102056" />
	
	<link rel="edit" href="https://seenthis.net/api/messages/102056"/>
	<summary><![CDATA[From: Laurent Chemla <laurent@brainstorm.fr>
Subject: Re: Réunion ""Neutralité de l'Internet"  de la part de  Fleur
 PELLERIN, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises,
 de l'Innovation et de l'Economie numérique

Madame, Monsieur, bonjour,

chacun sait que je suis toujours disponible (Ô combien) pour répondre
positivement lorsque je reçois une invitation à venir participer à des
débats concernant l'avenir d'Internet et de notre société.

J'ai d'ailleurs confirmé ma présence, jeudi dernier par retour d'email -
comme demandé - à la table ronde "neutralité de l'Internet" organisée par
Madame la ministre Fleur Pellerin vendredi 14 décembre à 9h.

Il se trouve par ailleurs que je vis à Nîmes la plus grande partie du
temps, et une réunion prévue tôt le matin à Paris m'oblige à venir y
passer la nuit précédente faute d'être ponctuel. Bref: mes petits
problèmes organisationnels ne concernent que moi me direz-vous, et
vous aurez raison.

Bref. Il se trouve que j'ai appris vendredi - via Twitter - que cette
réunion a été annulée (ou reportée, les choses ne sont pas très claires)
pour cause des petits problèmes organisationnels d'autres invités.

J'imagine que l'agenda de Mme la ministre et celui de ces autres invités
passent avant le mien - je le comprends et je l'admets - et qu'il est
dans l'ordre naturel des choses qu'une cinquième roue comme celle de mon
TGV passe après celles de vos cercles habituels.

Néanmoins j'eusse aprécié de recevoir si ce n'est des excuses - ne rêvons
pas - au moins un petit mot usant du même courrier électronique que celui
utilisé pour m'inviter, et qui m'aurait appris l'annulation de la chose:
imaginons que mes occupations quotidiennes m'aient tenu éloigné de Twitter
lorsque l'information est sortie, et que j'arrive vendredi bien à l'heure
pour trouver porte close: mon ire alors aurait été multipliée par le nombre
de kilomètres parcourus pour rien (sans même parler du prix du billet).

Ces pratiques, que d'aucun pourraient trouver cavalières, me semblent
un peu curieuses, mais je n'ai pas, il est vrai, l'habitude des moeurs
politiques actuelles.

Bien cordialement,

Laurent Chemla❞]]></summary>
	<content type="html">&lt;div lang=&quot;fr&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;p&gt;From : Laurent Chemla &lt;laurent@brainstorm.fr&gt;&lt;br /&gt;Subject : Re : R&#233;union &quot;&quot;Neutralit&#233; de l'Internet&quot; de la part de Fleur&lt;br /&gt; PELLERIN, ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e charg&#233;e des Petites et moyennes entreprises,&lt;br /&gt; de l'Innovation et de l'Economie num&#233;rique&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Madame, Monsieur, bonjour,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;chacun sait que je suis toujours disponible (&#212; combien) pour r&#233;pondre&lt;br /&gt;positivement lorsque je re&#231;ois une invitation &#224; venir participer &#224; des&lt;br /&gt;d&#233;bats concernant l'avenir d'Internet et de notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'ai d'ailleurs confirm&#233; ma pr&#233;sence, jeudi dernier par retour d'email -&lt;br /&gt;comme demand&#233; - &#224; la table ronde &#171; neutralit&#233; de l'Internet &#187; organis&#233;e par&lt;br /&gt;Madame la ministre Fleur Pellerin vendredi 14 d&#233;cembre &#224; 9h.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il se trouve par ailleurs que je vis &#224; N&#238;mes la plus grande partie du&lt;br /&gt;temps, et une r&#233;union pr&#233;vue t&#244;t le matin &#224; Paris m'oblige &#224; venir y&lt;br /&gt;passer la nuit pr&#233;c&#233;dente faute d'&#234;tre ponctuel. Bref : mes petits&lt;br /&gt;probl&#232;mes organisationnels ne concernent que moi me direz-vous, et&lt;br /&gt;vous aurez raison.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bref. Il se trouve que j'ai appris vendredi - via Twitter - que cette&lt;br /&gt;r&#233;union a &#233;t&#233; annul&#233;e (ou report&#233;e, les choses ne sont pas tr&#232;s claires)&lt;br /&gt;pour cause des petits probl&#232;mes organisationnels d'autres invit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'imagine que l'agenda de Mme la ministre et celui de ces autres invit&#233;s&lt;br /&gt;passent avant le mien - je le comprends et je l'admets - et qu'il est&lt;br /&gt;dans l'ordre naturel des choses qu'une cinqui&#232;me roue comme celle de mon&lt;br /&gt;TGV passe apr&#232;s celles de vos cercles habituels.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;N&#233;anmoins j'eusse apr&#233;ci&#233; de recevoir si ce n'est des excuses - ne r&#234;vons&lt;br /&gt;pas - au moins un petit mot usant du m&#234;me courrier &#233;lectronique que celui&lt;br /&gt;utilis&#233; pour m'inviter, et qui m'aurait appris l'annulation de la chose :&lt;br /&gt;imaginons que mes occupations quotidiennes m'aient tenu &#233;loign&#233; de Twitter&lt;br /&gt;lorsque l'information est sortie, et que j'arrive vendredi bien &#224; l'heure&lt;br /&gt;pour trouver porte close : mon ire alors aurait &#233;t&#233; multipli&#233;e par le nombre&lt;br /&gt;de kilom&#232;tres parcourus pour rien (sans m&#234;me parler du prix du billet).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces pratiques, que d'aucun pourraient trouver cavali&#232;res, me semblent&lt;br /&gt;un peu curieuses, mais je n'ai pas, il est vrai, l'habitude des moeurs&lt;br /&gt;politiques actuelles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bien cordialement,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Laurent Chemla&#10078;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
	
	
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