• La Société Française d’Ecologie (SFE) a le plaisir de vous informer
    qu’une présentation de sa plateforme de dialogue entre scientifiques et
    citoyens « Regards et débats sur la biodiversité »
    (http://www.sfecologie.org/regards) par Anne Teyssèdre, suivie et
    illustrée par une conférence de Robert Barbault sur la biodiversité,
    auront lieu mardi 21 mai à 17 heures au Lycée Louis Le Grand.
    Conférences ouvertes au grand public.

    17h : Présentation de cette plateforme par Anne Teyssèdre, écologue et
    médiatrice scientifique, coordinatrice du projet.

    17h20 : Conférence de Robert Barbault, Professeur émérite à l’Université
    Paris VI et au Muséum National d’Histoire Naturelle, sur le thème « La
    biodiversité, concept écologique et enjeu planétaire »

    18h : Questions du public, débat.

    Lieu : Salle des conférences du Lycée Louis Le Grand, 123 rue Saint
    Jacques, 75005 Paris.

    #ecologie #debat #conference


  • RACE, CASTE ET GENRE EN FRANCE[1] | Le blog de Christine Delphy
    http://delphysyllepse.wordpress.com/2013/05/20/race-caste-et-genre-en-france1

    Je vais parler de l’interaction entre deux systèmes de domination, la race et le sexe. Je me propose d’analyser l’oppression des populations maghrébines, puis de leurs enfants selon trois axes :

    1) le premier est la façon dont la construction sociale qu’est la “ race ” s’articule avec cette autre construction sociale qu’est le “ sexe ”. Ces deux construits sociaux sont bâtis de la même façon, par et pour la domination, bien qu’ils aient, évidemment des formes distinctes.

    2) le second axe est l’hypothèse, que j’ai déjà émise (Delphy 2001), que nous assistons aujourd’hui en France, à la création d’un système de castes raciales. Le concept n’est pas utilisé par les sociologues et les politologues, marxistes ou non (Delphy 1998). Pourtant, ce concept est à mon sens opératoire, pour rendre compte de la spécificité de l’oppression de race dans le système de classes ; ce à quoi le concept de racisme ne suffit pas. En effet, tandis que le concept de racisme met l’accent sur des processus, le concept de caste met l’accent sur les résultats des ces processus en termes de structure sociale.

    3) Dans le sujet que je traite, le débat sur le foulard islamique a une place, mais plutôt comme le révélateur d’une dynamique qui remonte bien en amont et se poursuit bien en aval.

    Je vais décrire trois phases, trois actes de cette tragédie française : oppression, rébellion, puis hélas, non pas libération, mais répression. Dans chacune de ces phases, ce qui m’intéresse est la façon dont le genre, un système de castes fondé sur l’invention de sexes différents, est utilisé pour construire un système de castes fondé sur l’invention de races différentes.

    #racisme #sexisme


  • Comment accompagner une victime de viol ou d’agression sexuelle ? [Outils et ressources] | Ma vie privée est toujours politique.
    http://mavieestpolitique.wordpress.com/2013/05/12/comment-accompagner-une-victime-de-viol-ou-dagression-s

    Ce que je vais vous donner, ce sont avant tout des outils et des ressources et vont se diviser en 4 points :
    I. Chiffres et préjugés courants.
    II. Les définitions légales des viols et agressions sexuelles + Délai de prescription
    III. Comment accueillir une personne victime de viol ou d’agression sexuelle ?
    IV. Les liens et numéros utiles

    #viol #feminisme


  • Trains Virgin : des uniformes « indignes et dégradants »
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/66-sexisme-ordinaire/2808-trains-virgin-uniformes-indignes-et-degradants

    C’est autant le caractère sexy que la piètre qualité des vêtements qui est en cause. On peut « voir au travers » des chemisiers, souligne le syndicat, qui se dit également choqué par les dernières réactions de la direction : à celles qui se plaignent des chemisiers, elle a promis 20 Livres pour qu’elles s’achètent des sous-vêtements. La colère a également été amplifiée, ces derniers jours, par l’image du PDG de Virgin, Richard Branson, qui s’est affiché grimé en femme et habillé en hôtesse de l’air de la compagnie aérienne Virgin... après avoir perdu un pari.


  • MODE – « Be my slave », une série de photos jugée raciste | Big Browser
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/05/16/mode-be-my-slave-une-serie-de-photos-jugee-raciste

    Glamour, l’esclavage ? C’est ce que peut laisser penser une série de photos intitulée « Be my slave » (« Sois mon esclave ») présentant la collection de la créatrice de mode pakistanaise Aamna Aqeel.

    Ces images, publiées dans la revue Diva, mettent en scène une mannequin blanche et un enfant noir. Ce dernier sert d’esclave à la jeune femme, l’abritant avec une ombrelle, portant son sac, s’allongeant à ses pieds...

    >> Voir la page Facebook de la prise de vue des clichés

    Cette série a provoqué l’indignation de la presse pakistanaise. Dans un article publié par l’Express Tribune, Salima Feerasta estime que ces images sont « répugnantes, à connotation raciste et colonialiste ».

    A Aamna Aqeel, qui refuse de voir là un quelconque racisme et a justifié le choix de son modèle par le fait que cet enfant « travaille dans un garage et a voulu un peu de travail », elle répond que peu de parents auraient en effet accepté « de laisser leur enfant jouer un tel rôle dégradant ».

    La journaliste Usama Hamayun critique elle aussi ce choix de la créatrice de mode sur son blog Style Inn : « Sa collection [à la Fashion Pakistan Week] avait été plébiscitée et j’avais moi aussi aimé son travail. Mais cette série me dégoûte. Jouer de façon aussi crue avec ce thème dans un pays où le racisme et le travail forcé sont des problèmes critiques n’est en aucun cas acceptable, ni esthétiquement plaisant. On peut être à l’avant-garde de la mode et repousser les limites mais les images ci-dessus relèvent simplement d’un manque de goût et d’une attitude offensante. »

    http://www.courtneyluv.com/wp-content/uploads/2013/05/Be-My-Slave-in-DIVA-Magazine3.png

    #esclavage #mode #racisme #travail_des_enfants


  • Travaillez un an chez Ryanair : vous ne serez payé que neuf mois | Une Vigie Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/17/travaillez-an-chez-ryanair-serez-paye-neuf-mois-242401

    Les révélations sur les conditions de travail chez Ryanair semblent plus scandaleuses à chaque nouveau témoignage.

    Une ancienne membre du personnel de cabine, sous contrat avec un sous-traitant, témoigne dans le quotidien anglais The Independent. Elle raconte notamment avoir dû :

    Prendre trois moins de congés sans soldes - obligatoires - dans l’année. Pendant ce temps-là, interdiction de travailler ailleurs.
    Payer 360 livres (environ 425 euros) pour son uniforme et 1 800 livres (environ 2 130 euros) pour prendre un cours de sécurité - obligatoire.

    De vol quatre jours par semaines, elle devait rester d’astreinte le cinquième jour sans que cela ne lui soit payé.

    http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/join-ryanair-see-the-world-but-were-only-paying-you-for-nine-months-a


  • « Au cinéma, les hommes ont le droit de vieillir, pas les femmes » - francetv info
    http://www.francetvinfo.fr/au-cinema-les-hommes-ont-le-droit-de-vieillir-pas-les-femmes_302119.htm

    Les représentations varient fortement selon le modèle de financement du film. Les œuvres à gros budgets, avec des stars, sont masculines. Pour trouver une représentation féminine plus forte, il faut regarder dans les films à moyen ou petit budget. Le fonctionnement commercial du cinéma favorise la « survisibilité » des acteurs, car ils constituent encore une assurance, même si nombre de films sont des flops. Ils font plus que perpétuer le système : à la dimension économique s’ajoute un volet idéologique. La mise en scène systématique de personnages masculins variés est une façon de légitimer la domination masculine.

    Or, le cinéma est en retard sur la société, car les femmes n’ont plus le rôle qu’elles avaient dans les années 30 ou 50. Il est à la traîne aussi parce qu’il existe une tyrannie du visible, qui impose qu’une femme regardable est une femme désirable.

    #sexisme #cinema

    • Le cinéma d’auteur ne se révèle pas plus féministe que le populaire. Dans les années 60, le courant dominant de la Nouvelle Vague a renouvelé les représentations sur un mode tout à fait masculin. Au lieu de nous présenter des figures de patriarche, on nous a montré un alter ego du réalisateur, créateur vulnérable, dont le malheur réside dans son amour pour une femme qui lui sera fatale.

      Aujourd’hui, cela prend une allure différente, mais un réalisateur comme Arnaud Desplechin ne fait rien d’autre. Je pense par exemple à Un Conte de Noël, où il met en scène une mère mortifère, terrifiante. La figure féminine est mise en avant pour mieux être flinguée. Le cinéma d’auteur témoigne d’un maintien d’une forme de misogynie typique de la culture d’élite française, dans la droite ligne de Madame Bovary, où l’aliénation et l’absence de conscience de soi ne cohabitent que chez la femme. Le cinéma a un rôle actif de stigmatisation des actrices âgées, trop peu souvent mises en valeur.

      C’est à se demander si francetvinfo ne choisit pas ses thématiques d’interview en lisant seenthis :-)
      http://seenthis.net/messages/138925
      C’est à cause de Cannes tout ce cinéma ???


  • L’arrtestation des enfants de sans papiers dans les écoles est-elle légitime selon le ministre de l’intérieur manuel valls ? - Lara JoVentre
    http://larajoventre.canalblog.com/archives/2013/05/16/27169106.html

    S’il s’agit d’une initiative malheureuse d’un préfet, il faut que le ministre la condamne et annonce les mesures propres à empêcher qu’’elle se reproduise. Ne pas le faire reviendrait à autoriser que l’on arrête des enfants de sans-papiers dans les écoles, une pratique qui évoque de bien mauvais souvenirs. Rappelons que, quand il était Ministre de l’’Intérieur M. Sarkozy avait tenté de systématiser le procédé.
    L’indignation des enseignants, des parents d’élèves l’’avait contraint à pratiquement y renoncer tout comme ses successeurs Hortefeux et Besson.
    Les dernières opérations de police connues aux abords d’une école, des faits isolés en réalité, datent du 1er décembre 2008, à Grenoble, puis du 7 janvier 2011 à Langeac (43).

    La pratique de l’arrestation des enfants dans ou à la porte des écoles est inacceptable. La société civile ne l’’a pas tolérée sous Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas plus acceptable aujourd’hui.

    #sans_papiers #valls #ecole #expulsion #immigration


  • AMOUR VIRTUEL – Nintendo ôte à ses personnages masculins le droit de tomber « enceintes » | Big Browser
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/05/15/amour-virtuel-nintendo-corrige-un-bug-autorisant-les-mariage

    A première vue, on aurait pu penser que Nintendo défendait des positions avant-gardistes dans son jeu Tomodachi Collection : New Life. Dans ce simulateur de vie destiné à la console portable 3 DS, les avatars, masculins exclusivement, ont le droit de se marier entre eux. La révolution des mœurs à la sauce Nintendo va encore plus loin puisque ces mêmes personnages masculins ont le droit de tomber « enceintes » et peuvent ensuite élever ces enfants, peut-on lire sur le site Kotaku.com.

    En dehors de l’homophobie de Nintendo qui supprime ce qu’ils nomment "des relations humaines devenant étranges", je trouve qu’on a ici affaire a un bel exemple de l’hypocrisie contenu dans le sois disant "masculin neutre", sans parlé d’une curieuse confusion entre les êtres humains et des avatars. Si les avatars de ce jeu sont "exclusivement masculin" comme c’est la cas aussi par exemple pour les personnages de minecraft, on peut pas parlé homosexualité, mais plutôt de reproduction asexuée, style parthénogenèse ou d’hermaphrodisme style escargot. Si les develloppeurs de jeux se dispensent de faire des avatars feminins, qu’ils assument ce qu’implique leurs univers fantasmer exclusivement masculins. Sinon pour les carractèrs sexuels de ces avatars, les photos montrent une forme humanoïde aux cheveux courts qui portent des chemises a carreaux, selon ces critères, je ne serait pas aussi affirmative que Nintendo et ses joueurs sur le sexe et le genre de ces personnages.

    #genre #jeux #homophobie


  • Un squelette (1891) par Marcel Schwob - La Revue des Ressources
    http://www.larevuedesressources.org/un-squelette-1891,353.html

    J’ai couché une fois dans une maison hantée. Je n’ose pas trop raconter cette histoire, parce que je suis persuadé que personne ne la croira. Très certainement cette maison était hantée, mais rien ne s’y passait comme dans les maisons hantées. Ce n’était pas un château vermoulu perché sur une colline boisée au bord d’un précipice ténébreux. Elle n’avait pas été abandonnée depuis plusieurs siècles. Son dernier propriétaire n’était pas mort d’une manière mystérieuse. Les paysans ne se signaient pas avec effroi en passant devant. Aucune lumière blafarde ne se montrait à ses fenêtres en ruines quand le beffroi du village sonnait minuit. Les arbres du parc n’étaient pas des ifs, et les enfants peureux ne venaient pas guetter à travers les haies des formes blanches à la nuit tombante.

    #ghost



  • Autour de Germinal d’Emile Zola (Le rouge et le noir dans Germinal), PAE lycée Gambier de Lisieux
    http://www.bmlisieux.com/litterature/gambier/gambie12.htm

    A part quelques objets de couleur très particulière (la boîte rose, cadeau de Maheu à la Maheude, objet précieux par sa valeur sentimentale), les deux couleurs dominantes dans le roman sont le rouge et le noir. Ces deux couleurs ont déjà fondé un système romanesque, celui de Stendhal (1830 le Rouge et le noir), Zola va les réutiliser dans Germinal en leur donnant des valeurs nouvelles. Ainsi, pour mieux marquer l’emprise de ces deux couleurs dans son roman, Zola les associe lorsqu’il s’agit d’évoquer le paysage qui sert de cadre à la narration : « La route déroulait ses deux lieux de pavé, qui filaient droit comme un ruban trempé de cambouis, entre les terres rougeâtres »(II, 2), « Et ce village, bâti d’un coup au milieu du vaste plateau, bordé de ses routes noires comme d’un liseré de deuil, n’avait d’autre gaieté que les bandes régulières de ses tuiles rouges, sans cesse lavées par les averses. » (II, 3).
    Après l’émeute des ouvriers, le paysage se teinte encore de ces couleurs tragiques : « La plaine se noyait sous l’épaisse nuit, il n’y avait plus que les hauts fourneaux et les fours à coke incendiés au fond du ciel tragique. » (V, 6).
    Nous analysons d’abord les différentes valeurs que prend la couleur noire, avant d’examiner celle du rouge.

    #rouge_et_noir #tm


  • A propos, pourquoi le rouge et pourquoi le noir ? - La République Des Livres par Pierre Assouline
    http://larepubliquedeslivres.com/a-propos-pourquoi-le-rouge-et-pourquoi-le-noir

    On y vient. Dominique Fernandez rappelle que Stendhal raffolait des couleurs et des jeux de mots qu’elles favorisaient. Des vêtements rouges sur fond noir lui ont souvent été inspirés par des tableaux, notamment ceux de Raphaël et du Corrège. Lucien Leuwen a failli s’appeler « Le Rouge et le Blanc ». Et quand il conçu le projet de développer sa nouvelle Mina de Vanghel pour en faire un roman, le titre devait en être « Le Rose et le Vert ». C’est dire ! Mais Le Rouge et le Noir ? La glose en est pleine. On a tout lu. Pour le noir : les milieux ecclésiastiques, le sombre des congrégations. Pour le rouge : le républicanisme, la toge des magistrats, les rideaux cramoisis avec effet de taches de sang, la couleur de la guerre avec en douce un hommage à Napoléon. Sans oublier cette dichotomie quand, dans la rêverie de Julien, le noir de la soutane se transforme en pourpre cardinalice. Et sans compter que le rouge et le noir sont les deux couleurs de la roulette.

    #rouge_et_noir #tm



  • Olympe de Gouges 2.0
    http://olympedegouges-museum.com

    Figure méconnue de la Révolution Française, humaniste et féministe avant l’heure, Olympe de Gouges, dont les combats pour la justice sociale ou le droit des femmes résonnent encore avec force dans notre société contemporaine, méritait bien qu’on lui consacre un musée… Mais pas n’importe quel musée. Pour celle qui fut si en avance sur son temps et aimait tant partager ses idées, quoi de mieux qu’un musée virtuel ? Fidèle à celle qui l’a inspiré, « Olympe de Gouges 2.0 » se veut un espace multiforme, transmédia et participatif, ouvert à tous et pour tous.

    Un musee qui ne ferme jamais ses portes

    Plus qu’un site internet, plus qu’un web doc, Olympe de Gouges 2.0
    est le projet d’un musée virtuel multiforme et transmédia, qui utilisera
    toutes les ressources du Web participatif et les nouvelles technologies
    qui lui sont associées pour rendre compte de la vie, de l’œuvre et des
    idées d’Olympe de Gouges.

    Un musee ouvert a tous
    L’objectif du projet Olympe de Gouges est double :

    – Faire connaître au grand public une personnalité historique en leur
    proposant une muséographie dématérialisée et innovante axée sur une
    mise en scène interactive et utilisant toutes les formes médiatiques
    (vidéos, écrits, animations, captations, BD…)

    #féminisme #historicisation #web_museum #Olympe_de_Gouges


  • Procès Tissier : l’association liée à l’Opus Dei lourdement condamnée - Le site officiel de GOLIAS pour les informations d’actualité
    http://golias-news.fr/article5760.html

    L’ACUT a été condamnée à une peine d’amende de 75.000 € et les deux responsables, personnes physiques, à une peine d’amende de 3.000 € chacune. Situation inédite, la Cour a par ailleurs ordonné, aux frais avancés de l’ACUT, la diffusion au sein des journaux Le Figaro et La Croix du communiqué suivant : « Par arrêt du 26 mars 2013, la Cour d’Appel de Paris a condamné l’ACUT à une amende de 75.000 €, Madame BARDON DE SEGONZAC et Madame DUHAIL, responsables de l’Ecole Technique Hôtelière de Dosnon et du Centre International de Rencontres de Couvrelles (Aisne), a une amende de 3.000 € chacune pour travail dissimulé en ayant fait une exploitation abusive du travail bénévole de membres de l’Opus Dei et pour rétribution contraire à la dignité en ayant profité du jeune âge et de la situation de dépendance de ses pensionnaires, élèves ou stagiaires, ainsi que de la vulnérabilité d’une numéraire auxiliaire (Catherine Tissier) pour rémunérer insuffisamment ou se passer de rémunérer leur travail. ».

    Ce communiqué établit sans conteste que les infractions poursuivies sont en lien notamment avec la vulnérabilité de Catherine Tissier et son statut de numéraire auxiliaire au sein de l’Opus Dei. Lors du premier procès, La Croix avait dépêché une journaliste lors de l’audience mais sa rédaction avait préféré ne publier aucun compte rendu de l’audience dans son journal papier, préférant se contenter d’une toute petite brève affirmant que l’Opus Dei et l’ACUT n’avait aucun lien. Voici aujourd’hui La Croix démentie par la Justice française et obligée de publier la vérité. Catherine Tissier a été déclarée recevable et bien fondée en sa constitution de partie civile, et s’est vue allouer des dommages et intérêts en réparation de son préjudice moral et financier, ainsi que la prise en charge de ses frais judiciaires. Une excellente nouvelle.

    #secte #opus_dei #esclavage


  • 50 000 cobayes en ex-RDA pour des groupes pharmaceutiques occidentaux
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/12/50-000-cobayes-en-ex-rda-pour-des-groupes-pharmaceutiques-occidentaux_317583

    Bien souvent les patients n’étaient pas en état de donner un consentement éclairé, comme ces trente grands prématurés sur lesquels l’EPO a été testée à la demande d’un groupe ouest-allemand, à l’hôpital berlinois de la Charité, ou les alcooliques en plein delirium tremens à qui on a donné du Nimodipin de Bayer, qui améliore la circulation sanguine cérébrale. Les laboratoires offraient jusqu’à 800 000 marks ouest-allemands (environ 400 000 euros) par étude, poursuit Der Spiegel.

    Interrogés par Der Spiegel, les entreprises concernées ont souligné que ces faits remontaient à fort longtemps et qu’en principe, les tests de médicaments obéissent à des protocoles très stricts. La fédération des chercheurs des industries pharmaceutiques ne voit, quant à elle, « pour le moment aucune raison de suspecter que quoi que ce soit ait été irrégulier », conclut Der Spiegel.

    Les tests obéissent a des protocoles très stricte EN OCCIDENT et si vous n’êtes pas du quart-monde tel que Rrom par exemple. Les agents de comm’ de sanofi &co veillent au grain dans la presse. Sur le sujet édifiant des tests pharmaceutique dans les pays pauvres lire le livre de Sonia Shah « COBAYES HUMAINS -Le grand secret des essais pharmaceutiques" histoire de se rendre compte que les pratiques n’ont guère changé depuis la guerre froide.
    #pharma


  • Victimes DE, mais pas « victimes par définition » | A dire d’elles
    http://sandrine70.wordpress.com/2013/05/10/victimes-de-mais-pas-victimes-par-definition

    "Comme tous les systèmes qui acceptent les inégalités, l’ordre néolibéral déteste les victimes. Parler d’un être humain sans défense, d’un être vulnérable, suppose en effet la nécessité d’une société juste et le besoin d’une protection sociale. Rendre tabou la notion de victime est une étape pour légitimer le fossé entre les classes sociales et les sexes. Ce procédé exige deux phases. D’abord, il faut affirmer que la victime est, par définition, une personne faible, passive et impuissante. Puisque les personnes vulnérables se battent malgré tout et développent de nombreuses stratégies pour maîtriser la situation, « on découvre » que l’idée qu’on s’est faite de la victime est inexacte. La personne vulnérable n’était pas passive, bien au contraire. Donc, nous dit-on, il faut abolir la notion de victime. En conséquence, nous devons accepter l’ordre social – la prostitution, la société de classes, les inégalités – si nous ne voulons pas étiqueter des gens comme des êtres passifs et impuissants".

    #victime

    • Aïe juste au moment où je disais à madmeg que je ne l’embeterais plus avec mes débats, paf, on exhume ce sujet qui me passionne, avec un billet qui me fait forcement réagir.. :-)

      Autant je suis d’accord avec le passage cité ici de Kajsa Ekis Ekman - l’ordre néolibéral répète à loisir avec une mauvaise foi détestable que tout ce qui s’oppose aux inégalités ne serait qu’ « assistanat » et négation de l’individu - , autant le reste du propos de Sandrine70 m’embrouille.

      Donc, elles sont victimes DE, et c’est des traumatismes subis qu’il faut les soigner, c’est pour les conséquences matérielles qui en découlent qu’il faut les aider. Pas parce qu’elles « seraient » des victimes. Elles sont des individues, dont une caractéristique -parmi d’autres- même si elle prend beaucoup de place dans leur vie en raison des explications données ci-dessus est d’avoir été victime DE. Pourtant, la société dans son discours insiste à les enfermer dans ce statut. C’est une façon d’en faire les responsables de ce qui serait un « état de fait ».

      Je suis d’accord avec son raisonnement...
      Et justement j’en arrive à une conclusion opposée sur la prostitution.
      Etre victime d’un viol, c’est être la victime d’un violeur. Ce n’est pas comme être victime aléatoire de la foudre contre laquelle on est impuissant et contre laquelle on peut se montrer fataliste.
      Donc je suis à fond d’accord pour dire que le mot « victime » dissocié de la notion de coupable ne veut rien dire.
      Et c’est pour ça que dans l’absolu je trouve que la prohibition de la prostitution ne peut être que temporaire.
      Comme une mesure d’urgence éventuellement, mais pas pérenne.
      Cela me fait penser aux histoires de « couvre-feu » pour les mineurs dans certaines villes le soir. Pour protéger des victimes potentielles, on va instaurer une loi certes assez efficace sans doute, pleine de bon sens, mais extrêmement rigide, répressive et déresponsabilisante pour tout le monde. On invente un délit, être dehors après 22h, pour empêcher d’autres délits plus difficiles à détecter et bloquer. C’est un gros aveu d’impuissance, de fatalisme et de renoncement face aux auteurs effectifs de vrais délits.
      Ici on va faire d’une relation sexuelle associée à une transaction financière entre adultes un délit, pour éviter d’avoir à s’attaquer aux vrais délits d’agression et de prédation des hommes sur les femmes (abus de faiblesse, proxénétisme..).
      Que se passera-t-il quand, malgré la prohibition, une prostituée clandestine se fera égorger ? Elle sera juste un peu moins victime, et surtout le mec ne sera plus du tout coupable, car il ne sera plus vraiment question de sexisme, mais de violence entre deux hors-la-loi.

      Pour moi, on devrait plutôt envisager une « normalisation » de la prostitution, en rebondissant sur le choc de « transparence » du père François.

      Ok braves gens, vous voulez du sexe tarifé ? Une activité marchande comme une autre ? Fort bien, assumez alors. Assumez vis à vis de vos épouses, vos gosses, vos parents et vos oncles et tantes. Ils pourront être informés
      Toute transaction ayant une incidence sociale devrait apparaître sur un registre consultable par chacun. C’est à ce prix qu’on pourra prétendre à une vraie responsabilité du consommateur. Dans que le droit au secret de la vie privée lui donnera le droit de se comporter de façon socialement irresponsable, on ne pourra rien attendre des individus.

      C’est d’ailleurs à peu près ce que disait Eva Joly suite à l’affaire Cahuzac, en parlant de l’exemple de la Norvège.
      Interdire, ça déresponsabilise. Et donc ça déculpabilise, car un coupable irresponsable n’est plus vraiment coupable.
      Obliger à assumer ses actes, ça c’est responsabilisant. Et je peux vous dire que ça en calmerait plus d’un...

      Pour moi, le meilleur contrôle public, c’est la transparence, le fait que les citoyens puissent consulter les déclarations de revenus. En Norvège, vous tapez mon nom, comme celui de n’importe quel citoyen, vous saurez tout. Si je troque mon kayak pour un yacht alors que je déclare gagner quelques milliers d’euros par mois, j’aurai un contrôle. Toute la lutte contre le blanchiment est basée sur ce qu’on appelle les « messages » que donne le train de vie.

      http://www.telerama.fr/idees/trois-regards-sur-l-apres-cahuzac-pour-sortir-de-la-crise-democratique,9639

    • entre deux hors-la-loi

      Gnih ? Ya un truc que tu as pas dû pigé, parce que dans l’abolitionnisme il n’a jamais été question que la prostituée soit hors-la-loi. Seulement les proxénètes et les clients : donc uniquement les coupables justement. Donc ça responsabiliserait forcément les « consommateurs » de pute, puisque pris la main dans le sac, ils seraient à la fois punis pour ça et leur famille serait au courant.

    • @petit_ecran
      Il y a pas mal de choses qui me chiffonne dans ton raisonement. Je ne comprend pas comment tu passe de « la foudre » a « la prostitution ».
      Pourquoi la prohibition de la prostitution serait forcément temporaire ?
      Pourquoi la fait qu’il y ait un « auteurE » plutôt que pas changerait la nature du problème ?
      Ta comparaison avec le couvre feu me semble aussi étrange. Un couvre feu est une atteinte a la liberté, la prohibition de la prostitution non, le droit d’exploiter la misère d’autrui n’est pas une liberté individuelle que le collectif devrait favorisé, bien au contraire, rien a voire avec la liberté de se déplacer dans l’espace publique. Pour ton choix de vocabulaire je tique aussi sur « sexe tarifé » que je remplacerait par « domination tarifé » et n’utiliserait pas non plus le mot « consommateur » pour parler du client prostitueur et cela justement parcequ’il ne s’agit pas de marchandise mais d’humainEs. L’idée du fichier publique je suis pas fana non plus, ça fait un peu lynchage.

    • @Rastapopoulos : le fait est que dans la clandestinité, la femme qui se prostitue sera toujours plus vulnérable que le client prostituteur, et à moins d’espérer une grande efficacité de la répression des flagrant délits, la plupart du temps le client malveillant sera loin quand un délit sera constaté. Les pouvoirs publics mettront-ils autant d’entrain à rechercher le coupable que si la victime avait été pharmacienne ?

      @mad_meg :
      Pour la foudre :
      – on pourra toujours être victime de la foudre par temps d’orage, quel que soit notre degré de civilisation. C’est une fatalité.
      – par contre j’ai l’espoir qu’un jour on saura apprendre aux mâles à rejeter leurs pulsions de prédation sexuelle (acquises ou innées, peu importe) et qu’on arrêtera de dire que les femmes peuvent être victimes de viol en se promenant la nuit comme on peut être victime de la foudre par temps d’orage.

      C’est parce que je refuse la fatalité de la prédation masculine sur le corps des femmes, couplée à la vulnérabilité matérielle et psychologique des femmes, que je vois l’interdiction de la prostitution comme impérativement temporaire. Je m’explique : faire de la prostitution un délit pour lutter contre les vrais délits auxquels la prostitution est souvent associée (abus de faiblesse, proxénétisme) est un aveu d’impuissance à long terme. C’est comme instaurer un couvre-feu pour les mineurs en expliquant qu’un mineur qui traîne la nuit dehors commet un délit car il va forcément impliquer d’autres délits dont il sera la première victime. On lui interdit cette activité là pour son bien.
      C’est ce qui me gêne dans l’interdiction de la prostitution. On veut interdire à la femme de se prostituer, pour son « bien ». Même si je suis d’accord pour dire que 99,9% des femmes qui se prostituent ne font pas cette activité par choix et que les 0,1% restant sont sans doute manipulées par leurs addictions, leur dépendances ou leurs macs, l’idée même de décréter une interdiction définitive qui outrepasse le libre-arbitre d’individus humains pour « leur bien » me tord les boyaux.
      On diverge sans doute uniquement sur l’hypothèse qu’il puisse exister des femmes qui veuillent se prostituer en leur âme et conscience, hypothèse que tu écartes quand tu écris : « Un couvre feu est une atteinte a la liberté, la prohibition de la prostitution non »,

      Sinon quand tu dis « le droit d’exploiter la misère d’autrui n’est pas une liberté individuelle que le collectif devrait favoriser », je suis d’accord avec toi, mais je ne suis pas d’accord avec l’idée que ne pas interdire la prostitution favoriserait « le droit d’exploiter la misère d’autrui » . Exploiter la misère d’autrui, selon moi, la loi l’interdit déjà, mais on ne sait pas la faire appliquer, car le capitalisme repose là dessus. On rit de voir Sarko inquiété pour avoir récupérer des liasses chez une mamie gâteuse pleine aux as, mais dans le même temps on tolère que des familles vulnérables se fassent dépouiller par des crédits à la consommation. Ce n’est pas spécifique à la prostitution. Interdire la prostitution ne résoudrait qu’une partie de ces cas d’exploitation, et pourrait faire croire que le reste est admissible.

      Voilà pourquoi je ne peux envisager que la prohibition que de façon temporaire, dans une situation d’urgence, pour aider les personnes en danger. Ce n’est pas un objectif cible acceptable à long terme. J’espère qu’un jour les femmes pourront faire ce qu’elle veulent de leur cul, le laisser en paix ou gagner du pognon avec si y a encore des pigeons pour leur en donner, sans qu’une loi leur dise ce qu’elles ont le droit de faire ou non avec leur corps, quel don de leur personne est moralement acceptable, quel don ne l’est pas.
      Tant que des lois comportementales seront là pour protéger des individus, ce sera forcément des lois paternalistes qui infantiliseront ces individus. Des lois qui traitent ces individus en victimes, et non en « victimes de ».

      Je rêve plus d’une société d’adultes libres et responsables en capacité et en obligation d’assumer leurs actes, où les lois essentielles sont déjà appliquées et ne laissent aucun recours au lynchage...



  • McDo trompé sur la qualité de sa viande
    http://www.leparisien.fr/scandale-alimentaire/mcdo-trompe-sur-la-qualite-de-sa-viande-25-04-2013-2757557.php

    Sur un document d’août 2008 dont nous avons pu prendre connaissance, on découvre que Castel Viandes n’hésite pas à vendre des morceaux souillés, destinés à McKey, la centrale d’achat de McDonald’s. Ces souillures proviennent d’accidents de découpe qui peuvent contaminer la viande, des pratiques interdites pour faire du steak haché. Entre le 1er et le 22 août, à six reprises, des morceaux souillés sont ainsi envoyés au client. Contactée hier, Mcdonald’s, qui défend toujours la qualité de ses produits, a annoncé qu’elle avait « récemment suspendu ses approvisionnements avec ce fournisseur » .

    On voie que le service de comm’ de mac do est au top, on parle pas de #merde comme pour Ikea, c’est juste de la « souillure ».

    Le film « fast food nation » donne tous les details savoureux que le parisien ne dit pas.
    http://m.youtube.com/#/watch?v=mJ3cZC3RHGY&desktop_uri=%2Fwatch%3Fv%3DmJ3cZC3RHGY


  • Les casseroles et le sport féminin dans les médias

    http://www.lemonde.fr/sport/article/2013/03/28/les-casseroles-et-le-sport-feminin-dans-les-medias_3149880_3242.html

    « ÉVÉNEMENTS D’INTÉRÊT MAJEUR »

    Le sport est donc une structure sociale qui sert à reproduire et à reconstruire la domination masculine en (sur)valorisant des « compétences » comme la force, la puissance ou l’agressivité. Il contribue à l’acceptation de la masculinité comme une caractéristique déterminante des sociétés occidentales. Dans ce contexte, les femmes sont considérées comme exclues de certaines activités, le sport en étant une des plus proéminentes.

    Ainsi, en tant qu’institution sociale hégémonique, le sport naturalise la puissance et les privilèges des hommes sur les femmes, épaulé par les médias qui au travers de leur représentation de la femme sportive participent au maintien de cette vision hégémonique. En ignorant ou en dévaluant le sport féminin, ils envoient le message que celui-ci n’est pas digne d’intérêt et, ce faisant, ils contribuent à renforcer l’hégémonie du modèle patriarcal du sport « masculin ». Plusieurs études récentes montrent que les médias inhibent la participation des femmes, qui se sentent illégitimes dans le domaine sportif, que ce soit dans la pratique sportive organisée ou dans la prise de responsabilités institutionnelles.

    #feminisme #genre #foot #sport

    • Les femmes peuvent faire du sport si leur entraîneur est masculin. Par contre elle ne peuvent pas faire entraineur si leur équipe est masculine. Amélie Mauresmo le sait bien.

      Petit HS mais dans le sujet quand même : amateur de foot, je me suis rendu compte que je préférais les matches de foot féminin : les séquences de jeu sont plus longues et plus fluides, moins hachées par les fautes (ah le fameux jeu viril cher à Thierry Roland..). Et si les performances techniques et athlétiques individuelles sont effectivement inférieures aux mecs pour le moment (moins de pratiquants, moins de dopage) ça reste plus esthétique à voir pour moi car le jeu collectif a plus d’importance.

      Et dernier petit HS dans le sujet quand même :
      http://www.cafebabel.fr/article/44008/mariage-pour-tous-droit-ringardise-pour-tous.html

      Le foot féminin : le sexe vend… s’il est hétéro !

      L’homophobie et le racisme dans le milieu du sport, et en particulier dans celui du sport préféré des Allemands - le football - est l’un de ses sujets de recherche de prédilection. Le constat de Nina Degele ôte toute illusion : « le football est tellement associé à la virilité et à une norme hétérosexuelle que les homosexuels n’y ont aucune place. » C’est pour cette même raison que les femmes rencontrent des difficultés dans ce sport : « Les femmes qui jouent au foot, d’avance, ne sont pas considérées comme de “vraies femmes” et elles sont toujours confrontées au préjugé selon lequel elles sont lesbiennes. » C’est de cette image que le football féminin essaie de se débarrasser. Le sexe vend, mais l’homosexualité va tout de même un peu trop loin, et pourrait éventuellement dissuader les sponsors potentiels et les acheteurs de produits dérivés. D’après le professeur, « pendant la Coupe du monde de football féminin en Allemagne, les organisateurs ont essayé de donner à l’évènement une image très hétérosexuelle pour ne pas compromettre les possibilités de commercialisation ni l’acceptation dans l’opinion publique. »

    • Ce qui me rappelle qu’il y a quelques années, j’avais fait la mise en page et la couverture d’un bouquin de chez Vuibert : Alice Milliat, par André Drevon :
      http://www.vuibert.fr/ouvrage-9782711771349-alice-milliat.html

      Au fil des événements sportifs de l’athlétisme et des sports collectifs féminins, entre 1917 et 1938, l’auteur raconte comment furent créées les deux fédérations (nationale et internationale) qui réuniront jusqu’à 32 fédérations nationales, organiseront des jeux féminins et obtiendront leur participation aux Jeux olympiques « officiels » à partir de 1928 (Jeux d’Amsterdam). L’accueil que les femmes réservèrent à ce mouvement fut une telle réussite qu’en 1933 on estimait à plus de 50 000 le nombre d’adhérentes de la fédération française de sport féminin (la FFSF). Un ordre de grandeur : la FF de Football revendiquait 300 000 licenciés en 1939. Par contre, après-guerre en 1946, les sportives licenciées ne seront plus que 6 000 car, entre-temps, les deux fédérations avaient été attaquées au point de disparaître.

      André Drevon raconte cette bataille acharnée des opposants au sport féminin. Notamment celle de Coubertin et de son successeur Baillet-Latour, dirigeants du Comité Olympique (le CIO) ; celle de la fédération internationale d’athlétisme (ou IAAF) et de son président, le Suédois Siegfried Edström ; celle du président de la FF d’Athlétisme et de son homologue allemand, zélateur et proche d’Hitler... Tous viendront à bout de l’aventure des fédérations internationales féminines, une œuvre portée par Alice Milliat mais plongée dans l’oubli.


  • La Fifa : « Un moindre niveau de démocratie parfois préférable pour organiser un Mondial »

    http://www.rue89.com/rue89-sport/2013/04/25/fifa-lache-moindre-niveau-democratie-parfois-preferable-organiser-mondial-241

    « Je vais dire quelque chose de fou, mais un moindre niveau de démocratie est parfois préférable pour organiser une Coupe du monde.

    Quand on a un homme fort à la tête d’un Etat qui peut décider, comme pourra peut-être le faire Poutine en 2018, c’est plus facile pour nous les organisateurs qu’avec un pays comme l’Allemagne où il faut négocier à plusieurs niveaux. »

    Jérôme Valcke, secrétaire général de la Fifa.

    On devrait dire Fifaf pour saluer le bel esprit du sport.
    #foot #fascisme

    • Une petite citation de Pierre de Coubertin qui va bien avec la Fifaf

      « Les sports ont fait fleurir toutes les qualités qui servent a la guerre : insouciance, belle-humeur, accoutumance à l’imprévu, notion exacte de l’effort à faire sans dépenser des forces inutiles. »

      Ah la guerre quelle belle humeur et quel insouciance...


  • Chiffres de la délinquance : « Que vaut un thermomètre témoignant d’un monde irréel ? » | Vu de l’intérieur
    http://delinquance.blog.lemonde.fr/2013/04/24/chiffres-de-la-delinquance-que-vaut-un-thermometre-temoigna

    Pourquoi pensez-vous qu’il faille « casser le thermomètre » ? N’y a-t-il pas un risque de ne plus pouvoir comparer l’évolution de la délinquance ? Les nouveaux agrégats présentés par le ministre en janvier continuent ainsi d’utiliser ce système, même s’ils tentent d’élargir le spectre, et la mission Le Bouillonnec ne parle que de le « rénover »...

    Commençons par rappeler que l’état statistique 4001 – c’est son nom – est hérité d’une époque où les plaintes étaient enregistrées à la machine à écrire : l’outil serait-il vraiment toujours adapté aujourd’hui ? Ajoutez ensuite à cette obsolescence toutes les dérives qui ont servi, depuis 2002, à dévoyer les statistiques pour travestir en success-story l’échec de la politique sécuritaire.

    Une comparaison entre les données des compagnies d’assurance et celles du ministère de l’intérieur prouve, par exemple, de façon irréfutable, une tricherie de grande envergure sur les vols de véhicules. Dans d’autres rubriques, les chiffres sont aussi surréalistes que le silence de l’ONDRP à leur égard : les infractions qui diminuent massivement sont celles que la police élucide le moins. Prenez les vols dans les voitures : la police peine à en élucider de 4 % à 9 % selon les années, mais le nombre de ces vols aurait pourtant baissé de 500 000 à 250 000 en dix ans. Que vaut un thermomètre témoignant d’un monde irréel où ce serait l’inefficacité de la police qui découragerait le crime ?

    L’état 4001 ne permet ainsi plus aucune lecture pertinente tellement la délinquance a été sous-estimée durant une décennie. Le gouvernement se trouve d’ailleurs sur ce point face à un choix difficile. Relâcher la pression sur les unités de base et les laisser enregistrer toutes les infractions portées à leur connaissance, c’est jouer la carte de l’honnêteté statistique. Mais c’est aussi s’exposer à une forte hausse apparente de la délinquance : le retour en statistique des centaines de milliers de délits qui en sont artificiellement exclus depuis des années ne peut pas produire d’autre effet.

    Pourtant, des résultats comme ceux de la police scientifique ou de l’élucidation des homicides sont souvent cités comme des exemples de la réussite policière. Vous les remettez en cause ?

    Les chiffres relatifs aux fichiers des empreintes génétiques et digitales sont empreints d’approximations à l’égard desquelles l’Observatoire a fait preuve de la même complaisance que dans le cas précédent. Mais même en trichant sur leurs résultats, ces fichiers ne représentaient même pas 4 % du total des infractions élucidées en 2010, soit à peine 1,5 % des délits enregistrés. Comme vous le voyez, on est très loin des armes de destruction massive de la délinquance pour lesquels on tente de les faire passer. Quant aux autres techniques de police scientifique, elles pèsent de façon anecdotique du fait de la complexité de leur mise en œuvre et de leur coût exorbitant.

    Le constat est moins sombre pour les homicides, mais en partie grâce à la bonne volonté des assassins, dont l’identité est connue avant l’arrivée des enquêteurs dans environ deux tiers des cas. Simultanément, la police déploie beaucoup d’énergie pour éluder les problématiques les plus épineuses. Sur la détection des homicides en série, elle donne vaguement le change tout en niant le phénomène en sous-main ; sur les disparitions inquiétantes de personnes, elle ne prend même pas cette peine. Des matières dans lesquelles nous en sommes presque encore à l’âge de pierre.

    #statistique #police


  • Françoise Héritier explique le principe de la marmite - Olympe et le plafond de verre
    http://blog.plafonddeverre.fr/post/Fran%C3%A7oise-H%C3%A9ritier-explique-le-principe-de-la-marmite

    La domination masculine remonte à la nuit des temps, et plus précisément à l’époque paléolithique, celle des chasseurs-collecteurs. Quand les humains, peu nombreux (de l’ordre de 100 000) vivaient en groupes consanguins de 15/20 personnes.

    L’analyse génétique de groupes décimés par une maladie ou une catastrophe, et dont les membres sont donc morts en même temps, permet de constater que les hommes et les enfants partagent le même ADN, mais que celui des femmes est différent.

    Concrètement, cela signifie que les femmes venaient d’autres groupes. Elles constituaient une monnaie d’échanges ou faisaient l’objet de razzias.

    Françoise Héritier rappelle que ce sont ces humains qui ont crée les premiers systèmes de pensée. Rien avant eux n’existait.

    Or, l’un des mystères auxquels ils se trouvent confrontés et celui de l’impossibilité pour les hommes de se reproduire, alors que les femmes peuvent concevoir des filles mais aussi concevoir des garçons.

    Ils ont remarqué qu’un coït était obligatoire pour qu’une grossesse ait lieu. Conclusion : ce sont les hommes qui mettent les enfants dans les femmes et les femmes sont, avec cette logique, conçues comme des marmites (des vases sacrées nous dit la Bible).

    Il devient donc important pour les hommes de les posséder et les garder.

    En fin de propos Françoise Héritier a suscité les applaudissements de la salle en estimant qu’aujourd’hui nous ne faisons pas des réformettes en essayant d’établir l’égalité hommes/femmes, nous faisons « un recommencement du monde ».

    #recommencement_du_monde #feminisme #paleontologie

    • Le mâle est-il à ce point préoccupé par sa descendance ? Je ne suis pas sûr. Bien sûr des hommes peuvent voir dans leur enfant leur prolongement, leur oeuvre, palliatif pour faire le deuil de notre immortalité. Mais cela me semble trop marginal pour corroborer l’idée de .
      La polygamie me semble être à la base une pratique masculine pour disposer de plusieurs amantes, pas de plusieurs génitrices.
      Pour moi, la pensée à long terme, je la vois plutôt introduite par les femmes. Ce sont elles qui prévoient, qui anticipent. Les mecs chassent, l’immédiateté est leur horizon favori. La descendance je la vois plutôt comme une préoccupation féminine. Filtre sexiste ? Peut-être...

      En fait je vois 3 grandes catégories de mâles alors : les chasseurs, les éleveurs et les curés-empereurs.
      Les chasseurs (violeurs ?) inconsciemment dominés par leur instinct sexuel de reproduction et animés par la pulsion prédatrice du corps des femmes.
      Les éleveurs (dominateurs) conscientisant leur instinct sexuel, et s’organisant pour disposer du corps des femmes, comme on organise un élevage alimentaire, et prêts à prendre les armes en cas de rivalité entre congénères, entretenant pour ça leur virilité comme arme de dissuasion.
      Enfin les curés-empereurs, vivant mal la compétitition intra-masculine entre dominateurs, rêvant d’unifier et organiser le monde selon leur propre vision, prêts à faire la guerre pour cela. Pour moi ce sont eux qui ont commencé à se préoccuper de leur descendance. Ce sont eux qui, en quête de pouvoir et d’ordre public, et identifiant la faiblesse masculine d’être l’esclave de leur instinct sexuel, n’assumant pas cette culpabilité, ont projeté leur aigreur sur les femmes, les accusant d’être source d’impureté, de tentation. Ce sont eux qui ont ont sacralisé la sexualité reproductrice pour mieux diaboliser la sexualité source de plaisir. Ce sont eux qui ont préféré faire des femmes des marmites d’enfantage plutôt que des marmites de plaisir débauchant.
      Oui j’ai une vision très animale de l’humanité, ce n’est pas pour ça que je serais fataliste et patriarcal. Au contraire, je veux favoriser la prise de conscience pour sortir de notre animalité, et le féminisme est une des clés principales pour y parvenir..

      Voilà ma vision, elle peut sans doute choquer, mais je veux bien la confronter à d’autres :-)

    • @reka : c’est une caricature, une énorme simplification pour évoquer un sujet complexe, je ne dis pas qu’il n’y a que 3 catégories.
      D’ailleurs j’aurais pu en évoquer une quatrième, apparue plus récemment. C’est le « conciliant », celui qui commence à entendre la cause féministe, qui fait des concessions en comprenant qu’il n’a pas intérêt à trop sous-estimer la femme, car elles sont bien utiles et ne disent pas que des conneries, qui leur donne le droit de vote, etc, mais ne se remet pas en cause (ou faiblement : il participe plus aux tâches ménagères à la maison que ne le faisait son père).
      Il est à peu près d’accord pour considérer que la femme est un mec comme les autres, qu’elle peut donc aussi participer à la compétition, et que si elle n’est pas contente malgré tout elle ne peut s’en prendre qu’à elle même (genre la cause des femmes, c’est comme l’environnement ou les accès handicapés, ça commence à bien faire..)
      On essaie, dans notre génération, de sortir de cette quatrième catégorie, mais on n’a pas forcément les idées claires apparemment...

    • J’ai pas beaucoup de temps aujourd’hui, mais il y a ce texte qui pourrait vous intéresser @petit_ecran et @reka
      http://seenthis.net/messages/132556
      et pour vos questions il y a une féministe qui a beaucoup travailler sur la sexualité c’est Andréa Dworkin, la compagne de John Stoltenberg justement. Je la connait encore très mal, elle est très peu traduite en français. Il semble qu’elle analyse le fait que la sexualité patriarcale est toujours du domaine du viol. Idée qui me choque aussi et dont je ne sais pas quoi pensé tant que je ne me serait pas pencher sur les textes de Dworkin.

      j’essaye de réunir tout ce que je trouve sur la #condition_masculine avec ce tag, c’est à mettre en parallèle avec le texte de Ms. Dreydful rapporter ici
      http://seenthis.net/messages/132482
      C’est aussi difficile de penser la condition de blanc que celle d’homme, et pour les deux, il y a tout à faire.

      @petit_ecran, quant tu dit que les préoccupation de descendances ne sont pas si fortes chez les hommes, je tousse un peu, les questions d’héritage, la loi Salique, les accusations de bâtardise... c’est pas une invention soixante-huitarde à mon avis.

    • @mad_meg : je me trompe peut-être, mais ces questions là (héritage, batardisme...) touchent à l’identité sociale du mâle lorsque la société est déjà très structurée (mais bien avant mai 68 je suis d’accord :-)

      Cela touche à la perpétuation de son pouvoir et de son « rang » : les héritiers de mon patrimoine, la pureté de mon sang...
      ça arrive dans les sociétés à une époque, le moyen-âge où les curés-empereurs sont justement en train de sévir..
      Il ne s’agit pas d’un intérêt porté à la descendance, mais de s’assurer que ma descendance est bien conforme à mon pouvoir, compatible avec mon rang. En aucun cas une préoccupation positive envers ma descendance qui me fera voir la femme comme une précieuse marmite à enfanter, bref qui me fera considérer la femme comme un objet stratégique que je dois posséder. Si je la possède, c’est pour mon plaisir, et son rang, sa beauté, doit faire image à ma valeur, ma virilité.
      Le mâle commence à s’intéresser à sa descendance pour s’assurer qu’elle est conforme à l’image qu’il en attend, et contrôler que la maman lui a toujours été parfaitement dévouée et fidèle.
      C’est horrible ce que j’écris, mais sincèrement, je doute que dans l’histoire, les mâles aient toujours accordé une grande importance à la capacité d’enfantement des femmes.

    • oh bah y a un vieux bouquin qu’on appel la bible et qui comporte des généalogies presque exclusivement masculine, il me semble que l’evengile de Matthieu commence par la longue enumeration des poseurs de petites graines...

      Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham.
      1.2
      Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ;
      1.3
      Juda engendra de Thamar Pharès et Zara ; Pharès engendra Esrom ; Esrom engendra Aram ;
      1.4
      Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon ;
      1.5
      Salmon engendra Boaz de Rahab ; Boaz engendra Obed de Ruth ;
      1.6
      Obed engendra Isaï ; Isaï engendra David. Le roi David engendra Salomon de la femme d’Urie ;
      1.7
      Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abia ; Abia engendra Asa ;
      1.8
      Asa engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ;
      1.9
      Ozias engendra Joatham ; Joatham engendra Achaz ; Achaz engendra Ézéchias ;
      1.10
      Ézéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amon ; Amon engendra Josias ;
      1.11
      Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone.
      1.12
      Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel ; Salathiel engendra Zorobabel ;
      1.13
      Zorobabel engendra Abiud ; Abiud engendra Éliakim ; Éliakim engendra Azor ;
      1.14
      Azor engendra Sadok ; Sadok engendra Achim ; Achim engendra Éliud ;
      1.15
      Éliud engendra Éléazar ; Éléazar engendra Matthan ; Matthan engendra Jacob ;
      1.16
      Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.

      C’est vrai qu’il y a Marie à la fin et Ruth est cité, mais sinon le patriarche Matthieu a fait l’économie des femmes, et c’était bien avant le moyen age...

      L’expression « petite graine » est assez parlante, c’est dans la terre qu’on plante les graines et la terre n’est pas connu pour être un élément actif.

      Je doit partir, on continuera peut être ce soir, mais là je suis désolé de répondre un peu à la va vite.

    • @mad_meg, pas de souci, vaque à tes occupations :-)
      Tu as raison pour la bible, ce bouquin dont on se demande s’il n’a pas été écrit par Hergé, tant les femmes sont aussi visibles que dans un épisode de Tintin.
      Désolé pour les anachronismes de mon modèle alors, disons que le patriarche Mathieu correspond pour moi à un curé-empereur qui va organiser la vie de ses pairs en leur montrer le droit chemin (sur lequel il traîneront leur femme, de gré ou de force). Et surtout ici il est question d’ascendance, pas de descendance. D’où vient Jesus ?

      Je ne veux pas te donner l’impression que je joue sur les mots. Mais très franchement j’ai la conviction que ce qui caractérise l’orientation comportementale du mâle, c’est : « après moi le déluge »


  • Nous sommes toutes et tous des êtres humains | Entre les lignes entre les mots
    http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/04/22/nous-sommes-toutes-et-tous-des-etres-humains

    John Stoltenberg analyse, entre autres, l’érotisme et la violence dans l

    Si les hommes ont un désavantage épistémologique, ils ne peuvent connaître de l’intérieur l’oppression subie par les femmes, « ils sont en revanche les seuls à connaître les stratégies de domination qu’ils forgent consciemment, comme l’a mis en évidence Léo Thiers-Vidal ».

    Si aujourd’hui les hommes « d’extrême-gauche » acceptent l’existence du féminisme, cette acceptation n’en reste pas moins à la fois très « abstraite » et bien peu présente dans l’ensemble des problématiques sociopolitiques. D’autant qu’ils mettent sous le tapis, « la question de ce qui se passe »dans le privé » – euphémisme pour tout ce qui concerne la sexualité des hommes ».

    #condition_masculine #genre #feminisme