• Ma vie est actuellement en train de s’effondrer.... | Monsieur Poireau est dans la merde grave.
    http://le-m-poireau.tumblr.com/post/92995453689/ma-vie-est-actuellement-en-train-de-seffondrer

    J’ai déjà été SDF et j’ai passé l’âge de retenter le personnage. J’ai trop pris de la bouteille pour encore me jeter à la mer.
    Cette fois, c’est la razzia. Je dois vendre la totalité de mes biens, me séparer de mon chat, partir ailleurs, trouver un abri et espérer un nouveau départ. Je suis viré de chez moi sans possibilité de rebondir. Sitôt que j’entrevois la possibilité d’un pas, s’y associe le bâton qui en retour me cinglera. Ma nature elle-même, la personne que je suis intérieurement, se révèle être la tumeur contre laquelle la réalité s’obstine. Or, je n’ai plus l’énergie des métastases…


  • La #villeneuve déboutée, #envoyé_spécial démasqué.
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=3721

    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/wp-content/plugins/readers-from-rss-2-blog/wpsmartapps-lic/images/ico-tag.png

    Ce que le #procès contre #france_2 a révélé Le tribunal de Grenoble a débouté, le 26 juin dernier, l’association d’habitants du quartier de La #villeneuve qui avait déposé plainte pour diffamation contre #france_2 après la diffusion du reportage « La Villeneuve : le rêve brisé » dans l’émission #envoyé_spécial, en … Tags : envoyé spécial, france 2, #journalistes, #Médias, #procès, #télévision, villeneuve Del.icio.us La Villeneuve déboutée, Envoyé spécial démasqué. "> Facebook TweetThis La Villeneuve déboutée, Envoyé spécial démasqué. "> Digg La Villeneuve déboutée, Envoyé spécial démasqué. "> StumbleUpon La Villeneuve déboutée, Envoyé spécial démasqué. "> Comments : 0 (Zero), Be the first to leave (...)

    #journalistes #Médias #télévision

    • …la plaidoirie de l’avocat de la chaîne a apporté, à son insu, des pistes de réponses.
      A l’audience, pour justifier la représentation criminogène de La Villeneuve, il suggère aux juges de se reporter au « dossier de presse du ministère (de l’intérieur) » sur le classement du quartier de La Villeneuve parmi les « nouvelles zones de sécurité prioritaires » créées en novembre 2012 par le gouvernement. Cet argument rappelle ici, après de nombreuses études de sociologie des médias, l’emprise des discours politiques et administratifs sur la perception qu’ont les journalistiques des milieux populaires. Plutôt que de chercher à questionner, par leurs propres investigations, ces catégories d’état, les grands médias s’y référent et les diffusent. De la même manière, Laurent Bonelli avait montré comment la catégorie « violences urbaines », forgée par les services des Renseignements généraux au tournant des années 90, s’était avérée être un « prêt-à-penser » « particulièrement adapté au questionnement journalistique »


  • Laurent Bonelli : L’édifice antiterroriste développé par la France
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/29/laurent-bonelli-figure-loup-solitaire-catalyse-toutes-les-peurs-253

    Dès lors que des mesures sont prises pour lutter contre le terrorisme, elles apparaissent légitimes. La plupart du temps, les lois qui l’encadrent sont votées dans l’émotion et la peur qui suivent une vague d’attentats. Il est bien plus facile, dans ces moments-là, de construire un consensus politique et de réduire les libertés publiques en élargissant les pouvoirs coercitifs. Un peu comme en matière de délinquance, quand on fait passer une loi juste après un fait divers crapuleux. (...) Source : Rue89


  • Prison : le contre-exemple américain
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/29/prison-le-contre-exemple-americain_4447501_3224.html

    la France semble sortir d’une politique sécuritaire misant sur l’augmentation de l’incarcération pour réduire la délinquance. Celle-ci s’était largement inspirée d’un « modèle » américain de lutte contre le crime. Hélas, les Etats-Unis constituent un contre-exemple qui illustre en réalité les effets délétères d’une politique d’incarcération de franges entières de la population. Même si le degré d’application des politiques répressives y est sans rapport avec celui que connaît la France, le cas américain montre la nécessité de la recherche de solutions alternatives. (...) Source : Le Monde


  • Les sans-domicile dans l’agglomération parisienne : une population en très forte croissance
    http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=20&ref_id=21375

    Début 2012, 28 800 adultes francophones sans domicile ont été dénombrés dans l’agglomération parisienne, ce qui représente une hausse de 84 % par rapport à 2001. Cette population, en majorité jeune, masculine et étrangère, est restée en moyenne pendant 9 mois sans domicile en 2011 dont (...) Source : Insee


  • Briser la banlieue par l’image
    http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2014/07/14/briser-la-banlieue-par-l-image_1063735

    Ne faut-il pas s’interroger sur les difficultés à se faire entendre pour les habitants d’un quartier attachés à renvoyer une image plurielle de leur identité, et qui ont situé au cœur de leur démarche la notion - non reconnue juridiquement - de « diffamation territoriale » ? Encore moins qu’hier, les chaînes publiques, et plus largement les pouvoirs publics, ne peuvent ni ne doivent s’exonérer de leurs responsabilités dans la lutte contre les discriminations au risque d’accélérer, par le pouvoir létal de l’image, la mort sociale des quartiers. (...) Source : Libération


  • Le FBI mis en cause dans l’organisation d’attentats par des Américains musulmans
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/07/21/le-fbi-a-pousse-des-americains-musulmans-a-commettre-des-attentats_4460774_3

    Le FBI a « encouragé, poussé et parfois même payé » des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d’opérations de filature montées de toutes pièces. C’est la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié lundi 21 juillet.

    Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, « le ministère américain de la justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique », dénonce ce rapport étayé de nombreux exemples.

    Selon HRW, le FBI a souvent ciblé des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels. Des informateurs ou policiers infiltrés auraient alors interagi avec elles en élaborant le plan d’attentat, en fournissant les ressources pour le mettre en œuvre, puis en persuadant, voire en faisant pression sur la personne pour qu’elle y participe.

    L’étude cite notamment les « quatre de Newburgh », accusés d’avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, « fourni l’idée du crime, les moyens, et dégagé la voie », transformant en « terroristes » des hommes « dont la bouffonnerie était shakespearienne ».

    Le rapport cite également le cas de Rezwan Ferdaus, condamné à dix-sept ans de prison à l’âge de 27 ans pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d’explosifs. Un agent du FBI avait dit de Ferdaus qu’il avait « de toute évidence » des problèmes mentaux, mais le plan avait été entièrement conçu avec le policier infiltré, le FBI ayant notamment financé son voyage et son armement.


  • 60 ans de vadrouille
    http://60ansdevadrouille.tumblr.com

    Du haut de mes 91 ans, agrégée de géographie, je poste ici des photos de mes soixante années de pérégrinations à travers le monde.

    http://31.media.tumblr.com/d58e7161013a5c1c69dc32694bc83806/tumblr_n6l72kakMF1rrft57o1_500.jpg
    A l’extrême Nord du continent, camping dans la toundra sur le rivage de la Mer de Barens - l’Océan Arctique -, au soleil à 2 heures du matin….(vers Kiberg, au bord du Varangerfjord, Finnmark). juillet 1967.

    Pour @reka @fil via @oniromanie qui twitte : « Ma grand-mère, 90 ans, agrégée de géo, lance un tumblr sur ses photos de voyage des... 60 dernières années. RT à volonté ! »


  • Surveillance : un rapport de l’ONU accable les états

    http://www.numerama.com/magazine/30023-surveillance-un-rapport-de-l-onu-accable-les-etats.html

    La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Navi Pillay, a affirmé mercredi que l’ONU avait des « preuves fortes » d’une collaboration croissante entre les entreprises privées et les gouvernements, pour l’espionnage de la population, avec des méthodes de collecte de données qui dépassent le cadre autorisé par la loi.

    Le rapport rappelle que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par 167 états, dispose dans son article 17 que « nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance » et que « toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ». Le Haut-Commissariat estime qu’il est donc de la responsabilité des gouvernements de dire en quoi leurs programmes de surveillance massive ne seraient ni arbitraires ni illégaux.


  • À Singapour, achète-t-on bien les domestiques ?
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Singapour-domestiques

    Le 27 juin, Al Jazeera publie un excellent papier qui fait le point sur la situation des domestiques étrangères à Singapour, en prenant comme point de départ l’endroit où elles sont le plus visibles, ce petit centre commercial à l’ouest de la ville-état. La presse française s’en empare, France 24 produisant une resucée assez incomplète de l’article en question, illustrée par une photo de gratte-ciels au centre-ville de Singapour, à 11 km. Les mêmes titres sensationnalistes (« Achetez un domestique » par lepoint.fr, notons un masculin neutre assez déconcertant) et les mêmes photos non-créditées font ensuite le tour d’Internet. Que se passe-t-il donc au Bukit Timah Shopping Centre ?


  • « Il faut articuler la critique des besoins et la question des #inégalités »

    L’An 02 : Les racines de l’#écologie_politique, qui puisent dans la science, n’en font-elles pas un objet politique trop complexe, condamné à ne pas être #populaire ?

    Hervé Kempf : Je ne sais pas si c’est une question de #complexité, mais il est vrai que l’écologie a grandi à l’écart de la question #sociale. Elle est issue pour partie d’une inquiétude, associée à un sentiment esthétique, devant le spectacle de la dégradation de la nature, inquiétude qu’on ne peut attribuer à une couche sociale particulière mais à des individus. Un deuxième courant a été une approche scientifique analysant les processus de dégradation de la biosphère, et alimentant un discours d’alarme se légitimant par la connaissance scientifique. Une troisième composante du mouvement écologique s’est forgée dans le mouvement de contestation de l’énergie nucléaire, aux États-Unis, en Allemagne et en France, sur la base d’une revendication démocratique de la légitimité des citoyen·ne·s à interroger un savoir technique qui leur était présenté comme indiscutable. Il y avait ici une revendication populaire, au sens de l’affirmation de la légitimité du #peuple à participer à la décision, mais cette revendication n’était pas sociologiquement enracinée dans un tissu prolétaire ou autre. Ainsi, à la différence du mouvement ouvrier au XIXe siècle, le mouvement écologique ne s’est pas développé sur une base sociale mais à partir d’une attitude critique face au cours suivi par les sociétés productivistes.

    En ouverture d’un dossier "L’écologie contre le peuple ?" publié par bribes depuis notre premier billet : http://seenthis.net/messages/203725.

    http://www.lan02.org/category/lire-en-ligne/dossiers/page/7
    http://www.lan02.org/2012/10/il-faut-articuler-la-critique-des-besoins

    • Ce qui définit la classe, ce n’est pas seulement une cohérence sociologique, mais aussi le fait qu’existe une conscience de classe. Or ce qu’on appelle maintenant classes populaires, par opposition aux classes moyennes et supérieures, se définit par son niveau de revenu, mais sans guère de conscience d’appartenance ou de solidarité spécifique. Dans les dernières décennies, le capitalisme est parvenu à faire perdre à la classe ouvrière sa conscience de classe, et à noyer la société dans le sentiment d’une indifférenciation générale. Il y a toujours une classe ouvrière, mais les personnes qu’on peut définir comme ouvrier·e·s, par leur mode de vie et par leur position dans l’appareil de production, n’ont plus de conscience de classe.

      Ainsi, le capitalisme et la société de consommation ont développé des outils idéologiques très puissants pour changer la perception que la société a d’elle-même : en exacerbant l’individualisme – le sort de chacune et chacun dépendrait essentiellement de ses qualités propres – et en alimentant le désir, la frustration et la rivalité ostentatoire, au moyen d’une propagande publicitaire dont on ne mesure pas suffisamment à quel point elle imprègne la culture collective.

      Comment, dès lors, définir les besoins des classe populaires ? On peut dire qu’il y a des besoins objectifs – alimentation, logement, éducation, santé, divertissement –, et des besoins fabriqués et stimulés par la publicité, qui influence énormément la représentation du monde. En moyenne les gens regardent la télévision 3 h 40 par jour (tandis que les classes supérieures se tiennent soigneusement à l’écart de cette douche idéologique), soit 3 h 40 de Jean-Pierre Pernaud, de Claire Chazal, de séries policières, de Star Academy, de match de football et de courses de Formule 1, le tout incluant 40 minutes de publicité : cette armature idéologique structure la conscience collective.

      #dépolitisation


  • Contre la fascination du désastre, par @Mona Chollet
    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/136/CHOLLET/50676

    « Je vais m’allonger sur le sol et pleurer un instant », s’excusait une utilisatrice de Twitter, un après-midi du printemps dernier. Beaucoup l’auraient volontiers imitée. Quelques jours plus tôt, le 25 mai, le Front national était arrivé en tête aux élections européennes en France. Certains citoyens de gauche présumaient qu’un tel coup de semonce dessillerait enfin les yeux des membres du gouvernement socialiste ; la réaction du premier ministre Manuel Valls, qui envisageait des « baisses d’impôts » (RTL, 26 mai), leur fit très vite mesurer leur naïveté. Dans la semaine qui suivit, une rafale de nouvelles annonces devait achever de les mettre au tapis : il était question de suspendre les « seuils sociaux » garantissant les droits des salariés dans les entreprises — dans l’intention, bien sûr, de « faciliter les embauches » ; le droit de vote des étrangers était enterré ; le ministre de l’éducation Benoît Hamon laissait transparaître l’embarras dans lequel le plongeaient les « ABCD de l’égalité » destinés à sensibiliser les élèves aux stéréotypes de genre… On pense à Nanni Moretti dans son film Aprile (1998), regardant le représentant du Parti démocrate de la gauche Massimo D’Alema à la télévision durant une campagne électorale en Italie et l’adjurant à pleins poumons : « D’Alema, di qualcosa di sinistra ! » (« D’Alema, dis quelque chose de gauche ! »).

    Editorial du dernier Manière de voir, « Changer la vie, mode d’emploi ». http://www.monde-diplomatique.fr/mav/136

    • On peut bien juger les militants d’aujourd’hui maladroits ou trop frileux : ils méritent le respect du simple fait qu’ils osent aller à rebours de l’air du temps. Ils réussissent à surmonter un climat de neurasthénie auquel personne n’échappe, à secouer l’engourdissement qu’il provoque. Et peut-être leurs approximations et leurs insuffisances ne représentent-elles pas un handicap plus grave, après tout, que les dogmes inamovibles dont s’armaient leurs prédécesseurs. De tentatives en tâtonnements, ce n’est qu’en avançant, en essayant, que l’on pourra espérer vaincre la dispersion et l’impuissance.

      Je ne sais pas si je suis plus optimiste ou plus pessimiste en constatant que j’ai de bonnes surprises avec des personnes démunies accablées par l’ordre des choses et des mauvaises avec des je-sais-tout de la classe moyenne cultivée qui savent comment le bousculer tout en flattant l’idée avantageuse qu’ils ont d’eux-mêmes. Il y a un ethos militant très marqué socialement et tellement moins généreux que les parents bénévoles d’un club sportif dont c’est le seul engagement associatif. Entendu d’un directeur de CPAM : « Moi j’ai des réunions toute la semaine, le dimanche je viens en réunion pour (sic) me marrer. »

      La bonne nouvelle, c’est qu’une classe sociale privilégiée n’a pas trop de leçons à faire à une autre accablée, ou que la leçon est réciproque, ce qui laisse toute la place au respect mutuel.


  • Les mains dans le luxe
    http://cqfd-journal.org/Les-mains-dans-le-luxe

    Patricia, neuf mois en France, neuf mois de ménage. « Parfois 19 chambres pour un service et le dimanche compris. On ne connaît nos jours de travail que d’une semaine sur l’autre. » Un paquet d’heures ne sont pas payées, les heures supplémentaires, notamment. « On a même des retenues », affirme une collègue. Un système infantilisant où les femmes de chambre sont traitées comme du menu fretin. Les menaces sont monnaie courante. Et si cela ne suffit pas, « ils essayent de nous piéger en laissant traîner des objets de valeur pour voir si on les vole ». La gouvernante du Massalia, abhorrée de son personnel, prétend que ses filles ont été licenciées d’autres hôtels, ce qui est faux : Patricia vient d’arriver du Portugal. « Il y a un rapport familial entre nous, mais elles n’ont jamais compris leurs contrats », affirme la mère-supérieure maison, qui se dit choquée par la manifestation et estime qu’elle a toujours fait en sorte de payer les employées. « D’ailleurs, elles ne sont que cinq devant l’hôtel ! » Et pour cause : ce sont les cinq femmes de chambre en CDI. Toutes les autres, en CDD, craignent de perdre leur place. « Elle nous insulte ! », affirme Amalia devant ces collègues qui approuvent d’un hochement du chef. Des insultes familiales, peut-être ? La gouvernante parle d’incompréhension due au manque de maîtrise de la langue…

    #travail #France


  • C’est le moment idéal pour relire le Global Language Dictionary 2009, par The Israel Project, fuité en 2009 par Newsweek. Avec ça tu pourras facilement apprendre à parler comme Arno Klarsfeld et François Hollande.
    http://www.webcitation.org/5ipYcwvxr

    Par exemple page 50 :

    Take some time to talk about Israel’s efforts to prevent civilian casualties. The issue of Palestinian civilian casualties is one of the most damaging in the entire debate. Americans accept Israel’s right to defend itself. They understand that Iran-backed Hamas hides behind civilians.

    Nevertheless, they place the burden on the Israeli military to do everything in its power to avoid civilian casualties. They perceive Israel to have significant military superiority and to be held accountable to international standards of conduct. They will accept that some civilian casualties are inevitable, but if your language isn’t correct about how seriously Israel takes this issue, they will refuse to accept your arguments about the vulnerability of Israel’s civilians.

    So here is the five-step approach to talking about civilian casualties in Gaza:
    – STEP 1 – Empathy: “All human life is precious. We understand that the loss of one innocent Palestinian life is every bit as tragic as the loss of an Israeli life.”
    – STEP 2 – Admission: “We admit that Israel isn’t always successful at preventing civilian casualties...”
    – STEP 3 - Effort: “We remain committed to doing everything in our power to preventing civilian casualties.”
    – STEP 4 – Examples: “Let me tell you how our armed forces are trained, tasked, and operate to ensure that Palestinian civilians remain safe.”
    ‐ STEP 5 – Turn Tables: “It is a great tragedy that Iran‐backed Hamas shoots rockets at our civilians while hiding in their own. This causes tragic deaths on BOTH sides. What would you do if you were in this situation?”

    Si tu ne connais pas ce document, il faut d’urgence que tu te mettes à jour. C’est un des incontournables de la propagande israélienne.

    Israel Project - 2009 Global Language Dictionary
    http://en.wikipedia.org/wiki/Israel_Project

    The Israel Project commissioned a study by Frank Luntz who ran polls and focus groups to determine the best language to use to promote Israeli settlements to the American public.[12] The study was marked, “Not for distribution or publication” and was leaked to Newsweek online. It recommends being positive, framing the issue as being about peace not settlements. The document also lists arguments that don’t work, in particular noting that religious, ownership and “scapegoat” arguments failed to sway listeners, that Arab housing is being demolished in East Jerusalem because it fails to meet the building code, the worst claim by this group in the guide is “Israel is so rich and so strong that they fail to see why it is necessary for armored tanks to shoot at unarmed kids” para (3) page 90. This study states that “public opinion is hostile to the settlements - even among supporters of Israel” so instead of dwelling on settlements one should always talk positively and focus on past peace achievement. [12] [13]

    • Les éléments de langage circulent donc rapidement : Moral clarity in Gaza, Charles Krauthammer
      http://www.washingtonpost.com/opinions/charles-krauthammer-moral-clarity-in-gaza/2014/07/17/0adabe0c-0de4-11e4-8c9a-923ecc0c7d23_story.html?tid=pm_pop

      “Here’s the difference between us,” explains the Israeli prime minister. “We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.”

      Rarely does international politics present a moment of such moral clarity. Yet we routinely hear this Israel-Gaza fighting described as a morally equivalent “cycle of violence.” This is absurd. What possible interest can Israel have in cross-border fighting? Everyone knows Hamas set off this mini-war. And everyone knows the proudly self-declared raison d’etre of Hamas: the eradication of Israel and its Jews.

    • Propagande et désinformation à l’israélienne (I) - Les blogs du Diplo
      http://blog.mondediplo.net/2010-01-13-Propagande-et-desinformation-a-l-israelienne-I

      C’est un document d’une centaine de pages, divisé en dix-huit chapitres. Curieusement, il porte la mention « interdit à la distribution et à la publication ». Il semble que ce texte n’était donc pas destiné à être diffusé largement.

      Le premier chapitre s’intitule « 25 règles pour une communication efficace ». Règle n° 1, « manifester de l’empathie pour les deux parties ! Le but de la communications pro-Israël ne vise pas seulement les gens qui aiment déjà Israël. Le but est de gagner de nouveaux cœurs et les esprits d’Israël, sans perdre le soutien qu’Israël a déjà. Pour ce faire, vous devez comprendre que le cadre à partir duquel la plupart des Américains voient Israël est un “cycle de violence qui dure depuis des milliers d’années ”. Ainsi, vous avez à désarmer leurs soupçons. (...) La première étape est de montrer que vous voulez la paix A LA FOIS pour les Israéliens et les Palestiniens, et notamment pour les enfants. (...) Et il faut ouvrir vos propos par l’affirmation que Israël veut un meilleur futur à la fois pour les Israéliens et les Palestiniens. (...) Si, au centre de votre communication, vous montrez du doigt en disant “Israël a raison, ils ont tort”, vous perdrez plus que vous ne gagnerez ».

      (...)



    • L’#étude relative aux #stéréotypes dans les programmes audiovisuels a porté sur les trois genres suivants :

      la #fiction audiovisuelle (séries), qui occupe une place privilégiée dans les grilles de programme des chaînes et arrive en tête s’agissant de la consommation de programmes ;
      les #émissions de divertissement, qui sont des programmes à forts potentiels d’#audience et dont les personnes mises en scène sont susceptibles d’acquérir rapidement une forte notoriété et de constituer ainsi des modèles pour les plus jeunes ;
      l’animation, qui appelle une vigilance particulière s’agissant des stéréotypes qu’ils sont susceptibles de véhiculer auprès des plus jeunes téléspectateurs.

      L’ensemble de ces études a porté sur les programmes appartenant à ces genres, diffusés entre le 1er janvier et le 15 mai 2014, et ayant réalisé les meilleures audiences. Le détail des programmes visionnés et analysés est détaillé dans chacune des trois études.

      L’analyse des programmes choisis a été effectuée par les équipes du CSA, sur la base de critères inspirés par les travaux en cours menés par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. La liste de ces critères est proposée en annexe de chaque étude.

      #télévision
      http://www.csa.fr/content/download/53432/504679/file/Stereotypes_fiction.pdf
      http://www.csa.fr/content/download/53432/504681/file/Stereotypes_divertissement.pdf
      http://www.csa.fr/content/download/53432/504683/file/Stereotype_animation.pdf

    • Etude sur les stéréotypes féminins pouvant être véhiculés dans les séries de fiction
      Synthèse
      L’étude réalisée par le Conseil montre que le profil des femmes dans les fictions semble répondre à des stéréotypes que l’on peut qualifier de « traditionnels ».
      Parmi les stéréotypes les plus courants, celui de l’infériorité de la femme dans le domaine professionnel, de sa subordination, perdure globalement dans les fictions. Ainsi, si l’on prend en compte l’ensemble des personnages, les femmes occupent globalement moins de postes à responsabilité (39% des rôles féminins contre 46% des rôles masculins), gagnent moins bien leur vie que leur conjoint (7% des rôles masculins gagnent plus que leur conjointe alors que 4% gagnent moins ; chez les femmes, seulement 3% gagnent plus et 9% moins) et exercent plus fréquemment des professions traditionnellement perçues comme féminines (les métiers perçus comme masculins sont exercés à 52% par des hommes contre 35% par des femmes tandis que les métiers perçus comme féminins sont exercés à 20% par des femmes et 13% par des hommes).
      Si le stéréotype d’une femme au foyer à la fois belle et maternelle n’apparaît jamais complètement tel quel dans les séries actuelles, on constate qu’il perdure à travers certaines grandes tendances physiques et psychologiques attribuées à de nombreux personnages féminins. On note à cet égard que 40% d’entre elles sont mariées ou en couple, contre 26% de célibataires. Le bonheur conjugal est particulièrement associé aux premiers rôles féminins. On le retrouve dans leur manière d’afficher leur fidélité amoureuse, beaucoup plus forte que chez les hommes : ainsi 35% des premiers rôles féminins affichent leur fidélité sans qu’aucun ne se montre infidèle. Au contraire, seulement 15% des premiers rôles masculins affirment à l’écran leur fidélité, alors que 10% y présentent une tendance à l’infidélité. Les personnages féminins sont plus fréquemment représentés dans l’espace privé ou intime (52% contre 48% pour les personnages masculins). De la même manière, la majorité des personnages féminins (56%) présentent des traits de caractère « doux » alors que seuls 37% des personnages masculins présentent ces traits de caractère. Concernant les tâches domestiques, 13% des personnages féminins s’y consacrent plus que leur conjoint contre seulement 3% pour les hommes. Enfin, sans surprise, les premiers rôles féminins peuvent très majoritairement être perçus comme séduisants (70% contre 30% pour les premiers rôles masculins) et apparaissent nus pour 9% d’entre eux, contre 0% pour les premiers rôles masculins.

    • Je trouve le tableau plutôt politiquement correct au regard des stéréotypes en cours, ou alors pas déterminants.

      Les personnages féminins sont plus fréquemment représentés dans l’espace privé ou intime (52% contre 48% pour les personnages masculins).

      Je suis sûre qu’on trouve pire en littérature jeunesse ou dans la pub.

      Sauf...

      Enfin, sans surprise, les premiers rôles féminins peuvent très majoritairement être perçus comme séduisants (70% contre 30% pour les premiers rôles masculins) et apparaissent nus pour 9% d’entre eux, contre 0% pour les premiers rôles masculins.

      70 % de mecs moches et les femelles doivent être irréprochablement belles.

      #actrices


  • A Nantes, la justice reconnait enfin l’inanité des poursuites contre les militants anti-aéroport

    Les juges nantais ont enfin arrêté de se couvrir de ridicule : ils ont reconnu que les charges policières assemblées contre des militants anti-aéroport de Notre Dame des Landes ne tenaient pas debout. Relaxe, donc, ce vendredi 18 juillet. Enfin, presque : il y a quand même condamnation pour refus de prise d’ADN...

    http://www.reporterre.net/spip.php?article6162

    #zad #nddl #nantes #répression


  • Le « coal rolling », pollution volontaire tournée contre les écolos, fait fureur aux Etats-Unis - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article6150

    Aux Etats-Unis, un nouveau genre de militants anti-écolos est né : au volant de leurs pick-up trucks trafiqués, ils crachent exprès d’épais nuages de fumée noire sur les cyclistes, les piétons, et surtout les conducteurs de voitures hybrides ou électriques. Objectif : éructer leur détestation d’Obama, de sa « politique verte » et des environnementalistes en général.
    http://www.reporterre.net/local/cache-vignettes/L452xH300/arton6150-2e68a.jpg
    Polluer, salir, dégueulasser l’environnement au nom de la liberté, oui, mais autant que ça se voit, n’est-ce pas ? A chacun son modus operandi : les politiciens conservateurs, c’est-à-dire républicains, clament leur négationnisme climatique et refusent de voter les lois limitant l’usage du charbon dans le mix énergétique des Etats-Unis, au prétexte de la défense de l’emploi et des profits des grandes compagnies.

    Sur le terrain, la partie la plus arriérée de leurs troupes d’extrême droite a trouvé ce moyen spectaculaire de revendication : pratiquer le « rolling coal », ou « coal rolling », autrement dit, le charbon roulant.

    Le 10 juillet, l’influent web magazine AutoBlog décrivait ainsi la nouvelle tendance (qu’il se garde de condamner ouvertement, mais dont on devine qu’elle le dégoûte un peu) :

    « Si vous n’êtes pas familier du phénomène, le ‘rolling coal’ est une manière de cracher à la gueule d’un autre véhicule. »

    Quand vous étiez ado, avez-vous jamais piloté avec délice une mob ou un scooter au pot d’échappement bricolé pour émettre le plus de bruit possible ? Pour réveiller une cité en pleine nuit ? Ou frimer auprès des filles et des copains ? C’était illégal, bien sûr, mais vous aviez l’impression d’être un vrai mec et d’emmerder le monde.

    En plus moderne, c’est la même chose avec une certaine race de red necks (bouseux) états-uniens : ils vivent plutôt dans des comtés ruraux ou dans des gros bourgs perdus. Leur culture, c’est sport à la télé, bière à gogo, armes en vente libre, et surtout culte des gros pick-up trucks, qu’ils bichonnent en leur ajoutant des roues surdimensionnées et des pots d’échappement verticaux, dans le style des camions sillonnant le continent nord-américain. Ces gros machos ont cette phrase basique tatouée sur le cerveau : « Fuck la gauche, fuck d’abord Obama ».

    Une réaction de conservateurs extrémistes aux mesures environnementales
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    – "Vous avez gonflé votre Civic avec quinze livres d’énergie ? C’est adorable" -

    Le phénomène du coal rolling, pas nouveau dans le monde des amateurs de pick-up frimeurs, a pris son essor en juin, avec l’annonce le 2 juin par Obama de son plan contre le réchauffement climatique. Des mesures essentiellement administratives pour diminuer les émissions des centrales thermiques, favoriser les énergies renouvelables et les voitures non polluantes, le tout à partir de décrets, pour contourner l’obstruction systématique du Congrès.

    Ainsi que le souligne Newsweek, ce genre de réaction extrême « était sans doute inévitable », résultat du jusqu’au-boutisme anti-fédéral et anti-EPA (Environnemental Protection Agency) de certains Etats, tels l’Arizona et l’Idaho, où sévissent les négationnistes climatiques les plus virulents.

    « Cela débouche sur cette logique absurde du coal rolling, devenu récemment un véritable phénomène. Un sous-ensemble de conservateurs d’extrême droite a trouvé un moyen concret pour manifester son dégoût absolu de tout ce qui touche à la défense de l’environnement. »

    Des pages sont dédiées au coal rolling sur Facebook, Instagram et Tumblr, qui diffusent des milliers de photos et vidéos de pick-up lâchant leur suie noire sur des cibles - bicyclettes, voitures, marcheurs – ahuries et furieuses. Youtube offre aussi son lot de petits films soi-disant hilarants, consultés des centaines de milliers de fois, ce qui en dit long sur la popularité du truc.

    Certes, vu la tête des victimes, c’est parfois drôle, comme quand quelqu’un reçoit une tarte à la crème dans la figure. Mais, ainsi que le soulignent les contre-blogs et les articles parus dans la presse moins complaisante, c’est également très dangereux, quand la fumée aveugle totalement un conducteur de Prius sur l’autoroute, ou un groupe de randonneurs à vélo dans des lacets de montagne.

    La "culture" de la pollution

    Transformer son pick-up diesel en machine à fumée noire n’est pas sorcier, mais il faut être prêt à investir un peu d’argent pour modifier le moteur, le système d’échappement, et installer des commandes spéciales. Quelques centaines à quelques milliers de dollars, selon la quantité de pollution qu’on veut dégager à un moment précisément choisi.

    Le site de news Vocativ publie un excellent article sur la « culture » des amoureux de pick-up, pour qui cette manière de rouler virilement des mécaniques est un profond art de vivre.

    Il cite Robin, un jeune mécanicien de 25 ans de Caroline du Sud. Celui-ci pratique le coal rolling depuis qu’il a eu son premier pick-up, encore adolescent : « Ton pick-up n’est pas seulement là pour te transporter d’un point à un autre. Il représente ta personnalité. Le rolling coal, je ne sais pas l’expliquer, c’est juste marrant : conduire, balancer de la fumée, et se marrer. »

    Un acte politique
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    D’autres ont un discours politique nettement plus élaboré, si l’on en juge par l’enquête de Slate, qui s’est attaqué aux origines et aux usages contemporains de la pratique.

    Le journaliste a rencontré un commerçant qui diffuse des kits à installer sur les pick-up diesel pour leur faire cracher la fumée. Il dit : « Je rencontre des tas de clients qui détestent Obama. Si le Président est pour l’environnement, s’il est pour ci ou pour ça, alors, eux, ils sont contre, par principe. Ils balancent cette merde de leur camion, c’est leur façon de faire un bras d’honneur. Vous voulez de l’air pur et une empreinte carbone minimale ? On vous encule ! »

    Quand on sait que la pratique du coal rolling coûte cher non seulement en équipement préalable, mais aussi en gasoil, on peut s’étonner de cette façon de protester à base de gaspillage dispendieux.

    Selon Slate, il faut y voir la même logique politique que celle qui conduit les gens à acheter des armes et des munitions après une fusillade de masse. « A chaque fois, on entend dire que la gauche va se servir du drame pour interdire l’achat d’armes, alors on se dépêche d’en stocker. »

    En l’occurrence, il s’agit de gaspiller de l’essence tant que la pression des environnementalistes n’a pas encore fait grimper son prix à des niveaux européens.

    Une atteinte à la loi

    Inquiète des proportions prises par le coal rolling, l’EPA a fait savoir le 8 juillet que cette pratique violait le Clean Air Act. « Contourner les contrôles de pollution d’un véhicule est contraire à la loi. La pollution des pots d’échappement, en principe retenue par des technologies qui réduisent les émissions, contient des suies et des composés chimiques responsables de morts prématurées, de l’asthme, et d’autres impacts dangereux pour la santé. »

    L’EPA a annoncé qu’elle allait accroître ses contrôles auprès des vendeurs d’équipements induisant le coal rolling. Pourquoi ne pas tout simplement en interdire la vente ? Parce qu’on fait ce qu’on veut avec sa voiture, tant qu’on ne roule pas sur une voie publique.

    L’association américaine des amateurs de pick-up est très embarassée par cette mode du coal rolling, et le fait savoir dans un article comminatoire sur son site : « Arrêtons tout de suite ce type de comportement. Cela alimente bêtement les stéréotypes sur les amoureux des pick-up trucks. Nous sommes les premiers à défendre le droit d’expression, mais quand quelques moutons noirs focalisent autant d’attention parce qu’ils utilisent mal leur turbo diesel, on préfère les éjecter de la communauté. » Oui, attention à la fin, quoi !

    Bon, là, je sais pas quoi mettre comme tag, je crois que #gorafi_encore_plagié est loin de suffire, je vous laisse taguer à ma place.

    • Tout à fait @odilon, je faisais référence au pamphlet de Gilles châtelet « vivre et penser comme des porcs »
      Mais oui c’est insultant pour les vrais porcs :-)

      Ça me rappelle le raisonnement de ma fille aînée récemment, réagissant en sortant d’un magasin d’habits qui vendait des manteaux en fourrure de ratons-laveurs.
      « Heureusement que les ratons laveurs n’ont pas un cerveau d’humain ! »
      Pourquoi ?
      « Parce que s’ils avaient un cerveau humain ils s’auto-extermineraient pour revendre leur fourrure.. »

    • Je ne sais pas, j’aime pas trop la forme, que je trouve assez salace. Reprendre le propos de gars qui disent « On vous encule » (en anglais c’est fuck , m’étonnerait que le gars soit allé jusqu’à fuck you in the ass, voir #sodomie), le sujet qui est d’aller montrer les pires merdes pour se sentir plus malin, le côté superficiel du reportage, tout est gênant.
      Reporterre plagie plutôt Slate (pardon, les « enquêtes de Slate ») sur ce coup-là, avec des fautes de français en sus (pour un site qui est d’habitude bien corrigé). Déception...

    • Oui moi aussi @aude_v, j’ai tiqué à ce reportage.
      Typiquement, l’usage du mot « fureur » dans le titre m’a déplu car je ne crois pas que cela fasse fureur du tout, il y a juste quelques gros beaufs qui s’y adonnent.

      Je trouve le sujet préoccupant, mais de là à le faire mousser en disant qu’il « fait fureur aux Etats-Unis », ça me grince, comme si la journaliste souhaitait importer une nouvelle super mode… J’aurais voulu en savoir plus sur ces gens qu’elle traite de ploucs, (Red-necks) car dans ce qui émerge, il y a l’idée de la vengeance, du report de la violence de l’énorme frustration d’une classe sociale délaissée d’où naissent les nouveaux fachos, un peu comme les séparatistes ukrainiens pro-russes qui tirent sur des avions qui passent au-dessus d’eux, surement pour rigoler.
      Et dernier point préoccupant que je vois dans cet article, c’est généralement l’incapacité des nouveaux écolos à considérer l’écologie comme dépendant absolument d’une pensée politique qui prend en considération globale la société et pas seulement les taux de CO2 ou de pesticides. Les communistes avaient au moins compris la nécessité éducative du prolétariat, et ces « ploucs » du « coal-rolling » sont aussi des prolos, avec toute une culture d’un autre monde. Je n’aime pas mépriser l’adversaire.

    • Ça se voit que c’est une journaliste pro, elle est allée chercher des points de vue variés. Mais elle se lâche bien sur la langue (le « truc », le ton pamphlétaire) et quel manque d’empathie (en Amérique ça a un nom : être judgemental) et d’intelligence politique pour cet article qui au final est militant. Je viens de ricaner pendant 1h30 en regardant un film de 2004 qui avait compris pas mal de choses sur ce conflit idéologique : Team America, par les créateurs de South Park, met en scène l’intelligentsia de Hollywood, sa promotion des voitures hybrides pour sauver la planète et leur recours à la violence... pour empêcher les faucons américains de recourir à la violence. En tapant sur tout ce qui bouge, le film permet de mettre à distance cette querelle et de se purger un peu des haines de classe. Le tout en portant aussi des valeurs, ce dont témoigne le support des dits acteurs tournés en dérision pendant tout le film.

      Je vois partout un militantisme identitaire, pas au sens facho mais au sens de complaisance envers des ethos super marqués socialement et qu’il s’agit de flatter ensemble, loin des autres, contre eux souvent. Et ça simplifie à outrance : les machos c’est les autres, surtout pas les mecs « féministes » donneurs de leçons aux féministes (http://blog.ecologie-politique.eu/post/Un-homme-feministe, lire les commentaires !), le mal c’est les lesbiennes qui veulent des enfants et qui sont d’immondes libérales-libertaires (#pma). Et on essaie peu de comprendre un peu les motivations des autres.

      Et si le backlash anti-écolo avait des causes qu’on ne pouvait pas écarter d’un revers de main, comme des politiques DD classistes (l’écologie urbaine qui flirte avec le marketing urbain et la gentrification : http://blog.ecologie-politique.eu/post/L-%C3%A9cologie-urbaine-contre-l-%C3%A9cologie-politique), l’appauvrissement des classes moyennes, la morgue des gouvernants qui nous disent tout et son contraire en matière d’environnement ? C’est un vrai désarroi que l’article effleure sans s’y intéresser trop.

      Il y a quelques mois j’ai rencontré une chimiste américaine porto-ricaine à qui j’ai fait le coup des deux Amériques, « le Midwest c’est des cons » et elle m’a fait honte de ma manière de dénigrer des ethos (que je ne connais que de on-dit) moins classe apparemment qu’à Portland ou on te crache dessus si tu n’es pas vegan, phobique du gluten et du lactose, mais qui sont aussi porteurs de valeurs et de sentiments. Forcément, chercher des raisons aux autres c’est moins flatteur que de les traiter de cons (pardon, on avait dit qu’on ferait des insultes politiquement correctes : de merdes). Mais c’est plus constructif, parce que ça permet de continuer à se parler.

      Et si vous saviez le mal que je pense des voitures hybrides, ces voitures de riches qui en France marchent au nucléaire à 75 % et donnent bonne conscience alors que c’est toujours des bagnoles qui polluent comme des branques avant leur premier kilomètre : eau virtuelle (c’est comme ça qu’on dit ?), énergie grise, métaux et ici, cerise sur le gâteau, #terres_rares (http://blog.ecologie-politique.eu/post/Lynas-terres-rares ). Les ploucs ont un peu raison de ne pas accepter de se faire faire la leçon...

    • Je ne retrouve pas le post sur seenthis, mais ce mépris affiché envers les #rednecks me fait penser à la critique de cette comique officiant à la radio qui s’en prenait aux ploucs de banlieue qui la draguaient, non tant pour le harcèlement mais parce qu’ils ne lui arrivaient pas à la cheville. Ce mépris de classe est non seulement lourd à vivre, mais il véhicule une guerre sociale muette qui permet que ça ne pète pas à la gueule des puissants.

      Et si le backlash anti-écolo avait des causes qu’on ne pouvait pas écarter d’un revers de main

      Oui, tout à fait. Une fois, j’ai rencontré une maraichère bio qui m’avait donné envie de filmer son histoire : Son frère et elle s’étaient partagés les terres de la ferme de leurs parents, l’un en industriel, l’autre en bio. Le frère lui menait une guerre infernale l’accusant de servir quelques privilégiés alors que lui avait pour ambition de nourrir tout le monde…

    • Plus ou moins d’accord sur cet historique de la composition individualiste de l’écologie (même si après son article de NDDL, je doute franchement de la pertinence de certains propos de Kempf). Mais à qui donne-t-on l’ autorisation à (re)penser le monde et agir dessus si ce n’est à ceux qui ont atteints un certain niveau de confort social ?
      En france, l’hypocrisie du système éducatif élitiste qui reconstruit à l’envie, jusqu’au travers des médias, cette domination de classe et ce non pouvoir perdure assez loin pour que toute une frange de la population n’est aucun droit de parole et d’action politique.
      C’est de cette non existence, ce vide, trou noir du paysage politique, accompagnée de la détestation de ceux qui sont supposés diriger, qu’il faut, je suppose, comprendre les attaques contre « les écolos ».
      Si l’écologie, tout comme le féminisme ne s’ancrent pas dans une classe sociale définie, ils ne peuvent non plus constituer en soi des programmes politiques alors que le fantasme du salariat et du capitalisme perdure. Et pour faire encore plus clair, je ne peux penser l’écologie sans révolution.

    • Oui... à Kuantan, pour protester contre l’usine de terres rares sans plan de gestion de ses déchets radioactifs, il n’y avait quasiment que la classe moyenne chinoise, désolée du niveau de conscience politique des pauvres et des Malais (l’école primaire là-bas, et souvent ça s’arrête là, ne booste pas l’esprit critique). Et le chauffeur de camion malais qui m’a demandé mon FB, je n’ai pas su lui dire non mais je n’ai pas accepté sa demande d’amitié après...

      Je crois qu’il faut juste ne pas se mentir, savoir quand on discrimine au fric ou à l’ethos socio-culturel, au lieu de mener la grande lutte révolutionnaire (ou vélorutionnaire). Si on n’est pas capable d’inclusivité, ce n’est pas un drame, on n’a pas à tout calquer sur le même modèle.

      Mais si on se fait croire que oui, on s’aveugle, on oublie les contraintes, les bonnes et moins bonnes raisons des autres, et on devient bêtement méprisant.


  • #François_Hollande et l’armée française continuent de défiler en Afrique
    http://survie.org/francafrique/article/francois-hollande-et-l-armee-4746

    Alors que certaines armées africaines étaient à l’honneur le 14 juillet sur les Champs Elysées en hommage à l’implication des troupes coloniales dans la Grande Guerre, François Hollande s’envole 48 heures après pour une tournée françafricaine. Ce voyage, initialement axé sur les intérêts économiques en #Côte_d'Ivoire, consacre finalement l’ingérence militaire française au Sahel, incarnée par la nouvelle opération « Barkhane ». Selon l’Élysée, le 14 juillet est « une vitrine pour montrer la puissance militaire (...)

    #Françafrique

    / #Tchad, #Niger, Côte d’Ivoire, #Mali, Impunité, #Communiqués_de_presse, #Armée_française, François (...)

    #Impunité


  • À propos de la police nantaise, dans le journal Le Monde daté du 11 juillet 2014
    http://nantes.indymedia.org/articles/29798

    Ainsi, nous n’étions pas seuls à nous étonner des nouvelles méthodes de la police nantaise contre les anti-aéroport...
    Voir notamment à ce propos notre chronique de mardi dernier : « Policiers et juges nantais fragilisés cet été par les suites du 22 février. - En ce début juillet 2014, la police et la justice nantaise commencent à inquiéter singulièrement les partisans de la Loi et de l’Ordre républicain. - Quatre dérives. »

    #ZAD #NDDL #Répression #Indymedia


  • Point de situation sur les relations franco-ivoiriennes
    http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/point-de-situation-sur-les-4747

    Pour tous les présidents de la Ve république, la visite officielle en #Côte_d'Ivoire est un passage obligé. Pour le moment rien n’indique que #François_Hollande dira un mot des civils massacrés en nombre par l’armée française en novembre 2004, il y a presque dix ans, à Abidjan. Avec des amis comme le président Ouattara, qui dès son intronisation par l’ONU et la France n’a demandé qu’à accueillir nos troupes et signer un Partenariat de défense, forme actuelle du serment d’allégeance au pouvoir français, (...)

    #Côte_d'Ivoire

    / Côte d’Ivoire, #Armée_française, #Alassane_Ouattara, François Hollande



  • Une semaine de bombardements et un massacre d’enfants

    Grâce à @loutre qui a signalé le site et la liste, on a maintenant la liste (au jour le jour) des personnes tuées à Gaza par les bombardements israéliens jusqu’au lundi 14 juillet, jour du bal populaire de l’ambassade de France à Tel Aviv dédié aux « populations du sud qui souffrent beaucoup ». J’espère pour l’ambassadeur et pour les représentants du Quai d’Orsay que les « populations du sud » évoquées incluaient les enfants représentés ci-dessous.

    https://dl.dropbox.com/s/uuq236wxx0sgtd1/enfants-de-gaza.jpg

    Histoire de ne pas oublier que ces enfants avaient des noms, des parents qui les aimaient et des aspirations pour le futur, puisque les médias français (au moins) n’ont pas jugé utile de rappeler que ces petites victimes de l’armée-la-plus-morale-du-monde (je cite Meyer Habib) qui à la politesse de téléphoner-avant-de-bombarder-les-habitions (je cite toujours Meyer Habib cette fois soutenu par Arno Klarsfeld) pour éviter de tuer-des-civils-innocents (mais en fait c’est complètement raté) étaient autre chose que des statistiques.

    Vous pourrez toujours me reprocher de ne pas faire le même rappel pour les enfants du Kivu (RDC) ou de Centrafrique, tout autant massacrés par des adultes qui n’ont pas de F-16 ni de drones ni même un gouvernement démocratique ou quelque chose qui y ressemble. De plus, il n’y a personne, encore, qui établit les listes des personnes tuées, avec les noms, les âges et les origines familiales. Mais il faudra très vite le faire - comme l’association United (http://www.unitedagainstracism.org) le fait pour les migrants qui meurent sur le chemin de l’exil.

    #gaza #visualisation #enfance #massacre


  • Israël aurait fait preuve de retenue dans Gaza avant d’attaquer ? Vous voulez rire !
    http://www.ujfp.org/spip.php?article3337

    « Gaza est un État indépendant. » Non, il ne l’est pas. Gaza et la Cisjordanie ne sont qu’une unité territoriale composée de deux parties. Selon les décisions de la communauté internationale, un État doit être établi dans ces deux parties, lesquelles sont toujours sous occupation israélienne, comme le sont les Palestiniens qui y vivent. Source : UJFP


  • Le nationalisme, antidote ou poison pour la gauche radicale ?
    http://www.bastamag.net/Le-nationalisme-antidote-ou-poison

    Une tribune, publiée sur Basta ! le 8 juillet dernier, a suscité plusieurs réactions très critiques. Cette tribune intitulée « Peut-on encore sauver la Gauche radicale ? » interrogeait le lien entre la gauche et la nation. Ugo Palheta, universitaire et militant anti-capitaliste, y répond : « Peut-on prétendre sauver la gauche radicale en réhabilitant les frontières, en confondant souveraineté populaire et souveraineté nationale et en lui inoculant ainsi le pire des poisons, celui du nationalisme, fût-il (...)

    #Débattre

    / #Classes_populaires, #Capitalisme, #Politique, #Front_de_gauche