• Le graphique qui révèle pourquoi l’Arabie Saoudite est une grenade dégoupillée pour la stabilité du Moyen-Orient | Fabrice Balanche
    http://www.atlantico.fr/decryptage/graphique-qui-revele-pourquoi-arabie-saoudite-est-grenade-degoupillee-pour-stabilite-moyen-orient-fabrice-balanche-1867810.html/page/0/1

    L’Arabie Saoudite n’entretient pas que sa propre population, elle apporte également une aide économique aux pays alliés : Pakistan, Jordanie, Egypte et Bahreïn, ainsi qu’à divers acteurs non étatiques, tel que le parti du Futur de Saad Hariri au Liban. Son objectif est de contrer l’Iran au Moyen-Orient, depuis peu le petit Qatar et surtout d’empêcher qu’une révolte dans un pays arabe ne contamine l’Arabie Saoudite. […] Les millions d’émigrés arabes et pakistanais qui travaillent en Arabie Saoudite renvoient tous les mois dans leur pays l’argent gagné durement pour aider leur famille. En Egypte, en Jordanie et au Yémen les remises de ces émigrés constituent la principale source de devises du pays. La chute des prix du pétrole sur une période de cinq ans réduirait l’aide extérieure de l’Arabie Saoudite à des pays déjà en crise, ce qui risquerait de les plonger dans le chaos.


  • Malgré les tortures et la répression, la France va-t-elle poursuivre ses ventes d’armes à l’Egypte ?
    http://www.bastamag.net/Malgre-les-tortures-et-la

    François Hollande accueille aujourd’hui le président égyptien Al Sissi. Au programme des discussions : plusieurs centaines de millions d’euros de contrats d’armement. Les organisations de défense des droits humains Amnesty International et Human Rights Watch dénoncent pourtant de nombreux cas de répressions, d’arrestations, de tortures et de massacres d’opposants en Égypte. Le code de conduite européen en matière de vente d’armes stipule également de refuser toute exportation d’armes s’il existe « un (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Proche_et_Moyen_Orient, #Enquêtes, #Guerres_et_résolution_des_conflits, #Multinationales, #Droits_fondamentaux, Démocratie (...)

    #Démocratie_ !


  • #Expo censurée à Toulouse : la lettre ouverte d’une femme violée - France Inter
    http://www.franceinter.fr/depeche-violences-faites-aux-femmes-toulouse-censure-lexposition

    Après l’annonce par la maire de Toulouse de ne pas ouvrir l’exposition des dessins de Thomas Mathieu dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes, une jeune femme a adressé au conseil municipal de Toulouse une lettre ouverte. Cette jeune femme qui souhaite restée anonyme a été victime d’un viol conjugal, et c’est entre autres à partir de témoignages comme le sien que le livre Les crocodiles a été écrit et dessiné.

    Lettre ouverte à Julie Escudier et à l’ensemble du Conseil municipal de Toulouse Métropole,

    Très chère Julie Escudier,

    Je vous écris car je suis en colère.

    Je viens d’apprendre votre décision d’interdire l’exposition des planches de Thomas Mathieu pour sa #BD « #Crocodiles » dans le square Charlles de Gaulle à Toulouse, à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, ce 25 novembre. Je suis M., l’anonyme qui a fournit son témoignage de viol conjugal qui semble vous poser tant problème. Cette expérience traumatisante, que vous qualifiez de « vulgaire » et « immorale » est non seulement la mienne, mais c’est celle de millions de #femmes....

    Le témoignage que j’ai osé, rassemblant tout mon courage, apporter, a été relayé non seulement à travers le blog de Thomas Mathieu, qui l’a mis en BD, mais aussi à travers le blog Polyvalence, en version écrite. ...

    Nous disposons de très peu de témoignages de viols conjugaux, pourtant, chaque année, on estime à 40 000 le nombre de viols conjugaux. 50% des viols commis sur les femmes adultes sont des viols conjugaux. Les #viols_conjugaux représentent pourtant seulement 4% des #viols jugés en cour d’assises. ....

    Imposer le silence par la censure, c’est faire le jeu de l’ensemble des agresseurs....

    Vous rouvrez une cicatrice douloureuse pour des milliers de femmes, et vous détournez d’un enjeu essentiel pour progresser vers une véritable égalité femme-homme. Le silence tue madame. Le silence c’est l’arme de notre agresseur, celle ci qu’il continue de nous imposer même lorsque les faits sont terminés. Garder le silence c’est rester dans la domination de l’agresseur. Imposer le silence par la censure, c’est faire le jeu de l’ensemble des agresseurs.


  • La ville impie -
    Uri Avnery, dimanche 23 novembre 2014
    http://www.france-palestine.org/La-ville-impie

    (...) KOLLEK [ maire de Jérusalem élu en 1965 ] AVAIT le soutien efficace de Moshe Dayan, alors ministre de la Défense. Dayan pensait tenir les Pales­ti­niens tran­quilles en leur accordant tous les avan­tages pos­sibles, sauf la liberté.

    Quelques jours après l’occupation de Jéru­salem Est, il fit enlever le drapeau israélien que des soldats avaient planté devant le Dôme du Rocher sur le Mont du Temple. Dayan transmit aussi l’autorité de fait sur le Mont aux auto­rités reli­gieuses musulmanes.

    Les juifs furent auto­risés à se rendre sur l’esplanade du Temple en petit nombre et seulement en visi­teurs dis­crets. Il leur était interdit d’y prier, et ils se fai­saient expulser éner­gi­quement s’ils remuaient les lèvres. Ils avaient, après tout, la pos­si­bilité de prier autant qu’il le vou­laient au Mur occi­dental voisin (qui est une partie de l’ancien mur exté­rieur de l’esplanade).

    Le gou­ver­nement avait pu imposer ce décret en raison d’une fait reli­gieux bizarre : les juifs ortho­doxes ont l’interdiction des rabbins d’entrer sur le Mont du Temple. Selon une règle biblique, les juifs ordi­naires n’ont pas accès au Saint des Saints, seul le Grand Prêtre en avait le droit. Du fait que per­sonne ne sait aujourd’hui où il se situait exac­tement, les juifs pieux ne peuvent pas avoir accès à l’ensemble de l’esplanade.

    Le résultat, c’est que les pre­mières années de l’occupation furent un temps de bonheur pour Jéru­salem Est. Juifs et Arabes se mêlaient librement. Il était de bon ton pour les Juifs de faire leurs courses au marché arabe coloré et de dîner dans les res­tau­rants “orientaux”. J’ai moi-​​même souvent fré­quenté des hôtels arabes et me suis fait un bon nombre d’amis arabes.

    Cette ambiance a changé gra­duel­lement. Le gou­ver­nement et la muni­ci­palité ont dépensé beaucoup d’argent pour embour­geoiser Jéru­salem Ouest, mais les quar­tiers arabes de Jéru­salem Est ont été négligés, et sont devenus misé­rables. Les infra­struc­tures et les ser­vices locaux se sont dégradés. Les Arabes n’obtenaient presque pas de permis de construire, afin d’obliger les jeunes géné­ra­tions à aller habiter hors des limites de la ville. C’est alors que le mur de “sépa­ration” a été construit, empê­chant les gens de l’extérieur d’entrer dans la ville, les coupant de leurs écoles et de leurs emplois. Pourtant, en dépit de tout cela, la popu­lation arabe a aug­menté pour atteindre 40% du total.

    L’oppression poli­tique a aug­menté. Dans le cadre des accords d’Oslo, les Arabes de Jéru­salem avaient le droit de voter pour l’Autorité Pales­ti­nienne. Mais ensuite ils en furent empêchés, leurs repré­sen­tants furent arrêtés et expulsés de la ville. Toutes les ins­ti­tu­tions pales­ti­niennes furent fermées par la force, y compris la célèbre Maison de l’Orient, où le très admiré et aimé leader des Arabes de Jéru­salem, feu Faisal al-​​Husseini, avait son bureau.

    KOLLEK fut rem­placé par Ehoud Olmert et un maire orthodoxe qui n’avait rien à faire de Jéru­salem Est, mis à part le Mont du Temple.

    Et c’est alors qu’un désastre sup­plé­men­taire s’est produit. Les Israé­liens laïques quittent Jéru­salem qui devient rapi­dement un bastion orthodoxe. En désespoir de cause, ils ont décidé de virer le maire orthodoxe et d’élire un homme d’affaires laïque. Mal­heu­reu­sement c’est un ultra-​​nationaliste enragé.

    Nir Barkat se com­porte en maire de Jéru­salem Ouest et en gou­verneur mili­taire de Jéru­salem Est. Il traite ses sujets pales­ti­niens en ennemis, que l’on peut tolérer s’ils obéissent pai­si­blement, que l’on réprime bru­ta­lement dans le cas contraire. L’abandon dans lequel ont été laissés les quar­tiers arabes pendant des décennies, le rythme accéléré de construction de nou­veaux quar­tiers juifs, la bru­talité excessive de la police (encou­ragée ouver­tement par le maire), tout cela crée une situation explosive.

    La sépa­ration com­plète de Jéru­salem de la Cis­jor­danie, son arrière-​​pays naturel, aggrave encore davantage la situation.

    À cela on peut ajouter l’interruption du soi-​​disant pro­cessus de paix, puisque tous les Pales­ti­niens sont convaincus que Jéru­salem Est doit être la capitale du futur État de Palestine.

    À CETTE SITUATION il ne manque qu’une étin­celle pour mettre le feu à la ville. Elle a été fournie comme il se doit par les déma­gogues de droite de la Knesset. Riva­lisant pour attirer l’attention et soigner leur popu­larité, ils ont entrepris de visiter le Mont du Temple, l’un après l’autre, déclen­chant à chaque fois une tempête. Ajouté au désir évident de cer­tains reli­gieux et de fana­tiques de droite de construire le Troi­sième Temple à l’emplacement de la mosquée sainte al-​​Aqsa et du Dôme doré du Rocher, cela a suffi pour faire naître le sen­timent que les sanc­tuaires sacrés étaient vraiment en danger.

    C’est alors qu’est survenu l’horrible meurtre de ven­geance d’un garçon arabe enlevé par des Juifs et brûlé vif avec de l’essence versé dans sa bouche.

    Les habi­tants musulmans de la ville se sont mis à réagir indi­vi­duel­lement. Sans se pré­oc­cuper des orga­ni­sa­tions, presque sans armes, ils se sont livrés à une série d’attaques que l’on qua­lifie main­tenant de “l’intifada des indi­vidus”. Agissant seul, ou avec un frère ou un cousin en qui il a confiance, un Arabe prend un couteau, ou un pis­tolet (s’il peut s’en pro­curer un), ou sa voiture, ou un tracteur et tue les Israé­liens les plus proches. Il sait qu’il va mourir.(...)


  • La galère financière des éditions Hoochie Coochie, suite : j’en remets une petite couche suite à un message plus précis que je reçois de leur part et vous copie hic et nunc :

    « L’éditeur de bande dessinée indépendante que nous sommes a bâti son catalogue au cours des douze dernières années sur la recherche ininterrompue de talents, de formes de narrations, d’histoires jamais contées et d’humours jamais explorés.
    Mais aujourd’hui, la crise du livre et de la bande dessinée nous place dans une situation de trésorerie plus que délicate et nous oblige à prendre les devants pour que les livres de The Hoochie Coochie perdurent et continuent à être représentés en librairies et festivals.
    C’est donc à vous, lecteurs et admirateurs, que nous nous adressons pour nous aider à continuer cette aventure collective et publier des livres dans lesquels vous aimez vous plonger.

    Les fêtes de fin d’années approchent, et à cette occasion nous organisons quelques initiatives qui vous permettront d’offrir des cadeaux exceptionnels tout en soutenant notre structure.

    Vente de Noël
    Tout d’abord, nous aurons le plaisir de vous accueillir à l’Atelier du 8 rue du Repos à Paris les samedi 13 et dimanche 14, ainsi que les jeudis 4, 11 et 18 décembre pour une vente de noël exceptionnelle. Outre repartir avec de beaux cadeaux pour vous et vos proches, ce sera également l’occasion de discuter avec les membres de l’association et ses auteurs. (The Hoochie Coochie, 8 rue du Repos 75020 Paris. Code porte : B9632 puis fond de cour en haut des marches, sonnette “atelier”).

    Catalogue
    Nous avons également pensé à vous qui n’êtes pas en région parisienne, en éditant un catalogue spécial de vente par correspondance contenant toutes nos références ainsi que des estampes réalisées par nos auteurs. [aucun lien sous la main mais je l’ai en pièce jointe pour les intéressés, je peux transmettre sans problème].

    Ulule DMPP
    Afin de financer l’impression du 11ème numéro de la revue DMPP qui sortira en février, nous avons mis en place un financement participatif sur le site ulule.com. Les gratifications sont nombreuses et pour toutes les bourses, allant du badge au dessin original d’auteur participant à la revue »

    http://fr.ulule.com/dmpp-n11

    Si vous ne connaissez pas cette superbe petite maison d’édition, c’est l’occasion de découvrir, vous verrez, ça vaut son pesant de cacahuètes. Et si vous connaissez déjà, Noël approche, et pour une fois ça pourrait bien servir à quelque chose cette foutue fête de truffes.

    Leur site est ici : http://thehoochiecoochie.com

    (ce serait sympa aux gros comptes avec plein d’abonnés de faire tourner, j’ai rien à y gagner personnellement, c’est juste pour éviter que le monde de la BD en France se réduise à Casterman et Dargaud, Tintin et Fantasio, Spirou et Milou)

    #the_hoochie_coochie #flouze #librairie_indépendante #BD #help



  • Émission spéciale Robert Wyatt pour « ‘Different Every Time »
    http://www.fipradio.fr/actualites/emission-speciale-robert-wyatt-pour-different-every-time-le-17-novembre-21h

    (Ré)écoute : Auteur de « Rock Bottom » et ancien batteur de Soft Machine, Robert Wyatt sort son double album compilation le 18 novembre. Fip consacre une émission spéciale à Robert Wyatt, batteur et chanteur anglais, le 17 novembre à 21h, à l’occasion de la sortie de son double album compilation, ‘Different Every Time. Découvrez dès maintenant notre playlist, regroupant quelques morceaux qui seront mis à l’honneur lors de cette soirée. Une programmation de René Hardiagon, avec Massimo Bellini à la réalisation et Cécile Chedin à l’animation. Une émission à réécouter ici (...) Source : Radio France


  • Bernard Heidsieck, la poésie en action + Eotone
    http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-du-son-bernard-heidsieck-la-poesie-en-action- -eotone-2014-11-14

    Allez, on prend l’air, et on se met debout. Debout comme Bernard Heidsieck, poète sonore, poète en action, poète qui a mis la poésie debout, et à qui Anne-Laure Chamboissier consacre un film, co-réalisé avec Philippe Franck. Heidsieck figure centrale d’une poésie contemporaine, et manifestement assez magnétique, parce que le film rassemble de nombreux artistes qui l’évoquent avec chaleur. (...) Source : France Culture


  • La censure par le populaire - Gestions populistes de l’art et de la culture
    http://agon.ens-lyon.fr/index.php?id=3127

    le « populaire » semble aujourd’hui n’être qu’un vulgaire cache-sexe pour des politiques culturelles populistes et réactionnaires qui n’hésitent pas à prendre les commandes de lieux artistiques quand leur programmation ne s’ajuste pas aux cahiers des charges municipaux. On le sait les élus sont sensibles aux polémiques et le consensus doit régner pour éviter les risques politiques : les propositions divertissantes ont le mérite d’arrondir les angles en répondant aux attentes de collectivités souvent plus soucieuses d’aménager le territoire que de le voir se soulever sous l’effet de tensions et de désaccords profonds. Source : (...)


  • Mythes sur le viol
    http://antisexisme.net/category/mythes-sur-le-viol-2

    Les normes sont des règles comprises par les membres d’un groupe et qui guident ou contraignent le comportement1. Ces normes peuvent être injonctives – elles prescrivent ou interdisent certains comportements -, ou descriptives – elles informent sur la façon dont les autres jugent ou agissent dans une situation donnée2. Bohner et ses collaborateurs ont testé l’hypothèse selon laquelle l’acceptation des mythes autour du viol agissait comme une norme3. Ils ont fait passer un test à 264 étudiants allemands de sexe masculin, leur permettant de mesurer l’adhésion aux mythes et la propension au viol de ces derniers, dans diverses situations : soit on faisait croire aux étudiants que les participants de l’année précédente présentaient une faible adhésion aux mythes sur le viol, soit, à l’inverse qu’ils (...)


  • Mort de Bernard Heidsieck, #poète sonore et essentiel - rue89 par @xporte
    http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2014/11/24/mort-bernard-heidsieck-poete-sonore-essentiel-256192

    Les journaux n’en feront pas les grands titres, parce que la poésie, tout le monde s’en fout. Pourtant, l’homme qui est mort samedi 22 novembre, à l’âge de 86 ans, était l’un des plus grands poètes français du XXème siècle, et son influence s’est faite sentir très au-delà de nos frontières.

    Bernard Heisieck a fait franchir une étape à la #poésie : il l’a fait sortir des livres. Ce qu’il appelait « poésie sonore » c’est une poésie dite, proclamée, rendue spectaculaire par la voix du poète, bien sûr, mais aussi par son corps et ses mouvements.

    http://www.youtube.com/watch?v=CUPuZzPaFJM

    http://www.youtube.com/watch?v=lqWbYVRUSG4

    http://www.youtube.com/watch?v=qbRcPl6ffWk

    http://www.youtube.com/watch?v=NjCni4Jk3ek

    #poésie_sonore #mort


  • La vraie vie des cuisiniers tamouls de Paris | StreetPress
    http://www.streetpress.com/sujet/1416216981-la-vraie-vie-des-cuisiniers-tamouls-de-paris

    Les #cuisiniers_tamouls « sont des photocopieurs » vantent les #patrons, bien contents de cette main d’œuvre pas chère. Les postes se refilent par la « connexion tamoule ». Enquête derrière les fourneaux.

    La tarte tatin sort du four et son auteur en est fier. « Il y a vingt-deux pommes dedans », nous dit-il en vérifiant qu’elle est nickel – et elle l’est. Sans doute qu’il n’en est pas à sa première. Le chef de cuisine du café Le Paris, boulevard Richard-Lenoir, vient de loin. Regan, 32 ans, un petit diamant dans l’oreille gauche, est sri-lankais, plus précisément Tamoul, comme des centaines de plongeurs et cuisiniers dans les restos de Paris.

    Difficile de leur faire évoquer leur vie. L’un d’eux a refusé car « ça pourrait faire parler dans la communauté », très soudée autour du quartier de la Chapelle. Ces quelques rues à deux pas de la gare du Nord sont l’épicentre culturel et économique de la diaspora. Mais prix de l’immobilier oblige, beaucoup vivent en banlieue.

    Anushan, second de cuisine dans un restaurant « bistronomique » (tarif du steack tartare : 18 €) du Marais, vit à Saint-Ouen avec sa femme et ses deux enfants. Même chose pour Regan et pour Christy, plongeur/cuisinier au Paris. Toute la journée au boulot, ils cuisinent français, mais chez eux, c’est leur femme qui fait les repas, et plutôt du sri-lankais. Anushan détaille le menu de la semaine :
    « En général on mange du curry-poulet avec du riz, et le mardi et le vendredi du curry de légumes, car je suis hindou, et ma religion interdit la viande ces jours-là. »
    PHOTOCOPIEURS
    Pourquoi autant de Tamouls dans les cuisines de Paris ? Un gérant, qui veut rester anonyme, répond d’abord que ce sont « essentiellement des Sri-Lankais et des Maliens » qui répondent lorsqu’il poste une offre d’emploi. « Souvent, ce sont eux qui viennent au resto pour proposer leurs services. » Mais le gérant leur trouve aussi des qualités propres :
    « Ce sont des photocopieurs. Il suffit de leur montrer ce que l’on veut, et ils le reproduisent avec exactitude. »
    Le boss du café Le Paris, lui-même d’origine sri-lankaise, ne dit pas autre chose. Sangarasivam Suthakaran, français depuis 2008, emploie presque exclusivement d’anciens compatriotes. « Beaucoup de restaurateurs cherchent des Sri-Lankais », explique-t-il, vantant leur motivation :
    « Ils demandent moins et travaillent mieux. Et une fois qu’ils ont fini leur boulot, ils n’attendent pas sans rien faire, ils aident les autres. »

    Lui aussi utilise le terme « photocopieur ». Dans les faits, c’est un type qui sait se servir d’un micro-ondes. Au café Le Paris, on vient de commander un rôti de porc. En deux minutes, Regan reproduit sous nos yeux ces gestes qu’il connaît par cœur : découper trois tranches de porc que l’on disposera dans l’assiette. Ajouter trois grosses cuillères d’un gratin de pommes de terre préalablement préparé et stocké dans un Tupperware orange. Placer l’assiette dans un four micro-ondes. Sous ce micro-ondes, un jumeau se charge de réchauffer la sauce au poivre. Une minute trente passée, c’est chaud. Verser la sauce, ajouter quelques feuilles de salade aspergées d’une vinaigrette en bouteille. Et histoire de donner une touche gastro : disperser de la poudre de paprika sur les contours de l’assiette. Déposer le plat près de l’ouverture donnant sur la salle et faire tinter la clochette.

    TAMOULE CONNEXION
    Comme les autres, Regan explique avoir appris « sur le tas ». La cuisine est rarement une vocation. A priori, le destin d’Anushan n’était pas de préparer des cochons de lait au romarin et aux olives à 27 € pour les hipsters du Marais :
    « Dans ma famille, on est menuisiers. »
    Seulement, pour être menuisier en France, il faut des diplômes. Et pour y vivre, il faut tout de suite gagner sa croûte. D’autant que la plupart envoient de l’argent au pays pour « aider la famille qui y est restée », explique Tharshan, de l’Organisation de Réhabilitation Tamoule (ORT), que nous avions déjà rencontré lors de l’organisation des JO tamouls . Et d’ajouter :
    « C’est très difficile de trouver un travail, même avec des papiers »
    Fuyant la guerre civile et ses suites, les Tamouls demandent l’asile, mais « le statut est souvent refusé », assure Tharshan, évoquant « des gens qui attendent depuis 13 ou 17 ans ».

    GUERRE CIVILE AU SRI LANKA

    Entre 1983 et 2009, une guerre civile au Sri Lanka a opposé les séparatistes tamouls des Tigres (LLTE) au gouvernement sri-lankais, soutenu par l’ethnie majoritaire cingalaise. Un conflit qui aurait entraîné la mort de plus de 80.000 personnes et des centaines de milliers de réfugiés.

    Les Tigres Tamouls ont reconnu leur défaite en 2009.

    Le plus simple est donc de trouver un poste en cuisine par le biais de la « connexion tamoule », pour reprendre l’expression d’Anushan. Arrivé en France il y a dix ans, à l’âge de 23 ans, il y a retrouvé un oncle. Après un boulot dans une boutique d’alimentation dans le quartier de La Chapelle, Anushan s’est trouvé un job de plongeur dans un restaurant à Luxembourg. Il a gravi les échelons et changé de boîte, pour se retrouver aujourd’hui second de cuisine.

    #sans_papiers #salariat #restauration #service_à_la_personne #précarité


  • L’Islande annule (encore une fois) une partie des emprunts immobiliers...

    http://www.express.be/business/fr/economy/lislande-annule-encore-une-fois-une-partie-des-emprunts-hypothecaires-des-menages/209361.htm

    C’était une promesse de campagne : le Premier ministre islandais, Sigmundur Davíd Gunnlaugsson, élu en 2013, a confirmé que le pays allait annuler une partie de la dette des ménages islandais qui avaient contracté des emprunts immobiliers avant la crise de 2008.

    http://media1.express.be/pictures/lowres/web/misc/couple_in_front_of_summerhouse.jpg

    La mesure, appelée « Leidréttingin » (‘correction’), permettra aux foyers qui avaient souscrit des emprunts hypothécaires indexés sur l’inflation avant 2008 de bénéficier d’une annulation d’une partie de leur dette, à concurrence de 4 millions de couronnes islandaises (25 800 euros). Depuis le mois de juillet, 69 000 familles islandaises ont sollicité de pouvoir profiter de cette mesure. Celle-ci leur permettra de réduire leurs mensualités de 13 à 14% en moyenne, soit une réduction individuelle de 95 à 130 euros.

    #islande #crise_financière #suite :)


  • Charles Enderlin : “Un Etat palestinien n’est plus possible”
    http://www.telerama.fr/monde/charles-enderlin-un-etat-palestinien-n-est-plus-possible,119498.php

    http://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH80/arton215490-400f5.jpg

    La ville de Jérusalem est sous tension après l’attentat du 18 novembre 2014 contre une synagogue. Le reporter Charles Enderlin y réside depuis quarante ans. Son regard sur ce nouvel accès de violence est bien sombre. Source : Télérama.fr


  • Le baiser de la mort de l’Europe à l’Afrique
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/BERTHELOT/50757

    En ce début d’été 2014, l’Union européenne triomphe. Après plus de dix ans d’une sourde bataille, elle a enfin vaincu la résistance des pays africains qui refusaient de conclure avec elle les traités de libre-échange prévus depuis 2000 par l’accord de Cotonou (Bénin). Le 10 juillet, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont signé l’accord de partenariat économique (APE) d’Afrique de l’Ouest (...) Source : Le Monde diplomatique


  • Et le gagnant de la Coupe Davis est... l’évasion fiscale !
    http://www.bastamag.net/Et-le-gagnant-de-la-Coupe-Davis

    Une première : la finale de la Coupe Davis oppose actuellement des tennismen qui habitent tous dans le même pays, la Suisse. Car tous les titulaires de l’équipe de France ont choisi de vivre dans ce paradis fiscal. Gilles Simon et Richard Gasquet résident à Neuchâtel, Julien Benneteau à Genève, Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils, près de Nyon, dans le canton de Vaud. Le capitaine, Arnaud Clément, est revenu en France, après avoir longtemps habité en Suisse. Les tennismen ont suivi l’exemple de l’ancien (...)

    En bref

    / #Paradis_fiscaux


  • Le siège de #Julian_Assange est une #mascarade – enquête spéciale — John PILGER
    http://www.legrandsoir.info/le-siege-de-julian-assange-est-une-mascarade-enquete-speciale.html

    « Des documents divulgués par Wikileaks depuis qu’Assange est en Angleterre », a écrit Al Burke, l’éditeur du site Nordic News Network”, un site de référence en ce qui concerne les dangers qui guettent Assange, « indiquent clairement que la Suède a régulièrement cédé à la pression des Etats-Unis dans le domaine des droits civils. Tout porte à croire que si Assange était confié aux autorités suédoises, il serait extradé vers les Etats-Unis sans aucune considération pour ses droits légaux. »

    Quelques éléments semblent indiquer que le peuple suédois et la communauté juridique locale ne soutient pas l’intransigeance du procureur #Marianne_Ny. Autrefois complètement hostile envers Assange, la presse suédoise a publié des Unes telles que « Allez à Londres, pour l’amour de Dieu. »

    Pourquoi refuse-t-elle ? Plus précisément, pourquoi n’autorise-t-elle pas aux tribunaux Suédois l’accès à des centaines de SMS que la police a enregistré depuis le téléphone d’une des deux femmes impliquées dans ces allégations de harcèlement ? Pourquoi ne les transmet-elle pas aux avocats suédois d’Assange ? Elle dit qu’elle n’est pas tenue par la loi de le faire tant qu’aucune accusation formelle n’a été portée et qu’elle ne l’a pas interrogé. Mais alors, pourquoi ne l’interroge-t-elle pas ?

    Cette semaine, la Cour d’Appel suédoise va décider d’ordonner, ou pas, à Ny de divulguer les messages SMS ; ou alors le litige finira à la Cour Suprême et à la Cour Européenne de Justice. Comble de l’ironie, les avocats suédois d’Assange ont seulement été autorisés à « visionner » les SMS, qu’ils ont donc du mémoriser.

    Un des messages de la femme en question montre clairement qu’elle ne voulait pas qu’Assange soit poursuivi, « mais que la police a insisté pour mettre la main sur lui ». Elle fut « choquée » quand ils l’ont arrêté parce qu’elle « voulait juste qu’il passe un test [VIH] ». Elle « ne voulait pas accuser JA de quoi que ce soit » et « c’est la police qui a inventé ces charges ». (Dans un témoignage, elle dit avoir été « manipulée par la police et d’autres autour d’elle ».)

    Aucune des femmes ne prétend avoir été violée. En effet, les deux ont nié avoir été violées et l’une d’entre elles a depuis tweeté, « je n’ai pas été violée ».Qu’elles ont été manipulées par la police et que leurs souhaits ignorés est une évidence – peu importe ce que racontent aujourd’hui leurs avocats. Elles sont probablement victimes d’une saga Kafkaïenne.

    Pour Assange, le seul procès qu’il ait vu c’est son procès médiatique. Le 20 Aout 2010, la police suédoise a ouvert une « investigation pour viol » et immédiatement – et illégalement – a déclaré dans les tabloïds suédois qu’il y avait un mandat d’arrêt contre Assange pour « le viol de deux femmes ». Et cette information fit le tour du monde.

    A Washington, le secrétaire à la défense des Etats-Unis Robert Gates expliqua, avec un grand sourire, que l’arrestation « était pour lui une bonne nouvelle ». Les comptes twitter associés au Pentagone décrivirent Assange comme un « violeur » et un « fugitif ».

    Moins de 24 heures après, le procureur en chef de Stockholm, Eva Finne, pris la tête de l’investigation. Elle fit immédiatement annuler le mandat, en expliquant, « Je ne crois pas qu’il y ait de raison de soupçonner qu’il ait commis un viol ». 4 jours après, elle fit annuler toute enquête, en expliquant, « Il n’y a aucun souçon d’aucun crime que ce soit ». Le dossier fut clos.

    C’est alors qu’entra en scène Claes Borgstrom, un politicien de renom du Parti Social-Démocrate alors candidat aux imminentes élections générales de Suède. Quelques jours après l’abandon du dossier par la procureure en chef, Borgstrom, en tant qu’avocat, expliqua aux médias qu’il allait représenter les deux femmes et qu’il ferait appel à un autre procureur, de la ville de Gothenberg. En l’occurrence Marianne Ny, que Borgstrom connaissait bien. Elle aussi était membre du Parti Social-Démocrate.

    Le 30 Août, Assange se rendit volontairement à un poste de police de Stockholm afin de répondre à toutes les questions qu’on lui poserait. Pour lui, le dossier était clos. Deux jours plus tard, Ny annonça qu’elle rouvrait le dossier. Un journaliste suédois demanda alors à Borgstrom pourquoi le dossier était rouvert alors qu’il venait d’être clos, en citant le témoignage d’une des deux femmes, qui avait expliqué ne pas avoir été violée. Il répondit alors, « Ah, mais elle n’est pas avocate ». L’avocat australien d’Assange James Catlin, répondit, « Tout ça est ridicule…c’est comme s’ils inventaient tout au fur et à mesure ».

    Le jour où Marianne Ny rouvrit le dossier, le dirigeant des services de renseignements militaires suédois (“MUST”) critiqua ouvertement Wikileaks dans un article intitulé « Wikileaks [est] une menace pour nos soldats ». Assange fut averti que les services de renseignements suédois, le SAP, avaient été informés par leurs homologues US que les accords de partage d’informations entre les des deux pays seraient « stoppés net » si la Suède lui permettait de rester sur son territoire.

    Pendant cinq semaines, Assange dut attendre en Suède pendant le déroulement de la nouvelle enquête. Le Guardian était alors sur le point de publier les « Rapports de Guerre » d’Irak, basés sur les révélations de Wikileaks, qu’Assange était censé superviser. Son avocat à Stockholm demanda alors à Ny si elle voyait une objection à ce qu’il quitte le pays. Elle l’autorisa à partir.

    Inexplicablement, dès qu’il eut quitté la Suède – au pic de l’intérêt médiatique pour les révélations de Wikileaks – Ny émit un Mandat d’arrêt européen et une « alerte rouge » d’Interpol normalement réservée aux dangereux criminels et aux terroristes. Traduit en cinq langues, cela allait inévitablement exciter les médias.

    Assange dut se rendre à un poste de police à Londres, fut arrêté et passa 10 jours en confinement solitaire à la prison de Wandsworth. Relâché sous caution de £340.000, il fut soumis à un contrôle électronique, obligé à se rendre quotidiennement à la police, et il fut placé en résidence surveillée, en attendant que son dossier soit transmis à la Cour Suprême. Il n’avait toujours pas été condamné pour quoi que ce soit. Ses avocats réitérèrent sa proposition d’être interrogé par Ny à Londres, en lui faisant remarquer que c’était elle qui l’avait autorisé à quitter la Suède. Ils suggérèrent un bâtiment spécial utilisé par Scotland Yard à cet effet. Elle refusa.

    Katrin Axelsson et Lisa Longstaff de Women Against Rape (Femmes Contre le Viol) écrivirent : « Les allégations contre Assange ne sont qu’un rideau de fumée derrière lequel un grand nombre de gouvernements essaient de faire tomber Wikileaks pour avoir eu l’audace de révéler au public leurs plans de guerres et d’occupations secrets, avec les conséquences en viols, meurtres et destruction que cela entraine… Les autorités se fichent tellement de la violence contre les femmes qu’elles manipulent des allégations de viols comme bon leur semble. [Assange] a clairement montré qu’il était disponible pour une interrogation par les autorités suédoises, en Angleterre, ou via Skype. Pourquoi refusent-elles cet élément essentiel pour leur enquête ? De quoi ont-ils peur ? »



  • Suivre le modèle allemand, Bruno Amable
    http://www.liberation.fr/economie/2014/11/17/suivre-le-modele-allemand_1144805

    « Vous me dites : "On ne peut pas embaucher car ensuite il est impossible de licencier !" C’est faux, il est parfaitement possible à un chef d’entreprise en difficulté de licencier. » Cette citation ne provient ni du blog de Gérard Filoche (1) ni d’un discours de Thierry Lepaon. C’est François Ceyrac, le « patron des patrons », président du #CNPF, le #Medef d’avant 1998, qui faisait cette déclaration en 1977.
    En comparant avec les revendications actuelles de l’organisation patronale, on mesure à quel point les choses ont changé. Le Medef n’est pas plus monolithique que le CNPF de 1977, mais il est assez uni sur l’objectif de « #flexibilisation » du #marché_du_travail ; sa ligne la plus dure étant de l’avis de profiter de la faiblesse du gouvernement Valls pour pousser dans le sens d’une transformation radicale du #contrat_de_travail. Une des dernières revendications était de supprimer l’obligation de donner un motif de licenciement, ce qui nécessiterait de dénoncer la convention 158 de l’Organisation internationale du travail signée en 1982.

     
    L’objectif, envisagé par l’actuel gouvernement, semblerait être de faciliter la mise en place d’un « #contrat_unique » qui remplacerait les actuels #CDI et #CDD et serait caractérisé par une faible protection augmentant éventuellement avec la durée d’#emploi. Cette mesure figurait dans le programme électoral de Sarkozy en 2007 et dans celui de Bayrou en 2012 ; pas étonnant que Manuel Valls soit tenté de reprendre l’idée.

    Le « modèle » à suivre en matière de « réformes indispensables » se trouvant, comme chacun est tenu de le savoir, de l’autre côté du Rhin, il n’est pas inutile de revenir sur le rôle que le patronat a joué chez nos voisins allemands.

    Die Initiative Neue Soziale Marktwirtschaft, initiative (pour une) nouvelle économie sociale de marché (INSM) a été fondée et financée (160 millions d’euros d’ici à la fin 2018 tout de même) par le #patronat allemand de la métallurgie en 2000, avec pour objectif d’agir en vue d’une transformation du modèle allemand en une économie libérale à l’anglo-saxonne. Plus concrètement, son activité de propagande et lobbying visait à définir un agenda de #réformes #néolibérales à l’usage des partis politiques de gouvernement, et de tenter de retourner une opinion publique majoritairement hostile et inquiète face aux tentatives de libéralisation.

    Wolfgang Clement, le ministre, à l’époque social-démocrate, de l’Economie et du Travail du gouvernement #Schröder qui allait mettre en œuvre les réformes du marché du travail et de la protection sociale du début des années 2000 (réformes #Hartz, Agenda 2010), était partie prenante de l’INSM dès le début. Il a d’ailleurs fini par remplacer Hans Tietmeyer, ancien président de la Bundesbank, à la tête du conseil d’administration de l’INSM en 2012.

    Selon Daniel Kindermann, de l’université du Delaware, on peut distinguer deux périodes dans l’action de l’INSM : de 2000 à 2006, elle a préparé, puis soutenu les réformes Hartz, trouvant même le slogan principal de l’Agenda 2010 du chancelier Schröder : « Est social ce qui crée des emplois » . Pour le patronat allemand, cet Agenda 2010 n’était que la première étape vers des changements plus substantiels.

    #salariat #précarisation


  • Conservateurs les conservatoires ? La Ville de Paris veut réformer (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/musiques/article/2014/11/17/conservateurs-les-conservatoires-la-ville-de-paris-veut-reformer_4524938_165

    Le mode de fonctionnement des conservatoires municipaux ne satisfait pas la Ville de Paris. En cause, selon l’équipe d’Anne Hidalgo : un manque de « mixité sociale », une sélection jugée « trop précoce » et une formation qualifiée de « trop académique ».

    #éducation #conservatoire_de_musique #Paris #réforme #musique #éducation_musicale


  • 15 ans après le lancement rezo.net, la vérité sort enfin : je suis stupéfait par ces révélations. (Mais qui sont ces gens ?)
    http://grosse.fatigue.free.fr/causetoujours/spip.php?article483

    Rezo.net a été créé par les services du Ministère de l’Intérieur sous Jospin en 1999 pour TE surveiller mets-toi bien ça au fond du crâne. Car malgré la disparition du Minitel™, et bientôt du Concorde, nos élites d’Etat ne savaient plus où donner de la tête avec l’apparition des NTIC (Ah, l’acronyme de l’époque), et la paranoïa de l’homme de Belfort allait donner naissance au portail, une idée à la mode en 99, comme le cosmos par exemple.


  • Cartographier le #choléra, par Sonia Shah
    http://visionscarto.net/cartographier-le-cholera

    Ebola est le dernier en date des virus pathogènes envahissant de façon incontrôlable une communauté appauvrie et ravagée par un conflit ou une catastrophe environnementale ; mais il n’est pas le premier. Il y a quatre ans, presque jour pour jour, un autre pathogène d’une virulence similaire, d’une grande capacité à fondre sur des sociétés caractérisées par un assainissement défaillant, la surpopulation et la méfiance, dévastait l’île-nation d’#Haïti(...)


  • L’Anglais comme #langue pivot ou l’impérialisme linguistique caché de #Google Translate - Frédéric Kaplan
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/102952018076

    Frédéric Kaplan (@frederickaplan), chercheur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, continue d’explorer le capitalisme linguistique de Google. Il s’est intéressé au fonctionnement de Google Translate, pour remarquer que l’outil de #traduction de Google fonctionne toujours avec l’anglais comme langue pivot. Ce qui signifie que pour traduire un texte du français à l’italien, il passe d’abord par une traduction du français à l’anglais puis de l’anglais à l’italien. Forcément, ce procédé n’est pas sans générer de lourdes erreurs. Ce biais culturel n’est pas sans conséquences, car les traductions générées peuvent être utilisées comme sources primaires pour Google, par exemple pour son moteur d’autocomplétion.

    "L’impérialisme linguistique de l’anglais a donc des effets beaucoup plus subtils que ne le laisseraient (...)

    #automatisation


    • Arg, il faut arrêter de citer ces « diplomates » à Damas, en prétendant qu’ils « décryptent » des choses :

      Devant les caméras de la télévision syrienne, il pose aux côtés de Khaled Mechaal, le chef en exil du bureau politique du Hamas. À l’ambassade de France à Damas, un diplomate décrypte : « Bachar voulait montrer qu’il avait une capacité de nuisance. Mais ce n’est pas très adroit comme message. » D’autant que les organisations palestiniennes n’ont rien à voir avec Al-Qaïda. L’effet produit à Washington n’en est pas moins désastreux.

      À part dans la narrative occidentalo-centrée, qui considère que s’afficher avec le chef du Hamas palestinien, c’est vouloir « montrer […] une capacité de nuisance » ?

      Quand les responsables américains vont – tous – s’exhiber aux côtés des dirigeants israéliens, viendrait-il à l’idée de ce diplomate de « décrypter » qu’ils viennent ainsi « afficher une capacité de nuisance » (ce qui est, pourtant, ce que pensent à peu près tous les habitants de la région) ?

    • Toujours cette amusante bonne conscience française :

      – en mai 2003 (« quelques semaines après la chute de Bagdad »), Colin Powel débarque à Damas et vient menacer clairement Bachar Assad :

      Powell exige la fermeture des bureaux des organisations radicales palestiniennes, la rupture avec le Hezbollah libanais et le verrouillage de la frontière avec l’Irak.

      avec cette remarque élégante :

      Enfin, le chef de la diplomatie américaine pose un ultimatum à Bachar et lui dit en substance : « Vous êtes du côté des perdants. Vous pouvez participer au processus de paix ou vous pouvez rester en arrière. Le train a quitté la gare. Faites votre choix ! »

      – six mois plus tard (novembre 2003), Chirac envoie « son sherpa diplomatique » à Bachar. Lequel témoigne dans le livre, avec une candeur qui laisse coi :

      Mon message était de lui signifier combien la région avait changé avec l’intervention américaine en Irak et d’en tirer les conclusions en prenant lui-même une initiative diplomatique montrant qu’il bougeait lui aussi car son immobilisme n’était plus tenable. Il ne pourrait rester longtemps isolé sans en payer le prix.

      Il n’est pas difficile de se rendre compte qu’en termes à peine plus courtois, le français (qui était encore récemment l’allié des syriens dans l’opposition à l’invasion américaine) vient de répéter mot pour mot la logique et la menace du cow-boy : suivez le courant américain ou bien vous en paierez le prix.

      Très logiquement, Bachar s’énerve, dénonce le « “complot américain” visant à lui tordre le bras ». (Le livre vient d’ailleurs d’expliquer que Chirac était déjà en train d’essayer de se rapprocher des Américains et de se faire pardonner son opposition à l’invasion à l’ONU ; de fait, la réaction de Bachar Assad est d’autant plus logique que le simple coup de colère.)

      Ce qui provoque dans le livre la conclusion psychologisante à deux sous :

      « Bachar el-Assad a ainsi montré une sorte de complexe d’enfermement qui correspondait finalement bien à sa personnalité et à son régime », estime aujourd’hui Maurice Gourdault-Montagne

      Tous ces jugements de valeur emplis de bonne conscience franco-française exprimés par des anciens diplomates, à peine trois chapitres et j’en suis déjà gavé. Le reste est intéressant, mais ces petites considérations vaseuses, c’est vraiment très faible.

    • Mais enfin, qui cite sérieusement Marwan Hamadé en se contentant de le présenter comme « ancien ministre libanais » ?

      Pis, selon Marwan Hamadé, ancien ministre libanais, le régime syrien se cabre : « Après la guerre d’Irak, explique-t-il, nous avons senti un durcissement. Le gouvernement de Rafic Hariri était relégué au second plan et ne devait être qu’un simple exécutant des volontés de Bachar el-Assad. De pair avec l’Iran et le Hezbollah, les Syriens ont décidé d’asseoir leur pouvoir au Liban de manière plus solide et plus profonde.… »

      Marwan Hamadé, faut faire attention tout de même : les gens pourraient ne pas savoir qu’il s’agit d’un effet comique.

    • Encore une considération franco-française assez indéfendable :

      « Or l’affaire Total, c’est un peu la crise d’adolescence de Bachar el-Assad qui n’en fait qu’à sa tête vis-à-vis de son supposé tuteur. »

      Qu’est-ce que c’est que cette histoire de crise d’adolescence ? Ils parlent vraiment comme ça, nos diplomates à nous ?

    • Intéressant:

      Les Syriens vont finalement constituer un Comité pour le projet national du gaz. Tous les contrats signés avec des compagnies internationales sont annulés. L’idée retenue après l’affaire des champs de Palmyride est de nationaliser le secteur en faisant appel à des sociétés étrangères uniquement pour la sous-traitance.

    • J’arrive à la fin du chapitre, c’est vraiment intéressant. Comme pour le chapitre précédent, je pense que ça aurait largement gagné à ne pas citer les élucubrations et les rodomontades des « anciens diplomates » français, qui n’apportent rien mais font perdre le fil dans des considérations psycho-pouèt-pouèt remplies de bonne conscience françaoui.

      Paragraphe final avec un (oui !) retour aux fondamentaux (malgré la personnalisation déplacée : « c’est inacceptable pour lui », alors qu’on peut tout de même se demander qui trouverait acceptable de se faire soudoyer son vice-président, son chef d’État major et son chef des services de renseignement par le représentant d’une puissance étrangère assez souvent hostile – ici l’Arabie séoudite).

      S’il n’a pas décroché d’affaires en Syrie, Rafic Hariri a en revanche beaucoup « investi » sur des responsables de la nomenklatura syrienne. Au fil des ans, il a soudoyé le vice-président Abdel Halim Khaddam, le chef d’État major de l’armée, Hikmat Chehabi et Ghazi Kanaan, le proconsul au Liban. « Que Hariri achète des Libanais, Bachar le comprend, analyse Karim Pakradouni, ancien ministre de Rafic Hariri, mais qu’il achète des hauts responsables syriens, c’est inacceptable pour lui ! »

    • @Nidal : amusant : j’en suis moi aussi à peu près là de ma lecture. A noter que ce chapitre, intéressant, ne fait que confirmer ce que le livre de Labévière (« Baghdad-Beyrouth, le grand retournement », de 2006) qui avait eu un bien moindre retentissement médiatique, disait déjà - mais qu’il ne cite pas -, à savoir que le retournement de Chirac contre Assad date de 2003 quand il voit celui-ci comme un obstacle à son rabibochage avec les States une fois l’invasion de l’Irak faite ; et par ailleurs que l’initiative de la résolution 1559 de 2004 vient de Paris, qu’elle prend sa source dans la relation Chirac-Hariri et qu’elle trouve Condoleeza Rice et l’équipe Bush trop heureux de l’aubaine. Par contre, rien chez Chesnot-Malbrunot sur l’origine du Syria Accountability Act américain de 2003 que Labévière comme Walt et Mearsheimer imputent au lobby pro-Israël aux Ztazunis.

      SPOILER ;-) : dans la suite du livre une révélation intéressante : l’existence d’un plan américain (CIA) de regime change en Syrie en misant sur le tandem Kanaan-Khaddam pour faire chuter Assad...

    • Remarques très justes, @souriyam. Ça ne m’avait pas du tout effleuré, je n’avais pas vu le lien avec Labévière ; l’impression de lire quelque chose que je savais déjà, sans me demander d’où ça me venait. Ce genre de choses, parmi les gens que je fréquente, c’est une sorte d’évidence, je ne l’avais donc pas relié au « Grand retournement ». Mais vous avez bien raison de signaler le lien.


  • Les « Cinq de Lucasville »
    Des mutins dans le couloir de la mort

    https://infokiosques.net/spip.php?article1153

    La mutinerie de Lucasville [Ohio, USA, avril 1993] a une place toute particulière dans l’histoire des luttes menées par les prisonnier.e.s aux États-Unis en raison des déclarations des mutins affirmant appartenir, tous, à la « race de prisonniers ». Cette volonté de résolument dépasser les divisions raciales et les formes de hiérarchisation des délits et des crimes qui existent en prison fait la particularité de la mutinerie de Lucasville.

    #prison #USA #Ohio #racisme #mutinerie #brochure #infokiosque
    @rezo @wardamd @lahorde @la_vie_des_idees