• Il y a 18 ans, la police expulsait les sans-papiers de l’église Saint-Bernard à Paris
    http://lahorde.samizdat.net/2014/08/23/il-y-a-18-ans-la-police-expulsait-les-sans-papiers-de-leglise-sain

    Le 23 août 1996, environ 1 500 policiers enfoncent à la hache les portes de l’église Saint-Bernard et évacuent sans ménagement 350 sans-papiers et leurs soutiens qui s’y trouvaient depuis le 28 juin. Cette opération brutale, largement médiatisée, provoque des réactions indignées et des manifestations de protestation dans toute la France. Les sans-papiers expulsés sont placés en rétention administrative, et [&hellip


  • Book Review : ’A Spy Among Friends’ by Ben Macintyre - WSJ
    http://online.wsj.com/articles/book-review-a-spy-among-friends-by-ben-macintyre-1407533655
    http://si.wsj.net/public/resources/images/RV-AO063_BKRVPh_G_20140808105829.jpg

    Plus que l’histoire de l’espion du KGB Kim Philby, qui faillit être nommé chef du MI6 britannique, ce livre raconte l’histoire de ses amitiés, réelles bien que trahies au nom du #communisme.

    http://bookpeopleblog.files.wordpress.com/2014/07/a-spy-among-friends.jpg

    Le WSJ a moins aimé :

    “A Spy Among Friends” is a rollicking book. Mr. Macintyre is full of pep and never falters in the headlong rush of his narrative. He makes sweeping generalizations (“Englishmen are naturally reticent”) and peppers his text with clichés: a military attaché is “a whiskery old war-horse,” a German diplomat is “a luxury-loving aristocrat and a flamboyant homosexual,” and an Oxford don is inevitably “eccentric.”

    The chief defect of Mr. Macintyre’s book, however, is that he unwittingly treats English society, and particularly its secret service, in Marxist terms.

    Bon peut-être que ce n’est qu’un point de vue, je ne suis pas spécialiste ; en tout cas j’ai dévoré ce #livre d’#histoire d’#espionnage de la #guerre_d'Espagne à la #guerre_froide, qui nous fait aussi visiter Instanbul, Vienne, Berne, Beyrouth… on y croise Graham Greene, Ian Fleming, et quantité d’autres personnages hauts en couleur et adorant la fête, les blagues, l’aventure, et surtout, l’alcool.

    • Rappelons que son père St John Philby, agent anglais au Moyen-orient - moisn connu que Lawrence d’Arabie mais peut-être aussi important, avait déjà trahi l’Angleterre puisqu’il s’était fait l’entremetteur entre les al-Saoud et les USA aussi bien en termes politiques que bien évidemment pour l’exploitation du pétrole.
      C’était d’ailleurs le sujet de l’ouvrage de Cave Brown « Philby père et fils - La trahison dans le sang »


  • Qui étaient vraiment les Gaulois ?
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/qui-etaient-vraiment-les-gaulois

    Des barbares chevelus et mal dégrossis ? Cette fausse image, colportée dès le début de la conquête de la Gaule par Rome, a été relayée pendant des millénaires. Redécouvrez les Gaulois, un peuple bien plus raffiné qu’on ne le pensait. (À voir aussi : l’exposition « Tumultes gaulois », à Clermont-Ferrand jusqu’au 23 novembre 2014).


  • Les noces de Gorafi. Ou comment est mort le second degré.
    http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2014/08/les-noces-de-gorafi.html

    Le résultat est désormais palpable. Les filtres, éditoriaux et algorithmiques qu’ils nous proposent, nous livrent un monde qui n’a de valeur que si nous entretenons avec lui un rapport de premier degré attentionnel, et dont tout le « second degré » ne doit permettre que de nous ramener vers ce premier degré, ce degré zéro de l’attention, vers ce temps de cerveau disponible, celui pendant lequel il importe peu de savoir si cet article émane du Figaro ou du Gorafi, celui où la seule chose qui importe est que nous partagions cet article au maximum, souvent d’ailleurs sans même le lire, pour entretenir le flux constant, le défilement incessant, et les monétisations associées. Sysiphe remplissant le tonneau des Danaïdes, tout en postant des photos de chats et en fredonnant Mr (...)

    #actubiblio2

    • L’économie de l’attention est proche de l’impasse. Car elle doit exister au premier degré pour nous permettre d’en distinguer un second (degré). C’est à dire qu’elle doit permettre « d’économiser » notre mobilisation attentionnelle pour rester capable de distinguer le vrai du faux, le parodique de l’authentique. Mais les grands écosystèmes ont visiblement fait un choix inverse.

      Celui de maintenir à tout coût la profusion, et la confusion, pour continuer de dégager de substantielles marges attentionnelles. Les grands sites médias qui ne peuvent plus exister sans l’écho d’un Google ou d’un Facebook n’ont ni pu, ni su faire d’autre choix que celui de se plier aux règles attentionnelles édictées en les intégrant au coeur même de leurs routines d’écriture.

      Le résultat est désormais palpable. Les filtres, éditoriaux et algorithmiques qu’ils nous proposent, nous livrent un monde qui n’a de valeur que si nous entretenons avec lui un rapport de premier degré attentionnel, et dont tout le « second degré » ne doit permettre que de nous ramener vers ce premier degré, ce degré zéro de l’attention, vers ce temps de cerveau disponible, celui pendant lequel il importe peu de savoir si cet article émane du Figaro ou du Gorafi, celui où la seule chose qui importe est que nous partagions cet article au maximum, souvent d’ailleurs sans même le lire, pour entretenir le flux constant, le défilement incessant, et les monétisations associées. Sysiphe remplissant le tonneau des Danaïdes, tout en postant des photos de chats et en fredonnant Mr Trololo.

      Car en écho au délitement des logiques d’engagement au profit de logiques de clic, nos capacités attentionnelles se réduisent dans la sur-sollicitation constante :

      "The second big contributor to satire-blindness is our diminishing attention span. The average American attention span in 2000 was 12 seconds ; in 2013, it was eight seconds. This is less than the average attention span of a goldfish (nine seconds).

      #attention #médias #journalisme #écrit #lecture #trop
      On est foutu, on est blasé, on a trop et ça rend nigaud.


  • Le photographe a perdu : le selfie d’un singe appartient au domaine public

    http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/22/photographe-a-perdu-selfie-dun-singe-appartient-domaine-public-2543

    « Le bureau n’enregistrera pas de travaux produits par la nature, les animaux ou les plantes. »

    Par cette petite phrase ajoutée à ses règles, le Bureau des copyrights américain, qui dépend de la bibliothèque du Congrès, a tranché la drôle de polémique entre le photographe animalier David Slater et Wikipédia, concernant le selfie d’une talentueuse macaque à crête.

    Le bureau donne des exemples d’œuvres impossibles à « copyrighter » :

    « une photographie prise par un singe ;
    une peinture murale réalisée par un éléphant ;
    un dessin naturel formé sur la peau d’un animal ;
    un morceau de bois sculpté par l’océan... »

    http://rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2014/08/singe0.jpg

    Le Bureau des copyrights donne donc aujourd’hui raison à la fondation Wikimedia, en précisant explicitement, dans ses exemples, qu’échappent à la protection intellectuelle les photos prises par des singes. La suite de son communiqué est plus intrigante :

    « De même, le bureau ne peut enregistrer le travail attribué à des êtres divins ou surnaturels, bien que le bureau puisse enregistrer un travail dans lequel ceux qui font la demande [de protection] affirment que ce travail a été inspiré par un esprit divin. »


  • Le journalisme au risque du clic
    http://www.inaglobal.fr/presse/article/le-journalisme-au-risque-du-clic-7765

    Dans sa thèse Clicks or Pulitzer ?, qui s’appuie sur plus d’une centaine d’entretiens avec des rédacteurs en chef, journalistes, pigistes et community managers, Angèle Christin témoigne des transformations du métier de journaliste dans le numérique, tiraillé entre exigence éditorial et impératifs économiques.

    #Audience_(média) #Journalisme #Journalisme_en_ligne #Paywall #Publicité #Web


  • Intéressante interview de Fabrice Balanche sur Daech et la Syrie. Citation de quelques parties mais à mon avis à lire in extenso :
    http://www.jolpress.com/syrie-etat-islamique-bachar-al-assad-irak-kurdes-article-827621.html

    JOL Press : Le régime syrien a été accusé de connivence pendant un certain temps avec l’Etat islamique. Pourquoi ? Qu’en est-il réellement ?
    Fabrice Balanche : Certains accusaient même le régime syrien d’avoir créé l’Etat islamique ! C’était la propagande de l’opposition syrienne, qui continuait à stigmatiser le régime d’Assad et voulait cacher le fait que, dans l’opposition, se trouvaient des groupes islamistes armés qui devenaient de plus en plus puissants. Selon eux, comme l’opposition syrienne ne pouvait être que laïque et démocratique, les islamistes ne pouvaient être que la création du régime de Bachar al-Assad pour empêcher l’Occident d’aider la rébellion.
    Quand l’EI a commencé à se développer, il est clair que le régime de Damas n’est pas entré en confrontation avec lui. D’une certaine manière, le régime syrien préférait que les rebelles se battent entre eux, cela lui facilitait le travail. L’EI, dont l’objectif était de dominer l’opposition syrienne, n’avait par ailleurs, dans un premier temps, aucun intérêt à se confronter à l’armée syrienne. Cela l’aurait affaibli.
    L’EI a lancé une offensive dans le nord de la Syrie pour contrôler la frontière avec la Turquie et ainsi priver les autres rebelles de soutiens extérieurs, ce qui les obligerait à rejoindre les rangs de l’Etat islamique. Aujourd’hui, l’EI aurait 50 000 combattants. Depuis quelques mois, ils se sont lancés contre les forces de Bachar al-Assad, à Deir ez-Zor, Raqqa, Hassakeh et dans le champ gazier d’El Chaar qu’ils ont attaqué au mois de juillet dernier, assassinant 270 personnes. C’est là que le régime syrien a décidé d’agir et de bombarder les bases de l’Etat islamique à Raqqa et ailleurs.

    JOL Press : En se rangeant du côté des Occidentaux contre l’EI, Bachar al-Assad tire-t-il son épingle du jeu ? Est-il devenu une sorte de « rempart » contre l’islamisme radical ?

    Fabrice Balanche : L’Etat islamique est devenu la cible suprême pour les Occidentaux, le danger principal dans la région. Le renversement du régime de Bachar al-Assad est devenu secondaire, voire non souhaitable pour les Occidentaux. L’année dernière, à la même époque, la France, les Etats-Unis et l’Angleterre parlaient de bombarder la Syrie. S’ils l’avaient fait, aujourd’hui, Abou Bakr-al-Baghdadi [le calife de l’Etat islamique, ndlr] serait à Damas.
    Plus personne aujourd’hui n’évoque ce scénario. Plus personne ne parle non plus de soutenir les autres rebelles, incapables de représenter une alternative politique et militaire face à Bachar al-Assad et face à l’Etat islamique. Leur donner des armes reviendrait à alimenter l’Etat islamique, puisque certains des combattants finiraient par rejoindre ses rangs.
    Finalement, ce sont plutôt les Occidentaux qui se rangent du côté d’Assad. En 2011, le président syrien leur disait : « Voulez-vous que la Syrie devienne l’Afghanistan ? ». Aujourd’hui, les Occidentaux sont bien forcés de se rendre compte que la chute du régime d’Assad créerait un chaos incroyable en Syrie et laisserait le pays entre les mains de l’Etat islamique. Le fait que les Occidentaux orientent leur lutte contre l’Etat islamique arrange Bachar al-Assad, évidemment.


  • #Olives piquantes apéritives
    http://www.cuisine-libre.fr/olives-piquantes-aperitives

    Ça pique mais c’est bon ! Rincer et égoutter les olives. Les déposer dans un saladier. Verser l’huile d’olive. Ajouter la harissa et saupoudrer généreusement de Cumin et de Ras el Hanout. Mélanger.

    Olives, #Grignotages / #Sans_viande, #Sans_œuf, #Végétarien, Marinade/Saumure, Entrée, apéro, starter..., #Sans_lactose, #Végétalien, #Afrique_du_Nord

    #Marinade/Saumure #Entrée,_apéro,_starter...


  • لماذا هو خطر على السعودية؟ داعش... الوعد الوهابي المؤجّل | الأخبار
    http://www.al-akhbar.com/node/213722

    السعودية... في مرمى «الدولة»

    باتت السعودية اليوم من بين مجموعة دول تضم الأردن وبلاد المغرب ونيجيريا وباكستان واليمن، من ضمن الدول المرشحة لأن تكون ضمن مناطق التوحش، لوجود عمق جغرفي وتضاريس تسمح بإقامة مناطق تدار بنظام إدارة التوحش، وضعف النظام الحاكم وضعف حضوره العسكري في الأطراف، وجود مد إسلامي جهادي واعد، طبيعة الناس في هذه المناطق، انتشار السلاح بأيدي الناس فيها (أ. ناجي، طريق التمكين، مصدر سابق 8 ـ9).
    ومن الضروري الإشارة الى أن مرحلة إدارة التوحش تكون تمهيدية لمرحلة التمكين، وإن ادخال السعودية ضمن استراتيجية التغيير يعني أن داعش يستعد لتحقيق الوعد الوهابي المؤجل بإقامة الخلافة.
    استبشر كثير من المقرّبين من النظام السعودي بسيطرة «داعش» على الموصل وتمدّده الى محافظات عراقية أخرى، وبالغ البعض في وصف ذلك، فبين من أسبغ على مقاتلي داعش صفة «الثوار»، وبين من اعتبر فعله «حركة تحرير»، ولكن ما لبّث أن انقلب المزاج العام بصورة دراماتيكية، منذ الإعلان عن إقامة «دولة الخلافة»، وبدء الحديّث عن تمدّد «الدولة» الى الجنوب، الى حيث «الجزيرة العربية».
    فوجئت السلطات السعودية بالمنسوب المرتفع من التعاطف مع «دولة الخلافة» وسط القاعدة الشعبية الوهابية، إلى درجة أن حملات الكترونية انطلقت بصورة متزامنة تشيد بإعلان الدولة وتعلن البيعة لأميرها أبي بكر البغدادي.
    اكتشفت السعودية بأن ثمة مجتمعاً داعشياً ثاوياً وسط المجتمع الوهابي الذي تعتقد بأنها تديره وتسيطر عليه. تنبّه آل سعود الى أن انبعاثاً وهابياً انطلق من خارج الحدود هذه المرة ويمثّل أكبر وأخطر تهديد واجهه النظام السعودي منذ نشأته.
    خطورة «الدولة الاسلامية» تكمن في اعتناقها ذات المدّعيات العقدية وتبشيرها بنفس التعاليم الدينية التي صاغها المؤسس محمد بن عبد الوهاب، وتزيد على ذلك أنها تحمل في طياتها الوعد المؤجل منذ قرنين، أي إقامة دولة الخلافة، وصنع ما أخفق في صنعه مشايخ الوهابية و»الاخوان» و»حركة جهيمان» و»مشايخ الصحوة» و»قاعدة الجهاد في جزيرة العرب» وغيرها من المحاولات الفردية والجماعية.
    حارب آل سعود أنظمة الحكم الدينية بعد اندلاع الربيع العربي، وخصّصوا ميزانيات ضخمة لإسقاط حكم الاخوان في مصر كي لا ينشأ نموذج حكم إسلامي ينافس ويقوّض مشروعية النظام السعودي، ولكن برز إليهم من داخل المجال الوهابي من يحمل مشروعاً منافساً ويملك من الأفكار التحريضية، والمبررات الدينية، والقوة العسكرية والبشرية ما يجعله بديلاً محتملاً، وسط بيئة بدت كما لو أنها منقسمة على ذاتها، يكشف عن ذلك توجيه شباب على مواقع التواصل الاجتماعي دعوة الى أمير المؤمنين في «الدولة الاسلامية» للقدوم الى الحجاز لتحرير مكّة من آل سعود!

    Long article de Fuad Ibrahim, un chercheur saoudien, fort à propos signalé par Asad AbuKhalil. Je donne la traduction (rapide) de la fin, reproduite en arabe ci-dessus. Elle vient après un très documenté aperçu historique expliquant ce que je résumerais par la « captation » du soulèvement de la prédication wahhabite par la famille royale :

    Les Saoudiens, à portée de l’Etat [islamique]

    « Avec la Jordanie, les pays du Maghreb, le Nigéria, le Pakistan et le Yémen, l’Arabie saoudite fait partie des Etats susceptibles de passer à l’état de sauvagerie, du fait de leur profondeur géographique et de reliefs permettant d’établir des régions gouvernées par la sauvagerie, et du fait de la nature des populations dans ces régions et de la diffusion des armes. » (I. Naji, Le chemin du possible, p. 8-9).
    Nombre de proches du régime saoudien ont commencé par se réjouir de la prise de Mossoul par Daesh et de l’extension de son pouvoir à d’autres gouvernorats irakiens. Rivalisant de formules rhétoriques, certains ont décrit les combattants de Daesh comme des « révolutionnaires », d’autres ont parlé d"un « mouvement de libération ». Mais l’ambiance générale n’a pas tardé à changer du tout au tout avec l’annonce de l’établissement de « l’Etat du califat » et les premières évocations d’une extension de l’Etat [islamique] vers le sud, vers la Péninsule arabe.
    Les autorités saoudiennes ont été surprise par le taux élevé de soutien à « l’Etat du califat » au sein de la base populaire wahhabite. De nombreuses campagnes électroniques se sont réjouies de l’annonce de la création de l’Etat [islamique], en faisant allégeance à son émir Abu Bakr al-Baghdadi.
    Les Saoudiens ont découvert qu’il y avait, au sein de la société wahhabite qu’ils pensaient contrôler, une seconde société, « daeshienne ». La famille des Saooud s’est rendu compte qu’un renouveau du Wahhabisme avait lieu en dehors de ses frontières cette fois-ci et qu’il représentait la plus grave menace que le régime avait eu à affronter depuis sa création.
    Le danger de « l’Etat islamique » vient du fait qu’il épouse et promeut les mêmes croyances doctrinales religieuses autrefois forgées par Muhammad Ibn Abd al-Wahhab. Avec en plus le fait qu’il apporte avec lui la promesse toujours remise à plus tard depuis deux siècles de l’établissement d’un califat. Il a ainsi réussi là où avaient échoué avant lui des [mouvements d’opposition], individuels ou collectifs, tels que ceux des cheikhs du Wahhabisme, des frères musulmans [dans la Péninsule tel qu’expliqué avant dans l’article], le mouvement de Juhaynam [prise de la grande mosquée de La Mekke en 1979], les cheikhs du mouvements du Renouveau (Sahwa), l’organisation Qaïda pour le jihâd dans la Péninsule arabe, etc.
    A la suite du Printemps arabe, la famille Saoud a combattu les régimes religieux. Elle a consacré d’énormes budgets pour faire tomber le régime des Frères [musulmans] en Egypte, de telle sorte qu’il n’y ait pas un [autre] modèle de gouvernement musulman qui puisse se poser en rival d’eux-mêmes et qui leur ôte de leur légitimité. Mais, au sein même de l’univers wahhabite, un projet concurrent a surgi, avec une capacité d’incitation à la violence, avec des justifications religieuses et des forces militaires et humaines qui en font une alternative crédible, au sein d’un milieu visiblement bien divisé. En témoigne l’appel de jeunes [saoudiens], via les réseaux sociaux, à l’intention de l’Emir des croyants de « l’Etat islamique » pour qu’il vienne jusqu’au Hedjaz libérer La Mekke de la famille des Saoud !


  • As’ad Abukhalil et @gonzo disent qu’il faut absolument lire cet article : Why ISIS is a threat to Saudi Arabia : Wahhabism’s deferred promise - Fouad al-Ibrahim (et quand AAK et YGQ disent la même chose, je n’irais pas me risquer à les contredire…)
    http://english.al-akhbar.com/content/why-isis-threat-saudi-arabia-wahhabism’s-deferred-promise

    It is necessary to note that ISIS’ ideology is not different from the ideology of any Jihadi Salafi or Awakening organization. A quick return to the doctrinal teachings on ISIS’ websites will reveal the ideological identity of the group. Needless to say, the writings of Mohammed bin Abdel Wahhab such as The Book of the Unity of God, Clarification of the Doubts, Nullifiers of Islam and others are distributed in the areas under ISIS’ control and are taught and explained in private religious classes that the organization’s educational department holds.

    In addition, whoever reads the biographies of members of the leadership class in the organization the Islamic State of Iraq and later ISIS or the Islamic State (IS) will easily find that these people absorbed the Wahhabi doctrine and mastered all its details. As a matter of fact, their biographers emphasize the statement “he follows the teachings of the predecessors (Salaf),” in other words, he upholds the Wahhabi-Hanbali doctrine. This is what we read in the biographies of Abu Omar al-Baghdadi, his successor Abu Bakr al-Baghdadi, former War Minister Abu Hamza al-Muhajir al-Masri, Information Minister and official spokesperson of the Kingdom Abu Mohammed al-Adnani al-Shami and others.

    Notez que la photographie illustrant cet article est particulièrement choquante.


  • James Foley : quand la presse unanime accusait le régime syrien

    En avril 2013, on ne sait pas qui détient James Foley. On trouve quelques reprises de cette information : Parents talk about journalist kidnapped in Syria
    http://bigstory.ap.org/article/parents-talk-about-journalist-kidnapped-syria

    The U.S. does not currently have a formal relationship with Syria and there has been no regular or reliable information about Foley, his parents said. Though they have been in touch with federal officials, they said the most they’ve received are rumors of their son’s whereabouts.

    À peine un mois plus tard, début mai 2013, c’est une autre histoire… Sur la base d’une unique source, l’accumulation des articles et des titres donne un effet de certitude imparable (malgré l’usage du conditionnel de précaution, parfois gommé dans les titres).

    – Libération avec AFP : Un journaliste américain aux mains de Bachar al-Assad
    http://www.liberation.fr/monde/2013/05/04/un-journaliste-americain-aux-mains-de-la-syrie_900834

    Le journaliste américain James Foley, porté disparu depuis six mois en Syrie, serait détenu par des agents des services du renseignement syrien dans un centre de détention près de Damas, a déclaré vendredi un porte-parole de sa famille à Boston.

    – Nouvel Obs : SYRIE. Un journaliste américain détenu par le régime d’Assad
    http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20130503.OBS8172/syrie-un-journaliste-americain-detenu-par-le-regime-d-assad.htm

    – Le Monde : Syrie : les journalistes, victimes du régime et des rebelles
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/03/syrie-les-journalistes-victimes-du-regime-et-des-rebelles_3170297_3218.html

    Le journaliste américain James Foley, porté disparu depuis six mois en Syrie, serait détenu par des agents des services du renseignement dans un centre de détention près de Damas, a déclaré vendredi 3 mai un porte-parole de sa famille à Boston.

    « Nous avons obtenu de multiples rapports indépendants provenant de sources confidentielles très crédibles ayant un accès direct et indirect, qui confirment notre évaluation que Jim est à présent détenu par le gouvernement syrien », a ajouté le PDG et cofondateur du média en ligne GlobalPost, Phil Balboni, qui fait également office de porte-parole de la famille de M. Foley.

    – Le Parisien avec AFP : Syrie : Assad déterminé à rester au pouvoir
    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/syrie-raids-aeriens-de-l-armee-dans-le-centre-du-pays-a-qousseir-19-05-20

    Concernant le sort des journalistes américain James Foley et italien Domenico Quirico du quotidien La Stampa, portés disparus en Syrie, le chef d’Etat a affirmé n’avoir « aucune information » à ce sujet. La famille de James Foley avait affirmé début mai que le reporter serait détenu par des agents des services du renseignement syrien près de Damas.

    Méthode intéressante : ici « Assad » est clairement mis en accusation – et contredit par la toute dernière phrase de l’article – pour l’enlèvement de Foley et Quirico. Aucun des deux n’étant pourtant détenu par le régime…

    – Même article sur Le Point :
    http://www.lepoint.fr/monde/syrie-l-armee-au-coeur-de-la-ville-rebelle-de-qousseir-assad-inflexible-19-0

    – CNN (CNN Staff) : Missing journalist in Syrian custody, news outlet says
    http://edition.cnn.com/2013/05/03/world/meast/syria-missing-journalist

    U.S. journalist missing in Syria for nearly six months is most likely in Syrian government custody, according to the GlobalPost, an online international news outlet, and the man’s brother.

    Gunmen kidnapped James Foley on November 22 and his family has since worked to obtain his release. Foley, a free-lance journalist, contributed stories to the GlobalPost.

    According to a GlobalPost story on Friday, its CEO and president, Philip Balboni, said in a speech marking World Press Freedom Day that the outlet has a “very high degree of confidence” that Foley was “most likely abducted by a pro-regime militia group and turned over to Syrian government forces.”

    “We have obtained multiple independent reports from very credible confidential sources who have both indirect and direct access that confirm our assessment that Jim is now being held by the Syrian government in a prison or detention facility in the Damascus area,” Balboni said.

    – GlobalPost : American journalist likely held by Syrian government
    http://www.globalpost.com/dispatch/news/regions/middle-east/syria/130503/james-foley-american-journalist-held-syrian-government

    After a five-month investigation inside Syria and the wider Middle East, GlobalPost and the family of missing American journalist James Foley now believe the Syrian government is holding him in a detention center near Damascus.

    “With a very high degree of confidence, we now believe that Jim was most likely abducted by a pro-regime militia group and subsequently turned over to Syrian government forces,” GlobalPost CEO and President Philip Balboni said during a speech marking World Press Freedom Day.

    (Cette page du GlobalPost est désormais précédée de la mention : “Since the publication of this story further investigations have been conducted on James Foley’s kidnapping, pointing in a different direction.”, avec un lien vers l’annonce de sa décapitation par l’État islamique.)

    – RadioBDC blog - Boston.com : World Press Freedom Day Announcement : Jim Foley found in Syria
    http://www.boston.com/ae/radio/blog/2013/05/world_press_freedom_day_announcement_jim_foley_found_in_syria.html

    According to a private security firm hired by GlobalPost to find Foley, he is being held in a detention facility in the Damascas area. Foley was kidnapped in Syria in November, 2012, just a stone’s throw from the Turkish border, and has been missing for 162 days. Balboni told reporters today that Foley was captured by “pro-government militia” and then handed over to the Assad regime.

    – Investigation Suggests American Journalist Missing in Syria Is ’Likely’ Held by Government - NYTimes.com
    http://thelede.blogs.nytimes.com/2013/05/03/investigation-suggests-american-journalist-missing-in-syria-likely-held-by-government/?_php=true&_type=blogs&_r=0

    James Foley, an American journalist who has been missing in Syria for 162 days, “was most likely abducted by a pro-regime militia group and subsequently turned over to Syrian government forces,” the news site GlobalPost reported on Friday. Before he disappeared, Mr. Foley had contributed reports to GlobalPost and Agence-France Presse as a freelance correspondent.

    The news site said that its conclusion was based on “a five-month investigation inside Syria and the wider Middle East.”

    – The Boston Globe : Kidnapped journalist believed to be alive, in Syrian custody
    http://www.bostonglobe.com/metro/2013/05/03/kidnapped-journalist-believed-alive-syrian-custody/x7lMeSepj6z7GVM2IJZZpO/story.html

    Friday afternoon, Balboni said that he and Foley’s family began to receive information that Foley was in the custody of the Syrian government about two months ago. Since that time, Balboni said, more information has given them 85 to 90 percent confidence that Foley remains alive and in a Syrian prison.

    – The Raw Story : Investigation indicates American reporter James Foley being held at facility controlled by Syrian intelligence
    http://www.rawstory.com/rs/2013/05/03/investigation-indicates-american-reporter-james-foley-being-held-at-facili

    A US journalist missing in war-torn Syria is believed to be held by government intelligence agents at a detention center near Damascus, a spokesman for his family said Friday.

    – Huffington Post : James Foley ’Likely’ Being Held By Syrian Government : GlobalPost
    http://www.huffingtonpost.com/2013/05/03/james-foley-held-syria_n_3209513.html

    James Foley, an American journalist who went missing in Syria, is “likely” being held by the Syrian government, according to his family and GlobalPost on Friday.

    […]

    “With a very high degree of confidence, we now believe that Jim was most likely abducted by a pro-regime militia group and subsequently turned over to Syrian government forces,” GlobalPost CEO and President Philip Balboni said.

    • Allons allons, patientons encore quelques heures, on va bien nous ressortir une petite théorie du complot !

      Personnellement j’ai déjà quelques contacts Facebook qui pointent prudemment le fait que le montage de la vidéo diffère des précédentes productions de l’EIIL...

    • Utile rappel ("gorafi encore plagié ?) Côté vidéo (ici par exemple, chez nos amis saoudiens qui ne sont pas effarouchés de la publicer, le client est roi : http://www.alarabiya.net/ar/arab-and-world/2014/08/20/%D8%AF%D8%A7%D8%B9%D8%B4-%D9%8A%D8%B0%D8%A8%D8%AD-%D8%B5%D8%AD%D8%A7%D9%8), elle s’ajoute à une longue liste d’ « oeuvres » dont on a moins parlé parce que qu’elles concernaient des bronzés... Il y a de fait un changement stylistique assez notable. Le montage diffère et à mon avis cela tient au fait qu’elle est produite cette fois directement à l’intention du public US (« occidental »), probablement par des gens issus de cette culture (accent anglais du bourreau) et clairement selon cette rhétorique icônique. La mise en scène dans le désert, la tenue orange (« une trouvaille » si le contexte permet de s’exprimer ainsi à froid), l’adresse à Obama, on est dans un duel dans le désert façon Sergio Leone.


  • Admirateur de Tchekhov et artisan de la guerre froide, par Olivier Zajec (août 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/08/ZAJEC/50702

    Diplomate et politologue américain, George Frost Kennan (1904-2005) n’a jamais laissé ses compatriotes indifférents. En 2009, Nicholas Thompson a raconté comment, à l’occasion de ses recherches sur son grand-père, Paul Nitze, et sur Kennan, son adversaire et ami, il fut introduit auprès d’un think tank conservateur de la manière suivante : « Voici Nicholas Thompson, qui est le petit-fils de Paul Nitze. Il va écrire un livre sur son grand-père, qui était un grand homme, et sur George Kennan, sur la tombe duquel nous pissons ! »


  • La voix d’un communard, par Jacques Kisner (août 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/08/KISNER/50717

    De la classique Histoire de la Commune de 1871 de Prosper-Olivier Lissagaray aux Mémoires de Louise Michel (1), de la trilogie de Jules Vallès (L’Enfant, Le Bachelier, L’Insurgé) à La Guerre civile en France, de Karl Marx, les ouvrages consacrés au bref épisode de #démocratie populaire dans la capitale française sont légion. Laure Goudineau a exhumé dans La #Commune de Paris par ceux qui l’ont vécue des itinéraires de communards, pour la plupart jusqu’alors anonymes. Dans ce registre, les Souvenirs d’un révolutionnaire, régulièrement publiés depuis 1871 mais épuisés, et ici heureusement réédités, proposent un témoignage exceptionnel. L’auteur, Gustave Lefrançais, raconte avec modestie l’existence passionnément engagée d’un révolutionnaire aux côtés du prolétariat naissant.


  • Une série de 18 facteurs ont mené à la tragédie de Lac-Mégantic | René-Charles Quirion | Estrie et Régions
    http://www.lapresse.ca/la-tribune/estrie-et-regions/201408/19/01-4792870-une-serie-de-18-facteurs-ont-mene-a-la-tragedie-de-lac-megantic.

    C’est une série de 18 facteurs qui ont mené à la mise en marche du train de la Montreal, Maine & Atlantic (MMA) sans conducteur puis à son déraillement qui causé une explosion qui a fait 47 morts au centre-ville le 6 juillet 2013.

    Dans son rapport d’enquête rendu public ce mardi à Lac-Mégantic, le bureau de sécurité dans les transports du Canada (BST) note la « faible culture de sécurité » de la MMA. Le rapport précise que la compagnie ferroviaire « n’avait pas de système de gestion de la sécurité fonctionnel pour gérer les risques ».

    Le BST révèle que Transports Canada « n’avait pas effectué de vérifications de la MMA assez poussées ni assez fréquentes pour être bien certains qu’elle gérait efficacement les risques opérationnelles ».


  • La tombe de Stepan #Bandera à Munich vandalisée
    Stepan Bandera: Grab auf Münchner Waldfriedhof verwüstet - SPIEGEL ONLINE
    http://www.spiegel.de/politik/deutschland/stepan-bandera-grab-auf-muenchner-waldfriedhof-verwuestet-a-986581.html

    München - Unbekannte haben das Grab des umstrittenen ukrainischen Politikers Stepan Bandera in München verwüstet. Der oder die Täter rissen ein menschengroßes Kreuz vom Sockel des Grabmals auf dem Münchner Waldfriedhof, wie eine Sprecherin der Polizei bestätigte. Zudem wurden Blumenvasen umgeworfen und Graberde entnommen.

    https://pbs.twimg.com/media/BvPnHu4IcAA0TVM.jpg
    (photo twittée par le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkin)

    >>>>>

    Grave of Ukrainian Nationalist Stepan Bandera Vandalized in Germany - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/reuters/2014/08/17/world/europe/17reuters-germany-bandera.html

    MUNICH — The grave of Stepan Bandera, a leader of Ukrainian fighters who fought both Nazi and Soviet forces during World War Two and after, was vandalized in a German cemetery overnight, police said on Sunday.

    A marble cross about 1.80 meters high was torn down from his grave in Munich and left lying behind it, soil was removed from the grave and vases of flowers were overturned, police said in a statement.

    Bandera, who fought Soviet rule well into the 1950s and was assassinated by a KGB agent in 1959, is regarded as a hero by many in western Ukraine but in the Russian-speaking east of the country many take the Soviet view that he was a terrorist.

    http://www.kyivpost.com/media/images/2014/08/18/p18visd7ojbci4oh1v95ullfsa4/big.jpg
    A vandalized grave of Ukrainian political activist and nationalist movement leader Stepan Bandera is pictured on Aug. 17, 2014 at the Waldfriedhof cemetery in Munich, southern Germany. The grave of the controversial Ukrainian politician in Munich has been damaged by unidentified persons. Munich’s police confirmed on Sunday that a cross was removed from the base of the grave probably on early Sunday morning.
    © AFP

    Sur http://www.kyivpost.com/content/ukraine-abroad/reuters-grave-of-ukrainian-nationalist-stepan-bandera-vandalized-in-german


  • The black hole of US government contracting, by Danielle Marie Mackey
    http://mondediplo.com/blogs/the-black-hole-of-us-government-contracting

    In January 2008, a 24-year-old Green Beret from Pennsylvania, Ryan Maseth, was electrocuted and killed while showering at Radwaniyah US base in Iraq. The cause, his family alleges in a negligence suit filed in district court in Tennessee, was improper electrical wiring by Kellog, Brown and Root (KBR), the contracting company in charge of the base. He is one of at least eighteen U.S. soldiers who have been electrocuted in similar situations at U.S. bases in Iraq.


  • “La prison c’est un peu comme le copyright” dit Peter Sunde, fondateur de The Pirate Bay
    http://senficon.eu/2014/08/la-prison-cest-un-peu-comme-le-copyright-peter-sunde-piratebay

    Le prisonnier que je suis venue rencontrer est Peter Sunde. Son crime ? “Complicité de violation de copyright”. Il a aidé à construire et faire tourner The Pirate Bay, qui facilite le partage de fichiers. Durant 11 ans, l’industrie du divertissement a fait de son mieux pour faire fermer ce site extrêmement populaire – sans succès.
    [...]
    Il n’a pas été facile de rencontrer Peter. Au début, sa demande d’autorisation pour ma visite a été rejetée, comme l’ont été les demandes pour le compte d’autres amis qui souhaitaient lui porter assistance. C’est seulement lorsqu’il a lu les règlements et porté plainte – en mettant en avant mon statut d’élue membre du Parlement Européen – que ma visite a été autorisée.

    #Copyright #Numérique #Peter_Sunde #Politique #Prison #The_Pirate_Bay


    • Smith saisit ce que tant de prétendus antiracistes et de personnes de gauche ne parviennent pas à comprendre, à savoir que le racisme n’est pas un problème de vertu morale. Il reconnaît que l’ordre économique au sens large facilite et profite de l’assujettissement racial, et il cherche donc des manières d’intervenir et d’interrompre ce processus. Il ne s’agit pas seulement d’une analyse plus pertinente que ce qui est souvent offert à gauche, mais agir à partir de cette analyse est la seule manière d’éradiquer la hiérarchie raciale établie.

      Généralement, quand des événements comme la rébellion de Ferguson ont lieu, les bien-pensants s’empressent de condamner les participants. Au minimum, ils rejettent les émeutes au nom de leur caractère improductif et opportuniste – quelques pommes pourries gâchant la récolte. C’est précisément cette attitude que critiquait DeAndre Smith dans sa première interview. La plupart des détracteurs, dont certains sont noirs eux-mêmes, cherchent à mettre de l’ordre dans ces communautés avec une « politique de la respectabilité » – un appel aux personnes dominées pour se présenter elles-mêmes d’une manière qui apparaisse acceptable à la classe dominante dans un effort pour obtenir quelques gains politiques.

      #racisme #révolte #Ferguson


  • Excellent article : Qu’est-ce que le STRASS ? | Ressources Prostitution
    http://ressourcesprostitution.wordpress.com/2014/08/12/quest-ce-que-le-strass

    Morgane Merteuil reprend à son compte cette analyse relativiste sur la servitude pour dettes, quand, en mai 2012, elle déclare sur le forum du Parti Pirate :
    Des personnes font appel à des réseaux de passeurs, envers qui elles contractent une dette ; arrivées en France, l’argent de leur passes sert notamment à rembourser cette dette et à envoyer du fric à leurs familles restées au pays. Je ne dis pas que c’est une situation "idéale", "enviable", mais cette personne n’est pas pour autant une victime de traite ou d’exploitation. En général, si tout se passe bien, une fois que la personne a remboursé sa dette, elle est "libre" (et si son "mac" refuse, elle devrait pouvoir porter plainte, sauf que, comme elle est venue illégalement en France, si elle va voir la police elle risque en réalité de se faire expulser).

    Dans son post, Morgane Merteuil ne nie pourtant pas que les prostituées étrangères sont souvent des esclaves, puisque sous contrôle d’un « mac » qui peut choisir de les « libérer ». En dépit de cela elle ne les considère ni trafiquées ni exploitées ! Pourquoi donc ?
    Selon le STRASS, le fait que certaines prostituées étrangères « consentiraient » à être trafiquées rendrait acceptable leur condition.

    Après la « traite consentie », les avantages du proxénétisme, selon un mode de raisonnement qui me semble très caractéristique et systématique au Strass :

    En décembre 2010, on pouvait lire sur le site du STRASS :
    Un proxénète, pour les autres travailleurs, s’appelle simplement un employeur. Et si l’on compare l’industrie du sexe avec d’autres secteurs économiques, la part de revenus confisquée par un employeur sur le fruit du travail est souvent bien plus grande. Pour 35 heures de travail par semaine, la part de revenus tirée du travail du sexe sera souvent relativement plus importante. Où est donc l’exploitation ? Nous croyons qu’elle est partout et qu’elle définit tout travail. Mais en focalisant uniquement sur le travail du sexe qui serait défini comme “exploitation sexuelle” a contrario de travail, on fait comme si le travail n’était pas non plus une forme d’exploitation.
    Le raisonnement semble assez paradoxal : l’exploitation existe de toute façon partout dans le monde du travail, et alors, il faudrait la relativiser dans le cas du « travail du sexe ». Pourquoi le STRASS ne se félicite pas au contraire du fait que l’exploitation soit dénoncée comme telle dans la prostitution, et ne propose pas d’appliquer ce raisonnement à l’ensemble du salariat ?

    J’avais raté l’épisode « Morgane Merteuil en Allemagne s’extasiant sur la déco des bordels » :

    Par ailleurs, Morgane Merteuil est allée en Allemagne en novembre 2012, et ses propos sur Twitter au sujet du modèle allemand ont été pour le moins surprenants pour quelqu’un affirmant défendre les droits des prostitué·e·s. Elle a déclaré que le modèle allemand était « moins pire » que ce qu’elle pensait, bien mieux que celui de la France, en tout cas. Quand quelqu’un lui demanda si elle ne considèrerait pas que c’était « l’enfer », étant donné la légalisation du proxénétisme, elle se contenta de répondre « pas plus que quand je me promène en France et que je vois des salariés partout ».

    Elle ira jusqu’à montrer une photo d’un bordel allemand, de façon plutôt enthousiaste, et en en commentant la décoration… Cela semble particulièrement cynique quand on sait qu’en Allemagne, la traite a explosé et que les conditions de « travail » sont particulièrement éprouvantes dans ces bordels.

    http://ressourcesprostitution.files.wordpress.com/2014/08/capture-d_ecc81cran-2014-08-12-acc80-16-38-36.png

    (via @monolecte)

    #prostitution

    • @mona : je savais que cette source te plairait !
      Après, il m’arrive de temps à autre de discuter avec Morgane Merteuil sur twitter. Je me souviens sans cesse qu’elle est de l’autre côté du miroir (ou de la vitrine, si l’on souhaite une métaphore plus pointue) et qu’elle y a forcément un point de vue imprenable sur la #prostitution.
      Mais je préfère Mélange instable, moins dans le dogme et plus dans le doute. J’ai toujours préféré les gens qui doutent ;-)
      http://melange-instable.blogspot.fr

    • Oui, je la lis aussi, mais plus depuis un moment effectivement...

      En revanche plus je lis Merteuil plus je suis atterrée. Et l’argument d’intimidation du « point de vue imprenable » me laisse franchement de marbre. Il y a aussi des prostituées qui tiennent un discours opposé au sien, et qui sont au moins aussi légitimes qu’elle pour parler (sans compter l’immense majorité qui n’a aucun moyen de donner son avis), mais le Strass fait tout pour les museler et les discréditer.

      L’article le dit bien :

      Mais ce que font certain·e·s abolitionnistes – à savoir remettre en question d’office le témoignage de certaines prostituées -, le STRASS le fait aussi… à l’égard des prostituées ou des ex-prostituées témoignant des violences inhérentes à la prostitution.

      (...)

      Quand le 21 avril 2013, sur Twitter, un utilisateur fait remarquer que le STRASS adopte exactement le comportement qu’il reproche aux abolitionnistes, à savoir ignorer la parole de certaines prostituées, Morgane Merteuil admet que oui, elle les juge, mais sans argumenter davantage car « elle n’a plus la patience ». Thierry Schaffauser répondra lui, que les « survivantes » reprennent « les discours putophobes ».

      (...)

      Enfin, Thierry Schaffauser et Morgane Merteuil sont aussi très adeptes du discours « Y’a qu’à » au sujet des prostituées abolitionnistes. Ainsi, toujours le soir du 21 avril 2013 sur Twitter, Morgane Merteuil dira que « les putes abos [n’]ont qu’à changer de métier au lieu de vouloir mettre les autres dans la merde ».

      (...)

      Thierry Schaffauser a quant à lui réagi, sous son pseudo habituel, zezetta, sur le forum de Doctissimo à la sortie en 2008 du livre Mes chères études dans laquelle une ex-prostituée « indépendante », Laura, témoigne de son parcours, A l’époque, le STRASS n’existait pas encore sous sa forme actuelle, mais son ancêtre, les Putes, avaient déjà été fondé par Maîtresse Nikita et Thierry Schaffauser. Les propos de ce dernier à propos de l’expérience de Laura, et notamment des viols qu’elle y a subis, sont glaçants :

      Je m’en fous de Laura D qu’elle aille bosser a McDo..16
      je n’ai rien contre elle en tant que telle. Si elle veut se vivre en victime tant mieux pour elle et je lui souhaite plein de gens pour la plaindre.
      Je veux bien etre d’accord avec toi sur le fait qu’elle soit une victime puisqu’elle se presente comme telle.
      Maintenant pour moi un viol ca veut dire un viol et pas un rapport sexuel qu’on recherche en pensant que c’est de l’argent facile et parce qu’on est dans une recherche christique d’auto-humiliation.
      Alors oui je suis dure parce que y a des personnes qui vivent de vrais viols et parce qu’elles sont putes ne peuvent pas enregistrer de plaintes, et a qui on va dire pour toi ce n’est rien puisque c ton boulot… un viol tarife comme tu dis…

      Alors que les représentants du STRASS admettent donc « s’en foutre » du sort ou de l’opinion de certaines prostitué·e·s, ils prétendent dans le même temps que leur organisation représente les prostitué·e·s dans leur ensemble. Sur leur site, on peut lire « Le STRASS représente touTEs les travailleurSEs du sexe ». Dans les communiqués du STRASS, on se rend également compte que l’expression « écouter les travailleur·se·s du sexe » est souvent utilisée à la place de « adhérer aux positions du STRASS ».

      Qui, exactement, « met les autres dans la merde » ?

    • Et l’argument d’intimidation du « point de vue imprenable » me laisse franchement de marbre.

      Je ne veux pas dire par là qu’elle a raison ou tord, mais qu’elle voit forcément les choses d’un angle qui ne m’est pas accessible directement par mon expérience sensible.
      Cela dit, je suis très opposée à ses argumentations.
      Je sais, ça a l’air paradoxal, mais c’est comme ça que je fonctionne. :-)

      Ça fait un mois que Mélange instable est en silence radio. Mais beaucoup de gens sont en silence radio, l’été.

      Sinon, le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas de grandes affinités avec le STRASS. Pour moi, c’est un peu comme si on voulait réduire toute la pensée et la parole féministe à Élisabeth Badinter...

    • J’avais passé ça, lu sur un site que je modère :

      gendertrouble.org :: Jouer à la fille
      http://gendertrouble.org/article196.html

      Faire la pute, c’est un peu prendre une revanche, certes très illusoire, mais jouissive, sur le patriarcat.

      Et il me semble que ça résume bien la situation des prostituées féministes : politiquement, ça ne règle pas la question - les questions, de la précarité propre aux femmes, aux migrantes, des violences sexuelles, de l’imaginaire de mise à disposition des femmes aux hommes, etc. Moi aussi je trouve important d’écouter les prostituées (surtout le jour où ça te fait penser à un truc qui était hors de tes préoccupations) mais il peut arriver que les intérêts soient franchement contradictoires avec une certaine idée du bien commun, que je n’envisage pas comme une suite de négociations avec des groupes divers, les plus forts emportant le morceau. Le Strass est assez costaud, à cet égard...

    • La prostitué féministe, c’est un peu comme le chômeur volontaire : des processus adaptatifs à des situations qui sont intrinsèquement contraintes et insupportables à penser en tant que telles. Personne ne peut résister très longtemps à l’idée de subir sa vie plutôt qu’en être l’acteur.
      Il convient alors de retourner la proposition de départ en revendiquant une situation qui s’est pourtant imposée à nous.

    • Le chômage volontaire, ça englobe des réalités qui n’ont rien en commun : démotivation ou choix de démission, sans ou avec projet alternatif, je conseillerais de mettre cette expression à la poubelle comme beaucoup de celles qui s’appuient sur ce drôle concept de liberté individuelle. J’encouragerais plutôt à dire « chômeurs/ses heureux/ses », il y en a qui signent comme ça.

    • En fait, la prostitution pose la question de la liberté et du collectif : peut-on s’émanciper en portant atteinte aux intérêt des autres femmes ? Car le dommage existe (envahissement des codes porno, glissement des pratiques - fellation puis sodomie - du registre prostitutionnel au registre gratos, je crois que c’est @touti qui racontait ça, capacité de négo accrue des mecs) et les deux domaines sont en compétition. Grysélidis ne s’y est pas trompée en dénonçant la baise gratos ! C’est la question des corporations de l’Ancien Régime, des taxis aujourd’hui : les groupes sociaux créent des enclosures pour préserver leur capacité de négociation. Évidemment ça plaît moyennement aux consommateurs, évidemment ça peut être payant de faire péter les enclosures tant qu’on n’est pas trop nombreux/ses à le faire, mais quand il n’y a plus d’enclosures du tout, c’est le marché qui décide, c’est à dire les consommateurs quand il y a beaucoup d’offre. Tu m’étonnes, que The Economist soit pour la libéralisation du marché !


  • Deep Tensions Rise to Surface After Ferguson Shooting
    http://www.nytimes.com/2014/08/17/us/ferguson-mo-complex-racial-history-runs-deep-most-tensions-have-to-do-polic

    The origins of the area’s complex social and racial history date to the 19th century when the city of St. Louis and St. Louis County went their separate ways, leading to the formation of dozens of smaller communities outside St. Louis. Missouri itself has always been a state with roots in both the Midwest and the South, and racial issues intensified in the 20th century as St. Louis became a stopping point for the northern migration of Southern blacks seeking factory jobs in Detroit and Chicago.

    As African-Americans moved into the city and whites moved out, real estate agents and city leaders, in a pattern familiar elsewhere in the country, conspired to keep blacks out of the suburbs through the use of zoning ordinances and restrictive covenants. But by the 1970s, some of those barriers had started to fall, and whites moved even farther away from the city. These days, Ferguson is like many of the suburbs around St. Louis, inner-ring towns that accommodated white flight decades ago but that are now largely black. And yet they retain a white power structure.

    http://static01.nyt.com/images/2014/08/17/us/JP-STLOUIS2/JP-STLOUIS2-superJumbo.jpg
    An officer stepped in after young white men attacked a young black man at Fairground Park in St. Louis in 1949. The death of Michael Brown, 18, has revived racial tensions in the area.

    #usa #ferguson #michael_brown #violences_policieres #police_violence


  • Une vision urbanocentrique David Harvey, le droit à la ville et la révolution urbaine
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=3908

    Pour le géographe marxiste anglais David Harvey, il ne fait pas de doute que, si révolution il doit y avoir dans l’avenir, celle-ci ne pourra être qu’urbaine. C’était déjà la conclusion d’un article consacré au « droit à la ville » et publié en 2008 dans la New Left Review, qui eut …

    #La_chronique_de_Jean-Pierre_Garnier #david_harvey ;_révolution ;_droit_à_la_ville ;_capitalisme


  • "Toute personne identifiée comme un #Pygmée est en danger de mort au #Katanga"

    Au Katanga, dans le sud de la #République_démocratique_du_Congo, les Pygmées sont visés par des #attaques répétées de groupes armés #maï-maï de l’ethnie #baluba, originaire de la région. Notre Observateur a pu rencontrer certains d’entre eux, sortis de la forêt pour échapper aux #violences. Ils risquent selon lui « l’#extermination ».

    Depuis le milieu du mois de juin, les attaques se sont amplifiées dans plusieurs zones du #Haut-Katanga, notamment dans le #Kabalo, le #Nyunzu et le #Manono. Ces violences sont principalement dirigées contre les Pygmées, un peuple de cueilleurs et de chasseurs. Elles sont perpétrées par des groupes armées maï-maï composés de Balubas, l’ethnie majoritaire dans la région. Ces Maï-maï reprochent principalement aux Pygmées d’avoir collaboré avec les soldats congolais et de leur avoir transmis des informations stratégiques. En réponse, les Pygmées se sont constitués en groupe d’auto-défense. Les deux ethnies se sont violemment affrontées, faisant plusieurs morts dans les deux camps. Au moins 28 000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile depuis le début du mois de juillet, selon les Nations-Unies.

    http://observers.france24.com/fr/content/20140815-cibles-milices-mai-mai-pygmees-katanga-danger-extermina

    #Congo #minorité


  • La Norvège refuse 123 réfugiés syriens parce qu’ils sont « trop malades »

    Donc, le pays le plus riche du monde, qui s’enorgueillit de sa gouvernance et de sa politique humanitaire vient de refuser l’entrée sur son territoire de 123 réfugiés syriens que le HCR implorait d’accueillir. Au motif que les communes norvégiennes manquent d’infrastructures et que ces réfugiés très malades auraient besoins de soins [très coûteux] - je rappelle juste que le fonds souverain norvégien était en juillet 2014 de 874 milliards de dollars, soit 171 000 dollars par personne.

    Le HCR se désole, et il peut : Le haut commissaire explique que ce sont les réfugiés les plus vulnérables qu’ils ont le plus de mal a faire accepter par ls Etats riches. En juin 2014, une délégation norvégienne s’est rendu en Turquie pour "choisir" les réfugiés syriens éligibles pour un asile. C’est un procédé assez cynique, mais ça se fait. Le résultat est que tous les syriens les plus vulnérables, ceux qui aurait particulièrement eu besoin d’une assistance ont été purement et simplement rejetés par le gouvernement (coalition droite/extrême droite populiste) norvégien.

    Amnesty Norvège et les ONG comme NOAS (Norsk Organisasjon for Asylsøkere) s’étranglent et parlent d’une seule voix : « il est vraiment inacceptable que les pays les plus riches du monde s’essuient les pieds sur les demandes vitales et les besoins exprimés par les Nations unies. C’est une réponse cynique à un vrai état d’urgence absolue ».

    Réponse du ministère de la justice norvégien : « Dans le cadre du budget de l’Etat, la Norvège a été parmi les pays ayant accepté le plus grand contingent de réfugiés syriens en 2014 avec 1 000 places disponibles. La Norvège, en 2014, à dépensé 460 millions de couronnes (60 millions d’euros) en aide humanitaire pour les syriens réfugiés dans les pays voisins. En 2013, la Norvège a contribué avec un total de 635 millions de couronnes (82 millions d’Euros). »

    –—

    For syke for Norge - Aftenposten

    http://www.aftenposten.no/nyheter/uriks/For-syke-for-Norge-7669779.html

    De fleste syriske flyktningene fikk avslag fra Norge fordi de selv eller en av deres familiemedlemmer var syke og trengte medisinsk hjelp.

    http://ap.mnocdn.no/incoming/article7671170.ece/ALTERNATES/w980c169/Kopiavafp000757368NY-DH_Nzqnqxl.jpg?updated=170820141856.jpg

    De er de mest sårbare, syke, hjelpetrengende syriske flyktningene, ifølge FNs høykommissær for flyktninger UNHCR.

    I juni dro en delegasjon fra Norge til Tyrkia for å plukke ut de siste syriske overføringsflyktningene som får komme til Norge i år.

    Nå er resultatet klart :

    123 av de syriske flyktningene som FNs høykommissær for flyktninger ville at Norge skulle ta imot, fikk avslag.
    106 syriske flyktninger fra 41 familier fikk avslag « på grunnlag av manglende kapasitet hos kommunene » fordi en eller flere personer i gruppen var syke.

    – De fleste av disse sakene ble avslått på grunn av manglende tjenesteapparat i kommunene til å følge opp medisinske behov hos en eller flere personer inkludert i saken, skriver UDI i en e-post til Aftenposten

    http://ap.mnocdn.no/external/drfront/images/766bf80e34db68763c8f2d7ac9cc18ce.jpg

    #migrations #réfugiés #asile #norvège #syrie


  • BHL-moi-je met en scène BHL-moi-je à la télévision ukrainienne
    http://www.acrimed.org/article4427.html

    BHL est donc prêt à raconter à peu près n’importe quoi, emporté par sa volonté de se mettre en scène et en avant, dans une posture de héros des temps modernes. Même le journaliste ukrainien semble, par moments, gêné. Manifestement les éditocrates et les journalistes français qui accueillent régulièrement BHL le sont beaucoup moins. (...) Source : Acrimed


  • « Happy Birthday To You » : Warner ne veut pas lâcher sa machine à sous - Le nouvel Observateur

    http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2014/08/17/happy-birthday-to-you-warner-veut-lacher-machine-a-sous-254251

    Elle est la chanson anglophone la plus connue selon le Livre Guinness des records. Pourtant, « Happy Birthday To You » n’est jamais tombé dans le domaine public. C’est la Warner qui, depuis qu’elle a obtenu les droits du morceau en 1990, empoche environ 2 millions de dollars par an de royalties.

    Dès qu’elle est fredonnée dans un film, dans un concert, à la radio ou à la télévision, dans l’une de ses trente-quatre traductions officielles, la machine à sous se met en route.

    Depuis cinq ans, plusieurs recours en justice tentent de prouver que la major aurait abusé du droit américain. En vain pour le moment. Pourtant, les arguments sont rodés et les plaidoiries bien ficelées.

    #copyfraud #biens_publics