• Pour un chômage assumé et autogéré ; de quoi faire bondir les requins capitalistes et les chiches-faces du Parti de Solférino
    les pensées doubles de Caleb » Archives du Blog » Nous vaincrons le travail, vive le chômage !
    http://calebirri.unblog.fr/2013/05/08/nous-vaincrons-le-travail-vive-le-chomage

    C’est ainsi que les pays dits « développés » en arrivent à des absurdités à la fois économiques et politiques comme celles que nous constatons aujourd’hui : ne pouvant décemment pas se résoudre à un changement de paradigme pourtant nécessaire et plutôt que d’engager des politiques de relance (déjà que nous gardons dans l’emploi de nombreux postes rendus inutiles dans de nombreuses administrations ou services publics pour ne pas augmenter le nombre de chômeurs), nos gouvernants préfèrent se soumettre à une politique d’austérité destinée à faire baisser le « coût du travail » (les salaires) ; évitant ainsi d’avoir à faire évoluer la technique qui accentuerait le chômage de masse. Déjà qu’il n’y a pas de travail pour tout le monde ! En définitive l’homme n’est un « outil » plus rentable que la machine que lorsqu’il travaille pour rien : l’esclavage est le seul idéal qui permet le plein emploi. A part peut-être la guerre ou une catastrophe naturelle de grande ampleur, une épidémie meurtrière ou que sais-je encore, la situation ne s’améliorera pas ; mais qui peut souhaiter ce genre « d’améliorations » ?

    Une logique poussée jusqu’à l’absurde et pourtant ...

    • Si nous cessions de viser la rentabilité nous comprendrions que le futur de l’homme est de se séparer de la contrainte du travail plutôt que de la désirer, avec des durées hebdomadaires allant sans cesse se réduisant, pour avoir plus de loisirs : « notre société sera une société de loisirs ou ne sera pas », disait un professeur d’économie que j’ai connu. Il avait raison : nous sommes condamnés à travailler de moins en moins. Pourquoi ne pas en faire un objectif avouable et positif , et se réjouir que même le cynisme et le calcul des capitalistes ne suffit pas à empêcher cette inéluctabilité ?

      Sauf que le loisir, dans la culture individualiste et intellectuellement paresseuse dans laquelle nous baignons, ça rime avec divertissement. Et le divertissement ce n’est qu’une aliénation qui nous maintient dans la passivité infantile. ça ne dure qu’un temps. Le divertissement c’est le travail disait Pascal.

      L’humain est fait pour « travailler » c’est à dire se sentir utile et vivre parmi les autres, seule façon de se détourner de la perspective effrayante de la solitude dans la mort.
      Pour le capitaliste, tout le monde doit aussi travailler, car l’humain qui ne travaille pas va consommer plus de richesses qu’il n’en produit pour vivre, il détruit des richesses. Or le capitaliste ne supporte pas que des richesses lui échappent, ce gâchis, c’est une faille dans sa domination.
      D’où le consensus pour dire que le chômage c’est mal, mais dans les faits le capitaliste l’accepte. Tant que le chômeur est à peu près neutralisé, le capitaliste tolère qu’ils restent massivement sur le bas côté. C’est mieux que de les avoir en travers chez les actifs, car ça plomberait encore plus la rentabilité de l’activité humaine résiduelle.. Tant que les chômeurs vivent dans la culpabilité et se cachent, ça marche, mais ça ne durera pas éternellement... Sans sentiment d’utilité, l’humain dépérit...

      Qu’on parle de travail ou autre, c’est le concept d’utilité qui est à réinventer. La révolution techno-industrielle arrivée à saturation, notre moteur de désir devient atone. Ce moteur c’était notre appétit d’opulence matérielle. C’est fini, on a fait le tour. Plus aucun objet ne peut plus vraiment nous faire rêver, nous stimuler. On a beau s’inventer des pénuries, tout est trop accessible. Bien entendu l’hyper-consommation a encore de beaux jours devant elle, l’addiction est bien entretenue, mais l’instabilité va devenir non-maîtrisable..
      Trouver une autre utilité, une autre notion de la valeur ajoutée, de nouveaux réflexes qui se substituent à nos réflexes de possession matérielle, c’est pas si difficile. Et puis bon pour ceux qui qui sèchent, ce n’est qu’une question de temps. La décroissance va s’imposer et ne nous laissera plus le choix de notre épanouissement. Va falloir qu’on substitue le plaisir de l’abondance au plaisir de la frugalité...

    • sans systématiquement quantifier notre « valeur participative » en unités monétaires.

      Je dirais « sans vouloir que notre “valeur participative” se traduise en valeur monétaire directement convertible pour en jouir individuellement ». Car je crois que tout effort de quantification est toujours utile pour évaluer la pertinence de nos actes.
      Et je pense qu’avant de pouvoir passer à la forfaitisation, on besoin de faire des comptes d’épicier pour intégrer un peu ne pas occulter les aspects essentielles de notre implication dans l’échange.
      Avant de dire “quand on aime on ne compte pas”, je crois qu’il faut passer par la case “les bons comptes font les bons amis”.

      Le problème de la quantification en général, c’est que bien souvent on ne fait pas cette quantification par rapport aux bienfaits pour nous-mêmes (c’est à dire pour soi-même ET la collectivité) mais au travers de la valeur de marché. Si cette quantification est le seul critère d’action, ce n’est pas la pertinence de nos actes par rapport à nos besoins qui est évaluée, mais la pertinence par rapport à ce que décrète “le marché”, c’est à dire la foule, au comportement souvent plus qu’irrationnel et, dans le monde capitaliste, rarement vertueux..

      Pour ma part je n’adhère donc pas vraiment à priori à la #critique_de_la_valeur, si j’en ai bien compris la philosophie, au sens d’après moi où il est préférable pour chaque individu de bien connaitre ses propres besoins, donc de pouvoir les identifier, les caractériser, donc les quantifier les évaluer pour effectuer des échanges pertinents.
      Autant je suis d’accord pour rejeter la valeur de marché en tant que telle quand c’est notre seul guide, quand cela se substituerait à notre libre-arbitre, autant je ne la rejette pas en bloc.

      La valeur de marché est un paramètre à prendre en compte dans cette évaluation, car elle peut souvent être utile. S’en passer serait comme jeter un thermomètre en affirmant qu’il n’est pas fiable dans certaines conditions, en plein soleil ou en plein vent.

      Pour moi le problème ce n’est pas la valeur en général, mais l’usage qu’on en fait quand on a le cerveau polarisé sur l’obsession du profit égocentrique.
      Le problème, c’est de penser qu’un échange est bon s’il se fait à mon profit, sans se préoccuper du sort des autres. Et en cela la valeur est nocive car cela devient une fascination en tant que telle qui nous aveugle sur le sort des autres, au point de nous faire adopter des comportements de prédateurs décomplexés et/ou d’autoflagellateurs, quand nos pulsions de consommation se révèlent une prédation contre nous-mêmes ..


  • Le groupe Disney a lancé une enquête après avoir appris que de riches habitants de Manhattan louaient les services de guides handicapés pour éviter les files d’attente du parc d’attractions Disney World, en Floride (Etats-Unis), selon les informations du New York Post.

    « Ma fille n’a dû attendre qu’une minute avant de monter dans une attraction, alors que les autres enfants devaient attendre deux heures et demie », déclare ainsi une mère citée par le journal.

    La société Dreams For América propose cette prestation pour quelque 130 dollars de l’heure, une façon de passer outre le pass VIP que propose Dinsey, qui coûte 3000 dollars par jour.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/16/97001-20130516FILWWW00799-disney-ils-louent-des-handicapes.php

    • ça ne me surprend guère, dans la mesure où je ne vois pas très bien en vertu de quoi une ambulance serait fondée à refuser de transporter un client.

      Après, comment s’étonner que les politiciens soient les premiers à abuser des lois qu’ils rédigent ?

    • @touti pour les ambulances j’avais vu ca dans la série « platane » ou il y a une épisode dans lesquel c’est raconter, j’avais pris ca pour une fiction...

      ca me fait pensé à ceci
      http://seenthis.net/messages/129379

      Le connard partage la première caractéristique avec nombres d’autres figures : le voleur et le détourneur de fond s’octroient eux aussi certains avantages que les autres n’ont pas (comme celui de prendre ce qui n’est pas à eux). Cependant, ce qui distingue le connard des autres, c’est sa seconde propriété, le sentiment d’être dans son bon droit, car lui mérite d’avoir des avantages spéciaux. Le voleur peut voler tout en sachant que ce qu’il fait est mal, ou même en ne s’interrogeant guère sur la valeur morale de son acte – le connard, lui, pense faire ce qui est juste : il est normal et justifié que vous fassiez la queue pendant que lui passe en priorité. Plus précisément, il est juste qu’il bénéficie d’avantages spéciaux car il est lui-même spécial. C’est pourquoi la question permettant à coup sûr d’identifier un connard est le fameux : « Vous savez qui je suis ? »

    • De ce point de vue, et sans payer, les enfants en bas âge peuvent être très pratiques. A deux reprises, au grand et au petit palais, on m’a fait passer devant tout le monde sans que je demande rien grâce à la poussette garnie…

    • ça marche aussi si tu accompagne une personne en fauteuil roulant (je suis pas sur de comprendre si c’est la technique dont parle l’article). C’est quant même un peu différents si les gens sont volontaire pour te laisser passer, par empathie je pense, plutôt que si tu paye une personne qui fait la queue.

    • @bp314, les ambulances sont soumises à des règles strictes, elles n’ont aucunement vocation à être taxis ! Ce sont d’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambulance des

      véhicules d’intérêt général prioritaires

      et il faudrait vérifier si elles sont uniquement pour le

      Transport sanitaire

      .

      Ce qui doit « expliquer » que dans certains cas, elles puissent servir à évacuer des politiques de manifs un peu houleuses, comme je l’ai vu…


  • Soldes à Virgin : « Vous vous êtes comportés comme des pourritures »
    http://www.rue89.com/2013/05/16/soldes-a-virgin-etes-comportes-comme-pourritures-242388

    Alors qu’ils ont commencé leur journée depuis moins de deux heures, certains salariés s’échappent littéralement pour aller pleurer au stock, loin du chaos. Pour atterrir, pour se rendre compte de ce qu’il se passe, et reprendre un poil de force.

    La fermeture du magasin, le néant d’information depuis plusieurs mois concernant un quelconque plan social, Pôle emploi s’approchant, et maintenant ça. Ça fait beaucoup.

    En moins de trente minutes, le rayon numérique est vide. Plus rien, à part de la poussière et des déchets sur les rayonnages (restes de menus McDo, cannettes vides, emballages divers).

    #consommation #nausée


  • http://www.topsante.com/sante-au-quotidien/Actus/La-guitare-une-arme-de-seduction-massive

    Un chercheur de l’Université de Bretagne-Sud confirme ce penchant féminin pour les musiciens. Leur talent musical les aiderait à assurer dans l’art de la séduction. Enfin pas besoin de gratter sa guitare, se balader avec un étui suffirait à convaincre les femmes.
    Les sportifs n’ont plus la cote
    Sommes-nous si naïves que ça ? Le chercheur a vérifié sa théorie de façon empirique en se rendant dans un centre commercial (haut lieu de drague, c’est bien connu…). Il a demandé à plusieurs hommes de relever le défi de donner leur numéro de téléphone au maximum de femmes rencontrées. Certains étaient munis d’un étui à guitare, d’autres avec un sac de sport et d’autres sans accessoire. Les musiciens dragueurs ont remporté le match haut la main puisque 31% des femmes abordées leur ont donné leur numéro de téléphone.
    L’énorme scoop à retenir de cette étude est que le mythe du beau gosse aux gros muscles a vécu : seules 9 % des femmes ont eu envie de passer leur portable aux faux sportifs. Les hommes qui ne portaient ni sac de sport ni guitare ne s’en sont pas si mal sortis en récupérant les coordonnées de 14 % des femmes.

    Originaire du sud et ayant fait mes études en Bretagne, j’ose affirmer que la géographie joue beaucoup. L’article ne le dit pas, mais je suis sûr que l’étude a été effectuée dans l’Ouest.
    Dans le sud, la même étude aurait sans doute donné de meilleurs résultats aux sportifs.
    Oui ça fait cliché, mais la culture n’est pas la même...

    • Merci pour les Pogues !

      Encore plus à l’ouets, aux Etats Unis, le violon, ça marche pas en tous cas..

      connaissez-vous Joshua Bell ? Il s’agit d’un violoniste américain de musique classique. Il rempli des salles de concert à plus de 100 dollars/place. Elu « Légende vivante » par son Indiana natal et « Artiste classique de l’année 2004 » par le Billboard Magazine, compté au nombre des « 50 most beautiful people » par People et des « 6 men of the millenium » par Glamour, également mis à l’honneur par les plus sérieux Gramophone, New York Times et Newsweek, sa popularité s’étend bien au-delà de la salle de concert.

      Pourquoi je vous en parle ? Car Joshua Bell a fait une expérience surprenante dans le métro new-yorkais. Il s’est installé avec son violon, et s’est mit à jouer dans le hall d’une gare (L’Enfant Plaza). Et c’est des centaines de personnes qui sont passés devant lui, incognito, sans même s’arrêter. Un peu de plus de 1000 personnes sont passés, de classes moyennes : avocats, analystes, consultants… pendant 43 minutes, avec un total de 6 pièces classiques.

      http://youtu.be/hnOPu0_YWhw

      et puis sinon, bien sûr, chez nous, il y a ça.. :-)
      http://www.wat.tv/video/bref-je-joue-guitare-57ifp_2h9vt_.html

    • Ouais, ça me fait penser à une réflexion (’ach’ment philosophique et empreinte de cette sagesse populaire venue du fond des âges) d’un mec quand j’étais lycéen :
      « T’wouas pour me faire des gonzesses (on disait pas encore meuf à l’époque en 1974), j’avais pensé à apprendre la guitare et pi j’me suis dit que c’était pas le bon plan parce que dans une soirée ou autour d’un feu de camp, le guitariste , y fait que jouer mais y baise pas. »

      Moi j’voulais bien gratter mais sur une scène et amplifié avec un son de ouf. Alors j’ai appris la basse (pas trop ouf pour le son mais il n’y a que quatre cordes) et je suis monté quelques fois sur scène avec des acolytes métalleux tout d’abord puis rockers tendance Bashung revisité bluesy ensuite. C’est très grisant mais qu’est-ce que ça fout la trouille. J’ai pas trop insisté car gérer le trac, c’est pas donné à tout le monde.

    • Vu le sujet, et le côté expérimental, j’étais sûr qu’il s’agissait de Nicolas Guéguen. L’article de Ouest-France le confirme http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Vannes.-Il-demontre-que-la-guitare-est-l-instrument-ideal-de

      Je me souviens de l’avoir vu dans cette conférence, où il raconte, entre autres choses, comment il envoie ses étudiants en TP de marketing faire du stop et mesurer le succès.
      http://www.univ-ubs.fr/consommateurs-comment-on-vous-influence--296487.kjsp

      Sa page perso (novembre 2011) http://nicolas.gueguen.free.fr/index.html


  • Bonjour à tous

    Expulsions, contraction et exception sont les trois mamelles de l’actualité européenne du jour.

    Expulsions ou comment les Italiens qui ont perdu leur logement devenu trop cher avec la crise finissent par faire de Rome la capitale des squats : la nature urbaine a aussi horreur du vide http://fr.myeurop.info/2013/05/15/crise-du-logement-en-italie-rome-capitale-des-squats-8630

    Contraction économique ou comment une politique économique de restriction débouche immanquablement sur la récession http://fr.myeurop.info/2013/05/15/le-chiffre-du-jour-la-recession-francaise-8636

    Exception culturelle française, âprement défendue, hier encore, à Bruxelles et qui fait que, même en période de disette, les maisons de production françaises arrivent à garnir les marches de Cannes, là où les autres pays sont à court d’expédients http://fr.myeurop.info/2013/05/15/cannes-2013-la-france-sauve-la-mise-au-cinema-europeen-8635

    Bonne journée et restez connectés avec Myeurop :
    Sur Twitter https://twitter.com/myeurop @myeurop
    Sur Facebook https://www.facebook.com/MyEurop
    Sur Google + (qui est tout neuf ce matin) https://plus.google.com/115068483876310576404
    Sur Scoop-it http://www.scoop.it/t/l-actualite-en-europe
    Sur Seenthis http://seenthis.net/people/myeurop


  • « Au cinéma, les hommes ont le droit de vieillir, pas les femmes » - francetv info
    http://www.francetvinfo.fr/au-cinema-les-hommes-ont-le-droit-de-vieillir-pas-les-femmes_302119.htm

    Les représentations varient fortement selon le modèle de financement du film. Les œuvres à gros budgets, avec des stars, sont masculines. Pour trouver une représentation féminine plus forte, il faut regarder dans les films à moyen ou petit budget. Le fonctionnement commercial du cinéma favorise la « survisibilité » des acteurs, car ils constituent encore une assurance, même si nombre de films sont des flops. Ils font plus que perpétuer le système : à la dimension économique s’ajoute un volet idéologique. La mise en scène systématique de personnages masculins variés est une façon de légitimer la domination masculine.

    Or, le cinéma est en retard sur la société, car les femmes n’ont plus le rôle qu’elles avaient dans les années 30 ou 50. Il est à la traîne aussi parce qu’il existe une tyrannie du visible, qui impose qu’une femme regardable est une femme désirable.

    #sexisme #cinema

    • Le cinéma d’auteur ne se révèle pas plus féministe que le populaire. Dans les années 60, le courant dominant de la Nouvelle Vague a renouvelé les représentations sur un mode tout à fait masculin. Au lieu de nous présenter des figures de patriarche, on nous a montré un alter ego du réalisateur, créateur vulnérable, dont le malheur réside dans son amour pour une femme qui lui sera fatale.

      Aujourd’hui, cela prend une allure différente, mais un réalisateur comme Arnaud Desplechin ne fait rien d’autre. Je pense par exemple à Un Conte de Noël, où il met en scène une mère mortifère, terrifiante. La figure féminine est mise en avant pour mieux être flinguée. Le cinéma d’auteur témoigne d’un maintien d’une forme de misogynie typique de la culture d’élite française, dans la droite ligne de Madame Bovary, où l’aliénation et l’absence de conscience de soi ne cohabitent que chez la femme. Le cinéma a un rôle actif de stigmatisation des actrices âgées, trop peu souvent mises en valeur.

      C’est à se demander si francetvinfo ne choisit pas ses thématiques d’interview en lisant seenthis :-)
      http://seenthis.net/messages/138925
      C’est à cause de Cannes tout ce cinéma ???


  • Climate of Doubt | Frontline | PBS
    http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/climate-of-doubt

    http://sphotos-a.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/c0.0.403.403/p403x403/426195_10151098885886641_312937519_n.jpg

    FRONTLINE explores the massive shift in public opinion on climate change.

    un #film #documentaire sur la campagne anti-#science de déni du #changement_climatique menée avec succès par les #lobbys « free-market conservatives » : leurs objectifs, leurs méthodes, leurs modes de financement #anonyme

    #etats-unis avec même du #ayn_rand



  • Le FMI s’inquiète que 0,5 % de la population détienne plus de 35 % des richesses

    « Cela n’est pas passé inaperçu : le printemps arabe et le mouvement Occupy, même s’ils étaient différents, ont été en partie motivés par cette tendance », croit savoir Mme Lagarde.

    Aux Etats-Unis, point de départ du mouvement Occupy Wall Street en 2011, 1 % de la population perçoit 18 % des revenus totaux avant impôts, contre 8 % il y a vingt-cinq ans, a souligné Mme Lagarde. Au niveau mondial, 0,5 % de la population détient plus de 35 % des richesses. « L’aggravation des inégalités de revenus est une préoccupation croissante des dirigeants politiques à travers le globe », assure-t-elle. Traditionnellement, les questions d’inégalité sont de la compétence de la Banque mondiale, et non du FMI.
    (...)
    Le FMI, souvent critiqué pour ses programmes d’austérité et ses appels à couper dans les dépenses publiques, estime cependant que l’impact des politiques budgétaires sur les inégalités se réduit depuis 2000.
    (...)"

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/15/le-fmi-s-inquiete-que-0-5-de-la-population-detienne-plus-de-35-des-richesses


  • Quand on dit que le monde ne tourne pas rond, la preuve...
    On peut même dire qu’il est désaxé.
    Là c’est sûr on peut dire que y a plus d’saison, ma bonne dame, et que ce n’est plus ce que c’était, mon bon monsieur.
    http://seenthis.net/messages/138864
    Oui ce n’est pas le pôle nord qui n’sait plus où il habite, mais la planète qui perd le nord : qui sait si nos descendants ne verront pas le pôle nord localisé au beau milieu du Groenland.

    Bref on risque de parler de la pluie et du beau temps encore longtemps. L’anticyclone n’a pas bougé, mais les Açores se sont dérobées.
    Du coup il pleut.
    http://seenthis.net/messages/138877

    Voilà, c’était le bulletin météo du jour, petite synthèse des contributions climatiques d’@odilon
    de @monolecte et @sombre

    • En lisant l’article posté par @odilon, j’ai comme l’impression que l’auteur, Pierre barthélémy, fait quelques confusions.
      Effectivement le phénomène de précession des équinoxes est dû à une variation de la direction de l’axe de la Terre mais par rapport à la sphère céleste ; l’exemple de la toupie illustre bien ce phénomène : on s’aperçoit que lorsque la toupie tourne, son axe n’indique jamais la même direction mais décrit un cercle pendant la rotation de la toupie sur elle même. l’axe de rotation de la toupie ne change pas par rapport à elle-même : il passe toujours par le sommet (la queue) et la pointe de la toupie.

      https://dl.dropboxusercontent.com/u/30351232/558.jpg

      Les pôles Nord et Sud eux ne changent pas de localisation : ils se situent toujours dans le même lieu à la surface de la Terre, le pôle Nord et le pôle Sud géographique tels que nous les connaissons actuellement.

      https://dl.dropboxusercontent.com/u/30351232/220px-Earth_precession.svg.png

      En ce qui concerne la nutation, ce sont de légères oscillations dues à l’attraction réciproque Terre-Lune qui se produisent sur la trajectoire circulaire de l’axe :

      https://dl.dropboxusercontent.com/u/30351232/170px-Praezession.svg.png

      Donc, l’axe de la Terre passe toujours par le même endroit à la surface de la Terre.

      Par contre, un phénomène pouvant faire changer la localisation des pôles à la surface de la Terre est bien le transfert des masses. Imaginons que l’on rajoute aléatoirement des boules de pâte à modeler à la surface de notre toupie, on verra que son équilibre va être fortement compromis, comme si elle se cherchait un nouvel axe de rotation. Ceci est dû au déplacement de son centre de gravité. La toupie a de grande chance de perdre l’équilibre et de ne plus arriver à tourner très longtemps mais de se crasher bêtement sur la table sur laquelle elle s’appuie pour tourner. Rien de tel pour la Terre (heureusement) car elle ne repose sur ... rien ; mais pour compenser le déplacement de son centre de gravité (transfert de masses dû à la fonte des glaces et à leurs déplacements en surface, la toupie Terre va se rééquilibrer en modifiant son axe de rotation mais cette fois « en interne », ce qui aura pour conséquence un déplacement des pôles à la surface de celle-ci. On pourrait imaginer de la même façon que la dérive des continents puisse provoquer un déplacement des pôles à la surface de la Terre mais là, le phénomène est moins « brutal » (beaucoup plus étalé dans le temps pour qu’on s’en aperçoive à l’échelle d’une vie humaine) que la fonte et le déplacement des Inlandsis (au nord comme au sud d’ailleurs).

      Désolé d’avoir fait mon prof ; j’espère que j’ai été clair. :-)

    • Tout est très clair professeur @sombre :
      la précession et la nutation sont les effets qui feraient dessiner la forme d’une lame d’une scie circulaire par un stylo situé au pôle nord dans l’axe de rotation terrestre, sur un papier imaginaire qui resterait placé au dessus de la Terre mais en glissant de façon parallèle au plan de rotation de la Terre autour du soleil. C’est ça ? :-)
      Je ne connaissais pas ce phénomène, merci..

      Tiens, du coup, une autre question qui m’a toujours taraudé : l’énergie marémotrice comme le barrage de la Rance transforme de l’énergie mécanique en électricité, donc à la fin en chaleur. Elle prélève cette énergie au systeme Terre-Lune et la redissipe dans l’atmosphère, mais ne la restitue pas au système Terre-Lune (ce n’est pas un ressort qui rendrait son énergie mécanique..).
      Pour moi quand la Lune tourne autour de la Terre, elle est freinée par l’influence des océans qui « s’accrochent » à elle, comme une force de viscosité, non ? Peut-on affirmer que la rotation de la Lune autour de la Terre peut ralentir à cause de cette viscosité qui dissipe de l’énergie ?
      C’est sans doute négligeable vu les masses en jeu, mais mon interprétation est elle juste ?

    • Mes compétences en thermodynamique sont assez faibles. Mais de prime abord, je ne pense pas que l’effet de viscosité puisse jouer sur la Lune vu que la masse des océans n’est pas en contact direct avec cet astre. Ce serait tout au plus une variation du champ de gravité dû au gonflement de la surface terrestre lorsque la Lune passe à l’aplomb d’une masse océanique mais qui, je pense, est négligeable car la variation s’exprime au maximum en dizaines de mètres alors que la distance Terre-Lune est de l’ordre de la centaine de km. Par contre, l’utilisation de la force marémotrice peut théoriquement perturber le Système Terre-Océans à qui l’on prélève de l’énergie pour la convertir en énergie mécanique servant à actionner des turbines et par conséquent pourrait aussi perturber le système Terre-Lune. Une explication que j’ai trouvé dans WP

      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_mar%C3%A9motrice#Impact_de_son_exploitation_sur_la_Terre

      Impact de son exploitation (de l’énergie marémotrice) sur la Terre

      Lorsqu’on retient cette eau par un barrage, on en freine le mouvement, et donc du même coup — d’une façon infinitésimale — la Terre. Cela a, en raison de la loi de l’action et de la réaction, un effet sur la Lune, qu’il serait possible d’étudier par une méthode d’éléments finis, mais une astuce pour le faire plus rapidement existe : puisqu’il y a conservation du moment d’inertie, aux pertes par frottement près. La Terre ralentit, l’effet du freinage est donc que la Lune s’éloigne (de façon infinitésimale elle aussi par rapport à sa distance)

      Le ralentissement naturel existe de toute façon, l’eau mise en mouvement par la lune frotte sur l’écorce terrestre dissipant une peu d’énergie de rotation. Il existe des variations dont des variations journalières et annuelles. À la fin du XIXe siècle, l’année faisait 365,242196 jours et aujourd’hui 365,242190 jours. C’est un exemple trompeur ou l’on prend des vitesses instantanées qui laissent croire à une accélération, alors que la vitesse moyenne baisse[pas clair].

      Les usines marémotrices augmentent un peu le freinage. Elles utilisent donc in fine l’énergie cinétique de rotation de la Terre, matérialisant d’une façon nouvelle un vieux rêve exprimé par Gaston de Pawlowski (de l’Institut) et d’Alphonse Allais qui était d’installer une roue dentée sur l’équateur pour récupérer le mouvement de rotation terrestre.

      Les effets climatiques éventuels d’une baisse — même légère — de la vitesse de rotation de la Terre ne semblent pas à ce jour avoir été étudiés. Qualitativement, on sait qu’un ralentissement significatif :

      diminuerait la vitesse du cycle thermique terrestre (périodes diurne et nocturnes plus longues) ;
      augmenterait les écarts de température entre les jours et les nuits, avec pour conséquence une augmentation des mouvements atmosphériques (tempêtes...).

      Par contre le paragraphe est sujet à discussion :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:%C3%89nergie_mar%C3%A9motrice#Suppression_de_Impact_de_son_


  • De l’amour, toujours, avec ce site de rencontre pour sympathisants du Front national et de la droite nationale « partout en France ». « À l’heure où notre belle France subit les terribles conséquences d’une immigration incontrôlée, il n’est pas toujours permis d’affirmer en société ses préférences patriotiques et son adhésion aux idées du Front National », peut-on lire sur le site Front rencontre, « réservé aux célibataires patriotes de tout le pays qui cherchent l’amour ». Plus de raison d’attendre pour « partir au front de l’amour ».

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-oeil-de-pol-story-boutin-se-bat-contre-des-cacas-virtuels-et-le-fn-lance-

    Consanguinité intellectuelle à l’extreme droite... ça promet..
    Et le droit de l’enfant à avoir deux parents non fachos, on en fait quoi ?

    #mariage_pour_tous


  • Le public ignore le consensus scientifique sur le climat

    http://fr.news.yahoo.com/le-public-ignore-le-consensus-scientifique-sur-le-102123965.html

    Des experts d’Australie, des Etats-Unis, du Canada et de Grande-Bretagne ont épluché 4.000 résumés d’articles scientifiques sur le changement climatique et relevé que 97% d’entre eux déclaraient que la principale cause en était l’activité humaine, à commencer par l’utilisation d’énergies fossiles.
    « Il y a un fort consensus scientifique sur l’origine du changement climatique, en dépit d’une perception contraire par le public », résume John Cook, chercheur à l’université du Queensland en Australie, qui a dirigé cette étude publiée dans le journal Environmental Research Letters.
    (...)
    Une enquête d’opinion du Pew Research Center publiée en octobre dernier a montré que 43% des Américains répondaient « non » à la question de savoir si les scientifiques sont d’accord sur le fait que la Terre se réchauffe en raison de l’activité humaine.

    C’est sans doute un phénomène sans précédent : la propagande par le pluralisme. L’opinion mondiale manipulée non pas par une doctrine officielle directe, mais par le pluralisme imposé par la classe dominante, qui fait que 3% des scientifiques négationnistes ont sur ce sujet autant de temps de parole médiatique que les 97% qui soutiennent la thèse inverse, pour donner à l’opinion l’idée que le phénomène n’est pas clair, et que du coup il n’y a de fortes chances qu’on se trompe, donc il n’y a pas lieu de paniquer, donc pas lieu de réagir.
    #déni #négationnisme #addiction


  • A poil et à mort ? - SecondSexe
    http://www.secondsexe.com/magazine/A-poil-et-a-mort.html

    http://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L274xH360/arton2914-c5ed7.jpg

    Avoir le droit de porter des poils, pour une femme, devient une vraie bataille, y compris dans des pays autrefois très tolérants, comme la Suède, où la bataille se transforme à présent en véritable guerre meurtrière.

    En mars dernier, à l’occasion de la finale d’un concours de chansons, Lina Ehrin, bibliothécaire, est apparue à la télévision, applaudissant avec des poils aux aisselles, l’espace d’une demi-seconde. Un spectateur a jugé bon de faire une image figée de cet instant et de la publier sur le réseau social Facebook, entrainant dans la foulée plusieurs milliers de commentaires outrés qu’une femme ose ne pas se raser sous les bras. Immédiatement une autre page Facebook est venue répondre à celle-ci, pour au contraire défendre Lina et le droit des femmes de ne pas s’épiler. Dans un mouvement de soutien, de nombreuses autres femmes sont venues y publier des photos d’elles, poilues ici ou là, jusqu’à ce que des menaces de mort apparaissent sur la page. Dans un grand mouvement de révolte, les femmes ont étendu le mouvement du réseau social à la rue, organisant des manifestations, relayées par la presse tabloïde. La police a été obligée d’intervenir pour protéger les femmes victimes de ces menaces de mort. D’autres découvraient avec désolation que l’amour de leur partenaires ne tenait qu’au fil du rasoir : point de salut avec des jambes poilues. Voilà à présent que la Suède se scinde en deux avec fracas et violence, entre les résistantes du poil et ses farouches opposants.

    #épilation #sexisme


  • Le changement climatique fait bouger le #pôle_Nord | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/05/15/le-changement-climatique-fait-bouger-le-pole-nord

    La conséquence terrestre de tous ces phénomènes est le déplacement prévisible du pôle Nord géographique (à ne pas confondre avec le pôle Nord magnétique, qui bouge bien plus rapidement). Grâce à plusieurs systèmes et notamment au réseau de satellites GPS, on est d’ailleurs capable de déterminer la position du pôle au millimètre près. Mais depuis 2005, quelque chose ne va plus au pays des ours blancs. Alors que le pôle Nord dérivait doucement d’environ 6 centimètres par an en direction du nord du Labrador, il a, à cette date, bifurqué vers l’est, pointant désormais vers le Groenland. Surtout, son déplacement s’est sensiblement accéléré, puisque la vitesse est passée à 27 centimètres annuels.

    Et c’est vers le réchauffement climatique, déjà accusé de bien d’autres maux, qu’il faut se tourner pour trouver la cause de ce changement de cap et de cette étonnante accélération. Pour le déterminer, une équipe américano-chinoise, dont l’étude paraîtra prochainement dans les Geophysical Research Letters, s’est appuyée sur les données de GRACE (Gravity Recovery And Climate Experiment), un duo de satellites mesurant les variations du champ gravitationnel terrestre et par conséquent celles de la répartition des masses sur notre planète.

    #climat


  • Les camions électriques, à caténaire.
    Futur concurrent, ou complément écologique du train ?
    (on le saura s’ils décident d’électrifier des petits itinéraires de transit, ou bien de longs trajets sur autoroute au détriment du réseau ferroviaire...)

    http://www.electriclove.info/2012/des-camions-lourds-pantographe

    Par exemple, des millions de kilomètres sont parcourus par des camions de chantier au sein des domaines miniers, entre la zone d’extraction du minerai et des gares ferroviaires, d’où il est expédié vers des usines de transformation.
    Ces camions diesels parcourent toujours les mêmes chemins, l’année durant, et génèrent des millions de tonnes de CO2, qui pourraient être économisées en recourant à l’alimentation électrique. Il suffirait de bâtir un chemin de caténaires sur les sections les plus parcourues, et de n’utiliser le diesel que pour les sections non équipées. Le passage d’une section à l’autre pourrait se faire de façon automatique, grâce à des capteurs, même à une vitesse de 90 km/h. Les camions seraient à motorisation hybride.
    Le géant allemand compte bien convaincre ses clients industriels de l’intérêt de cette technologie, surtout à l’heure où le pétrole est sur une tendance haussière. L’électrification pourrait être pour eux une solution pour se couvrir en cas d’explosion du prix de l’énergie fossile.

    http://roulezelectrique.com/les-camions-electriques-a-catenaire-de-siemens-le-commentaire-de-p

    #transport #écologie #co2 #energie_fossile



  • Parler pour que les enfants apprennent (à la maison et à l’école) d’Adele FABER et Elaine MAZLISH
    http://donnezdusens.fr/parler-pour-que-les-enfants-apprennent-a-la-maison-et-a-lecole-dadele-f

    Finalement, tous les ouvrages des deux auteurs s’organisent selon le même canevas : accueillir les émotions, favoriser la coopération, favoriser l’auto-discipline et éviter les punitions, résoudre les problèmes ensemble, complimenter sans écraser et critiquer sans blesser, aider à se dégager d’un rôle.
    […]
    1- Accueillir les émotions
    2- Favoriser la coopération
    3- Favoriser l’auto-discipline (et éviter la punition)
    4- Susciter la créativité et l’engagement pour résoudre les problèmes
    5- Complimenter sans écraser, critiquer sans blesser
    6- Aider un enfant à se dégager d’un rôle

    #éducation #communication
    via @monolecte


    • En discutant avec @mvuninn, on s’est rendu compte qu’on faisait tout pour que nos enfants respectifs ne fassent pas du foot.
      Pourtant en ce qui me concerne le foot est le sport que j’apprécie le plus de pratiquer. Mais depuis que je suis ado j’ai préféré d’autres sports. Aujourd’hui je fais du judo, mes gamins aussi.
      Pourquoi ?
      A cause de l’état d’esprit. L’embrigadement des vestiaires est sans doute ce qu’on fuit. On fuit l’homophobie, le machisme, l’esprit cocardier et la brutalité véhiculée par ce sport.
      Ça ne date pas d’hier. La baston entre villages lors de matches de foot, les brimades sur les mecs plus faiblards ou les comportements de petits coqs pas toujours élégants avec les filles, ça me semble très ancien jusqu’au fin fond de la campagne.
      Ce n’est pas spécialement lié au fric je pense.
      Plutôt à l’effet de meute masculine. Les vestiaires de foot, c’est comme un compartiment de permissionnaires dans un train le vendredi soir. C’est un horrible formatage de l’identité masculine. Et un cauchemar pour les filles qui y sont confrontées.

      Ensuite il est clair que le foot actuel au niveau professionnel, ça fait penser à la culture du rap américain : la réussite ostentatoire, à coup de grosses bagouses en or, Ferrari à 18 ans, et des nuées de filles en short moulant qui leur tournent autour... Forcément, ça ne tire pas la jeunesse vers le haut..

      Le foot, c’est un condensé de sociologie. Les footballeurs issus de milieux instruits sont des « anomalies », des extra-terrestres, comme Arnaud Le Lan, un breton, refoulé à son arrivée à l’entrainement à cause de sa voiture :

      Surtout, il y a cette anecdote culte, qui fait partie de sa légende, son premier jour à Rennes et son arrivée en Citroën AX : « Je me suis fait refuser à l’entrée de La Piverdière la première fois. J’ai dû expliquer que j’étais un joueur pro ! »

      http://www.cahiersdufootball.net/article.php?id=3894#lelan


  • L’homophobie dès la maternelle (leParisien.fr)
    http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/l-homophobie-des-la-maternelle-15-05-2013-2803827.php

    Elle s’est mise à pleurer tous les soirs, et chaque matin elle traînait des pieds pour aller à l’école. Il a fallu des semaines pour que « ça » sorte. Dans la cour, un camarade lui avait lancé un péremptoire : « Toi, t’as deux mamans, c’est pas normal. Tes mamans, on va les tuer ! » La scène signalée à l’association de familles homo les Enfants d’arc-en-ciel se jouait entre une petite victime de 3 ans et un « agresseur » de 5 ans.

    #école #homophobie_pour_tous


  • L’acharnement, c’est maintenant !

    « C’est maintenant qu’il faut muscler encore nos dispositifs économiques, mobiliser toute notre énergie pour créer des emplois et faire en sorte que nous ayons une économie qui soit plus souple, plus compétitive, plus réactive, plus créative, plus innovante. C’est ce que fait le gouvernement », a-t-il affirmé.

    Moscovici : la récession n’est « pas une surprise »
    http://fr.news.yahoo.com/moscovici-r%C3%A9cession-nest-surprise-092103667.html


  • Cela pourrait être le faux-pas qui ferait définitivement de Google « le mal incarné » aux yeux du public, comme Microsoft en son temps.

    N’est-ce pas trop tard ?
    http://www.01net.com/editorial/594661/google-depose-un-brevet-inquietant-pour-les-libertes-individuelles

    Aujourd’hui mon gmail m’a signalé que j’avais écrit « pièce-jointe » dans le corps du message alors que je n’avais pas joint de PJ, au moment de l’envoyer.
    J’ai dû batailler avec la popup pour envoyer le message quand même. C’est limite si il faudra pas bientôt mettre une justification et lui signer une décharge pour qu’il accepte d’envoyer le message..
    #casse_burnes

    • @baroug : ce qui est troublant c’est que l’automate a vu que tu as écris « pièce jointe » dans le corps du message, donc il a lu le message, il interprète ce que tu as écrit.
      Bien sûr c’est pratique, mais le souci n’est pas là. C’est un peu comme les pubs contextuelles à ce que tu écris dans la version gratuite de gmail, tu te sens vraiment espionné quand tu écris...

      Le brevet évoqué concerne une technologie déjà plus ou moins opérationnelle. Rajouter une alerte automatique à un tiers après interprétation du message c’est de la rigolade..

      Comme je suis administrateur de cette messagerie pour le boulot et que je n’ai pas été prévenu de la mise en place de cette fonctionnalité, c’est un peu.. agaçant...

    • Ben oui, ça c’est la même chose que dans Thunderbird par exemple.

      Ce point-là n’a pas de rapport avec le fait d’alerter une tierce personne, c’est une vérif « en local », aide à la rédaction.

      De plus, il « n’interprête » rien du tout là : c’est juste une bête de recherche de chaînes de caractères prédéfinies (« jointe », « jointes », « PJ », etc).

    • Je suis moi-même programmeur donc je connais les expressions régulières, et bien sûr un programme n’est pas un espion. Néanmoins, à partir du moment où on peut paramétrer la liste des termes à détecter, et vu que google se fait fort d’offrir toujours plus de fonctionnalités à des outils destinés aux entreprises, on comprend bien qu’on va vite nous proposer cette fonctionnalité de détection de mots clés et de signalement à une autorité, paramétrable par les entreprises. Jusqu’ici, dans le droit français je crois, ou au moins dans l’usage, la messagerie professionnelle était considérée comme personnelle et non espionnable.
      Ceci dit, ton employeur peut te placer sur écoute téléphonique (s’il t’en informe préalablement), c’est fréquent dans les call-center naturellement, donc effectivement, rien ne semble s’opposer demain à la mise en place d’un système « echelon » automatisé et configuré au niveau de ton entreprise...


  • Pour des abribus cassés dans le XVIème, les #éditocrates veulent en faire une affaire d’état. On évoque la démission du ministre de l’intérieur.
    On imagine bien entendu qu’ils auraient eu le même indignation si les heurts avaient eu lieu à Clignancourt ou Bondy...
    http://www.lepoint.fr/politique/parti-pris/psg-oui-la-police-a-failli-et-valls-a-faibli-15-05-2013-1666714_222.php

    Je n’ai rien contre Valls. Je lui reproche juste de brouiller les pistes en s’encartant au PS plutôt qu’à l’UMP. Mais il va finir par me devenir sympathique si l’UMP continue à lui taper dessus pour ne pas avoir prévu un truc que personne n’avait prévu (des supporters qui canardent leur équipe pour fêter sa victoire en championnat, c’est sûr que c’est logique..)

    Détail amusant, Goasgen le maire du XVIè, l’arroseur arrosé..

    L’information, datée du 7 mai, concernait un « projet d’installation d’un podium place du Trocadéro sur le domaine public municipal, afin de permettre l’organisation de la remise du trophée dans l’hypothèse où le PSG serait sacré champion de France », selon la mairie du XVIe. L’avis favorable de la mairie avait été rendu le jour même.
    L’AFP avait pu consulter mardi des documents dans lesquels figurait la mention « avis favorable en ce qui nous concerne » émanant de la mairie d’arrondissement.

    http://fr.news.yahoo.com/violences-au-trocad%C3%A9ro-goasguen-ump-d%C3%A9ment-contact-pr%C3%A9

    Jean-François Copé et plusieurs chefs de l’opposition ont réclamé la démission du ministre de l’Intérieur. Vous pensez qu’on pourrait aller jusque-là ?

    On comprend que l’opposition le fasse : Manuel Valls est l’homme fort du gouvernement ; c’est la première faiblesse qu’il montre - c’est de bonne guerre. Le fait est qu’il s’expose d’une façon assez incompréhensible : c’est bien le préfet de police qui est chargé du maintien de l’ordre à Paris ; il serait logique que ce soit lui qui assume cette faute. Manuel Valls n’a rien à perdre à le limoger, et même tout à gagner en autorité. Sous Pierre Joxe, Jean-Pierre Chevènement ou Nicolas Sarkozy, ça n’aurait pas fait un pli. Mais dès lors que le ministre ne sanctionne personne, il laisse la chaîne de responsabilité remonter jusqu’à lui. C’est là que la faillite policière ouvre une faille politique.

    Enfin mention spéciale à ce fou furieux qui déverse chaque semaine sa bile, son aigreur et sa haine contre le reste du monde qui n’a pas réelu son Sarkozy chéri. C’est pathétique, je comprends pas que le Point ose publier un tel fatras de si bas niveau...
    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/philippe-tesson/tesson-psg-la-faute-de-la-racaille-15-05-2013-1666697_543.php
    Mais je rebondis sur ce qu’il dit :

    Sur le préfet de police ensuite, qui offre à la racaille un théâtre de rêve, qui ne mesure pas les risques qu’il court par là même, qui ne prend pas les dispositions propres à conjurer ces risques et qui à 20 h 30 ordonne à ses troupes de quitter les lieux, laissant le champ libre au déchaînement de la violence. C’est non seulement irresponsable, c’est coupable.

    La vérité, c’est qu’il n’y a plus assez de CRS en France pour assurer l’ordre public : entre l’Ayraultport et le mariage pour tous, les CRS sont en sous-nombre car ils doivent récupérer leurs jours de repos. Les matches de championnats de foot sont décalés pour faire face à la pénurie de forces de police. C’est pour ça que Valls ne peut pas virer le préfet. Le préfet n’y est pour rien.

    Quand à la dissolution du PSG, moi je suis pour...


  • François Dubet : « L’école est en péril »
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130513trib000764314/francois-dubet-l-ecole-est-en-peril-.html

    « En panne de projet moral et éducatif ». Voilà, selon le sociologue spécialiste de l’enseignement, la principale explication à la déliquescence du système français. Un système perclus d’incohérences, sclérosé par la machine administrative, les revendications corporatistes et la rhétorique doctrinaire, ébranlé par les bouleversements sociétaux, scellé dans son immobilisme, son rejet de l’innovation, et l’indifférence pour ses meilleurs éléments. Un système que particularisent un intellectualisme inapproprié, l’abandon des devoirs, la reproduction des élites, un ostracisme inepte pour le capitalisme et l’entreprise, in fine la relégation au second rang de l’objet même de ce qui fut une vocation : donner aux jeunes les armes de se construire, de trouver une place dans la société, d’être acteurs de la démocratie.

    Une longue et très intéressante tribune de François Dubet. Même si on peut ne pas partager son positionnement politique très "gauche réformiste", ce texte incisif a le mérite de pointer clairement les questions essentielles, celles que la #Refondation aurait dû traiter en priorité et sur le long terme, loin des polémiques stériles sur l’#école qui nous passionnent tant…

    L’école semble appartenir aux professionnels de l’école, attachés en premier lieu à défendre leur double sort professionnel et personnel. C’est sur ce mur que les grands élans réformistes du monde enseignant se sont épuisés ces dernières décennies.
    […]
    Mais l’incapacité à réformer n’est pas seule coupable. Le système éducatif est prisonnier d’un dogme : la société française confie sans limite à l’école la responsabilité de définir le destin social des individus. Presque nulle part ailleurs on observe une telle emprise scolaire, une telle indexation du devenir personnel sur l’envergure du diplôme. Dans ce contexte, la problématique des inégalités et des injustices scolaires devient un enjeu essentiel, et d’autant plus considérable que la situation ou l’opinion des vaincus sont reléguées.
    […]
    Pourquoi les grandes confédérations syndicales interprofessionnelles défendant la classe ouvrière et a priori tout à fait légitimes sur le sujet de l’école, se taisent, considérant que ce dernier « appartient » aux enseignants et donc relève des compétences des organisations corporatistes ? C’est incompréhensible, surtout quand l’école ne traite pas très bien les enfants de la classe ouvrière.
    […]
    Les causes de cette mutation sont multiples : l’autorité de l’institution s’est épuisée, on ne croit plus avec la même innocence ni à la nation ni au progrès ni à la science, le mécanisme de promotion sociale des catégories des élites populaires vers l’enseignement a décliné au profit de classes moyennes qui se « recasent » dans l’appareil éducatif. Résultat, l’enseignant ne se sent plus empli du même devoir et des mêmes investissements à l’égard de la société.
    […]
    Chacun revendique une école équitable, juste, productrice de bons professionnels, mais personne n’est en mesure de dessiner l’essentiel : le « type d’individu » que l’on souhaite faire éclore. La communauté juvénile est confrontée au monde des savoirs et des évaluations. Le corps enseignant dénonce avec raison la décomposition des liens familiaux, la bêtise médiatique, une anomie généralisée ; mais, dépourvu de projet éducatif, concentré sur la performance et l’apprentissage des enfants, il contribue in fine à ce qu’il dénonce !
    […]
    L’école a vocation à résister, mais aussi à former des résistants. Il ne s’agit, bien sûr, pas d’isoler les jeunes des désordres et des passions du monde, mais simplement de les rendre plus intelligents pour comprendre le monde et y trouver, à partir de raisonnements autonomes, une place. Que voulons-nous que nos enfants sachent et maîtrisent ? Savoir être et savoir penser : voilà à quoi l’école doit former en premier lieu. Il est capital d’apprendre aux enfants à devenir de futurs acteurs de la démocratie. Or comment y parvenir dans un système éducatif à ce point non démocratique et qui n’accorde ni droit ni leçon de vie collective aux apprentis ?
    […]
    Les parents attendent énormément de l’école, et notamment qu’elle soit capable de dire ce qu’elle fait. Et on ne peut qu’y souscrire. Parce qu’il paie des impôts qui financent l’éducation, chaque citoyen est en droit de savoir ce que le système produit, si les enfants progressent et ce qu’ils apprennent, etc. Le monde éducatif doit rendre des comptes, non seulement à l’institution qui l’héberge mais aussi aux citoyens qui le rétribuent et lui confient leurs enfants.
    […]
    Cette dimension permettrait aussi de développer une solidarité entre professeurs, trop souvent anémique. Comment ne pas me remémorer ces collègues rentrant en larmes d’un cours et qui s’isolaient au fond de la salle des professeurs sans que personne ne vienne les secourir... Le monde de l’enseignement est d’une solitude absolue au nom de l’autonomie de chaque enseignant. L’enseignant perfectible ou fragile ne sera jamais aidé ; ses collègues feront en sorte de ne pas placer leurs enfants dans sa classe. A toutes ces conditions, la fonction éducative pourrait être activée, et chacun pourrait se sentir pleinement « responsable ».
    […]
    Le monde enseignant ne manque pas, loin s’en faut, de sujets qui entreprennent. Malheureusement, l’administration constitue un obstacle, souvent rédhibitoire. Toute tentative d’innover, de proposer des modes alternatifs d’enseignement davantage adaptés au profil des enfants, est une épreuve. Enfin, n’oublions pas le dogme, si spécifique au système français et source de ses blocages : le faux conflit syndicats - administration. Tous deux forment en réalité un couple et se contrôlent mutuellement, dissuadant tout - et notamment les initiatives nouvelles et audacieuses - ce qui peut remettre en question les habitudes et les convictions, aussi dépassées ou inopérantes soient-elles. Ils s’accordent à maintenir le système dans la pesanteur et l’immobilisme. Et ainsi, toute expérimentation réussie est étouffée au lieu d’être essaimée.
    […]
    La rhétorique antilibérale et anti-entreprise au sein du corps enseignant est une réalité, parfois incohérente quand on sait combien l’univers de l’école, obsédé par les classements, soumis aux diktats de l’hyper sélection et de l’hyper compétition, opposé aux choix de carrière des élèves et capable de délaisser les plus vulnérables, est lui-même d’une extraordinaire brutalité ! […] Cet univers de l’école a, pendant longtemps, revendiqué une sorte de havre de paix, même une leçon de sagesse et d’exemplarité en riposte à la « brutalité » de la société, notamment économique. Ce temps est révolu parce que l’école elle-même est devenue brutale et dénonce la brutalité réelle du capitalisme pour cacher sa propre violence.
    […]
    Seules solutions : d’une part que l’école soit davantage éducative, c’est-à-dire qu’elle s’intéresse aux individus, à leur personnalité, à leurs champs singuliers, de réalisation ; d’autre part que les diplômes occupent une place moins importante dans la vie sociale.
    […]
    Pour l’essentiel, les inégalités scolaires sont le produit des inégalités sociales, et donc diminuent ou progressent proportionnellement à la réduction ou à l’accroissement de ces dernières. Or en France […] l’envergure des inégalités scolaires est bien supérieure à celles que laissent supposer les inégalités sociales. En cause : une culture scolaire sélective, et la perception qu’il n’existe aucune autre opportunité de réussite que l’école. Ce qui par ailleurs enjoint de taire définitivement les chimères dorées et récurrentes qui confèrent à l’école un levier d’ascenseur social ou la responsabilité de résoudre tous les maux de la société et de l’individu.
    […]
    La fiction du mérite est utile, mais elle ne doit pas devenir fantasme. La compétition méritocratique est la seule manière d’allouer des individus à des positions sociales inégalitaires. Mais ce mécanisme juste a priori peut engendrer de très grandes inégalités. Il faut donc être méritocratique sans aller au bout de cette logique et ce soucier surtout du sort de ceux qui n’ont pas de mérite.

    #éducation #système_scolaire #inégalités

    • Bravo : la plus grosse contradiction de l’école républicaine, ce « double-bind » qui la bloque et qui la mine, est ici pointée du doigt.

      Comme me disait un prof d’anglais au lycée sans se rendre compte de l’absurdité de son propos :
      « pour réussir il faut être dans la première moitié. Et ça, en bossant un peu, tout le monde peut y arriver ».
      Oui, mais pas en même temps. Ou bien il faut se serrer et partager les place que tout le monde dans la première moitié. Bref, que fait-on de la deuxième moitié ?

      L’école est empêtrée dans ses aspirations d’égalitarisme et d’élitisme, et ne s’en sort pas. A l’image de la société (capitaliste).
      Pour moi le problème, c’est notre attachement à la vision hiérarchique qui assurent les schémas de domination. Acceptons de sortir de l’élitisme sans pour autant renoncer à nos ambitions de performance sociale, technique, humaine. On verra que chaque individu pourra trouver une place utile et performante pour les autres, et gratifiante pour lui même..

      La rhétorique antilibérale et anti-entreprise au sein du corps enseignant est une réalité, parfois incohérente quand on sait combien l’univers de l’école, obsédé par les classements, soumis aux diktats de l’hyper sélection et de l’hyper compétition, opposé aux choix de carrière des élèves et capable de délaisser les plus vulnérables, est lui-même d’une extraordinaire brutalité ! […] Cet univers de l’école a, pendant longtemps, revendiqué une sorte de havre de paix, même une leçon de sagesse et d’exemplarité en riposte à la « brutalité » de la société, notamment économique. Ce temps est révolu parce que l’école elle-même est devenue brutale et dénonce la brutalité réelle du capitalisme pour cacher sa propre violence.

      […]

      La fiction du mérite est utile, mais elle ne doit pas devenir fantasme. La compétition méritocratique est la seule manière d’allouer des individus à des positions sociales inégalitaires.

      Et sinon ici aussi j’applaudis :

      Cette dimension permettrait aussi de développer une solidarité entre professeurs, trop souvent anémique. Comment ne pas me remémorer ces collègues rentrant en larmes d’un cours et qui s’isolaient au fond de la salle des professeurs sans que personne ne vienne les secourir... Le monde de l’enseignement est d’une solitude absolue au nom de l’autonomie de chaque enseignant. L’enseignant perfectible ou fragile ne sera jamais aidé ; ses collègues feront en sorte de ne pas placer leurs enfants dans sa classe. A toutes ces conditions, la fonction éducative pourrait être activée, et chacun pourrait se sentir pleinement « responsable ».

      #management


  • C’était il y a un mois :
    http://www.seenthis.net/messages/128368#message128368

    A l’extrémité Nord d’une péninsule électrique où le risque de black-out est parmi les plus forts, et dans une ville dont la configuration accentue la consommation d’électricité, l’Etat et la Communauté d’Agglo ne trouvent rien de plus intelligent que de subventionner des bornes pour inciter à l’utilisation de véhicules électriques. C’est vrai que ça fait moderne, et green.

    Et maintenant, le pompon, le rechargement est gratuit :

    Les possesseurs d’un véhicule électrique peuvent se servir de ces bornes pour le recharger gratuitement, à condition d’avoir préalablement retiré un badge. Certaines de ces bornes proposent une recharge normale, en huit heures environ ; d’autres, une recharge rapide, en 35 minutes.

    http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/lannion-recharge-gratuite-pour-les-vehicules-electriques-14-05-2013-210

    Je ne suis pas juriste mais j’aurais tendance à dire que c’est illégal. De quel droit on offre le plein à un automobiliste électrique si on ne l’offre pas à celui qui roule au diesel ? Rupture de l’égalité, distorsion de concurrence, tout y est, non ? N’est-il pas interdit d’offrir de l’électricité (vente à perte) ?

    #modes #stupidité #Lannion

    • L’accès à l’article est payant si tu y accèdes directement. Si tu passes par la page d’accueil de ces lescuriens obtus du Télégramme (http://www.letelegramme.fr) et que tu scrolles la colonne de gauche et que tu cliques sur l’article, il est gratuit. Avec un plugin qui vide le Referer ça doit aussi les berner. (C’est de la rupture d’égalité aussi).

    • Je dirais plutôt l’inverse. Renault a le droit d’offrir le plein à tous les automobilistes roulant en Renault. La Mairie de Trifouillis a le droit d’offrir le plein à tous ses résidents, mais elle ne peut pas le faire pour une seule catégorie d’automobilistes.

    • Pas en conseil municipal, décision de la communauté d’agglomération, niveau au-dessus mais ça revient au même, ce n’est pas parce qu’ils le votent qu’ils en ont le droit. Une région n’a pas le droit de donner de l’électricité. Et si oui, pourquoi la donner à des acheteurs de voitures neuves et laisser EDF couper les pauvres gens qui n’ont plus les moyens de payer leurs factures de chauffage ?

    • Une région n’a pas le droit de donner de l’électricité ? Tu en es sûr ? EDF n’est pas le seul fournisseur d’électricité
      http://www.fournisseurs-electricite.com/liste-des-fournisseurs-delectricite
      Sur ton post précédent, je parlais de la méthanisation des lisiers, ce n’est pas une plaisanterie et ça coûte cher à tout le monde. Le but de la manœuvre est peut-être d’associer l’agrobusiness du porc (pas green du tout) au processus. Il serait bien d’avoir plus d’info sur tout ça.

    • C’est indépendant d’EDF, c’est les lois du marché européen : tu n’as pas le droit de donner ce que le privé vend, c’est de la distorsion de concurrence. Un grand opérateur de télécoms français partiellement privatisé avait attaqué la mairie de Paris qui voulait offrir du Wifi gratuit dans ses parcs pour cette raison : offrir gratuitement ce qu’elle vendait, c’était une odieuse distorsion de concurrence. Sauf quand c’est la mairie qui paye ledit opérateur pour l’offrir de sa part (comme ici : la communauté d’agglo paie EDF pour offrir l’électricité, donc EDF ne dit rien, vu que la facture est payée).

    • Le positionnement géographique de ces bornes constituera un formidable effet d’aubaine pour les employeurs et habitants des cent mètres alentours. Je ne serais pas surpris qu’il soit rapidement possible qui se fait financer sa bagnole greenwashée aux frais du contribuable très vite.

    • Pour ma part je commençais à plancher sur un projet dans ma petite boite : inciter nos employés à racheter une bagnole électrique plutôt que thermique en équipant le parking de borne de rechargement aux frais de l’entreprise, évitant aux gens d’avoir à payer le gasoil pour leur déplacements.
      Bien sûr, faudra une compensation car ce n’est pas équitable pour les gens vertueux qui viennent en vélo et qui ont eu l’intelligence de ne pas faire construire à 30 bornes du boulot pour avoir droit à leur carré de pelouse. Il ne s’agit pas de subventionner l’exode urbain « pavillonnaire »..
      Et faudra être sûr que Total ne nous poursuivra pas pour entorse à la concurrence.
      @bp314 : on vient de battre le record du taux de CO2 dans l’atmosphère. http://seenthis.net/messages/138085
      Ne pas réagir, ne pas tenter d’infléchir le cours des choses sera quoi qu’il arrive l’attitude la plus coûteuse pour le contribuable..


  • #SNCF : vers un nouvel éclatement de l’entreprise publique ?
    http://www.miroirsocial.com/actualite/8663/sncf-vers-un-nouvel-eclatement-de-l-entreprise-publique

    Cela commence bien et finit très mal... Au premier paragraphe de son rapport sur la réforme ferroviaire, remis le 22 avril au Premier ministre, M. Bianco constate : « ...la séparation en 1997 de Réseau ferré de France (RFF), propriétaire de l’infrastructure, et de la SNCF, gestionnaire d’infrastructure délégué, en charge de la maintenance du réseau et de la gestion des circulations, a entraîné de lourds dysfonctionnements ».

    En conséquence de quoi, M. Bianco préconise de... diviser une nouvelle fois la SNCF ! Il y aurait d’un côté la « SNCF infra », chargée de la maintenance, et de l’autre la SNCF transporteur.