Apprendre à désobéir, petite histoire de l’école qui résiste - N’Autre École
http://www.cnt-f.org/nautreecole/?Apprendre-a-desobeir-petite
De l’œuvre éducative de la Commune de Paris à la dénonciation du fichage informatique des élèves, de la naissance du syndicalisme dans l’éducation aux écoles populaires kanak des années 1980, en passant par les luttes anti-hiérarchies ou la résistance à la « rééducation » vichyste, cet ouvrage retrace 150 ans de lutte et d’insoumission dans et contre l’institution scolaire.
Ces branchés qui débranchent
http://www.lemonde.fr/style/article/2012/04/27/ces-branches-qui-debranchent_1691531_1575563.html
« Les gens se demandent pourquoi des professionnels de la Silicon Valley, dont certains de Google, qui semblent devoir beaucoup à l’industrie informatique, envoient leurs enfants dans une école qui n’utilise pas d’ordinateurs » (...) Pour apprendre à écrire, il est important de pouvoir effectuer de grands gestes. Les maths, ça passe par la visualisation dans l’espace. L’écran gêne l’enseignement. Il diminue les expériences physiques et émotionnelles."
(...)
Richard Stallman, le gourou du logiciel libre, explique qu’il travaille désormais déconnecté. « La plupart du temps, écrit-il sur son site, je n’ai pas Internet. Une ou deux fois par jour, parfois trois, je me connecte pour envoyer et recevoir mes courriels. Je relis tout avant d’envoyer. » Se déconnecter est devenu un acte volontaire.
(...)
« Les gens sentent que ça ne va pas : 90 % de leur temps de travail passe dans les mails, chez eux on envoie des SMS à table »
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Tout comme Pierre Desproges ironisait il y a vingt ans sur l’ouvrier de droite en costard qui croisait son patron de gauche en jean, avoir son téléphone posé sur la table n’est plus un attribut de pouvoir. S’extraire de l’exposition aux écrans est devenu un marqueur du luxe. « Certains ont le pouvoir de se déconnecter et d’autres ont le devoir de rester branchés, écrit le sociologue Francis Jauréguiberry, qui dirige actuellement une recherche sur le sujet. Les nouveaux pauvres des télécommunications sont ceux qui ne peuvent pas échapper à l’obligation de répondre immédiatement, et qui doivent donc vivre dans l’urgence et dans l’interpellation continue. Les nouveaux riches, au contraire, sont ceux qui ont la possibilité de filtrer et d’instaurer de la distance vis-à-vis de cette interpellation. »
(...)
AUJOURD’HUI, LES FOYERS SANS TÉLÉVISION sont plutôt aisés (51 % sont des CSP+, 19,4% des CSP-) tandis que les foyers qui possèdent plus de deux télés sont surtout des CSP- (43 % sont des CSP- et 30 % des CSP+). L’accès à Internet et le smartphone prennent-ils la même direction ?
#téléphone #télévision #internet #shabbat via @lazuly
Bin alors ça, c’est carrément fascinant.
Les nouveaux pauvres des télécommunications sont ceux qui ne peuvent pas échapper à l’obligation de répondre immédiatement, et qui doivent donc vivre dans l’urgence et dans l’interpellation continue. Les nouveaux riches, au contraire, sont ceux qui ont la possibilité de filtrer et d’instaurer de la distance vis-à-vis de cette interpellation.
Ce n’est pas très étonnant (et je n’apprends pas grand chose) mais c’est très intéressant.
C’est comme l’écologie et le retour à la terre, les espaces protégés et les maisons « rustiques », « folkloriques », etc. C’est un truc de riche qui a le temps et l’argent de reconstituer en faux des choses qui ont existé en vrai dans une autre époque.
#Bernard-Charbonneau avait écrit de très bonnes pages à ce sujet dès le début de l’#écologie-politique. Cela correspond parfois quasiment mot pour mot...
Ce n’est donc qu’un avatar de plus de la même mécanique.
Dans l’état actuel de l’homme, il n’y a pas de critères plus sûr de la civilisation industrielle que le « sentiment de la nature » - car il n’est pas encore devenu raison. Les progrès de l’un suivent rigoureusement ceux de l’autre, en même temps que celui-ci ouvre la voie à celle-là. En matière de nature, la seconde société industrielle [la société industrielle des loisirs naturisés] est encore plus exigeante que la première. L’âge du plastique aime la « belle matière », la pierre nue ou les bois mal équarris, et nous les conservons au xylophène. Amateurs d’art brut, nous ornons notre living de souches ou de cailloux qui ne sont plus des objets d’art mais des jeux de la nature. A la pureté, mécanique ou chimique, des produits industriels, nous préférons l’impure pureté du vivant. Nous salons nos mets avec du sel gris, et nous mangeons du « pain paysan » cuit au feu de bois et non au mazout ; mais depuis qu’il n’y a plus de campagne c’est à Paris qu’il faut le chercher. Riches, nous payons très cher le luxe de la pauvreté : les paniers, les pots, la bure fabriqués à la main.
Au prolétariat tout ce qui est neuf, net et verni ; à l’ « Elite » tout ce qui est vieux, rugueux, écaillé. Comme nos bourgeois collectionnaient les vieilles armoires de leurs métayers, nos industriels s’installent dans leurs « fermettes » : si l’évolution continue l’ancienne maison du pauvre vaudra plus cher que la villa du riche.
Le Jardin de Babylone , #Encyclopédie-des-nuisances
C’est rigolo ça fait plus de 10 ans que je vois des ami-e-s, des connaissances, suivre ce genre de chemin : dire « stop », arrêter internet, le téléphone, en avoir marre d’être toujours joignable, toujours à l’affut, connecté. Je pense que surtout pour les gens comme nous, qui discutons sur IRC depuis des dizaines d’années, sommes habitués à toute cette communication permanente, en permanence on a ce « risque » de ne plus supporter (pourquoi ?) et de tout arrêter, ce qui serait pour la plupart problématique, car on a aussi un métier « connecté ».
J’aime bien ces effets graphiques informatisés que tu finis par voir absolument partout dans l’année qui suit leur sortie : Vintage Insta-Flares in Fashion
http://vimeo.com/41122328
On dirait effectivement que le réel nous lasse…
Si ce genre d’effet est repris partout c’est sans doute que les frontière entre publicité, mode, cinéma, information, vie privée… sont de plus en plus floues…
La perfection du numérique est trop plate, il faut y réintroduire des effets ratés (lentilles déformantes, vignetage, etc.), simplement on ne cesse de récupérer « le monde d’avant » comme si toute cette technologie n’apportait pas d’avenir, pas de nouvelles représentations du réel (comme l’avait fait le polaroïd, la Tri-X, le Kodachrome…).
Tout cela est très jolie mais nous ne racontons plus d’histoire, pas même notre histoire, nous ne faisons que singer le cinéma, la pub, la mode… Le procédé (le média) est désormais supérieur à ce qu’il raconte.
Türkiye’de Zaman/Time in Turkey’s Videos on Vimeo
Pleins d’interviews de photographes
http://vimeo.com/user9148738/videos/page:1/sort:date
http://vimeo.com/37579171
La croisade d’une ado américaine contre les photos retouchées
http://www.lemonde.fr/style/article/2012/05/09/la-croisade-d-une-ado-americaine-contre-les-photos-retouchees_1698366_157556
Quand elle feuillette les pages de son magazine préféré, Julia Bluhm, 14 ans, ne rêve pas de ressembler aux mannequins immortalisés sur le papier glacé. Bien au contraire ! Cette collégienne ordinaire du Maine est devenue le chef de file d’une nouvelle révolte contre l’industrie de la mode et de la beauté, une semaine après l’annonce du magazine Vogue de ne plus employer des modèles de moins de 16 ans et de promouvoir l’image de personnes en bonne santé.
Le site de la pétition :
http://www.change.org/petitions/seventeen-magazine-give-girls-images-of-real-girls#
Ramener le droit d’auteur de 70 à 20 ans | Christian Engström et Rickard Falkvinge (ActuaLitté)
http://www.actualitte.com/dossiers/monde-edition/tribunes/ramener-le-droit-d-auteur-de-70-a-20-ans-1729.htm
L’important c’est de se débarrasser des durées de protection actuelles d’une vie ou plus. Ces longues périodes sont clairement néfastes pour la société, puisqu’elles gardent la plupart de notre héritage culturel commun bloqué même longtemps après que la majorité des productions aient perdu toute valeur commerciale pour les ayants droits. C’est une perte sèche économiquement parlant, et un scandale culturellement parlant. Si les durées de protections étaient réduites à 20 ans, cela résoudrait la plupart des problèmes « du trou noir du 20e siècle », et permettrait aux bibliothécaires et archivistes de commencer l’urgente tâche de préservation des créations du 20e siècle qui se dégradent dans les archives, en les numérisant. Cinq ou dix ans seraient plus appropriés pour favoriser l’archivage, mais 20 ans devraient convenir. (...) Source : ActuaLitté
From Brownfields to Greenfields: A Field Guide to Phytoremediation
http://urbanomnibus.net/2010/11/from-brownfields-to-greenfields-a-field-guide-to-phytoremediation
Séparation, la part des #femmes | Exploration sociologique intéressante de l’autonomisation des femmes
http://www.laviedesidees.fr/Separation-la-part-des-femmes.html
À partir de ces multiples formes de séparation, François de Singly annonce un changement des règles de l’amour conjugal, prioritairement impulsé par les femmes. La montée en puissance du « souci de soi » parmi elles va de pair avec une forme de dissolution de l’agapé féminin, entendue comme amour inconditionnel et marqué par un don sans retour, au profit de la philia, amour marqué par l’exigence de réciprocité. Le processus d’individualisation des femmes aurait ainsi pour conséquence de séparer les amours parentaux et conjugaux : il s’est d’abord traduit par une exigence d’eros féminin tout au long du 20ème siècle, puis désormais par une attente grandissante de réciprocité voire de reconnaissance individuelle. Les relations de #couple seraient gagnées par de nouveaux enjeux, notamment ceux de l’égalité et de la conditionnalité. Les séparations peuvent désormais être motivées par le refus d’une existence routinière – et ce au nom du développement personnel –, ou par l’insuffisance d’un monde commun.
Exigence conjointe d’agapé pour des hommes qui jusqu’ici y étaient peu habitués, restriction de l’agapé et baisse de l’investissement féminin : l’amour conjugal deviendrait un « amour rationnel, conditionnel, et contractuel ». Dans un ton qu’on lui connaît moins, François de Singly souligne les risques de la « rationalisation des relations intimes », en référence aux travaux d’Eva Illouz, voire de la « marchandisation » des liens conjugaux. Face à ce qu’il entrevoit comme l’entrée du calcul rationnel et de la raison instrumentale dans le couple, il plaide finalement pour un amour qui puisse conserver « l’agapé » et la « philia ».
#sociologie #livre #fb #tw
Frontières, territoires, passages : pour une cartographie des savoirs
http://www.fabula.org/revue/document6958.php
Frontières, territoires, passages : pour une cartographie des savoirs
Frédérique Aït-Touati
Des « passeurs » entre science, histoire et littérature. Contribution à l’étude de la construction des savoirs (1750‑1840), sous la direction de Gilles Bertrand & Alain Guyot, Grenoble : ELLUG, coll. « Savoirs littéraires et imaginaires scientifiques », 2011, 233 p., EAN 9782843101755.
À la question difficile de savoir quand et comment s’est accomplie la division des savoirs, notamment le partage entre la science et la littérature, le volume dirigé par Gilles Bertrand et Alain Guyot répond de façon convaincante et nuancée. Ce n’est sans doute pas un hasard si le titre fait référence à un ouvrage pionnier en la matière, Sciences de la nature, sciences de la société. Les passeurs de frontières1. Le présent ouvrage identifie les premiers signes d’une séparation entre monde des lettrés et monde des savants. S’il ne propose pas une périodisation au sens strict de cette séparation, il pose quelques jalons et offre plusieurs pistes d’interprétation.
Les mouvements des planètes du système solaire :
http://www.stumbleupon.com/su/2jRGYC/:+n6AX__N:c$HyM.du/dd.dynamicdiagrams.com/wp-content/uploads/2011/01/orrery_2006.swf
ooohhh comme c’est bôôô !
à propos de Tycho Brahe & Copernic http://seenthis.net/messages/65579
ça y’est, j’ai voté et puis après ?
Tant pis Léo, pouvais pas m’en empêcher !
pouvais plus supporter la grossièreté, la vulgarité et le mépris de...
c’était plus fort que moi !
http://www.dailymotion.com/video/x5k27z_leo-ferre-ils-ont-votes_music
Son capital
Un site pour visiter #Paris à travers les #sons : paysages, témoignages, promenades, ambiances et archives sonores
• L’article du Monde :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/03/son-capital_1695196_3232.html
• Le site écouter Paris :
http://ecouterparis.net
Vite fait : Paul McCartney partage ses MP3
http://krashzine.com/musique/64-vite-fait-paul-mccartney-partage-ses-mp3
Paul Mc Cartney, le bassiste des Beatles a décidé d’ouvrir sa collection numérique personnelle aux internautes. On y retrouve des enregistrements oubliés, des photos de backstage, des vidéos... du contenu souvent inédit qui ravira les fan du Fab Four et de l’artiste.
#musique #photos #videos #inédit #paul_mccartney #beatles #hp
« Un nid de coucous », #Photographe : Guillaume , Parole de Photographes, Regards de Campagne
http://www.youtube.com/watch?v=fk5hWv9x4K4
Comment l’Inde essaye de blanchir nos vagins (VIDEO)
http://www.slate.fr/lien/53261/inde-blanchiment-vagin
Il semblerait que le vagin parfait ne doive pas être un vagin du tout, résume le site Jezebel. Après la chirurgie esthétique, voici Clean and Dry Intimate Wash, un produit d’hygiène intime dont le but est de blanchir le vagin et ses contours.
Une info pour @beautefatale
C’est vraiment n’importe quoi !
Une nana qui pense qu’elle va améliorer son pouvoir de séduction que cela relève de la psychiatrie... au moins.
Y-a pire encore !
« Belle toute nue : quand la chirurgie esthétique promet le sexe parfait »
http://www.slate.fr/story/46449/chirurgie-esthetique-vagin-parfait-labioplastie
M’enfin tout de même : le racisme est, en pratique, avant tout une réalité imposée par l’homme blanc au « reste du monde », ensuite seulement il est plus ou moins intériorisé par ses victimes ! (Et j’aurais tendance à penser que l’homme blanc a une autre tendance lourde, qui est de sur-représenter l’intériorisation des critères racistes par ses victimes, en la déconnectant de l’omniprésent racisme de l’homme blanc, comme aime le faire Slate – que je tiens, par ailleurs, pour un affreux torchon totalement fact-free.)
À l’instant même, d’ailleurs : cette immense vedette indienne (et sex-symbol planétaire) n’est pas assez blanche pour le scanner de l’aéroport.
http://www.aljazeera.com/video/americas/2012/04/20124145514273103.html
A diplomatic row is brewing between India and the United States after Bollywood film star Shahrukh Khan said he was detained by US authorities for more than 90 minutes on arrival at an airport near New York.
The incident provoked widespread anger in India where campaigners say it remains common for South Asians and Muslims to be targeted by racial profiling for questioning by US immigration authorities.
Je sais pas ce que tu appelle « homme blanc » (nos amis indiens rentrent-ils dedans dans une certaine mesure ?) mais dans le cas de l’Inde y’a des logiques internes très lourdes de ce point de vue et qui n’ont rien à envier au racisme occidental.
C’est ph 5 leur produit ? :D Ça va faire des gynécos heureux ce truc. L’article n’est pas clair : c’est pour blanchir le pubis ou la vulve ? Parce qu’en tant que tel, blanchir le vagin, c’est un peu acrobatique au petit déjeuner (y’a un applicateur spécial qui permet d’étaler le produit sur la paroi ?) et dangereux (l’équilibre de la flore vaginale passée à l’ammoniaque, je vois pas là…) ? Si c’est le pubis ou la vulve, je peux encore imaginer le truc, mais le vagin ? Et on s’arrête où de blanchir ? Au col de l’uterus ?
Shah Rukh Khan se fait emmerder aux États-Unis (qui sont eux-mêmes un pays comportant de nombreuses couleurs de peau), alors la question de pinailler la « mesure » de blanchitude des indiens me semble assez accessoire : dans la logique raciste occidentale, ils ne le sont pas.
M’enfin sinon, l’idée c’est que des articles sur une « obsession » des arabes, des indiens, des africains noirs, des sud-américains… à se « blanchir » la peau, c’est un marronnier journalistique assez fatiguant, parce qu’il n’est généralement pas lui-même exempt de considérations racistes. Et comme je le dis : ces articles font systématiquement l’économie du racisme que nous-mêmes imposons au reste de la planète.
Avant tout, quand on vit dans une société raciste qui a imposé son racisme au reste de la planète, il serait bon de faire un petit peu attention lors de la dénonciation du racisme des peuples dominés. C’est rapidement une pente glissante. Illustrer les « logiques internes très lourdes » des sociétés indiennes avec un article qui titre : « Comment l’Inde essaye de blanchir nos vagins », j’ai un gros doute… L’Inde menace nos vagins ?
L’autre aspect que je trouve discutable est le ton féministe général (« nos » vagins), avec les mêmes généralisations dans les articles en anglais, alors que clairement le produit s’adresse à une certaine population (femmes à la peau foncée). Des crèmes pour éclaircir la peau, des produits pour démêler les cheveux, etc., destinés à des femmes, ça existe déjà ; en tirer des considérations féministes générales (« nos vagins », j’insiste !) ne repose que sur l’idée qu’une femme blanche européenne ou américaine peut occulter tout ce qui la sépare d’une femme à la peau foncée dans un pays du tiers monde pour pour s’inquiéter pour « nos vagins » en général.
Pour le reste, le présupposé de ce genre d’article est, assez largement, le racisme de la société en question (ici l’Inde, mais j’ai lu ce genre de choses pour quasiment tout le tiers monde), illustré par l’utilisation d’un produit blanchissant : la société visée trouverait donc, ici, que plus on est blanc plus on est beau, et que les femmes moins blanches doivent utiliser des produits blanchissants. Il se trouve que c’est un présupposé auquel je suis régulièrement confronté de la part de français : questions et remarques innocentes, mais dont l’aspect systématique fait ressortir le caractère présupposé, et donc lui-même raciste.
En l’occurrence, je ne suis pas vraiment spécialiste, mais il me semble qu’assez largement, il ne s’agit pas d’être « plus blanche » partout, mais de réduire les différences de couleur qui, sur certaines peaux, rendent certaines zones (sous les yeux, dans la bas du ventre) plus foncées ; ici, on parle d’une crème pour le bas du ventre, pas pour blanchir tout le corps. Alors que, si la motivation était l’envie d’être blanche (« logiques internes très lourdes » ?), on se tartinerait de crème-du-cul sur tout le corps. Ça n’est pas cas ici. Il s’agit certainement de la même cible que les produits qui limitent l’effet de poches un peu plus foncées sous les yeux. On peut dauber, mais ça n’est pas une situation que rencontrent autant les femmes blanches, donc difficile d’en tirer un jugement de valeur facile sur l’aliénation de la femme indienne (versus « nos » vagins à nous), ni sur le racisme qu’il y aurait dans la société indienne.
Dans l’article il y a une vidéo qui parle bien de se blanchir toute la peau (surtout le visage). En allant écouter Mona Chollet parler de son dernier livre « Beauté fatale », elle ajoutait une autre dimension : en France des entreprise comme Loréal ou je ne sais plus (je retiens pas), ventent la diversité ici (les couleurs, les tailes, les poids…) mais en Inde, vendent des crèmes pour blanchir la peau. En fait, elles s’adaptent selon les culture, les rapports sociaux, les préjugés, etc… pour faire du marketing. Rien de nouveau, certes, mais souvent on va aps tellement au delà de sa propre langue. La mondialisation, ce n’est pas que nous vendre partout la même chose, c’est aussi à l’invers, traquer les entreprises et leurs doubles discours.
Oui, mais à nouveau, la difficulté de ce genre d’articles, c’est justement qu’il s’agit de généralisations qui permettraient d’atteindre à ce que tu dis : « les culture, les rapports sociaux, les préjugés » (même si, ici, comme je l’ai déjà noté, le titre parle de « nos » vagins).
Et de fait, il est assez stupéfiant, à l’usage, de constater à quel point les français connaissent le « racisme » inhérent aux peuples du tiers monde, sur la base que les femmes arabes, noires, sud-américaines, indiennes, se blanchiraient la peau, bien plus que le racisme auxquelles ces femmes sont confrontées dans nos propres sociétés.
La pente est vraiment très glissante avec ces articles. Quand un article commence dès son titre à annoncer que l’« Inde » menace « nos » vagins, je pense est déjà drôlement bas dans la pente.
Ce que je disais c’est qu’il existe un racisme intra indien antérieur au racisme occidental, ou tout du moins, parallèle. Je n’ai pas de référence citable sur le coup, et je ne sais pas si dans le cas d’espèce, c’est vraiment pertinent, mais si je ne dis pas n’importe quoi, en Inde, la ségrégation notamment liée à la couleur de peau n’est pas un phénomène qui provient exclusivement de l’occident.
Voilà, c’est chez @beautefatale :
►http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=149#chap06
La valorisation du teint clair est très ancienne dans les pays asiatiques. On la trouve souvent dans la mythologie, qui, chez les hindous, par exemple, « met aux prises des dieux à la peau claire et des démons à la peau sombrenote », indique Geoffrey Jones. Elle s’explique, dit-on, par le fait qu’un teint pâle indiquait le rang social d’une femme n’ayant pas besoin de travailler aux champs. En Inde comme en Asie du Sud-Est, l’histoire a également vu le triomphe de peuples à la peau claire sur d’autres à la peau plus foncée. La colonisation a renforcé cette signification d’appartenance à la classe dominante ; non seulement le colon blanc trônait au sommet de la hiérarchie, mais il jouait les individus ou les groupes sociaux les uns contre les autres en fonction des nuances de leur complexion. Cet héritage, mélange inextricable de dynamiques internes et d’influences extérieures, empêche toute mise en circulation de modèles esthétiques qui diffèrent vraiment des canons occidentaux : le cinéma indien a beau être le plus dynamique de la planète, ses plus grandes stars sont au contraire celles qui s’en rapprochent le plus.
@arno sur la presse et ce genre de site en particulier, tu sais bien que ce qui compte c’est l’info brute que l’on peut en tirer, ensuite vient le fait que ce genre de média en parle qui indique « où on en est » dans le bruit de la pensé dominante, puis la manière dont on en parle qui renseigne sur le niveau des journalistes… Alors le titre et compagnie, faut pas en attendre plus que ça…
Reste qu’un peu d’anatomie ne ferait pas de mal non ? ;)
Classeur : Paris Match
Toutes les couvertures de Paris Match depuis 1949
http://www.flickr.com/photos/patrickpeccatte/collections/72157628924931905
Mais non, tu cliques sur les années et tu as le reste !
Ah oui, tiens au fait, Anthony Delon, il est toujours avec Brooke Shields ?
http://www.flickr.com/photos/patrickpeccatte/6923785552/in/set-72157629798013145
La poilade du jour : “Closer Effect”, « la 1re étude qui démontrer la puissance et l’efficacité de “Closer” en tant que déclencheur d’achats »
http://article.agentcreateurdenvies.com
Le « Closer Effect » mesure :
> Les envies déclenchées à la lecture (je le vois dans Closer, j’ai envie de l’acheter)
> Les envies déclenchées par la publicité
> Tracking des achats effectifs directs et de contagion
« Closer Effect » prouve l’efficacité du 1er magazine féminin people : 34% des achats réalisés sont influencés par la lecture de Closer (éditorial + publicité), et qui monte à 48% sur les achats beauté !
Et surtout, ne pas manquer la vidéo...
Abus de #Licra contre #Siné
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120411.OBS5956/abus-de-licra.html
Si le lecteur veut bien s’en souvenir, l’affaire a aujourd’hui quatre ans. C’est à l’été 2008 que Philippe Val, directeur de « Charlie-Hebdo », exigea de son dessinateur Siné qu’il s’excusât platement auprès de Jean Sarkozy (c’était lui, Val, qui avait rédigé la lettre d’excuses), fils du président de la République, pour l’avoir brocardé dans sa chronique. Ce que Siné, sans savoir que Val était entré dans l’intimité de la famille Sarkozy, refusa.