• ESPAGNE • Comment combattre le #sexisme à la #récré ? | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2014/05/27/comment-combattre-le-sexisme-a-la-recre

    Le programme de mixité que le gouvernement basque a lancé cette année se caractérise par une mesure novatrice : la réorganisation des espaces de jeux pendant la récréation. Avec ce projet, le ministère de l’Education veut éviter toute « répartition sexiste » des zones de loisirs. « La hiérarchie des jeux, les comportements des élèves ou le manque d’organisation spatiale font que généralement les garçons sont au centre, avec le football comme activité reine, et que les filles sont repoussées sur les côtés », souligne le projet.

    #éducation #école

    • Un horaire a été attribué à des jeux chaque jour de la semaine. De cette manière, les garçons et les filles peuvent choisir leur activité et ils savent où elle va avoir lieu. "Quand on leur laissait le champ libre, les garçons finissaient par occuper tout l’espace avec le football, souligne la directrice, Sandra Viota. Les filles avaient bien intériorisé tout cela et ne se plaignaient pas.

      Ajouter quelques contraintes peu coûteuses (ni matériellement ni psychologiquement), versus la loi de la jungle.

    • Les filles avaient bien intériorisé tout cela et ne se plaignaient pas.

      Je le note car je vois de plus en plus d’exemples sur l’incapacité « naturelle » à émettre une demande de la part des dominés, en l’occurrence, des #femmes.
      #inégalités

    • Depuis quelque temps, j’observe carrément des stratégies de soutien agressifs à l’oppression de la part des opprimés sur l’air de la source « naturelle » de la domination, du « chacun à sa place ». Beaucoup de femmes de mon âge élèvent manifestement leurs filles dans l’objectif de servir l’homme qui va les entretenir. Cela se voit notamment dans les stratégies scolaires où les filles sont invitées à ne pas couter cher (ne pas viser d’enseignement supérieur) et à vite apprendre un métier utile pour apporter un « complément » de salaire à la future maison.

      Il est vrai que dans ma génération, pour les femmes prolétaires, la libération des femmes s’est surtout traduite par celle des hommes de leurs obligations familiales qui sont entièrement retombées sur les épaules des femmes, dans un contexte où les inégalités professionnelles perdurent. Autrement dit, elles se sont majoritairement retrouvées toutes seules à assumer une famille avec des moyens ridicules et tout en étant stigmatisées par les services sociaux.

      Ici, les vignes, les abattoirs sont remplis de mères courage qui se tuent la santé pour le SMIC (le plus souvent des bouts de SMIC) et qui élèvent seules leurs enfants. La vie qu’elles ont est assez horrible, franchement.

      Mais sous la pression d’un marché du travail hyper concurrentiel où le modèle de compétence reste l’homme blanc middle age, les femmes diplômées de mon âge ont aussi été rondement éjectées des places qu’elles avaient réussi à grappiller à la première maternité et stagnent ensuite dans le précariat, alors qu’il est évident qu’elles ont dû être meilleures que les hommes pour prétendre à de moins bonnes places.

      Du coup, celles qui bénéficient encore de la protection relative d’un ménage contre la pauvreté ont cessé de lutter sur tous les fronts et plutôt que de dépenser une énergie insensée à tenter de revenir dans la course à l’échalote, adoptent un discours et des comportements réactionnaires, de nature à justifier leurs propres renoncements.


  • Pourquoi les garçons n’aiment pas le rose ? Pourquoi les filles préfèrent Barbie à Batman ? (Anne Dafflon Novelle)
    http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=ERES_ROUYE_2010_01_0025

    En effet, si les parents sont convaincus que l’origine de la différence entre garçons et filles est biologique, ils vont d’autant moins les encourager à faire des choix qui ne soient pas exclusivement typiques de leur propre sexe. Pensons spécifiquement à l’orientation professionnelle : il est déjà difficile pour des jeunes de choisir une profession dont on dispose de peu de modèles de son propre sexe, cela va l’être encore plus sans le soutien de ses propres parents.
    Une autre implication liée à l’économie et au marketing est intéressante à développer. Actuellement, beaucoup d’objets destinés aux enfants existent de plus en plus rarement en version neutre et sont déclinés en version fille ou en version garçon, essentiellement grâce à l’emploi de couleurs, logos ou éléments de décoration différents. En se basant sur le développement de l’enfant, on comprend que cela corresponde à une stratégie permettant de vendre davantage. En effet, les parents désirant acheter un vélo pour leur enfant vont le choisir en version fille ou version garçon selon le sexe de leur enfant. Puis, au moment du deuxième enfant, s’il s’agit d’un enfant du sexe opposé, les parents pourront racheter un nouveau vélo car le petit frère ne voudra pas du vélo rose estampillé Dora l’exploratrice de sa grande sœur.
    À noter que la petite sœur, au moment du stade de rigidité, ne voudra pas non plus du vélo Spiderman de son grand frère, même si la société est plus tolérante envers les garçons manqués qu’envers leurs homologues de sexe masculin.
    Il est tout à fait frappant de remarquer que cette stratégie marketing touche au fil des décennies de plus en plus de domaines différents : vêtements, chaussures, accessoires, chambres d’enfants, décoration, montres, fournitures scolaires, mais aussi les équipements sportifs pour les sports unisexes à un âge où le développement du corps ne nécessite pas encore des équipements différents mais où les représentations prennent tout leur sens (vélo, trottinette, roller, casque, protection, etc.).
    Cette sexuation a un double impact : tout d’abord, sous la pression des enfants, elle incite les adultes à consommer davantage ; d’autre part, elle renforce les représentations différenciées associées aux deux sexes. En effet, à travers l’examen attentif des objets vendus dans les rayons des grands magasins et des catalogues vantant ces mêmes produits, on remarque qu’au delà des différences de couleur ou de décoration, d’autres nuances plus subtiles viennent s’y rajouter. Les objets issus de l’univers féminin font davantage référence à l’esthétique, la sécurité, la douceur, le confort, la passivité, la sphère privée, l’univers enfantin, tandis que ceux renvoyant à l’univers masculin sont davantage orientés vers l’action, la prise de risque, l’esprit de compétition, la technologie, l’autonomie, l’indépendance, la sphère publique et le monde adulte. Or nous avons vu dans l’introduction que les enfants durant leurs premières années observent leur environnement au sens large pour comprendre, déduire, décrypter, ce qui relève du masculin et ce qui relève du féminin. Ce faisant, ils vont également intégrer ces représentations différenciées des deux sexes et s’y conformer.

    Source :
    – Dafflon Novelle Anne, « Pourquoi les garçons n’aiment pas le rose ? Pourquoi les filles préfèrent Barbie à Batman ? »
    Perception des codes sexués et construction de l’identité sexuée chez des enfants âgés de 3 à 7 ans, in Sandrine Croity-Belz et al. , Genre et socialisation de l’enfance à l’âge adulte
    ERES « Hors collection », 2010 p. 25-40.

    #éducation #genre #sexisme #filles #garçons #socialisation #identité_sexuée #marketing #paywall_désolé

    • http://seenthis.net/messages/213211
      Le fait que la situation n’est pas complètement symétrique est un peu évacué par l’extrait : les filles sont capables de s’identifier à des personnages de fiction masculin, alors que ce n’est pas même proposé aux garçons, et les objets voyagent un peu moins mal dans le sens garçon > fille. (Si j’en crois mes copines libraires jeunesse et celles qui bloguent à ce sujet, http://culturesgenre.wordpress.com/2013/05/28/de-linconvenient-detre-feministe-en-librairie-jeunesse .) C’est une asymétrie qui est due au prestige supérieur de la condition masculine, même prépubère. C’est important de le rappeler, car on nous fait passer la pilule de la « différence genrée » sans accepter de la lier avec le concept d’ « inégalité femmes/hommes ».

    • Je n’ai pas pu mettre tout l’article mais ce point est soulevé régulièrement par son auteure. Par exemple, plus haut dans l’article, on trouve (p. 28) :

      Cependant, il faut relever que les enfants des deux sexes ne reçoivent pas le même feed-back des adultes lorsqu’ils adoptent un comportement contrestéréotypique.
      Les garçons sont beaucoup plus découragés que les filles face à l’adoption de comportements stéréotypiques du sexe opposé. Ces dernières ont une plus grande latitude à pouvoir adopter les jouets et autres objets du sexe masculin que le contraire. La langue française consacre cet état de fait par « garçon manqué » ; cette expression n’a guère d’équivalent pour le sexe opposé, ou alors, elle revêt une connotation beaucoup plus négative.


  • Le #gaspillage de #gaz brûlé par les compagnies pétrolières vu du ciel
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/29/le-gaspillage-de-gaz-brule-par-les-compagnies-petrolieres-vu-du-ciel_1824079

    En décembre, la NASA diffusait des images de la Terre plongée dans la nuit et constellée de points lumineux – traces des foyers de population parsemés sur la planète. Parmi tous ces îlots de lumière toutefois, l’un n’a pas manqué d’attirer l’attention aux Etats-Unis. Une large tache diffuse, située tout au nord, au milieu d’une zone sombre au centre du pays, que l’on peut voir aussi dans cette image du site Earth Observatory de la NASA, ou entourée dans cet article du média américain NPR. Pourtant, point de métropole ici. Simplement du gaz qui brûle.

    Dans cet Etat du Dakota du Nord, « les compagnies pétrolières, situées au cœur du boom du #gaz_de_schiste aux Etats-Unis, brûlent assez de gaz pour alimenter tous les foyers de Chicago et Washington », fait remarquer le Financial Times.

    le truc de fou

    Si le gaz naturel part ainsi en fumée, c’est que, du fait de son bas prix, il revient moins cher de le brûler que de construire les infrastructures nécessaires à son acheminement et à sa commercialisation.

    #pollution



  • Facebook vous demande de dénoncer vos amis à pseudonyme… | {niKo[piK]}
    http://www.nikopik.com/2012/07/facebook-vous-demande-de-denoncer-vos-amis-a-pseudonyme.html

    Facebook continue d’accumuler les bourdes, et la dernière m’a paru particulièrement choquante…

    Vous savez que les conditions d’utilisation de Facebook imposent normalement que vous utilisiez votre véritable nom sur votre profil, afin de mieux vous cataloguer.

    Je me connecte ce matin sur mon compte, et le réseau social me demande de dénoncer si un de mes amis est actuellement inscrit avec un pseudonyme ! J’en suis resté coi.



  • Mon avis sur la fermeture de MegaUpload par le FBI

    Comme vous le savez tous, le FBI a fermé le site de MegaUpload. De nombreuses réactions ont suivi... mais pas forcément celles que l’on aurait pu espérer.

    http://progval.net/freedom/megaupload-fbi-down.html

    Comme vous le savez probablement déjà tous, le FBI a fait fermer hier le site MegaUpload et arrêté son PDG.

    Dans le flot des tweets qui ont suivit cet évènement, j’en ai distingué trois types :

    « Mais où je vais télécharger mes films, maintenant ? »
    « Zut, mon abonnement Premium. »
    * « Ça va faire plein de fichiers perdus »

    Avec des déclinaisons plus ou moins polies et plus ou moins bien orthographiées.

    Je me passerais de commentaire sur le premier type ; ce genre de discussions existe déjà depuis bien longtemps, et il n’y a rien de bien nouveau.

    Quant au second, je n’ai guère beaucoup plus à dire ; je pense qu’on peut considérer que, grosso-modo, 90% des gens qui ont un abonnement premium entrent également dans la catégorie de ceux qui s’en servent pour téléchargement illégalement, et c’est bien fait pour eux.

    Enfin le troisième : on ne le répète jamais assez : « Redondance, redondance, redondance ! »

    Après ce rapide aperçu de ce que j’ai vu, voici ce que j’en pense.

    Tout d’abord, MegaUpload, c’est pas des gentils internautes désirant faire profiter la communauté de la culture. C’est une société qui fait cela pour le profit, mais qui en plus le fait sur des fichiers illégaux ; elle en a conscience, et l’encourage. Si je vous dis « Groupe de personne gagnant de l’argent au travers d’activités illégales », comment appelez-vous ça ? Personnellement, j’appelle ça la mafia, et je ne vois pas pourquoi MegaUpload serait dispensé de ce titre.

    Ce qui malheureusement ne m’étonne pas, c’est que dans presque tous les avis (sur Twitter ou dans ma classe) que j’ai vu, la seule réaction réelle est la perte de l’accès au contenu en lui-même, et non pas ce que cette fermeture implique.

    Apparemment, cela ne choque personne que le site soit fermé sans procès. Pour moi, le seul moyen de faire officiellement la différence entre censure et « protection », c’est de passer par un procès. Donc, tant qu’il n’y aura pas eu de procès, je considérerai qu’il s’agit de censure. Néanmoins, comme me l’a fait remarquer ma mère, il est normal de mettre fin aux activité d’un criminel pour l’empêcher de nuir (ça s’appelle la prison préventive). Cependant, je doute que laisser tourner MegaUpload quelques mois de plus soit particulièrement nuisible. Et rien n’empêche le gouvernement de geler les comptes bancaires/Paypal de MegaUpload (puisque visiblement, il au-dessus de la loi).

    Rappellons également que MegaUpload n’est pas un site américain, mais que le FBI a tout de même eu la possibilité de faire tomber le site. Que cela fasse réfléchir ceux qui ne se sentent pas concernés par la SOPA, qui vise à rendre ce genre de censure légale.

    Et notons enfin que la fermeture de MegaUpload va remettre en route le partage en client-à-client, ce qui va faire chuter les chiffres de Hadopi et le chiffre d’affaire de Cogent.


  • J’en ai plus qu’assez des « webinars » et des cours en vidéo où il faut passer vingt minutes devant un type qui parle (sans bouger, sans rien qui justifie la vidéo), consommant plein de capacité du réseau, pour un contenu qui tiendrait en une page de texte. Il est très rare que ces conneries animées apportent un plus (et pour cause, faire une vidéo intéressante est très cher).

    Les vidéos ont d’ailleurs d’autres inconvénients comme le fait qu’elles ne s’indexent pas, ne permettant pas d’utiliser un moteur de recherche.

    Ce court message est là pour dire « non, les utilisateurs ne veulent pas de vidéos ! Ils savent lire. Ils veulent des HOWTO en texte, du PDF et de l’ePub qu’on puisse lire à loisir. »

    https://twitter.com/siddartha/status/137449582010449920

    #e-learning #cours-en-ligne

    • Sans parler de la perte de temps à devoir subir un piètre orateur ou une mauvaise bande sonore robotisée pendant 20 minutes d’un truc qu’on aurait compris en 2 minutes avec une documentation texte (et images) CLASSIQUE.

      On a tous autre chose à faire de plus intéressant/productif que de subir ces conneries oui !

    • Sur les webimars, je suppose qu’on est aussi un peu des vieux shnocks : sur le Web on aime l’écrit, le Web nous a redonné le goût de l’écrit, on aime écrire sur le Web, etc. La vidéo, c’est un peu le retour du refoulé : la téloche exactement là où on n’en voulait pas.

      Cela dit, perso je vois deux intérêts aux webimars :
      – les tutoriaux Photoshop ; une vidéo, c’est tout de même bien plus efficace qu’une longue page avec plein de copies d’écran ;
      – les conférences TED, que je me regarde sur la télé en donnant le biberon aux bébés.

    • Si on devait faire une analogie, le tutoriel vidéo est au Web ce que la télé-réalité est à la TV. C’est du tutoriel McDo pour moi, on a pas envie de se prendre la tête, on veut faire ca vite et on se fout de savoir comment ca a été (mal) fait.

      Et même dans le cas de Photoshop, bien que je concède que ca puisse aider des personnes qui aime réfléchir de manière visuelle, une technique particulière s’apprend bien mieux pour moi avec des copies d’écrans et du texte.

      Sinon pour les conférences TED, on est ok, la vidéo est un support parfait mais on est loin du tutoriel, on est dans le one man show là ^^

    • Pareil, pour TED, mais sans le biberon. :-)

      Une autre approche du même problème : avec un smartphone et 30 minutes max je mets en ligne un (mauvais) tuto à 0€, là où la qualité d’un vrai tuto ou d’une vraie vidéo m’aurait coûté au moins 3h (retrasncription, screenshots, photos...) ou une fortun€.

      Cela dépend aussi des conditions de vie du « producteur d’info ». Je préfère un tuto chiant par vidéo sans apport de la vidéo mais en français à un site super complet en anglais, par ex. Je commencerais par la vidéo dans 50% des cas, certainement.

      #documentation #video

    • TED c’est effectivement assez sympa, et certains tutos visuels se justifient, mais je n’en peux plus de voir sur tous les sites de logiciels libres notamment ces putains de screencasts inutiles qui n’expliquent rien et ne servent à que dalle. Pire, quand on cherche des infos sur un produit, il est de plus en plus difficile de trouver un test texte et images sérieux, à la place on a des dizaines de glandus qui te font le « unboxing » et testent rapidement sans rien t’apprendre de plus que la fiche constructeur. Rhaaaa !


  • Demain, c’est le début des dépôts de candidatures pour les nouveaux #TLD (domaines de tête) de l’#ICANN. On peut s’attendre à ce que beaucoup de n’importe quoi soit écrit. Ça a commencé avec l’Express, dans un article hilarant. Non seulement ils parlent de « révolution » (l’introduction de .travel, .jobs et .name, il y a de nombreuses années, a-t-elle révolutionné quoi que ce soit ?) mais ils font une amusante confusion en attribuant la nécessité de ces nouveaux TLD à... l’épuisement des adresses #IPv4 !

    http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/internet-s-apprete-a-vivre-une-nouvelle-revolution-avec-les-noms-de-domaine

    #IPv6 #DNS


  • Les devoirs-maison : une aberration pédagogique...
    http://www.profencampagne.com/article-les-devoirs-maison-une-aberration-pedagogique-96483597.html
    (merci à @stephane d’avoir retweeté ce lien, ce qui m’a permis de découvrir l’article)
    Il n’y a pas (plus ?) la possibilité d’écrire de commentaire sur le site, donc je le fais ici.

    Depuis que je suis en âge de comprendre l’intérêt de l’école, je n’ai jamais remis en question le fait d’avoir des devoirs à la maison. Il m’est même arrivé d’argumenter en faveur de ceux-ci face à des personnes qui étaient contre (principalement des personnes qui ne voulaient pas travailler, à vrai dire).

    Cependant, cet article m’a fait changer d’avis. Il apporte des arguments autres que la simple quantité de travail ou la « fatigue » de l’élève.
    Le premier est le fait que cela apporte une charge de travail supplémentaire aux parents (qui en ont déjà suffisement, en général), et qu’en plus il s’agit de délégation du travail de l’enseignant à quelqu’un d’autre.
    Ceci entraîne le second argument, qui est l’inégalité des enfants les uns par rapport aux autres ; et l’égalité est pour moi (je l’espère pour vous aussi) une valeur importante. Ça paraît bête, mais je n’avais jamais pensé que supprimer les devoirs à la maison pourrait combler une bonne partie de ce « fossé ».
    Enfin, il fait également remarquer que le travail à la maison est un « cauchemard ». Je me rappelle encore des jeudis soir de mes premières années de collège, où mon frère et moi étions seuls avec ma mère (sans mon père pour modérer les disputes), pour faire le travail que les professeurs avaient donné pour le lendemain ; mon frère retenait d’ailleurs le mot « Donnerstag » : « le jour du tonerre », à cause de ces jeudis soir. Ah tiens, et je viens à l’instant de me faire reprocher par mon frère pour lui avoir fait remarquer, devant nos parents, que ça serait une bonne idée d’apprendre sa liste de verbes forts (les verbes irréguliers en Allemand) en l’écrivant, parce que « Ça [lui] fait perdre un temps fou ».

    Cependant, j’ai quand même quelques nuances à apporter à l’article.
    Tout d’abord, il commence par invoquer le calendrier. Je ne sais pas si il s’agit de celui de ces dernières vacances de Noël, ou des vacances en général, mais dans les deux cas, j’y oppose le fait que rien n’empêche de s’avancer dans ses devoirs. Ces dernières vacances sont d’ailleurs un magnifique exemple : il y avait une semaine pour faire les devoirs, avant Noël.
    Ensuite, il généralise beaucoup. À commencer par le fait qu’il ne fasse pas de distinction entre les devoirs écrits et oraux : il cite l’exemple de l’apprentissage des leçons. Cependant, je pense qu’il est indéniable que les leçons doivent s’apprendre en dehors de l’école, parce que l’enfant a besoin d’être aidé dans son apprentissage, et un seul enseignant pour toute la classe ne suffit alors pas. L’idéal pour éviter les inégalités est alors, comme le propose l’article, d’un accompagnement par un tiers ; or tout le monde ne peut pas se le permettre, et les restrictions budgétaires actuelles dans l’Éducation Nationale ne vont pas dans le sens d’un quelconque remboursement.
    De plus, il n’apporte aucune nuance quant à l’âge de l’élève. Normalement, à partir du lycée (au moins la Terminale, le baccalauréat approchant...), on se rend compte que les devoirs maison ne sont ni pour nos parents, ni les professeurs, mais bien pour soi-même. La preuve avec mon professeur de Terminale (c’est à dire l’an dernier), pour qui tous les devoirs maison étaient tous optionnels et non notés ; pourtant, toute la classe les faisait. Il existe donc bien des cas où le travail écrit à la maison est utile.

    Sur ce, je vous laisse, j’ai un devoir maison de maths qui m’attend.

    • des arguments autres que la simple quantité de travail ou la « fatigue » de l’élève

      Est-ce à dire que de tels arguments ne seraient pas recevables ? Chacun a ses limites, même si elles sont différentes pour chacun.

      rien n’empêche de s’avancer dans ses devoirs

      Non en effet, rien n’empêche un enfant de 8 ans d’avoir la maturité d’un étudiant de 18 ans. Mais ça reste rare, il faut bien le dire ! On ne peut pas compter dessus avant un certain âge.

      pas de distinction entre les devoirs écrits et oraux

      Selon l’auteur (sur twitter), le terme devoirs est pour les spécialistes synonyme de travail obligatoire et noté, donc rien à voir avec l’apprentissage des leçons.

      pas de distinction entre les devoirs écrits et oraux

      Il m’a semblé relativement clair que le propos dans ce billet porte essentiellement sur l’école primaire, même si (encore sur twitter) l’auteur semble l’étendre en partie au collège.

    • Si, bien sûr, de tels arguments sont recevables. Je reconnais que, en pratique, je n’en ai aucune expérience, mais je pense que les enseignants sont tout à fait capables de limiter le travail à quelque chose de tout à fait raisonnable.

      Je n’ai jamais prétendu que l’enfant de huit ans allait s’avancer dans son travail de lui-même. Il faut effectivement une certaine maturité (que même mon frère de bientôt 17 ans n’a pas encore) pour le faire. Si c’était uniquement du ressort des enfants, le travail ne serait pas fait du tout, ou la veille.
      Cependant, c’est du ressort des parents de les faire travailler, comme c’est dit dans l’article : « Mais le lendemain du 31 décembre, il a bien fallu les pousser à se mettre au travail. » Or, rien n’empêchait de les faire travailler, par exemple dès le lundi (ce qui autorise une pause bien méritée de deux jours).

      Si le terme "devoirs" exprime un travail obligatoire et noté, dans ce cas, je comprend qu’on puisse demander leur suppression. La meilleure solution serait certes de les rendre optionnel, mais ça ne ferait que favoriser scolairement les enfants avec des parents qui les forcent à faire tous les devoirs optionnels.
      Donc, la meilleure solution est peut-être, effectivement, de les abolir.

      Merci pour les précisions.


    • On ne peut pas l’utiliser : c’est un simple reroutage vers un numéro de message sur Seenthis. Je ne prévois pas de le développer plus : c’est juste un pis-aller pour Twitter (qui n’a aucun intérêt sur Seenthis – c’est même carrément contreproductif de passer par un bitly ici.)


  • Encore un cas de #censure sur #Google+ : cette fois, les images
    http://parislemon.com/post/14907295522/dear-google

    Earlier today I noticed something funny. My Google profile picture — the picture associated with my Gmail account, my GChat account, my Google+ account, etc — had vanished. A bug? Nope.

    It turns out, Google — without telling me — went into my account and deleted my profile picture. Why? Because I am giving the middle finger in it.

    https://lh6.googleusercontent.com/--xstmrmDIKc/Tvq87mgN87I/AAAAAAAAJ14/PSd9yJmuQOI/s600/gmg3.png



  • Google a récemment fait parler de lui, et pas en bien ; ce qui arrive de plus en plus souvent, d’ailleurs. Ici, c’est à cause de l’API de #GoogleTrad, qui devient payante.
    C’est une bien triste nouvelle, car beaucoup se basaient dessus. Par exemple, j’utilisais régulièrement une application de traduction sur Android, qui est donc devenue obsolète.
    Et même si l’API existe encore, il n’est à mon avis pas envisageable de s’en servir dans un logiciel dont le code source est public, puisque la clef d’accès deviendrait publique, et que vous devrez alors payer pour toute utilisation qui en est faite.

    En prévision de la fermeture de l’API gratuite, j’ai implémenté cet été un petit plugin qui se base sur les liens inter-langue de Wikipedia pour faire ses traductions. Les avantages sont multiples :
    totalement gratuit,
    utilisation de ressources sous licence libre, donc aucun problème juridique à craindre,
    basé sur des traductions de qualité (puisque faites par des humains),
    possibilité de préciser le contexte, au travers des parenthèses,
    support de nombreuses langues,
    support des noms propres,
    utilisation d’une API, et non le code HTML de sortie d’un service quelconque : http://www.mediawiki.org/wiki/API:Properties#langlinks_.2F_ll

    Autre point, est une qualité ou un défaut, selon la façon sont on l’aborde : on ne peut pas s’en servir pour traduire des phrases entières. Ce qui empêche les collégiens et lycéens de s’en servir pour traduire des phrases entières de leurs devoirs, sans aucune réflexion.

    Par contre, il y a bien sûr plusieurs inconvénient
    on reste dépendant de quelqu’un
    * beaucoup de mots manquent, et la politique de suppression des articles « inutiles » n’aide pas

    J’ai implémenté cette technique pour le robot IRC #Supybot, mais vous pouvez aisément le reprendre pour vos projets, puisque l’algorithme (en #Python) en lui-même est séparé du code spécifique au robot.
    https://github.com/ProgVal/Supybot-plugins/blob/master/WikiTrans/plugin.py

    PS : Merci à ceux qui lisent cet article ; c’est grâce à vous que je me suis renseigné sur l’existence d’une API de Wikipedia pour pouvoir écrire cet article, et que j’ai réimplémenté ma technique en me basant sur du XML au lieu des pages HTML.


  • Première version alpha de #SeenDroid : client #SeenThis pour #Android.

    Il implémente toutes les fonctionnalités de la #API_SeenThis qui ont été portées à ma connaissance (je remercie au passage @stephane dont le script seenthis-python m’a beaucoup aidé à comprendre l’API). Pour le reste, le squelette est déjà prêt, et si vous voyez un message "Sorry, this feature is not (yet ?) available. Ask SeenThis to implement it to the API.", pensez à flooder @seenthis de demandes, il sera content ⸮ (non, sérieusement, ne le faites pas, il fait déjà un super boulot)
    Je pourrais bien sûr parser le code HTML du site, mais je préfère ne pas en venir à ça. Après tout, rien ne presse.

    J’ajoute qu’il n’est pas encore utilisable, notamment à cause de l’absence du "Home feed" (ce qui correspond à la page d’accueil du site classique), et que moi-même je continue d’utiliser le navigateur pour aller sur #SeenThis.

    J’ai essayé de l’intégrer au mieux à Android (principalement avec les IntentFilter).
    Enfin, comme c’est encore une version alpha, je n’ai pas encore traduit en Français, mais j’utilise exclusivement le cadriciel d’internationalisation d’Android, donc ça ne posera aucun problème pour traduire (seulement un fichier XML à créer).

    Essayez-le si vous aimez les applications inutiles, je suis ouvert aux remarques et aux « pull requests ».

    Paquet binaire : http://ompldr.org/vYmozYw/SeenDroid-0.1-a1.apk
    Dépôt du code source : https://github.com/ProgVal/SeenDroid


  • The Rise and Fall of Bitcoin | Magazine
    http://www.wired.com/magazine/2011/11/mf_bitcoin/all/1

    The small band of early bitcoiners all shared the communitarian spirit of an open source software project. Gavin Andresen, a coder in New England, bought 10,000 bitcoins for $50 and created a site called the Bitcoin Faucet, where he gave them away for the hell of it. Laszlo Hanyecz, a Florida programmer, conducted what bitcoiners think of as the first real-world #bitcoin transaction, paying 10,000 bitcoins to get two pizzas delivered from Papa John’s. (He sent the bitcoins to a volunteer in England, who then called in a credit card order transatlantically.) A farmer in Massachusetts named David Forster began accepting bitcoins as payment for alpaca socks.




  • Suggestions pour #Seenthis :
    Ajouter l’option « proud / someone shared one of my posts » à la section « Send me an email when... ».
    Authentification par OAuth 2
    Afficher « envoyé à partir de » en bas des messages (soit en se basant sur OAuth, soit par un nœud dans le document XML)
    Possibilité d’utiliser SeenThis pour s’authentifier par OpenID sur d’autres sites.



  • Liste de fonctionnalités que j’aimerai voir dans la #API_seenthis :

    Pouvoir récupérer les messages visibles sur la page d’accueil du site
    Recherche
    Modification des paramètes du compte
    Accéder à la liste des personnes que l’on suit
    Accéder à la liste des personnes qui nous suivent
    Pouvoir partager un message (à partir de son ID)

    Et si elles y sont déjà, je serais heureux de savoir comment y accéder.


  • @seenthis L’adresse https://seenthis.net/api/messages de la #API_seenthis est-elle censée donner la liste des messages des personnes auxquelles on est abonné (c’est à dire la page d’accueil du site classique) ? Actuellement, elle retourne une erreur « No message found » :

    Requête :

    GET /api/messages/ HTTP/1.1
    User-agent: SeenDroid
    Authorization: Basic <caché>
    Host: seenthis.net
    Connection: Keep-Alive

    Réponse :

    HTTP/1.0 405 No message found
    Date : Tue, 22 Nov 2011 16:36:14 GMT
    Server : Apache/2.2.16 (Debian)
    X-Powered-By : PHP/5.3.6-6~dotdeb.1
    Vary : Cookie,Accept-Encoding
    Composed-By : SPIP 2.1.12 @ www.spip.net + images(1.0.1), msie_compat(1.0), porte_plume(1.7.8), safehtml(1.3.7), vertebres(1.0), inclureajaxload(1.1), arbo_anglais(0.1), coloration_code(0.3), typo_guillemets(1.3), css_imbriques(2.0), calcul_date(1), detecter_langue(1), gravatar(1.1.0), queue(0.6.2), lien_court(1.1), microcache(1), fulltext(0.3), recuperer_favicon(1.0), seenthis(1.0), compresseur(1.0.1)
    Cache-Control : max-age=7200
    Expires : Tue, 22 Nov 2011 18:36:14 GMT
    Content-Length : 69
    Connection : close
    Content-Type : text/html

    <html><body><h1>error 405</h1><h2>No message found</h2></body></html>closed




  • Petit problème avec la #API_Seenthis : j’essaye de me connecter à l’API avec un client écrit en Java. Il envoie cette requête à seenthis.net, en HTTPS et sur le port 443 : (j’ai bien entendu modifié le jeton d’identification, puisqu’il contient le mot de passe)

    GET /api/message/20 HTTP/1.1
    Authorization: Basic UHJvZ1ZhbgrgrZ3GGF2s=

    User-agent: SeenDroid
    Host: seenthis.net
    Connection: Keep-Alive

    Et Seenthis lui répond :

    <!DOCTYPE HTML PUBLIC “-//IETF//DTD HTML 2.0//EN”>
    <html><head>
    <title>400 Bad Request</title>
    </head><body>
    <h1>Bad Request</h1>
    <p>Your browser sent a request that this server could not understand.<br />
    </p>
    <hr>
    <address>Apache/2.2.16 (Debian) Server at sd-19216.dedibox.fr Port 443</address>
    </body></html>

    Une idée du problème ?

    PS : je me suis inspiré du script de @stephane (https://github.com/bortzmeyer/seenthis-python/blob/master/SeenThis.py) pour former cette requête.