RastaPopoulos

Développeur non-durable.

  • Féminisme amnésique - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2014/05/09/feminisme-amnesique_1014052

    Remontons, par exemple, le tunnel de temps que nous ouvre le mot « féminisme ». La notion de féminisme fut inventée en 1871 par le jeune médecin français Ferdinand-Valère Fanneau de La Cour dans sa thèse doctorale « Du féminisme et de l’infantilisme chez les tuberculeux ». Selon l’hypothèse scientifique de Ferdinand-Valère Fanneau de La Cour, le « féminisme » était une pathologie qui affectait les hommes tuberculeux, produisant, comme un symptôme secondaire, une « féminisation » du corps masculin. Le mâle tuberculeux, dit Ferdinand-Valère Fanneau de La Cour, « a les cheveux et les sourcils fins, les cils longs et fins comme ceux des femmes ; la peau est blanche, fine et souple, le panicule adipeux sous-cutané très développé, et par conséquent les contours affectent une mollesse remarquable, en même temps que les articulations et les muscles combinent leur action pour donner aux mouvements cette souplesse, ce je-ne-sais-quoi d’ondulant et de gracieux qui est le propre de la chatte et de la femme. Si le sujet a atteint l’âge où la virilité détermine la poussée de la barbe, on trouve que cette production ou bien fait tout à fait défaut, ou bien n’existe qu’à certaines places, qui sont ordinairement la lèvre supérieure d’abord, puis le menton et la région des favoris. Et encore, ces quelques rares poils sont-ils grêles, ténus et le plus souvent follets. […]. Les organes génitaux sont remarquables par leur petitesse. » Féminisé, sans « puissance de génération et faculté de conception », l’homme tuberculeux perd sa condition de citoyen viril et devient un agent contaminateur qui doit être placé sous la tutelle de la médecine publique.

    Un an après la publication de la thèse de Ferdinand-Valère Fanneau de La Cour, Alexandre Dumas fils, reprend, dans un de ses pamphlets, la notion médicale de féminisme pour qualifier les hommes solidaires de la cause des « citoyennes », mouvement de femmes qui luttent pour le droit au vote et l’égalité politique. Les premières féministes ont donc été des hommes : des hommes que le discours médical a considérés comme anormaux pour avoir perdu leurs « attributs virils » ; mais aussi, des hommes accusés de se féminiser en raison de leur proximité avec le mouvement politique des citoyennes. Il faudra attendre quelques années pour que les suffragistes se réapproprient cette nomination pathologique et la transforment en un lieu d’identification et d’action politique.

    #feminisme #historicisation

    • La tuberculose a pratiquement disparu (en france), c’est une maladie très lente, elle se soignait dans les sanatoriums, on préconisait du repos, du soleil et de l’air frais sauf que beaucoup en mourrait.
      http://media.npr.org/assets/img/2013/06/06/3093183-1--f723a4bc373b17b3ff09717af1aee197562cb432.jpg
      Je trouve incroyable cette définition pathologique du féminisme et ce portrait de la femme au travers du négatif de celui d’un homme malade, alité et souffrant qui n’aurait plus sa virilité, la femme y est à la fois douleur, infantile et malade (quand elle n’est pas hystérique je suppose) ce qui permet de justifier qu’elle soit conservée sous tutelle… gloups.


  • L’État abandonne ses chevaux de trait - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article6213

    Près de sa maison de Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), Florent Chevreau a laissé paître l’un de ses chevaux de trait poitevins. Un jeune mâle de trois ans, imposant et paisible, à la robe gris sable. Il se repose sous un arbre, quelquefois troublé par l’attaque incessante des mouches.

    Les autres chevaux sont un peu plus loin, dans les prés communaux. Parmi eux, il y a Pépito de Marigny, un des meilleurs chevaux reproducteurs de la race trait poitevine. La bête appartient à France-Haras, un groupement d’intérêt public qui possède les sept meilleurs étalons trait poitevins. Florent Chevreau le loue, afin de faire reproduire ses juments et ainsi assurer la pérennité de la race, originaire des marais du bas Poitou.

    Cette vente est la dernière étape du démantèlement des Haras nationaux, une institution publique vieille de 300 ans. « L’État a décidé d’arrêter l’étalonnage [gestion des étalons, NDLR], cela coûtait trop cher », explique Geneviève de Sainte Marie, présidente de France-Haras.

    #chevaux_de_trait #chevaux #patrimoine #tout_doit_disparaître



  • « Le genre crée le sexe »... Vraiment ?
    http://cdarmangeat.blogspot.fr/2014/09/le-genre-cree-le-sexe-vraiment.html#more

    En suivant la logique de P. Touraille, ce serait aussi un acte de croyance que de parler de feuillus et d’épineux, puisqu’il n’existerait, en réalité, que des arbres munis de feuilles et d’autres d’épines. Ce serait un acte de croyance de parler de vertébrés et d’invertébrés puisque dans la réalité, il n’existe que des êtres vivants pourvus ou dépourvus de vertèbres. En matière sociale, c’est la même chose : on ne saurait sans faire acte d’idéologie parler de plombiers et d’universitaires, puisque dans la réalité, il n’existe que des individus dont certains ont comme activité de réparer les fuites et d’autres d’expliquer la réalité (ou de l’obscurcir, selon les cas). Quant au premier chapitre du Manifeste communiste, intitulé « bourgeois et prolétaires », il accomplit incontestablement un acte de croyance, puisque comme on le sait, il n’existe en réalité nuls bourgeois et prolétaires, mais simplement des êtres humains dont certains qui se font exploiter et d’autres qui vivent de cette exploitation.

    #genre #féminisme

    • Oui belle définition ici

      Le programme féministe consiste à militer pour la fin de cette assignation ; ce qu’on désigne habituellement par la formule consacrée, mais impropre, d’égalité des sexes et qu’il serait plus exact d’appeler disparition des genres.

      @rastapopoulos : je me sens sur la même ligne que l’auteur (cf nos débats sur la controversée Nancy Huston) et je crois qu’il explique parfaitement mon point de vue ici, car je suis mal à l’aise avec ce que j’observe dans bcp de travaux de féministes radicales, à savoir ce qui me semble être une réécriture de l’histoire de l’humanité et une négation de notre héritage « biologique » :

      Arrive alors une certaine critique féministe dite radicale, qui explique que cette manière de voir les choses fait encore beaucoup trop de concessions à l’idéologie dominante, en admettant comme naturel ce qui ne l’est pas. Loin d’être une donnée de la biologie, le sexe lui-même serait socialement construit. C’est parce que la société hiérarchise les genres qu’elle classifierait les individus en sexes, une classification qui n’aurait donc aucune réalité propre, indépendante de l’esprit humain – et, plus précisément, des valeurs sociales.

      Ensuite dans ce texte, moi ce qui me gêne c’est justement le fait d’invoquer le « bon sens » à tout bout de champs (cf http://seenthis.net/messages/289812)... Même si je me sens en phase avec son angle d’approche, le recours au concept de bon sens est un raccourci idéologique, un sophisme, qu’un débat rigoureux devrait proscrire..

    • Le mec qui s’autorise à définir LE féminisme ou LE programme féministe comme la disparition des genres, et qui appuie ses élucubrations sur le bon sens, en fait il ne sait juste pas lire et ce n’est pas moi qui vais perdre mon temps à lui apprendre.

    • On sait aussi que chez un même individu, tous les marquages du sexe peuvent ne pas être cohérents ; cela complexifie, mais n’abolit en rien, l’existence de deux types fondamentaux d’organes reproducteurs

      Pour que telle ou telle espèce (un grand nombre dont homo sapiens) se reproduise (sans manipulation bizarre dans des laboratoires), il faut obligatoirement un organe sexuel (donc un individu) produisant des gamètes mâles et un autre organe (d’un autre individu) produisant des gamètes femelles. Le fait qu’il y ait de rares exceptions ne change pas ce principe de base.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Gam%C3%A8te

      Chez de nombreuses espèces, en revanche, il existe deux types de gamètes qui sont différenciables par la taille et éventuellement par l’apparence : la fécondation est alors dite anisogame. Les petits gamètes, ou microgamètes, définissent l’individu qui les produit comme étant de sexe mâle, les gros gamètes, ou macrogamètes, de sexe femelle.

      C’est la définition biologique du sexe (= c’est la définition du sexe tout court, puisque ce qui est non-biologique c’est justement le genre et non pas le sexe).

      Enfin pour moi, c’est comme ça que j’avais compris en quoi consistait le genre par rapport au sexe. Mais du coup ça ne serait pas ça ?

      Ok, mais dans ce cas @touti, je veux bien quand même des pistes pour comprendre pourquoi ce que je pensais être le genre par rapport au sexe, n’est finalement pas ça. Perso je suis réellement embrouillé par rapport à ce que je pensais avoir compris. :(

    • @monolecte : justement je ne suis pas d’accord avec l’idée que tout ce qui est biologique est indépassable. Au contraire, l’humain a toujours cherché a s’opposer à la nature, et parfois c’est tant mieux car je ne crois pas que la nature nous ait « programmés » pour être bons et vivre heureux, mais juste pour survivre, parfois aux dépens de nos congénères.

      Et puis la biologie ne peut pas inviter à penser binaire, bien au contraire, c’est un formidable domaine pour comprendre et accepter la diversité.
      (cf http://seenthis.net/messages/149689)

      Je n’ai jamais vu en quoi la biologie pouvait de manière incontestable servir à justifier une quelconque hiérarchisation entre êtres humains. Je me bats contre l’idée qu’un argument « biologique » serait supérieur à un argument moral. C’est aux humains à définir comment ils veulent exister et coexister socialement, la morale sert à cela, aucun alibi biologique ne peut servir à autoriser à faire des uns des prédateurs et d’autres des proies..

    • @rastapopoulos Je n’ai pas les compétences pour ce que tu me demandes.
      Je pense seulement qu’il est fondamental de bousculer nos concepts et la culture de la domination masculine et non de faire un cours de biologie sexuelle.

    • @monolecte, il me semble que les intersexes sont présents dans le paragraphe liminaire. Les cinq sexes de Fausto-Sterling participent d’un continuum entre deux sexes, deux pôles caractérisés par leur rôle dans la reproduction (si j’veux). Ferm et merm se rapprochent plus de l’un ou de l’autre, herm a pour particularité d’être à égale distance des deux.

      Chez un certain nombre d’espèces vivantes, dont homo sapiens, tous les individus n’ont pas les mêmes organes reproducteurs ; ceux-ci sont de deux sortes (si mes souvenirs sont bons, il existe quelques rares espèces de plantes où il y a trois sortes d’organes reproducteurs ; on sait aussi que chez un même individu, tous les marquages du sexe peuvent ne pas être cohérents ; cela complexifie, mais n’abolit en rien, l’existence de deux types fondamentaux d’organes reproducteurs). Pour créer un nouvel individu, il faut réunir des cellules apportées par un organe de chacun de ces deux types. Le genre, lui, définit tout ce qui touche aux rôles sociaux, culturellement construits, de chaque sexe.

      Et puis ça tombe dans un truc assez spécieux : l’être humain fait des choix mais ces choix ne signifient rien, donc il se voit imposer des catégories (naturelles ?) :

      Pourtant, que ce soit dans la vie quotidienne ou dans le domaine scientifique, la pensée humaine passe son temps à classer les objets qu’elle manipule en sélectionnant certaines de leurs propriétés, sans accomplir pour autant le moindre acte idéologique. Ce faisant, elle procède à une abstraction de la réalité ; elle considère une réalité partielle, dont on a choisi d’écarter certaines caractéristiques inutiles pour décrire certains faits. Mal choisir les propriétés en question par rapport à une problématique donnée peut être un acte de croyance, ou idéologique. Mais, en soi, opérer de tels choix est tout simplement ce qu’on appelle penser.

      Il y a une réponse assez claire :

      Si votre question est : est-ce que la reproduction sexuée existe bel et bien, c’est bien entendu : oui. PERSONNE NE NIE L’EXISTENCE DES SEXES.

      La question est que les animaux ont un sexe mais qu’ils n’ont pas de genre (pas plus que les classes n’existent chez les animaux sociaux, et pas plus que le lion ne s’approprie le surtravail de la lionne). Et ce qui nous concerne nous, c’est le genre. Et le genre CONSTITUE ce que nous considérons être le sexe (les sexes). Et cela n’a rien à voir avec les animaux. Quand on dit « le sexe » on ne parle pas de zizi, on parle du fait qu’avoir un utérus n’engage jamais le simple fait de posséder cet organe, sauf peut-être pour un observateur extraterrestre, mais est immédiatement pris dans des rapports sociaux. Et donc oui, dans ce sens là, le sexe, c’est du genre. Ca n’est quand même pas exagérément subtil, il me semble.

    • Deux emissions de radio sur le livre de Anne Fausto-Sterling, Biologiste américaine, Historienne des sciences et militiante féministe, Professeure de Biologie et d’études de genre à l’Université Brown (Providence - Rhode Island), intervient à propos de son dernier essai :
      - « Corps en tous genres : la dualité des sexes à l’épreuve de la science » (La découverte, octobre 2012) -

      http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-la-science-du-corps-en-question-2

      http://www.franceculture.fr/emission-la-suite-dans-les-idees-sexe-et-genre-une-dualite-avec-anne-f

    • On s’est croisé. Je crois que la question c’est aussi pourquoi un mec éprouve le besoin de pinailler sur la préséance accordée par des auteures au sexe sur le genre, un « certain temps » avant ou après, en délaissant du même coup les analyses en termes de classe. Justement au moment où on en a besoin. Tu sors de son texte en oubliant qu’au quotidien des meufs s’en prennent plein la gueule et ton plus grand objectif devient de régler de grandes questions de logique. À qui ces inégalités de genre tiennent à cœur, il est assez regrettable de les voir servir à alimenter des joutes intellectuelles. C’est un peu ce que je disais sur le texte réglementariste posté par les mêmes : super battle de concepts abstraits, prière de s’extasier sans condescendre à des observations concrètes.

    • J’ai lu tout la brochure sur « l’oppression des femmes ».
      http://cdarmangeat.blogspot.fr/2014/08/la-brochure-disponible-en-epub.html
      C’est intéressant, mais il y a ces deux « je vous arrête tout de suite, fausse route » aux féministes.

      On pourrait bien sûr s’interroger de la possibilité de mettre in à l’oppression des femmes sans mettre à bas les fondements de l’exploitation et de toutes les oppressions, c’est-à-dire sans mettre à bas le système capitaliste lui-même. C’est le choix que font bien des féministes, qui militent sur le seul terrain de la lutte contre la domination masculine. Ce choix pourrait ne pas paraître absurde.

      Si bien des courants féministes ont pu croire en la possibilité d’éradiquer la domination masculine dans le cadre des structures économiques existantes, aux yeux du courant communiste, de tels choix sont toujours apparus réducteurs et, en fin de compte, à courte vue. Non seulement le combat contre la domination masculine et celui contre l’exploitation de l’homme par l’homme n’ont rien de contradictoire, mais aucun des deux ne peut ignorer l’autre sous peine de courir à l’échec.

      Le féminisme comme front secondaire, en revanche, n’est pas décrit et condamné, ou tacitement avec la déclaration de bonnes intentions à la fin. C’est pas du pire mansplaining, mais en effet il n’y a aucun scrupule à dire aux féministes quoi faire... dans leur intérêt à elles, hein.

    • Souvent, la nette impression domine que prenant systématiquement le genre comme cible, ses détracteurs se cantonnent au plus bas niveau, se promettant les délices d’une apocalypse humaine « Ça va être l’abolition des sexes, sûr qu’on va se faire castrer, d’Adam ou de Eve, comment reconnaitra-t-on la salope qui a foutu le bordel ?, pas touche à mes préjugés, les filles en roses et vive les ignares… » Pourquoi ce besoin à devenir si cons pour tenter de rabaisser cette recherche (au milieu d’autres recherches féministes) à leur petite inquiétude morale de reproduction alors qu’on commence à peine à percevoir le système de construction des individus, de leur sexe, les liaisons et les fondements des dominances, source d’un début de déconstruction de celles-ci, de l’acceptation de l’autre et du refus des inégalités. Quel intérêt véhicule ce discours emprunt de mépris

      Si vraiment c’est le genre qui crée le sexe, cela veut dire au moins 1) que l’abolition des genres entraînera aussi celle des sexes 2) que dans le monde animal, les sexes n’existent pas

      avec le reste du même avenant alors qu’heureusement un autre discours se forge.

      Merci @mad_meg de tes liens, ça permet de rappeler que le genre n’existe pas, qu’il est seulement un concept qui permet d’appréhender les influences culturelles, sociales qui façonnent une personne, mais aussi son sexe.

      http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-la-science-du-corps-en-question-2

      La biologiste qui nous parle ici du partage entre nature et culture met en évidence leur imbrication, sans que l’un prédomine sur l’autre : la société construit non seulement les discours sur le corps, mais aussi le corps lui-même.

      (…)

      Il y a un double mouvement : on peut lire le genre dans le corps, et en même temps le corps ne dit pas la vérité. Elle -Anne Fausto-Sterling - passe du sexe au genre sans cesse pour avancer, tout en repérant le rapport entre le savant et le politique.

    • Ben oui @odilon, c’est justement la définition qu’en donne l’auteur de l’article cité, et celle que j’avais en tête.

      @touti, l’auteur dont on parle ici n’est pas du tout un détracteur du genre, au contraire, il en donne une définition qui correspond bien aux études féministes faite à ce sujet (il s’agit de tout ce qui est construit socialement) et il est d’accord avec ça d’après ce que j’ai lu. Là il « pinaille » sur la logique de la phrase « c’est le genre qui crée le sexe ». Phrase que j’avoue ne pas encore saisir, même si je ne doute pas qu’il doit bien y avoir une explication logique (que je tente de comprendre, en ce qui me concerne).

      @aude_v, ta citation qui suit « il y a une réponse assez claire », là je crois que j’arrive à comprendre un peu (par contre je n’ai pas pigé d’où vient cette citation).
      Quant au lien que tu mets sur l’article réglementariste publié dans la revue Période, j’ai un doute en lisant ton commentaire : as-tu bien vu que c’était un texte de Morgane Merteuil (pas d’un universitaire mâle donc) ? Il semblerait que ça réponde ou fasse écho aux articles du Diplo du même mois.

    • @rastapopoulos, c’était dans les commentaires de l’article.
      Et justement, l’article de Morgane Merteuil, je pense qu’il a été écrit collectivement et que c’est une parole mâle, intello (au sens de je me fais plaisir à manier les concepts pendant que les meufs en prennent plein la gueule) et sans bienveillance qui domine. Il y a peut-être des meufs qui écrivent comme ça (on n’est pas des bisounours), mais la meuf en question étant membre d’un collectif plutôt masculin au nom duquel elle parle, je parierais du pognon qu’elle a écrit en collaboration. Question de logique (la logique du collectif) et de ressenti devant le texte, qui m’a fait l’effet madeleine dont je parlais.


  • Le nouveau PKK a déclenché une #révolution_sociale au Kurdistan - OCL - Organisation Communiste Libertaire
    http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1574

    En guise d’introduction

    Les positions et références politiques du parti de libération nationale kurde PKK, en guerre ouverte avec la Turquie, ont commencé à changer à la fin des années 1990, lorsque son leader Abdullah Öcalan, emprisonné à vie, dans le contexte post-soviétique de l’écroulement du « #socialisme réellement existant », découvrit les réflexions théoriques de l’#écologie_sociale développées par le militant et intellectuel #anarchiste-communiste étatsunien Murray Bookchin.

    Le PKK a fait siennes et adapté les idées de l’influent et controversé théoricien anarchiste, ainsi que celles d’autres intellectuels et mouvements (comme les #zapatistes) et les a intégré à sa propre proposition, le confédéralisme démocratique. Ce dernier a commencé à être mis en application dans les structures organisationnelles du mouvement de libération kurde et dans les territoires dans lesquels il a une présence, en fondant la Confédération des peuples du Kurdistan (KCK) et en impulsant une nouvelle dynamique : un mouvement de transformation sociale de type #assembléiste et fédéraliste, prenant en charge la « question nationale » et essayant d’y apporter une réponse politique tournant le dos au schéma de l’État-nation et à ses impasses.
    Dynamique singulière au regard du contexte régional dans la mesure où elle s’oppose frontalement à toutes les tendances dominantes en concurrence ou en conflit ; en défendant la laïcité, l’égalité, la libération des femmes et la lutte contre le patriarcat, en expérimentant une économie (de guerre) en #rupture avec le capitalisme et le productivisme, en réinventant et mettant en pratique une réappropriation de la politique par l’instauration d’un embryon d’autonomie politique territoriale, la mise en place d’un pouvoir des assemblées locales et communales et le dépassement des séparations et des enfermements identitaires en prenant en compte l’existence des minorités et des singularités et la pluralité des sujets sociaux… Vaste chantier.

    Ces derniers mois, les #guérilleros – hommes et femmes – du PKK turcs se sont déplacés d’abord en Syrie puis récemment en Irak pour combattre les forces djihadistes de l’État islamique aux côtés de leurs camarades des autres branches du mouvement de libération nationale et sociale kurde. Ces combattant-e-s sont aujourd’hui les seuls à tenir tête aux djihadistes, en Syrie comme en Irak, les seuls qui encouragent et aident concrètement les populations à créer leur propres unités d’auto-défense (notamment en ce moment même les réfugiés yézidis chassés de la région de Sindjar) et parviennent à faire reculer les islamistes, à les mettre en déroute, malgré le déséquilibre des forces, notamment sur le plan matériel de l’équipement militaire.


  • Art Hack Day expose le grand bluff technologique - Libération
    http://www.liberation.fr/culture/2014/08/31/art-hack-day-expose-le-grand-bluff-technologique_1090826

    Les artistes et hackeurs invités, mêlés aux étudiants de Parsons, partagent une vision plus mitigée de ce discours positiviste d’innovation permanente. « Lorsqu’on observe l’évolution de l’usage du mot "innovation" dans Google Books, il explose après la deuxième guerre mondiale, tandis que parallèlement, la courbe du terme "progrès" baisse », observe Benjamin Gaulon. « L’innovation n’est plus forcément synonyme de progrès, avec la coloration humaniste qui lui est attachée, mais d’efficacité. Elle sert un fantasme de croissance infinie, tout en évitant d’en soulever les conséquences : l’épuisement des ressources, le réchauffement climatique, l’obsolescence généralisée, la destruction du travail par la culture du gratuit », renchérit Maigret qui estime que le « solutionnisme technologique », l’idée que tout problème peut être résolu avec plus d’innovation est un leurre répandu.

    #innovation #disnovation #disnovate #ArtHackDay


  • Eh bien voilà, mon #documentaire sur les transformations de l’#espace_public sonore est maintenant en ligne, après avoir longuement alimenté, pour sa préparation, le tag #urbanisme_sonore - ça cause donc de #design, de #marketing, de #signalétique, de #villes, de #voitures électriques, de #métro, de #train, de #son, de #bruit et de #zones_calmes
    http://www.intempestive.net/espace-public-enquete-acoustique-98

    L’espace sonore est en chantier. Les travaux ne sont pas visibles comme les tranchées ouvertes dans les rues de toutes les villes, moyennes, grandes ou petites, mais ils sont bien en cours. Ils ne sont pas non plus concertés, planifiés, modélisés comme cette « rénovation urbaine » qui ne semble avoir pour but que de rendre la ville inhabitable à ses occupants, impraticable à ses promeneurs : le décor n’en finit plus de se construire, le chantier est posé comme état permanent de la ville. Les murs deviennent instables : un flux parmi les autres, humains, mécaniques, numériques – ou acoustiques. Les bruits du chantier sonore ne sont pas ceux de bulldozers, de marteaux piqueurs ou d’alarmes de marche arrière : ce sont des silences, des musiques, des voix, des sons savamment travaillés. Il n’y a pas d’ouvriers dans ce chantier, mais des designers, des sociétés de droits d’auteur, des universitaires, des compositeurs, des acousticiens, des commerciaux. L’espace sonore est en travaux et seuls le savent ses aménageurs.

    (pour la présentation, j’ai repiqué un truc que j’avais écrit pour Article11 l’année dernière)

    http://www.intempestive.net/IMG/mp3/14.09.intempestive_espace_public_enquete_acoustique.mp3

    #audio #radio #Radio_Galère


  • Adopte une cocotte
    http://adopteunecocotte.com

    Le principe est simple : deux poules sont offertes à 170 familles, de tout l’Ain, volontaires contre bons soins, nourriture et abris.

    En échange, les habitants s’engagent à renseigner Hélianthe, sur une durée de trois mois la quantité de déchets détournée des poubelles grâce aux gallinacés.
    Les objectifs

    Les atouts de cette opération sont à la fois environnementaux, économiques et sociaux. A la réduction du poids des déchets jetés aux ordures, et de la baisse du coût de traitement des déchets, s’ajoute l’économie réalisée par les œufs produits par les poules. Autrement dit, il s’agit de transformer un tiers de nos déchets en œufs frais. Quand on sait qu’une poule pond jusqu’à 150 œufs par an, ça compte !

    Bon, mis à part le titre de l’opération, l’idée est plutôt sympa.
    #poule #Ain #déchets #initiative_écologique


  • La #normalité est-elle la nouvelle #liberté ? | InternetActu
    http://internetactu.blog.lemonde.fr/2014/06/27/la-normalite-est-elle-la-nouvelle-liberte

    Comme le disait Virginia Eubanks (@PopTechWorks), chercheuse au département des études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’université d’Albany si vous voulez voir l’avenir de la #surveillance, il faut vous tourner vers les communautés #pauvres. Son travail sur les rapports entre les Américains à faible revenu et les prestations d’aide sociale a montré que pour eux, la surveillance est déjà la norme. Les bénéficiaires des aides sociales sont souvent la cible de programmes de surveillance intrusifs, les travailleurs les plus pauvres sont les plus surveillés en entreprise, les immigrants sont les premières cibles de la collecte de données biométriques, notamment parce qu’ils ont moins le pouvoir politique d’y résister... « Les personnes marginalisées sont dans la position peu enviable d’être à la fois sur la pointe de la surveillance et coincées dans ses eaux dormantes ». La pratique de la surveillance est inégale, rappelle la chercheuse. Elle doit être considérée comme une question collective, une question de droit civil avant que d’être vue comme une question d’invasion de la vie privée. Les technologies de surveillance sont d’abord testées et conçues dans les « environnements faibles » : les pauvres, les régimes dictatoriaux, les pays éloignés...

    • Un temps j’ai essayé très prosaïquement de calculer combien coûtait la liberté. C’est à dire combien faut-il d’argent/d’énergie/de temps/de santé mentale, aussi/ pour échapper au maximum aux différents systèmes d’asservissement et de surveillance. Déjà bad point : avoir des enfants et être malade, tu perds 50% au moins de bonus si tu es fauché ! Autre bad point : oubli le militantisme, fichage immédiat.
      La liberté à assumer, c’est très très fatiguant quand tu n’es pas riche, tu peux choisir de t’exclure du monde mais même l’autonomie des pauvres est compromise aujourd’hui. En premier lieu par la privatisation des espaces, pour dormir ou pour manger. Il te reste bien la rue et les poubelles, mais bonjour la dévalorisation. En deuxième lieu par les esclaves du système, ceux là même qui participent à son élaboration et s’en font les défenseurs, et que l’idée de liberté va rendre agressifs et méchants : les étriqués et moralistes en tout genre.

    • A l’heure de la surveillance de masse, l’uniformité devient le camouflage ultime.

      Se fondre dans la masse vous donne un pouvoir particulier quand s’en détacher signifie être mis sur une liste d’interdiction de vol pour 10 ans, être pointé par un algorithme prédictif de la police à Chicago ou recevoir un SMS anonyme vous enjoignant à ne pas rejoindre une manifestation en Urkraine...

      Le coeur de norme qu’évoque Kate Crawford semble chercher à arrêter ce processus et décrit un moyen d’être au monde sans créer de la valeur pour la machine de surveillance. Mais ce n’est qu’une nostalgie, estime Horning. Une nostalgie d’un temps où le moindre de nos mouvements ne créait pas de la valeur... Pour profaner les appareils, comme nous y invite Agamben, ni la surveillance des algorithmes, ni l’obfuscation ne suffiront. Nous devons cesser d’être nous-mêmes, estime le penseur radical italien.


  • Freinet, Montessori, Steiner : ces écoles qui changent la vie des élèves et des profs (Basta !)
    http://www.bastamag.net/Freinet-Montessori-Steiner-ces

    Développer son autonomie et son esprit critique, apprendre à apprendre : c’est le credo des écoles alternatives. En France, 20 000 élèves expérimentent les pédagogies alternatives – Freinet, Montessori ou Steiner – dans une centaine d’établissements. Des méthodes d’apprentissage qui ont fait leurs preuves depuis plus d’un siècle, mais peinent à se diffuser dans l’Éducation Nationale. Vincent Peillon saura-t-il s’en inspirer pour son projet de refondation de l’école ? Petit tour d’horizon de ces pédagogies qui pourraient ré-enchanter l’école.
    […]
    Ces pédagogies alternatives ne sont pas similaires. « Il y a des différences pédagogiques, bien sûr, mais aussi politiques », remarque Marie-Laure Viaud. « En proposant une autre façon d’apprendre, qui permette aux enfants de développer leur esprit critique et d’agir collectivement, Freinet avait comme idée d’émanciper les classes populaires. » De nombreuses écoles Freinet (toujours publiques) sont encore aujourd’hui implantées dans des quartiers populaires. A la différence des écoles Montessori et Steiner : « Elles ont un statut d’écoles privées : seuls les enfants des classes privilégiées peuvent les fréquenter », précise l’universitaire.

    Car le prix est parfois prohibitif. En région parisienne, les parents doivent débourser environ 600 euros par mois et par enfant. En province, les tarifs sont généralement moins élevés. Il faut compter de 85 à 276 euros par mois (en fonction des revenus de la famille) à l’école Montessori de Rennes, et entre 200 et 610 euros par mois pour l’école Steiner de Vern-sur-Seiche. « Mais, au-delà de ces questions de prix, il n’y a pas cette idée d’émancipation politique chez Steiner et Montessori. On est plus sur de l’épanouissement personnel », ajoute Marie-Laure Viaud.

    #éducation #école #pédagogies_alternatives #éducation_nouvelle #freinet #montessori #steiner #public_privé

    • Plus de 400 par mois sur Bordeaux, sans la cantine.

      Ça me rend triste et super énervé ce genre de truc, alors que Maria Montessori bossait avec des jeunes de quartiers populaires. Et maintenant sa pédagogie est associée à des écoles de #bourges.

      Quand bien même l’équipe est super gentille, motivée et à fond dans la pédagogie, la sélection par l’argent fait obligatoirement que…

      #énervant #argent

    • D’autre part, après plus de 50 ans d’activités probantes, ces quelques écoles font office de niches alternatives bien séparées du reste des écoles publiques.
      [HS, bien que] Sans parler de ceux dont les enfants ont été totalement dégoutés de la musique à cause des conservatoires !


  • Medium’s CSS is actually pretty f***ing good. — #Medium
    https://medium.com/@fat/mediums-css-is-actually-pretty-fucking-good-b8e2a6c78b06

    I’ve been meaning to write something about the #CSS at Medium for a while because I’m not completely ashamed of it…

    So how did that happen? What did we do differently? OMG, how can you do the same thing? Or learn from us, or something?

    What follows are some notes on our CSS, the steps we’ve taken to get it to where it is, and the world we live in today.

    #web_design


  • Marre des forums au masculin
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Marre-des-forums-au-masculin

    J’espère que j’entendrai les secondEs à la suite de cet billet, mais je crains que les structures de l’expression sur les forums de blog ne sortent pas ébranlées de mon coup de gueule et qu’encore une fois les premiers ne gardent le monopole de l’expression sans même prendre la peine d’un coup d’œil autour d’eux pour se rendre compte de ce qui me semble aussi visible qu’un nez sur un visage : Jérôme, Paco, Nicolas, Adrian, Éric, Arsène, Patrick, Gérard, Jean, Jean-Marie, Corinne (error ! error !), Vincent... ils sont entre mecs.

    .


  • Le #sionisme, l’#antisémitisme et la #gauche : interview de Moishe (...) - mondialisme.org
    http://mondialisme.org/spip.php?article2117

    L’antisémitisme diffère du #racisme, et doit en être distingué, en raison du pouvoir imaginaire qui est attribué aux Juifs, au sionisme et à Israël, et se trouve au cœur de l’antisémitisme. Les Juifs sont considérés comme un groupe détenant un pouvoir mondial extrêmement puissant, abstrait, immatériel, qui domine le monde. Aucune conception semblable ne sous-tend les autres formes de racisme. Le racisme offre rarement, du moins à ma connaissance, un système global qui cherche à expliquer le monde. L’antisémitisme, lui, offre une critique primitive du monde, de la modernité capitaliste. Il est particulièrement dangereux pour la gauche précisément à cause de cette dimension pseudo-émancipatrice que les autres formes de racisme ne possèdent que rarement.

    • « l’antisémitisme de gauche est sporadique et largement individuel, non essentiel ou structurel, alors que celui de la droite réactionnaire, catholique, monarchiste ou bonapartiste, nationaliste, vichyste est fondamental et constitutif.
      Ce livre est important dans la bataille idéologique. En effet, les idéologues néolibéraux et leurs amis sionistes ont accoutumé l’idée d’attaquer la gauche pour antisémitisme afin de la disqualifier. Si vous lisez du BHV, du Gluteman, du Finkielcroûte, etc., vous apprenez que s’opposer à l’État israélien et surtout à sa politique, attaquer le sionisme comme idéologie, protester contre le sort fait aux Palestiniens, ne pas approuver le néolibéralisme, etc., vous classent automatiquement dans la catégorie des antisémites. »

      http://www.monde-libertaire.fr/expressions/13083-lantisemitisme-pretendument-de-gauche

      http://www.dailymotion.com/video/xqypet_fenetre-sur-un-livre-de-michel-dreyfus-l-antisemitisme-a-gauche-

    • Ce que prétend expliquer unagi ne tient pas la route : l’antisémitisme était une opinion largement partagée et propagée au XIX° siècle par quasiment tous les pères fondateurs et théoriciens de la gauche. D’ailleurs je trouve inacceptables les noms déformés qu’il prête pour rire (?) aux gens qu’il cite... A dire vrai, c’est dégueulasse, unagi, dégueu. Des mecs comme toi : pas possible.

    • j’hésite, je ne perçois pas si ce message d’unagi rapporte un texte ou si c’est sa prose perso.
      Quelque soit le cas, c’est répugnant.

    • Je partage largement la répugnance de Paulo sur le texte de Langlois, pas tant à cause des noms d’oiseaux (d’oiseux ?) dont il affuble nos « philosophes » préférés, mais plutôt à cause du reste du texte : sa défense de l’"anti-judaïsme" de Proudhon du fait qu’il

      a subi les conséquences de la finance, parfois juive

      , ainsi que l’idée qu’il aurait

      « pressenti les immenses dommages du communautarisme à partir de l’exemple prégnant à l’époque de la religion judaïque. »

      sont particulièrement puantes, sans parler de l’amalgame « sionistes »/"ultra-libéraux" ou de la digressions sur le soit-disant « dévoiement » du sens originel mot « anti-sémitisme », qui lui permet de retourner le qualificatif vers les juifs ...

      Effectivement, avec un discours comme ça publié sur Le Monde Libertaire il y a encore à faire pour que les gentils gauchos comprennent que Soral n’est pas écoutable...

    • Agnès Maillard : j’y suis allé (sur le site « libertaire »). C’est effectivement dégueulasse , torché avec toute l’inculture nécessaire et l’assurance des authentiques antisémites...

    • Je pense, parce qu’il m’est régulièrement arrivé de tomber dessus au fil des liens internet, qu’il existe une sorte de pseudo-gauche (disons des endroits qui s’affichent comme tels) où prospèrent des discours allusifs (jamais des trucs bien francs du collier) qui transpirent l’antisémitisme le plus brutal. Cela a tendance à habiller le discours antisémite avec des oripeaux de lutte des classes, mais en faisant des juifs (comme entité unie et fantasmatique) la seule classe dominante.
      Je pense que c’est du #confusionisme, de la même manière qu’il existe des antifa qui se trouvent au final être des stal (bien identifiés) qui considèrent comme fasciste toute personne ne pensant pas strictement comme eux (ce qui fait vachement de monde au final).

      Tout ces amalgames sont extrêmement malsains et tendent à brouiller encore plus les lignes politiques et les concepts intellectuels, dans l’objectif probable de banaliser les pensées les plus nauséabondes.

      Ces pensées tendent à contaminer assez efficacement notre société et cela me met encore plus mal à l’aise.

    • « Quelques uns s’entre connaissent... » disait la Boétie. C’est là une chance qui demeure face à l’asservissement (presque) généralisée de la pensée.

    • Je n’ai pas lu l’intégralité du texte, j’ai rapporté le passage qui m’intéressait, je vais m’y replonger.
      Sur la partie sélectionnée le distinguo est clairement fait entre antisémitisme de gauche ou de la gauche avec antisémitisme à gauche.
      C’est fait, c’est un texte mensonger, imbécile...antisémite, je ne dis pas dégueulasse je ne suis pas un indigné, mais je serais plus attentif une prochaine fois.

    • Critique du fétiche capital : le capitalisme, l’antisémitisme et la gauche / Moishe Postone, PUF, 2013

      http://www.mediatheque-martigues.fr/opacwebaloes/index.aspx?phrase=NN=2161632

      Partant d’une relecture de Marx selon laquelle le capitalisme est une forme de domination impersonnelle, Moishe Postone rompt avec l’idée de « sujet » propre au marxisme traditionnel. Refusant d’opposer capitalistes, prétendus sujets dominants, et travailleurs, prétendus sujets émancipateurs, il pose le capital comme étant le vrai sujet, le « sujet automate » dont l’humanité doit se libérer. Tâche difficile car, individuelle ou collective, affirmative ou critique, toute subjectivité est imprégnée par les structures sociales du capitalisme. Une conscience oppositionnelle reste possible, mais elle doit être suffisamment réflexive pour rompre avec la pensée soumise au fétiche-capital et éviter ainsi de tomber dans l’une ou l’autre des fausses critiques du capitalisme, dont l’antisémitisme moderne a été et reste malheureusement l’une des manifestations les plus voyantes.

    • @Médiathèque.
      Merci pour le lien, j’ai trouvé une recension plus longue.
      Mais aussi des textes critiques , non sur l’ouvrage mais de manière plus globale sur l’esprit du travail de Moishe Polstone. notamment sur la dynamique historique du capital.
      « Postone met bien en avant la dyna­mi­que du capi­tal, mais il l’assi­mile à une nécessité his­to­ri­que. Ainsi, cette dyna­mi­que ne serait pas insufflée par la dia­lec­ti­que des luttes de classe au moins jusqu’aux dernières gran­des luttes des années 60-70, mais par des nécessités abs­trai­tes1. Au niveau his­to­ri­que, Postone ana­lyse tout d’abord le com­pro­mis for­diste comme résolu­tion de la ten­dance à la surac­cu­mu­la­tion et à la sur­pro­duc­tion et non pas aussi lutte de classe abou­tis­sant à un équi­li­bre des rap­ports de force dans le par­tage de la valeur ajoutée ; puis il ana­lyse le pro­ces­sus de glo­ba­li­sa­tion/libérali­sa­tion comme une ten­ta­tive de dépasser la même ten­dance à la surac­cu­mu­la­tion dont on trou­ve­rait la preuve dans le fait que les sociaux-démocra­tes ne peu­vent que se ranger aux côté des libéraux parce qu’il n’y aurait pas d’autre alter­na­tive. Deux inci­den­ces impor­tan­tes :

      — Postone ne men­tionne pas que ce ren­ver­se­ment de ten­dance est lié à la défaite des prolétaires au cours du der­nier assaut des années 60-70. C’est logi­que puis­que fina­le­ment, lui et tout le cou­rant qui s’en ins­pire, ne se rat­ta­che pas aux luttes du mou­ve­ment ouvrier insuf­fi­sam­ment révolu­tion­naire par nature et développe une vision essen­tia­liste du capi­tal (nous y revien­drons dans la cri­ti­que de l’arti­cle de Trenkle).

      — Il n’y a pas pour lui de rup­ture entre la phase des Trente Glorieuses et la phase sui­vante et là encore c’est cohérent avec ses présupposés puis­que le capi­tal est réduit à des catégories (la valeur, la mar­chan­dise, le tra­vail abs­trait), le capi­ta­lisme à des contra­dic­tions inter­nes tou­jours iden­ti­ques (celles du Marx ésotérique : domi­na­tion de la forme-valeur sous les traits du tra­vail abs­trait, aug­men­ta­tion de la com­po­si­tion orga­ni­que du capi­tal et baisse du taux de profit, dévalo­ri­sa­tion) alors que les contra­dic­tions exter­nes (celles du Marx exotérique : l’anta­go­nisme capi­tal/tra­vail, la ques­tion de la propriété privée des moyens de pro­duc­tion) ne seraient pro­dui­tes que par des occur­ren­ces his­to­ri­ques contin­gen­tes. »


  • An Infographic That Maps 2,000 Years of Cultural History in 5 Minutes | Design | WIRED

    http://www.wired.com/2014/08/an-infographic-that-maps-2600-years-of-cultural-history-in-5-minutes

    Fascinant. On se demande quoi faire en cartographie après avoir vu ça...

    https://www.youtube.com/watch?v=4gIhRkCcD4U

    Ah, Hollywood. Our glowing beacon of modern hope and dreams. But before Hollywood, there was New York, and before New York there was Berlin, Paris, Rome and Greece. History’s most creative people have always flocked to cultural and intellectual hubs, and now, thanks to an amazing visualization from researchers at the University of Texas at Dallas, we can see how that migration has changed over time.

    http://www.wired.com/wp-content/uploads/2014/08/cultural-migration-trends.gif

    Last week in the journal Science, the researchers (led by University of Texas at Dallas art historian Maximilian Schich) published a study that looked at the cultural history of Europe and North America by mapping the birth and deaths of more than 150,000 notable figures—including everyone from Leonardo Da Vinci to Ernest Hemingway. That data was turned into an amazing animated infographic that looks strikingly similar to the illustrated flight paths you find in the back of your inflight magazine. Blue dots indicate a birth, red ones means death.

    #cartographie #visualisation #culture #cartographie_animée

    • This animation distils hundreds of years of culture into just five minutes. A team of historians and scientists wanted to map cultural mobility, so they tracked the births and deaths of notable individuals like David, King of Israel, and Leonardo da Vinci, from 600 BC to the present day. Using them as a proxy for skills and ideas, their map reveals intellectual hotspots and tracks how empires rise and crumble

      The information comes from Freebase, a Google-owned database of well-known people and places, and other catalogues of notable individuals. The visualization was created by Maximilian Schich (University of Texas at Dallas) and Mauro Martino (IBM).

      Read Nature’s news story: http://www.nature.com/news/1.15650

      Find the research paper in Science: http://www.sciencemag.org/content/345/6196/558


  • Anamorphoses animées

    Je présente ici deux anamorphoses animées (spectaculaires) réalisées par le géographe Vladimir Tikunov au début des années 2000. Je suis en train de tester Viméo comme support pour les vidéos que nous présenterons sur pour le site Visionscarto.net

    Ces anamorphoses animées représentent respectivement l’évolution de la population et celle du PIB par pays entre 1950 et 2000. Les chiffres utilisés pour cette visualisation sont issus des bases de données de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international :

    Évolution de la population 1950-2000

    https://vimeo.com/104137826

    Évolution du PIB par pays 1950-2000

    https://vimeo.com/104137827

    #démographie #économie #pib #visualisation #cartographie #anamorphose #anamorphose_animée #tikunov



  • L’Europe, un continent à géographie variable - Visionscarto

    http://visionscarto.net/europe-geographie-variable

    Le gros câlin de l’Europe à l’Asie...

    Les lycéens lillois qui, ce jour-là, pénètrent dans le bureau, attendent une réponse simple à une question simple : où donc finit l’Europe, à l’Est ?

    « A l’Ouest, c’est clair, disent-ils, il y a de l’eau. Mais à l’Est ? »

    http://visionscarto.net/local/adapt-img/2048/10x/local/cache-vignettes/L8392xH6024/14976087536_87b2-0c4d5.jpg?1408722920

    #cartographie #frontières #europe #eurasie #cartographie_narrative


  • L’école des barricades (Grégory Chambat, éditions Libertalia)
    Vingt-cinq textes pour une autre école, 1789-2014
    http://editionslibertalia.com/nautre-ecole-3

    « L’instruction est comme la liberté, elle ne se donne pas, elle se prend… » (Jacotot). 
Vingt-cinq textes, mis en perspective et en contexte, pour explorer deux siècles et demi de réflexions et de pratiques qui tissent les liens entre contestation de l’ordre scolaire et de l’ordre social.
    De Charles Fourier à la revue N’Autre École, en passant par Bakounine, Célestin Freinet, les établissements autogérés ou l’insurrection du Chiapas se lisent les continuités et les ruptures de ces luttes sociales et pédagogiques pour une autre éducation dans une autre société.
    Et si cet ouvrage consacre une large place à ces trente dernières années, c’est aussi pour mettre en exergue la permanence et l’actualité de ces combats face aux résignations et aux tentations réactionnaires.

    #éducation #ordre_scolaire #ordre_social #luttes_pédagogiques #émancipation



  • Groupe Marcuse, La Liberté dans le coma. Essai sur l’identification électronique et les motifs de s’y opposer
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-Liberte-dans-le-coma

    Redonner sa valeur à la contrainte, c’est le projet que je lis dans cet ouvrage, à l’inverse des philosophies hédonistes portées par une grande partie de la gauche, incapable de s’apercevoir de sa résonance avec le projet libéral. Impossible dans ces conditions de s’indigner avant que la gamelle ne soit vide... « Il est […] grand temps de se tourner vers les courants d’idée et d’action qui n’ont pas fait reposer leur vision de l’émancipation sociale sur l’abolition de la nécessité, la maîtrise scientifique de la nature, la suppression de l’effort physique et du souci de produire de beaux objets. » J’entends exactement le contraire dans le projet du revenu garanti : les nécessités de la production sont désormais (dans l’imaginaire collectif) déplacées en Asie, la poubelle industrielle déborde, l’essentiel est que chacun-e en reçoive sa part. Le travail c’est mââââl, la contrainte c’est affreux (dit-on après avoir satisfait à chacune des obligations de cette société mortifère, s’être fait écraser les pieds dans le métro après avoir fait bipper son pass et avant de répondre servilement au patron ou aux client-e-s)... et après ? Comment créer une société à hauteur d’être humain, en rupture avec la bureaucratie (main droite ou main gauche, la différence est importante pour celles et ceux qui la vivent, mais pas au-delà) et qui retrouve le lien avec son milieu et les personnes qui l’habitent ? C’est le propos de ce bouquin, à découvrir ou à relire.

    #anti-industrialisme #libéralisme #technique #surveillance #sursocialisation


    • Ha, ben, je viens de finir de regarder... pas mal de ravis de la crèche, mais quelques analyses percutantes, dans le tas.
      J’ai évoqué la question du robot-journalisme lors de la plénière du l’université d’été du revenu de base où j’intervenais, mais je n’ai pas pu creuser la question de l’automatisation.
      Le fait que la machine a remplacé l’ouvrier qualifié, ça n’a pas fait chier grand-monde, en dehors des ouvriers concernés, bien sûr. Les CSP+ se sont toujours sentis très peu concernés par la robotisation ou les délocalisations et avaient donc beau jeu d’exhorter les masses laborieuses à ne pas entraver la marche triomphante du progrès... sur leurs gueules de futurs chômeurs à vie... et donc #surnuméraires.

      Le fait est qu’Internet permet de délocaliser beaucoup de CSP+ vers les pays à très bas couts... mais que ça ne suffit pas. Foxcom a décidé de commencer à remplacer ses crevards par des robots. Mais le fait qu’un algorithme puisse remplacer un trader ou un journaliste... je pense que les thuriféraires technophiles n’ont pas encore mesuré les conséquences socioéconomiques... et à quel point la question du #revenu et donc du droit de survie va se poser de manière aigüe pour 90 % de l’humanité très très rapidement.

    • Ah la machine a remplacé l’ouvrier ? pourtant n’y a-t-il pas toujours 20% des salariés français qui sont ouvriers et une part importante des population asiatiques, américaines et africaines qui sont ouvrières et qui produisent ces marchandises dont on nous dit qu’elles sont produites sans ouvrier ?

      Un des grands mythe du capitalisme n’est-il pas l’existence d’automatisme ? Encore plus gros, l’autonomie de ces éventuels automatismes ? Ne faudrait-il pas plutôt dénoncer ce mensonge plutôt que de se faire peur avec ?

    • @gastlag, j’avais écrit un truc sur ça, la disparition des ouvriers du paysage, y’en a moins et illes sont plus loin : http://blog.ecologie-politique.eu/post/Plus-post-que-moi-tu-meurs. Alors qu’en fait les procédés industriels sont toujours plus envahissants, et c’était avant que j’apprenne cette idée folle des journalistes-robots.
      On a un travail en miettes sous les coups de l’automatisation et de la compétition planétaire, on ne va pas s’étriper sur la proportion des deux phénomènes dans le paysage actuel. Tous les moyens sont bons pour faire avec le moins de monde possible, et on ne sait pas encore ce qu’on fera des surnuméraires, le débat porte à gauche sur l’alloc qu’on leur donne.
      Voir aussi ça, daté de ce matin : http://seenthis.net/messages/287897.

    • Il y a en a moins, ils sont plus loin et ils sont toujours moins chers. L’arbitrage a été de tasser au maximum les couts humains en utilisant des méthodes toujours plus sophistiquées pour arracher toujours plus de valeur ajoutée avec toujours moins de monde et d’équivalent salaire par tête de pipe. Pour moi, la news importante des 15 derniers jours, c’est Foxcom qui vient de décider de commercer le remplacement de ses 1,2 millions de salariés par des robots. Autrement dit, la #technologie est enfin mature : le moment où elle revient meilleur marché qu’un humain, y compris le plus surexploité et mal payé.

      Et les ouvriers disparaissent vraiment. J’ai trainé mes guêtres dans les industries de mon coin. Beaucoup d’ouvriers sont en fait des servants de machines complexes et sont en voie de remplacement dès que c’est possible. Ils n’ont d’ouvriers que le nom, ils sont plus des opérateurs informatiques, parce que la technologie n’était pas mature pour passer directement du bureau de conception des ingénieurs à l’exécution par la machine. Mais l’interfaçage direct est en court.

      La dernière machine entrée dans cette usine qui a triplé ses effectifs en 10 ans, c’est... une pièce. Elle a la taille d’une pièce. Tu rentres la grume de métal d’un côté et tu as la pièce de mécanique de précision (au micron ou pas loin) qui ressort de l’autre côté. Il n’y a plus d’opérateur, les paramètres viennent directement du bureau d’étude. Il n’y a plus non plus de maintenance : l’arrière de la machine est un atelier d’autoréparation, avec son stock de pièces de rechange. La machine s’autodiagnostique en permanence et change ses pièces en fonction de leur usure en temps réel. Et elle commande directement ses pièces aux fournisseurs en fonction de l’état de ses stocks.
      À elle seule, je ne sais pas combien de gars elle remplace (les opérateurs sont toujours des gars), mais ça commence à faire du monde. Pour l’instant, il leur faut encore des types non qualifiés pour sélectionner les billes de métal et les apporter à la pièce-machine et d’autres pour récupérer ce qui en sort et amener les pièces reçues jusqu’au stock, mais je pense que c’est une question de temps avant que la manutention soit aussi automatisée... et pas beaucoup de temps.


  • L’utopie libérale du service sexuel, par @Mona Chollet (septembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/CHOLLET/50750

    Les « travailleurs du sexe » qui militent pour la légalisation de leur activité insistent souvent sur le fait qu’ils sont indépendants et n’ont pas de proxénète. Ce discours tend à faire oublier les profits colossaux engendrés, dont les intéressées sont souvent les dernières à voir la couleur — quand elles la voient. Agences de voyages, sociétés de transport, hôtels et autres intermédiaires, sans même parler des trafiquants, en bénéficient largement. Dans le monde économique français, la pratique de la « chambre garnie » permet de conclure un grand nombre d’affaires. Les grandes entreprises du secteur de l’eau, par exemple, ont abondamment utilisé les services de call-girls pour tenter de remporter les marchés auprès des élus. La Belgique, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont décidé il y a peu d’inclure la prostitution, en même temps que le trafic de drogue, dans le calcul de leur produit intérieur brut (PIB), indicateur stratégique s’il en est. La France, pour le moment, s’y refuse ; un choix que certains qualifient de « stupide ».

    Lire aussi, de la même auteure et dans le même numéro mais derrière un #paywall, « Surprenante convergence sur la #prostitution » : http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/CHOLLET/50782

    • On feint de croire que « victime » désigne un trait psychologique (une attitude passive et timorée), et non la place occupée dans un rapport de forces. Ce discours prend parfois un tour caricatural : une chercheuse peut ainsi écrire, à propos d’enfants prostitués rencontrés dans un village thaïlandais, qu’ils « refusent catégoriquement d’être identifiés comme des victimes (9) ».

      L’impensé du pouvoir... chez ceux qui l’ont.

    • Contre-attaque de Morgane Merteuil

      Le travail du sexe contre le travail | Période
      http://revueperiode.net/le-travail-du-sexe-contre-le-travail

      Pour certains et certaines, reconnaître le travail sexuel comme un travail est une démarche libérale, homogène à la marchandisation des corps. À l’encontre de cette idée fausse, Morgane Merteuil propose d’examiner le travail sexuel comme une dimension du travail de reproduction de la force de travail, et reconstitue les liens qui unissent la production capitaliste, l’exploitation du travail salarié et l’oppression des femmes. Elle démontre que la lutte des travailleuses du sexe est un puissant levier pour remettre en cause le travail dans son ensemble, et que la répression du travail du sexe n’est rien d’autre qu’un instrument de la domination de classe, de la division internationale (raciste) du travail et du stigmate de pute qui nourrit le patriarcat.

    • Classe. À côté de l’accusation de moralisme et de racisme, de vieilles lunes, on a le retour du féminisme-comme-front- secondaire.

      Comme nous avons essayé de le montrer jusqu’ici, la question de la « prostitution » ne saurait faire l’objet d’une réflexion simpliste au seul prisme des rapports de genre. Il est au contraire plus que nécessaire que la gauche s’empare des enjeux politiques du travail sexuel compris comme un secteur du travail reproductif. Il est vrai, comme le signale Silvia Federici dans son texte « Reproduction et lutte féministe dans la nouvelle division internationale du travail » que l’enjeu du travail reproductif a été bien trop peu investi par le mouvement féministe lui-même :

      On croirait entendre Lagauche nous parler du haut de ses privilèges : de belles études, une belle capacité de maniement de concepts abstraits dogmatiques et l’appartenance à la gent masculine. Effet madeleine de Proust, réunions enfumées qui finissent à pas d’heure, le plus beau parleur met la plus jolie écoutante dans son lit. Souvenirs de militantisme, vieille odeur de mecsplication. Je me doute que mon intervention peut ressembler à l’argument ultime de mauvaise foi, mais c’est une réaction épidermique. Travail collectif ?

    • Je reréponds ici alors ;-).
      Je pense que ce texte a été écrit collectivement et que c’est une parole mâle, intello (au sens de je me fais plaisir à manier les concepts pendant que les meufs en prennent plein la gueule) et sans bienveillance qui domine. Il y a peut-être des meufs qui écrivent comme ça (on n’est pas des bisounours), mais la meuf en question étant membre d’un collectif plutôt masculin au nom duquel elle parle, je parierais du pognon qu’elle a écrit en collaboration. Question de logique (la logique du collectif) et de ressenti devant le texte, qui m’a fait l’effet madeleine dont je parlais.



  • Debriefing essentialiste
    http://blog.monolecte.fr/post/2014/08/27/debriefing-essentialiste
    http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2014/08/14809910000_58b91d1607_o-560x377.jpg

    De retour après la première université d’été du #Revenu_de_base à Périgueux. ▶ Le revenu de base comme levier émancipateur : critique du point de vue féministe – YouTube. La première chose que j’en rapporte, c’est cette #vidéo de notre…Lire la suite →

    #Innovaction #débat #économie #femmes #société #travail #RdB