RastaPopoulos

Développeur non-durable.

  • http://errata.eklablog.com/affinites-electriques-le-songe-obsedant-d-une-physique-de-l-ame-iv-
    ۩ Affinités électriques, le songe obsédant d’une physique de l’âme (IV)
    http://ekladata.com/dR2gNYIRD6adoyAR1GmwBvoQplk.jpg

    Le but de la propagande neuroscientifique – ou en tout cas sa conséquence logique – n’est-il pas l’expression d’une hiérarchisation entre un moi essentiel qui se manifeste par des réactions neurochimiques et un moi dérivé, secondaire, qui est le simple produit de ces réactions ? À partir du moment où la quasi totalité de la population est convaincue qu’il en est ainsi, que cette inversion de l’ordre hiérarchique personne/organe est justifiée, ce qui semble être le cas aux États-Unis et en Europe pour le moins, on peut parler d’un pouvoir neuroscientifique total qui s’exerce sans contrainte apparente, au moyen de la simple persuasion.


  • http://errata.eklablog.com/affinites-electriques-le-songe-obsedant-d-une-physique-de-l-ame-iii
    ۩ Affinités électriques, le songe obsédant d’une physique de l’âme (III)
    http://ekladata.com/uUhTw9gmdnuvP9Isi_63aWO_gcw@500x358.jpg

    Un mémorandum de 1952 résume les principaux objectifs du projet Artichoke : « l’évaluation et le développement de toute méthode par laquelle nous pouvons obtenir des informations d’une personne contre son gré et à son insu (…) Pouvons-nous prendre le contrôle d’un individu au point où il va faire ce que nous lui demandons contre sa volonté et même contre les lois fondamentales de la nature telles que l’auto-préservation ? »


  • http://errata.eklablog.com/affinites-electriques-le-songe-obsedant-d-une-physique-de-l-ame-ii-
    ۩ Affinités électriques, le songe obsédant d’une physique de l’âme (II)
    http://ekladata.com/4HUPlqZ3pZmGKzzSwtIo8rscOGk@500x365.jpg

    Les mécanismes de l’électrochoc sont difficiles à évaluer. En réalité, ce qui importe, c’est que l’on puisse renouer avec la fascinante métaphore du « cerveau électrique » qui fait office, depuis plus d’un siècle, de voie d’accès privilégiée à la connaissance du cerveau. La prégnance de cette métaphore est renforcée par la « mystique » de l’électricité salvatrice, rédemptrice et purificatrice.


  • http://errata.eklablog.com/affinites-electriques-le-songe-obsedant-d-une-physique-de-l-ame-i-a
    ۩ Affinités électriques, le songe obsédant d’une physique de l’âme (I)
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    Lorsqu’il rédigeait son récit autobiographique, Freud ne soupçonnait pas que ce qu’il nomme un « édifice fantasmagorique » issu de la « suggestion médicale » se développerait et menacerait même, à peine plus d’un siècle plus tard, d’enterrer à la fois la psychanalyse et toute autre forme de psychothérapie en faveur de traitements électrisants s’appliquant aux entités physiques proprement dites, c’est-à-dire aux neurones en tant que tels. Car le début du XXIe siècle entérine le triomphe du réductionnisme scientifique : le psychique est ramené au neuronal, l’individu n’est plus considéré que comme un ensemble de systèmes neuro-somatiques entièrement intelligibles à la science. Le rêve d’établir une « physique de l’âme » se réalise enfin grâce à l’observation directe du cerveau par la neuro-imagerie et aux traitements de neurostimulation électrique – traitements dont l’électrochoc est un ancêtre décrié et cependant bien loin d’être mort et enterré.


  • http://errata.eklablog.com/alain-testart-armes-tranchantes-et-femmes-desarmees-a107444688
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    Alain Testart : armes tranchantes et femmes désarmées

    Cela fait bien longtemps, plusieurs décennies peut-être, que plus personne ne parlait des anthropologues Raoul et Laura Makarius. Et voilà que leurs thèses reviennent en force grâce à l’ouvrage posthume d’Alain Testart L’amazone et la cuisinière, Anthropologie de la division sexuelle du travail, (éd. Gallimard, 2014). Pourtant, on persiste à les ignorer. Car on ne les cite pas. Alain Testart lui-même se garde bien d’exposer et de discuter leurs thèses dans le corps de son ouvrage.

    http://ekladata.com/xkADDVIFJPyPM5J19n0_kiyXbEk@150x234.png

    Pourtant, cet anthropologue qui s’est malheureusement éteint voilà quelques mois après avoir produit une œuvre d’une remarquable perspicacité, a été l’un des rares à reconnaître quelque mérite aux travaux des Makarius [1], injustement tombés en disgrâce pour s’être opposés au structuralisme, et, bien sûr, à son chef de file, Claude Lévi Strauss [2].
    Influencés par Mauss et Durkheim, Laura et Raoul Makarius écrivent leurs ouvrages majeurs dans les années 1960 et 1970. Ils se réclament d’une tradition résolument évolutionniste et critiquent le structuralisme qui fonde les systèmes de parenté sur la prohibition de l’inceste, alors que leur interprétation privilégie la loi d’exogamie. Or c’est une vison évolutionniste qu’Alain Testart s’est attaché à refonder et à illustrer dans son récent et passionnant ouvrage Avant l’histoire : L’évolution des sociétés, de Lascaux à Carnac, (éd. Gallimard, 2012). Et l’on ne peut que s’interroger sur le fait que, parmi tous les anthropologues cités, pas une seule fois il ne fait figurer le nom des Makarius.
    Dans L’amazone et la cuisinière, Testart évoque leur œuvre, mais uniquement dans les annexes bibliographiques, se contentant de préciser que « l’idée de l’importance symbolique du sang dans les cultures autrefois appelées “primitives” vient directement de l’important travail de Laura Levi Makarius, Le Sacré et la violation des interdits. » Pour ajouter aussitôt qu’il s’est « toutefois très tôt séparé de son explication psychosociale (la peur du sang) et de cette sorte d’interprétation matérialiste qui aurait fait d’une donnée biologique la base, le soubassement naturel, l’infrastructure peut-on dire en termes presque marxistes, des croyances.

    Lire la suite : http://errata.eklablog.com/alain-testart-armes-tranchantes-et-femmes-desarmees-a107444688



  • Appel à mobilisation nationale contre les écrans publicitaires numériques - Big Brother Awards France
    http://bigbrotherawards.eu.org/Appel-a-mobilisation-nationale

    En France, le Grenelle 2 a officialisé et assoupli la réglementation encadrant les écrans publicitaires. Leur taille peut aller jusqu’à 50 m². Le gouvernement Valls ré-ouvrira d’ici peu le dossier catastrophique du Grenelle du paysage dans le cadre d’une loi sur la biodiversité.

    Pour nous, la lutte contre les écrans publicitaires numériques est primordiale. Ces écrans constituent une triple pollution :

    – Pollution visuelle : L’œil humain est attiré par ces écrans animés et la lumière qu’ils émettent. Ils devraient donc être considérés comme une source de danger pour la sécurité routière détournant l’attention des automobilistes.

    – Pollution énergétique : À l’heure où les prix de l’énergie augmentent et où les citoyens doivent se serrer la ceinture en conséquence, les publicitaires poursuivent eux un gaspillage énergétique sans précédent, peuvent assécher les dernières gouttes de matières premières, rejeter toujours plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et peser dans la création de nouveaux déchets radioactifs.

    – Pollution mentale : Notre cerveau est désormais gavé avec un entonnoir publicitaire. Ces dispositifs auxquels il devient quasi-impossible d’échapper nous imposent des messages aux images et aux normes agressives et néfastes. Quand s’arrêtera cet asservissement idéologique et mental des masses ?

    #publicité #surveillance #énergie


  • Les iPads menacent la santé mentale des enfants
    http://fr.myeurop.info/2014/04/16/les-ipads-menacent-la-sante-mentale-des-enfants-13650

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/sipa_00667863_000004.jpg

    Ludovic Clerima

    Dès la maternelle les jeunes Anglais, accros aux tablettes et smartphones, sont incapables de se reconnecter au monde réel. Manque d’attention, troubles obsessionnels : les #professeurs au #Royaume-Uni tirent la sonnette d’alarme.

    Outre-Manche, les professeurs sont inquiets. lire la suite

    #REVUE_DU_WEB #Société #école #enfant #enseignants #Ipad #maternelles #numérique #smartphone #tablette


  • Drop Condoleezza Rice or we will #dropdropbox
    http://www.drop-dropbox.com

    This is not an issue of partisanship. It makes sense that Dropbox would want an accomplished, high-level, well-connected individual on their Board of Directors as they prepare for their IPO. There is no doubt that Condoleezza Rice is an extremely brilliant and accomplished individual, having obtained her Masters degree at only age 20 (and a number of other impressive accomplishments).

    Choosing Condoleezza Rice for Dropbox’s Board is problematic on a number of deeper levels, and invites serious concerns about Drew Houston and the senior leadership at Dropbox’s commitment to freedom, openness, and ethics. When a company quite literally has access to all of your data, ethics become more than a fun thought experiment.

    Quel autre système allez-vous choisir? https://spideroak.com? https://www.sync.com?

    #silicon_army


  • Féminicide : Rachel Moran dénonce le calvaire prostitutionnel.
    http://beyourownwomon.wordpress.com/2013/09/10/feminicide-rachel-moran-denonce-le-calvaire-prostitutionne

    Y-a-il des prostitueurs sympas … Déjà, toute la rhétorique ‘pro-sexe’, je dois vous dire, me met hors de moi. Elle me tape sur les nerfs. Je dois le dire franchement. Car si vous êtes ‘pro sexe’, alors vous ne pouvez pas être pour l’#exploitation sexuelle. Si vous êtes ‘pro sexe’, alors vous devez être pour la réciprocité, le respect, et ça, ça n’arrive jamais dans la #prostitution. C’est impossible. La prostitution est un domaine où règne l’unilatéralité, et c’est plus que dégoûtant. C’est tout simplement mal. Ce qui m’énerve, c’est quand on prétend que la #morale ne devrait pas entrer en ligne de compte dans la prostitution. Or, moi je soutiens que la morale doit absolument entrer en ligne de compte. Et je le dis haut et fort : la prostitution est immorale. Pour la simple et bonne raison qu’elle porte atteinte à l’intégrité physique et psychique des #femmes. Voilà tout ce qui fait de la prostitution une pratique contraire à la morale. Si les gens disent que cet aspect moral n’a rien à faire là, et bien c’est du grand n’importe quoi ! Et s’ils continuent à prétendre cela, qu’ils aillent dans un bordel trouver leur fille de seize ans, et qu’ils me disent droit dans les yeux, que la morale n’a précisément rien à faire là.

    MM : Tout à fait. J’aimerais que vous explicitiez votre affirmation, selon laquelle la prostitution est un acte de #viol. Que voulez-vous dire ?

    R.M : Les hommes qui paient des femmes pour du ‘sexe’ les violent. Parce qu’il est absolument impossible de réduire des femmes à des objets sans les violer, sans porter atteinte à leur humanité. Pour moi, c’est clair et très simple. C’est clair, car je l’ai vécu. Je l’ai senti dans mes tripes. Je sais ce que c’est, être réduite à l’état d’objet. Je sais aussi le traumatisme que cela engendre. Les effets de cette #déshumanisation sur le corps, et comment cela se répercute sur le cœur et l’esprit. Et je dois dire, je suis encore plus triste pour les femmes prostituées qui nient cette réalité, qui préfèrent se dire qu’il n’y a aucun problème avec la prostitution. Cela me fait plus encore plus mal, que celles qui savent et affrontent la dure réalité du système prostitueur.

    #réification


  • Entretien avec Masanobu Fukuoka, précurseur de la #Permaculture - Reverdir les déserts des techniques - Permaculture
    http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=1806
    http://www.passerelleco.info/local/cache-vignettes/L300xH261/Masanobu-007f9.jpg

    #Masanobu_Fukuoka aime dire de lui qu’il n’a aucune connaissances hormis celles contenues dans ses livres, dont La Révolution d’un Seul Brin de Paille. Pour la présenter en quelques mots, on peut dire qu’il promeut une méthode d’agriculture qui ne nécessite ni labour, ni fertilisants, ni pesticides, ni désherbage ni élagage... et qui au final ne demande que très peu de travail ! Il obtient cependant des rendements élevés en étant très attentif pour le choix du moment des semis et des associations de plantes cultivées. C’est ainsi qu’il a grandement perfectionné l’art du travail en accord avec la nature.

    #agriculture_naturelle

    Pour le lien entre agriculture naturelle et permaculture, voir :
    http://madeinearth.wordpress.com/2009/02/24/lagriculture-naturelle-de-masanobu-fukuoka-et-la-permaculture

    • Je rebondis sur ce que j’avais écrit à l’époque :

      Permaculture et agriculture naturelle (suite)
      http://madeinearth.wordpress.com/2009/06/09/permaculture-et-agriculture-naturelle-suite

      Je pense que là où réside la principale différence entre permaculture et agriculture naturelle (et entre la permaculture et les formes traditionnelles de gestion durable du territoire), c’est que la permaculture est une science. Comme le dit Bill Mollison dans une interview, « si je demande à une vieille dame grecque assise dans une vigne "Pourquoi avez-vous planté des roses parmi les vignes ?", elle me répondra "Parce que la rose est le docteur du raisin. Si vous ne plantez pas de roses, les raisins sont malades". Cela ne m’apporte pas grand chose. Mais si je peux découvrir que la rose exsude par ses racines une substance chimique récupérée par les racines des vignes et qui repousse la mouche blanche (ce qui est la manière scientifique de dire la même chose), alors j’ai une information très utile ». Je pense que tout le monde ne partage pas les vues de Mollison sur l’utilité ou l’inutilité de ces connaissances, et que c’est ce qui définit notre penchant vers la permaculture ou l’agriculture naturelle. Personnellement je serai plus proche de la pensée de Mollison, car passer d’une connaissance imagée (ou mythique) à une connaissance scientifique permet un plus large choix d’actions (par exemple remplacer la rose par une plante comestible qui exsuderait les mêmes composants).

      C’est marrant, maintenant je suis plus dans le raisonnement inverse : adapter les réalités scientifiques qu’on a pu extraire dans notre bulle pétro-industrielle pour les convertir en mythes que pourraient adopter des sociétés post-pétroles plus simples. Comme quoi.

    • adapter les réalités scientifiques qu’on a pu extraire dans notre bulle pétro-industrielle pour les convertir en mythes que pourraient adopter des sociétés post-pétroles plus simples

      oui je suis assez d’accord là-dessus.
      l’idéal serait d’avoir des savoirs autonomes qui puissent se transcrire et se communiquer partout, mais parfois cette étape se fait au prix d’une certaine hétéronomie (nécessité de connaissances académiques pour s’approprier le savoir, facilité de confiscation du savoir par des experts), donc à choisir je préfère un savoir qui se communique de façon limitée mais qui reste autonome.




  • Commentaires sur l’ouvrage collectif « Radicalité, 20 penseurs vraiment critiques » - L’herbe entre les pavés
    http://lherbentrelespaves.fr/index.php?post/2014/03/19/Commentaires-sur-l-ouvrage-collectif-Radicalit%C3%A9%2C-20-penseu

    Le lecteur ayant entre les mains Radicalité : 20 penseurs vraiment critiques (ouvrage publié par les Éditions de l’Échappée), qui avant d’entamer sa lecture découvre sur la couverture le nom des vingt protagonistes (1), peut s’étonner d’y trouver des penseurs qui ne correspondent pas, ou peu, à l’idée qu’il se ferait lui de la radicalité ou d’une pensée “vraiment critique”. D’autant plus que ne figurent pas dans cette énumération plusieurs noms qui lui viendraient plus naturellement à l’esprit s’il lui fallait dresser pareille liste (exercice plutôt vain au demeurant).

     Il faut patienter jusqu’à la fin de l’introduction pour avoir (page 24) une réponse à la dernière question. Les préfaciers et coordinateurs de l’ouvrage (Cédric Biagini et Guillaume Carnino, les deux éditeurs, plus Patrick Marcolini) expliquent qu’ils “ont mis de côté ceux et celles qui auraient pu tout à fait trouver leur place ici, mais qui sont déjà bien connus et sur lesquels on trouvera de nombreuses études universitaires ou non. Nous pensons notamment à des personnalités aussi différentes que Hannah Arendt, Albert Camus, Guy Debord, Karl Palanyi”. Les préfaciers ajoutent que Jean Baudrillard, Philippe Breton, François Flahault, Michel Freitag, Roland Gori, Annie le Brun, Serge Latouche auraient pu y figurer, mais que la place manquait (puisqu’il fallait s’arrêter au chiffre 20). Ils justifient également l’absence de “collectifs” par la présence parmi les vingt noms de “certains de leurs auteurs de référence”.

    #radicalité


  • J’ai toujours pensé que l’#élevage d’#insectes était promis à se développer fortement à l’avenir, et que ça pouvait être très bien intégré dans une conception en #permaculture.

    Mais moins poétiquement, je pense qu’on va en manger parce que ça peut être facilement industrialisé, produit hors sol, dans des hangars sans lumière. Une sorte d’élevage comme les poulets en cage sauf que les insectes sont beaucoup mieux adaptés à ça. Ça sera moins triste pour les bestioles, mais pas forcément pour notre rapport à l’alimentation et aux agro-écosystèmes qui nous nourrissent et bien plus encore ...

    http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/2014/04/elevage-micronutris.jpg

    http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/2014/04/elevage-micronutris-caisses.jpg

    Micronutris : le premier élevage d’insectes comestibles est français | Page 2
    http://www.consoglobe.com/micronutris-elevage-insectes-comestibles-cg/2

    #alimentation

    • Should we eat bugs ? (avec sous-titres français)
      http://www.youtube.com/watch?v=rDqXwUS402I

      Manger des insectes ? Ok mais est ce que c’est bon ?
      http://korben.info/manger-insectes-ok-ce-cest-bon.html

      Plus sérieusement, est-ce que c’est bon ? Eh bien non. Enfin, moi je n’aime pas. Ça ne me fait pas vomir, je ne les crache pas après les avoir mis en bouche, mais honnêtement, c’est pas génial niveau goût. Après, peut-être que c’est la façon dont ça a été préparé. Si j’en avais eu des frais à cuisiner avec une sauce à l’ail ou au poivre, peut être que ça m’aurait paru meilleur. Peut-être aussi que mon palais n’est pas habitué à ces saveurs... Et que du coup, j’ai un peu plus de mal.

      Après si un jour, je vois débarquer dans le commerce des « steaks hachés goût bœuf » préparés à base d’insecte, je pense que j’en achèterai une boite pour tester ;-)

    • Y a pas besoin que ce soit bon car je pense que la principale intégration des insectes dans les repas sera par de la poudre d’insectes mélangée à de la farine, comme un supplément ou de la spiruline. Y a plein de bonnes choses dans les insectes, à commencer par des protéines et des acides gras polyinsaturés à longues chaînes. De quoi remplacer la viande, où le soja pour les animaux et les #végans. Nutritionnellement parlant.

    • oui, d’autant que pour inclure l’élevage d’insectes dans nos habitudes et dans nos paysanneries (ou dans ce qui est appelé à être la permaculture dans nos campagnes) il faudrait que nos paysanneries soient encore vivantes et en bonne santé, et il faudrait un délai d’aculturation suffisant. là c’est bien parti effectivement pour que de prime abord le public associe insectes et bouffe #hors-sol et #zootechnie.
      mais la question d’après moi est celle de la permaculture et/ou de l’écoumène : est-ce que le désir de liens plus riches avec les agro-systèmes nous amènera à généraliser des pratiques intelligentes (incluant la production d’insectes) ou est-ce qu’on est déjà trop hors-sol pour en avoir encore l’envie ?

    • Je pense que c’est déjà trop tard, que l’avenir écrit c’est des bouillies infâmes restructurées par hydrogénation ou autre, et colorées et aromatisées avec des produits de synthèse. Les insectes pourraient y jouer un grand rôle parce que je vois peu de choses qui peuvent être aussi industrialisées. Clairement on va par la pour moi, si tout se casse pas la gueule d’ici là, ce qui est possible. La première partie correspond un peu « comment manger sous le scénario Brown Tech d’Holmgren », pour le reste, ça dépendra de quel autre scénario sera possible.

    • ou un monde fractionné : quelques paysans et permaculteurs de luxe qui fournissent les riches (voir par exemple le virage récent de la ferme du Bec Hellouin), et soleil vert pour la plèbe urbanisée par exode rural.
      mais même à base d’insectes, la seconde option est intenable pour tous les autres facteurs en jeu. pour moi la piste ne peut être que dans la décentralisation et dans la re-création de paysanneries locales. pas assez d’énergie et de ressources disponibles pour faire autrement.

      edit : coquille corrigée

    • De quel virage récent tu parles pour le Bec Hellouin ?

      J’imagine que tu veux dire que « la piste ne peut être [que] dans la décentralisation » ... Je ne sais pas, car quand tu es peu regardant pour ce que tu produits ou consommes, y a moyen d’être très productif et très recycleur. Y a qu’à voir la qualité des tilapia chinois que les américains ingurgitent de plus en plus. Tilapia qui barbotent dans les eaux usées, poules en cages, insectes nourris avec les cadavres des dernières ... y a pratiquement plus besoin de sol avec ça, et la matière première déjà concentrée dans les villes.

      J’ai l’impression que la permaculture c’est soit de l’autoproduction, soit pour les riches, soit basée sur des cultures annuelles. En gros pas trop réservés aux riches (mais quand même plus cher que le classique), y a les légumes et le pain. Après y a trop de besoin en main d’œuvre (baies, fruits, noix ...). Reste les animaux, mais qui sont déjà un peu luxueux dans le modèle bio. A voir s’il est possible d’intensifier la production en complexifiant l’agro-écosystème, mais au minimum ça prendra du temps pour que le système arrive à maturité. La production que je vois le plus arrivant à rassembler accessibilité, amélioration écologique et faisabilité ça serait des poules pondeuses dans des systèmes permaculture boisés avec production d’insectes, de tournesols vivaces, mûrier, etc, mais ce n’est pas sans difficulté et il faut régler de nombreuses questions. Bon je digresse comme un sagouin mais c’est une question qui me turlupine depuis que j’ai fait des calculs pour mon diplôme agricole. Améliorer la santé des agrosystèmes tout en gagnant honorablement sa vie, c’est chouette. Mais tout ça pour offrir un produit exceptionnel aux touristes hollandais en vacance, ça a un arrière goût.

    • nicolas m (@nicolasm) :

      La production que je vois le plus arrivant à rassembler accessibilité, amélioration écologique et faisabilité ça serait des poules pondeuses dans des systèmes permaculture boisés avec production d’insectes, de tournesols vivaces, mûrier

      D’ici là je compte bien tester une version non commerciale/autoproduction sur mon terrain, ça fera avancer le schmilblick et la jeune génération prendra le relais :)

    • Merci, ça sera intéressant de voir les résultats. Beaucoup d’insectes sont consommés en Asie et ailleurs, mais si ça se trouve les asiatiques ont développé leurs compatibilité aux insectes pendant que certains européen⋅ne⋅s développaient leur compatibilité avec le lait.

    • @nicolasm pour le Bec Hellouin, attention #gentrification http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/la-jeune-rue-le-projet-gastronomique-et-design-qui-va-changer-paris_1503184
      pour ce qui est du système tilapia - poules en cages - insectes effectivement c’est de la bricole précaire en milieu hors sol, il y a bien du recyclage et un usage pertinent de la matière, mais plus aucun lien avec le sol.
      pour les mûriers vas-y à fond :-) je n’en ai lu que du bien. malheureusement pour moi ça pousse mieux sur sols plutôt légers...

    • Bonjour a tous

      J’ai du mal à comprendre l’idée, avec l’entomophagie, vous n’aimez visiblement pas spécialement ça, donc l’idée est vraiment de se forcer à bouffer un truc chelou juste pour manger quand même une bestiole ? Pour quoi faire ? Il existe déjà tout un tas de produits permettant une alternative à la viande tant pour le côté nutritif que gustatif : protéines de blé ou de soja, tofu, lupin....
      J’ai trouvé très bizarre de penser que de la farine d’insecte puisse convenir à des vegans, dont le crédo est de n’utiliser aucun produit ayant nécessité la mort ou l’exploitation d’animaux. Or un insecte est un animal, et les vegans s’efforcent déjà de virer un maximum de traces d’insectes de leur alimentation (on utilise de la cochenille comme colorant, on pulvérise une substance obtenue à base de scarabées sur les bananes pour qu’elles soient protégées, etc...). Je me doute qu’un insecte aura du mal à vous apitoyer, mais au vu du fait que ça ne sert à rien, pourquoi leur infliger ça ? On a tous vu une araignée blessée se tordre de douleur, et maintenant on va les entasser à 100 dans trois décimètres carrés parce qu’on peut le faire.
      De plus je vois pas mal de coms qui s’inquiètent de ce que l’on va manger dans le futur : permaculture, ou soleil vert ? Sinon, il y a, entre, l’agriculture bio, qui prends actuellement de l’importance sur le marché alimentaire et qui permet aujourd’hui de manger bio pour à peine plus cher que des courses en magasin normal pour peu qu’on ait essayé deux trois enseignes. Notre futur, c’est pas QUE les gros industriels pas beaux qui en décident, c’est aussi nous quand on décide que le fric qu’on aurait investi dans de la bidoche, on le mettra dans des insectes à la con plutôt que dans le léger surcoût d’une alimentation bio.

      Dernière remarque, pourquoi augmenter la production de lait bio ? C’est un produit de luxe dont les subventions masquent le réel coût monétaire, et donc écologique. Pour produire du lait, il faut une vache, nourrie, abreuvée, tout un gaspillage de matières premières. Et un produit encore une fois parfaitement superfétatoire...

    • Pour les vegan⋅e⋅s, s’était une suggestion, libre à elleux de choisir quoi manger. Pour le lait, je parlais d’évolution génétique pour la digestion des protéines du lait, pas d’augmentation de production.

      Puisque tu me lances sur le sujet, je pense qu’une alimentation végétale peut apporter presque tout, mais il y a quelques soucis concernant la vitamine A et les acides gras polyinsaturés à longues chaînes, qui sont présent sous certaines conditions dans les produits animaux et pas végétaux. Les humain⋅e⋅s peuvent en obtenir par conversion à partir d’analogues végétaux, mais ça dépend de la génétique, et d’après certaines recherches scientifiques que j’ai vues, c’est franchement pas universel, les pourcentages de conversion peuvent se compter sur les doigt d’une main au mieux... Y a aussi la fameuse B12 dont je ne sais trop quoi penser. Donc déjà sur ce point je pense que les insectes (comme les autres animaux) peuvent être utiles d’un point de vue nutritionnel.

      Rajouter des insectes dans le système permet de rajouter plein d’opportunités car ils occupent une niche différent. Les plantes sont des producteurs primaires, les animaux des consommateurs, et les insectes des recycleurs. Donc on peut en produire grâce aux déchets du système (résidus de récolte, excréments, etc), et je pense qu’ils vont accélérer les cycles et donc augmenter la productivité du système. C’est un peu pareil avec les champignons qui décomposent la lignine. Si tu cultives des champignons comestibles, tu gagnes une production, tu booste le recyclage des déchets végétaux dans le système, et pein d’autres services écologiques (recherche de potasse et d’eau pour les arbres, blocage de certains métaux lourds, etc).

      Si c’est bien produit, je ne vois aucun mal à consommer des insectes, à part nos tabous culturels (que j’ai aussi). C’est pour ça que dans un premier temps je vais élever des insectes pour mes poules. Mais les œufs et les poules ça se fait croquer ou voler facilement, et dans ce sens les insectes sont pour moi un des piliers d’une sécurité alimentaire quoi qu’il arrive.

    • J’ai cru lire dans ce fil que la commission européenne avait autorisé 10 insectes, mais je ne le vois plus.
      Du coup, en faisant des recherches, les 10 insectes autorisés sont bien en Europe, mais en Belgique depuis fin 2013, avec ceux-ci :

      le grillon domestique (Acheta domesticus) ;
      le criquet migrateur africain (Locusta migratoria migratorioides) ;
      le ver de farine géant (Zophobas atratus morio) ;
      le ver de farine (Tenebrio molitor) ;
      le ver Buffalo (Alphitobius diaperinus) ;
      la chenille de la fausse teigne (Galleria mellonella) ;
      le criquet pèlerin d’Amérique (Schistocerca americana gregaria) ;
      le grillon à ailes courtes (Gryllodes sigillatus) ;
      la chenille de la petite fausse teigne (Achroia grisella) ;
      et la chenille du bombyx (Bombyx mori).

      http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-dix-insectes-autorises-consommation-humaine-b


  • Radicalité. 20 penseurs vraiment critiques, coordonné par Cédric Biagini, Guillaume Carnino et Patrick Marcolini
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Radicalite

    Tout est dans le vraiment, dans ce projet éditorial à deux faces. La première est la plus évidente et consiste à présenter vingt penseurs et penseuses, issuEs de différentes traditions politiques et intellectuelles, qui offrent de la société où nous vivons une critique en profondeur (radicale) en s’attaquant aux causes des maux actuels. La critique est d’ordre économique, technique, culturel et politique, éclatant les fronts et prenant au sérieux des registres qui ont pu apparaître comme secondaires : la technique n’est pas le problème, ça dépend de ce qu’on en fait ; la culture est affaire d’usages et de représentations individuelles, qui n’ont pas lieu d’être jugées à l’aune politique sauf à entraîner l’accusation de discours moralisateur.

    On saura gré aux coordinateurs de ne pas reculer sur ce terrain et d’oser parler de morale, de rapport à autrui, de formes toxiques de subjectivité.

    • En fait j’ai pas trop parlé des articles dans ma chronique, ceux qui m’ont fait le plus triper sont sur des auteurEs que je ne connais pas encore, R. Sennett, Z. Bauman, Michela Marzano. @bug_in, @rastapopoulos, j’étais pas plus au courant que ça pour l’article sur Michéa, honte à moi parce que j’avais eu un appel du pied dans le seen sur ça il y a quatre mois. J’ai lu l’article en essayant de ne pas aimer mais j’ai vite oublié qui l’avait écrit. C’est une sale histoire, parce que la genèse du bouquin a été longue et précautionneuse, alors « mal fagoté » est assez injuste, hors ce regrettable incident. Râlant, parce que

      L’avidité généralisée, la manière de considérer le droit comme une série de dûs et autrui comme le fournisseur de ses plaisirs, à jeter une fois tari, tous sujets qui me passionnent et que j’aborde ici, apparaissent trop peu dans la critique sociale émancipatrice, et sont servis à droite non comme des symptômes mais comme des explications.

      on est sur un fil tendu mais il faut être là, et pas ailleurs à se faire plaise....

    • Et l’article sur Indymedia est assez dégueu, il se renvoie de lui-même dans les poubelles de l’histoire en traitant Illich et Ellul de curés sans les avoir lus ou sans connaître leur bio... J’ai déjà entendu cet argumentaire indigent dans les réus d’une revue d’écologie politique, la honte.

    • Il a aussi la recension de Max Vincent le mois dernier :
      http://lherbentrelespaves.fr/index.php?post/2014/03/19/Commentaires-sur-l-ouvrage-collectif-Radicalit%C3%A9%2C-20-penseu
      (recensé ici : http://seenthis.net/messages/239735)

      Intéressant l’émission de radio retranscrite, aussi.

      Mais je reste quand même sur ma position qu’on peut être anti-industriel, et anti-libéral ET être pro-fémniste, pas anti-homo, etc. Mais j’ai l’impression que c’est une tâche vraiment très difficile d’arriver à expliquer qu’on peut être pour ces émancipations SANS pour autant les défendre sous l’angle du droit libéral (et de la marchandisation qui s’insère souvent avec).

      En tout cas, dans la retranscription, on voit là encore qu’il y a un clivage entre les libertaires anti-industriels et les libertaires plus « tradi » (haha finalement), très internationalistes, un peu ou beaucoup moins critiques vis à vis des technologies.

      ou même tous les anti-industriels qui sont présents dans ce bouquin

      […]

      A mon avis, on peut voir aussi dans les courants anti-industriels que ce sont des idées qui ne sont pas forcément automatiquement partagées mais que, par exemple pour l’EDN (Encyclopédie des Nuisances) ou des gens comme çà, c’était clairement des positions sur lesquelles ils en étaient venus.

      Il faut déjà dire que ce sont des positions qui ne sont pas du tout les nôtres, qu’il n’y a aucun monde pré-capitaliste ou traditionnel sur lequel on devrait s’appuyer pour se débarrasser du capitalisme, comme par exemple la famille comme Christopher Lasch aime bien, c’est pas notre truc.

      […]

      Nico : Je pense que nous on n’est pas des anti-technologie, on n’est pas non plus des pro-technologie, mais simplement pour nous le point central de notre analyse du monde c’est pas la technologie. Quand on veut caractériser la société on parle de la société capitaliste, on ne parle pas de la société industrielle, ou de la société technologique,...

      […]

      Mais moi j’ai l’impression quand même que les points communs entre tous ces penseurs là c’est d’être assez dans une problématique de la décroissance, d’une critique de la technologie, et d’une critique peut être légitime des courants trans-humanistes ou d’une éthique de la nature où on peut avoir des interrogations là dessus, mais jusqu’au point que l’Echappée en fasse des penseurs radicaux, je pense qu’ils donnent le bâton pour se faire battre parce que tant que tu réinjectes pas -comme je le disais tout à l’heure- une problématique de classe et une problématique de remise en cause véritable et profonde -radicale pour le coup- du capitalisme, la seule chose qui est proposée -quand on en reste à la superficialité de ces critiques- c’est simplement soit l’alternative, soit la décroissance "dans-ton-coin" absolument désincarnée des rapports sociaux de production

      […]

      Les gens développent leur niche politique jusqu’au point d’en venir à une caricature d’eux mêmes. C’est à dire qu’il y a des gens qui ont trouvé d’être des anti-techs (et je suis près à mettre en cause beaucoup de choses au niveau la technologie dont je pense que 90% de celle qui est utilisée ne sert à rien) mais tirer le fil jusqu’au point d’être spécialiste et de considérer une partie pour le tout de l’analyse c’est un peu comme si je ne faisais mon analyse -comme certains l’ont fait- que sous l’égide du Spectacle, ou de la prison, ou du féminisme, ou des luttes de genre. Chacun garde son petit pré-carré de sa lutte spécifique et considère que tout tourne autour de son petit concept qu’il a élaboré au point d’en devenir le spécialiste et de tout analyser au travers de cette lorgnette là, en pensant que tout se passe autour de la technologie par exemple... Après il y a des choses intéressantes, bien évidemment, mais le problème c’est qu’on va jusqu’au bout du concept, et qu’en tirant le fil il y a des choses assez puantes qui viennent.

      […]

      Je pense donc à cette critique anti-technologique qui est faite par l’EDN jusqu’au point de défendre la production de roquefort, les traditions populaires, jusqu’à stigmatiser toute cette "horde de banlieue et de barbares" qui ne vivent que pour une chose “accéder à la marchandise”. Je pense que tout ce climat là aide à paraître et à être repris dans les milieux libertaires en ayant cette caution à la fois donnée par la respectabilité de l’EDN et du parcours des individus qui avaient eux mêmes été adoubés par des gens proches de l’IS. A mon avis, tout ça a permis à ce discours de passer.

      C’est à dire que quand Michéa se revendique de Debord dans ses premiers bouquins -lui même ne s’est jamais revendiqué d’être anarchiste, il vient plutôt du parti communiste et du stalinisme ; quand l’EDN via Jaime Semprun publie des trucs assez bizarres sur les "banlieusards", les "barbares", "ah-le-goût-de-la-confiture-madame-vous-comprenez-c’est-plus-ce-qu’il-était" ; quand vous avez tout un discours contre la technologie, il faut bien comprendre que tout ça a donné une matrice intellectuelle qui a permis à tout ce discours de se positionner de manière légitime et respectable parce que porté par des gens qui étaient respectables à une époque.

      […]

      Un Ellul et un Illich, ont des trucs inscrits dans leur pensée comme tous ces gens là qui sont sélectionnés dans ces penseurs qui ont un code génétique de pensée qui, quand on tire le fil, produit un discours particulier, et on ne peut pas faire l’économie des origines intellectuelles de ces gens là, et je pense de ne pas avoir fait les origines intellectuelles d’un Michéa et des conséquences que ça avait, c’était le maillon faible de tout ça.

    • @aude_v oui et l’émission retranscrite, sans approfondir du tout, fait plusieurs fois des sous-entendus sur Ellul et Illich, sans même parler de ce qu’ils pensent, comme s’ils étaient disqualifiés d’avance, parce que croyants en Dieu.

      Enfin c’est logique puisque l’article sur Indymedia est justement écrit par les personnes de l’émission retranscrite…

    • Et c’est des mecs blancs qui décident de l’angle d’attaque sacré (capitalisme), aux dépens de la question technicienne, de la question du genre, c’est bien vieillot... Et cette naïveté qui consiste à dire que la technique, il suffit de trier, ce n’est qu’un objet qu’on soumet.

    • N’empêche qu’il y a un ensemble de chose sur lequel je pense qu’il a en partie raison, pour l’avoir vécu, étant passé du groupe décroissance, a un groupe anarchiste. C’est la question du précarré. Ou chacun a son petit bout et reste dessus, sans voir a quoi il devient perméable par la marge. La décroissance prise en elle-même n’a pas d’angle social a priori, Latouche et d’autres en donne un, mais c’est du replatrage, ça ne vient pas du fond de la théorie elle même, ce qui la rend au final très récupérable par toute tendance sociale (et c’est pourquoi je continue a penser que l’écologie en elle même n’est pas une orientation politique, mais une question que d’autres groupes prennent ou pas en compte).
      Le marxisme a un angle critique assez unique pointé sur l’économie, la logique de lutte des classes, et il met cette approche en avant contre toutes les autres (qui dans les cas extrêmes des stals, apparaissent comme des gens qui veulent diviser la lutte).
      Du côté de l’anarchisme « en théorie » (parce que en pratique, les individus font tous comme ils peuvent), on axe pas contre une domination spécifique (l’économie), mais contre des dominiations qui se croise, s’accumule etc... (ont parle d’intersectionnalité), et c’est aux individus, et non au groupe, de choisir son angle d’attaque en fonction de ce qui le motive (pas d’imposition d’une lutte a préféré a d’autres comme chez les marxistes). Reste que cet angle d’attaque se fait en regard d’une pensée générale, d’intersectionnalité, qui est censé précisément permettre d’éviter des écueils confusionnistes, ou des rapprochements avec l’extrême droite.
      Sur Ellul et Illich, je suis d’accord sur le fait qu’on ne peux pas les rejeté comme ça. Reste que Illich par ex. fait une critique culturelle de la technique, qui renvoie aux individus et a leur morale la possibilité de s’en sortir. Il n’est jamais clair sur les niveau de « seuil », parceque son analyse est dans le flou culturel. Personnellement ça fait un bon moment que j’ai abandonné ce flou sympathique, pour essayer un concret politique. A un moment donné on peu cerné des prises de pouvoirs qui peuvent être commis avec certaines techniques, et il faut voir ce que l’on peu faire a ce niveau la.

    • @bug_in, je crois que Jean Robert fait état de ce manque dans la pensée d’Illich, comme l’auteur qui écrit sur Pasolini le montre très nostalgique... C’est pas des hagiographies non plus.
      Et quand des gens comme @kamo me demandent pourquoi je suis écolo, ma seule réponse c’est que c’est dans ce milieu que j’ai débarqué. Quant à trouver que ça forme une pensée cohérente à laquelle je souscrirais entièrement... Vu le manque de réflexion sur la technique, le libéralisme et l’anti-féminisme que j’y trouve par (trop grosses) taches, ce n’est pas le cas.


  • J’ai bien aimé cette interview simple d’Eric Escoffier sur quelques notions de permaculture (réalisée par Thierry Casasnovas).

    L’essence de la permaculture, vivrecru.org - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=Q290QA_B9SU

    D’ailleurs, ils disent qu’ils donnent une conférence ensemble le 9 mai 2014 à Bordeaux.

    #Permaculture #agriculture #pétrole #Eric_Escoffier #Thierry_Casasnovas

    • On savait qu’il y avait une conf à Bordeaux en mai mais on arrive pas à trouver le lieu exact, l’horaire, etc.

      Et sinon, du coup, en cherchant sur Google, je suis tombé sur ça (je fais exprès de ne pas mettre le lien) :

      egaliteetreconciliation POINT fr/Conference-de-Thierry-Casasnovas-Corinne-Gouget-Gilles-Lartigot-et-Claire-Severac-a-Montreuil-23584.html

      Le Thierry, qui a fait une conf cette année avec deux auteures éditées chez Soral. Sympa.

    • @rastapopoulos : oui Soral est présent de manière disproportionnée sur les réseaux perma francophones sur le net. J’ai quitté l’administration du forum perma, puis le forum tout court car j’en avais marre que ça parle plus de sionisme et de juifs (et d’extraterrestres et de pseudo-science) que d’agriculture ... Ça venait surtout d’un gars influent sur le forum et en France (parce que c’est un des rares à avoir du terrain et à s’y connaître pas mal, c’est triste à dire), mais y avait la meute des jeunes loups pas loin ...

      Cela dit pour moi c’est pas discriminant d’aller faire des confs à droite ou à gauche, c’est plus du lobbying pour la perma qu’autre chose.

      Pas encore vu la vidéo, mais je suis d’accord avec ton équation :)

    • Je m’excuse, je croyais que Kontre Kulture (qui est à la fois le nom de la maison d’éditions + le site de vente en ligne) ne vendait que ce qu’ils éditaient (ou rééditaient, comme les vieux livres antisémites). Mais non, ils vendent aussi des livres d’autres maisons d’éditions.

      Donc non, elles ne sont pas éditées par Kontre Kulture. Mea culpa.

      Ça fait partie bien sûr des stratégies de confusion de Soral et compagnie. Désolé.

      Par contre c’est amusant, le livre « Complot mondial contre la santé », et édité par Alphée, qui fait partie du Rocher, or les éditions du Rocher ont été rachetées en 2005 par Pierre Fabres, le pharmacien. Haha.

    • Ah je continue dans la même veine quand même : Gilles Lartigot, avec qui Thierry fait des conférences aussi, écrit de lui même et explicitement qu’il aime et préconise la lecture des ouvrages du survivaliste fachosphère Piero San Giorgio , qui est… tin tin tin… le co-dirigeant et financeur de tous les sites de e-commerces de Soral !

      Pas juste de la pub par écrit, il a d’ailleurs dialogué avec lui, comme ici il y a quelques mois :

      heavymetalfood POINT com/2013/11/survivre.html

      Ils s’insèrent partout et sont très en pointe pour s’insérer dans les trucs plus ou moins écolos. On en a déjà parlé ici sur Seenthis, notamment autour des articles d’Article11 ou de CQFD ou autres qui enquêtaient là dessus (je ne retrouve plus les liens là tout de suite).

    • Perso ça me gène pas que quiconque vante les mérites de la permaculture dans la production de nourriture dans ses propres cercles. Par contre je suis contre le fait que des cercles viennent vanter les mérites de leurs cause dans les cercles de la permaculture.

      Après tout la permaculture c’est surtout de l’agriculture. Les gens qui ont deux doigts de bon sens sur le sujet feraient bien de promouvoir la permaculture à ce niveau là.

    • Je trouve que Thierry Casasnovas mène plutôt bien l’interview, il est même plus intéressant qu’Eric Escoffier au final je trouve. Peut être que jouer les faux naïfs est plus facile.

      Pas convaincu par Escoffier sur un certains nombres de points, notamment la difficulté du climat méditerranéen. Oui l’été y a pas de pluie et le soleil cogne très fort, mais il y a de la pluie en automne et le soleil cogne moins tout en étant largement présent. C’est pas un mystère si les arbres et buissons persistants sont très présents en méditerranée, c’est la réponse adaptative et évolutive à ces conditions, tout comme dans l’hémisphère Sud dont l’hiver est plus doux grâce à la masse d’océans. Vu la grande réputation d’Escoffier, j’espère qu’il aura compris ça et qu’il aura planté plein d’arbres persistants délicieux et qui malheureusement sont en général trop frileux pour ceux vivant dans des zones de rusticité inférieures à 8.

    • De ce que j’ai compris, il ne parle pas d’une saison précise (l’été ou autre), il dit que sur une année complète, la conjonction de l’humidité avec une chaleur suffisante dure moins longtemps que dans les autres régions. Il ne dit pas qu’il n’y a rien, il dit juste que ça dure moins longtemps, et donc que c’est plus difficile.

    • Il me semble qu’il va plus loin en disant que genre il n’y a que les déserts ou ça pousse encore moins. Je ne suis pas sûr qu’il y ait moins de période de ces deux conditions (humidité+chaleur) réunies, je pense qu’elles sont juste décalée, donc les arbres caduques perdent leur feuille alors qu’une saison propice commence, alors que les arbres persistants en profitent. Si les paysages sont maigrelets en méditerranée, ce n’est pas à cause du climat mais des civilisations passées qui ont tout décapé, laissant peu de sol sur les roches (ce qui empêche pas que ceux qui sont sur ces sols vont plus galérer).

    • Je me demande juste si son discours n’est pas juste parce que son terrain est dans ce climat là, avec toutes les contraintes que ça implique. Genre pour moi son climat c’est un paradis parce que chez moi la biomasse des limaces doit représenter plus de 50% du tout, mais je suis moins bien placé pour voir les avantages de mon climat et les limitations des autres.


  • Mais qu’est ce qu’on va faire de Bernard Stiegler ?
    http://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de
    Une fois n’est pas de coutume, j’ai récupéré tout l’article parce qu’il se trouve que cette adresse n’est pas pérenne. Ou plutôt, si, l’url est toujours la même, mais le contenu change.

    paru dans CQFD n°119 (février 2014), rubrique Le dossier, rubrique Mais qu’est-ce qu’on va faire de…, par Matéo Morsi, illustré par Plonk et Replonk
    mis en ligne le 14/04/2014 - commentaires

    Bernard Stiegler est un philosophe contemporain surprenant. Parce qu’il ne joue pas le jeu des faux télé-débats, mais aussi parce qu’il propose une analyse intéressante du monde contemporain, ce qui change de ses collègues « stars » de la pensée dominante, tel BHL ou Finkelkraut.

    Stiegler affirme que la technique, qui est au centre notre réalité, ne va pas dans le sens de l’émancipation, mais dans celui d’un capitalisme forcené. Il dénonce ainsi les mécanismes et les technologies qui produisent la culture de masse, les pulsions consuméristes, la domination du marketing, la fausse liberté que proposent les réseaux sociaux puisqu’ils sont dominés par le mimétisme, et tous ceux qui prétendent que l’on peut maîtriser ce techno-monde qui nous dépasse. « À quoi conduit le discours de la maîtrise ? à Fukushima. C’est-à-dire exactement à la catastrophe. La force des Grecs, c’est au contraire de considérer qu’on ne peut jamais dominer la technique. Un marin qui dirait “je domine la mer” passerait pour dément. [1] »

    Mais là où Bernard Stiegler devient franchement surprenant, c’est qu’une fois qu’il a démontré que la technique est aujourd’hui un « poison », il prétend aussi que c’est le « remède » de demain. En voulant « réintroduire de la pensée dans le monde numérique », selon son expression, il cantonne toute perspective d’agir sur le monde dans le champ virtuel et veut faire croire que la société doit se transformer radicalement pour s’adapter à ce nouveau paradigme. Comme il l’explique sur France Culture, « il faut reconfigurer l’ensemble de la vie de l’esprit autour du numérique », « la vitesse de transformation du numérique ne correspond pas du tout à la vitesse de transformation des institutions, à partir de là il faut se donner des moyens exceptionnels », « l’affaire Snowden va provoquer un choc terrible par rapport aux modèles actuels des réseaux sociaux, il est donc essentiel que l’Europe lance une nouvelle politique [2] ». Et en quoi consiste cette nouvelle politique ?

    Dans le domaine de l’éducation, par exemple, Stiegler prône une rénovation des méthodes pédagogiques, conduite depuis les écrans. À l’université, il fait l’apologie des cours en ligne, les MOOC (Massive open online course), et il conseille le financement de thèses sur le numérique, comme il l’écrit dans le journal de Microsoft, ainsi que l’introduction d’une nouvelle culture de la technologie dans les écoles suivant les principes de l’ouvrage collectif L’école, le numérique et la société qui vient [3], ou dans celui qu’il signe avec son ami Serge Tisseron [4]. Et cela n’est pas que théorique, puisqu’il a participé à la commission Peillon en 2013 pour le développement du numérique à l’école, et vient récemment d’être nommé au Conseil national du numérique, organe consultatif au service hotline du gouvernement.

    De manière plus large, il invite toute la société à assumer et accompagner cette rupture anthropologique, il en appelle « à une mobilisation nationale qui devrait être portée par le président de la République, c’est une question de survie pour la France et l’Europe », afin de mener une « politique précise », axée sur les nouvelles technologies « comme le font déjà la Chine, l’Inde et l’Amérique [5] ». Car ce qu’il propose, c’est bien la mise en place d’un nouveau modèle politico-économique porté par un plan d’investissement lié au numérique. Cela permettrait du même coup d’encourager une « économie de transition » pour rendre le capitalisme plus humain, tout en permettant l’avènement d’une société savante [6].

    Stiegler ne rechigne pas à se donner des allures de technoprophète fantasmant une utopie 2.0 qui sortirait l’humanité de sa bêtise crasse, avec comme pierre philosophale Internet – la « nouvelle république des lettres », l’agora de demain –, à l’image de son travail pour la société Twitter, pour laquelle il a développé l’application polemic tweet, visant à « politiser » ce réseau sur la base du pour ou du contre…

    Finalement, Stiegler fait l’effet de ce marin dément qu’il dénonce lorsqu’il s’acharne à vouloir faire du poison un remède, promoteur d’un monde virtuel dont les révélations de l’affaire Snowden ont fini de nous convaincre qu’il est gangrené jusqu’à la moelle.

    Par Plonk et Replonk.

    http://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH371/p10-plonk--timbreur-timbre_-2-0717c.jpg

    Voir la suite du dossier "Rage contre la machine" par ici : http://cqfd-journal.org/La-pente-naturelle-de-la-machine !

    Mais c’est aussi par là ; http://cqfd-journal.org/Glossaire-technocritique-1 !

    Et puis encore par ici : http://cqfd-journal.org/Glossaire-technocritique-2 !

    Sans oublier par là : http://cqfd-journal.org/Encarts-technocritiques !

    Notes

    [1] « L’imbécile et le sage », Philosophie Magazine, hors-série été 2013.

    [2] L’invité des Matins, 16/07/13, France Culture.

    [3] Philippe Meirieu, Denis Kambouchner, Bernard Stiegler, L’école, le numérique et la société qui vient, (Mille et une nuits, 2012).

    [4] Bernard Stiegler, Serge Tisseron, Faut-il interdire les écrans aux enfants ?, (Mordicus, 2009). Sur Serge Tisseron, voir CQFD, décembre 2013.

    [5] France Culture, op. cit.

    [6] Bernard Stiegler, Pharmacologie du Front national, Flammarion, 2013.


  • http://www.metiseurope.eu/de-quoi-le-temps-libre-est-il-le-nom_fr_70_art_29443.html
    Jean-Yves Boulin, juillet 2012

    Une réflexion d’après les enquêtes emploi du temps. Ça parle de #travail_domestique, du peu de goût pour les activités associatives qui sont pourtant omniprésentes dans les discours sur la #RTT ou critiques du #travail et d’où sont passées les quelques minutes gagnées grâce aux lois Aubry (ce qui nous renvoie à la question des transports, en commun ou pas, http://seenthis.net/messages/246244).

    L’utilisation d’internet, en forte croissance (le temps consacré à internet a doublé depuis 1999) principalement chez les jeunes, ne semble pas procurer une satisfaction proportionnelle à l’augmentation du temps passé. De même, alors que les démiurges de la société des #loisirs voyaient dans l’engagement citoyen, ce fameux secteur quaternaire cher à Roger Sue mais également à Dumazedier, comme l’horizon de la société du temps libre, on observe que l’engagement dans la vie associative et civique se situe en queue de classement des moments agréables. S’en étonnera-t-on lorsque l’on sait que ce sont le plus souvent les retraités qui consacrent du temps à ces activités, à la recherche d’un ersatz du travail perdu ?

    Le temps hors travail rémunéré n’est donc pas uniquement du temps libre et d’ailleurs l’EET 2010 montre que le passage aux 35h n’a profité au temps libre que dans la proportion de 7mn. Le reste est allé aux soins apportés aux enfants et aux adultes (5mn de plus par jour en moyenne pour les hommes comme pour les femmes), mais également aux trajets domicile-travail pour ceux qui travaillent (7mn de plus par jour) !! Globalement, tous motifs confondus, les temps de trajet ont augmenté de 14mn par jour, attestant d’un accroissement de la mobilité des français.


  • Plaidoyer pour l’#abolition : « il est possible de changer les choses »
    http://sandrine70.wordpress.com/2014/04/13/plaidoyer-abolition-il-est-possible-changer-les-choses

    Donc, alors que les #féministes radicales « ont développé des antennes extrêmement sensibles devant l’oppression des #femmes, vivre avec ces idées pouvait devenir trop lourd et impossible à endurer à la longue ». Elle explique ensuite que le discours pro-travail du sexe a eu l’intelligence de flatter notre esprit dialectique : « ce discours parle de nuances, de complexité, et assure écouter les différentes voix. il se dit capable de maîtriser les contradictions de la vie »

    Ce n’est toutefois que « de la publicité sur un emballage. En réalité, le mythe du travail du sexe est lui aussi complètement figé », poursuit-elle.

    En effet, il affirme en même temps que la #prostitution est une #oppression (forcée) mais aussi une libération, qu’elle « défie et renforce à la fois le #patriarcat, qu’elle est simultanément une bonne et une mauvaise chose ». Contre l’expression tournée en dérision « tout est soit noir soit blanc », le discours pro-travail du sexe proclame : tout est en permanence noir et blanc". Ce n’est pas une opposition dans le sens dialectique du terme, au contraire, « c‘est la confirmation du vide comme statu quo ».

    Ainsi, elle montre comment le discours pro-travail du sexe, « comme le discours #post-moderne, fait semblant d’être ouvert, de bouger et d’être nuancé, mais en fait rien ne bouge et nulle porte ne s’ouvre ».

    En fait, conclut-elle, ce discours permet d’arriver à défendre le fait qu’on s’en tient à l’exception. Dialectiquement, on démontre en général que l’exception confirme la règle. C’est-à-dire que l’existence d’une exception montre que si une chose est généralement vraie, cela ne veut pas dire qu’elle l’est systématiquement. En revanche, les post-modernes affirment que l’exception infirme la règle. "Aussi Petra Östergen peut affirmer qu’il existe des prostituées heureuses de leur sort, sans toutefois se sentir obligée de prendre en considérations le fait que 89% d’entre elles, selon l’étude internationale la plus importante jamais réalisée jusqu’à présent, désirent quitter la prostitution (M.Farley). Le fait est que, pour les post-modernes, non seulement l’exception infirme la règle, mais elle est la règle !


  • Liste du BFI des 50 films à voir avant d’avoir 14 ans
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Liste_du_BFI_des_50_films_%C3%A0_voir_avant_d%27avoir_14_ans

    E.T. the extra-terrestrial 1982 USA
    Fucking Åmål 1998 Suède
    Kes 1969 Royaume-Uni Royaume-Uni
    The Night of the Hunter 1955 USA
    The Wizard of Oz 1939 USA
    Ladri di biciclette 1948 Italie
    千と千尋の神隠し Sen to Chihiro no Kamikakushi 2001 Japon
    Les Quatre Cents Coups 1959 France
    خانه دوست کجاست ؟, Khāneh doust kojāst ? 1987 Iran
    Toy Story 1995 USA
    ...

    Outre leur penchant pour les films anglo-saxons - ce qui est normal - pour les membres du British Film Institute il n’est pas urgent d’aller regarder des films récents le dernier de la liste datant de 2003. C’est quand même une collection intéressante.



  • Je peste souvent sur des généralisations sur les « humain⋅e⋅s » car souvent les traits évoqués sont propre à notre civilisation, qui même si elle regroupe peut être 99% des gens de cette planète, n’est qu’un expérience humaine parmi des milliers d’autres.

    Mais c’est en fait bien pire que ça, car les études sociologiques étudient le plus souvent une population d’une classe bien particulière, dite #WEIRD (« bizarre » en anglais, acronyme pour Western, Educated, Industrialized, Rich, and Democratic societies, c’est à dire sociétés occidentales, éduquées, industrialisées, riches et démocratiques. Quand la #science tourne en rond ...

    Cambridge Journals Online - Behavioral and Brain Sciences - Abstract - The weirdest people in the world ?
    http://journals.cambridge.org/action/displayAbstract?fromPage=online&aid=7825833

    Behavioral scientists routinely publish broad claims about human psychology and behavior in the world’s top journals based on samples drawn entirely from Western, Educated, Industrialized, Rich, and Democratic (WEIRD) societies. Researchers – often implicitly – assume that either there is little variation across human populations, or that these “standard subjects” are as representative of the species as any other population. Are these assumptions justified? Here, our review of the comparative database from across the behavioral sciences suggests both that there is substantial variability in experimental results across populations and that WEIRD subjects are particularly unusual compared with the rest of the species – frequent outliers. The domains reviewed include visual perception, fairness, cooperation, spatial reasoning, categorization and inferential induction, moral reasoning, reasoning styles, self-concepts and related motivations, and the heritability of IQ. The findings suggest that members of WEIRD societies, including young children, are among the least representative populations one could find for generalizing about humans. Many of these findings involve domains that are associated with fundamental aspects of psychology, motivation, and behavior – hence, there are no obvious a priori grounds for claiming that a particular behavioral phenomenon is universal based on sampling from a single subpopulation. Overall, these empirical patterns suggests that we need to be less cavalier in addressing questions of human nature on the basis of data drawn from this particularly thin, and rather unusual, slice of humanity. We close by proposing ways to structurally re-organize the behavioral sciences to best tackle these challenges.

    #nombril #société

    • J’en vois passer, des généralisations de type anthropologique qui me semblent limitées au contexte du locuteur ! « L’être humain est porté par l’innovation », « l’être humain est égoïste », etc.
      Anthropo pour touTEs et on aura plus de recul.

    • D’ailleurs c’est pire que #WEIRD, les étudiants en sociologie des WEIRD sont vraiment sur-représentés ... Le pire c’est que les scientifiques ne sont pas seulement incompétent⋅e⋅s, mais que cette incompétence découle d’un profond endoctrinement idéologique : on (l’Occident > les USA > le mâle blanc qui fait des études supérieures) est la seule population (qui compte ?).

    • Qu’appelle-t-on, « sciences du comportement » ? De quelle école et de quel pays ? Car la science n’est effectivement pas neutre.
      L’école de Chicago, par exemple, en sociologie, est une distributrice de poncifs qui vont toujours dans le même sens correspondant bien à la société dans laquelle elle a prospéré : à savoir que l’inné l’emporte massivement sur l’acquis, surtout quand cela permet de naturaliser les hiérarchisations entre humains, avec, de préférence, les WASP en haut de la pyramide de prédation intrahumaine.
      L’éthologie (et encore, ça dépend des pays et des écoles) admet des universaux et des comportements induits par la culture. En fait, il y a très peu d’universaux dans les comportements humains.


  • Changer de #fesses comme de chemise ? | A dire d’elles
    http://sandrine70.wordpress.com/2014/04/11/changer-de-fesses-comme-de-chemise
    http://sandrine70.files.wordpress.com/2014/04/changezdefesses.jpg

    l’image parle d’elle-même pour renforcer la pertinence de l’analyse de Kajsa Ekis Ekman, auteur de « L’être et la #marchandise », qui montre comment, à partir de la célèbre formule : « mon #corps m’appartient », récupérée par ceux qui veulent tirer profit des êtres humains et les pro-prostitution : on en vient à faire de notre corps un ensemble de morceaux qui seraient nos biens à vendre. Mon corps ne serait pas moi mais « à moi », donc un bien, et comme tous les biens, je pourrais les vendre, louer, etc.

    #réification


  • Le sexisme anti-hommes... et pourquoi il n’existe pas
    http://www.madmoizelle.com/sexisme-anti-hommes-242205

    « « Sexisme anti-hommes », « sexisme inversé » (s’il est « inversé », on reconnaît dans quel sens fonctionne le sexisme « normal » !), « misandrie »… Vous avez sans doute déjà entendu ces expressions, dans un raisonnement honnête ou pour contourner de manière fort pratique le problème de la misogynie. Elles désignent les oppressions dont seraient victimes les hommes, souvent attribuées aux #féministes ou aux femmes en général.

    Signe distinctif de ces oppressions : elles n’existent pas… ou, du moins, elles ne sont pas ce que vous croyez. »(Permalink)

    #feminisme #t

    • Moi aussi je le trouve super clair. Exemple :

      En gros, le sexisme ce n’est pas seulement une main au cul, c’est un système qui fait que beaucoup d’hommes se sentent autorisés à mettre des mains au cul des femmes.

      Et il manque un synonyme : je me suis fait traiter d’androphobe par un « post-féministe » qui m’enseignait que le féminisme, c’était dans les années 70, et ça dans un groupe à 90 % masculin déserté par les autres femmes qui ne se trouvaient pas assez intelligentes/cultivées/disponibles pour avoir l’honneur de participer. J’en ai développé une certaine défiance pour la définition au masculin des questions d’égalité femmes/hommes, et le détour par le racisme aide bien à comprendre le problème.

      Je regrette un peu le développement sur la misandrie, qui rajoute un peu de fumée, l’ironie et la clarté ne faisant pas bon ménage...