Recriweb

« Mettre le vieux monde en pleine lumière, travailler positivement à la formation du nouveau » [Marx] ... et « expliquer patiemment » [Lénine]

  • La fête de Lutte Ouvrière à Presles (Val-d’Oise) les 18, 19 et 20 mai

    Cette fête sera l’occasion de nombreuses rencontres, de discussions, d’échanges d’idées.
    Un an après l’arrivée du Parti Socialiste au gouvernement, le point est à faire. Comment riposter au patronat et à ce gouvernement qui, comme le précédent, veut faire payer la crise aux travailleurs ? Comment lutter pour en finir avec cette société capitaliste ? Tous ces thèmes et beaucoup d’autres seront abordés lors des débats ou des interventions de Nathalie Artaud. Et la présence de groupes politiques de nombreux pays témoignera du fait que le mot d’ordre « prolétaires de tous pays, unissez-vous » n’est pas pour nous un vain mot.
    Les livres, les sciences et les arts seront largement présents, eux aussi, dans les espaces qui leur sont consacrés. Et puis bien sûr, dans toute la fête, il fera bon se retrouver dans une ambiance fraternelle, autour d’un repas ou en écoutant un spectacle. Les enfants ne seront pas oubliés. Ils peuvent participer gratuitement à des dizaines de jeux et n’ont pas l’habitude de s’en priver.
    Alors, réservez votre week-end si ce n’est déjà fait et « à bientôt à la fête ».

    Le site de la fête : http://fete.lutte-ouvriere.org
    La fête dans le dernier Lutte Ouvrière : http://www.lutte-ouvriere-journal.org


  • Lutte Ouvrière Hebdo - « Ni Dieu, ni César, ni tribun, producteurs, sauvons-nous nous-mêmes ! »
    http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2335&id=1

    Il faut combattre comme la peste les illusions véhiculées par l’extrême droite dans les classes populaires. Derrière sa démagogie, le FN est le défenseur des riches et de la société capitaliste dans sa pire version autoritaire et xénophobe.
    Mais il y a aussi des marchands d’illusions à gauche. Jean-Luc Mélenchon en est le prototype. Il se pose en alternative et se propose même pour le poste de Premier ministre, nous expliquant qu’il saurait, lui, lutter contre le chômage, qu’il a, lui, une solution pour relancer l’économie et qu’il saurait, lui, en faire ravaler aux banquiers !
    Mais comment ? Pour ne pas être pris à la gorge par la finance, il faudrait vouloir la combattre, et pas qu’avec des mots. Il faudrait vouloir lui enlever la propriété sur les entreprises, sur les banques. Pour combattre le pouvoir de l’argent et de la finance, il faut être décidé à exproprier la bourgeoisie, à arracher les racines de son pouvoir.
    C’est la propriété sur les entreprises qui donne le pouvoir à une minorité de décider d’ouvrir ou de fermer des entreprises, d’investir ou pas. Si l’on n’est pas prêt à remettre en cause ce droit de propriété capitaliste, on est voué à se soumettre, que l’on s’appelle Hollande ou Mélenchon !
    Il ne suffit pas d’avoir le sens de la formule et d’appeler à une manifestation le 5 mai pour être radical. Faut-il rappeler que, le 18 mars 2012, Mélenchon avait appelé à « prendre la Bastille », pour ensuite demander à tous de voter Hollande ? Cette fois, il appelle le « peuple de gauche » à manifester, mais c’est pour devenir Premier ministre. Le suivre serait aller d’illusions en illusions.
    La seule force sociale qui a intérêt à s’opposer et à abattre le mur de l’argent, c’est la masse des exploités. Pour y parvenir, elle doit être consciente de ses intérêts de classe. Elle doit se constituer en force politique qui mette en avant les intérêts des travailleurs et rien que leurs intérêts. Une force politique qui prépare le combat pour mettre fin à la mainmise du grand capital sur la société.
    Plusieurs générations de travailleurs ont eu cette perspective. Le 1er Mai a été longtemps leur étendard. Avant d’être transformé en France en un banal jour férié, le 1er Mai était un jour de grève et de combat contre le patronat, une journée où les travailleurs avançaient leurs revendications et où ils exprimaient aussi leur conscience de faire partie à l’échelle internationale d’une seule et même classe ouvrière, porteuse d’un monde débarrassé de l’exploitation.
    Il s’agit pour nous, en France, de nous battre pour ne pas revenir en arrière sur les conditions des exploités. Dans bien des pays, il s’agit pour les travailleurs de se battre pour le droit à la vie. Au Bangladesh, la mort de plusieurs centaines d’ouvrières et d’ouvriers dans l’écroulement d’un immeuble abritant des ateliers de confection montre cruellement le sort qui est réservé à des centaines de millions de travailleurs des pays pauvres.
    L’exploitation barbare et criminelle des travailleurs de ces pays et les ravages de la finance, du chômage et de la misère dans les pays dits développés sont les deux faces du même système d’exploitation.
    Alors, comme les travailleurs l’ont affirmé à chaque 1er Mai, cette année encore des centaines de milliers de travailleurs sur tous les continents ont manifesté pour affirmer : « Travailleurs de tous les pays, unissons-nous », « du passé faisons table rase », « nous ne sommes rien, soyons tout ! »

    • Pour une fois, et sous les yeux certainement amusés de nos amis de gauche sans sucre ajouté, mi-sel ou quart de pinte, je vais m’indigner.

      Rien dans l’organisation politique capitaliste libéral, financiarié ou non, n’interdit aux ouvriers de s’organiser de sorte à être propriétaires de leurs outils de production. Paysans et artisans le font ou le sont, d’ailleurs. Les coopératives ouvrières existent.

      Le problème n’est donc pas de signifier que la propriété des outils de production par leur exploitant est la solution. Le problème est de constater que l’organisation capitaliste mondiale OPPOSE aux travailleurs organisés l’exploitation prolétarienne mondialisée des plus misérables, en les menaçant de mort par la faim sur leurs terres stériles dans le cas contraire.

      C’est donc, concrètement, la mondialisation, c’est à dire :

      1) la promotion d’un modèle consumériste : trois tee-shirts de merde fabriqués par des esclaves valent mieux d’une veste de jean conçue pour durer.

      2) la mise en concurrence selon une logique du plus faible prix unitaire par pièce indépendamment de l’utilité de la pièce

      qui est le mécanisme d’oppression actuellement employée par l’élite capitaliste (la monnaie et l’état n’en étant que les moyens).

      Il reste cependant certain qu’un travailleur qui persiste à respecter le bras armé de son oppresseur, c’est à dire, l’état, sa justice, sa police, son école et bientôt sa morale laïque ne mérite que l’oppression qu’il vit. Mais ce n’est pas davantage en revendiquant la propriété des moyens de production qu’il serait sauvé. C’est avant tout ce qu’on nomme la mondialisation, c’est à dire, l’exploitation prolétarienne mondialisée et le modèle consumériste qui le justifie qu’il faut mettre à bas.

      Et pour commencer, fermer les frontières aux marchandises pour les ouvrir aux hommes. Et renier la monnaie, mais nous en reparlerons au prochain épisode.


  • Le nationalisme, un poison mortel pour la classe ouvrière
    http://recriweb.tumblr.com/post/46935239927/le-nationalisme-un-poison-mortel-pour-la-classe

    Les trahisons de la social-démocratie française, ouvertement ralliée à la défense des intérêts de son propre impérialisme depuis 1914, les trahisons du stalinisme, converti en France en défenseur du système capitaliste depuis 1935, la politique menée depuis cette date par le PCF au nom de la défense de “l’intérêt national”, la démoralisation de la fraction la plus militante de la classe ouvrière causée par l’éclatement de l’URSS et la disparition des Démocraties populaires, tout cela a fini par anéantir pratiquement toute conscience de classe. C’est pourtant cette conscience de classe, cette identité sociale commune à tous les exploités, qu’il faut opposer à tous les discours sur l’identité nationale...


  • Un siècle d’évasion fiscale - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Un-siecle-d-evasion-fiscale.html

    L’évasion fiscale des multinationales et des riches individus, ainsi que les transferts illicites de fonds issus de la corruption et du crime organisé, sont au cœur du système économique et financier mondial. L’ouvrage de Nicholas Shaxson replace ce phénomène dans une perspective historique.

    http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L308xH476/arton2263-216b4.jpg
    #fiscalité #richesse #crime_organisé #néolibéralisme #corruption


  • Secret bancaire suisse : « L’affaire Cahuzac est l’arbre qui cache la forêt »
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/03/secret-bancaire-suisse-l-affaire-cahuzac-est-l-arbre-qui-cache-la-foret_3153

    Pour Myret Zaki, rédactrice en chef au magazine économique Bilan , “l’affaire Cahuzac est l’arbre qui cache la forêt. Depuis de nombreuses années, c’est l’activité principale de certains banquiers privés d’héberger des comptes offshore”. “A titre d’exemple, quand certains comptes américains sont apparus problématiques compte tenu des procédures entamées par les Etats-Unis, certaines banques privées, plus accommodantes qu’UBS, ont accepté de récupérer ces comptes”, ajoute-t-elle.

    “D’autres politiciens français ont des avoirs placés en Suisse”, dit-elle, affirmant par ailleurs que “les banques suisses ne sont pas les seules concernées”. “Il y a 160 milliards d’euros d’avoirs français en Suisse, dont 60 milliards sont gérés par des filiales de banques françaises.” « Le regard doit par ailleurs être dirigé vers Singapour, où de nombreux comptes ont été transférés après 2009 et la décision du Conseil fédéral suisse de ne plus distinguer la fraude et l’évasion fiscale. Mais les autorités singapouriennes sont peu coopérantes. Ainsi, elles ont toujours refusé de donner le montant des avoirs européens qui y étaient placés ».


  • La #crise actuelle de l’économie capitaliste et ses origines - 7 #capitalisme
    http://recriweb.tumblr.com/post/47045597276/la-crise-actuelle-de-leconomie-capitaliste-et-ses

    D’une crise à l’autre, le #capitalisme_financier toujours plus parasitaire
    Ces capitaux qui cherchent à s’investir partout sauf dans la production

    Cherchant des investissements ailleurs que dans leur branche de production, les capitaux se sont d’abord dirigés vers les pays pauvres, en se transformant en prêts aux États. Entre 1970 et 1982, la dette de l’ensemble des pays du tiers-monde a été multipliée par dix.
    Même si ces sommes avaient été prêtées pour servir au développement de ces pays, cela aurait été du pillage car l’argent prêté est revenu en commande à des groupes industriels occidentaux, et les populations ont été rackettées pour payer les intérêts de la dette. Mais en plus...


  • La #crise actuelle de l’#économie capitaliste et ses origines - 6 #capitalisme
    http://recriweb.tumblr.com/post/46927683504/la-crise-actuelle-de-leconomie-capitaliste-et-ses

    Le tournant des années 1970 Le premier signe du revirement économique fut la diminution des investissements productifs des entreprises américaines dès la fin des années 1960. La deuxième manifestation fut beaucoup plus spectaculaire : le 15 août 1971, sous la pression des spéculateurs, le président des États-Unis de l’époque, Richard Nixon, annonça la fin de la convertibilité du dollar avec l’or. Ce fut le début d’un chaos monétaire mondial qui déclencha la crise des années 1970.
    Dans le système de changes à parité fixe de #Bretton_Woods, chaque État était sous la constante surveillance des autres qui ne voulaient pas se faire voler dans les échanges internationaux. Les dévaluations étaient la...


  • L’abrégé du Capital de Cafiero réédité par Le Chien rouge :
    http://www.cqfd-journal.org/Le-Chien-rouge-reitere

    Il nous avait semblé que cet abrégé du livre I du Capital de Karl Marx, rédigé en 1878, était en soi un objet de curiosité, comme peuvent l’être certains livres, en plus de constituer un outil précieux de compréhension des rapports d’exploitation. Écrit dans un style débarrassé de l’appareil scientifique qui rend parfois ardue l’œuvre originale, l’Abrégé du Capital fut considéré à l’époque par Marx himself comme « un très bon résumé populaire de sa théorie de la plus-value ». Ce bouquin nous renvoie aussi à un moment charnière de l’histoire du mouvement ouvrier, où à la fois s’élabore un socle commun d’une critique du capitalisme et s’opère une fracture sur la question de l’organisation entre autoritaires et antiautoritaires.

    http://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L293xH500/couv-abk-b26be.jpg

    #communisme #anarchisme #livres #édition


  • La #crise actuelle de l’économie capitaliste et ses origines [texte intégral de l’exposé n°130 du 22 février 2013] #analyse #marxisme
    http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky/article/la-crise-actuelle-de-l-economie

    Introduction
    L’économie capitaliste continue de s’enfoncer dans la crise. Les annonces officielles du taux de croissance des économies des plus grands pays capitalistes du monde sont si faibles qu’elles flirtent constamment avec la #récession, quand elles n’ont pas carrément plongé dedans comme en Espagne.
    Cette mesure officielle du taux de #croissance est un très mauvais indicateur de la santé économique des pays capitalistes, et d’abord parce qu’il fait la part belle à toutes les surévaluations spéculatives. Les annonces de plans de licenciements à la chaîne, dans pratiquement toutes les branches, et la hausse continuelle du #chômage qui en est la conséquence immédiate, sont une mesure bien plus réelle de la contraction de l’économie.
    La crise actuelle est le dernier épisode en date d’une crise quasi permanente qui dure depuis près de quarante ans. Depuis plusieurs décennies, l’#économie capitaliste est toujours plus noyée dans un océan de « liquidités » comme disent les financiers. À chaque krach boursier, la réaction des États a été la même : injecter de la monnaie pour éviter les faillites en chaine et l’effondrement de l’économie. Krach après krach, la quantité totale d’argent a enflé, démesurément, sans rapport avec la quantité de richesses produites, alimentant la #spéculation et préparant le #krach suivant.
    Des sommes ahurissantes, à donner le tournis, valsent d’une place financière à l’autre. En un clic de souris, des capitaux peuvent renchérir telle matière première ou étrangler encore un peu plus les finances de tel État. Ces sommes d’argent cherchent frénétiquement à s’investir. Cela est aussi vieux que le capitalisme et, à ce propos, on peut reprendre une phrase de #Marx de 1849 sans en changer un mot : un capitaliste « n’est jamais aussi malheureux que lorsqu’il ne sait pas quoi faire de son argent. Voilà le secret de toutes les grandes spéculations, de toutes les entreprises profitables. »
    À l’époque actuelle, c’est avant tout dans la spéculation et peu dans la production, au regard des profits engrangés, que le capital cherche toujours aussi furieusement à s’investir. Or, quelles que soient les inventions délirantes des savants fous de la finance, il n’y a que dans la production que la richesse se crée. Tous les gains faramineux réalisés dans la spéculation ne proviennent au bout du compte que d’une seule source : le profit fait sur le dos des travailleurs dans la production.
    Voilà pourquoi l’ensemble de l’organisation économique capitaliste s’étouffe dans sa propre graisse financière : d’un côté, il n’y a jamais eu autant d’argent dans l’économie, et de l’autre, cet argent qui répugne à s’investir dans le seul endroit où la richesse se crée, la #production, parasite et étouffe cette dernière.
    Il y a près de cent ans, #Lénine, reprenant un point de vue largement partagé par tous les communistes de l’époque, utilisait le terme d’impérialisme pour caractériser l’économie capitaliste. Il le décrivait comme l’état de sénilité du capitalisme, exprimant ainsi que cette organisation sociale avait épuisé ses possibilités quant au rôle de développement des forces productives qu’elle avait eu dans l’histoire.
    Un siècle après, le capitalisme est toujours là. Alors, par quels soubresauts est-il passé ? Lesquelles de ses contradictions se sont exacerbées ? Et aujourd’hui, quelles sont les causes et les conséquences du développement sans limite de la #finance ?
    Pour répondre à ces questions, il faut repartir des analyses de Marx des crises du capitalisme, et aussi revenir sur une évolution essentielle du capitalisme : celle qui amena la domination des monopoles et des trusts, l’#impérialisme.

    Les crises du capitalisme : de la période de la « libre concurrence » à celle de la domination des monopoles
    – Crises et expansions : le mode de fonctionnement du capitalisme
    – La domination des monopoles et l’impérialisme
    – D’une guerre mondiale à l’autre : la première période de convulsions de l’impérialisme
    L’économie capitaliste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 1970 : de la reconstruction à la financiarisation
    – La béquille des États pour reconstruire l’économie
    – Le tournant des années 1970
    – La crise de 1974 et l’intervention des États
    D’une crise à l’autre, le capitalisme financier toujours plus parasitaire
    – Ces capitaux qui cherchent à s’investir partout sauf dans la production
    – Le règne de la spéculation
    – Une économie de crédits et d’endettements fondée sur le socle de l’endettement des États
    La crise de 2008 et ses conséquences
    – De la spéculation sur l’immobilier aux États-Unis à la crise de l’euro
    – Les contradictions de la situation économique actuelle



    • Le style me fait un peu penser à un forum de graaand quotidien, mais sans les pseudos ni les fioritures. Juste le principe de base : un paragraphe, une merde. A la louche. Et je ne suis pas un fan absolu du diplo pourtant, promis.

      Bon je reconnais que je suis énervé ce soir. Pardon et bonsoir :-)





  • Venezuela : la politique d’Hugo Chavez : des mesures sociales, mais pas socialistes
    http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2328&id=33

    Au Venezuela, les funérailles de Hugo Chavez ont révélé la ferveur dont il bénéficiait dans les milieux populaires ; une ferveur qui n’était pas imposée par un régime que ses détracteurs aiment présenter comme dictatorial, mais qui découle de mesures bien concrètes dont bénéficient les classes populaires...



  • Grèce - Les classes populaires après trois ans d’attaques redoublées de la bourgeoisie
    http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/grece-les-classes-populaires-apres

    Depuis plus de trois ans, la population grecque s’est considérablement appauvrie. Mais ce qui a poussé les Grecs dans cette descente vertigineuse vers la pauvreté, ce n’est pas tant la crise que la politique de la bourgeoisie européenne, pour sauver ses banquiers. Les mesures d’austérité, qui existent aussi ailleurs, ont été systématisées et formalisées dans des plans successifs, sous la direction des représentants de la bourgeoisie. La Troïka, émanation de l’Union européenne (UE), de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI), a conçu les plans et les a fait appliquer par les gouvernements grecs complices. Cela s’est fait avec un acharnement tel qu’une manifestante les accusait de transformer le pays en « rat de laboratoire pour tester l’austérité en Europe ». Derrière la formule choc, il y a une part de vérité.
    Si la situation de la population grecque, en particulier des classes laborieuses qui sont les plus touchées, concerne directement tous les travailleurs d’Europe, c’est par solidarité bien sûr, mais aussi parce que la bourgeoisie leur réserve le même sort...


  • « On n’avait pas vu ça en Grèce depuis l’Occupation » - Libération
    http://www.liberation.fr/economie/01012386707-on-n-avait-pas-vu-ca-en-grece-depuis-l-occupation

    Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu’on les aborde. « Ils ont honte », confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. "Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an", rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. "Que va-t-on devenir ?Je n’ai plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir", s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : "Juste pour un café. J’en ai oublié le goût"



  • 22 février 1962 : fin de la grève des mineurs de Decazeville - [Portail de Lutte Ouvrière]
    http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-1960-1963/article/decazeville

    Le 22 février, après soixante quatre jours de grève, par décision du comité intersyndical, les mineurs de Decazeville ont repris le travail.
    « Accord total avec la décision de terminer la grève en préservant l’unité », sous-titrait « l’Humanité » du même jour. La CGT s’était prononcée, poursuit ce même journal « pour la poursuite de la grève active, à condition, que toutes les organisations syndicales en fassent autant ». Mais, comme au comité intersyndical « des appréciations différentes ont été émises sur les moyens à employer pour préserver l’unité », la CGT a accepté le principe de la reprise du travail.
    Ainsi prit fin la grève : non pas parce que telle fut la décision des travailleurs, mais pour préserver « l’unité » entre les directions syndicales, compromise par les divergences de vue des dirigeants des différentes centrales,
    Soixante quatre jours de grève sont lourds à supporter. Il se peut qu’une bonne partie des mineurs souhaitaient la reprise du travail, mais que cela ne fut pas le cas de tous, les bagarres violentes opposant les partisans et les adversaires de la poursuite de la grève l’ont prouvé.
    Ceci dit, de toute façon, vu l’orientation que lui donnaient les syndicats, la grève allait vers sa fin...


  • Conversation sur la naissance des inégalités , de Christophe Darmangeat
    http://atheles.org/agone/passepresent/conversationsurlanaissancedesinegalites/index.html

    http://atheles.org/couverture/couv_2857.jpg

    Les inégalités n’ont pas toujours existé. Plus encore, leur apparition est loin d’avoir partout suivi le même chemin que celui emprunté par l’Europe et les Proche et Moyen-Orient, le plus souvent résumé par le modèle de la « révolution néolithique ». Montrant la volonté de la collection « Passé & Présent » d’élargir son champ chronologique (jusqu’aux périodes les plus anciennes) et au-delà de l’histoire proprement dite (ici, la « préhistoire » et l’ethnologie), cet ouvrage de vulgarisation insiste sur l’importance d’une approche universelle de l’évolution des sociétés dites « primitives ». S’appuyant sur les très nombreux exemples de sociétés étudiées par les ethnologues et les voyageurs alors qu’elles étaient encore vivantes, il montre le cas de sociétés durablement égalitaires ainsi que la variété des chemins empruntés vers l’inégalité.


  • Il y a 150 ans, janvier 1863 : Lincoln et l’émancipation des esclaves
    http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2322&id=42

    « Toute personne esclave dans un État ou une partie déterminée d’un État dont les citoyens sont actuellement en rébellion contre les États-Unis, est dès maintenant, et pour toujours, déclarée libre. (...) Et, si elle est en bonne condition, elle sera acceptée au sein de l’armée des États-Unis ». C’est ainsi que, le 1er janvier 1863, Abraham Lincoln, seizième président des États-Unis, annonça, en pleine guerre de Sécession, la fin de l’esclavage aux États-Unis...


  • L’intervention militaire au Mali : hors d’Afrique l’impérialisme français !
    http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2321&id=46

    La guerre décidée par Hollande ne vise pas à protéger le peuple malien. Il s’agit, comme toujours, de défendre les intérêts de l’impérialisme français dans ses anciennes colonies d’Afrique noire, ceux d’Areva par exemple, qui extrait au Niger voisin l’uranium indispensable aux centrales nucléaires et qu’il faut protéger du chaos qui menace de s’étendre. Les populations locales, elles, risquent de n’être délivrées des violences des milices intégristes que pour en subir d’autres, cette fois de la part d’éléments de l’armée malienne habitués à se payer sur l’habitant ou à se livrer à des représailles aveugles, ou même de la part de l’armée française elle-même.
    L’impérialisme français a les défenseurs qu’il mérite, et l’ordre qu’il établit, ou rétablit, est à l’image du système d’exploitation qu’il maintient. Pour la population malienne, la seule véritable sécurité serait celle qu’elle assurerait elle-même en s’organisant et en s’armant contre les armées de toute provenance, qu’il s’agisse des milices d’al-Qaïda ou des armées impérialistes. C’est pourquoi les troupes françaises n’ont rien à faire en Afrique.


  • 21 janvier 1924 : mort de Vladimir Ilitch Lénine
    http://forumamislo.net/index.php?act=ephem&s=t

    Extrait de Moscou sous Lénine d’Alfred Rosmer, ancien compagnon de Lénine et de Trotsky.

    Mort de Lénine

    La décomposition du communisme était déjà apparente quand Lénine mourut, le 21 janvier 1924. Après sa mort, elle se développa à une allure accélérée. Dans sa dernière intervention, au 4e Congrès de l’Internationale communiste, Lénine avait mis en garde les communistes de tous les pays contre une imitation mécanique et servile des méthodes russes. Zinoviev fit de cette imitation une règle obligatoire. De plus, sous la prétention de “bolchéviser” les partis, il introduisit le totalitarisme dans toute la vie de l’Internationale communiste. Au moyen d’émissaires qu’il dépêchait dans les sections, il supprimait, dès avant le congrès, toute opposition. Partout où des résistances se manifestaient, les moyens les plus variés étaient employés pour les réduire ; c’était une guerre d’usure où les ouvriers étaient battus d’avance par les fonctionnaires qui, ayant tout loisir, imposaient d’interminables débats ; de guerre lasse, tous ceux qui s’étaient permis une critique et qu’on accablait du poids et de l’autorité de l’Internationale cédaient provisoirement, ou s’en allaient.

    Au 5e Congrès de l’Internationale communiste, en juillet 1924, Zinoviev, épanoui, s’écriait : “Nous avons réalisé la “bolchévisation” à cent pour cent.” Il croyait son règne assuré. Au faîte du triomphe personnel, il ne pouvait concevoir que le plus obscur des triumvirs le dominerait en l’espace de deux années et le ferait abattre d’une balle dans la nuque dix ans plus tard dans les caves de la Loubianka. C’était désormais Moscou sans Lénine.


  • À bas l’intervention militaire française au Mali !
    http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/communiques/article/a-bas-l-intervention-militaire

    L’armée française est intervenue pour sauver le pouvoir récemment mis en place au Mali, avec pour raison invoquée, stopper l’avancée de la rébellion dans le nord du pays. Les intérêts des populations du nord comme du sud du Mali n’ont rien à voir avec les motivations invoquées par l’État français.
    Le gouvernement français parle de s’opposer à l’instauration d’un « État terroriste », mais ce n’est qu’un prétexte. Il se fiche bien de ce que peuvent vivre les populations maliennes, tant au nord qu’au sud du pays, et des exactions dont elles sont victimes de part et d’autre. Il est avant tout préoccupé de préserver l’ordre dans sa zone d’influence africaine. Car, non loin de la zone de conflit du Mali, se trouve le Niger, grand fournisseur d’uranium pour le trust français Areva.
    Il s’agit une fois de plus d’aller défendre les intérêts impérialistes français et de maintenir un ordre économique qui permet aux grands groupes français de piller ces pays.
    Je dénonce cette intervention militaire, tout comme la présence des troupes françaises partout en Afrique : au Sénégal, en Côte-d’Ivoire, au Burkina Faso, au Tchad et à Djibouti.
    Nathalie Arthaud, pour LutteOuvrière

    • Continue Nathalie ! Tu nous intéresses. Si-si. ( Est-ce que tu connaîtrais par hasard le nombre exact de réactionnaires à qui on a enfin coupé la main autour de Tombouctou ? )