Bakchich embarque sur #Ryanair en suivant le transfert de fonds publics vers des banques strictement off shore. Collectivités locales, conseils généraux, conseils régionaux, départements, chambres de commerce, communautés de communes. Voici le mécanisme d’une évasion fiscale à échelle industrielle.
Transparence fiscale. Ce mot d’ordre parcourt la France. Le président Hollande l’a juré : les paradis fiscaux seront éradiqués partout en Europe et même dans le monde entier. Soit. Mais comment expliquer alors, que de la France comme de toute l’Union européenne, des millions d’euros d’impôts locaux s’évadent tranquillement vers des paradis fiscaux et ceci dans l’indifférence générale, au vu et au su de tout le monde ?
En effet, une véritable évasion fiscale à échelle industrielle s’exerce tranquillement via des subventions, généreusement offertes par bien des collectivités locales, conseils généraux, conseils régionaux, départements, chambres de commerce, communautés de communes. Combien de millions d’euros s’envolent ainsi tous les ans de France, pour atterrir à Jersey ou bien sur l’île de Man ? Un circuit bien opaque où l’argent public… voyage en low cost !
Au centre de ce vaste mécanisme de transfert de fonds publics vers des banques strictement off shore, se trouve le géant des compagnies low cost, Ryan Air.
En 2008 les chambres régionales des comptes ont publié un rapport concernant 19 aéroports desservis par la compagnie low cost en France. Les conclusions étaient sans appel. Des millions d’euros de subventions illégales étaient versés à la compagnie irlandaise via des sociétés intermédiaires comme AMS, Airport marketing services dont le siège est à Jersey, ou bien Leading Verge, dont le siège se trouve sur l’île de Man.