Rezo

Le portail des copains


    • Quand j’écoute Eyal Sivan, je me dis qu’Israël a de la chance qu’il lui reste des personnalités courageuses qui représentent la dignité.

    • 0:20 la fille qui bafouille et qui n’arrive même pas à finir sa phrase tellement ce qu’elle dit est énorme sur la mort des enfants, les « boucliers humains », les palestiniens qui mettent leurs enfants devant les missiles dès qu’ils savent que les Israéliens vont tirer... (signalé aussi par @fil)

    • “La France Est Un Pays Gagné Par Le Sionisme” – Conversation avec Eyal Sivan (fr)
      Recorded 03/10/13
      http://lemuradesoreilles.org/2013/10/04/entretien-exclusif-avec-eyal-sivan-juste-avant-la-sortie-de-son-n

      LMADO : Pour tes positions d’Israélien anti-sioniste tu as eu beaucoup de problèmes. Tu habites en France où on a quasiment plus de problèmes si l’on est anti-sioniste qu’en Israël. Est-ce que la situation, depuis l’affaire Finkelkraut, s’est calmée ?

      Eyal Sivan : Non, ça ne s’est pas calmé. Le combat a été gagné par les portes-voix du sionisme en France car ils ont réussi à imposer une auto-censure. Pas une censure sur les autres. Aujourd’hui des journalistes et intellectuels français ont peur de prendre position sur la question israélo-palestinienne à cause des campagnes de terreur intellectuelle qui ont été menées pendant des années. Moi, sur le plan personnel, je suis revenu en France après un exil en Angleterre, j’ai fait un peu comme la résistance française. Je suis revenu pour des raisons familiales mais je n’ai plus aucune activité professionnelle en France. C’est peut-être le seul pays européen dans lequel je n’enseigne pas. J’enseigne partout en Europe, je suis invité partout, sauf en France. Je n’ai plus aucune existence publique en France et, d’une certaine manière, la sortie du film en France est un certain retour. Je ne sais pas ce qui va se passer mais je pense qu’ils ont compris, les représentants du sionisme en France – qui, il faut insister là-dessus, sont bien plus nombreux que la toute petite communauté juive de France – qu’il ne faut pas réagir comme ils ont fait dans les années 2000 où ils attaquaient tout le monde en permanence. Maintenant c’est l’ignorance qui domine. Je vois, à une semaine de la sortie du film en salle, aucune demande d’interview en France, très peu de journalistes aux projections de presse. Je pense que la France est un pays gagné par le sionisme, non pas pour des raisons israélo-palestiniennes, mais pour des raisons franco-françaises, qui sont le gros problème qu’a la France avec son propre passé colonial.


  • CIP-IDF > Misère de la sociologie II : le nouvel esprit du capitalisme, la cité par projets et l’intermittence
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7316

    L’ouvrage de Luc Boltanski et Ève Chiapello (B&C), Le Nouvel Esprit du capitalisme (NEC), sa conception du #travail et de l’#emploi artistiques et du travail et de l’emploi en général, présente les mêmes limites que celles relevées chez Pierre-Michel Menger [1], mais avec une argumentation plus subtile que celle du désarmant professeur au Collège de France.
    Cela est d’autant plus étonnant qu’en France, depuis la fin des années 1980, la « critique artiste », qui constitue un des leitmotiv du NEC, s’est « incarnée » dans un mouvement social et politique des « artistes » (et des techniciens) du spectacle qui a révélé, à travers ses #luttes et prises de parole [2], la nature du travail et de l’emploi du #capitalisme contemporain et notamment de la « cité par projets », autre leitmotiv du NEC.
    B&C ne peuvent percevoir et lire toutes les nouveautés politiques que le mouvement des artistes et des techniciens a produites ces trente dernières années en France à cause du cadre théorique qui structure le NEC.

    La thèse qui court tout au long du NEC pour essayer d’expliquer le succès des transformations du capitalisme et l’échec de la critique est la suivante : la « critique artiste », (fondée sur la liberté, l’autonomie et l’authenticité) et la « critique sociale » (fondée sur la solidarité, la sécurité et l’égalité) « sont le plus souvent portées par des groupes distincts ». La première trouve son origine dans les milieux intellectuels et artistiques de la bohème parisienne du XIXe siècle, tandis que la deuxième est associée aux luttes et aux revendications du mouvement ouvrier. Le flambeau de la « critique artiste », transmis par les artistes aux étudiants de Mai 68, aurait été repris par la suite par les « créatifs » du « haut de la hiérarchie socioculturelle » qui travaillent dans les médias, la finance, la publicité, le show-business, la mode, Internet, etc. La « critique sociale », par contre, portée par les ouvriers de 68, aurait été transmise aux « petites gens », aux subordonnés, aux « exclus » du libéralisme. « Critique artiste » et « critique sociale » seraient « largement incompatibles », même si de façon « exceptionnelle » elles se sont rencontrées dans cette « exception » qu’a été Mai 68.

    La « critique artiste » suscite un malaise chez les auteurs, voire un certain mépris, qu’ils ont du mal à dissimuler. De leur point de vue, cela se comprend aisément, puisque la « critique artiste, encore une fois, n’est pas spontanément égalitaire ; elle court même toujours le risque d’être réinterprétée dans un sens aristocratique » et, « non tempérée par les considérations d’égalité et de solidarité de la critique sociale, [elle] peut très rapidement faire le jeu d’un libéralisme particulièrement destructeur comme nous l’ont montré les dernières années ».
    D’ailleurs, la critique artiste ne serait « pas, en soi, nécessaire à la mise en cause efficace du capitalisme comme le montrent les succès antérieurs du mouvement ouvrier qui ont tous été obtenus sans les renforts de la critique artiste. Mai 68 était, de ce point de vue, exceptionnel » [3]. Non seulement la critique artiste ne serait pas nécessaire, sinon pour « modérer le trop d’égalité de la critique sociale » qui risque de « faire fi à la liberté » (sic), mais, en plus, elle aura été (« involontairement ») le cheval de Troie du libéralisme, à qui elle serait apparentée par le goût aristocratique de la liberté, de l’autonomie et de l’authenticité.
    Confronter l’évolution et la restructuration du capitalisme aux points de vue subjectifs qui le critiquent est sûrement un pas en avant méthodologique par rapport à la vision irénique de Menger. Mais la division, l’opposition (et exceptionnellement la conjonction) entre ces deux processus de subjectivation affaiblit de manière radicale les thèses soutenues dans le livre.


  • « Français de souche » : généalogie d’un concept manipulé par l’extrême droite
    http://blogs.rue89.nouvelobs.com/les-mots-demons/2014/08/21/francais-de-souche-genealogie-dune-notion-manipulee-par-lextr

    Le ciel est sombre, les bâtiments sales et le personnage masqué. Cette semaine, le magazine Valeurs actuelles publie une « enquête choc » sur les « cités où les Français de souche subissent la loi des caïds ». Source : Les mots démons


  • Manifestations pour Gaza : François Bazin, du Nouvel Observateur, rejoint les rangs de la police -
    par Colin Brunel, le 21 août 2014
    Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/article4430.html

    Qui dit fiche de police dit fiche individuelle, comme en témoigne le titre de l’article : « La vraie nature du camarade Pojolat ». François Bazin choisit donc de présenter Alain Pojolat comme un homme isolé, qui porterait à lui seul la responsabilité de l’organisation des manifestations « interdites ». On peut ainsi lire que « c’est lui [Pojolat] qui a organisé la manifestation pro-palestinienne qui a dégénéré à Barbès, le 17 juillet dernier, et qui l’avait maintenue malgré son interdiction ». Ou, plus sobrement, dans le chapô de l’article : « La manif interdite de Barbès, c’est lui ».
    François Bazin ne doit pas avoir une très grande expérience des manifestations pour penser qu’un homme seul peut « organiser » et « maintenir » ce type d’événement. Les manifestations de soutien aux Palestiniens ont été appelées par des organisations (associations, syndicats, partis), y compris les manifestations « interdites », et des personnes comme Alain Pojolat n’en sont que les représentants, chargés entre autres des contacts avec les autorités, notamment la Préfecture de Police. C’est la procédure classique pour l’organisation d’une manifestation.


  • L’Histoire de France. De l’ombre à la lumière (ou comment économiser 35 euros)
    http://aggiornamento.hypotheses.org/2281

    A Simon Leys : « ”Il serait sans doute vain de chercher à pourfendre ces gens là…C’est leur inconsistance qui les rend indestructible” Déflation, hausse du coût des études etc. L’historien est parfois désemparé. A quoi servons-nous donc en ces de temps de crise économique et sociale ? Mais la rentrée prochaine nous offre l’opportunité de donner du sens à notre fonction : c’est cadeau, le collectif Aggiornamento vous propose d’économiser 35 euros. Comment ? En snobant insensiblement le dernier le dernier livre de Dimitri Casali, L’Histoire de France. De l’ombre à la lumière, annoncé en septembre chez Flammarion. Source : aggiornamento (...)


  • Constantin n’a rien d’une tantouse
    http://lmsi.net/Constantin-n-a-rien-d-une-tantouse

    Comme tous les genres, le polar a ses codes, que les écrivains mobilisent plus ou moins fidèlement. Dans ce genre littéraire et cinématographique, le personnage principal est, sauf rares exceptions, un homme. Il est généralement solitaire, même si chaque histoire est l’occasion de rencontres avec des femmes, toujours personnages secondaires, plus ou moins attachantes mais fondamentalement - comme l’amour - dangereuses. Ajoutez des ennemis à combattre, une intrigue à dénouer, parfois à l’aide de quelques copains indéfectibles, des milieux hors la loi, de l’action et du suspense, et vous avez les ingrédients principaux de nombreux livres et films. Source : Les mots sont (...)

    • « Elle voulut passer à côté de lui, mais Constantin l’en empêcha. Delia essaya de lui tenir tête de son regard bleu et dur, mais il décela une opportunité dans ce regard.

      [Le héros a toujours l’oeil sur les opportunités dans le regard et il sait les saisir, en commençant par le menton].

      Sans hésiter, il saisit le menton de Delia dans sa main à l’instant où elle essayait de se reprendre et posa sa bouche contre la sienne. Ses lèvres étaient chaudes. Delia n’opposa qu’une faible résistance.

      [Traduire : elle est d’accord]

      Constantin lâcha son menton quand il sentit sa bouche s’ouvrir. Delia se détendit peu à peu contre lui.

      [Elle était un peu crispée, mais Constantin sait y faire avec les femmes].

      Il posa ses mains sur ses épaules et huma l’odeur de ses cheveux propres.

      [L’homme passe des nuits à picoler et prend – parfois - des douches au petit matin, mais la femme se lave les cheveux tous les jours].

      Moi aussi j’ai lu un Pelecanos il y a quelques mois, et c’était l’horreur...
      #polar #sexisme #test_de_Bechdel


  • Malaisie : barrages inutiles, terres rares et luttes autochtones (avec l’An 02) - Canal Sud
    http://www.canalsud.net/?Malaisie-barrages-inutiles-terres

    La Malaisie vous connaissez ? Un pays particulier, au sud de la Thailande, au nord de l’Indonésie, à la fois sur des îles et sur le bout du continent asiatique. Un pays semi-démocratique où comme ailleurs les projets destructeurs pour l’environnement et les humains qui y vivent vont bon train.
    Aude Vidal, rédactrice et coordinatrice de la revue l’An 02 y a passé quelques mois et en rapporte des reportages précieux. Projet de barrage de Baram, l’usine de terres rares Lynas et la lutte des peuples indigènes/autochtones pour la reconnaissance de leurs terres collectives, une heure d’émission à la fois dépaysante et terriblement proche de nous.

    Une émission qui coïncide avec le 300e jour de blocage pour empêcher la construction du barrage de Baram : http://blog.ecologie-politique.eu/post/300-jours-de-blocage.

    On a repris deux sujets traités sur mon blog (et bientôt dans @lan02) et vous pouvez découvrir mon acceng du sud-ouest qui s’épanouit bien à Toulouse, ainsi que mes super goûts de variétoche chinoise. Et merci à Grégoire l’homme orchestre.

    #Malaisie #barrage #terres_rares #radio


  • Drogues et travailleuses sociales
    http://www.loldf.org/spip.php?article415

    Nous avons reçu Ariane et Magali, toutes deux éducatrices spécialisée et qui travaillent au sein de l’association Coordination Toxicomanies, dans les quartiers du nord-est de Paris. On a ainsi parlé de leur travail au quotidien, de la prévention des risques et des contradictions inhérentes aux politiques gouvernementales mises en œuvres. Durée : 1h12. Source : Fréquence Paris Plurielle


  • « …l’interdiction de pratiquer leur religion dans l’espace public… »
    http://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/2014/08/20/linterdiction-de-pratiquer-leur-religion-dans-lespac

    J’ai lu la phrase suivante dans l’entretien accordé par Romain Caillet à L’Observatoire du Qatar de Nabil Ennasri : Concernant les chrétiens, la plupart de ceux qui vivaient dans les territoires contrôlés par l’EI en Syrie se sont enfuis, sauf dans la ville de Raqqa où ceux qui sont restés ont accepté le statut de dhimmi-s (littéralement « protégés »), impliquant le payement d’une taxe spéciale (al-Jiziya) et l’interdiction de pratiquer leur religion dans l’espace public. Le groupe terroriste Da3esh ou Etat islamique a effectivement imposé des règles très strictes dans la ville syrienne de Raqqa sous son contrôle, visant nommément les quelques chrétiens restés sur place : Source : Ibn Kafka’s Obiter (...)


  • Palestine 2004 / Les yeux grand fermés
    http://www.larevuedesressources.org/palestine-2004-les-yeux-grand-fermes,336.html

    2004-2014 dix ans de souffrances... Un documentaire radiophonique de Robin Hunzinger (auteur producteur) et Jean-Philippe Chalte (son et musique originale). Réalisation : Vanessa Najdar. Une pièce de l’Atelier de création radiophonique de France Culture (Franck Smith et Philippe Langlois) en association avec le Collectif des ressources (2004). Note d’intention de l’auteur En Cisjordanie, ce qui frappe d’emblée, c’est la violence exercée contre la ville, la terre, le territoire. A perte de vue, (...)

    #Bibliothèque_sonore

    http://www.larevuedesressources.org/IMG/mp3/yeux-2.mp3


  • Quand les filles courent après le même ballon que les garçons
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/quand-les-filles-courent-apres-le-meme-ballon-que-les-garcons

    Joue-là comme Beckham (titre original : Bend it like Beckham) et She’s the man sont deux films qui mettent en avant comme héroïne principale une jeune fille excellente joueuse de football qui doit se battre pour gagner le droit de vivre sa passion au grand jour. Ces deux films ont un discours positif et féministe car […]

    #Cinéma

    • À ce propos, l’autre jour sur BFM, j’ai vu un sujet sur l’équipe de Rugby féminin, c’était absolument incroyable : on voyait les rugbymen du stade toulousain s’entraîner puis expliquer qu’ils ont beaucoup d’admiration pour leurs homologues féminines. Ensuite on voyait interviewés des supporters locaux, qui expliquaient que oui oui, elles jouaient bien et que c’était tout à fait bien en attendant la reprise de la saison de l’équipe masculine... J’ai guetté pendant les deux minutes du sujet mais je n’ai pas vu une rugbywoman, pas une. Pas une femme, d’ailleurs. Deux minutes à voir des hommes parler de l’équipe féminine.

    • Et l’affiche du championnat féminin à Paris : « j’ai deux amours, le rugby et Paris ». Tu l’imagines pour un championnat de rugby masculin ? Féminin = amour = ménage = tricot = douceur = bons petits plats, il faut que l’un des termes se retrouve dans la pub sinon le spectateur est perdu et il risque d’aller voir du rugby, bêtement.
      Sur la parole confisquée, c’est accablant... Accablant aussi, comment on ne réalise pas toujours qu’on vient de voir un truc, sujet télé ou plateau, 100 % mecs.
      #football #rugby #sexisme


  • 20 août 1899 : manifestation anarchiste contre l’antisémitisme
    http://paris-luttes.info/20-aout-1899-manifestation

    Le dimanche 20 août 1899, à Paris, une manifestation libertaire en faveur de Dreyfus tourne à l’affrontement avec les antisémites et la police. Les manifestants, refoulés, pillent l’église St-Joseph. Un commissaire de police est gravement blessé après avoir voulu s’emparer d’un drapeau rouge. Source : Paris-luttes.info


  • The black hole of US government contracting, by Danielle Marie Mackey
    http://mondediplo.com/blogs/the-black-hole-of-us-government-contracting

    In January 2008, a 24-year-old Green Beret from Pennsylvania, Ryan Maseth, was electrocuted and killed while showering at Radwaniyah US base in Iraq. The cause, his family alleges in a negligence suit filed in district court in Tennessee, was improper electrical wiring by Kellog, Brown and Root (KBR), the contracting company in charge of the base. He is one of at least eighteen U.S. soldiers who have been electrocuted in similar situations at U.S. bases in Iraq.


  • La Reproduction artificielle de l’humain - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-Reproduction-artificielle

    On appelle ça en anglais un smart ass, capable de tout tourner en dérision pour faire parler de lui : une blague sur les taureaux qui ne font pas la vaisselle (manière de discréditer les féministes qui le demandent), une autre sur les relations sexuelles virtuelles qui permettent à Roméo #46273 de continuer sa partie (pour info, la moitié des gamers sont des gameuses, est-ce un stéréotype de genre ou de l’androcentrisme ?), qu’est-ce qu’on se marre ! Était-ce le but du jeu ? Moi qui suis féministe mais aussi écolo radicale, critique de la technique, j’aurais été heureuse de résumer le bouquin, de faire apparaître les critiques les plus importantes sur la PMA, les usages possibles du DPI, les inégalités qui (se) nourrissent (de) la reproduction artificielle de l’humain, les lignes de fracture que cela crée politiquement (et non, je ne suis pas très fan du libéralisme, moi non plus) et je me retrouve à devoir expliquer le féminisme pour les nuls.

    Le bouquin est clivant, ce n’est pas là le problème, c’est qu’il clive au mauvais endroit. « Sans doute l’unanimité en faveur de la PMA n’est-elle que de façade et de nombreuses personnes à gauche ne se reconnaissent pas dans cette innovation. » Sans doute, mais beaucoup autour de moi, dans les milieux libertaires et féministes, sont également choquées par le mépris pour les femmes et les LGBT qui se dégage des positions anti-PMA les plus visibles. A quoi bon si bien informer, si c’est pour si mal poser la question politiquement ?

    http://blog.ecologie-politique.eu/public/.couv_rah_s.jpg

    Je n’aurais pas dû relire le bouquin sur papier. Je connaissais déjà les informations que j’avais lues en pdf, et j’ai dû me fader la réitération de propos anti-féministes... d’où une lecture qui porte principalement sur l’instrumentalisation du féminisme.

    Merci @tranbert, c’est chez toi que je suis allée chourer l’image.

    @rastapopoulos #pma #féminisme #essentialisme

    • Ce n’est pas un hasard si l’auteur de Nos limites, produit de « la France bien élevée » et fervent « patriote », initiateur des « Veilleurs » qui ont éclairé nos soirées anti-faf l’an dernier, le recommande dans le Figaro : « Il faut lire à cet égard les remarquables travaux de Pièces et main d’œuvre, un groupe anarchiste grenoblois, sur l’artificialisation de la reproduction. Décapant ! » (La Reproduction artificielle de l’humain a été pré-publiée sur le site de PMO.)

      Ce n’est pas un hasard, c’est parce que le livre d’Escudero revient sur ce que nous pensions être des fondamentaux en matière d’émancipation féminine : « Si l’objet [l’enfant] est livré mal à propos, la liberté du consommateur est de pouvoir le supprimer » (p.131). Les « féministes des années 1970 » n’auraient pas su mieux dire pour lutter contre la liberté d’avorter...

      C’est parce que le livre prend plutôt le parti des hommes, dans son refus d’interroger des questions graves concernant la paternité. « Un gamin de 15 ans n’a pas à rendre visite à ses parents à la maison de retraite » (p.169), on ne saurait mieux dire, mais la seule raison pour laquelle les enfants de vieux pères ne vont pas les visiter en maison de retraite, c’est qu’ils pratiquent la sénilité à la maison, à la charge d’une compagne qui a l’âge d’être leur fille. Quid des paternités à 60 ans, qui sont le plus souvent le fait de dominants, riches en plus d’être hommes ? Et quelle réflexion sur la paternité à la carte qu’exigent notamment les masculinistes, ne demandant, juchés sur des grues, la garde de leurs enfants que pour les confier à leur nouvelle compagne ou à leur mère (soit la grand-mère des enfants) ? Paternité à la carte, quand des pères qui se sont défaussés de leurs responsabilités deviennent parents quand ça leur chante, quand l’enfant est propre ou que sa conversation devient enfin intéressante ? « L’insémination pratiquée à domicile avec le sperme d’un proche […] soulève essentiellement la question de l’accès aux origines pour l’enfant ». Non ! Elle soumet un couple de femmes aux caprices d’un géniteur, qui pourrait devenir père quand ça le chanterait. Comment accepter cette situation, dans une société qui ne fait pas de différence entre géniteurs et pères ?

      C’est parce qu’Escudero n’ouvre aucune porte aux couples lesbiens, quand bien même, de l’IA artisanale à la PMA avec DPI (que je récuse également, pour les mêmes raisons), il y aurait un véritable continuum où il s’agit de mettre des effets de seuil. Le DPI (diagnostic pré-implantatoire) et ses potentialités eugénistes en sont un. Même si pour l’instant il semble que les embryons soient choisis pour leur seule rapidité de multiplication, il est imaginable que le diagnostic se précise dans les années à venir et permettre d’éliminer ceux qui ne sont pas assez beaux, blonds et sains. Hélas, l’effet de seuil qui me semble retenu par l’auteur, celui qui est le plus marqué de tout l’ouvrage, c’est « la possibilité des personnes de même sexe de "faire" des enfants ». (De même sexe que qui ? Il manque à la phrase de préciser qu’il s’agit de faire des enfants ensemble, ce qui d’ailleurs correspond à un fantasme que l’on entend plus souvent dans des bouches homophobes que chez des lesbiennes ou des gays, puisque la revendication consiste à ce que l’un-e ou l’autre fasse un enfant qui sera élevé comme celui du couple.)

      On se pince en lisant le bouquin, on se désole que le manque de culture féministe ait produit de tels discours au sein d’un milieu qui prône l’émancipation de tous... et toutes.

    • Pourquoi donc, dans une aussi remarquable enquête sur la reproduction artificielle (que je recommande malgré tout, ne serait-ce que parce qu’il n’en existe pas encore d’autre et que le sujet mérite qu’on s’y intéresse),

      Ta critique de ce texte me confirme plutôt que je fais bien d’éviter ce pamphlet masculiniste emplit de conneries antiféministes et antilgbt, j’ai le malheureux sentiment que pmo, terre promise des révolutionnaires antitechno, ne sait que raconter pour défendre des positions de plus en plus réactionnaires.

    • Oui, c’est désolant parce que tout ça propose une vision des choses simpliste : ou bien tu es libérale cyber queer et tu vas te payer un gosse par GPA pour ne pas avoir de vergetures, ou bien tu acceptes l’ordre patriarcal et la différence des sexes étendue l’air de rien au social. Et le résultat, c’est qu’on ne se pose plus de questions mais on s’identifie à des camps qui les résolvent à la machette, j’observe ça de plus en plus, l’identification aux idées, aux groupes, et le refus de poser les questions dans leur complexité. Tout l’entre-deux entre les positions extrémistes est nié.

      [Sur le revenu garanti, je me suis pris sur mon blog tellement d’explications comme si je n’avais pas compris que j’ai décidé que les commentaires seraient paritaires (autant dire, si plus un mec ne peut poster avant que les meufs s’y mettent sur ces grandioses question macro-économiques, que les commentaires sont fermés !). Depuis que je suis hors-orga, après plus de dix ans à relayer les positions d’orga auxquelles j’appartenais, je m’aperçois que mes idées n’ont plus les mêmes caractéristiques, même si j’ai toujours des influences... Je crois que c’est la liberté de penser.]

      J’espère que notre ami d’ami Escudero ne prendra pas trop mal mon texte ;-) et qu’avant tout ça l’interrogera qu’une féministe comme moi soit plus que gênée par son propos. Moi aussi, le slogan de la Pride de Lyon (« droit des trans, PMA, IVG, GPA, prostitution : nos corps, nos choix ») me fait gerber de libéralisme, avec un pluriel qui cache mal « j’fais c’que j’veux ». (Note : je suis pour la moitié de ces revendications.) Mais ce n’est pas ou bien je suis à fond dans ces revendications ou bien je m’aligne sur des discours homophobes (voir http://seenthis.net/messages/272640, c’est gratiné).

      Et encore, Escudero refuse de voir l’IAD avec médiation sociale (pour un donneur anonyme, sinon c’est accepter qu’un homme s’incruste à sa convenance dans la vie d’un couples de femmes), qui implique faible médicalisation et est une revendication sur laquelle on peut s’entendre, mais il ne tombe pas dans la haine panique de l’homosexualité, plutôt du mépris pour les LGBT qui ne pensent pas comme lui. Mais quel manque de bienveillance et de culture.

    • @badoldworld, il me semble que c’est la définition minimale du genre, c’est difficile de faire plus simple, mais après je tente des explications concrètes.

      C’est-à-dire l’intrusion de tiers dans ce que ne devrait regarder au fond que la décision d’un couple qui souhaite avoir un enfant.

      C’est la question que pose l’idéologie libérale-libertaire : pourquoi devrait-on avoir droit de regard sur les agissements d’autres ? notamment dans la sphère intime ?

      Mais ce qu’explique bien Escudero, c’est qu’à partir du moment où on utilise la PMA pour avoir de plus beaux bébés, avec le diagnostic pré-implantatoire qui permet d’éliminer les plus faibles (sur des critères qui vont aller en s’affinant), les bébés qui sont nés du hasard, de couples qui ne se sont pas offert ce plus, vont être désavantagés. En clair, les bébés de pauvres vont se retrouver comme Ethan Hawke dans Gattaca, avec de moins bonnes chances dans la vie.

      C’est le même raisonnement qu’Illich sur la bagnole : à partir du moment où des riches prennent en bagnole ton petit chemin, tu te prends de la fumée et de la poussière dans la gueule, quand on te fait le plaisir de ne pas te rouler dessus (voir Paris-Dakar). Le rêve, pour la gauche, c’est de généraliser la bagnole, comme ça plus aucun pauvre n’aura à marcher sur le chemin. Mais on peut aimer marcher, trouver ça bon pour la santé, et à terme la bagnole on voit ses nuisances environnementales globales et l’impasse que ça représente. L’autre rêve, le mien et celui d’Escudero je crois, c’est d’arriver à faire usage du monde avec des objets techniques qui limitent la puissance et la capacité de nuisance...

      Sur la prostitution également, je trouve que l’acceptation sociale de la mise à disposition des corps de femmes et un peu d’hommes aux hommes dans des relations inégales est problématique pour l’ensemble de la classe des femmes. Il semblent que les viols ne baissent pas dans les sociétés prostitutionnelles, et qu’au contraire la culture du viol et de la baise sans désir féminin se renforcent. Ça fait des années que je pense que la morale c’est pas ce qu’on fait avec nos zizis, c’est pas à des églises de la dicter, mais on peut avoir une morale sur des principes philosophiques émancipateurs : ne fais pas ce qui dégrade les conditions de vie sur la planète où tu habites. En général à ce niveau de la conversation on n’utilise plus le mot latin mais le mot grec qui signifie exactement la même chose : éthique. Mais j’aime bien le latin, et marre de laisser la morale aux curés !

    • Clairement, aujourd’hui la PMA c’est la libération des appétits de la techno-science et d’une médecine pousse à l’acte... Les personnes qui s’engagent dans des PMA sont mal informées du taux de réussite pathétique de la démarche, et qu’elles vont devoir imaginer avant tout un échec, après des tentatives très lourdes (enfin, très lourdes pour les femmes, hein, c’est pas grave). D’ailleurs, aux lesbiennes qui se font faire des IAD simples en Espagne et Belgique, on vend... des PMA, avec traitement hormonal, DPI, etc. On pousse tout le monde à la PMA sans trop d’information : c’est de l’abus.

      Ensuite on a un diagnostic pré-implantatoire (DPI), qui pour l’instant est eugéniste avec des moyens ridicules et orientés vers la seule survie de l’embryon, et ensuite sera eugéniste avec des moyens inquiétants (et où sera le seuil, celui sur lequel les indignations vont éclater et on va décider collectivement que c’est dégueu ? la révolution sera douce, autant dire que c’est plié et qu’on est au bon vouloir de l’avancement pas trop rapide de la technoscience). Ah, et puis ensuite on garde les embryons pas retenus pour faire de la recherche avec, là encore sans trop en parler aux « personnes concernées », chouette !

      On est loin du désir d’enfant... c’est une industrie qui est en train d’échapper à tout critère démocratique, c’est pour ça que je suis pour des actes plus simples : IAD avec donneur anonyme pour toutes, pas de fécondation in vitro qui laisse la place à trop de manips. C’est l’effet de seuil que je vois pour que l’exploitation de désir d’enfant de couples infertiles n’ouvre pas la porte au cauchemar. En fait, dans le débat, il faudrait dire exactement quel effet de seuil on voit et si c’est faisable. Mais la politique qui colle aux désirs de certaines personnes, un peu comme elle colle aux faits divers... je suis anti-libérale et opposée à ça. La seule manière de mener des politiques humaines si on pose ça, c’est de les poser dans des communautés humaines à taille humaine, ce que ne sont pas nos sociétés.

      Après, ce qui est dégueu c’est que le truc existe depuis aussi longtemps et que ça éclate en exploitant les réflexes homophobes, puisque l’extension de la PMA aux couples hétéros fertiles ne fera jamais autant de foin et n’ouvrirait pas un débat aussi virulent...

      Sur la morale, on pourrait dire que moralisateur c’est quand c’est l’autre qui met à l’usage des arguments moraux ;-).

    • Comme on parlait de liberté individuelle, je me suis réveillée ce matin en pensant que les questions que pose la PMA, d’articulation entre désir individuel et cadre collectif, étaient assez proches de celles de l’épilation intégrale du pubis : des normes qui se diffusent et dont on paye le prix collectivement.

      L’épilation intégrale du pubis et le sens de la vie - Mon blog sur l’écologie politique
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/L-epilation-integrale-du-maillot

      Comment osé-je parler de non-choix, dans une société qui valorise à l’excès la notion de liberté individuelle ? D’abord, ce ne sont pas des choix informés : les poils pubiens ne sont pas là pour nous ennuyer, ils sont là pour nous protéger, le saviez-vous ? Les gynécologues avertissent que cette barrière de poils est la première protection d’un écosystème très fragile. Si vous n’aimez pas la barbe, choisissez la moustache, et laissez-en au moins de quoi faire cette barrière naturelle !

      Ensuite qui suis-je pour vous imposer mes vues, alors que tous les goûts sont dans la nature et se valent ? Comme nous constituons ce que tout le monde à l’exception de Margaret Thatcher (paix à son âme) appelle une société, je suis celle qui contribue (modestement, hélas) au financement de cette sécurité sociale qui remboursera vos prochaines consultations gynéco. Et je suis aussi cette femme (rappelez-vous le début de cet article, il ne s’agissait pas que d’une introduction plaisante) qui va devoir faire avec un regard social qui considérera bientôt son sexe comme un animal à fourrure en voie de putréfaction – puisque personne n’a jamais été très complaisant avec le sexe des femmes, dans un mépris largement documenté et qui a interdit aux femmes elles-mêmes de se regarder (les unes les autres également) avec un peu plus de bienveillance.

    • – oui ça m’arrive de vivre en couple, nul n’est parfait –

      Il se trouve que c’est la normalité et on paye cher –à tout point de vue– de s’y soustraire. Dans tout ce que j’ai lu au sujet de la PMA et de ses critiques, pour ou contre, il n’est question que de couple. Et le mariage pour tous (je n’ai rien contre) a porté à son paroxysme le couple comme norme.

    • Dans le texte avec Lavignotte, on avait tenté de mettre à mal une autre norme, selon laquelle un couple doit avoir des gosses pour s’accomplir. Déjà. Toucher au couple, c’est tellement hors de portée... Le jour où j’ai fait le tour de mon répertoire tel et ou j’y ai vu une seule autre célibataire, je me suis dit que c’était mort. Et c’est un vrai problème pour la diversité des modes de vie.

      @badoldworld, je comprends ce que tu dis, mais je n’envisage pas le refus de la PMA comme une démarche de couples (c’est souvent les hommes qui sont infertiles, alors les meufs célibataires ont besoin d’une simple IAD) qui décident de ne pas céder à la tentation pendant qu’autour d’illes on n’a pas ces scrupules, façon alterconso et pureté perso. Mais comme un refus collectif, si on décide que la technique est nocive socialement, on l’interdit. Et le choix ne se pose pas au niveau individuel. On ne peut pas poser la question à ce niveau, quand bien même on serait touché par des parcours perso, sinon c’est la mort du politique au profit de la libération des désirs individuels. Tiens, moi une grossesse c’est hors de question et les GPA c’est possible. Why not ? Il y a des femmes pauvres qui « démocratisent » l’accès à la GPA. On peut discuter de ou est le seuil, le DPI actuel pas encore nocif, mais on ne peut pas faire de la politique à hauteur d’individu. C’est ce qui se passe partout au final... L’anarchie doit être dans le sens du vent, ou on n’a pas la même définition.

    • Encore une fois, la principale critique que vous faites de ce texte est d’avoir été écrit par un homme. Lequel - oh scandale ! - se réfère aussi aux travaux d’autres hommes et ne s’en excuse pas.

      A partir du moment où certaines féministes (ici les cyborgs et féministes libérales-libertaires) prennent des positions politiques qui impliquent l’ensemble de la société (comme vous le répétez si bien, la PMA n’est pas une décision individuelle, mais un choix politique), il est normal et légitime qu’elle puissent être critiquées par chacune des personnes de cette société : hommes, femmes, homos, hétéros etc... Et comme toutes les féministes ne soutiennent pas ces positions, il est normal et inévitable de désigner celles qui les portent. Sous votre clavier : « décider qui sont les bonnes et les mauvaises féministes ». C’est faire le contraire et mettre tout le monde dans le même sac qui serait malhonnête etanti-féministe.

      Je défends la possibilité pour chaque citoyen de s’exprimer sur toutes les affaires de la cité. C’est la base de tout débat politique. Le reste tient de la dictature intellectuelle.

      Ceci étant dit, les critiques que vous formulez sont d’une incroyable mauvaise foi. Vous avez relu ce texte en cherchant désespéremment la petite bête, celle qui vous permettrait de le disqualifier.
      Vous ne critiquez jamais sur la base de citation complètes, ou en démontant méthodiquement l’argumentaire de l’auteur. Vous sortez (sciemment ?) les citations de leur contexte, transformant le sens des propos de l’auteur (sur l’adoption, sur l’infanticide par exemple).
      Vous employez des arguments ad personam.
      Vous multipliez les procès d’intention : l’auteur ne remet jamais en cause le concept de genre et ne prend jamais position contre l’avortement. Il est trop facile d’attaquer quelqu’un sur ce qu’il n’a pas dit, et de lui reprocher de ne pas l’avoir dit.
      Escudero a été soutenu par les veilleurs ? Ces derniers ont lu Debord, Michéa, Illich, Ellul, Pasolini... Faut-il condamner aussi ces auteurs ?
      Vous multipliez également les incompréhensions : l’auteur n’a jamais promu un quelconque essentialisme. Il critique un anti-essentialisme primaire qui « jette la nature avec l’eau du bain ». Nuance. Quant aux agriculteurs : combien d’exploitations continueraient aujourd’hui de tourner sans les aides de la PAC ? Ajoutons que le principal « effet de seuil » retenu par l’auteur est la FIV, « plaçant l’embryon à portée de main du biologiste », et non pas la reproduction homosexuelle, abordée en passant pour démontrer que la technologie commande aux revendications égalitaires, et non l’inverse.

      On sait que les militants, surtout ceux qui ont une prétention intellectuelle, défendent leur pré-carré politique comme des animaux leur territoire. Le vôtre, si j’ai bien compris, se situe au croisement de la critique de la technique et des problématiques féministes. (Bien pensé pour faire carrière dans le milieu, il y a peu de concurrence). Le bouquin d’Escudero tape en plein dedans. Dur à digérer.

    • Encore une fois (huhu), @pacoo, de ton côté, tu as l’air de faire comme si la critique féministe de ce livre était un truc annexe, un truc à la marge, contrairement à une critique qui porterait sur les arguments autour de la PMA, de l’eugénisme, de la marchandisation, etc.

      Or sur ces derniers sujets, on le répète : Aude, et moi, et sûrement d’autres, on est d’accord avec ce que révèle et démontre le livre. Il est important et il y a plein de choses intéressantes dedans. Soit.

      Pour autant, doit-on en rester là et ne faire que le recommander ? Le fait qu’il y ait plein de passage flous, ironiques, peu inclusif pour qui ne serait pas déjà dans le même bain est problématique, et n’est pas anodin. Et après tu parles de pré-carré et tu sors une phrase mesquine sur la carrière dans le milieu : c’est un peu l’hôpital qui se fout la charité, quand même. Parce que ce livre parle à qui ? Mais surtout, un des points importants à mon avis : à qui donne-t-il envie de suivre le sujet, d’en parler en bien, et de lutter dans le même sens ? Concrètement ?

      Dans la guerre contre l’eugénisme et la marchandisation, et particulièrement dans les batailles du moment actuel, quel est le foutu intérêt de se mettre à dos la partie des féministes qui aurait pu être d’accord et qui aurait pu rejoindre/continuer la critique techno ?

      Moi je ne comprends pas trop.

    • Or sur ces derniers sujets, on le répète : Aude, et moi, et sûrement d’autres, on est d’accord avec ce que révèle et démontre le livre. Il est important et il y a plein de choses intéressantes dedans.

      Sauf que la lecture des divers commentaires du livre par Aude donne visiblement l’impression d’un « pamphlet masculiniste emplit de conneries antiféministes et antilgbt » (Cf message de Touti). Ce que ce livre n’est en aucun cas.

      Pour autant, doit-on en rester là et ne faire que le recommander ?

      Bien sûr que non. Un texte est publié pour être critiqué. Mais avec un peu d’honnêteté intellectuelle, s’il vous plait. Il y a une différence entre dire qu’un texte n’adopte pas un point de vue féministe, voire qu’il laisse de côté une partie de la critique, et le taxer d’antifémisme primaire.

      Quel est le foutu intérêt de se mettre à dos la partie des féministes qui aurait pu être d’accord et qui aurait pu rejoindre/continuer la critique techno ?

      Je le redis : je ne vois pas à quel moment le texte s’en prend à ces féministes-là, ou se les met à dos. Il ne s’attaque qu’à celles qui sont a priori en désaccord avec les idées défendues ici : cyber et libérales-libertaires.
      Surtout, le texte d’Escudero n’interdit en rien la publication de textes féministes ET hostiles à la PMA. Au contraire je crois qu’il donne des billes et des éléments de réflexion sur l’exploitation des femmes pauvres, l’appropriation du corps des femmes par l’institution médicale etc... qui mériteraient d’être approfondis. Il n’y a qu’à prendre la plume...

    • Je le redis : je ne vois pas à quel moment le texte s’en prend à ces féministes-là, ou se les met à dos. Il ne s’attaque qu’à celles qui sont a priori en désaccord avec les idées défendues ici : cyber et libérales-libertaires.

      http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-Reproduction-artificielle#c17239957

      À partir du moment où aucun doute ne t’étreint au constat que je suis justement très loin de ce féminisme-là mais que je me sens aussi concernée avec tant d’autres qui ne comprennent pas les caricatures de non-essentialistes, le haro sur Delphy et son explication de la construction du genre, comment débattre ? C’est pour ça que je ne publierai plus tes textes sur mon blog et que je t’ai bloqué. Besoin de repos devant toutes les mecsplications des dernières semaines.

      « Il n’y a qu’à prendre la plume... » pour ouvrir ses espaces d’expression.

    • #troll_bête_et_méchant :

      On sait que les militants, surtout ceux qui ont une prétention intellectuelle, défendent leur pré-carré politique comme des animaux leur territoire. Le vôtre, si j’ai bien compris, se situe au croisement de la critique de la technique et des problématiques féministes. (Bien pensé pour faire carrière dans le milieu, il y a peu de concurrence). Le bouquin d’Escudero tape en plein dedans. Dur à digérer.

      http://www.uzine.net/article1032.html

    • Au cœur de la définition du troll, il y a cette attitude de gamin qui prend plaisir à faire enrager. Si tu es d’accord avec lui (la meilleure solution, et en rajouter façon Swift : oui, je suis d’accord avec vous, il y a trop de pauvres, qu’ils se mangent les uns les autres) il va changer d’avis, l’essentiel étant d’entretenir son activité parce que sinon on s’ennuie sur le net et je ne sais pas ce qu’ils font à côté.

      Mais est-ce qu’il ne faudrait pas trouver d’autre mot pour parler de ces débats militants qui se bloquent faute de continuer à faire des compromis ? J’ai l’impression que je suis quand même encore capable d’en faire, et sur ce bouquin c’est pas difficile vu l’abjection qui est décrite et la bêtise des accompagnateurs lili et technophiles du projet. Sur le revenu garanti également, comme réforme je ne peux décemment pas être contre. Comme rêve de société (étatiste, excluante, technophile, néocoloniale, etc.) je n’adhère pas du tout, j’y vois beaucoup de défauts, alors quitte à rêver de refaire le monde je ne veux pas de ce rêve là.

      Mais je ne sens aucune écoute de la part de les contradicteurs, aucune prise en compte des objections que je pose (je suis féministe et ça me défrise, le revenu garanti a facilité mon exclusion sociale en assurant l’intendance). Pire, des accusations de chercher à convertir mon retour d’expérience en expertise (monétisée ?) pour vivre de mon militantisme. J’aimerais mieux vivre de mon métier, vu la lassitude que j’ai à propos des mondes militants...

      le fait que tu te situes sur le marché des conférences sur la démocratie

      envie de se flinguer parce que pas reconnue, et qui plus est, selon les normes de cette société

      Ça c’est @colporteur qui fait allusion à la déception que j’ai exprimée de me faire inviter deux fois par an max à présenter ma conférence critique des élections. J’ai parlé pour exprimer ma critique des effets de notoriété d’un « marché » ou ma valeur était bien faiblarde et me voilà accusée de vouloir faire du bénef alors que je la présente gratos, évidemment. Et quel mal y a-t-il à vouloir que ma conf existe, d’autant que le public en sort plus armé et bien motivé et que c’est excitant politiquement, de faire comprendre des thématiques anars à un publi réformiste ? Pourquoi ne voudrais-je pas que ce que j’élabore, comme discours ou comme forme, existe aux yeux d’autrui et soit utile ? Heureusement c’est un peu le cas et on pense parfois à me le dire.

      En tout cas ce genre de débat est basé sur de mauvais procédés, dont le vouvoiement qui sur un réseau comme seenthis me semble trop hostile, le besoin existentiel de ne rien céder, les attaques perso (plus tu partages de choses et plus on en profite, alors que si tu les partages c’est pour dire que c’est sensible, que les idées ont des conséquences tangibles, parfois douloureuses), tout ce qui me rend les espaces militants insupportables. Je ne suis pas une guerrière, n’en déplaise à « La guerre est mère de toute chose », et je ne vais pas pouvoir continuer à interagir dans des espaces aussi virilistes et violents, sans compromis. Mais j’aimerais qu’on me signale quand je commence à être incapable moi aussi d’en faire aucun.

    • Le troll se nourrit des gens aptes à l’humilité de la remise en cause. Cependant, et malgré cette aptitude, toute tentative de discuter avec lui ne doit être entreprise qu’avec l’absolue certitude que cela ne sert à rien sinon éventuellement à :
      – continuer le débat avec les autres participants,
      – ou s’amuser à ses dépens.

      Là, les attaques que j’ai signalées, déjà présentes dans le premier message, ne laissaient aucun doute à mon sens sur la totale inanité de l’intervention de cette personne et sur la nécessité de lui envoyer en retour un mépris absolu ; ce qui est à mon sens la solution la plus productive dans de telles situations.

      Ceci dit, le débat que tu ouvres sur la difficulté à surmonter le mansplaining, est pertinent ; il est désolant que tant de débats se terminent d’une façon aussi nulle, par l’effacement des intervenantes au profit des intervenants, à fortiori dans les milieux jugés progressistes.

    • Oui, il ne s’agit pas de troll, c’est autre chose, et il est même très fortement possible qu’en ce qui concerne @pacoo il ne soit même pas un habitué de la joute sur internet et de passer plein de temps sur des forums. C’est du pamphlétisme. :D

      Quant à ça :

      Je le redis : je ne vois pas à quel moment le texte s’en prend à ces féministes-là, ou se les met à dos. Il ne s’attaque qu’à celles qui sont a priori en désaccord avec les idées défendues ici : cyber et libérales-libertaires.

      Je le redis donc comme Aude mais là en tant qu’homme : si justement des femmes féministes et des hommes pro-féministes qui sont critiques techno, anti-libéraux, etc, sont « gêné⋅e⋅s » (voire plus) par le ton ou la teneur de certains passages, alors il ne suffit pas de répéter « mais non ça ne s’attaque qu’à tels gens précis » : c’est pourtant bien qu’il y a un truc qui cloche.

      Quand je parlais de « se mettre à dos », je parlais tout autant du texte de départ, que du fait de ne pas prendre en compte ensuite les critiques féministes en disant qu’elles sont, en gros, nulles et non avenues, quand bien même elles viendraient d’une frange critique techno avec laquelle on peut s’attendre à discuter et à trouver un terrain d’entente (les compromis évoqués plus haut).

      La méthode Coué (« non le livre ne s’attaque que à telles féministes ») n’a pas l’air de très bien fonctionner, puisque justement plusieurs féministes non-cyper non-post non-lili prennent malgré tout la mouche ! Il y a forcément une ou plusieurs raisons valables, non mesquines. Il me parait plus intéressant d’entendre ce propos et de tenter de comprendre pourquoi.


  • Les femmes connaissent la chanson... et le théâtre
    http://www.loldf.org/spip.php?article412

    Mercredi 8 janvier 2014, on vous proposait d’entendre des extraits d’une rencontre-débat intitulée : Les femmes connaissent la chanson... et le théâtre, avec Naïma Yahi (historienne, directrice de Pangée Network) et Zouina Maddour (chargée de mission « lutte contre les discriminations » à la ville de Blanc-Mesnil et coordinatrice du projet « Quelques-unes d’entre nous »). Cette rencontre avait lieu le 27 avril 2013, au Centre Fleury Goutte d’Or - Barbara (Paris 18), dans le cadre du Plan d’occupation du sol (P. O. S.) organisé par le Tactikollectif, en partenariat avec Pangée Network. Durée : 1h16. Source : Fréquence Paris (...)


  • Comment la République française appréhende la discrimination raciste
    http://www.loldf.org/spip.php?article413

    Mercredi 15 janvier 2014, on a reçu la sociologue Mireille Eberhard, chargée de mission à l’ARDIS (l’Alliance de Recherche sur les DIScriminations). Elle est l’auteure d’une thèse intitulée « L’idée républicaine de la discrimination raciste en France » (2006), et spécialiste des questions de discriminations et de racisme. Durée : 1h10. Source : Fréquence Paris Plurielle


    • Smith saisit ce que tant de prétendus antiracistes et de personnes de gauche ne parviennent pas à comprendre, à savoir que le racisme n’est pas un problème de vertu morale. Il reconnaît que l’ordre économique au sens large facilite et profite de l’assujettissement racial, et il cherche donc des manières d’intervenir et d’interrompre ce processus. Il ne s’agit pas seulement d’une analyse plus pertinente que ce qui est souvent offert à gauche, mais agir à partir de cette analyse est la seule manière d’éradiquer la hiérarchie raciale établie.

      Généralement, quand des événements comme la rébellion de Ferguson ont lieu, les bien-pensants s’empressent de condamner les participants. Au minimum, ils rejettent les émeutes au nom de leur caractère improductif et opportuniste – quelques pommes pourries gâchant la récolte. C’est précisément cette attitude que critiquait DeAndre Smith dans sa première interview. La plupart des détracteurs, dont certains sont noirs eux-mêmes, cherchent à mettre de l’ordre dans ces communautés avec une « politique de la respectabilité » – un appel aux personnes dominées pour se présenter elles-mêmes d’une manière qui apparaisse acceptable à la classe dominante dans un effort pour obtenir quelques gains politiques.

      #racisme #révolte #Ferguson


  • Le « #travail ménager », son « #partage inégal » et comment le combattre - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Le-travail-menager-son-partage

    Le travail “ ménager ” ou “ #domestique ” a été beaucoup étudié depuis trente ans. Il n’y a pas eu en revanche d’avancée dans la découverte de solutions au “ problème ” qui a ainsi été posé, tant dans un cadre militant que dans un cadre universitaire, si l’on excepte la campagne “ #Salaire pour (ou parfois “ contre ”) le travail ménager ” animée par Selma James dans les années 70. Cette suggestion – le versement d’un salaire par l’Etat – n’a pas eu de retentissement favorable en France, bien au contraire. Si cette solution a été rejetée par les #féministes, la classe politique en revanche la ressort périodiquement ; les mesures sociales “ en faveur des #femmes ” constituent dans plusieurs pays européens l’équivalent ou au moins l’embryon d’un tel salaire ou dédommagement. Mais le mouvement féministe en général ne les a pas appréhendées ni étudiées en tant que telles, et s’est contenté de s’élever contre les mesures nouvelles telles l’APE (Allocation parentale d’éducation) qui enlèvent du marché du travail des femmes qui y sont déjà ; les mesures plus anciennes qui ont le même résultat ne sont pas examinées ; pas plus que les raisons pour lesquelles un nombre de femmes de plus en plus réduit, mais qui reste important, n’arrive jamais sur le marché du travail.

    #RdV

    Dès que deux personnes de sexe différent se mettent en couple, la quantité de travail ménager fait par l’homme diminue tandis que la quantité de travail ménager fait par la femme augmente. Quand un homme se met à vivre en couple hétérosexuel, la quantité de travail ménager qu’il faisait est divisée en moyenne par deux. Quand une femme se met en couple, elle fait en moyenne une heure de travail ménager de plus que lorsqu’elle était célibataire. La femme perd à peu près exactement ce que l’homme gagne, dès la mise en ménage et avant l’arrivée d’enfant

    s.


  • “La prison c’est un peu comme le copyright” dit Peter Sunde, fondateur de The Pirate Bay
    http://senficon.eu/2014/08/la-prison-cest-un-peu-comme-le-copyright-peter-sunde-piratebay

    Le prisonnier que je suis venue rencontrer est Peter Sunde. Son crime ? “Complicité de violation de copyright”. Il a aidé à construire et faire tourner The Pirate Bay, qui facilite le partage de fichiers. Durant 11 ans, l’industrie du divertissement a fait de son mieux pour faire fermer ce site extrêmement populaire – sans succès.
    [...]
    Il n’a pas été facile de rencontrer Peter. Au début, sa demande d’autorisation pour ma visite a été rejetée, comme l’ont été les demandes pour le compte d’autres amis qui souhaitaient lui porter assistance. C’est seulement lorsqu’il a lu les règlements et porté plainte – en mettant en avant mon statut d’élue membre du Parlement Européen – que ma visite a été autorisée.

    #Copyright #Numérique #Peter_Sunde #Politique #Prison #The_Pirate_Bay


  • Résumé de : Les #femmes de droite d’Andrea Dworkin - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2014/08/17/femmes-droite-dworkin

    Dworkin montre que la majeure partie des travaux faits par les femmes sont sous-payés, stéréotypés et stagnants. Pour elle, les femmes de droite ont fait un deal. Comme au foyer leur valeur est davantage reconnue qu’au #travail, entre autres parce qu’elles sont mères, alors elles défendent le rôle de femme au foyer.
    Le travail ne rend pas les femmes autonomes puisqu’elles sont en général mal et peu payées. Les #féministes ont fait le pari qu’un #salaire rendrait les femmes indépendantes sauf que cela n’arrivera pas tant qu’on sera dans une société patriarcale. Il y a un intérêt à maintenir les salaires des femmes bas ainsi elles vendront du #sexe (dans le mariage ou la prostitution) pour survivre.
    Pour Dworkin, le salaire égal pour un travail égal n’est donc pas une réforme mais une #révolution.
    De plus le marché du travail est devenu un autre lieu de coercition sexuelle pour les femmes.
    Les femmes de droite ont donc fait le choix de rester au foyer en espérant que cela sera plus vivable que dehors.

    cc @mona
    #RdB

    On verse peu de prestations sociales aux femmes ainsi elles restent obligées d’accepter des emplois peu qualifiés. C’est encore plus vrai pour les femmes noires ; il faut que leurs prestations sociales soient très basses pour qu’elles continuent à faire les boulots les plus difficiles.
    Les aides sociales maintiennent les femmes en état de #dépendance. Elles n’auront de toutes façons que des emplois mal payés et où elles seront exploitées. Elles punissent les femmes d’avoir eu des enfants hors mariage, crée une main d’œuvre disponible à bas prix et permet le contrôle reproductif des femmes qui n’ont pas à se reproduire comme les noires et les hispaniques. Selon Dworkin, les femmes n’existent que si elles sont une valeur reproductive.

    #gpa

    Dworkin craint que le modèle du bordel (là où des femmes sont disponibles sexuellement pour les hommes) s’étende à la reproduction, qu’elle appelle « modèle de la ferme » . Elle pense que les technologies reproductive vont permettre de créer des fermes où la #reproduction sera une #marchandise.


  • Une vision urbanocentrique David Harvey, le droit à la ville et la révolution urbaine
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=3908

    Pour le géographe marxiste anglais David Harvey, il ne fait pas de doute que, si révolution il doit y avoir dans l’avenir, celle-ci ne pourra être qu’urbaine. C’était déjà la conclusion d’un article consacré au « droit à la ville » et publié en 2008 dans la New Left Review, qui eut …

    #La_chronique_de_Jean-Pierre_Garnier #david_harvey ;_révolution ;_droit_à_la_ville ;_capitalisme


  • Questions sur l’armement des Kurdes d’Irak
    http://blog.mondediplo.net/2014-08-18-Questions-sur-l-armement-des-Kurdes-d-Irak

    La récente décision de la France, suivie par d’autres pays européens, d’armer les Kurdes d’Irak, a soulevé des commentaires plutôt positifs. Enfin, Paris se décidait à faire quelque chose au Proche-Orient, après une très coupable passivité, pour ne pas dire complaisance, face à l’agression israélienne contre Gaza. Pourtant, à l’examen, cet envoi d’armes suscite plusieurs questions. (...) Source : Les blogs du Diplo


  • BHL-moi-je met en scène BHL-moi-je à la télévision ukrainienne
    http://www.acrimed.org/article4427.html

    BHL est donc prêt à raconter à peu près n’importe quoi, emporté par sa volonté de se mettre en scène et en avant, dans une posture de héros des temps modernes. Même le journaliste ukrainien semble, par moments, gêné. Manifestement les éditocrates et les journalistes français qui accueillent régulièrement BHL le sont beaucoup moins. (...) Source : Acrimed


  • Brevets logiciels : la position de Donald Knuth en 1995
    http://www.framablog.org/index.php/post/2014/08/11/donald-knuth-brevets-logiciels-1995

    En 1995, l’un des plus brillants informaticiens au monde, le professeur Donald Knuth, écrivait une lettre au bureau américain des brevets (USPTO) que nous vous proposons traduite ci-dessous.

    #Brevet_logiciel #Code_informatique #Donald_Knuth #Informatique #États-Unis