• Tunisie- Quand le pays sombre dans le blackout | Businessnews.com.tn
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    Tunisie- Quand le pays sombre dans le blackout
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    01/09/2014 20:41
    Une coupure d’électricité d’envergure nationale a plongé dans le noir total, la Tunisie, dans l’après-midi du dimanche 31 août 2014 aux alentours de 17h. Rarement le pays a connu des pannes d’une telle ampleur. Le blackout généralisé a duré plus de deux heures, générant un vent de panique chez des citoyens qui ont automatiquement pensé à une attaque terroriste. Dans la confusion, les rumeurs se sont propagées. Ceci a alimenté des inquiétudes d’autant plus légitimes que la Tunisie se trouve confrontée à des menaces terroristes. On rappellera, en effet, la dernière déclaration du ministre de l’Intérieur, annonçant des attaques imminentes durant le mois en cours.

    http://www.businessnews.com.tn/images/album/BN17120electriciteune.jpg
    #Tunisie #électricité #énergie #panne #coupure


  • “حماس″ : انتصرنا على إسرائيل وحققنا معظم مطالبنا من المعركة التي استمرت 51 يوما
    http://www.raialyoum.com/?p=142918

    Peu de chances que vous l’ayez sous cette forme si vous ne lisez pas l’arabe : "Hamas, nous avons vaincu Israël et obtenu la plupart de nos exigences après un combat qui a duré 51 jours."

    Mais la vraie confirmation de la "victoire" de la résistance à Gaza, à mon sens, c’est cette information dans un autre article (http://www.raialyoum.com/?p=142930) :

    اعلن الرئيس الفلسطيني محمود عباس الثلاثاء بعيد الاعلان عن التوصل الى اتفاق لوقف اطلاق النار مع اسرائيل في غزة ان الفلسطينيين لن يقبلوا بعد اليوم “الدخول في مفاوضات غائمة” مع اسرائيل، مضيفا انه سيضع “رؤيا” لحل القضية الفلسطينية لمناقشتها.

    "Le président Mahmoud Abbas a annoncé mardi après l’accord de cessez-le-feu avec Israël à Gaza que les Palestiniens n’accepteraient plus désormais "d’entrer dans de’vagues négociations’ avec les israéliens. Il a ajouté qu’il suggèrerait des ’vues’ à discuter pour résoudre le problème palestinien."
    (...) وهذه الرؤيا يجب ان تكون محددة جدا ومعلومة جدا من الالف الى الياء، اما الدخول في مفاوضات غائمة لا يمكن ان نستمر فيه”

    "Ces vues devront être bien claires, de A à Z car pas question de continuer de vagues négociations."

    Une petite surenchère de la part du chef des négociateurs : “نريد دولة فلسطينية مستقلة على حدود عام 1967 وعاصمتها القدس الشرقية وان نبدا بتحديد الحدود وفق جدول زمني محدود لانهاء الاحتلال”
    "Nous voulons un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 67, avec Jérusalem-est comme capitale, et que l’on commence à définir les frontières selon un calendrier précisp our finir l’occupation."

    Totalement discrédité par la victoire de la Résistance, l’AP fait semblant d’exister encore et découvre juste maintenant que les négociations menées depuis des lustres sont totalement vides de sens pour les Palestiniens (pas pour les Israéliens qui se servent du temps pour faire avancer leurs projets). De fait, au regard de ce que (semble bien) avoir obtenu la résistance, le bilan de l’Autorité ne va pas peser lourd auprès de la population...

    • Oui, merci, ça fait rudement bien l’affaire .

      Du côté israélien :

      http://fr.timesofisrael.com/un-general-americain-en-israel-pour-des-discussions

      John Allen, un marine quatre-étoiles et un ancien commandant des forces américaines en Afghanistan, sont arrivés à l’improviste lundi soir, selon Israel Radio.

      Il était impliqué dans le projet proposé par les Américains sur les mesures de sécurité relatives à la vallée du Jourdain et qui aurait été rejeté par Israël et l’Autorité palestinienne.

      Sa visite survient au moment où les négociateurs égyptiens et palestiniens affirment que les parties travaillent pour obtenir un cessez-le-feu et mettre fin à près de deux mois de combats entre Israël et le Hamas.

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      Signes d’Impatience en Israël : le Cessez-le-Feu est Souhaité par des Millions d’Israéliens.
      http://www.israelvalley.com/news/2014/08/26/44263/signes-d-impatience-en-israel-le-cessez-le-feu-est-souhaite-par-des-mi

      ATMOSPHERE. Les israéliens n’en peuvent plus. Et ils le disent de manière ouverte dans les blogs et articles. Un flot de critiques s’abattent sur Netanyahou. Le Chef d’Etat Major est au centre de polémiques sur sa manière de conduire les opérations. La guerre Hamas-Israël semble interminable.

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      Israël : la moitié des ministres opposés à la trêve
      http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/politique/41562-140826-israel-la-moitie-des-ministres-opposes-a-la-treve

      Netanyahou a validé le plan sans le soumettre au vote du cabinet
      L’accord de cessez-le-feu avec le Hamas et accepté par Israël a suscité la colère mardi de certains membres du gouvernement israélien, estimant que les clauses de la trêve permettront au Hamas de se réarmer rapidement et de renouveler ses attaques contre l’Etat hébreu.

      Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou n’a pas demandé l’avis de son cabinet avant d’approuver le cessez-le-feu proposé par l’Egypte, craignant le rejet du texte par la majorité de ses ministres. Netanyahou a rappelé qu’il avait déjà décidé de l’extension de trêves au cours de l’opération Bordure protectrice sans demander l’avis de son cabinet et en se contentant de l’approbation du ministre de la Défense Moshé Ya’alon. Le Premier ministre a donc estimé qu’il ne devait pas limiter sa décision en fonction de la volonté de son cabinet concernant l’accord pour un cessez-le-feu permanent avec le Hamas.

      Netanyahou a notamment rejeté la demande du ministre du Commerce Naftali Benett (Foyer juif), qui avait exigé la tenue d’un vote au sein du cabinet avant d’accepter l’accord de cessez-le-feu.


  • Le gouvernorat de Homs, un autre fief de l’Etat islamique
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/260814/le-gouvernorat-de-homs-un-autre-fief-de-l-etat-islamique
    par Romain Caillet

    Considéré aujourd’hui par de nombreux experts comme la principale menace terroriste, l’Etat islamique (EI), anciennement connu sous le nom d’Etat islamique en Irak et au Levant, a su établir sa domination sur de larges secteurs des territoires irakien et syrien. En Syrie, cette domination de l’EI s’exerce sur les régions de la vallée de l’Euphrate (Raqqa, Deir ez-Zor et Hassaka) et sur la campagne orientale d’Alep. Hormis ces zones, la province de Homs constitue un cas d’étude particulièrement intéressant, dans la mesure où l’EI s’y trouve en expansion, sans toutefois être parvenu à établir son autorité sur l’ensemble des forces de la rébellion.

    #ISIS #EIIL #Homs #Caillet


  • S’en sortir par le bas, c’est top ! - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    http://www.nonfiction.fr/article-7209-sen_sortir_par_le_bas_cest_top_.htm
    par Fanny Verrax

    Pour intéressantes qu’elles soient, ces propositions rejoignent en partie celles d’un Pierre Rabhi ou d’un Serge Latouche, que l’auteur cite d’ailleurs, avec un accent il est vrai plus prononcé sur les questions industrielles en général et les ressources minières en particulier. Mais Phippe Bihouix va plus loin, et aborde de façon tout à fait sérieuse des questions qui le paraissent beaucoup moins. Ainsi sur la question des loisirs nous propose-t-il un tableau comportant le nombre de m² nécessaires par joueur pour différents sports, afin de déterminer quels sports sont les plus gourmands en surface, et par conséquent à éviter. Lecteurs qui frétillez déjà sur vos sièges en vous demandant si vous devriez annuler votre match de dimanche, rassurez-vous : si vous pratiquez le ping-pong , le basket ou le volley, votre « rendement surfacique » est tout à fait honnête. En revanche, amateurs de golf, de foot ou de tennis, il serait bon de vous restreindre – ou au moins de jouer en double (dans le cas du tennis) ! Pour les autres, je vous invite à consulter la figure « Kant appliqué aux sports de balle » .

    Toutes ces mesures, des plus systémiques aux plus anodines, ont comme objectif principal de réduire la consommation globale d’énergie et de ressources. D’après l’auteur, pour être soutenable, notre production d’énergie devrait ainsi atteindre 20 à 25% de notre consommation actuelle, d’où les nombreux changements à effectuer. La question de la faisabilité d’une telle transition occupe donc tout naturellement le dernier quart de l’ouvrage, qui répond globalement (mais on s’en doutait un peu) que oui c’est possible, si chacun y met du sien, d’autant qu’au fond nous serions plus heureux. Et c’est là que mon adhésion à l’ouvrage se fissure un tantinet. Pourquoi ce besoin, chez les décroissants et sympathisants, de nous vendre une mesure nécessaire comme profondément désirable ? N’est-ce pas là imposer une normativité aux relents passéistes qui risque d’éloigner inutilement les plus accrocs à la modernité ? Quelques exemples parmi d’autres : « Apprendre à cliquer sur une souris, est-ce nécessaire en maternelle ? Je n’ai pas appris à cet âge, et pourtant je me débrouille plutôt bien. » . Il me semble qu’on est là sur un autre débat (en l’occurrence deux autres débats puisque s’y rajoute la question de l’éducation) celui de la désirabilité de la décroissance en dehors de toute considération environnementale. Si je peux être sensible à l’humour dont vous faites preuve, M. Philippe Bihouix, permettez-moi de vous dire que le monde que vous décrivez ci-après ne me fait pas du tout rêver : « Je me prends à rêver d’un monde dans lequel, en arrivant chez des amis, au lieu d’apporter un bouquet virtuellement parfumé au kérosène, on proposera à la maîtresse de maison d’aller uriner dans le jardin potager pour rendre quelques nutriments à la terre et augmenter sa production légumière à venir. » Parce qu’en vrai Philippe, je suis désolée de vous décevoir, mais j’ai une confession à faire. J’aime l’odeur des fleurs coupées, et abomination, le goût des nuggets de poulet de chez Macdo ou les voyages vers des terres lointaines. Si mes choix de vie ne reflètent pas toujours mes goûts, si récemment encore j’ai acheté des billets de train pour un voyage professionnel de 15h plutôt qu’1h en avion, ce n’est pas que je ne trouve pas ces avatars de la modernité pratiques et réellement séduisants, mais c’est que j’ai conscience, comme vous, des impasses auxquelles ils nous mènent. Ou comme vous le dites de façon si poétique « Non, nous ne pouvons plus nous permettre de continuer à consommer comme des porcs, à produire et jeter comme des goujats, grâce à l’économie circulaire et aux énergies renouvelables, avec quelques aménagements, ici et là. » . Là on est d’accord Philippe. Mais arrêtez de nous prendre pour un enfant à qui on confisquerait son cornet Miko en lui disant « non mais voilà des choux de Bruxelles, c’est bien meilleur et tu vas te régaler, tu verras ! »

    #décroissance #écologie #énergie

    • S’en sortir « par le bas », ça signifie qu’il y a une hiérarchie entre les modes de vie, plus ton impact écologique est élevé plus tu es heureux/se. Tu as un cancer, Alzheimer et une dépression à la place de la chiasse et de maladies infectieuses. Tu soignes ta solitude sur Facebook et tu bosses 45h/semaine pour payer les traites, mais au moins tu n’as pas de la terre sous les ongles. Plaisirs douteux... Après, je comprends qu’on n’ait au fond pas envie de changer de vie, mais expliquer que la sienne est supérieure !

      La société industrielle, basée sur l’exploitation de ressources naturelles bon marché, merci le colonialisme et le néo-colonialisme, va de toute manière offrir des gratifications à de moins en moins de gens (ou de moins en moins à tout le monde, en version démocratique). La question n’est pas d’aimer prendre l’avion et d’apprécier son addiction à ses produits, mais jusqu’à quand on va avoir le choix. Réduire le propos sur le nécessité de créer une société avec des structures résilientes, c’est à dire non-dépendantes des dites ressources en déplétion, à une question de goût pour le Nutella, c’est pas encore ridicule.

      #on_va_tous_mourir


  • Etonnant article du Nouvel Obs qui prend acte du retournement de conjoncture régionale (guerre déclarée contre Da3ech) et nationale en faveur d’Assad.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140825.REU7805/bachar-al-assad-conforte-par-la-montee-de-l-etat-islamique.html

    « Il est clair qu’Assad est dans une dynamique de victoire et qu’il va finir par l’emporter », souligne Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie et directeur du Groupe de Recherches et d’Etudes sur la Méditerranée et le Moyen-Orient à la Maison de l’Orient. « La question est de savoir à quelle vitesse il va rétablir son contrôle sur le territoire, si c’est sur l’ensemble du territoire ou s’il va laisser des zones autonomes ».

    On y critique, par le biais de la voix de divers spécialistes, les analyses qui le voyaient un peu vite à bas :

    « Bachar al Assad n’est plus considéré aujourd’hui de la même manière qu’en août 2013 », lorsque Paris et Washington étaient prêts à mener des frappes contre les positions du régime, selon Didier Billion, spécialiste Moyen-Orient et directeur-adjoint de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).
    « On est revenu à un début de jeu diplomatique, il y a eu un changement substantiel puisque jusqu’alors personne ne voulait parler avec Bachar sauf ses soutiens », dit le chercheur.
    « Tous les va-t-en-guerre qui voulaient intervenir ou qui avaient des velléités d’intervention contre Assad se sont retrouvés gros-jean comme devant, la France en premier », après la volte-face américaine et l’accord russo-américain sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien.

    Et on y éreinte même l’aveuglement de la ligne du quai d’Orsay :

    “La France est bien embarrassée”, estime Fabrice Balanche. “Laurent Fabius est critiqué pour avoir manqué de prudence, avoir fait croire que le régime allait tomber et qu’il n’y avait que très peu d’islamistes dans les rangs des rebelles syriens.”
    « Aujourd’hui, il n’y a plus guère que la France et l’Arabie saoudite qui sont contre le régime syrien, les Etats-Unis ont dit que c’était une illusion de croire que l’opposition pourrait remplacer Bachar, on a compris depuis un an que le régime allait rester en place », estime-t-il.
    La marge de manoeuvre de la France, qui continue d’affirmer que Bachar al Assad n’a pas d’avenir, s’annonce donc limitée.
    “Quand on continue à exiger le départ de Bachar al Assad, ça nous rend un peu impuissant. On s’est engagés trop vite, trop loin et dans une fausse direction”, déclaré Didier Billion. “On va peut-être changer de position, ça va être compliqué à expliquer et ça ne va peut-être pas être très crédible.”

    Et pour ce qui est des erreurs des journalistes ? Cela fera l’objet d’un article ultérieur, probablement...

    • Erreurs des journalistes et des spécialistes, autoproclamés ou estampillés made in France. Balanche (un proche collègue, je précise, on est dans le même labo) a eu le cran de s’en tenir à sa ligne et à ses analyses, en se faisant traiter (avec quelques autres) d’assassin de la liberté, de facho et autres gentillesses exquises... A mon sens, la véritable question qui devrait interroger ce n’est pas tant cela que le fait que journalistes et surtout « chercheurs » se sont comportés ouvertement en militants sur cette affaire, pas en observateurs, ou analystes, ayant naturellement des convictions, mais sans que cela n’obère leur faculté de penser. (Même chose pour les diplomates d’ailleurs. Au fait, on va garder le brillant Fabius ?)

    • @gonzo
      D’accord avec vous sur le caractère militant et sur le satisfecit donné à votre collègue Balanche - dont je lis régulièrement les interventions depuis le début de cette guerre. On pourrait parler aussi, chez les universitaires, de Pichon ou du libanais G. Corm.
      Du coup, ça m’intéresserait d’avoir votre avis sur la question que vous posez. A quoi attribuez-vous cela ?

    • Joker ;-) Sérieusement, je me pose la question depuis pas mal de temps sans trouver de réponse convaincante... Pour les diplomates, si, plus facilement : atlantisme hollandien, plus pro-sionisme viscéral socialiste, plus lobbyisme libano qq chose, plus affairisme pétromonarchien, plus vieux comptes à régler avec le très réaliste et cruel régime syrien... Ok, ça peut se comprendre... En revanche, pour les gens des médias et les collègues (dont quelques-uns que j’aime bien) qui se sont enragés pour une révolution sur laquelle, honnêtement, un peu de sens politique permettait d’avoir a minima des doutes dès avril, disons mai 2011, je n’ai toujours pas de réponse qui me satisfasse. Romantisme révolutionnaire ? Oui mais pourquoi cette révolution-là, avec ses Ghalioun, Kodmani et consorts ? Pourquoi s’enticher de barbus tout de même pas follement séduisants en oubliant si longtemps les minoritaires, à commencer par les chrétiens d’Orient, si souvent chéris des orientalistes ? Dérive d’une profession de plus en plus dirigée par les intérêts médiatiques et politiques (financements des recherches, postes) ? Cela constitue des arguments, mais pas suffisants me semble-t-il... Je veux bien d’autres suggestions !

    • Conjoindre dans le même satisfecit Corm, Balanche et Pichon illustre à mon avis les ambiguités d’établir de tels « palmarès » des bons observateurs en live, si je puis-dire... mais l’expression colle bien à la situation.
      Quoi de commun entre l’analyste politique et économique, mais tout autant homme politique à l’engagement arabiste assumé qu’est G. Corm, pourfendeur des chimères orientalistes et culturalistes que représentent les lectures confessionnelles des conflits actuels au Proche-Orient, et Balanche (mon proche collègue également) et Pichon : deux universitaires dont les travaux se fondent précisément, à la base, sur l’entrée confessionnelle ? Certes, tous les trois ont en commun un réalisme géopolitique qui a fait défaut à nombre d’autres analystes. Mais c’est tout à mon avis, et du coup, les raisons pour lesquelles leur arguments tombent juste à l’heure actuelle sont loin d’être convergentes et cohérentes. Une étude minutieuse de leurs prises de position successives et évolutives révélerait sans doute certaines contradictions, difficiles à éviter sans doute dans le flots de sollicitations et vu l’incertitude entourant les informations (in)disponibles.
      Douter contre l’opinion dominante est sain (et courageux en effet), mais douter systématiquement de ses propres cadres d’analyse, y compris dans les médias (que cela n’intéresse sans doute guère), permettrait aussi de calmer la course des surenchères médiatiques et politiques. Courir au même rythme que les sollicitations médiatiques se fait au détriment de cette prudence...
      J’en avais fait la remarque ici : http://rumor.hypotheses.org/?p=2601

    • @gonzo : merci de votre réponse. Je n’ai pas grand chose à ajouter à votre liste si ce n’est le lien de certains de vos collègues avec un étrange cénacle euro-atlantiste où se côtoient sionistes comme Moïsi et Kouchner, une Bassma Kodmani, un François Burgat et quelques politiciens libéraux ou socio-libéraux d’envergure : http://www.ecfr.eu/paris/post/edouard_tetreau_nouveau_directeur_de_lecfr_paris
      Etrange attelage ! Mais ça reste néanmoins insuffisant...

      @rumor : là on risque d’atteindre mes limites d’homme sans qualités. Mais je m’y risque quand même. D’abord la question bourdieusienne de savoir quel risque il y a pour des universitaires à accepter les sollicitations médiatiques sans recul et donc à voir l’immixtion d’une logique médiatique délétère dans le champ universitaire qui devrait être plus attentif à maintenir son autonomie, m’intéresse assez peu. Je ne suis pas un insider et, comme simple lecteur, la mise à l’épreuve des « cadres d’analyse » par les évènements à chaud me semble un bon critère (parmi d’autres) pour savoir quel auteur lire. J’aime les gens qui ont du nez et de cette intuition qui permet de pallier au manque de recul voire au défaut de cohérence de toute pensée, aussi sophistiquée soit elle.
      Je comprends ce que vous dîtes sur la différence entre un Corm d’un côté et un Balanche de l’autre quant à l’évaluation du poids du critère confessionnel dans cette crise et dans l’analyse du Moyen-Orient en général. Personnellement ma religion – pardonnez la boutade - sur la question de savoir si le pouvoir syrien peut-être dit alaouite, ce que cela peut bien signifier, et en quelle mesure cela serait à la racine de la crise syrienne, n’est pas faite. Mais je crois que ce n’est pas essentiel. Ce qui rapproche Corm, Balanche et Pichon, ce n’est pas ce qu’ils pensent du régime ou de la société syrienne, c’est plutôt ce qu’ils s’autorisent à penser de l’opposition et de ses soutiens – et que les autres se sont visiblement interdits.
      Ainsi je remarque que tous ceux qui ont orienté leurs analyses vers un soutien sans distance à l’instar de Boissière dans votre article - allant jusqu’à attribuer les slogans sectaires entendus très tôt dans certaines manifestations – à côté du « al-cha3b al-souri wahid wahid wahid » - à des agents infiltrés du régime (1er acte de ces théories du complot anti-Bachar dont @Nidal fait la recension) et à l’effet réactif regrettable, mais mineur, de l’opposition à la nature alaouite du régime et à sa propagande à teneur confessionnelle pour fidéliser les minorités. Ainsi des gens aussi différents dans leur évaluation de l’islamisme que Kepel, qui a préfacé et fait rééditer Seurat durant la crise syrienne, et les Burgat boys se rejoignent étonnamment sur ce point là – et d’ailleurs aussi dans leur référence à Seurat. La suite de cela sera le déni autour de l’effet prévisible du financement par hommes et gouvernement du Golfe de l’insurrection armée – vieille histoire que Labévière, dès 1999, évoquait dans d’autres contrées parlant par la suite d’un « benLaden Gate » encore pendant, dont la version 2.0 serait, il faut l’espérer un « Da3ch Gate » – sans trop y croire, le benLaden Gate, 15 ans plus tard, n’ayant pas encore vraiment eu lieu.
      Cela nous mène à l’autre point commun qui permet de conjoindre ces gens là – et donc négativement la minorité variée à qui j’adressais mon satisfecit – c’est la minoration du facteur géopolitique, chose que l’on ne peut reprocher ni à Corm, ni à Pichon. Cette minoration est d’ailleurs passée par le déni de la violence armée - car sinon, qui armait ? - présente dès avril parmi une partie de l’opposition (2e acte des théories du complot anti-Bachar : ce sont les officiers qui tuent les soldats de l’ « armée de Bachar »), puis quand cela n’a plus été possible, à sa justification comme simple moyen d’autodéfense des manifestants pacifiques, alors qu’il était déjà clair que des forces régionales (et internationales ?) poussaient à une guerre par proxy.
      Je vois bien que de mon point de vue cela ne tourne pas tant autour de la solidité conceptuelle des analyses et du plus ou moins grand recul face à des faits incertains mais de quelque chose qui relève plus du travers psychologique ou de l’idéologie - j’aperçois comme un refus d’envisager certains faits allant toujours dans le même sens. Bon, ok, c’est vague !
      A titre d’illustration on peut lire l’interview de Burgat en 2011 dont le discours formellement complexe tombe tout de même allègrement dès le début dans les travers relevés ici (lire notamment les questions-réponses 3 et 6) :
      http://oumma.com/L-Impasse-syrienne

      PS : désolé d’avoir été si long, les capacités de synthèse ne sont pas mon fort.

    • @ Souriyam. Intéressant débat ;-) Au premier abord, je me suis dit : Ah oui, l’oubli du géopolitique bien entendu ! J’aurais dû l’ajouter à la liste ! Sauf que, précisément, cet oubli est plus un symptôme qu’une explication à mes yeux tant cette dimension est en général la première traitée. Là, tout à coup, plus grand chose ou presque ! Ce n’est tout de même pas faire preuve de beaucoup de nez que de s’étonner de voir réunis, contre le régime syrien, différentes forces politiques qui n’ont pas craint de le dire très fort !
      Par ailleurs, je veux bien croire aux (collusions d’)intérêts qui « expliquent » des prises de position en général consensuelles... Mais, dans le cas syrien, le nombre de ceux qui les ont prises, leur diversité disciplinaire et idéologique, continue à m’intriguer et à me laisser sans réponse...


  • Qui sont les candidats d’Ennahdha aux législatives
    http://www.leaders.com.tn/article/qui-sont-les-candidats-d-ennahdha-aux-legislatives

    Le mouvement Ennahdha sort l’artillerie lourde pour les prochaines législatives. Le choix de ses candidats, aboutissement d’un long processus interne et d’une ouverture plus large sur des indépendants. Présent dans les 33 circonscriptions électorales, 27 en Tunisie et 6 à l’étranger, il aligne outre des têtes de listes qu’il juge attractives, nombre de figures connues notamment parmi les hommes d’affaires. Outre Mohamed Frikha, PDG de Telnet et Syphax qui conduira la liste de Sfax 2, on trouve en effet Walid Loukil (Mazda, Citroen, AMS, etc.) en numéro 3 à l’Ariana et 7 autres chefs d’entreprises dans les différentes circonscriptions.
    Au titre des autres indépendants, on note la présence des anciens membres du gouvernement, Slim Besbbès (Sfax 2) Naoufel Jemmali (Sidi Bouzid) et Chahida Bouraoui (Monastir). Au total, 11 membres des gouvernements Jebali et Laarayedh partent au verdict des urnes. Il s’agit, en plus des trois cités ci-haut, d’Ali Laarayedh (Tunis 1), Noureddine Behiri (Ben Arous), Mohamed Ben Salem (Zaghouan), Samir Dilou (numéro 3 à Bizerte), Abdellatif El Mekki (Le Kef) Houcine Jaziri (numéro 2 à France 1), tarek Dhiab (numéro 4 à Tunis 1) et Karim Harouni (numéro 3 à Tunis 2).

    Ennahdha aligne 3 femmes têtes de liste, Mehrezia Laabidi à Nabeul 2, Imane Ben mohamed en Italie et Saïda Lounissi dans la circonscription de France 1. Ses listes comptent 46% de femmes, 18% de jeunes, 84% d’un niveau universitaires et 16% de bacheliers. Dans cette compétition, le mouvement présente 6 enseignants universitaires, 47 enseignants du secondaire, 11 instituteurs, 9 chefs d’entreprise, 11 juristes et 6 médecins. Si 33 députés de l’Assemblée nationale constituante ont été reconduits, dix anciens membres des gouvernements Jebali et Laaryaedh sont portés candidats.

    #Tunisie #élections


  • 300 sections locales : la machine électorale d’Ennahdha
    http://www.leaders.com.tn/article/300-sections-locales-la-machine-electorale-d-ennahdha
    Face à la divisionnite qui agite ses adversaires, Ennahda est bien placée pour rester le premier parti tunisien, et rester/revenir au pouvoir

    Aucun autre parti politique ne peut aujourd’hui revendiquer un réseau de structures de base aussi large et fourni. Le mouvement d’Ennahdha vient de révéler qu’elle dispose de plus de 300 sections locales à travers l’ensemble du pays ainsi que dans les principaux pays où réside une communauté tunisienne. Ce dense maillage estime un dirigeant du mouvement « nous assure une grande proximité avec les électeurs sur le terrain et constituera pour Ennahdha, ave l’appui médiatique, les réseaux sociaux et les manifestaions populaires, un levier utile lors des prochaines élections ».


  • Notre gouvernement veut la guerre
    http://blog.tcrouzet.com/2014/08/25/notre-gouvernement-veut-la-guerre

    Il faut s’intéresser à la création monétaire et se demander qui crée la monnaie. Quelle idée ? Quelle question étrange ? Pour la plupart des gens, la monnaie est quasi magique.
    Réponse : les banques privées chaque fois que nous empruntons. Par un prêt de 100 000 euros, nous injectons dans l’économie 100 000 euros créés ex nihilo avec la complicité du banquier.
    Nous devons rembourser les 100 000 euros, en plus de rembourser les intérêts qui eux n’ont pas été créés par le banquier. Il faut donc les prendre aux autres créateurs.
    Puisque les intérêts sont exigés par les banquiers en sus de la création monétaire, il manque mécaniquement de l’argent pour les remboursements.
    C’est d’autant plus vrai quand la croissance stagne, c’est-à-dire quand on ne crée plus assez de nouvelle monnaie (les deux phénomènes vont de pair).
    Pas de nouvelles monnaies, pas de croissance, pas de création d’emploie et c’est la crise qui s’installe.
    Il n’existe deux solutions. 1/ La croissance qui passe par la guerre ou une rupture technologique majeure. 2/ Tuer la dette en retirant le droit de création monétaire des banques privées (les banques centrales ne créent aujourd’hui que la monnaie interbancaire).
    Si on écarte la solution 1, on a deux sous-solutions. 2.1/ La création monétaire revient dans les mains de l’État (voie choisie par les partis extrémistes de gauche comme de droite, ils parlent de souveraineté nationale). 2.2/ Elle devient l’apanage des citoyens, c’est ce qu’on appelle le revenu de base (une souveraineté populaire).
    À ce stade, il faut bien voir qu’un revenu de base qui ne serait pas financé par la création monétaire ne pourrait l’être que par de nouveaux emprunts qui viendraient alimenter diverses taxes et impôts, ce qui est impossible en temps de crise, ou en demandant aux citoyens de puiser dans leurs réserves. Donc on leur donnerait d’une main ce qu’on leur reprendrait d’une autre.
    Les pistes fiscalistes et par répartition du revenu de base peuvent compléter un revenu de base par création monétaire, mais elles ne peuvent pas s’y substituer.

    #revenu_de_base
    #banque
    #monnaie


  • Tunisie - 69 listes électorales déposées pour les législatives pour un total de 5.188.426 d’inscrits pour les élections | Businessnews.com.tn
    http://www.businessnews.com.tn/details_article.php?a=48912&t=520&lang=fr&temp=3

    Le chargé de communication de l’ISIE, Lassâad Ben Ahmed, a indiqué dans une déclaration à Jawhara Fm, dimanche 24 août 2014, qu’au terme de cette journée, 69 listes ont été déposées dans l’ensemble des bureaux régionaux de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), dont 27 listes de partis politiques, 29 listes d’alliance et 13 listes indépendantes sur l’ensemble du territoire.

    Par ailleurs, M. Ben Ahmed précise que jusqu’au 23 août 2014, 933.148 nouveaux électeurs ont été enregistrés, ce qui porte le nombre total des électeurs inscrits à 5.188.426 de personnes.

    #élections #Tunisie


  • Libye : La guerre pour la démocratie l’échec de la transition
    Le temps des regrets
    http://www.leaders.com.tn/article/la-guerre-pour-la-democratie-a-entraine-la-regression-sociale-et-la-desa
    (je pense qu’ lauteur est tunisien, pas libyen)

    De façon générale, la politique économique menée depuis 1969 a permis une amélioration considérable des conditions matérielles des Libyens par rapport à la situation qui prévalait au lendemain de l’indépendance. En effet en 1951, la plus grande partie de la population était misérable et vivait dans des cabanes ou sous des tentes. On estime que 40% de la population souffrait du trachome et d’autres maladies endémiques. A cette époque, le PIB per capita était un des plus bas du monde, comparativement à la situation qui prévaut en Libye où il est de 9000 dollars US (2002), le plus haut au Maghreb et parmi les plus élevés dans le monde arabe. Cette politique a permis d’autres réalisations économiques comme le développement d’une industrie pétrochimique ou encore le projet de « fleuve artificiel ». Ce projet de forage et de drainage de l’eau des puits artésiens du sud vers les régions du Littoral où se trouvent les quelques terres agricoles, a coûté plusieurs milliards de dollars US et devrait résoudre partiellement le problème structurel de la rareté d’eau potable bien qu’il était controversé en raison des risques écologiques qu’il fait courir au sous-sol libyen, compte tenu du probable assèchement des nappes phréatiques.

    #Libye


  • Une mairie de Lyon en deuil pour Gaza
    http://www.leaders.com.tn/article/une-mairie-de-lyon-en-deuil-pour-gaza
    Repris par un organe de presse tunisien...

    Au grand dam des sionistes et des suppôts d’Israël, pour marquer sa solidarité avec les 2080 morts et les 10 000 blessés des barbares attaques israéliennes contre la population civile de Gaza, Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon, a fait un geste fort et courageux en décidant, avec son conseil, de mettre en berne, pour 48 heures le drapeau français au fronton de sa mairie et dans l’arrondissement. Cette décision, la première du genre en France, a été prise en accord avec la majorité Front de Gauche le mercredi 20 août 2014. Jusqu’à vendredi, la mairie de cet arrondissement lyonnais a voulu exprimer « un soutien aux victimes de l’offensive israélienne dans les territoires palestiniens » et « donner une autre image de la République française, celle d’un humanisme assumé. L’image d’une France pour qui la paix universelle est un idéal vers lequel, tous les jours, chacun doit s’efforcer de tendre. Et enfin, l’image d’une France qui n’assimile pas les crimes militaires d’une coalition gouvernementale comprenant l’extrême droite, à une religion » dit le communiqué officiel de la mairie.

    #Gaza #Israël


  • Hep, taxi !
    http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2014/08/25/hep-taxi_4475898_3234.html

    Les taxis sont désormais soit des capitalistes, dont la rémunération provient en grande part de leur licence, soit des prolétaires déqualifiés qui doivent travailler pour payer la rente du capital. Le monopole ne bénéficie qu’aux propriétaires des licences (surtout G7) qui n’investissent que dans les technologies fragilisant les salariés.

    Ce n’est qu’en faisant racheter les licences par un fonds professionnel, en rendant les technologies publiques et l’installation libre – sous des conditions de professionnalisme très sévères – que la profession se rénovera et survivra.


  • Cairobserver — Millions of meters of land
    http://cairobserver.com/post/95640115209/millions-of-meters-of-land

    According to Egypt’s current president, the country has received more than $20 billion in “aid” from Gulf countries, namely, Saudi Arabia (a trailblazer in promoting democracy and freedoms in the region), the United Arab Emirates, and Kuwait. $20 billion is a lot of money but where did it go? Furthermore, what qualifies that sum of money as “aid?” To put the number into perspective, this Gulf “aid” is about four times the annual revenue of the Suez Canal. That sum of money could have paid for completing the third metro line and building the entire fourth metro line in Cairo with some spare change to do a tram line somewhere. That sum of money is also about 12 times the annual US aid to Egypt. However, just like the US aid is not as philanthropic as it sounds (most of the money is actually military contracts and Egypt ends up spending more than the “aid” money annually for US military equipment and maintenance), Gulf “aid” isn’t the gift to the Egyptian people that it purports to be. Where has this money actually gone and what impact on the lives of Egyptians, particularly those living in cities, has this money made? This is not a Marshall Plan type of aid, resulting in specific development projects that actually impact the economy, provide sustained jobs and services. To put it bluntly, what are Gulf backers of the regime getting for their money? (besides the political clout they buy in Egypt, for example see the size of the new Saudi embassy in Cairo)

    One possible answer is land. Lots of land. Millions of square meters of Egyptian land.

    #Egypte #corruption #foncier #immobilier #Golfe #Emirats #Arabie_Saoudite


  • Le « califat » de l’Etat islamique aux portes de la Jordanie - L’Express
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/jordanie-le-califat-aux-portes-du-royaume_1568917.html?fb_action_ids=102026

    Dans le sud de la Jordanie, la ville de Maan échappe au contrôle des autorités. Pauvreté, insécurité et extrémisme religieux forment ici un terreau pour l’Etat islamique. Il y recrute des djihadistes et ambitionne d’ajouter la fragile monarchie hachémite à ses conquêtes.

    Je trouve ce reportage un peu curieux. Si les éléments du diagnostic économique ne me surprennent pas, et si la ville a toujours été rebelle à l’Etat, l’accrochage un peu confus à Daech et/ou Al Nosra me semble relever du sensationnalisme...
    #Jordanie #ISIS


  • « Trap Street » de Vivian Qu : Kafka géolocalisé à Shanghai - Le nouvel Observateur
    http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2014/08/13/trap-street-vivian-kafka-geolocalise-a-shanghai-254195
    Critique de Pierre Haski

    « Trap Street » est une expression anglaise qui peut se traduire par « rue piège », et qui décrit une rue fictive sur une carte ajoutée afin de repérer les piratages éventuels. Dans le film de Vivian Qu qui porte ce nom, en salles ce mercredi, c’est l’inverse : c’est une rue bien réelle de Shanghai qui ne figure sur aucun plan.

    P. Haski reprend cette phrase quasi texto de la fiche du film sur wikipedia version anglaise.
    (

    The film takes its name from a trap street, a false street deliberately entered on a map by publishing houses in order to ’trap’ anyone attempting to break copyright by selling copies of it while passing it off as their own work. The film’s title inverts the meaning, becoming a real street which is deliberately obscured or removed from a map - and anyone who attempts to identify it by placing it on public record is then ’trapped’. GPS technology would supposedly uncover the existence of any such street, but the film’s central message is that more powerful forces are able to shape both the technology and the public to “reflect the reality they wish to put across”.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Trap_Street_%28film%29)
    A part cela son papier est intéressant.
    J’ai bien aimé le film, pour ce qu’il donne à voir des paysages et de la jeunesse de la Chine urbaine aujourd’hui, pour le jeu sur la cartographie, l’illusion et la réalité. J’ai cru à un moment que, comme dans une nouvelle de SF de Philip Dick je crois, cette réalité échappant au contrôle cartographique à la Big Brother recèlerait une fable sur la résistance au système, mais c’est plutôt l’inverse qui est illustré, comme le souligne l’entretien de P. Haski avec la réalisatrice.
    https://www.youtube.com/watch?v=8vr2JXPx3Dk


    #cartographie #GPS #ville



  • Clarification d’EDL au sujet des compteurs intelligents - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/882121/clarification-dedl-au-sujet-des-compteurs-intelligents.html

    Curieux détour, dans la polémique sur la modernisation du réseau électrique et la lutte contre la fraude. Les compteurs intelligents, fonctionnant grâce à des logiciels fournis par des entreprises israéliennes, risquent de ne pas faire long feu. Il y aurait pourtant bien d’autres manières de critiquer et de débattre de cette technologisation/automatisation des moyens de contrôle des consommateurs...

    Des rumeurs circulent depuis quelque temps dans les médias, accusant EDL pour sa supposée implication dans la mise en place de compteurs intelligents dont la fabrication serait d’origine israélienne. L’office a publié hier un communiqué reconnaissant que deux des entreprises proposées pour exécuter le projet des compteurs intelligents collaboraient, en effet, au niveau de la programmation informatique, avec des sociétés israéliennes, mais a nié avoir pris une quelconque décision à ce sujet.

    #smartgrid #électricité #Liban #Israël #énergie


  • What Kind of Place is this? Daily Life, Privacy and the Inmate Metaphor in a Nepalese Workers’ Labour Camp (Qatar)
    Par Tristan Bruslé (2012)
    http://samaj.revues.org/3446
    Une étude de terrain sur les camps de travailleurs au Qatar

    The lives of nearly one million migrants in Qatar are in a ‘state of exception’ (Agamben). Distanced from mainstream society, they live in labour camps situated in desolate areas. In a space designed to render low qualified migrants invisible, Nepalese people are among those who try to make theirs a temporary place. Spatial strategies of appropriation, from the camp to the bed in the room, are nevertheless limited by the structures of domination that migrants live in. Through the study of the everyday routine and spatial practices, I show that the camp does indeed bear ambivalent values, associated with jail, with village-like feelings or with the achievements made possible by migration.


  • Abdulaziz Ben Fahd braqué à Paris : une affaire familiale ?
    http://www.mestrategicperspectives.com/2014/08/19/arabie-saoudite-abdulaziz-ben-fahd-braque-paris-une-affaire

    Abdulaziz Ben Fahd Ben Abdulaziz a été braqué à Paris. Ce n’est, certes, pas une première, ni dans Paris, ni contre des cibles saoudiennes et arabes du Golfe. Dans cette attaque, bien pensée et très bien exécutée, de l’argent liquide (€250.000) a disparu, mais, surtout, des documents “sensibles”. L’Ambassade d’Arabie Saoudite a nié toute implication dans l’organisation de la logistique du prince qui descendait dans l’hôtel de son cousin l’homme d’affaires al-Walid Ben Talal Ben Abdulaziz, président de Kingdom Holding et propriétaire du George V-Four Seasons (un hôtel qui est devenu un point de chute parisien des princes saoudiens et des hommes d’affaires arabes). L’entourage du prince est noyauté par des gardes du corps et des “conseillers” saoudiens et arabophones, dont des Libanais et des Egyptiens. Certains d’entre eux sont directement ou indirectement liés aux services de renseignements saoudiens, et au General Intelligence Directorate. Si l’hypothèse d’un vol crapuleux ne peut être exclue, celle d’un règlement de comptes entre clans saoudiens rivaux ne devrait pas l’être non plus.


  • Iraq and Syria’s Poetic Borders - The New Yorker
    http://www.newyorker.com/books/page-turner/iraq-syria-poetic-imagination

    There are few places, in fact, endowed with as much cosmological and political significance as Iraq or Syria in the medieval Arabic literary and intellectual tradition. Even as they came under the sway of different rulers and were pulled apart into benighted principalities or swallowed up by vast global empires, the territories retained their elemental status as core geographical components of the sublunary world.

    Sans doute déjà référencé, mais pour archives personnelles.

    #QifaNabki #Irak #syrie


  • A Review of Asher Kaufman. Contested Frontiers in the Syria-Lebanon-Israel Region: Cartography, Sovereignty, and Conflict. Baltimore: Johns Hopkins University Press, 2013. xv + 281 pp. $65.00 (cloth), ISBN 978-1-4214-1167-5.

    Reviewed by James R. Stocker (Trinity Washington University)
    http://www.h-net.org/reviews/showrev.php?id=41302

    Atop a hill in Lebanon’s Iqlim al-Tuffah, a few miles north of the town of Nabatiyah, lies the Tourist Landmark of the Resistance, a Hizbullah-organized open-air museum that commemorates the Islamic resistance to Israel’s occupation. Visitors are shown a variety of exhibits, including a large pit called “The Abyss” containing remnants of Israeli tanks and weapons, and an underground cave hollowed out by the fighters for use as a bunker and command and control center. When this reviewer visited in late May 2014, a tour guide was on hand to provide commentary and answer questions. When asked why Hizbullah still retained its arms after Israel withdrew from Lebanon in 2000, he insisted that Israel had not yet completely withdrawn; it remained in the Shebaa Farms and seven other Lebanese villages. Once they do withdraw, he continued, the “Resistance” would have no reason to keep its arms. A tour guide is hardly an organizational spokesperson, but these comments underscore the continuing relevance of border disputes in the Lebanese-Israeli-Syrian imbroglio—the arena that between 1973 and 2006 arguably saw the heaviest fighting in the Arab-Israeli conflict.

    To understand the background of such claims, readers are advised to consult Asher Kaufman’s new book about the history of what he refers to as the “tri-border region,” approximately 100 km2 of rugged terrain at the intersections of contemporary Syria, Lebanon, and Israel. This region, a comparative backwater until the middle of the twentieth century, is largely mountainous, containing the Levant’s second highest peak, Mt. Hermon, as well as sources of the Hasbani and Jordan Rivers, and the rich farmland of the Huleh Valley. Previous works such as Frederic C. Hof’s Galilee Divided (1985) have examined the Lebanese-Israeli border dispute, and this book does not detract from their value; still, no other author has done more to look at the tri-border region itself. Indeed, part of the book’s content has been published in three journal articles in the Middle East Journal and one in the International Journal of Middle East Studies.[1] This work brings these insights and more into one volume.

    #Liban #Israël #Syrie #Shebaa #frontière



  • Les deux Tunisie sous l’angle des inégalités de revenu
    http://www.leaders.com.tn/content/show?title_slug=les-deux-tunisie-sous-l-angle-des-inegalites-de-revenu
    par Habib Touhami

    Ce qu’il faut retenir de cette brève digression est clair et inquiétant à la fois : plus encore que le retard économique et d’infrastructure, l’ouest et le centre du pays, accusent un retard plus grand encore en matière culturelle et éducative, et par là même un retard dans l’évolution des structures mentales et des comportements sociaux. C’est ainsi que le terrorisme qui se nourrit de la misère matérielle a trouvé dans la misère culturelle caractérisant ces régions un terrain propice à son éclosion. Dès lors, la lutte armée contre le terrorisme doit s’accompagner par une politique socioéconomique et éducative spécifique en faveur de certaines régions.

    #Tunisie #développement_régional


  • Un silence embarrassé - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Un-silence-embarrasse

    L’été dernier j’ai publié deux textes, l’un après l’autre, sur le revenu garanti. Une critique anti-productiviste et anti-étatique, dans laquelle je m’inquiétais entre autres des effets de relégation que pourrait entraîner la possibilité de s’exclure de bon gré du marché du travail. La France tirant sa productivité élevée de l’exclusion des personnes les moins performantes, cette question ne me paraît pas secondaire. Elle me pose d’ailleurs souci à titre personnel, puisque je vais fêter cet automne mes dix ans de chômage. Dix ans de « malgré tout l’intérêt que présente votre candidature », dix ans de découragements, dix ans à ne plus voir le monde autour de moi qu’en considérant qu’il est peuplé de personnes qui exercent des métiers alors que moi-même je n’en ai pas (1). Et plus les années passent, plus le profil devient « atypique », moins il intéresse de potentiel-le-s recruteurs (y compris dans les partis politiques et les associations qui n’ont à la bouche que le mot « diversité »), plus l’image de soi se dégrade et le rapport aux autres parallèlement...

    L’engouement pour le revenu garanti, revenu à la mode après ce qui m’a semblé être une mini-traversée du désert, me fait chier me pose donc question.

    #grosse_fatigue #revenu_garanti


  • Translating “Frozen” Into Arabic - Elias Muhanna
    http://www.newyorker.com/books/page-turner/translating-frozen-into-arabic
    @gonzo : je ne sais pas si tu avais vu cela...

    The Arabic of “Frozen” is frozen in time, as “localized” to contemporary Middle Eastern youth culture as Latin quatrains in French rap.

    Why Disney decided to abandon dialectal Arabic for “Frozen” is perplexing, and the reaction has been mixed. Many YouTube viewers are annoyed, with some fans recording their own versions of the songs in dialect. An online petition has called for Disney to switch its dubbing back to Egyptian Arabic, plaintively wondering, “How can we watch ‘Monsters University’ in the Heavy Modern Arabic while we saw the first one in Egyptian accent that everybody loved…?”

    How indeed? Or perhaps the real question is: Why? Why is Disney willing to commission separate translations of its films for speakers of Castilian Spanish and Latin American Spanish, European Portuguese and Brazilian Portuguese, European French and Canadian French, but is moving in the opposite direction when it comes to Arabic? The answer cannot be that the dialect markets are too small. The population of all of Scandinavia is less than a third of Egypt’s, but is represented by five different translations of “Frozen.” There are nearly ten times as many Moroccans living in Casablanca alone as there are Icelanders in the whole world. The markets are there. What is missing is a constituency for cultural production in dialectal Arabic.

    Of course, it isn’t Disney’s job to cultivate such a constituency. Nor is its assumption that Modern Standard Arabic is a lingua franca suitable for all forms of literature and all Arab audiences a species of Orientalism. It reflects, rather, an ideology propagated by linguistic purists in the region, rooted in many centuries of literary and religious history. The Arab world, however, is no longer culturally unipolar, with most of its films and music originating in Egypt. The most popular soap operas of the region are Syrian, North African films are staples of the festival circuits, and some of the largest media conglomerates are based in the Gulf. This is to say nothing of the effect that the Web and social media are having on the penetration of Arabic dialects into written communication, which is incalculable.

    The age of the Arabic vernacular is here; someone just needs to tell the talking snowman.