• La Jordanie future destinataire du gaz de Gaza ?
    Cabinet approves several projects, agreements | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/cabinet-approves-several-projects-agreements

    The Cabinet on Wednesday approved several recommendations and projects at a meeting chaired by Prime Minister Abdullah Ensour.

    The Cabinet approved a recommendation by its Economic Development Committee to allow Jordan to benefit from the natural gas field discovered in Palestinian regional waters near Gaza and coordinate with the Palestinian Authority in this regard.

    To further this aim, the Council of Ministers tasked the Planning Ministry with contacting USAID to approve the assignment of Deloitte, or any other consultancy firm, to help the Energy Ministry in the negotiations for the gas agreement.


  • The Death Zone | geographical imaginations
    http://geographicalimaginations.com/2014/08/02/the-death-zone

    Gaza has been systematically turned not only into a prison, then, but also into a camp: and the lives of those within have been have been subjected to a ruthless bio-political programme that, at the limit, has become a calculated exercise in necro-politics. This confirms Paul Di Stefano‘s claim that that, for the Israeli military, Gaza has been transformed into ‘a state of exception where normal rights do not apply. Within this liminal space, Palestinian bodies are viewed as obstacles to be destroyed or controlled in the maintenance of the colonial order.’


  • #Solidere “in the red”: Real estate giant exceeds its allowed debt ceiling
    http://english.al-akhbar.com/content/solidere-red%E2%80%9D-real-estate-giant-exceeds-its-allowed-debt-

    http://english.al-akhbar.com/sites/default/files/imagecache/4cols/leading_images/haitham-moussawi%20%282%29.jpg

    A massive billboard reading “Stop Solidere” in reference to the construction giant owned by the family of slain former Lebanese premier Rafik Hariri hangs at the Saint Georges Hotel and Yacht Club in #Beirut on June 15, 2011. (Photo: AFP-Joseph Eid) A massive billboard reading “Stop Solidere” in reference to the construction giant owned by the family of slain former Lebanese premier Rafik Hariri hangs at the Saint Georges Hotel and Yacht Club in Beirut on June 15, 2011. (Photo: AFP-Joseph Eid)

    When Solidere’s board, which controls the majority of votes in the company’s general assembly, decided not to distribute dividends in 2013, it was aware that the company was drowning in short-term debt. To conceal this, Solidere (...)

    #Economy #Articles #Lebanon


  • La carte de la pauvreté dans le Sud-Ouest : la prise en compte de la rurbanité ?
    http://bearniaiseries.blogspot.fr/2014/06/la-carte-de-la-pauvrete-dans-le-sud.html

    La carte de la #pauvreté, officialisée par le Gouvernement, basée sur des critères économiques objectifs, vient d’être publiée. Le constat est évident : sont désormais prises en compte tout un tas de petites villes et moyennes en complète déliquescence depuis des années, villes profondément acculturées, où le pire de la #mondialisation côtoie souvent les restes aliénés des cultures autochtones populaires. C’est la France où se développe le vote #FN depuis deux décennies.
    https://scontent-a-cdg.xx.fbcdn.net/hphotos-xfa1/t1.0-9/1517415_10152536987809797_4131367140575612136_n.jpg
    Contrairement à ce qu’affirment des sociologues, pour critiquer cette nouvelle carte, il est assez faux de dire qu’elle serait un signe donné aux « petits blancs » des campagnes. Ce n’est pas que ça. L’affirmer, c’est faire montre d’une vraie méconnaissance de la réalité démographique de nombreuses villes petites et moyennes, dont les thématiques rejoignent souvent celles des villes périurbaines des plus grandes agglomérations.

    Le Lot-et-Garonne est un symbole avec l’inclusion de 4 villes qui complètent Agen : Marmande, Sainte-Livrade, Tonneins, Villeneuve-sur-Lot. Tout se cumule en Lot-et-Garonne : une économie en perte de vitesse (fermeture de la manufacture des tabacs de Tonneins, dépendance à la PAC de l’agriculture locale, ...), l’autoritarisme de l’État qui a fixé arbitrairement des populations (depuis les Italiens des années 30 jusqu’aux populations nord-africaines dans la seconde partie du XXème siècle), la vocation de lieu de passage entre métropoles (effet A62, pavillonarisation extrême), ...

    Cependant, le Lot-et-Garonne, parce qu’il a été le jouet de l’État qui y a testé une politique d’aménagement depuis 100 ans sans cohérence, est un peu particulier. Les villes où ce phénomène de #paupérisation s’installe de manière naturelle sont plus intéressantes, comme c’est le cas de Saint-Gaudens ou Pamiers. Les causes sont les mêmes, mais il est impossible de blâmer l’État véritablement : les dynamiques démographiques sont le seul produit du marché #immobilier. Les #classes_moyennes paupérisées de l’agglomération toulousaine ont migré dans de lointaines villes-satellites reliées à la métropole par l’#autoroute, où elles retrouvent une population locale qui a souvent perdu son activité industrielle traditionnelle.

    La prise en compte de la réalité économique de ces villes, loin des clichés sur les pays de cocagne, est une bonne chose, mais elle ne semble pas apporter de nos élites les solutions nécessaires. En effet, la carte de la pauvreté, outre l’aspect « subvention par tête de pipe », n’ouvre au fond qu’à des programmes de réhabilitation urbaine, or le problème de ces nouvelles villes pauvres, c’est moins le délabrement du bâti que l’absence de concertation en matière d’#aménagement_du_territoire avec les métropoles.

    On en vient - toujours - à la question de la #réforme_territoriale : en favorisant la construction de #régions centrées autour de #métropoles, qui auront pour but premier de finaliser la liaison entre ces dernières, nos élites vont accélérer le caractère d’hinterland de ces villes petites et moyennes, et conforter leur vocation de déversoir de tout ce que les métropoles boboïsées ne désirent plus, par les seules règles du marché. Au #RSA, on vit mieux à Pamiers qu’à Toulouse.

    Notre pays fonctionne tout entier pour le bien-être de ses seules grandes villes, dans l’espoir naïf qu’elles sont les uniques vectrices de la croissance économique. D’une certaine manière, le schéma français se généralise : une grande métropole accumule les richesses qu’elle daigne redistribuer sous la forme d’assistanat à ses périphéries moins dynamiques dont elle absorbe les forces vives. Ce fut longtemps Paris et la province. Ce sont désormais nos métropoles et leur région. Il est temps de briser ce modèle.

    écho à ce commentaire de @monolecte http://seenthis.net/messages/264639#message264670 sur la paupérisation
    #urbain_diffus #transports #banlieue_totale #culture_vernaculaire
    #déracinement #extrême-droite #centralisme

    • Voilà, c’est exactement ce que j’observe sur place : notre statut grandissant de colonies pénitentiaires des métropoles. Parce que les campagnes sont effectivement les nouveaux lieux de bannissement de ceux dont les villes n’ont plus besoin, avec l’idée sous-jacente qu’on pourra les forcer à bosser à vil prix dans les secteurs qui s’épanouissent sur la misère humaine : le tourisme, les services aux personnes, les travaux agricoles saisonniers.
      J’ai remarqué aussi que ces dernières années, on revient un peu à quelque chose de très semblable à la nourrice rurale de la période monarchique et de la période bourgeoise. Les enfants à problème des villes sont envoyés au vert, c’est à dire placés dans des familles d’accueil d’agriculteurs ou de ruraux propriétaires en perte de vitesse financière. De complément de revenu, cette activité est en passe de devenir le revenu principal dans beaucoup de familles du coin. Nos écoles rurales accueillent ainsi de plus en plus d’enfants déplacés, au moment même où la logique colonisatrice incite à fermer de plus en plus de postes d’enseignants chez nous pour les transférer dans les zones périurbaines de forte densité où s’entassent les jeunes actifs avec enfants (repoussés des centres-villes quand la naissance d’un enfant fait que la pression immobilière devient insupportable du fait du besoin d’espace supplémentaire !).
      De la même manière, les vieux et les handicapés urbains sont déplacés vers les zones rurales où la main d’œuvre captive et le mètre carré sont moins chers, mais où l’encadrement médical disparait à toute allure.

      En fait, tout se passe comme si la ville n’était plus qu’un immense organisme cannibale qui a le contrôle et absorbe toutes les matières premières que nous produisons à vil prix (parce que les prix sont fixés par les villes !) et rejette vers nous ce qu’elle considère comme des déchets, ce dont elle n’a plus besoin et qui l’encombre. Tout en refusant de plus en plus de jouer le jeu de la péréquation et de la redistribution.
      Ce qui se passe actuellement avec la redéfinition des niveaux de gouvernance et de compétence, c’est bien l’appropriation de toutes nos ressources financières et du pouvoir de décision sur et contre les ruraux, considérés eux-mêmes que comme des ressources primitives à consommer ou à se débarrasser. Des matières premières.

      Mais cela ne s’arrête pas là, parce que dans le même temps, nous héritons des mêmes problèmes que les villes : devant l’afflux de cassos’ des villes, les ruraux modestes, mais néanmoins propriétaires (nous avons énormément de propriétaires pauvres en zone rurale) se transforment en marchands de sommeil, retapant avec trois coups de peinture des granges ou des garages qu’ils peuvent ensuite louer bien confortablement à des gens qui n’ont pas ensuite les moyens de chauffer correctement des habitats qui s’avèrent souvent indignes à l’usage. Tout en leur crachant à la gueule, le cassos’ devenant le nouvel exutoire des frustrations de toute une petite classe populaire rurale qui cumule les sous-boulots pour garder un certain standing... comme une voiture en état de rouler pour aller bosser ou simplement acheter du pain...

      Bref, merci pour ce partage, @koldobika

    • @monolecte

      tout se passe comme si la ville n’était plus qu’un immense organisme cannibale qui a le contrôle et absorbe toutes les matières premières que nous produisons à vil prix (parce que les prix sont fixés par les villes !) et rejette vers nous ce qu’elle considère comme des déchets, ce dont elle n’a plus besoin et qui l’encombre. Tout en refusant de plus en plus de jouer le jeu de la péréquation et de la redistribution.
      Ce qui se passe actuellement avec la redéfinition des niveaux de gouvernance et de compétence, c’est bien l’appropriation de toutes nos ressources financières et du pouvoir de décision sur et contre les ruraux, considérés eux-mêmes que comme des ressources primitives à consommer ou à se débarrasser. Des matières premières.

      écho avec http://seenthis.net/messages/173394

      La ville-métropole n’a pu émerger qu’avec le développement du capitalisme et de l’État : par l’établissement de grands marchés urbains aux nœuds de circulation des flux d’êtres humains et de #marchandises, permettant aussi la centralisation des capitaux, et en parallèle par la centralisation du pouvoir qui était auparavant dispersé dans les innombrables fiefs, seigneuries ou républiques villageoises. Ainsi, de même que la grande économie n’a pu se constituer comme sphère autonome que lorsqu’elle s’est « désencastrée » des autres rapports sociaux, la #ville moderne n’a pu se constituer en tant que monde qu’à partir du moment où elle a rompu avec la #ruralité qui était en elle.

    • Campagnes à vendre Le miroir aux illusions
      http://www.infokiosques.net/spip.php?article961

      « Dans le passé, la France a été l’État le plus centralisé d’Europe, dont la grande majorité de la population était composée de paysans parcellaires. Mais, n’en déplaise aux nostalgiques, le capitalisme a depuis longtemps modifié la structure de la société campagnarde. Elle n’a plus grand-chose à voir, sauf parfois dans quelque vallée enclavée de haute montagne, avec les images d’Epinal. Deux guerres mondiales, puis l’accumulation forcenée du capital dès les années 50, sous l’égide de l’Etat et par le biais des plans d’aménagement du territoire national, l’ont labourée en profondeur. »


  • New Texts Out Now : Pascal Menoret, Joyriding in Riyadh : Oil, Urbanism, and Revolt
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/18310/new-texts-out-now_pascal-menoret-joyriding-in-riya
    Très stimulant entretien ! Je viens d’acheter le livre...

    Joyriding in Riyadh is the first book in English that analyzes contemporary Riyadh. With more than six million inhabitants, Riyadh is the third most populated Arab city; it is also the capital of the wealthiest state in the region. The book looks at the recent history of the city from the conflicted points of view of its princes, planners, developers, realtors, and joyriders. In the 1960s, the princes didn’t want a big city, with its problems and its dangers, but rural migration contributed to creating a huge metropolis. The Greek urbanists didn’t really understand the growth of Riyadh (nobody did), and sort of blind-planned the city. Realtors started with modest projects, but the 1973 oil bonanza exceeded all their hopes. They unexpectedly became the actual makers of the city as we know it today. All these characters’ expectations about the city were trumped by the logics of urbanization and real estate development.

    Joyriders belong in majority to migrant communities who left the Saudi countryside to seek opportunities in the capital. They are the product of the massive rural migration that fueled urban growth since the 1960s. If a few migrants managed to attain wealth and influence, most of them were betrayed by the city’s exclusive economy. Often dropouts and jobless, the youngest migrants or sons of migrants run amok in those areas where real estate development is raging: they steal cars and destroy them on freshly asphalted roads in the midst of new developments, where no police force is yet able to stop them. Their road revolt feeds off the two channels of rent distribution: real estate and consumer good import.
    [...]
    espite having the highest Twitter penetration rate in the world, Saudi Arabia hasn’t undergone the kind of political change that we’re told was triggered by social media. Joyriding in Riyadh shows that there is something else to the story of mobilization than virtual connections, and that physical infrastructure plays a vital role in providing opportunities for the emergence of class consciousness and activism. Marx noted that it took centuries for the burgers of the Middle Ages to develop class consciousness, whereas railroads allowed the proletariat to swiftly understand both its predicament and its collective power. Railroads were at once the epitome of industrial capitalism and the best way to connect isolated work forces. Today’s roads are as ambiguous. As one of my interviewees put it, car-possessing local elites benefited from the roads that were supposed to bring “development” to the people. Roads created huge investment opportunities for the clients of the royal family, and carried state power and nepotism deep into Saudi society. Joyriding in Riyadh shows how western experts, Saudi investors, and Riyadh youth have turned these instruments of authoritarianism into tools of anarchism and disorder.

    What does the study of urban spaces in Saudi add to our understanding of the Arab uprisings? There is a vague sense among those who study the region that the heart of the Middle East lies on the shores of the Mediterranean Sea, and that the south of the Arab world, from Mauritania to Upper Egypt to the Gulf, is peripheral. Scholarship on the 2011 uprisings tends to reinforce that stereotypical geography: the action seems to happen around the Mediterranean, from Tunis to Cairo to Benghazi to Damascus, while many would probably contend that the hinterland personifies political reaction.

    It is true that Saudi Arabia didn’t experience an uprising of the scale of those which dethroned Ben Ali, Mubarak, or Qaddafi. Yet labeling the country as counterrevolutionary would be misleading: if the Al Saud helped repress the Bahraini revolution and supported field marshal El-Sisi’s coup in Egypt, they welcomed change in Libya and supported the Syrian insurgency. Treating Saudi Arabia as the epicenter of the counter-revolution would also be unfair to those who, from Jeddah to Riyadh to Qatif, courageously protested corruption, economic inequality, and repression. Demonstrations took place, people immolated themselves in several towns, women came out to protest repression.

    Yet the Saudi revolution didn’t take place. The Saudi system of power, often described as vernacular, “Islamic,” or exceptional, relies in reality on transnational networks, arms sales, corruption, and on the creation at home of an economy that is both connected to and insulated from international dynamics. The country’s economic importance generates enough resources to not only silence a large part of the population, but also turn it into an active promoter of authoritarian government. Contrary to widespread stereotypes, the Saudi opposition is highly vocal, articulate and transnational (think of Osama bin Laden or Salman al-’Awda). It scares the state, which has the means to sustain an impressive array of repressive tools. The level of political violence that Saudis experience is extremely high, and largely explains the stability of government in the country.

    But there is more to this story than forced acquiescence. Saudis resent the system almost as much as they benefit from it, and this mix of protest and acquiescence is one of the topics of Joyriding in Riyadh. The book shows that physical infrastructures, produced at the intersection of global networks and local powers, became targets and symbols for popular uprisings. “Roads bring invaders,” as Arabian Peninsula leaders would say a century ago. They now bring state power and economic violence to the sprawling suburbs of Riyadh. In a system where the state itself is out of reach, it is roads, cars, and cops that are everyday targets of car riots against infrastructures, commoditization, and trade monopolies. Pedestrian demonstrations may be rare in Riyadh, but for more than three decades, car demonstrations occurred on a daily basis in those very places where financial investments and royal power reshape the cityscape.

    #Riyadh #Arabie_Saoudite #Pascal_Menoret


  • Le RDCL et l’Ipemed planchent sur les moyens de rapprocher les rives de la Méditerranée
    http://www.lorientlejour.com/article/874651/le-rdcl-et-lipemed-planchent-sur-les-moyens-de-rapprocher-les-rives-d
    Selon Jean Louis Guigou, délégué général de l’IPEMED un think tank d’affaire se consacrant au rapprochement des rives nord et sud de la Méditerranée :

    « Le monde arabe est entré dans la puberté de la modernité. S’il est aujourd’hui laid, orgueilleux et sans identité, il est à même d’enclencher son entrée véritable dans le monde moderne »

    Toujours cette vision anthropomorphique, normative et condescendante du développement. Enfant ou adolescent, finalement, cela veut dire non adulte...
    #développement #eurocentrisme #


  • Water supply key to outcome of conflicts in Iraq and Syria, experts warn | Environment | The Guardian
    http://www.theguardian.com/environment/2014/jul/02/water-key-conflict-iraq-syria-isis?CMP=twt_gu

    Rivers, canals, dams, sewage and desalination plants are now all military targets in the semi-arid region that regularly experiences extreme water shortages, says Michael Stephen, deputy director of the Royal United Services Institute thinktank in Qatar, speaking from Baghdad.

    “Control of water supplies gives strategic control over both cities and countryside. We are seeing a battle for control of water. Water is now the major strategic objective of all groups in Iraq. It’s life or death. If you control water in Iraq you have a grip on Baghdad, and you can cause major problems. Water is essential in this conflict,” he said.

    http://static.guim.co.uk/ni/1404220722088/Iraq_water_dams.svg
    #Iraq #Syrie #barrage
    #eau
    #électricité #énergie


  • Wikileaks And The 2008 Presidential Elections: Behind The Scenes | Moulahazat
    http://moulahazat.com/2014/07/01/wikileaks-and-the-2008-presidential-elections-behind-the-scenes

    There’s not a lot to comment on concerning the presidential elections, so I thought It would be nice if I made a compilation of interesting cables connected to the 2008 presidential elections that I found on #Wikileaks. What makes these texts so awesome is that they give hints on everything that happened afterwards: The May 7 events, Walid Jumblatt’s 2009 shift, Safadi and Mikati’s 2011 shift, the Sleiman-Aoun tensions, and even Michel Sleiman’s 2013 rivalry with the March 8 alliance. Elias El Murr sees his next president (Sleiman) as a coward, and Geagea wants to arm the Lebanese Forces.

    Peut être @nidal a t il en fait déjà publié tout cela?



  • Egypte-Tunisie, deux trajectoires contraires ? - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2014-06-30-Egypte-Tunisie-deux-trajectoires-contraires

    Malgré la menace sécuritaire provoqué par la crise libyenne, et plus largement par le développement des groupes djihadistes, la Tunisie et l’Egypte ont réussi pour l’instant à éviter l’effondrement de l’Etat qu’a connu la Libye ou la Syrie.

    Pourtant, tous les deux restent fragiles. La Tunisie devra passer de l’accord conclu pour la formation d’un gouvernement de technocrates à une entente à plus long terme. Quant à l’Egypte, on peut douter qu’elle se stabilise sous la direction d’Abdel Fatah Al-Sissi. Elle devra affronter des problèmes qui restent entiers et qui sont les mêmes qu’en Tunisie : le développement économique et social ; l’arrachement de l’Etat aux forces de l’ancien régime par une réforme profonde.

    Dans les deux pays, les aspirations de la jeunesse, force motrice des transformations, et qui n’a pas du tout été associée aux processus politiques depuis trois ans, restent toujours aussi vivaces et pourraient contribuer à des changements positifs.


  • #Lebanon: Developers deplete western #Baalbek’s water supply
    http://english.al-akhbar.com/content/lebanon-developers-deplete-western-baalbek%E2%80%99s-water-supply

    http://english.al-akhbar.com/sites/default/files/imagecache/4cols/leading_images/-%D8%A8%D8%A7%D9%8A-%D8%AA%D8%B9%D8%AA%D8%A8%D8%B1-%D9%85%D8%B5%D8%AF%D8%B1-%D9%85%D9%8A%D8%A7%D9%87-%D8%B4%D9%81%D8%A9-%D9%88%D8%B1%D9%8A-%D9%88%D9%85%D8%AA%D9%86%D8%B2%D9%87-%D9%85%D8%AC%D8%A7%D9%86%D9%8A-%D9%84%D9%81%D9%82%D8%B1%D8%A7%D8%A1-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%86%D8%B7%D9%82%D8%A9%28%D8%B1%D8%A7%D9%85%D8%AD-%D8%AD%D9%85%D9%8A%D8%A9%292.jpg

    The Houshbay reservoir has now mostly dried up due to developers drilling private wells, robbing residents in Baalbek of fresh water. (Photo: Al-Akhbar) The Houshbay reservoir has now mostly dried up due to developers drilling private wells, robbing residents in Baalbek of fresh water. (Photo: Al-Akhbar)

    For decades, periods of drought and little rainfall failed to dry out the water in the Houshbay reservoir or in the other springs located in the western Baalbek region. Only humans have managed to do this, robbing the poor of their drinking water and a free venue for recreation.

    Rameh Hamieh

    read (...)

    #Culture_&_Society #Articles #Baalbek-Hermel #Lebanon_drought #Litani_river #Ministry_of_Energy_and_Water


  • 37% des familles tunisiennes disposent de climatiseurs | Directinfo
    http://directinfo.webmanagercenter.com/2014/06/29/37-des-familles-tunisiennes-disposent-de-climatiseurs

    Le nombre de climatiseurs en Tunisie a presque quadruplé, entre 2009 et 2013, passant de 400 mille à près de 1,5 million d’unités, selon une enquête réalisée par la STEG.

    Selon cette enquête qui s’est basée sur un échantillon de 2400 clients, environ 37,7% des familles tunisiennes disposent en moyenne de 1,6 climatiseur, actuellement, contre 14,6% des familles dotées en moyenne de 1,2 climatiseur, en 2009.

    #électricité
    #Tunisie


  • Picking the Perfect Generator For Your Home | The Expat’s Guide To Cairo
    http://www.expatcairo.com/picking-the-perfect-generator-for-your-home

    As recently as a few years ago, the idea of owning a generator in Egypt seemed extravagant and unnecessary. But now, living without electricity most days is all too common.

    Avec les coupures électriques, un business de générateurs individuels se développe au Caire (ici pour les expatriés). Au Liban aussi, les générateurs furent d’abord des solutions à l’échelle domestique avant de devenir un phénomène collectif à l’échelle des immeubles et de quartiers entiers.
    http://www.expatcairo.com/wp-content/uploads/2014/05/power-1.jpg
    http://www.expatcairo.com/wp-content/uploads/2014/05/power-3-280x216.gif
    http://www.expatcairo.com/wp-content/uploads/2014/05/power.jpg
    Amis de SeenThis plus familiers de l’#Egypte, si vous voyez des caricatures sur ce sujet, merci de bien vouloir mes les signaler. J’en suis très friand pour illustrer les transformations de ce qu’on pourrait appeler une culture populaire de l’#énergie qui inclut une grande part de débrouille et de détournement d’usage.
    Pour mémoire, je (re ?)poste ce dessin que je trouve génial sur le chauffage en Jordanie (certes ce n’est pas de saison) de Emad Hajjaj
    http://sphotos-d.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash3/61981_10151234702924627_1387880530_n.jpg
    #électricité #générateurs #coupures


  • « Syrie : Pourquoi l’Occident s’est trompé », de Frédéric Pichon - RFI
    http://www.rfi.fr/emission/20140628-syrie-pourquoi-occident-s-est-trompe-docteur-histoire-contemporaine-fre

    http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/201406/LIVRE_INTERNATIONAL_-_Frederic_PICHON_Erreurs_Occident_DIFF_28_06

    Le conflit en Syrie, ce sont plus de trois ans de guerre, plus de 160 000 morts, plus de deux millions de réfugiés, plus de 6 millions de déplacés sur le territoire syrien. La Syrie est devenue un sanctuaire pour le jihad international. Bachar El-Assad a été réélu président en juin dernier et l’opposition n’arrive pas à s’imposer. Comment en est-on arrivé là ?

    Frédéric Pichon analyse les raisons de cette tragédie. Arabisant et chercheur associé à l’université de Tours, il vient de publier « Syrie : Pourquoi l’Occident s’est trompé » aux Editions du Rocher. Il est interrogé par Sylvie Noël.


  • Édition scientifique numérisée, autonomie intellectuelle des chercheurs et pédagogie numérique
    par Jérôme Valluy

    J’ai beau être un utilisateur heureux de Revues.org, et n’avoir aucun exemple vraiment caractérisé de censure, je ne peux m’empêcher de trouver dérangeant et très digne d’attention ses anticipations quelques peu catastrophistes et son invitation à développer des éditions décentralisées.
    http://www.iri.centrepompidou.fr/wp-content/uploads/2014/06/enmi-preparatoires-2014.vfinale2.pdf

    Dans le domaine des arts, lettres et sciences humaines, le développement de l’édition scientifique numérique en libre accès accélère l’effondrement du marché des livres et revues scientifiques sur papier et probablement leur disparition à brève échéance. Or ce marché a permis, depuis plus d’un siècle, d’assurer un relatif pluralisme intellectuel par la multiplication de petites maisons d’édition, offrant des débouchés à des pensées diverses, mêmes minoritaires, émergentes, décalées, novatrices, qui sont essentielles aux progrès de la connaissance. A l’ère numérique, ce pluralisme n’est assuré ni par la concentration oligopolistique du marché scientifique mondial payant (les bouquets d’abonnements à prix exorbitants) ni par le mouvement, en réaction, de l’accès ouvert aux publications sur plateformes institutionnelles financées sur fonds publics, constitutives d’oligopoles non marchands, étatiques voire technocratiques, plaçant la recherche sous contrôles, notamment politique, d’acteurs publiques dominants. Ces deux formes d’oligopoles, marchand et étatique, réduisent l’autonomie intellectuelle des chercheurs et, par là même, celle des pédagogues qui transmettent les savoirs issus de la recherche, dans le supérieur et dans le secondaire. Plus récemment, la propulsion politique de cours numériques en libre accès (les MOOC) accentue cette perte d’autonomie des chercheurs et enseignants en subordonnant la pédagogie à des finalités exogènes qui sont principalement celle du marketing académique, pour des universités en concurrence, et celles de la réduction des budgets, pour des universités sous-financées.

    Dans ce contexte, l’édition scientifique et pédagogique doit être entièrement repensée en articulant la connaissance des nouveaux dispositifs technologiques caractéristiques de l’ère numérique, la création nécessaire d’un nouveau modèle économique de l’édition scientifique et la philosophie libérale, issue des Lumières, de défense des libertés intellectuelles, des chercheurs et pédagogues. Au vu de l’expérience historique du marché éditorial papier (multiplication de petites maisons d’édition dans les démocraties libérales) et des transformations numériques récentes de ce marché (oligopoles marchands et oligopoles étatiques), on ne peut qu’être tenté par le fameux « small is beautiful » et appeler à la création de multiples et nouvelles maisons d’éditions, chacune issue d’un projet non pas technologique mais intellectuel, et réellement adapté au monde numérique. Cette structure éditoriale devra être, à la fois entièrement novatrice du point de vue de la conception même du livre et de la revue à l’ère numérique (écritures numériques enrichies, publication multi-formats, en accès partiellement ou totalement ouvert, nouveaux métiers et nouvelles collaborations auteurs/éditeurs) et entièrement nouvelles aussi du point de vue du modèle économique permettant de financer ces maisons d’édition de façon à préserver durablement leur indépendance et leur diversité (financements hybrides associant crowdfunding, financements académiques, accords de distribution et ventes de prestations secondaires). De telles maisons d’édition offriront au public des productions à la fois écrites et audio-visuelles de qualité infiniment supérieure tant aux premiers cours en ligne ouverts (MOOC) qu’aux espaces pédagogiques interactifs (EPI) et assureront par leur nombre et leur diversité un pluralisme intellectuel dans l’édition scientifique que ne pourront jamais offrir des plateformes institutionnelles sous contrôle des pouvoirs publics.

    #édition_numérique #oligopole #libertés_académiques


  • http://lebanonelectiondata.org

    This is a project exploring open data. These visualizations show trends in voter registration by confession, gender, as well as white ballots cast and voter representation in parliament.

    Extraordinaire site de visualisation, de cartographie et de partage de données open access et creative commons sur les élections et la population électorale au Liban. Fantastique... Bien sûr on peut discuter de la sémiologie mais pouvoir récupérer les données, quel luxe...
    https://dl.dropboxusercontent.com/u/17206670/leb-elec.png
    #cartographie #commons


  • Beirut electrician keeps camp dwellers on the grid
    http://www.bradenton.com/2014/06/27/5228681/beirut-electrician-keeps-camp.html

    One look at the jumbled mass of sinewy electricity cables, TV and Internet lines that droop over the damp, narrow alleyways of the Palestinian refugee camp of Shatila, and it’s easy to see why. Abu Wadiyeh, as the chief electrician in Shatila, is responsible for making order out of that chaos and ensuring that the camp’s more than 20,000 residents can turn on their lights and televisions.


  • Il y a une demi-heure, nouvelle explosion à Beyrouth, dans une chambre au 4e étage de l’hôtel Duroy, à Raouché. Ce qui circule pour l’instant : deux kamikazes se seraient fait sauter à l’arrivée d’un raid de l’armée dans l’hôtel.

    Dans l’après-midi, pas très loin, il y avait eu une petite manifestation de soutien « à la saison touristique » dans Hamra.

    • Suicide bomber detonates self inside Beirut hotel | Al Akhbar English
      http://english.al-akhbar.com/content/suicide-bomber-detonates-self-beirut

      A suicide bomber blew himself up as security forces raided his hotel room in Beirut’s Raouche district Wednesday evening in the third such blast Lebanon witnessed in less than one week.

      An Al-Akhbar correspondent saw fire and smoke emerging from the third floor of the Duroy Hotel.

      He said dozens of army and police had surrounded the area and were pushing journalists and spectators away from the crime scene.

      Some scuffles erupted between the security forces and spectators, and that soldiers fired into the air to disperse the large crowds that had gathered outside the hotel.

      Security forces have cordoned off an area outside the hotel and were conducting searches.

      Security sources told Al-Manar that there were two Saudi suicide bombers. Al-Jadeed is reporting that three suspected terror suspects of unstated Arab nationalities were arrested.


  • The role of oil and gas in the Syrian conflict | Al Akhbar English
    http://english.al-akhbar.com/content/role-oil-and-gas-syrian-conflict

    oil and gas figure on at least three levels in the crisis in Syria: First, the country is a strategic conduit for oil and gas pipelines that could link production areas in the Gulf and Iraq to Mediterranean nations and Europe. Second, major oil and gas discoveries are anticipated in the eastern Mediterranean. And third, there is ISIS and al-Nusra Front’s seizure of oil wells in eastern Syria, producing and selling oil to Turkish dealers, and the myriad consequences this new reality has had.

    # énergie #pétrole #Syrie #Qatar #Turquie #Irak #Iran


  • Construction regulations see radical changes
    http://www.todayszaman.com/news-350452-construction-regulations-see-radical-changes.html

    La centralisation des politiques d’urbanisme se voit une nouvelle fois renforcée en Turquie suite à l’adoption de nouvelles régulations.

    New regulations on spatial plans construction, which were published in the Official Gazette on Friday by the Ministry of Environment and Urban Planning, have introduced an extensive overhaul of public improvement and zoning systems and the construction sector.

    The new regulations, which include 40 articles and hundreds of subsections, have rendered obsolete and replaced the previous two sets of relevant regulations. One of the most significant changes brought by the new regulations include the abolishment of municipalities’ sole right to determine razing, downsizing or replacements in social and technical infrastructure. The Ministry of Environment and Urban Planning will have the last word in planning changes upon proposals from municipalities throughout the country, from small towns to metropolises. In other words, municipalities will still be able to do urban planning studies and prepare projects, but they will be under significant centralized control.

    #Turquie
    #Urbanisme
    #Centralisation



  • Pourquoi les intermittents nous excluent de leur combat
    http://blog.tcrouzet.com/2014/06/14/pourquoi-les-intermittents-nous-excluent-de-leur-combat
    Thierry Crouzet milite pour le #revenu_de_base et critique le combat « égoïste » des intermittents.

    Je donne toujours l’exemple de la femme de ménage. Quand on lui demandera de nettoyer les toilettes, elle exigera d’être mieux payée, parce qu’elle ne craindra plus d’être renvoyée. Tous les payeurs devront suivre ou nettoyer eux-mêmes leurs toilettes. Le revenu de base devrait logiquement valoriser les travaux que personne ne veut faire, et de fait mieux répartir la masse monétaire, donc peut-être réduire les inégalités. Et rien n’empêchera la femme de ménage de reprendre des études.

    • Ces supporteurs du revenu de base veulent notre bien, mais ils ne combattent pas, ils ne luttent pas, ils font comme si il suffisait d’être raisonnable (dire qu’on ne va pas dépenser plus) pour convaincre. C’est un baratin de gens qui se mettent en proposition de défendre un "intérêt général" qui est juste la fiction bourgeoise par excellence.

      Il faut vraiment ne lire que la presse de l’oligarchie pour faire comme si la ’femme de ménage’ démagoqiment citée par nos philanthropes était pas concernée (elle est aussi souvent une "chômeuse en activité à temps réduit"…). Ces gens là se foutent du concret, des rapports sociaux réels, des luttes existantes.
      De ce qui suit, ils ne tiennent aucun compte, ce sont des idéologues d’une impossible "harmonie sociale"...
      Pour les intérimaires et « intermittents hors spectacle » de l’annexe 4, la convention Unedic serait un désastre - Decryptage in situ
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7158

    • oui, la démocratie sociale au XXe siècle a avancé grâce aux mineurs et aux cheminots, et à leur capacité de blocage du système qui ont obligé à des concessions.
      Les intermittents usent de leur pouvoir de nuisance.
      Un certain nombre d’utopie sociale et politiques, notamment à la fin de la Première guerre, ont été torpillées par des rapports de force défavorables.
      Je souscris donc à cette critique sur le non-réalisme politique de la proposition du revenu pour tous. Comment construire des rapports de force pour imposer de telles idées ?
      N’empêche que construire, grâce à des mécanismes comme le revenu de base, des sphères soustraites à la domination du marché, constitue pour moi des voies à explorer et non pas à rejeter directement.


  • Dormir ? Quand vous serez morts !
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/06/12/dormir-quand-vous-serez-morts_4436476_3260.html

    A propos de 24/7. Le Capitalisme à l’assaut du sommeil (24 juillet. Late Capitalism and the Ends of Sleep), de Jonathan Crary, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Grégoire Chamayou, Zones, 140 p., 15 €.

    Nous vivons, pour l’auteur, amateur d’humour postmoderne, dans « un univers dont toutes les ampoules auraient été allumées sans plus aucun interrupteur pour les éteindre ».

    Seuil de sollicitude

    C’est finalement notre humanité qui est en jeu. Préserver le sommeil d’autrui, c’est en effet l’acte de sollicitude par excellence, un moment « d’oubli du mal », selon la formule de Roland Barthes. Pour Crary, « le sommeil représente la durabilité du social et[il est] en cela analogue à d’autres seuils sur lesquels la société pourrait s’accorder pour se défendre et se protéger elle-même. En tant qu’état le plus privé, le plus vulnérable et commun à tous, le sommeil dépend crucialement de la ­société pour se maintenir ». L’ingéniosité avec laquelle les espaces publics – à l’image des bancs que l’on y trouve – sont conçus pour empêcher le sommeil de ceux qui n’ont plus d’autre endroit où habiter indique bien le seuil très bas de sollicitude que nous avons atteint.

    A l’évidence, ce livre paraîtra souvent glisser trop vite d’un sujet à l’autre et s’appuyer sur des matériaux plus souvent littéraires que scientifiques. Mais il a le grand mérite de renouveler profondément notre conception du sommeil et, par ricochet, de l’attention. Chez les défenseurs de la raison, comme chez les penseurs critiques qui ont souvent comparé l’aliénation à une forme de somnolence de masse, le sommeil s’oppose à la conscience. « La plupart des théories sociales dominantes exigent que les individus modernes vivent et agissent (…) dans des états dont on souligne à l’envi que tout les sépare du sommeil – des états de pleine autoconscience ». Pour Jonathan Crary, a contrario, l’attention forcée au monde n’est pas la solution mais bien le problème de nos sociétés.

    Tous ceux qui rêvent encore que leurs nuits puissent être plus belles que les jours promis par le capitalisme moderne verront dans ce livre une immense consolation. Trouver l’interrupteur qui commande les néons de la société leur sera peut-être plus difficile…

    Cette métaphore des lumières et des interrupteurs est loin d’être anodine, et renvoie aux enjeux écologiques et énergétiques de cette veille forcée.
    #énergie #capitalisme #sommeil


  • Une histoire par-delà « la séparation »
    http://lectures.revues.org/14913
    Commentaire de Frédéric Abécassis sur Abdelwahab Meddeb, Benjamin Stora (dir.), Histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours, Paris, Editions Albin Michel, 2013, 1145 p., ISBN : 978-2-226-24851-0.

    Cette proximité entre islam et judaïsme est une expérience de l’altérité dont seule une histoire comparée, accompagnée d’une contextualisation rigoureuse, peut permettre d’éprouver les parallèles et les synchronies. Si cette vie commune a souvent pris la forme d’une franche hostilité ou d’une domination parfois brutale, l’Autre a aussi pu être considéré « comme participant à un destin commun » (p. 22). Comme le rappelle Makram Abbes dans un beau commentaire de Sa‘id al-Andalusî (1029-1070) : « si la notion de tolérance nous renvoie, notamment par son sens faible, à une acceptation de l’Autre qui a lieu malgré nous, le texte de Sa‘id montre qu’il existe une dimension de l’altérité qui peut être atteinte seulement si l’on pense que l’Autre fait partie du “Nous” » (p. 766).

    L’Histoire des relations entre juifs et musulmans marque un pas supplémentaire dans ce sens et un élargissement. Elle est un véritable acte de foi dans la capacité de la discipline historique, et plus largement, des sciences sociales, à assumer une forme de régulation académique de cette mondialisation, une médiation entre passé et présent et entre les termes extrêmes de ce paradoxe. Entre mise en avant des particularismes et inscription dans l’histoire universelle, la proposition permet de déplacer le curseur de l’analyse à différentes échelles et de considérer que toute interaction entre un-e juif-ve et un-e musulman-e, quelle qu’en soit la qualité ou l’intensité, engage quelque chose qui les dépasse. Loin de toute essentialisation et des spéculations métaphysiques, il s’agit au contraire, à échelle humaine, de resituer l’ancrage de ce « quelque chose » dans des lignées croyantes contingentes et « de donner la chance au laboratoire du chercheur de féconder le sens commun du citoyen » (p. 16).

    #islam #judaïsme #juif #musulman #histoire_globale #histoire_comparée


  • Opposition MP says ISIS is selling oil in Turkey - Al-Monitor: the Pulse of the Middle East
    http://www.al-monitor.com/pulse/business/2014/06/turkey-syria-isis-selling-smuggled-oil.html

    Opposition MP says ISIS is selling oil in Turkey

    The Islamic State of Iraq and al-Sham (ISIS) has been selling smuggled Syrian oil in Turkey worth $800 million, according to Ali Ediboglu, a lawmaker for the border province of Hatay from the main opposition Republican People’s Party (CHP).