• Mouna Saboni Photographies : The Homeland (projet en cours)
    http://mounasaboni.com/index.php?/photographies/the-homeland-projet-en-cours
    http://mounasaboni.com/files/gimgs/37_4-3.jpg

    Projet mené autour de la relation entretenue par les habitants du
    camp de réfugiés de Dheisheh (Bethlehem) avec leur terre natale qui leur est impossible d’accès.

    « Aujourd’hui je peux dire félicitations au passé pour sa victoire et au présent pour ce désastre. Et la question sera : de combien de temps aurais-je besoin pour réparer ce chaos en moi ? » Aysar AlSaifi, 3ème génération de réfugiés, camp de Dheisheh, Bethleem.

    « Il fait trainer ses pieds dans la poussière et ses mains caressent la terre. Son corps embrasse la vallée et chaque olivier dans sa paume.
    Il laisse là, éparpillée, une part de lui, au vent.
    Ses pieds trainent la poussière, le silence. L’amande au creux des dents.
    Ne me fait pas parler, les mots ricocheraient. Ne le fait pas parler, laisse-lui l’éternité.
    La mer recouvre la dernière parcelle de terre et le dernier arbre disparaît avec le soleil derrière les montagnes, derrière.
    La vallée suspendue aux creux de l’œil, au coin de l’estomac, il avance. L’éternité au creux de la paume, l’amande au coin de l’œil, il avance.
    Il doit se presser maintenant. Avant les soldats. L’éternité aux creux de la paume et l’amande au coin de l’œil, même la poussière il en voudrait. »
    Mouna Saboni

    Cette photographe française est désormais interdite de séjour en Israël

    C’était son quatrième voyage en Israël pour la réalisation d’un reportage sur le sort des réfugiés palestiniens. Cette fois, contre toute attente, Mouna Saboni, une photographe française de 26 ans, a été détenue pendant trois jours à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.
    Interrogée, comme à chacune de ses arrivées en Israël, la photographe indépendante a été placée en centre de rétention, puis expulsée. De retour à Paris jeudi, elle confie à France Info ne pas s’expliquer l’attitude des autorités israéliennes.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/francaise-expulsee-d-israel-on-m-a-dit-que-j-avais-le-profil-pour-poser-u
    #Israël_cette_grande_démocratie


  • Mise en oeuvre en Jordanie d’un système de compensation directe des ménages défavorisés à la place d’un système de subvention des prix. Il serait intéressant d’avoir un bilan de l’application de ce système. L’idée à la base était que 70% des ménages bénéficieraient du remboursement (http://jordantimes.com/lifting-fuel-subsidies-to-affect-only-30-of-jordanians----pm). 750.000 ménages correspondent plutôt à la moitié de la population (6,3 M habitants/4,2 pers. par ménage). Donc il ne serait pas étonnant que cela suscite du mécontentement...

    First tranche of fuel compensation disbursement concludes | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/first-tranche-of-fuel-compensation-disbursement-concludes

    The Income and Sales Tax Department (ISTD) on Wednesday finished the disbursement of the first tranche of fuel compensation for 2014.

    ISTD Media Spokesperson MousaTarawneh said 930,000 heads of families from the public and private sectors applied for the compensation, 750,000 of whom were eligible.

    The total amount disbursed reached around JD88 million, with an average of JD95 for each family.

    #Jordanie #énergie #subvention


  • Tunisie : la Cour des Comptes manifeste son indépendance face à sa mise en cause par la ministre de l’Industrie
    Tunis : La Cour des comptes réagit aux propos de Kamel Bennaceur - L’Economiste Maghrébin
    http://www.leconomistemaghrebin.com/2014/04/29/tunis-cour-comptes-reagit-propos-kamel-bennaceur

    Suite aux déclarations du ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Kamel Bennaceur, publiées au journal électronique de « L’Economiste Maghrébin » le 23 avril 2014 concernant le Rapport de la Cour des Comptes sur le secteur du gaz naturel inséré dans son 27e rapport général annuel, considérant que le rapport relatif au gaz naturel « n’est pas mis à jour et a été publié sans avoir pris en considération l’avis, ni les réponses du ministère et de ses directions », la Cour a apporté les précisions suivantes :

    Tout d’abord, les observations de la Cour des comptes consignées dans son rapport sur le secteur du gaz naturel sont la résultante de ses travaux de contrôle couvrant principalement la période 2007-2010. Ces travaux ont été effectués selon les procédures légales et les normes internationales définies par l’Organisation Internationale des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances Publiques (INTOSAI). Ils ont été menés suivant la procédure contradictoire conformément à la loi n°68-8 du 8 mars 1968 portant organisation de la Cour des comptes, telle qu’elle a été modifiée et complétée par loi organique n° 2008-3 du 29 janvier 2008. En effet, la Cour a accordé à la partie vérifiée le délai maximum de deux mois prévu par ladite loi pour lui permettre de formuler ses réponses sur les observations préliminaires.

    #Tunisie #corruption #pétrole #énergie


  • Tunisie : 3 anciens PDG de l’ETAP convoqués en tant qu’accusés par le “Pôle Judiciaire Financier” + عربي | Nawaat - Tunisia
    http://nawaat.org/portail/2014/05/01/3-anciens-pdg-de-letap-convoques-en-tant-quaccuses-par-le-pole-judiciaire-fi

    Durant les derniers jours, le “Pôle Judiciaire Financiers” aurait convoqué trois anciens PDG de l’Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolières (ETAP) : messieurs Taieb El Kamel, Bachir Nahdi et Khaled Becheikh. Il seront auditionnés le 29 mai 2014 en tant qu’accusés dans des affaires relatives au secteur pétrolier.

    #Tunisie #pétrole #corruption #énergie


  • Snapshot: Riyadh
    http://photography.jadaliyya.com/pages/index/17524/snapshot_riyadh
    par Pascal Ménoret

    In 2007, during the last months of fieldwork, I tried to figure out safe ways of documenting the atmosphere surrounding joyriding, the practice of stealing cars and skidding at full speed on urban highways. The year before, my first outing with joyriders had resulted in a car accident, and I did not want to finish fieldwork in a hospital bed. The police stopped one of my friends while he was filming joyriders and we felt caught between a rock and a hard place. I started photographing the daily life of joyriders, the places they hang out, and some of their performances—but at a respectful distance. Because of police surveillance, even photographing construction sites felt tricky. I stole, rather than took, pictures of the triumphant Doxiadis axis. Designed in 1971 as the new central business district of Riyadh, it was not developed until the 1990s because of land speculation. By then I had mastered the art of taking pictures from behind the wheel and of hiding my camera when passing police patrols. Gone were the days of innocence, when I felt comfortable enough to walk in the open with a camera. I was now trying to turn constraints—some imaginary, others real—into opportunities.

    https://lh5.googleusercontent.com/-2bDejq9RjBc/U0rPSBQmSvI/AAAAAAAACgs/77QlVO020TE/d/16.JPG
    https://lh3.googleusercontent.com/-xNKdmtoEn-w/U0rO-fK_oEI/AAAAAAAACfs/JUh1xlSy7w0/d/07.JPG
    #Arabie_Saoudite #Ryadh


  • Le syndicalisme, un outil pour la démocratisation du monde arabe
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/le-syndicalisme-un-outil-pour-la,0581

    En Tunisie, en Égypte – et dans une grande part des pays arabes – l’équation politique consiste en un grand parti d’opposition dominant, les Frères musulmans, ou Ennahda… alors que la gauche et les libéraux ne sont que de petites formations. La première élection a été marquée par un vote de protestation, et de sympathie populaire à l’égard des formations islamistes, surprises du vote massif en leur faveur. En même temps, les sociétés n’acceptent pas facilement qu’on les régente ou qu’on leur impose une force politique hégémonique. En Tunisie, le dialogue a prévalu. En Égypte, l’armée est finalement intervenue.

    Il faut distinguer le mouvement ouvrier et le mouvement syndical. Le mouvement ouvrier dans la région connaît une croissance sans précédent. Les travailleurs veulent avoir leurs droits et des conditions de vie décentes. Mahalla, c’est 27 000 personnes… Mais souvent le mouvement syndical, lui, n’est pas assez fort pour le prendre en charge ou négocier. Des comités de grèves sur le tas se créent. Certains se transforment avec le temps en syndicats. Le mouvement syndical fait face dans toute la région à des situations sans précédent. Cela va prendre un peu de temps. Il nous appartient d’aider les organisations à devenir plus performantes, à faire attention aux diverses catégories de salariés – les femmes, les jeunes –, à réformer leurs structures, à accepter la discussion. Nous allons vers une modernisation du syndicalisme dans la région pour être plus représentatifs et plus ouverts après des années de dictature. Nous encourageons cette mutation pour que les syndicats jouent leur rôle dans cette explosion de la demande sociale.

    Intéressant entretien mais on sent bien que face à l’atroce répression montante en Egypte ou à la tragédie sanglante en Syrie, lemouvement syndical a du mal à se positionner.


  • Le sarcasme de mauvais goût de Kamel Bennaceur et Wided Bouchamaoui face à la corruption dans le secteur pétrolier | Nawaat - Tunisia
    http://nawaat.org/portail/2014/04/27/le-sarcasme-de-mauvais-gout-de-kamel-bennaceur-et-wided-bouchamaoui-face-a-l

    Jusqu’à maintenant, deux rapports officiels ont prouvé que la corruption est un phénomène qui ronge le secteur de l’énergie en Tunisie. Il s’agit du rapport de la Commission Nationale d’Investigation sur la Corruption et la Malversation et du rapport de la Cour des Comptes.
    [...]
    Il est donc, aujourd’hui, absurde de nier l’ampleur de la corruption dans le secteur. Comme nous le disions, en plus de ce rapport de la Commission Nationale d’Investigation sur la Corruption et la Malversation, la Cour des Comptes a aussi publié, au mois de décembre 2012, un rapport sur la mauvaise gouvernance du secteur de l’énergie. Cette fois, le document publié sur le site officiel de la Cour des Comptes dépassait les 40 pages. Les opérations de contrôle effectuées par la Cour des Comptes ont permis de relever plusieurs défaillances dans le secteur du gaz. En plus, les conseillers de la Cour des Comptes ont été auditionnés, au début du mois d’avril 2013, par la commission de l’énergie et des secteurs productifs de l’ANC. Ils ont témoigné de la gravité des pratiques dans le secteur de l’énergie. C’est grâce à leur aide que les députés ont pu trancher, quant au renouvellement du permis Zarat, actuellement détenu par PA Resources, et détenu auparavant par les Bouchamaoui.

    #Tunisie #énergie #pétrole #gaz #corruption


  • Petit exemple d’#autodéfense_intellectuelle ou de #propagande #vegane (au choix).

    J’ai beaucoup vu circuler ce graphique sur la consommation d’eau de différentes productions végétales ou animales :

    http://www.viande.info/fichiers/visuels/schemas/eau-fonction-aliment/eau-fonction-aliments-2048x1536.png

    La source du graphique est le site viande.info, plus précisément :
    http://www.viande.info/elevage-viande-ressources-eau-pollution

    Comme je doute qu’une #vache puisse ingurgiter autant d’eau, je vais voir un peu les chiffres, sur la source citée par le graphique :
    http://www.waterfootprint.org/?page=files/Animal-products

    Et je lis des choses intéressantes :

    Global animal production requires about 2422 Gm3 of water per year (87.2% green, 6.2% blue, 6.6% grey water). One third of this volume is for the beef cattle sector; another 19% for the dairy cattle sector. Most of the total volume of water (98%) refers to the water footprint of the feed for the animals. Drinking water for the animals, service water and feed mixing water account only for 1.1%, 0.8% and 0.03%, respectively (Mekonnen and Hoekstra, 2010).

    Deux choses donc : (a) c’est la production de nourriture qui prend le plus d’eau (98% !), et on a des jolies nuances d’eau, la verte, la bleue et la grise.

    Voyons voir de plus près à quoi ça correspond, en regardant les documents cités en bas de page ...

    http://www.waterfootprint.org/Reports/Gerbens-et-al-2013-waterfootprint-poultry-pork-beef.pdf

    Water consumption and pollution can be assessed using the water footprint [WF]concept (Hoekstra et al., 2011), which distinguishes a green WF (consumption of rainwater), a blue WF (consumption of surface and groundwater) and a grey WF (pollution of surface or groundwater).

    L’eau verte correspond donc à de l’eau de pluie ! (vous la sentez venir aussi l’arnaque ?). Mais mais mais, l’empreinte de l’eau de l’élevage serait elle plombée par toute l’eau de pluie tombée sur l’herbe que consommerait le bétail ?

    Voyons voir ça dans un autre document plus fourni :
    http://www.waterfootprint.org/Reports/Report-48-WaterFootprint-AnimalProducts-Vol1.pdf
    Page 25 on voit le tableau suivant :
    http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/04/water_footprint_meat_grazing.png
    Et on voit que c’est totalement le cas, lorsque le fourrage n’est pas irrigué (je suppose que c’est ce qui plombe les chiffres de l’Australie). Par exemple, la Chine n’utilise que de l’eau de pluie pour nourrir ces animaux sur paturage. Mais si on prend le total, la viande industrielle consomme moins « d’eau » que celle sur paturage. On a bien compris d’où vient l’erreur ...

    Donc la tromperie est avérée. Mais que donnent les chiffres d’efficacité si on ne regarde que l’eau « bleue » et « grise » qui finalement indique l’eau qui est détournée d’une utilisation potentielle par les humain⋅e⋅s (contrairement à l’eau de pluie qui tombe sur les champs et les prairies ...).

    Page 29 du même document on tombe sur les chiffres qui ont été repris, mais avec le détail des types d’eau :
    http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/04/water_footprint_meat.png

    Donc j’ai fait mon propre calcul en me basant sur l’eau « bleue » + « grise » (« consumption of surface and groundwater » et « pollution of surface or groundwater »)

    Et voici les résultats pour le volume de cette eau nécessaire pour produire des calories, des protéines et des lipides suivant le type de production :

    http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/04/water_calorie.png
    http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/04/water_protein.png
    http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/04/water_fat.png

    Pas si évident de dire que l’élevage consomme des quantités astronomiques d’eau utile ... Surtout qu’on pourrait affiner par pays avec les chiffres d’un des tableau précédent.

    Je ne suis pas à l’abri d’une erreur de manip aussi ai-je mis le tableur n consultation : https://docs.google.com/spreadsheets/d/14rczSYwR3l5SwkQ11W2Y_-hNqZzkUcok2jqz8kmEnAI/pubhtml#

    #graphique #science #élevage #viande #eau #alimentation #végétarisme

    • Précision pour @RastaPopoulos, l’appel à la procédure est asynchrone…

      Pour @nicolasm, a priori rien à dire sur les calculs, si ce n’est « Bravo ! »

      Devant ces estimations de « consommation » d’eau, je suis toujours resté perplexe. En particulier, parce que, de ce que je comprends, les mécanismes de respiration et d’évapotranspiration restituent à l’environnement une part non négligeable de l’eau « consommée » sous forme de vapeur d’eau (future eau de pluie, donc…)

      Dans le cumul de ce qui entre quelle est la part de ce qui a été restitué (et donc quel est le bilan net) au moment de la production de l’aliment ?

      Une formulation légèrement différente consisterait à rapporter le temps de cycle de chacune des productions et le temps de cycle de l’eau utilisée (retour à l’environnement de l’eau utilisée) pour juger de la pression sur la ressource (en plus de la dégradation de l’eau en « eau grise »).

      Je ne me suis jamais lancé dans ce genre de calcul…

    • Ici clairement l’eau de pluie retourne au grand cycle. Pour le reste, même si ça retourne au cycle, c’est quand même sous une forme moins utilisable donc ça me parait logique de le comptabiliser dans les coûts.

      Effectivement la vache retourne beaucoup à son milieu, comme tous les autres. Et un animal ne monopolise que peu d’eau à un instant t (~80% du poids ?) et rejette surtout l’eau et le reste sous forme d’urine et d’excréments ... qu’on peut utiliser intelligemment : http://seenthis.net/messages/241172

    • J’ai oublié certaines choses dans mon billet :

      Clairement il est abusif de compter l’eau de pluie dans une consommation d’eau (à ce niveau là, un poisson a une empreinte énorme si on compte l’eau de pluie qui tombe sur son territoire de chasse/cueilette ...), et si on le prend en compte, ça fait plutôt une mesure de la surface occupée par la production et la nourriture de la production (pour l’élevage, le fourrage compte pour 98% du total dont 87% est de l’eau de pluie), et on a de meilleurs indicateurs pour ça ... Si je voulais être mesquins, je dirais que les végan⋅e⋅s qui brandissent le schéma de début sont contre l’exploitation de l’eau de pluie.

      Mais je ne pense pas qu’il y ait un lobby vegan puissant. Et en même temps je vois mal un scientifique calculer sérieusement une empreinte (water footprint), avec tout ce que le terme suppose, en y incluant l’eau de pluie. Clairement y a un objectif derrière. Je pense que les végan⋅e⋅s sont insignifiant⋅e⋅s ou les idiot⋅e⋅s utiles, car le but n’est peut être pas de condamner l’élevage mais l’élevage non industriel, gros gaspilleur de place (sur des prairies au lieu d’être enfermés dans des boites à manger du maïs qui a des records de productivité à l’hectare). Et là j’imagine plus l’argent et les lobbys d’influence.

      Pour citer encore Simon Fairly, qui a étudié les études de la #FAO :

      The view of the FAO economists is that a rural population content to consume what their local environment provides is already outnumbered and soon to be superseded by an urban proletariat who expect to buy anything they want in a supermarket, or aspire to be rich enough to do so. The FAO never seriously suggests that it is anything other than the duty of capitalism to provide as sumptuous a spread as it can, and anticipate that between 1999 and 2050, global meat production and milk production will double.
      Having accepted this premise, the FAO are correct in drawing the following conclusions:

      “”"If the projected future demand for livestock is to be met, it is hard to see an alternative to intensification of livestock production. Indeed the process of intensification must be accelerated if the use of additional land, water and other resources is to be avoided. The principle means of limiting livestock’s impact on the environment must be to reduce land requirements … This involves the intensification of the most productive arable and grassland used to produce feed or pasture; and the retirement of marginally used land where this is socially acceptable and where other uses of land, such as for environmental purposes, are in demand."""

      Intensification will have a radical influence on the structure of farming, and, predictably, farms will get bigger. ‘The shift to intensive production systems is accompanied by increasing size of operations, driven by economies of scale,’ which will include ‘a relative expansion of concentrate-based production systems’. To supply these factory farms ‘intensification also needs to occur in the production of feedcrops, thereby limiting the use of land assigned to livestock production, either directly as pasture or indirectly for feedcrops.’ These feedlots will be focused mainly on monogastric animals – pigs and chickens – because these species convert plant nutrients into protein more efficiently than ruminants.
      This shift to large scale and industrial farms, the FAO continue, ‘is only achieved at the cost of pushing numerous small- and middle-scale producers and other agents out of business … Small family-based livestock producers will find it increasingly difficult to stay in the market.’ Currently 1,300 million people, or 20 per cent of the world population are engaged either full-time or part-time in livestock production, of whom 987 million are classed as poor. Many of these people will have to be displaced:

      “”"Many producers will need to find alternative livelihoods … The loss of competitiveness requires policy interventions, not necessarily to maintain smallholder involvement in agriculture, but to provide opportunities for finding livelihoods outside the agricultural sector, and enable an orderly transition… . This trend raises social issues of rural emigration and wealth concentration. Diversification within and outside the agricultural sector, and social safety nets are some of the policies developed to address these issues."""

      The consequence is a rapid ‘urbanization of livestock’ in which rural economies are undermined, and enclosed by a dominant urban and globalized economy:

      “”"As a result of economies of scale, industrial livestock production generates substantially lower income per unit of output than smallholder farms, and benefits go to fewer producers. Furthermore, economic returns and spillover effects occur in the generally already better off urban areas. The shift towards such production has thus, a largely negative effect on rural development."""

      In the above, the FAO are describing a process of industrialization that has, in its own individual way, already taken place in the UK over the last 200 years and whose spread throughout the developing world they predict, endorse and promote.

    • Encore moi :)
      Le document est vraiment intéressant, rempli de chiffres qui donnent envie de faire des diagrammes.

      J’ai vraiment l’impression que lorsqu’on tape sur l’élevage, on tape souvent sur les vaches. Et je commence à me demander si ce n’est pas parce que les herbivores sont les animaux domestiques les moins faciles à industrialiser. On a tous en tête les « feedlots » américains, mais je me rappelle avoir lu (où ?) qu’en fait les vaches y passaient assez peu de temps, comme une sorte de gavage final (un peu similaire à la phase de gavage des canards à foie gras) pour les engraisser avec du maïs. Sinon avant c’est au mieux de la prairie, au pire du fourrage de luzerne qui a été irrigué. Donc même si la dernière phase est industrialisée, et que d’aller couper la luzerne c’est plus rationalisé que d’aller faire gambader les vaches, le foin reste beaucoup moins concentré que les céréales ou le soja, et faire de l’ensilage ça a toujours le côté artisanal de la fermentation. Donc je pense que c’est pour ça qu’on cible les vaches, sur des critères défavorables (conso des pays riches, place prise), ou en biaisant d’autres résultats (comme ici), sans jamais prendre d’autres critères (l’érosion par exemple). Et c’est aussi sûrement pourquoi même en élevage industriel il y a une grosse part d’eau verte, car on sert beaucoup d’herbe même en industriel.

    • Arh, je n’ai hélas pas le temps en ce moment de regarder tout ça, je ne conteste pas tes remarques sur la consommation supposée de l’eau. Je veux juste faire une remarque sur l’industrie bovine (je ne parle pas d’élevage à ce niveau là et je n’ai pas l’impression qu’elle soit plus dénoncée pour ses excès que celles du porc et de la volaille). En Amérique, l’industrie bovine est une cause importante de déforestation : on déboise pour créer des pâturages pour les troupeaux et lorsque les sols sont laminés, on déboise de nouveau. On peut parler d’industrie extensive néfaste. Je précise tout de suite, je ne suis pas végétarienne mais je défends une consommation plus restreinte de viande et d’origine paysanne.

    • @odilon :

      je défends une consommation plus restreinte de viande et d’origine paysanne

      On est d’accord la dessus. Comme je disais ailleurs mais je ne retrouve plus le commentaire, la consommation de viande devrait être dépendante de ce qu’on peut produire dans des conditions décentes, et pas développer un élevage concentrationnaire pour satisfaire les désirs de tou⋅te⋅s. Pour le type d’élevage que je trouve chouette, voir http://seenthis.net/messages/220316
      Mais dans ce billet je parle d’élevage dans sa globalité car les chiffres prennent cette globalité, et je pense que les « bons » chiffres de l’élevage sont en grande partie due aux élevages des pays non industrialisés (on pourrait s’amuser à faire les calculs avec les données du document) et/ou à la proportion des différents animaux dans le total de production.

    • Bravo ! Le gros souci, c’est de refuser de considérer les différences entre élevage et production animale, on en arrive à des contre-vérités comme celle-ci. Et là, les veganEs avec toutes leurs idées généreuses font bien figure d’idiotEs utiles.
      C’est maintenant mon préalable à toute discussion, je ne perds plus mon temps en cas de refus.

    • Très belles statistiques illustrées @odilon ! Oui l’élevage industriel et ce qu’on a connu de pire, car il augmente d’un ordre de grandeur ou plus la capacité destructrice de l’agriculture industrielle. Et même si l’urgence est de dénoncer et d’arrêter le massacre, je déplore l’absence de recherche d’élevages alternatifs, qui se borne souvent à l’agriculture bio/paysanne sans recherche de plus de conception, plus d’intégration et plus d"’intensivité écologique". C’est pourtant ce qui se fait en maraîchage, avec de « nombreux » articles sur des maraîchers qui utilisent des ancienne techniques, des structures nouvelles, du design, etc...



  • The #wage_scale will save the economy, not impede it
    http://english.al-akhbar.com/content/wage-scale-will-save-economy-not-impede-it

    http://english.al-akhbar.com/sites/default/files/imagecache/4cols/leading_images/tahtah11.jpg

    Public sector workers protest for the wage scale to be approved by the Lebanese parliament on April 29, 2014. (Photo: Marwan Tahtah) Public sector workers protest for the wage scale to be approved by the Lebanese parliament on April 29, 2014. (Photo: Marwan Tahtah)

    The assault on the proposed wage scale – which includes wage increases for public sector employees – continues. Instead of seizing the opportunity to launch serious discussions based on real arguments and facts, and away from the controversy and the clamor about the wage scale and its implications, we have had a torrent of hyperbolic warnings that the pay hike could lead to a Greek-style economic collapse, or even an economic version of the May 7 conflict of (...)

    #Opinion #Articles #Lebanese_Central_Bank #Lebanese_economy #Lebanon #Salim_al-Hoss


  • La crise au Proche-Orient, les réfugiés et la Suisse | Proche-Orient et crise syrienne
    http://crisyr.hypotheses.org/154

    Compte-rendu du Colloque international, 27 et 28 février 2014, Genève

    Dans le cadre du programme scientifique « Le Proche-Orient et la crise syrienne », un colloque intitulé « La crise au Proche-Orient, les réfugiés et la Suisse », co-organisé par le GREMMO et l’Université de Genève, s’est tenu à Genève les 27 et 28 février.

    #Syrie #réfugiés #Suisse



  • Le pèlerinage à La Mecque : une industrie sous contrôle - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Le-pelerinage-a-La-Mecque-une.html

    En confrontant la pratique contemporaine du pèlerinage musulman à ses manifestations passées, Sylvia Chiffoleau montre comment les dispositifs de contrôle mis en place de longue date ont été renforcés et élargis par la dynastie des Saoud pour faire face à la massification des flux humains, mais aussi renforcer sa légitimité.

    #Arabie_Saoudite #pélerinage


  • L’epub, nouveau format pour les revues électroniques. Quelques conséquences pratiques
    http://rumor.hypotheses.org/3542

    parfaitement d’accord avec cet article "Le passage au fichier epub à la place du PDF qui semble s’amorcer aujourd’hui sera certainement un processus complexe et lent car les habitudes sont bien ancrées, les lecteurs ont déjà constitué de copieuses bibliothèques personnelles qu’ils ne souhaiteront / ne pourront pas aisément convertir, les portails n’auront certainement pas tous la possibilité de rétroconvertir leurs stocks de textes (par exemple Persée), une opération qui de toute façon sera lourde. Mais pour les portails et les revues qui vont s’y lancer, il faut que le travail soit fait d’une manière aboutie et adaptée aux besoins, sans imposer un point de vue localisé et partiel sur la chaîne de production. Je plaide donc pour que, sur la plateforme Revues.org, les futurs fichiers epub soient produits (...)


  • Les journaux ont été imprimés hier, même sur internet

    Bonjour,

    Nous sommes le lundi 28 avril, en soirée. L’heure de
    s’informer, de feuilleter les journaux sur le web.

    Mais il a dû se passer un phénomène étrange aujourd’hui,
    les journaux semblent parler du passé, pas de l’actualité
    du jour.

    Ils racontent que dans un pays proche on vient de condamner
    à mort près de 700 personnes, collectivement et en un seul
    procès... Un procès concernant une journée de manifestation
    dans laquelle déjà 700 autres personnes avaient déjà été tuées
    directement, sans même la caricature d’un procès.

    Journaux, radios et télés en parlent tous avec ces titres
    neutres qui fleurent bon la reprise des dépêches de l’AFP.

    Mais c’était l’information d’hier, évidemment. Où est la
    nouvelle du jour, fraîche et rapide ?

    Par exemple cette courte déclaration de l’Elysée qui
    rappelle son ambassadeur pour consultation ?

    Par exemple cette convocation du Tribunal Pénal
    International qui a certainement eu lieu aujourd’hui.

    Nous devons vivre des temps parallèles. Un tel événement a
    immanquablement suscité des réactions. Pas des mails outrés
    de simples citoyens comme moi... non, des décisions sérieuses
    par des gens sérieux.

    La Commission des Amitiés Franco-Egyptienne de l’Assemblée
    nationale a forcément dit quelque chose de frappant. L’Etat de
    droit est au coeur des relations diplomatiques.

    Mais où sont passés les caractères, les bits ou les atomes qui
    nous porteraient ces nouvelles qui ont eu lieu
    aujourd’hui dans cet espace parallèle qu’on appelle la
    démocratie et les Droits de l’Homme ?

    Hervé Le Crosnier


  • Ouverture d’un deuxième camp pour les réfugiés syriens en Jordanie
    First group of Syrian refugees arrives in Azraq camp | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/first-group-of-syrian-refugees-arrives-in-azraq-camp

    The first group of Syrians has already arrived at the Azraq Refugee Camp, which will be officially opened on Wednesday, with a capacity of hosting up to 130,000 refugees.

    Azraq is the third Syrian refugee camp in Jordan and “probably the biggest planned refugee camp in history”, Andrew Harper, UNHCR representative to Jordan, said on Monday.

    “It probably is one of the biggest planned camps, because it’s organised; we have the resources and had 10 months to prepare it,” Harper told The Jordan Times over the phone, noting that in the case of the Zaatari camp, “we only had 10 days to prepare for it.”

    “We had to adapt with the influx of Syrians and we didn’t have the resources then,” the UNHCR official explained. The Zaatari camp is currently hosting more than 170,000 refugees, he said.

    According to official figures, the number of Syrians registered as refugees in the Kingdom has exceeded 600,000, while there are 750,000 Syrians who were in the country before the civil war erupted in March 2011.

    However, the UNHCR is currently working with the Interior Ministry to double check the latest figures, according to Harper.

    #Jordanie #Syrie #réfugiés #camp


  • La Jordanie poursuit la mise en oeuvre de son programme d’énergie renouvelable, même si ses ambitions sont modestes dans ce domaine en comparaison des projets nucléaires et de pétrole de schiste
    ‘New wind power plant to cover electricity needs of 150,000 people’ | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/new-wind-power-plant-to-cover-electricity-needs-of-150000-people

    Construction work on Jordan’s first wind power plant, an investment worth $292 million, will start in the next few weeks, the Jordan Wind Project Company (JWPC) said Monday.

    The 117-megawatt wind farm located in Tafileh, 180km southwest of Amman, is expected to be commercially operational in the last quarter of 2015, JWPC Chairman Samer Judeh told The Jordan Times on Monday.

    The project is co-developed with InfraMed, which has a 50 per cent share, Abu Dhabi’s Masdar with 31 per cent and EP Global Energy with 19 per cent, Judeh said.

    JWPC awarded a contract to Vestas to install turbines for the project, he added, noting that the wind farm will not only be the first in Jordan but also the first in the Middle East.

    The wind farm is projected to generate about 400 gigawatt hours of electricity per year, which is sufficient to provide power to 150,000 Jordanians.

    The 38 wind turbines required for the project will be directly transported from the Port of Aqaba to the site over the coming months, according to a statement issued by Vestas.

    “The first turbines will begin to produce electricity as from the first quarter of 2015, and the wind power plant will be fully operational by August 2015,” the statement said.

    Vestas said the project will provide jobs to “150 people during construction and 30 during its operation”.

    Under an agreement, JWPC will sell electricity to the government at a fixed price for the next 20 years after operations start, Judeh said, adding that it will help save millions of dollars for the country.

    “Generating 117 megawatts using wind energy will save about $50 million annually, as using heavy fuel and diesel for power generation, which is the current situation, means much higher costs.”

    #énergie #électricité #Jordanie #éolien #renouvelable


  • Apartheid in planning rights
    Israel’s discriminatory planning policy in the West Bank violates its most basic obligations.
    Haaretz Editorial | Apr. 28, 2014

    Haaretz
    http://www.haaretz.com/opinion/1.587690

    The High Court of Justice is scheduled to hold a hearing Monday on the issue of planning rights in Area C of the West Bank, which is under full Israeli control and constitutes 60 percent of the territory. The petition, filed in 2011 by, among others, the village of Dirat-Rafa’aya in the southern Hebron Hills, Rabbis for Human Rights and the Israeli Committee Against House Demolitions, asks the court to restore the planning committees that dealt with Palestinian development that were annulled in 1971 by the Israel Defense Forces and their authority transferred to what eventually became the Civil Administration, which is appointed by the military and consists solely of Jews.

    The planning body’s affiliation and composition reflect the policy of discrimination and lack of representation suffered by the Palestinians in the regional planning system, which leads to their eviction so that settlements can be expanded. From the data supplied by Bimkom − Planners for Planning Rights, it emerges that the areas currently designated for Palestinian development total only 1 percent of Area C, while the settlement areas with master plans constitute 26 percent of Area C (as reported by Amira Hass on Sunday). The petitioners note that the land area the state allocates to Palestinian towns is significantly less than that allocated to settlements and limits Palestinian options for future development and expansion.

    The result is that nearly all Palestinian construction in the area is considered “illegal” and subject to demolition. Between 2009 and 2013, 2,224 Palestinian structures were demolished for this reason.


  • Private-public partnership projects reach $88 billion
    http://www.hurriyetdailynews.com/private-public-partnership-projects-reach-88-billion.aspx?pageID=

    Instead of the state putting on an investor cap for public infrastructure investments that are mostly in the energy, transportation and port sectors, the state has been championing public-private partnership (PPP) projects undertaken by local-international consortiums. These PPP projects totaled 167 at the end of 2013, with the value of the projects reaching $88 billion.

    With this PPP model which is particularly supported by the World Bank, many projects in several countries have been completed and are ongoing. In the PPP system, three basic aspects of support are sought from the state. 1) The allocation of public land as well as public assets such as coasts, forests and water resources. 2) The guarantee to buy the produced energy or other services for a period of 25-30 years. 3) Assurances to international banks that debts will be covered jointly during the building of projects as necessary.

    http://www.hurriyetdailynews.com/images/content/aady7ud2.png

    A $9 billion tranche of Turkey’s $88 billion projects were planned before the AKP period, while the remaining $79 billion was planned during the party’s rule. Around $46 billion of the projects, including the “mega project” slated for the northern section of Istanbul, were planned between 2010 and 2013.

    #PPP
    #Infrastructure
    #Istanbul


  • Un roman saoudien sur Jeddah – Les basses oeuvres de Abduh Khal | Rumor
    http://rumor.hypotheses.org/3527

    suite à http://seenthis.net/messages/243686 (signalement d’@alaingresh)

    Un des points forts et marquants du roman est l’ampleur de ces clivages internes à la société saoudienne (où les étrangers apparaissent certes présents et discriminés), qui se matérialisent dans l’écart entre les différents espaces de la cité, en particulier le quartier pauvre, renommé l’Enfer, et le Palais, que les habitants voient (dans leur jeunesse) comme le Paradis. Entre ces deux pôles, apparaissent de nouveaux espaces résidentiels (quartiers de villas) et de consommation (des malls où l’on vient s’afficher dans sa réussite sociale). Les pauvres exclus des circuits de redistribution et d’accès à la richesse y vivent dans la précarité, la misère et l’absence d’espoir – notamment les jeunes qui ne peuvent avoir accès au travail, privés d’avenir et contraints de supporter un contrôle social castrateur et inquisiteur, sauf à faire allégeance aux puissants et à renoncer à la dignité, tant cette allégeance est toujours une aliénation.

    Alain Gresh place sa préface sous le signe d’une contestation croissante contre cet ordre inique et insiste sur les mutations en cours, notamment avec l’Internet – un aspect qui est documenté avec régularité et précision sur le blog d’Yves Gonzalez : voir notamment ce billet récent. Mais finalement dans le roman, les signes de la révolte restent individuels et poussent les personnages qui en sont animés à des actions vengeresses ou désespérées, jamais collectives. Les communautés virtuelles dont on parle beaucoup aujourd’hui ne sont pas évoquées dans le roman. La seule figure de résistance morale apparaît finalement sous la forme d’un imam – pas spécialement intégriste, d’ailleurs, et surtout nullement politisé : il prône la quiétude et la patience dans la certitude de mener une vie juste.


  • Je suppose que, pour @OrientXXI, il faut classer le nouveau rapport de l’ONU sur l’accès à l’aide humanitaire en Syrie dans la catégorie « Mensonges du régime »… parce que le rapport donne quelques éléments factuels qui n’ont pas semblé dignes de l’article « Bataille de propagande autour des Arméniens de Syrie » :
    http://www.nytimes.com/interactive/2014/04/24/world/middleeast/25nations.html?gwh=E679290B0EB8AB91264E1BA1069F0539&gwt=pay

    6. In Latakia, armed opposition groups, including Jahbat al-Nusra, Ahrar al-Sham and Ansar al-Sham, launched a major offensive on Kassab town and surrounding areas on 21 March, taking control of the adjacent border crossing with Turkey from the Syrian Government. The fighting reportedly led to the forced displacement of over 7,500 people, many of whom have sought shelter in Latakia city. There have been reports of attacks on civilians, as well as looting of civilian homes and religious sites, including churches, although these remain unconfirmed.

    […]

    16. Concerns also remain about the situation of civilians in other areas under opposition control, in particular given the previous track-record of some of the opposition groups involved. After the opposition gained control of Kassab, an initial report indicated that 40 people, mostly elderly Armenians, were trapped in Kassab town and surrounding villages. Eight Armenians are reported missing and there is no information about the whereabouts of Alawites who used to live in Kassab. Both Jahbat al-Nusra and Ahrar al-Sham took part in a previous offensive on Alawite villages in rural Latakia in August 2013, which resulted in the killing of at least 190 people and the kidnapping of another 200, most of them women and children. During the reporting period, Ahrar al-Sham stated that they continue to hold over 90 hostages from that incident. In a statement issued on 29 March, Jahbat al-Nusra confirmed that it had killed a number of people, although it is not clear whether this included civilians.

    L’article d’Orient XXI sur Kessab mentionne « 670 familles […] évacuée » (« évacué » étant un joli euphémisme pour ne pas dire « réfugié ») et ; à l’heure où l’on s’inquiète tant du sort des millions de Syriens qui vivent désormais dans des conditions indignes, on peut se rassurer avec la phrase « la plupart des habitants de Kessab [sont] à l’abri », là où le rapport de l’ONU dénonce vilainement « le déplacement forcé de plus de 7500 personnes »).
    http://orientxxi.info/magazine/bataille-de-propagande-autour-des,0565
    Quant au lourd passif de Jahbat al-Nusra et Ahrar al-Sham à l’encontre des minorités dans la région de Lattaqié, sa mention aurait sans doute laissé comprendre pourquoi il y a eu une telle sur-réaction à l’annonce de l’heureuse libération de Kessab par des groupes relevant d’Al Qaeda et déjà auteurs de massacres l’année dernière. (Le fait que ces massacres et enlèvements aient été largement ignorés par les médias occidentaux l’année dernière donnant évidemment beaucoup de force à la rumeur d’un nouveau massacre.)

    Le rapport de l’ONU étant décidément lui-même pro-Bachar, il a l’impudence de s’inquiéter du sort des Alaouites de Kessab (quelle idée…).

    (Note : pour le rapport de l’ONU, consulter l’original ; j’ai dû ressaisir ces passages, ce qui est toujours source d’erreurs de copie.)


  • New Texts Out Now: Reinoud Leenders, Spoils of Truce: Corruption and State-Building in Postwar Lebanon
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/17427/new-texts-out-now_reinoud-leenders-spoils-of-truce

    The Lebanese Central Bank, for instance, presents a positive but relative exception to the failure of Lebanon’s state institutions to meet basic bureaucratic criteria. At the same time, the Central Bank managed to curb or prevent the corruption thriving elsewhere. I argued that following a short period wherein Lebanon’s political elites also eyed the Central Bank for their corrupt schemes, it managed to insulate itself from the otherwise incapacitating effects of the post-Ta’if political settlement. This was due to some unique circumstances that failed to emerge elsewhere. With the expansion of the market in treasury bills that financed Lebanon’s bulging public debt, political elites gained a positive and personal interest in upholding the Central Bank’s independence and institutional safeguards. This, I argued, can be explained by these elites’ own purchase of treasury bills, the vast returns involved, the critical role of the Central Bank in this context, and its reputation of integrity on which Lebanon’s debt market crucially relied. Ironically, therefore, Lebanon’s political elites were in strong agreement when it came to creating and sharing in Lebanon’s debt burden, but otherwise their fierce differences undermined virtually all state institutions, their policies, and their services.

    @nidal
    #Liban
    #corruption
    #reconstruction


  • Will Smog in China Spur Climate Solutions? | Energy Economics Exchange
    http://energyathaas.wordpress.com/2014/04/21/will-smog-in-china-spur-climate-solutions

    Some of my clean tech colleagues seem to be almost cheering for Chinese smog, though. They seem to believe that the Chinese will be forced to invest in renewables and cleanup their energy sector to address the local pollution. Because it is visible to the naked eye, has a distinctive smell and has immediate impacts on quality of life, smog, unlike greenhouse gases, will spur a clean energy transformation.

    *
    #energy #China


  • Illegal electricity usage in 2013 cost Turkish households TL 140 each
    http://www.todayszaman.com/news-345963-illegal-electricity-usage-in-2013-cost-turkish-households-t

    Illegal electricity usage in several southeastern Turkish provinces in 2013 led to a shortfall of TL 4.9 billion in national electricity bill receipts, a figure which was divided among the 35 million Turkish households registered with energy companies and led to an additional TL 140 cost per household last year, the Vatan daily reported on Wednesday.

    Last year, the Turkish Electricity Distribution Company (TEDAŞ) concluded four privatization tenders, selling Dicle, Vangölü, Toroslar and İstanbul’s Anatolian Side electricity companies for a total of around $3.4 billion.

    İşkaya-Doğu Consortium won the Dicle Electric Distribution A.Ş. (DEDAŞ) privatization tender with an offer of $387 million. Çalık Energy, Mes A.Ş.-İşkur A.Ş. Consortium and Fernas Construction were the other three bidders in the tender, which opened with a value of $226 million. DEDAŞ supplies electricity to the southeastern provinces of Diyarbakır, Şanlıurfa, Mardin, Batman, Siirt and Şırnak, where 71.4 percent of the population uses electricity illegally, leading to the TL 4.9 billion shortfall.

    The methods used by pro-government Turkish businessman Abdullah Tivnikli, one of the partners in DEDAŞ, when financing the tender has been a matter of discussion in Turkish banking circles. Tivnikli had received loans from the bank Kuveyt Türk, where he is deputy board manager, to finance the energy privatization. Tivnikli owns 30 percent of shares in DEDAŞ. Observers have said that lending to his own firms would create non-performing loan problems in the long-term.

    Another crucial factor in the very high shortfall is that according to Energy Ministry data, the electricity usage in the southeastern provinces increased by 24 percent between 2009-2013, reaching 19.3 billion kilowatts.

    Speaking to Vatan daily, DEDAŞ spokesperson Mehmet Gökay Üstün said that only 4.6 billion kilowatts of total electricity consumption was paid for. “The total cost of the electricity usage amounted to TL 6.4 billion, including tax. But only TL 1.5 billion was paid. The rest, amounting to TL 4.9 billion, was paid by registered electricity subscribers nationwide,” said Üstün.

    Üstün also stressed that after privatization, the rate of illegal electricity usage dropped by 1 percent, preventing a loss of almost TL 40 million.

    During budget talks in Parliament in December last year, Energy and Natural Resources Minister Taner Yıldız said that debts incurred by those who steal electricity in Turkey will be written off if they register as electricity users.

    During his speech, Yıldız said that electricity piracy in Turkey needed to be reduced urgently. “We will get our citizens to start paying [for the electricity they use],” Yıldız said.

    #Electricité
    #Piratage
    #Privatisation
    #Turquie


  • Erdoğan’s mega-projects promise mega-burdens for coming generations
    http://www.todayszaman.com/news-345600-erdogans-mega-projects-promise-mega-burdens-for-coming-gene

    The build-operate-transfer (BOT) and build-lease-transfer (BLT) models seem to best suit Turkey’s needs in financing ambitious projects that cost a fortune at a time when problems in the global economy are making liquidity scarcity a prominent issue, but today’s dream may turn into a nightmare in the next decade with accumulating costs, experts warn.

    The Justice and Development Party (AK Party) government has been hailed for its mega-projects, mostly in the fields of construction and energy, which are meant to boost welfare and create huge numbers of jobs. Nuclear energy power plants in Mersin and Sinop, 15 city hospitals in 14 provinces, a new airport in İstanbul with a capacity to serve 150 million passengers annually, a third bridge over the Bosporus, the “crazy project” of Kanal İstanbul to connect the Black Sea and the Marmara Sea and alleviate the dense and dangerous traffic on the Bosporus are only a few of these mega-projects. Their combined price tag is a hefty $150 billion. No money will be paid in advance for most of these projects, but the long-term costs will likely surge well beyond their total estimates for construction and operation, laying huge amounts of debt at the feet of the coming generations, experts say.

    The nuclear reactor in Mersin’s Akkuyu district will be the first of its kind in Turkey to satisfy the country’s ever-growing hunger for energy. The estimated cost of the power plant is $20 billion, all to be met by the Russian-owned NGS Elektrik Üretim A.Ş. But the purchase guarantee by the government mars this extremely strategic investment. Turkey has pledged to purchase the electricity to be generated by this power plant for 15 years at a price of 12.35 US cents per kilowatt-hour (kWh), which equals $4.57 billion per year considering the plant’s planned capacity of 4.8 billion megawatts. This adds up to $68.54 billion to be paid by Turkey to the NGS, which means the amount to be paid out of the state coffers is more or less $48.5 billion.
    The deal drew criticisms from many in the energy business, who largely drew attention to the price tag for the purchase guarantee, 12.35 cents per kWh. Yet nobody was sure whether the market price of electricity will be higher or lower by the end of the purchase guarantee term.

    #Nucléaire
    #Turquie
    #Infrastructure