• Fin de la politique de la porte ouverte aux réfugiés syriens - Fady NOUN - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/868752/fin-de-la-politique-de-la-porte-ouverte-aux-refugies-syriens.html

    Par contre, les ministres ont réussi à s’entendre sur les grandes lignes d’un début de règlement du drame des réfugiés syriens, et d’abord sur la fin de « la politique de la porte ouverte » et la nécessité de contenir désormais l’afflux de réfugiés, chaque fois que cela est possible. Une cellule de crise présidée par le Premier ministre et comprenant en outre Gebran Bassil (AE), Rachid Derbas (Affaires sociales) et Nouhad Machnouk (Intérieur) a été formée pour superviser la mise en place de la nouvelle politique et en parler de façon unifiée à la communauté internationale.

    Il faut inciter les réfugiés qui le peuvent à regagner la Syrie, sinon leurs régions d’origine, du moins des camps de réfugiés qui seraient installés en territoire sûr syrien, ont ainsi décidé les ministres. Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a été chargé de réfléchir à cet aspect des choses en coordination avec le gouvernement syrien et divers pays, organisations et ONG concernés.

    #Liban #Syrie #réfugiés


  • Echec du projet de titularisation des centaines d’enseignants contractuels qui font tourner l’Université Libanaise au quotidien
    Fin de la politique de la porte ouverte aux réfugiés syriens - Fady NOUN - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/868752/fin-de-la-politique-de-la-porte-ouverte-aux-refugies-syriens.html

    La tentative était audacieuse : prendre par surprise le Conseil des ministres et régler d’un coup, au finish, un contentieux qui traîne depuis dix ans au moins. Hélas, pour le ministre de l’Éducation nationale Élias Bou Saab, le miracle n’a pas eu lieu. À la veille du départ du chef de l’État, et de l’ouverture d’une période d’incertitude où le CPL semble vouloir changer les règles du jeu gouvernemental, l’ambitieux projet portant sur la nomination du conseil des doyens de l’Université libanaise et la titularisation d’un millier de professeurs contractuels a été renvoyé pour complément d’étude. M. Bou Saab, il est vrai, avait imposé son examen sans qu’il soit inscrit à l’ordre du jour, ce qui a agacé M. Salam et beaucoup de ministres, placés devant un projet de grande envergure qu’ils ont estimé de leur droit de vouloir vérifier.

    Selon des sources informées, c’est l’adjonction, à la dernière minute, de trois cents noms de professeurs contractuels qui a compromis le projet. À l’origine, le nombre des contractuels à titulariser n’était que de 700. C’est le président du Conseil, Tammam Salam, qui a rejeté le projet, proposant au ministre de l’Éducation de nommer, en un premier temps, le conseil des doyens, et de revenir plus tard sur les titularisations, ce que M. Abou Saab a refusé.

    Le ministre a eu beau expliquer, une heure trente durant, que le projet était vital pour la bonne santé de l’Université libanaise, menacée de se vider progressivement de ses cerveaux, il n’a pas réussi à convaincre. Pourtant, il avait bien expliqué aux ministres présents qu’il y a quelque chose d’anormal dans le fait que les trois quarts des professeurs de l’Université libanaise sont toujours contractuels, et que certains attendent depuis dix ans que leur situation soit régularisée. Peine perdue. C’est la routine, la méfiance, le clientélisme, bref le bazar qui semblent avoir pris le dessus, à la profonde déception du ministre, choqué de voir un si lourd dossier traité avec tant de légèreté. Le chef de l’État n’était pas loin de partager ce sentiment.

    #Université #recherche #Liban #fuite_des_cerveaux (tous ceux qui peuvent se barrent)


  • JEPCO striking employees, administration reach compromise | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/jepco-striking--employees-administration-reach-compromise

    The Labour Ministry on Tuesday managed to resolve the dispute between the Electricity Workers Union (EWU) and the Jordanian Electric Power Company (JEPCO), ending a work stoppage that began last Wednesday.

    #Jordanie #grève #électricité #énergie


  • Zones de non-droit - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/867632/zones-de-non-droit.html

    Reconsidérons le Liban qui n’est pas seulement une mosaïque de communautés, mais également et, suivant les régions, une mosaïque de régimes de droit où la « pression juridique » s’exerce selon une certaine casuistique, c’est-à-dire au cas par cas. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il y a égalité devant la loi entre Achrafieh et la banlieue sud, entre le Metn et le Hermel, etc. Et je ne fais pas seulement allusion à la perception des factures d’électricité ; je fais référence au sentiment général qui prévaut quand deux autorités (l’étatique et la milicienne) cohabitent de manière adultérine dans un même district. Ainsi dans le Chouf comme la région de Zghorta, il y a une telle « démocratie de proximité » que le contentieux des administrés peut être réglé par médiation ou par un arbitrage rendu par une cour de justice informelle relevant des divers potentats locaux.
    C’est qu’il y a des loyautés verticales... et des solidarités verticales qui unissent des individus autour d’une communauté ou d’un chef providentiel et qui, quand cela les arrange, font fi de l’État central légitime et récusent son autorité dans la sphère publique.
    Il faut faire avec le non-droit ; c’est ainsi. On s’accommode des zones où l’on ne sent pas chez soi, on évite de s’y rendre. Question de tact, de mesure, dirions-nous. Mais souvenons-nous quand même des camps palestiniens et de l’immunité de fait que s’octroyaient ceux qui y résidaient ou qui s’y réfugiaient. La suite de l’histoire est pour le moins édifiante.

    L’auteur (Youssef Mouawad, un avocat) oublie juste Solidere et la fabrication d’un droit spécifique aux puissants en régime néolibéral
    #Liban #droit


  • On Erdogan’s ‘Ordinary Things’: The Soma Massacre, the Spine Tower, and the Corporate-State’s Fitrat in Turkey
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/17742/on-erdogan%25E2%2580%2599s-%25E2%2580%2598ordinary-things%25E2%2580%2599_

    This “Labor Massacre,” and not “work accident,” illustrates the deadly and despicable effects of the “high pace of development” enshrined in the fitrat of Erdoğan’s corporate-state. Further, it reflects how that “development” produces and depends upon a variety of disasters in the cities and the hinterland. The Soma Massacre is not a calamity that has befallen the Soma miners, but a massacre committed against an entire town under the increasingly reckless and callous subcontractor (taseron) capitalism of Erdoğan’s “corporate-state.” Among the elements that constitute the particularity of the Erdoğan form is that the disposability of these particular bodies, all 321 of them and counting, is expected to be cloaked over in a language of takdir-i ilahi (divine predestination) and fitrat (genesis).

    The particular form that capitalist destruction takes under Erdoğan—and the scale and pace of the plunder economy it forms and performs—is reflected in the connections between the depths of the Soma mine and the heights of the Spine Tower, the luxury residence tower that looms imposingly over Istanbul’s Little Dubai in Maslak (Image). The Soma Group that “rents” the coal mine in Soma also happens to be the force behind the “Spine Tower.” With luxury flats for sale starting at 3.4 million USD in the Tower, the Soma Group has registered a 250 percent increase in production over the course of the last six months alone. At the same time, construction workers were faced with lowered wages, deteriorating working conditions, and a complete lack of emergency safety infrastructure in Soma. As a short article on Diken has put it: the cost of twenty safety rooms to ensure the possibility of evacuation for up to eight hundred miners in Soma would have been the equivalent of the cumulative price of four of these luxury flats in Maslak. This fact alone is maddening enough in the aftermath of the Soma Massacre to inspire a mass movement demanding that the Soma Group and its state-level beneficiaries be brought to justice and held accountable for the man-made catastrophe they have wrought.

    #Turquie #capitalisme #travail


  • Les #réfugiés syriens du #Liban au centre des préoccupations diplomatiques

    « À #Chebaa, le nombre des réfugiés n’est plus loin du nombre de la moyenne des habitants de cette ville. » C’est ce qu’a déclaré hier le coordinateur spécial pour le Liban, Derek Plumbly, lors d’une visite dans la région de Chebaa qui l’a conduit à effectuer une tournée tout le long de la ligne bleue.
    Le responsable onusien s’est également rendu aux camps des réfugiés de la région et dans les écoles de la localité qui accueillent les enfants des réfugiés au même pied d’égalité que les écoliers libanais.
    Il a rencontré cette occasion les représentants du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et des organisations humanitaires, saluant au passage la « générosité dont a fait preuve le peuple libanais à l’égard des déplacés syriens ».
    Le responsable onusien a assuré l’engagement des Nations unies à poursuivre ses efforts en vue d’aider le Liban à faire face à « cet énorme défi humanitaire », invitant une fois de plus la communauté internationale à répondre aux besoins des réfugiés.

    http://www.lorientlejour.com/storage/attachments/868/p01-4--------4_981569_large.jpg

    http://www.lorientlejour.com/article/867312/les-refugies-syriens-du-liban-au-centre-des-preoccupations-diplomatiq

    #Syrie #migration #asile #visualisation #carte #guerre


  • Can T-Wall Murals Really Beautify the Fragmented Baghdad?
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/17704/can-t-wall-murals-really-beautify-the-fragmented-b

    Since April 2007, Baghdad has been experiencing a walling strategy designed by the US-led Multi-National Forces (MNF) occupying Iraq then. Between 2005 and 2008, kidnappings, assassinations and population displacements became the main tactics used by the Sunni insurgency and Shiite militias in their struggle to delimit newly homogenized areas over which they could gain spatial control and power. The MNF justified their strategy of surrounding some neighborhoods with concrete blast walls (also known as “T-walls”) as a way of protecting city residents from the urban violence severely affecting daily life in Baghdad. By preventing hostile groups from penetrating neighborhoods, kidnapping people or using car-bombs and suicide-bombers, these security walls brought a limited and temporary solution to the effects of the sectarian violence, but did not address its causes. With time, they progressively became the physical manifestations of a spatial reordering of the city along the same ethnic/sectarian and politicized dividing lines that have transformed Baghdadi society (see Damluji 2010, musingsoniraq, and Iraq green). In 2008, the US army, the Iraqi government, and some foreign associations commissioned a 100,000 dollars budget beautification campaign to subsidize murals on the recently built T-walls, as to mask the “ugliness” of the barriers. This resulted in the creation of a whole series of paintings all over Baghdad, led by the local municipalities.

    http://www.jadaliyya.com/content_images/3/ScreenShot2014-05-17at11.06.04PM.png
    #Irak #Bagdad #art


  • Il y a une difficulté avec tous ces articles consacrés aux réfugiés syriens au Liban : ils se focalisent presque systématiquement sur ceux qui sont dans des camps de fortune (près de la frontière syrienne), alors qu’il ne s’agit que d’une minorité des réfugiés au Liban. La grande majorité (les trois quarts, les deux tiers ?) des réfugiés syriens sont logés dans les villes et villages libanais. La carte de l’UNHCR qui circule en ce moment (voir @cdb_77) montre d’ailleurs que la répartition des réfugiés est la même que celle de la population libanaise, sur l’ensemble du territoire du pays :
    http://www.lorientlejour.com/storage/attachments/868/p01-4--------4_981569_large.jpg

    C’est quasiment l’exact opposé de la Jordanie et ses immenses camps.

    En décembre, cet article indique que 80.000 des 800.000 réfugiés au Liban vivaient dans des tentes :
    http://www.lorientlejour.com/article/846406/au-liban-80000-refugies-syriens-vivent-sous-des-tentes-de-fortune-bal
    C’est certes affreux, mais cela signifie que 720.000 ne vivaient pas dans des tentes. Ce qui est assez remarquable : essayer d’imaginer un million de réfugiés arrivant en France en deux ans, et se demander quel pourcentage se retrouverait enfermé dans un camp de tentes et de préfabriqués avec des barbelés autour.

    Par ailleurs, ces articles consacrés aux petits camps au Liban plutôt qu’aux autres réfugiés syriens semblent se multiplier dans les médias ayant un certain agenda politique. Articles qui, tous, regrettent qu’il n’y ait pas de grands camps (façon Zaatari), avec généralement une mise en accusation du gouvernement précédent. Pourtant d’autres commentateurs, comme George Corm, déclarent très clairement qu’ils préfèrent qu’il n’y ait pas de camps syriens au Liban.

    Un aspect pas inintéressant tout de même, c’est que dans les témoignages qui circulent, les Syriens au Liban survivent (survivaient ?) en s’intégrant dans le bas de l’échelle des boulots. Une fois dans un camp, c’est clair, ils seraient parfaitement exclus de la vie sociale et de toute possibilité d’activité économique (même peu reluisante).

    Je ne suis pas choqué que les organisations humanitaires se focalisent sur les camps : ce sont certainement les situations les plus graves, et par ailleurs (surtout ?) c’est là de manière quasi exclusive qu’ils savent (peuvent) intervenir. Les familles syriennes logées chez l’habitant dans une petit village, je suppose que c’est un peu moins grave qu’un camp dépourvu d’eau, mais surtout je suspecte que les humanitaires étrangers sont totalement incapables d’intervenir de façon aussi diffuse sur tout le territoire libanais.

    Quelques questions auxquelles je ne trouve pas de réponses :
    – les nouveaux arrivants se répartissent-ils toujours de la même façon (très grosse majorité en dehors de camps de fortune), ou bien est-ce que désormais ils se retrouvent obligés de se regrouper dans des camps de fortune ? Si c’est le cas : pourquoi ?
    – comme évolue la situation des Syriens présents depuis plusieurs mois (ceux qui vivent avec les Libanais) ? Est-ce qu’ils survivent de manière vaguement stable, ou est-ce qu’ils s’effondrent dans la misère après quelques mois, une fois que leurs économies sont épuisées ? par exemple : est-ce qu’ils parviennent encore à payer un loyer ?
    – est-ce que la concurrence économique entre plus pauvres s’applique désormais entre anciens et nouveaux réfugiés, rendant la situation plus difficile pour les réfugiés eux-mêmes (dans un article, une dame irakienne raconte qu’elle n’arrive même plus à se faire embaucher pour faire la vaisselle) ? est-ce que le fait que les réfugiés soient répartis sur l’ensemble du territoire ne dilue pas ces phénomènes de concurrence ?
    – Zaatari, c’est au mieux 150.000 personnes ; il y a déjà plus d’un million de Syriens au Liban. Quand on évoque l’idée de camps de réfugiés, on parle de combien de camps monstrueux façon Zaatari ?

    • Pour l’imagination, on peut faire un petit retour en arrière à l’année 1962 en France.

      Pieds-Noirs — Wikipédia
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pieds-Noirs#Guerre_d'Algérie_(1954-1962)

      Les historiens distinguent trois grands groupes sociaux constituant les rapatriés d’Algérie :

      • les Européens rapatriés d’Algérie : communément appelés Pieds-Noirs, ils sont de loin les plus nombreux. En 1962, environ 800 000 Pieds-Noirs quittent l’Algérie dont 512 000 entre le mois de mai et le mois d’août.
      • les Juifs rapatriés d’Algérie : souvent associés aux Pieds-Noirs, estimés a 120 000 en 1962, environ 110 000 s’installent en France en 1962.
      • les Français musulmans rapatriés (FMR), aussi appelés FSNA (Français de souche nord-africaine) avant l’indépendance, puis souvent englobé sous le terme générique de « harkis », ils sont constitués de plusieurs groupes différents : anciens membres des forces supplétives (Harkis, Moghaznis, GMS…), militaires engagés ou appelés au côté de l’armée française et élites francisées (hauts fonctionnaires, membres du « double collège », députés, sénateurs…) . Ils sont au nombre de 138 458 au recensement de 1968.

      Ça fait plus d’un million en un an.

      Avec la sollicitude bien connue du gouvernement français.

      Le gouvernement avait estimé à 200 000 ou 300 000 le nombre de rapatriés temporaires en France qu’il qualifiait de « vacanciers ». Aussi, rien n’était prévu pour leur arrivée. Beaucoup durent dormir dans les rues à leur arrivée en France, où la majorité n’avait jamais mis les pieds et n’avait ni famille, ni soutien. Certains souffrirent également du ressentiment des métropolitains qui n’étaient généralement pas favorables à la guerre et avaient souffert des appelés morts ou blessés en Algérie. Ils bénéficièrent cependant d’aides à l’installation (qui par contrecoup générèrent des jalousies en Corse qui aida au décollage du nationalisme corse), sauf pour les pieds noirs d’origine corse.

    • Je me permets d’ajouter une question qui me trotte depuis quelques jours et à laquelle je n’ai pas encore trouvé de réponse : j’imagine que, proximité géographique aidant, une partie non-négligeable des réfugiés était originaire de Homs et sa région, non ? Du coup, sait-on si l’on a déjà assisté à des « retours » voire à un reflux du nombre de réfugiés depuis l’arrêt des combats ?

    • oui, il y a certainement des mouvements de cette nature. Cela a été évoqué pour le cas de la Jordanie par Cyrille Roussel dans le billet cité plus haut. Dans le cas des réfugiés syriens au Liban, près de 40% proviennent du gouvernorat de Homs : cf doc ci dessous :
      https://dl.dropboxusercontent.com/u/17206670/ref-syr-gov-of-orig.JPG (source : UNHCR 15 mau 2014, lien cité ci dessus)
      Et j’ajoute une intéressante carte qui représente les différentes populations par mohafazats, toutes considérées comme des « targets ». Il semble que bcp d’ONG cherchent à ne pas trop distinguer et séparer les groupes cibles, autrement dit lorsqu’elles aident des Syriens dans un village, elles s’efforcent aussi d’aider les Libanais qui sont dans une sitaution similaire :
      https://dl.dropboxusercontent.com/u/17206670/pop-leb-syr.JPG
      source : http://data.unhcr.org/syrianrefugees/download.php?id=5707

    • – Aspect économique à prendre en compte, plus que sécuritaire, si l’on suit Charbel Nahas :
      http://seenthis.net/messages/244728

      – Plus gênant, une rumeur entendue plusieurs fois. Les déplacés de l’intérieur pourraient être considérés par le régime comme bienvenus (fidèles au régime), les réfugiés expatriés pourraient être considérés comme plus ou moins indésirables (hostiles au régime). (Il y a 6,5 millions de déplacés à l’intérieur du pays, et 2,7 millions de réfugiés à l’étranger.) Que ce soit vrai ou que ce soit faux, si les expatriés croient qu’ils ne sont pas les bienvenus et qu’ils risquent de subir un dangereux « background-checking » à leur retour infligé par les services de renseignement, il y a des chances que beaucoup restent à l’étranger.

      (Je vous fais l’économie des spéculations sur l’opinion politique pro ou anti-régime des réfugiés eux-mêmes, spéculations qui circulent largement, mais qui sont à la fois totalement impossibles à déterminer, relèvent de la police de la pensée, et sont totalement injustes – des familles de réfugiés sont des familles de réfugiés…)


  • Quelques éléments pour répondre aux remarques de @nidal (http://seenthis.net/messages/257959). Je suis d’accord sur le constat que cette arrivée massive correspondant à un cinquième ou à un quart de la population libanaise résidente se passe dans des conditions finalement pour l’instant assez remarquables. Deuxièmement, en effet, les réfugiés syriens sont largement logés en appartement (53% en mars), mais aussi dans toute une série de situations et de locaux précaires, même s’ils ne sont pas des tentes (je suppose que les tentes correspondent, dans le camembert suivant, aux collective shelters ainsi que aux informal settlements, soit 3=15%=18%, d’un total de 1 M, soit 180.000). Le chiffre est différent de celui de l’article, mais il doit y avoir des recensements plus précis par type de shelters).
    https://dl.dropboxusercontent.com/u/17206670/logt-ref-syr-march2014.JPG
    (source : http://data.unhcr.org/syrianrefugees/download.php?id=5452)
    Troisièmement, il faut quand même corriger l’idée d’une répartition identique à celle de la population libanaise mais si on effectivement une impressionnante diffusion dans toutes les régions, y compris les plus éloignées de la Syrie, comme le Sud.
    Selon le tableau ci dessous on observe que la Bekaa rassemble un peu plus d’un tiers des réfugiés syriens fin avril, suivi non par le Nord mais par Beyrouth et surtout Baabda, Aley et le Metn cad la banlieue de Beyrouth (d’abord banlieue sud, puis banlieue est. Le Chouf est également en bonne position. En revanche, Jbeil et Kesrouane sont nettement en retrait pour l’accueil.
    Globalement, ce n’est pas la même structure régionale que celle de la population libanaise.
    https://dl.dropboxusercontent.com/u/17206670/ref-syr-leb-gov-may2014.JPG
    Le tableau détaillé par caza :
    https://dl.dropboxusercontent.com/u/17206670/ref-syr-leb-caza-may2014.JPG
    (source : http://data.unhcr.org/syrianrefugees/download.php?id=5571)
    Structure régionale de la population libanaise en 2007 (eh oui, pas de données plus récentes...)
    https://dl.dropboxusercontent.com/u/17206670/pop%20leb%202007%20gov.JPG
    (source : http://cas.gov.lb/images/PDFs/Demographic2007-ar.pdf)

    Je n’ai pas encore trouvé les éléments permettant de savoir si la population en abris et sous tente et en installation informelle augmente, même si c’est probable. Il y avait un stock important de logements et de structures vides que les premiers arrivés ont pu utilisés. Par la suite, j’ai entendu parler d’un mouvement de construction mais j’imagine que cela est cher pour les réfugiés. Peut être certains réfugiés, trop paupérisés, sont ils conduits à quitter des logements où ils ne peuvent plus payer les loyers.
    Sur les aspects économiques, il est certain que cette population créée une demande, et que par ailleurs, il y a beaucoup d’argent de l’aide (même si pas assez) qui solvabilise cette demande, d’où des créations d’emplois. Mais certainement avec pour conséquence, en raison de l’informalité et de la pauvreté, une concurrence salariale à la baisse entre Syriens et Libanais et entre Syriens.
    Pour ce qui est de l’action des ONG, je pense qu’elle est très diversifiée et qu’elle ne s’arrête pas du tout aux camps. De ce fait, les ONG sont très actives dans les villes et villages, dans l’enseignement, la formation, l’assistance alimentaire, médicale et sanitaire.
    Voir par exemple ce témoignage sur Jadaliyya :
    The Everyday Experience of Humanitarianism in Akkar Villages http://www.jadaliyya.com/pages/index/17438/the-everyday-experience-of-humanitarianism-in-akka
    Pour ce qui est de la comparaison avec la Jordanie, je renvoie au billet de novembre synthétisant une intervention de Cyrille Roussel (http://crisyr.hypotheses.org/40). Certes, il existe en Jordanie un grand camp, et un deuxième vient d’être ouvert (Azraq) mais la population dans les camps reste de l’ordre de 25%, cad que comme au Liban, l’essentiel de la population réside dans les villes et villages (au nord principalement mais aussi de plus en plus, à Amman et vers le Sud). Autrement dit, si l’expérience de Zaatari constitue une situation radicalement opposée à celle qu’on rencontre au Liban, est n’est pas l’expérience majoritaire.
    Un étudiant que je suis vient de rentrer de Jordanie. Je vais voir avec lui pour savoir comment se débrouillent ceux qui vivent hors des camps.

    Sur le fond, totalement d’accord avec Nidal sur la question des camps, il est bien préférable que les deux populations se mêlent, sans ériger de barrières physiques qui viendraient s’ajouter aux barrières nationales qui malgré tout vont peser de plus en plus.
    #SYrie #Liban #Jordanie #réfugiés #camps

    • Merci @rumor, c’est très éclairant. Il y a un autre aspect sur lequel je n’ai pas de détails, et je profite donc de tes lumières : quel est la répartition du « niveau de vie » des réfugiés (sans aides, avec aides) par rapport à la population libanaise pauvre ?

      Il ne faut jamais perdre de vue qu’un tiers de la population libanaise vit avec moins de 120 dollars par mois, 8% avec moins de 70 dollars (chiffres d’octobre 2011) :
      http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/MENAINFRENCHEXT/0,,contentMDK:23035833~pagePK:146736~piPK:226340~theSitePK:488784,00.

      Même si de telles conditions de vie ne sont pas censées exister à grande échelle dans un pays à revenu intermédiaire comme le Liban, les dernières statistiques en date montrent qu’environ un million de Libanais, soit 28,5% de la population, continuent de vivre sous le seuil de pauvreté supérieur, fixé à 4 dollars par personne et par jour. Quelque 300.000 personnes, c’est-à-dire 8% de la population, vivent dans l’extrême pauvreté, avec moins de 2,4 dollars par personne et par jour, et ne peuvent pas satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires les plus essentiels.

      Dans un des sujets vidéo de l’UNHCR, une femme réfugiée se plaint de ne pas avoir l’eau courante et l’électricité plus que quelques heures par jour. C’est certes indigne, mais un aspect central du problème, c’est que c’est déjà le lot quotidien d’une grande proportion des Libanais.

      Ce qui pose beaucoup de questions extrêmement pénibles : quand on parle de concurrence entre réfugiés et Libanais pauvres, on est vraiment dans une question particulièrement aiguë (y compris, c’est assez épouvantable, dans la répartition de l’aide caritative – il y a beaucoup d’associations caritatives au Liban, sont-elles en train de « réorienter » leur activité ?).

      Avec plus d’un million de Libanais sous le seuil de pauvreté, auxquels on ajoute les réfugiés syriens, et on arrive à 40% de la population du Liban qui vit en dessous du seuil de pauvreté (très grossièrement : 2 millions sur 5 millions – vraiment grossièrement, puisque le revenu médian qui détermine les seuils varie également).

      Le problème humanitaire devient alors, avant tout, un problème politico-économique de développement et de répartition des richesses (dans un pays extrêmement inégalitaire). Je suspecte qu’on va assister de plus en plus à une approche limitée aux aspects humanitaires et au détournement confessionnel de ces questions, selon la méthode usuelle (l’agitation confessionnelle servant à préserver les inégalités et à justifier le pillage économique).

    • @nidal : c’est une manière très intéressante et pertinente de poser le problème, même si cela va à l’encontre des représentations politiques dominantes. Dans la banlieue sud de Beyrouth, les populations syriennes sont mêlées aux Libanais (et cela fait longtemps que cela dure) : ils en partagent les conditions de travail, la précarité du logement, etc. avec la précarité du statut en plus.
      Sur ce sujet voire le livre de J. Chalcraft et le CR par E. Longuenesse, par ex. : Chalcraft John, The invisible cage, Syrian migrant workers in Lebanon, Stanford, California, Stanford University Press, 2009, 310 p. http://remmm.revues.org/6530
      Je vais chercher pour voir s’il existe des références plus précises, notamment pour répondre à ta question sur le niveau de vie


  • Deadly improvisations | geographical imaginations
    http://geographicalimaginations.com/2014/05/16/deadly-improvisations
    par Derek Gregory

    There is nothing refined about killing, but the war in Syria has shown that both sides have resorted to improvisational tactics. I say ‘both sides’ as a short-hand: this is hardly a two-party conflict, since the anti-Assad forces are far from united and a number of external powers – not only Iran and Saudi Arabia – are plainly using the parties as players in a proxy war.

    #Syrie


  • Leaks : Rapport de la Cour des Comptes n°27 : censure et manque d’approfondissement ? Le cas des concessions pétrolières… | Nawaat - Tunisia
    http://nawaat.org/portail/2014/05/15/leaks-rapport-de-la-cour-des-comptes-n27-censure-et-manque-dapprofondissemen

    Dans la nouvelle constitution, l’article 117 oblige la Cour des comptes à publier ses rapports. Cela est renforcé par l’article 37 qui porte sur le droit de l’accès à l’information. Devant ces nouveaux principes qui ont été introduits dans le droit constitutionnel tunisien, il serait pertinent de se demander, si les différentes versions du rapport de la Cour des comptes devraient être publiées. Le recours au décret-loi 41 sur l’accès à l’information, ainsi que le fuitage de documents seraient, certes, des solutions provisoires pour le citoyen tunisien qui voudrait accéder aux détails des observations de la Cour. Mais une publication proactive de ces documents serait une vraie preuve de changement de mentalité de l’administration tunisienne. Vu que le premier président de la Cour des comptes est membre de la commission provisoire gardienne de l’application de la nouvelle constitution, il serait encore plus choquant de voir que la Cour des comptes trouve des réticences à adopter les principes de base de la bonne gouvernance et de la transparence.

    Les nouveaux principes apportés par l’article 10 de la constitution tels que la lutte contre l’évasion fiscale, le respect de la souveraineté de l’Etat, le respect des priorités de l’économie nationale en dépensant l’argent public constituent un autre défi pour la Cour des comptes. Devant la complexité des pratiques auxquelles font recours les esprits malsains qui profitent de l’argent public, la Cour des comptes est appelée à faire un pas en avant en terme d’expertise et de bienveillance.

    #transparence #corruption #Tunisie #pétrole #gaz


  • Azraq. Un nouveau né dans le désert.

    En ce 30 avril 2014, le nouveau camp d’Azraq vient d’ouvrir ses portes et la nouvelle est largement relayée par les différents services de communication du HCR et autres médias. A 80 km de Za’atari, Azraq est supposé alléger la pression du plus grand camp de la région, soit 100,000 personnes qui y trouvent aujourd’hui difficilement une place. Géré par les autorités jordaniennes, avec l’assistance du HCR, Azraq, c’est aujourd’hui 5,000 abris, soit l’assurance d’un toit pour 25,000 personnes. Sous peu, le camp devrait pouvoir accueillir 130,000 syriens.

    http://orientenmigration.files.wordpress.com/2014/04/capture-d_c3a9cran-2014-04-30-c3a0-13-57-24.png?w=1000&h=
    http://orientenmigration.files.wordpress.com/2014/04/capture-d_c3a9cran-2014-04-30-c3a0-13-58-13.png?w=1000&h=

    http://orientenmigration.wordpress.com/2014/04/30/azraq-un-nouveau-ne-dans-le-desert

    #Azraq #Zaatari #Jordanie #Syrie #réfugiés #camp_de_réfugiés #asile #migration #désert


  • Kamel Ben Nacer : « Merci aux industriels qui n’ont pas lâché la Tunisie à cause des mouvements sociaux »
    http://www.webmanagercenter.com/magazine/idees-et-debats/2014/05/07/149767/kamel-ben-nacer-merci-aux-industriels-qui-n-ont-pas-lache-la-tunis
    Dans cet entretien le ministre tunisien de l’industrie dit tout son incompréhension pour les demandes d’augmentation salariale dans les filiales tunisiennes des entreprises internationales. Mais justifie sa politique de désubventionnement de l’électricité.

    Nous ne pouvons pas ne pas parler de compensation avec vous. Où en êtes-vous de la rationalisation des subventions ?

    En fait, ce programme de rationalisation vient du principe qu’il faut que les subventions aillent à ceux qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire les classes les plus défavorisées. Ensuite, ça ne vaut pas le coup de subventionner des secteurs énergivores qui font des bénéfices grâce à la compensation payés par l’Etat et donc par le contribuable.

    In fine, c’est l’emploi qu’on tue en subventionnant à outrance ces secteurs. Prenons l’exemple du secteur du ciment. Pour un poste de travail, il y en a 20 qu’on aurait pu créer. Et en plus, si on exporte du ciment en dehors de la Tunisie, comme on importe le gaz naturel pour les besoins énergétiques nécessaires à la production du ciment, c’est en fait une sortie nette de devises. Ce n’est pas un gain en devises.

    La rationalisation de la compensation a été décidée pour nombre de raisons. Tout d’abord, soutenir les classes les plus faibles. Donc ce que nous faisons est que la catégorie sociale la plus affaiblie qui consommait plus de 50 KW est compensée à 100 KW. C’est une famille qui réside dans un appart de 3 chambres et qui possède des appareils électroménagers. Ceux qui consomment plus de 100 KWh, plus ils consommeront d’électricité, plus la subvention va diminuer.

    Le but est d’encourager la rationalisation de l’usage de l’énergie. Il y a eu une augmentation de 10% au niveau de la basse tension qui a été introduite au 1er janvier, et il y a eu pour les industriels (le ciment) aussi faite sur deux tranches, la première en janvier, et l’autre à la moitié de l’année.

    Sur les autres secteurs qui sont les moyennes tensions, nous avons introduit une augmentation de 10%, c’est le début du programme.

    Maintenant quels en sont les impacts ? Si je vois juste le secteur de ciment, cela permet de réduire, en année pleine, 240 MDT de subvention, ce qui est énorme. Pour ce qui est des subventions, dont 10% vont à l’industrie, nous évaluons les implications sur le panier de la ménagère, puisqu’en fait c’est sur le pouvoir d’achat qui nous préoccupe le plus.

    Nous savons que le ciment rentre dans le secteur de la construction, l’augmentation des prix de l’énergie a permis aux industriels de libéraliser le prix. Nous avons remarqué qu’ils ont répercuté cette augmentation sur le sac du ciment de 5D500 dont le prix a été élevé à 6D500. Aujourd’hui, sur le marché il est à 8 dinars, mais je peux vous dire que l’année dernière, il était aussi à 8 dinars et il y a 2 ans pareil.

    A ce jour, il n’y a pas eu de conséquences fâcheuses de l’augmentation des prix du ciment sur le consommateur. Je pense qu’il va y avoir sans doute une augmentation au démarrage de l’application de la deuxième tranche de hausse des prix d’électricité sur ce secteur.

    Je ne vais pas donner de prix parce c’est décidé par la profession. Mais si j’évalue le coût de la construction, il n’a pas augmenté. Le coût du ciment intervient à 7% à peu près dans les frais de construction.

    Nous avons enlevé la TVA sur le logement social, donc cela aide aussi les couches les plus démunis.

    A chaque fois qu’il y a rationalisation de la compensation, nous prenons des mesures d’accompagnement, où nous prenons en compte deux éléments importants : la capacité des industriels à assurer et les implications sur le panier de la ménagère…

    #Tunisie #subvention #électricité


  • Consortium threatens to quit oil shale mega-project if deal remains pending | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/consortium-threatens-to-quit-oil-shale-mega-project-if-deal-remains-pen

    Enefit, a joint Estonian-Malaysian consortium, said Tuesday it would abandon its $2.1 billion oil shale project in Jordan if no final agreement is sealed with the government soon, according to Andres Anijalg, project director for Enefit Jordan.

    Meanwhile, the government said that it was seeking a lower price per kilowatt than what the company offered.

    The company, which plans to build a 553-megawatt oil shale-fuelled power plant, said it has not received a government response yet on a price it proposed to sell electricity from the plant and connect it to the national grid, a matter it said endangers the implementation of the entire project.

    #energie #électricité #pétrole_de_schiste #oil_shale #Jordanie


  • Mouna Saboni Photographies : The Homeland (projet en cours)
    http://mounasaboni.com/index.php?/photographies/the-homeland-projet-en-cours
    http://mounasaboni.com/files/gimgs/37_4-3.jpg

    Projet mené autour de la relation entretenue par les habitants du
    camp de réfugiés de Dheisheh (Bethlehem) avec leur terre natale qui leur est impossible d’accès.

    « Aujourd’hui je peux dire félicitations au passé pour sa victoire et au présent pour ce désastre. Et la question sera : de combien de temps aurais-je besoin pour réparer ce chaos en moi ? » Aysar AlSaifi, 3ème génération de réfugiés, camp de Dheisheh, Bethleem.

    « Il fait trainer ses pieds dans la poussière et ses mains caressent la terre. Son corps embrasse la vallée et chaque olivier dans sa paume.
    Il laisse là, éparpillée, une part de lui, au vent.
    Ses pieds trainent la poussière, le silence. L’amande au creux des dents.
    Ne me fait pas parler, les mots ricocheraient. Ne le fait pas parler, laisse-lui l’éternité.
    La mer recouvre la dernière parcelle de terre et le dernier arbre disparaît avec le soleil derrière les montagnes, derrière.
    La vallée suspendue aux creux de l’œil, au coin de l’estomac, il avance. L’éternité au creux de la paume, l’amande au coin de l’œil, il avance.
    Il doit se presser maintenant. Avant les soldats. L’éternité aux creux de la paume et l’amande au coin de l’œil, même la poussière il en voudrait. »
    Mouna Saboni

    Cette photographe française est désormais interdite de séjour en Israël

    C’était son quatrième voyage en Israël pour la réalisation d’un reportage sur le sort des réfugiés palestiniens. Cette fois, contre toute attente, Mouna Saboni, une photographe française de 26 ans, a été détenue pendant trois jours à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.
    Interrogée, comme à chacune de ses arrivées en Israël, la photographe indépendante a été placée en centre de rétention, puis expulsée. De retour à Paris jeudi, elle confie à France Info ne pas s’expliquer l’attitude des autorités israéliennes.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/francaise-expulsee-d-israel-on-m-a-dit-que-j-avais-le-profil-pour-poser-u
    #Israël_cette_grande_démocratie


  • Mise en oeuvre en Jordanie d’un système de compensation directe des ménages défavorisés à la place d’un système de subvention des prix. Il serait intéressant d’avoir un bilan de l’application de ce système. L’idée à la base était que 70% des ménages bénéficieraient du remboursement (http://jordantimes.com/lifting-fuel-subsidies-to-affect-only-30-of-jordanians----pm). 750.000 ménages correspondent plutôt à la moitié de la population (6,3 M habitants/4,2 pers. par ménage). Donc il ne serait pas étonnant que cela suscite du mécontentement...

    First tranche of fuel compensation disbursement concludes | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/first-tranche-of-fuel-compensation-disbursement-concludes

    The Income and Sales Tax Department (ISTD) on Wednesday finished the disbursement of the first tranche of fuel compensation for 2014.

    ISTD Media Spokesperson MousaTarawneh said 930,000 heads of families from the public and private sectors applied for the compensation, 750,000 of whom were eligible.

    The total amount disbursed reached around JD88 million, with an average of JD95 for each family.

    #Jordanie #énergie #subvention


  • Tunisie : la Cour des Comptes manifeste son indépendance face à sa mise en cause par la ministre de l’Industrie
    Tunis : La Cour des comptes réagit aux propos de Kamel Bennaceur - L’Economiste Maghrébin
    http://www.leconomistemaghrebin.com/2014/04/29/tunis-cour-comptes-reagit-propos-kamel-bennaceur

    Suite aux déclarations du ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Kamel Bennaceur, publiées au journal électronique de « L’Economiste Maghrébin » le 23 avril 2014 concernant le Rapport de la Cour des Comptes sur le secteur du gaz naturel inséré dans son 27e rapport général annuel, considérant que le rapport relatif au gaz naturel « n’est pas mis à jour et a été publié sans avoir pris en considération l’avis, ni les réponses du ministère et de ses directions », la Cour a apporté les précisions suivantes :

    Tout d’abord, les observations de la Cour des comptes consignées dans son rapport sur le secteur du gaz naturel sont la résultante de ses travaux de contrôle couvrant principalement la période 2007-2010. Ces travaux ont été effectués selon les procédures légales et les normes internationales définies par l’Organisation Internationale des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances Publiques (INTOSAI). Ils ont été menés suivant la procédure contradictoire conformément à la loi n°68-8 du 8 mars 1968 portant organisation de la Cour des comptes, telle qu’elle a été modifiée et complétée par loi organique n° 2008-3 du 29 janvier 2008. En effet, la Cour a accordé à la partie vérifiée le délai maximum de deux mois prévu par ladite loi pour lui permettre de formuler ses réponses sur les observations préliminaires.

    #Tunisie #corruption #pétrole #énergie


  • Tunisie : 3 anciens PDG de l’ETAP convoqués en tant qu’accusés par le “Pôle Judiciaire Financier” + عربي | Nawaat - Tunisia
    http://nawaat.org/portail/2014/05/01/3-anciens-pdg-de-letap-convoques-en-tant-quaccuses-par-le-pole-judiciaire-fi

    Durant les derniers jours, le “Pôle Judiciaire Financiers” aurait convoqué trois anciens PDG de l’Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolières (ETAP) : messieurs Taieb El Kamel, Bachir Nahdi et Khaled Becheikh. Il seront auditionnés le 29 mai 2014 en tant qu’accusés dans des affaires relatives au secteur pétrolier.

    #Tunisie #pétrole #corruption #énergie


  • Snapshot: Riyadh
    http://photography.jadaliyya.com/pages/index/17524/snapshot_riyadh
    par Pascal Ménoret

    In 2007, during the last months of fieldwork, I tried to figure out safe ways of documenting the atmosphere surrounding joyriding, the practice of stealing cars and skidding at full speed on urban highways. The year before, my first outing with joyriders had resulted in a car accident, and I did not want to finish fieldwork in a hospital bed. The police stopped one of my friends while he was filming joyriders and we felt caught between a rock and a hard place. I started photographing the daily life of joyriders, the places they hang out, and some of their performances—but at a respectful distance. Because of police surveillance, even photographing construction sites felt tricky. I stole, rather than took, pictures of the triumphant Doxiadis axis. Designed in 1971 as the new central business district of Riyadh, it was not developed until the 1990s because of land speculation. By then I had mastered the art of taking pictures from behind the wheel and of hiding my camera when passing police patrols. Gone were the days of innocence, when I felt comfortable enough to walk in the open with a camera. I was now trying to turn constraints—some imaginary, others real—into opportunities.

    https://lh5.googleusercontent.com/-2bDejq9RjBc/U0rPSBQmSvI/AAAAAAAACgs/77QlVO020TE/d/16.JPG
    https://lh3.googleusercontent.com/-xNKdmtoEn-w/U0rO-fK_oEI/AAAAAAAACfs/JUh1xlSy7w0/d/07.JPG
    #Arabie_Saoudite #Ryadh


  • Le syndicalisme, un outil pour la démocratisation du monde arabe
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/le-syndicalisme-un-outil-pour-la,0581

    En Tunisie, en Égypte – et dans une grande part des pays arabes – l’équation politique consiste en un grand parti d’opposition dominant, les Frères musulmans, ou Ennahda… alors que la gauche et les libéraux ne sont que de petites formations. La première élection a été marquée par un vote de protestation, et de sympathie populaire à l’égard des formations islamistes, surprises du vote massif en leur faveur. En même temps, les sociétés n’acceptent pas facilement qu’on les régente ou qu’on leur impose une force politique hégémonique. En Tunisie, le dialogue a prévalu. En Égypte, l’armée est finalement intervenue.

    Il faut distinguer le mouvement ouvrier et le mouvement syndical. Le mouvement ouvrier dans la région connaît une croissance sans précédent. Les travailleurs veulent avoir leurs droits et des conditions de vie décentes. Mahalla, c’est 27 000 personnes… Mais souvent le mouvement syndical, lui, n’est pas assez fort pour le prendre en charge ou négocier. Des comités de grèves sur le tas se créent. Certains se transforment avec le temps en syndicats. Le mouvement syndical fait face dans toute la région à des situations sans précédent. Cela va prendre un peu de temps. Il nous appartient d’aider les organisations à devenir plus performantes, à faire attention aux diverses catégories de salariés – les femmes, les jeunes –, à réformer leurs structures, à accepter la discussion. Nous allons vers une modernisation du syndicalisme dans la région pour être plus représentatifs et plus ouverts après des années de dictature. Nous encourageons cette mutation pour que les syndicats jouent leur rôle dans cette explosion de la demande sociale.

    Intéressant entretien mais on sent bien que face à l’atroce répression montante en Egypte ou à la tragédie sanglante en Syrie, lemouvement syndical a du mal à se positionner.


  • Le sarcasme de mauvais goût de Kamel Bennaceur et Wided Bouchamaoui face à la corruption dans le secteur pétrolier | Nawaat - Tunisia
    http://nawaat.org/portail/2014/04/27/le-sarcasme-de-mauvais-gout-de-kamel-bennaceur-et-wided-bouchamaoui-face-a-l

    Jusqu’à maintenant, deux rapports officiels ont prouvé que la corruption est un phénomène qui ronge le secteur de l’énergie en Tunisie. Il s’agit du rapport de la Commission Nationale d’Investigation sur la Corruption et la Malversation et du rapport de la Cour des Comptes.
    [...]
    Il est donc, aujourd’hui, absurde de nier l’ampleur de la corruption dans le secteur. Comme nous le disions, en plus de ce rapport de la Commission Nationale d’Investigation sur la Corruption et la Malversation, la Cour des Comptes a aussi publié, au mois de décembre 2012, un rapport sur la mauvaise gouvernance du secteur de l’énergie. Cette fois, le document publié sur le site officiel de la Cour des Comptes dépassait les 40 pages. Les opérations de contrôle effectuées par la Cour des Comptes ont permis de relever plusieurs défaillances dans le secteur du gaz. En plus, les conseillers de la Cour des Comptes ont été auditionnés, au début du mois d’avril 2013, par la commission de l’énergie et des secteurs productifs de l’ANC. Ils ont témoigné de la gravité des pratiques dans le secteur de l’énergie. C’est grâce à leur aide que les députés ont pu trancher, quant au renouvellement du permis Zarat, actuellement détenu par PA Resources, et détenu auparavant par les Bouchamaoui.

    #Tunisie #énergie #pétrole #gaz #corruption


  • Petit exemple d’#autodéfense_intellectuelle ou de #propagande #vegane (au choix).

    J’ai beaucoup vu circuler ce graphique sur la consommation d’eau de différentes productions végétales ou animales :

    http://www.viande.info/fichiers/visuels/schemas/eau-fonction-aliment/eau-fonction-aliments-2048x1536.png

    La source du graphique est le site viande.info, plus précisément :
    http://www.viande.info/elevage-viande-ressources-eau-pollution

    Comme je doute qu’une #vache puisse ingurgiter autant d’eau, je vais voir un peu les chiffres, sur la source citée par le graphique :
    http://www.waterfootprint.org/?page=files/Animal-products

    Et je lis des choses intéressantes :

    Global animal production requires about 2422 Gm3 of water per year (87.2% green, 6.2% blue, 6.6% grey water). One third of this volume is for the beef cattle sector; another 19% for the dairy cattle sector. Most of the total volume of water (98%) refers to the water footprint of the feed for the animals. Drinking water for the animals, service water and feed mixing water account only for 1.1%, 0.8% and 0.03%, respectively (Mekonnen and Hoekstra, 2010).

    Deux choses donc : (a) c’est la production de nourriture qui prend le plus d’eau (98% !), et on a des jolies nuances d’eau, la verte, la bleue et la grise.

    Voyons voir de plus près à quoi ça correspond, en regardant les documents cités en bas de page ...

    http://www.waterfootprint.org/Reports/Gerbens-et-al-2013-waterfootprint-poultry-pork-beef.pdf

    Water consumption and pollution can be assessed using the water footprint [WF]concept (Hoekstra et al., 2011), which distinguishes a green WF (consumption of rainwater), a blue WF (consumption of surface and groundwater) and a grey WF (pollution of surface or groundwater).

    L’eau verte correspond donc à de l’eau de pluie ! (vous la sentez venir aussi l’arnaque ?). Mais mais mais, l’empreinte de l’eau de l’élevage serait elle plombée par toute l’eau de pluie tombée sur l’herbe que consommerait le bétail ?

    Voyons voir ça dans un autre document plus fourni :
    http://www.waterfootprint.org/Reports/Report-48-WaterFootprint-AnimalProducts-Vol1.pdf
    Page 25 on voit le tableau suivant :
    http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/04/water_footprint_meat_grazing.png
    Et on voit que c’est totalement le cas, lorsque le fourrage n’est pas irrigué (je suppose que c’est ce qui plombe les chiffres de l’Australie). Par exemple, la Chine n’utilise que de l’eau de pluie pour nourrir ces animaux sur paturage. Mais si on prend le total, la viande industrielle consomme moins « d’eau » que celle sur paturage. On a bien compris d’où vient l’erreur ...

    Donc la tromperie est avérée. Mais que donnent les chiffres d’efficacité si on ne regarde que l’eau « bleue » et « grise » qui finalement indique l’eau qui est détournée d’une utilisation potentielle par les humain⋅e⋅s (contrairement à l’eau de pluie qui tombe sur les champs et les prairies ...).

    Page 29 du même document on tombe sur les chiffres qui ont été repris, mais avec le détail des types d’eau :
    http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/04/water_footprint_meat.png

    Donc j’ai fait mon propre calcul en me basant sur l’eau « bleue » + « grise » (« consumption of surface and groundwater » et « pollution of surface or groundwater »)

    Et voici les résultats pour le volume de cette eau nécessaire pour produire des calories, des protéines et des lipides suivant le type de production :

    http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/04/water_calorie.png
    http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/04/water_protein.png
    http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/04/water_fat.png

    Pas si évident de dire que l’élevage consomme des quantités astronomiques d’eau utile ... Surtout qu’on pourrait affiner par pays avec les chiffres d’un des tableau précédent.

    Je ne suis pas à l’abri d’une erreur de manip aussi ai-je mis le tableur n consultation : https://docs.google.com/spreadsheets/d/14rczSYwR3l5SwkQ11W2Y_-hNqZzkUcok2jqz8kmEnAI/pubhtml#

    #graphique #science #élevage #viande #eau #alimentation #végétarisme

    • Précision pour @RastaPopoulos, l’appel à la procédure est asynchrone…

      Pour @nicolasm, a priori rien à dire sur les calculs, si ce n’est « Bravo ! »

      Devant ces estimations de « consommation » d’eau, je suis toujours resté perplexe. En particulier, parce que, de ce que je comprends, les mécanismes de respiration et d’évapotranspiration restituent à l’environnement une part non négligeable de l’eau « consommée » sous forme de vapeur d’eau (future eau de pluie, donc…)

      Dans le cumul de ce qui entre quelle est la part de ce qui a été restitué (et donc quel est le bilan net) au moment de la production de l’aliment ?

      Une formulation légèrement différente consisterait à rapporter le temps de cycle de chacune des productions et le temps de cycle de l’eau utilisée (retour à l’environnement de l’eau utilisée) pour juger de la pression sur la ressource (en plus de la dégradation de l’eau en « eau grise »).

      Je ne me suis jamais lancé dans ce genre de calcul…

    • Ici clairement l’eau de pluie retourne au grand cycle. Pour le reste, même si ça retourne au cycle, c’est quand même sous une forme moins utilisable donc ça me parait logique de le comptabiliser dans les coûts.

      Effectivement la vache retourne beaucoup à son milieu, comme tous les autres. Et un animal ne monopolise que peu d’eau à un instant t (~80% du poids ?) et rejette surtout l’eau et le reste sous forme d’urine et d’excréments ... qu’on peut utiliser intelligemment : http://seenthis.net/messages/241172

    • J’ai oublié certaines choses dans mon billet :

      Clairement il est abusif de compter l’eau de pluie dans une consommation d’eau (à ce niveau là, un poisson a une empreinte énorme si on compte l’eau de pluie qui tombe sur son territoire de chasse/cueilette ...), et si on le prend en compte, ça fait plutôt une mesure de la surface occupée par la production et la nourriture de la production (pour l’élevage, le fourrage compte pour 98% du total dont 87% est de l’eau de pluie), et on a de meilleurs indicateurs pour ça ... Si je voulais être mesquins, je dirais que les végan⋅e⋅s qui brandissent le schéma de début sont contre l’exploitation de l’eau de pluie.

      Mais je ne pense pas qu’il y ait un lobby vegan puissant. Et en même temps je vois mal un scientifique calculer sérieusement une empreinte (water footprint), avec tout ce que le terme suppose, en y incluant l’eau de pluie. Clairement y a un objectif derrière. Je pense que les végan⋅e⋅s sont insignifiant⋅e⋅s ou les idiot⋅e⋅s utiles, car le but n’est peut être pas de condamner l’élevage mais l’élevage non industriel, gros gaspilleur de place (sur des prairies au lieu d’être enfermés dans des boites à manger du maïs qui a des records de productivité à l’hectare). Et là j’imagine plus l’argent et les lobbys d’influence.

      Pour citer encore Simon Fairly, qui a étudié les études de la #FAO :

      The view of the FAO economists is that a rural population content to consume what their local environment provides is already outnumbered and soon to be superseded by an urban proletariat who expect to buy anything they want in a supermarket, or aspire to be rich enough to do so. The FAO never seriously suggests that it is anything other than the duty of capitalism to provide as sumptuous a spread as it can, and anticipate that between 1999 and 2050, global meat production and milk production will double.
      Having accepted this premise, the FAO are correct in drawing the following conclusions:

      “”"If the projected future demand for livestock is to be met, it is hard to see an alternative to intensification of livestock production. Indeed the process of intensification must be accelerated if the use of additional land, water and other resources is to be avoided. The principle means of limiting livestock’s impact on the environment must be to reduce land requirements … This involves the intensification of the most productive arable and grassland used to produce feed or pasture; and the retirement of marginally used land where this is socially acceptable and where other uses of land, such as for environmental purposes, are in demand."""

      Intensification will have a radical influence on the structure of farming, and, predictably, farms will get bigger. ‘The shift to intensive production systems is accompanied by increasing size of operations, driven by economies of scale,’ which will include ‘a relative expansion of concentrate-based production systems’. To supply these factory farms ‘intensification also needs to occur in the production of feedcrops, thereby limiting the use of land assigned to livestock production, either directly as pasture or indirectly for feedcrops.’ These feedlots will be focused mainly on monogastric animals – pigs and chickens – because these species convert plant nutrients into protein more efficiently than ruminants.
      This shift to large scale and industrial farms, the FAO continue, ‘is only achieved at the cost of pushing numerous small- and middle-scale producers and other agents out of business … Small family-based livestock producers will find it increasingly difficult to stay in the market.’ Currently 1,300 million people, or 20 per cent of the world population are engaged either full-time or part-time in livestock production, of whom 987 million are classed as poor. Many of these people will have to be displaced:

      “”"Many producers will need to find alternative livelihoods … The loss of competitiveness requires policy interventions, not necessarily to maintain smallholder involvement in agriculture, but to provide opportunities for finding livelihoods outside the agricultural sector, and enable an orderly transition… . This trend raises social issues of rural emigration and wealth concentration. Diversification within and outside the agricultural sector, and social safety nets are some of the policies developed to address these issues."""

      The consequence is a rapid ‘urbanization of livestock’ in which rural economies are undermined, and enclosed by a dominant urban and globalized economy:

      “”"As a result of economies of scale, industrial livestock production generates substantially lower income per unit of output than smallholder farms, and benefits go to fewer producers. Furthermore, economic returns and spillover effects occur in the generally already better off urban areas. The shift towards such production has thus, a largely negative effect on rural development."""

      In the above, the FAO are describing a process of industrialization that has, in its own individual way, already taken place in the UK over the last 200 years and whose spread throughout the developing world they predict, endorse and promote.

    • Encore moi :)
      Le document est vraiment intéressant, rempli de chiffres qui donnent envie de faire des diagrammes.

      J’ai vraiment l’impression que lorsqu’on tape sur l’élevage, on tape souvent sur les vaches. Et je commence à me demander si ce n’est pas parce que les herbivores sont les animaux domestiques les moins faciles à industrialiser. On a tous en tête les « feedlots » américains, mais je me rappelle avoir lu (où ?) qu’en fait les vaches y passaient assez peu de temps, comme une sorte de gavage final (un peu similaire à la phase de gavage des canards à foie gras) pour les engraisser avec du maïs. Sinon avant c’est au mieux de la prairie, au pire du fourrage de luzerne qui a été irrigué. Donc même si la dernière phase est industrialisée, et que d’aller couper la luzerne c’est plus rationalisé que d’aller faire gambader les vaches, le foin reste beaucoup moins concentré que les céréales ou le soja, et faire de l’ensilage ça a toujours le côté artisanal de la fermentation. Donc je pense que c’est pour ça qu’on cible les vaches, sur des critères défavorables (conso des pays riches, place prise), ou en biaisant d’autres résultats (comme ici), sans jamais prendre d’autres critères (l’érosion par exemple). Et c’est aussi sûrement pourquoi même en élevage industriel il y a une grosse part d’eau verte, car on sert beaucoup d’herbe même en industriel.

    • Arh, je n’ai hélas pas le temps en ce moment de regarder tout ça, je ne conteste pas tes remarques sur la consommation supposée de l’eau. Je veux juste faire une remarque sur l’industrie bovine (je ne parle pas d’élevage à ce niveau là et je n’ai pas l’impression qu’elle soit plus dénoncée pour ses excès que celles du porc et de la volaille). En Amérique, l’industrie bovine est une cause importante de déforestation : on déboise pour créer des pâturages pour les troupeaux et lorsque les sols sont laminés, on déboise de nouveau. On peut parler d’industrie extensive néfaste. Je précise tout de suite, je ne suis pas végétarienne mais je défends une consommation plus restreinte de viande et d’origine paysanne.

    • @odilon :

      je défends une consommation plus restreinte de viande et d’origine paysanne

      On est d’accord la dessus. Comme je disais ailleurs mais je ne retrouve plus le commentaire, la consommation de viande devrait être dépendante de ce qu’on peut produire dans des conditions décentes, et pas développer un élevage concentrationnaire pour satisfaire les désirs de tou⋅te⋅s. Pour le type d’élevage que je trouve chouette, voir http://seenthis.net/messages/220316
      Mais dans ce billet je parle d’élevage dans sa globalité car les chiffres prennent cette globalité, et je pense que les « bons » chiffres de l’élevage sont en grande partie due aux élevages des pays non industrialisés (on pourrait s’amuser à faire les calculs avec les données du document) et/ou à la proportion des différents animaux dans le total de production.

    • Bravo ! Le gros souci, c’est de refuser de considérer les différences entre élevage et production animale, on en arrive à des contre-vérités comme celle-ci. Et là, les veganEs avec toutes leurs idées généreuses font bien figure d’idiotEs utiles.
      C’est maintenant mon préalable à toute discussion, je ne perds plus mon temps en cas de refus.

    • Très belles statistiques illustrées @odilon ! Oui l’élevage industriel et ce qu’on a connu de pire, car il augmente d’un ordre de grandeur ou plus la capacité destructrice de l’agriculture industrielle. Et même si l’urgence est de dénoncer et d’arrêter le massacre, je déplore l’absence de recherche d’élevages alternatifs, qui se borne souvent à l’agriculture bio/paysanne sans recherche de plus de conception, plus d’intégration et plus d"’intensivité écologique". C’est pourtant ce qui se fait en maraîchage, avec de « nombreux » articles sur des maraîchers qui utilisent des ancienne techniques, des structures nouvelles, du design, etc...



  • The #wage_scale will save the economy, not impede it
    http://english.al-akhbar.com/content/wage-scale-will-save-economy-not-impede-it

    http://english.al-akhbar.com/sites/default/files/imagecache/4cols/leading_images/tahtah11.jpg

    Public sector workers protest for the wage scale to be approved by the Lebanese parliament on April 29, 2014. (Photo: Marwan Tahtah) Public sector workers protest for the wage scale to be approved by the Lebanese parliament on April 29, 2014. (Photo: Marwan Tahtah)

    The assault on the proposed wage scale – which includes wage increases for public sector employees – continues. Instead of seizing the opportunity to launch serious discussions based on real arguments and facts, and away from the controversy and the clamor about the wage scale and its implications, we have had a torrent of hyperbolic warnings that the pay hike could lead to a Greek-style economic collapse, or even an economic version of the May 7 conflict of (...)

    #Opinion #Articles #Lebanese_Central_Bank #Lebanese_economy #Lebanon #Salim_al-Hoss