• Les harragas à l’épreuve de la nouvelle donne portuaire tangéroise
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/16571/les-harragas-%C3%A0-l%E2%80%99%C3%A9preuve-de-la-nouvelle-donne-portn

    À l’extrême Nord de la pointe du territoire marocain et à seulement une quinzaine de kilomètres de l’Espagne, le littoral tangérois est en mutation. Deux projets portuaires ambitieux y sont en cours de réalisation en même temps. La région est aussi la principale porte de sortie pour de nombreux migrants africains et marocains dont la nouvelle configuration portuaire ne semble pouvoir enterrer les rêves européens. Après une brève analyse des projets qui transforment la côte tangéroise, l’article montre comment les candidats à l’émigration détournent les nouveaux aménagements de ce littoral en mutation. L’étude des pratiques des harragas—candidats à l’émigration clandestine appelés également les brûleurs du détroit—présentée ici s’appuie sur une enquête de terrain menée auprès d’adolescents et d’enfants

    #Maroc
    #migrants


  • Noble Energy signs $500m deal to supply gas from Israel to Jordan - FT.com
    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/5db74ce8-9978-11e3-91cd-00144feab7de.html#axzz2uAZE34r9

    Noble Energy, the biggest foreign investor in Israel’s offshore Mediterranean natural gasfields, on Wednesday announced a contract that will see gas exported to customers in neighbouring Jordan.

    The contract, worth $500m, runs for 15 years and will see the Houston-based, New York-listed company supply about 66bn cubic feet of natural gas from Israel’s Tamar field to Arab Potash and Jordan Bromine, both of which have facilities near the shore of the Dead Sea.

    #Jordanie
    #gaz_naturel
    #Israël


  • Jordanie : normalisation économique avec Israel
    (source : revue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie)
    Maher Abou Tayr (Al Doustour 20/2) :

    Il est évident que la normalisation économique su niveau de la
    Jordanie, de l’Autorité Palestinienne et d’Israël est à pied d’œuvre, alimentée par les besoins de la Jordanie en énergie et les pertes essuyées par les compagnies établies dans le Royaume.

    Je cite à titre d’exemple l’accord d’importation du gaz que les Compagnies de Potasse et celle de Bromine ont conclu avec Israël. Ceci signifie que la situation économique conduire à la conclusion de nouveaux accords, dont un accord d’approvisionnement de la Jordanie en gaz pour générer de l’électricité, ce qui débouchera sur la mise en place d’un triangle économique dont Israël occupe la tête. La Jordanie est acculée à embrasser cette option car des problèmes se posent au niveau de la régularité des livraisons du gaz égyptien et au niveau du coût exorbitant de construction de réservoirs de gaz à Aqaba.

    #Jordanie
    #électricité
    #Israël

    • Revue de presse de l’ambassade de France (23:2)

      Le Parti de l’Unité Populaire a affirmé son refus du plan Kerry et a considéré que l’accord gazier conclu avec la Compagnie de Potasse est une forme de normalisation économique. (Doustour 11). Le Comité Syndical de Lutte contre la Normalisation : l’accord conclu par la Compagnie de Potasse pour importer du gaz israélien est anticonstitutionnel. (D 13).


  • Le port de Beyrouth voit grand - Marisol RIFAI - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/855701/le-port-de-beyrouth-voit-grand.html
    Un modèle de réussite à nuancer quand même...

    Depuis une dizaine d’années, le port de Beyrouth n’a cessé de s’accroître, devenant un hub de transbordement régional, mais également un modèle de réussite du modèle de partenariat public-privé. Zoom sur cette nouvelle industrie portuaire, son développement et son impact sur l’économie libanaise.
    [...]
    Dans cette « success story », tout n’est cependant pas rose et les défis restent nombreux. « Les conflits d’intérêts politiques et la situation sécuritaire fragilisent fortement le développement naturel du port », souligne M. Kanaan. « D’autres défis de taille, comme une meilleure coordination avec les douanes ou la simplification des formalités administratives, nous posent également beaucoup de problèmes », souligne de son côté M. Koreitem. Et le port n’échappe pas non plus au lot de corruption qui gangrène la majorité des administrations et institutions libanaises. Il est difficile de la chiffrer, mais elle intervient principalement au niveau de la déclaration douanière.

    « Tout cela ne nous empêche pas de rêver et de nous projeter dans le futur avec de nouveaux objectifs », assure le PDG du port. « Nous projetons d’aménager un bassin pour y développer le tourisme portuaire, tel qu’il en existe dans la majorité des anciens ports du monde comme à Marseille, Gênes ou Barcelone, avec une zone de shopping artisanal, des cafés et des restaurants », explique-t-il. Mais pour se lancer dans un tel projet, encore faut-il être confiant dans l’avenir du pays et sa capacité à attirer à nouveau les touristes.


  • Bassil : Le ministère des AE a aussi son mot à dire dans le dossier du pétrole - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/855779/bassil-le-ministere-des-ae-a-aussi-son-mot-a-dire-dans-le-dossier-du-

    Il est de notre devoir d’assumer nos responsabilités, d’assurer 24 heures sur 24 d’électricité fin 2015, de sauvegarder les eaux souterraines et de donner plus d’importance à la construction de barrages pour les jours difficiles de sécheresse, et d’entamer la production pétrolière avant l’année 2020 », a-t-il conclu, s’adressant à l’administration du ministère de l’Énergie.

    #électricité
    #pétrole
    #Liban
    #Bassil


  • Leyla Dakhli s’insurge contre la publication par CNRS Editions d’un livre signé du reporter de guerre Renaud Girard consacré, entre autres, à la Syrie : Le Monde en marche (2014)
    Science sans conscience, etc. - Libération
    http://www.liberation.fr/chroniques/2014/02/21/science-sans-conscience-etc_982086
    #paywall (mais plus pour longtemps. Après il n’y aura plus de mur, et surtout plus rien derrière #Libération ou #feu_Libération)

    Nous sommes confrontés aujourd’hui à une défiance nouvelle, qui a pour effet de faire du discours sur ce pays une simple confrontation d’opinions. Je veux ici identifier quelques-uns des dispositifs qui sèment le doute.

    L’absence de frontière claire entre le travail des journalistes, la parole des chroniqueurs intellectuels et celle des chercheurs est certainement en cause pour une part. Mais cette indistinction n’est pas seulement entretenue par les pages des journaux qui accueillent un peu de tout, et c’est normal. Le sommet me semble atteint lorsqu’une maison d’édition universitaire (ici, CNRS Editions) labellise l’ouvrage qui, d’après la quatrième de couverture, « bien mieux qu’un journal télévisé, nous offre le film des secousses telluriques qui ont rythmé la vie internationale ». L’auteur de cet ouvrage, Renaud Girard, devenu expert du Moyen-Orient contemporain - et de la Syrie en particulier - par la grâce du label CNRS, est invité à commenter l’actualité, non comme journaliste, mais comme scientifique. C’est là que le bât blesse. Il déroule alors une vision exclusivement confessionnaliste de la région ; défend, au nom de la protection des chrétiens, le régime de Bachar al-Assad ; critique la vision des analystes incapables de prévoir la solidité du régime baasiste ; parle d’une « guerre de religions » globale que nul n’est censé ignorer ; déroule donc ce que l’on appelle communément une « grille de lecture », cohérente, carrée, facile à comprendre… bref, un vrai soulagement qui fait oublier à tous que cela signifie qu’il faut, in fine, défendre Bachar al-Assad (ou, en Egypte, l’armée).

    Ce que le reporter de guerre Renaud Girard écrit ne doit pas être censuré, mais on peut s’interroger, voire s’insurger de sa publication au CNRS. Celle-ci n’a été possible que parce que ces éditions ont renoncé, au nom des impératifs de rentabilité, de rapidité, de réactivité, aux processus de sélection, de vérification collégiale qui caractérise les éditions universitaires. Malgré ce changement majeur, être publié au CNRS continue, pour la plupart des gens, à signifier quelque chose. Cela permet à l’auteur dudit « journal télévisé » d’être qualifié d’expert par des journalistes eux aussi dépassés par la rapidité, le temps qu’il faudrait pour tout vérifier.

    Cette confusion des critères de distinction sociale et académique, mais aussi des moyens de vérification, des espaces de contradiction, porte gravement atteinte à la vérité, ou à ce qui tente de s’en approcher. Elle porte aussi atteinte à la notion d’engagement, qui s’énonce clairement et n’a pas besoin, pour s’affirmer, de porter atteinte à la vérité ou de tordre la réalité. Tout comme les sociologues, historiens, philosophes du genre peuvent s’engager pour l’égalité sans mettre en danger leur science, nous autres spécialistes du monde arabe contemporain pouvons considérer qu’il est de notre devoir d’aider les Syriens sans être soupçonnés en permanence d’être de « parti pris ». Car notre engagement ne nous fait pas renoncer à notre science, ses contradictions, ses difficultés et son aspiration à la vérité.

    Je n’ai pas lu l’ouvrage, mais on peut en effet s’interroger : pourquoi les Editions du CNRS ont elles besoin de publier un livre de Renaud Girard ? Inversement, que recherche Renaud Girard en publiant cet ouvrage chez cet éditeur (objectivement moins bien distribué) : n’a t il pas trouvé un éditeur plus grand public ?
    Autrement dit, c’est quoi un éditeur « académique » ? quels critères de sélection doit-il privilégier ?

    Par ailleurs, signalons que plusieurs livres de CNRS Editions, notamment sur le Proche-Orient, la Méditerranée ou le MOnde musulman, ont récemment été publiés en accès libre (mais pas tout du tout... dommage)
    Par exemple, l’excellent Briser la mosaïque de Géraldine Chatelard : http://books.openedition.org/editionscnrs/3634 ou encore Mohamed Kamel Dorai Les réfugiés palestiniens au Liban. Une géographie de l’exil http://books.openedition.org/editionscnrs/2418
    #Syrie #édition_SHS #édition_numérique

    • D’accord pour un questionnement sur la question de l’éditeur académique, et la caution « scientifique » d’opinions politiques.

      Mais en même temps, je ne peux m’empêcher de penser : ENFIN !

      Pourquoi donc a-t-il fallu attendre un bouquin de Renaud Girard pour que la communauté scientifique concernée pose enfin la question de l’enrobage et de la caution « scientifique » d’engagements politiques particulièrement discutables ?

      Surtout si c’est pour en revenir aux très habituelles (et fort peu scientifiques) accusations de haute-trahison du style : « bref, un vrai soulagement qui fait oublier à tous que cela signifie qu’il faut, in fine, défendre Bachar al-Assad (ou, en Egypte, l’armée). »

    • Excellente initiative que cet OpenEdition Books, mais je suis toujours abasourdi de voir (ici comme pour la plupart des bases de données en accès distant) la « différence de traitement » selon que je m’y connecte avec mes identifiants de gueux d’IEP de province (souvent quelques extraits d’ouvrages accessibles en ligne), ou avec des identifiants gracieusement prêtés par une camarade de Sciences Po Paris (et là, la caverne d’Ali Baba : la totalité des ouvrages, entièrement téléchargeables, en format PDF ou liseuse...).

    • @niss : certes. Mais le programme est tout nouveau et il faut signaler aux bibliothécaires les ouvrages à acheter : ce n’est pas une logique d’abonnement comme les revues. Et, oui, ScPo Paris a évidemment plus de ressources financières mais aussi une politique de documentation numérique très avancée.
      @nidal : pour moi la difficulté est de tenir, dans les médias, un discours audible (c’est à dire que les journalistes vont reproduire) tout en reconnaissant que l’essentiel des informations provient de contacts téléphoniques ou du recoupement de diverses vidéos - mis en résonance avec les grilles de lecture et les connaissances préalables du chercheur. Or, cette prudence méthodologique, elle, ne passe pas dans les médias. Du coup, les moins scrupuleux, qui rendent les avis les plus tranchés, sur la base des grilles de lecture les plus carrées, sont les plus audibles (et ce ne sont pas forcément les plus experts).
      Ensuite, les chercheurs sont pris dans une « dépendance au sentier » qui fait qu’ils centrent leurs discours sur des objets qu’ils connaissent, cad sur lesquels ils peuvent utiliser les mêmes sources / informateurs. Ainsi, un Balanche a des antennes en milieu alaouite et classe moyenne et aisée damascène, un Pierret en milieu Frères musulmans et plus largement milieux religieux sunnites. Il est clair que ces sources d’information différenciées ne peuvent les conduire ensuite à tenir un discours convergent.


  • À qui profite économiquement le conflit syrien ? - Samia MEDAWAR - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/855348/a-qui-profite-le-conflit-syrien-.html

    Entre pénuries de denrées principales et d’eau, chômage à plus de 40 %, dévaluation de la livre syrienne (le dollar est passé de 47 à 150 livres syriennes) et insécurité générale, l’économie syrienne continue néanmoins de résister. Cette apparente solidité, estime M. Yazigi, tient à plusieurs facteurs. Déjà, la baisse de demande implique automatiquement une baisse de la consommation ; c’est le cas du carburant, par exemple, les déplacements à travers le pays étant beaucoup moins nombreux. De plus, le gouvernement dépend d’organisations internationales, ainsi que de ses alliés. Ainsi, l’Iran lui aurait fait crédit de plusieurs milliards de dollars afin de pouvoir importer du pétrole. Mais, surtout, affirme l’expert sur la Syrie, une sorte d’économie « parallèle » est née du conflit, et au sein de laquelle de nombreux réseaux de trafics en tous genres se sont développés. Dans les zones du régime, surtout, les sanctions internationales ont forcé le gouvernement à rechercher de nouveaux intermédiaires pour divers investissements et qui profitent d’un contexte particulièrement difficile pour s’enrichir. D’après M. Yazigi, les premiers à profiter des divers trafics sont justement des proches du régime, comme par exemple Rami Makhlouf, le cousin du président Bachar el-Assad, et Ayman Jaber, également touché par les sanctions internationales. Ces derniers seraient les premiers à profiter des bénéfices générés par le commerce secret de denrées alimentaires et d’essence, probablement grâce à des sociétés écrans. Certains de ces seigneurs de guerre proches du régime se sont même tellement enrichis qu’ils ont réussi à s’acheter des sièges au gouvernement, dénonce M. Yazigi.

    Également, selon le conférencier, de nouveaux besoins ont émergé du conflit, créant de nouvelles demandes qui n’avaient pas réellement lieu d’être avant la guerre. Il y a ainsi une demande croissante de générateurs ou encore de services de sécurité.

    Un autre exemple flagrant serait celui des chabbiha et autres milices loyalistes qui, faute d’être payés par le gouvernement sont, en échange, libres de s’enrichir selon les modalités de leur choix. Le racket, les rapts – et donc les demandes de rançons – sont des pratiques très courantes parmi ces milices, mais également au sein même des forces rebelles, au point que certaines, comme Daech (État islamique en Irak et au Levant-EIIL), qui se sont par exemple emparés de nombreux check-points, champs pétrolifères et moulins à blé, ont été accusées de chercher à s’enrichir plutôt que de combattre le régime.

    #Syrie
    #économie


  • Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel : SONACOTRA | l’APARTHEID en France
    http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.fr/2014/02/sonacotra-lapartheid-en-france.html#more

    http://1.bp.blogspot.com/-wL3pS9IpGjM/UwSfMKhxnuI/AAAAAAAAFoQ/j5qgEyCp7OU/s1600/coordination+foyer+en+lutte+sonacotra+cedera.jpg

    Banalisée par le temps, acceptée de fait par les partis politiques, les syndicats et la société française, un quasi consensus normait la mise à l’écart du #prolétariat #immigré célibataire – une spécificité française, il n’en existe dans aucun pays européen proche de la France [1]. Il était normal que les immigrés vivent là. La longue lutte des résidents des foyers-hôtels #Sonacotra débute en 1974 pour se terminer en 1980. Au plus fort de la lutte, 130 foyers se déclarent en « grève », soit 30.000 résidents immigrés exigeant des conditions de vie plus décentes et plus dignes humainement.

    La première grande lutte d’ampleur en France de #grève_des_loyers – et la dernière -, d’une étonnante longévité, ayant réussi le double pari improbable de solidariser 27 nationalités qui auparavant au mieux s’ignoraient, au pire s’opposaient, et dans le même mouvement, de fédérer nombre de foyers-hôtels. Monique HERVO considérait que cette lutte était à l’avant-garde, « très en avant par rapport aux luttes urbaines françaises. » Mais cette lutte fut aussi celle des associations citoyennes, pour la défense des immigrés, souvent créées depuis peu, interpellées et réactives : un élan de générosité, de dévouement de leurs militants anonymes qui soutenaient solidairement et bénévolement les grévistes en leur offrant leur temps et leurs compétences (avocats, juristes, magistrats, médecins, cinéastes, artistes et architectes). Elle fût celle des organisations politiques de l’extrême gauche, qui ont initiées le mouvement et apportées un soutien sans faille. Il s’agit de la première grande mobilisation politique anti-raciste franco-immigrée.

    http://2.bp.blogspot.com/-0SZe8hvc3ZI/UwSfQhm2m0I/AAAAAAAAFpo/8fJpzmA-GeQ/s1600/sonacotra+coordination+affiche+manifestation+paris.jpg

    http://3.bp.blogspot.com/-vD3nFmHvUso/UwT0P5DnNqI/AAAAAAAAFuE/UDt7e1P5rN8/s1600/revue+camarade+1976+page+de+garde_00.png


  • Classement annuel : Les 10 plus grandes entreprises de Tunisie | Directinfo
    http://directinfo.webmanagercenter.com/2014/02/18/classement-annuel-les-10-plus-grandes-entreprises-de-tu

    Le magazine « L’économiste magrébin » a publié, en janvier 2014, le classement annuel des 500 plus grandes entreprises tunisiennes.

    Voici le top 10 (Chiffres d’affaires en milliers de dinars TTC pour l’année 2012) :

    1- Société tunisienne des industries de raffinage –STIR (3 930 000)
    2- Société tunisienne de l’électricité et du gaz-STEG (2 669 400)
    3- Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolière -ETAP (2 524 805)
    4-Groupe Chimique Tunisien (1 653 000)
    5-Tunisie Télécom (1 630 000)
    6- Société Nationale de Distribution des Pétroles- AGIL (1 490 433)
    7-Orascom Télécom Tunisie ( 1 071 500)
    8- Régie Nationale des Tabacs et des Allumettes-RNTA (1 036 700)
    9-Pharmacie Centrale de Tunisie (1 015 000)
    10-Total Tunisie (877 239)

    Et les grands groupes familiaux :
    Le magazine « L’économiste magrébin » a publié, en janvier 2014, le classement annuel des plus grands groupes de Tunisie, dont une bonne partie sont des groupes familiaux.

    Voici le top 10 (Chiffres d’affaires en milliers de dinars TTC pour l’année 2012) :

    1-Groupe Elloumi (2 300 000)
    2-Paulina Group Holding- Ben Ayed (1 930 381)
    3-Groupe Délice- Meddeb (1 367 402)
    4-Groupe Bayahi (1 100 000)
    5-Groupe Mabrouk (1 069 129)
    6-Groupe Loukil (665 000)
    7-Groupe TTS- Milad (524 036)
    8-Groupe Slama (478058)
    9-Groupe Mohsen Hachicha (466000)
    10-Groupe Hamrouni(403000)

    Les modes de constitution des deux classements ne sont pas très clair. Mais on voit une économie dominée par les hydrocarbures... puis les télécoms. On mesure le poids politiques de ces lobbys


  • Fouad el-Khazen : Pour une gestion des travaux publics comme dans le privé - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/855240/fouad-el-khazen-pour-une-gestion-des-travaux-publics-comme-dans-le-pr

    Selon lui, l’infrastructure et les travaux publics sont la condition nécessaire pour la reprise économique du pays. « Nous avons cependant beaucoup de problèmes à collaborer avec le secteur public et nous espérons que dans l’avenir, l’État traitera avec les entrepreneurs de façon plus professionnelle, comme c’est le cas dans le secteur privé », a-t-il indiqué. « La corruption est largement répandue dans l’administration publique, et le seul moyen d’y mettre un terme serait la privatisation ou le recours au partenariat public-privé », a-t-il ajouté.

    C’est beau, cette corruption du secteur public tout seul lui-même, sans même l’aide du secteur privé...
    #Liban
    #travaux_publics


  • Crise électrique en Egypte
    A-winter-in-the-dark- - Al-Ahram Weekly
    http://weekly.ahram.org.eg/News/5335/18/A-winter-in-the-dark-.aspx

    Hardly a day now passes without power blackouts that range from between one to three hours in duration in different neighbourhoods across Cairo. The problem is even bigger in other governorates, where the blackouts can extend to five hours, reports Sherine Abdel Razek.

    Il s’agirait moins d’un problème de demande excédant la capacité que d’un problème de pénurie de combustible...
    La crise électrique dans le monde arabe prend des visages multiples. Elle pourrait miner la confiance dans les dirigeants, même très « populaires » :
    Egypt’s energy quagmire could sink Sisi
    http://www.zawya.com/story/Egypts_energy_quagmire_could_sink_Sisi-ZAWYA20140218112514

    Egypt’s army chief, Field Marshal Abdel Fattah al-Sisi, won vast popularity by crushing the Muslim Brotherhood, but even a man seen by his followers as invincible may be unable to fix the mess in the politically sensitive energy sector.

    L’un des enjeux est de limiter les exportations (vers Israël et la Jordanie, ce que l’article ne dit pas) et donc les profits des entreprises privées (British Gas en premier lieu). Un choix qui n’est pas sans faire penser aux enjeux de la crise de Suez...
    On peut d’ailleurs comparer cette réflexion sur le débat exportation/rôle des firmes étrangères/subventions et satisfaction des besoins locaux aux remarques de Radhi Meddeb dans le contexte tunisien. Cf. http://seenthis.net/messages/226236
    #Egypte
    #électricité
    #énergie


  • Saudis use nine times more electricity than fellow ArabsPower & Utilities - Zawya
    http://www.zawya.com/story/Saudis_use_nine_times_more_electricity_than_fellow_Arabs-ZAWYA20140219034119/?lok=034100140219&&zawyaemailmarketing

    Saudi individuals use on average nine times more electricity than their fellow Arab counterparts in Egypt, Algeria, Sudan and Morocco, according to a report published on Tuesday.
    These countries have 185.6 million people, seven times more than Saudi Arabia. Egypt has a population of 79.39 million, Algeria 37.76 million, Sudan 36.43 million and Morocco 32.06 million. Saudi Arabia has a population of 28.4 million.
    The report by the economic reporting unit of Al-Eqtisadiah newspaper stated that an individual in Saudi Arabia consumed on average 8,161 kilowatt an hour in 2011, compared to 951 kilowatt an hour by individuals in the four largest Arab countries.
    A previous report by Al-Eqtisadiah stated that Saudi consumption of electricity rose by 3 percent in 2011 and 9 percent in 2012. The housing sector consumed 50 percent of the Kingdom’s total electricity production.
    The energy sector is subsidized by the state, with the Kingdom using an estimated 4 million barrels of oil a day to power the country.
    In the Kingdom, air conditioners consume 51 percent of all electricity production. This is also because local air conditioners have a low energy efficiency ratio (EER). The EER is the ratio of the cooling capacity, in British thermal units (BTU) per hour, to the power input in watts. The higher the EER rating, the more efficient the air conditioner.

    #Arabie_Saoudite
    #électricité
    #climatisation
    #énergie


  • Private hospitals ‘mull raising fees for non-Jordanians over high electricity costs’ | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/private-hospitals-mull-raising-fees-for-non-jordanians-over-high-electr
    différenciation croissante des Jordaniens et non-Jordaniens dans l’accès et les tarifs des services publics (ou privés...)

    The Private Hospitals Association (PHA) is considering increasing the fees of healthcare services offered to non-Jordanian patients at the Kingdom’s private hospitals, its president said on Monday.

    #Jordanie
    #subventions
    #électricité
    #énergie


  • Alignments of Dissent and Politics of Naming : Assembling Resistance in Turkey
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/12001/alignments-of-dissent-and-politics-of-naming_assem

    Je découvre par hasard cet article du doctorant en anthropologie Emrah Yildiz (qui est d’ailleurs l’un des éditeurs d’un des 1er ouvrage collectif sur le mouvement Gezi http://tadweenpublishing.com/blogs/news/12194385-new-jadmag-resistance-everywhere-the-gezi-protests-and-d). En décentrant entre autre géographiquement son regard des lieux de contestation, pas uniquement concentrés sur Taksim, l’auteur remet en cause l’idée admise que seules les élites séculières ont initié, structuré et contrôlé le mouvement de résistance. Selon lui, la variété des profils sociaux et des revendications observés durant le mouvement qui se sont auto-enrichis entre elles, invite à une reconsidération des anciennes catégories d’analyse des classes sociales en Turquie à travers notamment une lecture de leurs relations avec la technologie et en particulier les technologies de l’information.

    Over ten thousand people took over the streets of Ümraniye, a working-class neighborhood on the Asian side of Istanbul, at around 10 pm on Sunday 2 July to stand in solidarity with the demonstrators not only in the grounds of the Gezi Park in Taksim Square, but also with those demonstrating in sixty-seven cities all over Turkey from Ankara and Izmir, to Adana and Hatay. Gathering on the main avenue of the May 1st Mahallesi (district) of Ümraniye, a neighborhood always imagined as a stronghold of AKP politics and home to a socially conservative lifestyle among the diverse districts of Istanbul, over ten thousand Ümraniye locals marched onto the main artery of Istanbul’s highway system connecting the European and Asian sides of the city via the Bosphorus Bridge, known as TEM in Turkey. Chanting the signature slogans of “shoulder to shoulder against fascism” and “resist Gezi [Park] resist!” of the demonstrations that ensued from Taksim square, the Umraniye locals formed a human blockade and closed the highway artery to traffic. Disregarding all signs alerting the drivers to the blockade miles ahead, a speeding black luxury car, described either as an Audi A6 or a BMW by eyewitnesses, ripped through the crowd, seriously wounding two peaceful demonstrators, associated with the Socialist Solidarity Platform, Sosyalist Dayanışma Platformu (SODAP) in Turkish. The 17-year-old SODAP member and high school student Sezgin Kartal remains in critical condition in Göztepe Eğitim ve Araştırma Hospital as I write this piece. The 19-year-old factory worker, and member of the socialist hackers’ network, Redhack, in Turkey, Mehmet Ayvalıtaş, on the other hand, has unfortunately passed away in the same hospital despite all the attempts to save his life.

    What is more upsetting to me, however, is the analytical myopia that underwrites the politics of naming what is happening and the actors who are doing the resisting in Turkey on the one hand, and the utter disregard for stories like that of Mehmet’s, since they do not neatly fit into the banally familiar and mutually exclusive positions of the entrenched elite secularists vs the overly-confident working-class Islamists in Turkey. The seemingly strange alignments the “resistance” has been breeding in Turkey should not be explained away in such abstract and categorical terms, but approached as vital social grounds through which we can rethink these categories, both in our representational practices and analytical endeavors. Mehmet’s story, peppered with information about where he comes from, his participation in Redhack while being a factory worker, for instance, might help us rethink not only the secularist elite/Islamist working-class binary, but also the assumed class positions of social media users and online activists in particular and the more abstract relationship between social class and technology in the age of late capitalism

    In other words, there is an ongoing process of seeming strange alignments among many different individuals and groups with wildly diverse ideological stances and social identities that are teaching and learning from one another, yet continue to stand together. Under such indeterminate circumstances, a struggle over context and its overriding meaning produces the problem of managing this assemblage, and the secularists are definitely serious contenders for the role, but not the only ones.

    #Gezi
    #Turquie


  • Nouveau gouvernement libanais : près d’un an de négociations pour répartir les postes au dixième de pourcentage sur la base d’une supposée représentativité politique et régionale. D’abord on décide combien pour le 14 Mars, combien pour le 8 Mars, et combien pour les « centristes ». Après on découpe entre Phalanges, Futur, Amal, Aounistes, Hezbollah, Tashnag, Marada… on croise avec les pourcentages désirés de maronites, arméniens, orthodoxes, druzes, sunnites, chiites… on partage le truc éventuellement entre technocrates et politiciens, on gère la susceptibilité du Président, des chefs religieux, on gère les grands équilibres internationaux en écoutant les suggestions d’absolument toutes les ambassades étrangères à Beyrouth…

    Et à la fin, hop hop hop, le Liban a enfin un nouveau gouvernement, dans lequel tout le monde parfaitement représenté, équilibré, et même pacifié. Oh oui.

    Et là tu te rends compte qu’il n’y a qu’une seule femme.


  • Lebanese banks in 2013: profits and their sources
    http://english.al-akhbar.com/content/lebanese-banks-2013-profits-and-their-sources

    http://english.al-akhbar.com/sites/default/files/imagecache/4cols/leading_images/870006432795126_2.jpg

    According to the calculations procedure adopted by the Lebanese Banks Association, which involves calculating profit margins in Lebanese pounds and in dollars, net profits from these amounts registered $155 million. (Photo: Al-Akhbar) According to the calculations procedure adopted by the Lebanese Banks Association, which involves calculating profit margins in Lebanese pounds and in dollars, net profits from these amounts registered $155 million. (Photo: Al-Akhbar)

    Lebanese banks have registered an estimated profit of $1.6 billion in 2013, thanks to interest on treasury bonds and clients. This marks a two-fold increase from last year, boosted by resolutions recently issued by the Lebanese Central Bank. (...)

    #Economy #Articles #Lebanon #Lebanon_Banks


  • Beirut for the Rich Only: An Average of $1m for a Residential Apartment | Al Akhbar English
    http://english.al-akhbar.com/content/beirut-rich-only-average-1m-residential-apartment

    The city’s native population can no longer afford to live in it. Their income levels are very far from meeting the minimum standard of living in Beirut. The rentier system in Lebanon kicked out its original residents with mid-level income or less, turning it into a center for the filthy rich, those who benefit from the rents to increase their wealth. And this is how the system works in Lebanon.

    #Beyrouth
    #spéculation


  • « Pour contraindre, la faim est plus efficace que la loi » - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2014/02/14/pour-contraindre-la-faim-est-plus-efficace-que-la-loi_980317
    Un des bons articles du #Libé week-end

    De la révolution industrielle aux camps nazis, la nourriture a toujours servi d’arme. Et aujourd’hui encore, selon le professeur de philosophie Olivier Assouly, elle est l’instrument politique de l’économie de marché.

    • oui, mais aussi du land grabbing, des émeutes de la faim dans diverses parties du monde, de McDo et autres qui généralisent le snacking qui élimine la sensation de satiété et induit une faim permanente, des concours de chefs à la TV et des restos chics qui sont une nouvelle forme de surconsommation...
      Je pense que dans qqs jours, le lien sera ouvert. Je n’ai pas encore compris la politique de paywall mais j’ai l’impression qu’après qqs jours, on trouve le chemin.


  • Non au techno-féodalisme !
    http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2014/02/14/non-au-techno-feodalisme_4366485_3234.html
    par Martin Wolf

    Longtemps les plus riches ont vécu une vie oisive aux dépens des masses laborieuses. L’émergence des machines intelligentes permettra à un nombre infiniment plus grand de gens de mener une telle existence sans pour autant exploiter autrui.

    Le puritanisme triomphant d’aujourd’hui est révulsé à la perspective d’une telle inactivité. Eh bien, dans ce cas, laissons les gens s’amuser « activement » ! Sinon, dans quel but aurions-nous réalisé l’accroissement considérable de la prospérité générale ?

    Surtout, il faudra redistribuer revenus et richesses. Cela pourrait prendre la forme d’un revenu de base versé à tout adulte, auquel s’ajouterait un financement de périodes de formation à tout âge de la vie. Les fonds pourraient provenir de taxes sur les pratiques nocives (la pollution…) ou sur les locations (dont celles des terrains et, surtout, de la propriété intellectuelle).

    Les droits de propriété sont une création sociale. Le fait que seule une minorité infime soit en mesure de profiter massivement des nouvelles technologies doit être remis en cause. L’Etat devrait ainsi recevoir automatiquement une part des revenus de la propriété intellectuelle qu’il protège.


  • John Kerry’s Mideast peace deal is a disaster

    Haaretz, By Gideon Levy | Feb. 13, 2014 |

    http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.573923

    If United States Secretary of State John Kerry fails in his efforts, it will be a disaster; if he succeeds, it will be an even greater disaster. Failure is liable to herald what New York Times analyst Thomas Friedman has called “the Brussels intifada,” a third intifada that won’t involve bombings and violence but sanctions and international boycotts of Israel. Failure will push the Palestinians back to the United Nations, where even the U.S. may remove its automatic and blind veto umbrella that has always protected Israel there. In the end, failure is also liable to reignite the fire of rebellion in the territories.

    But success would be even more ominous. Kerry is not an honest broker, because the U.S. cannot be one − not even the U.S. of President Barack Obama, as disappointing as that is. The absolute ally of one side can never be a fair intermediary, not in business and not in diplomacy. An ally that cannot exploit the dependence of its protectorate to advance a fair agreement can’t achieve anything that will resolve the ultimate problems.

    Instead, the name of the game now is exploiting the weakness of the Palestinian Authority. With the Arab world fighting its own regimes and the Western world tired of this endless conflict, the Palestinians are left alone to their fate. America is trying to bring them to their knees and subdue them. If it succeeds, it will be a disaster.

    It would not only be unfair, but futile. If Kerry succeeds and the Palestinians sign the letter of surrender, 80 percent of the settlers will remain in place; Jerusalem won’t really be divided − certainly not enough to serve as two capitals; the Jordan Valley will remain in Israeli hands, whether leased, rented or borrowed; the imaginary Palestinian state will be demilitarized; Gaza will remain besieged, trapped and forgotten; Hamas, which represents around half the Palestinian people, will continue to be treated as an outcast; Israel will be recognized as a strictly kosher Jewish state, certified by the PA; the right of return will be denied forever to all the Palestinian exiles and refugees, wherever they may be; and the demands for “security arrangements” will be met − Israel’s demands, of course. The Palestinians, 7,000 of whom have been killed since 2000, have no security problems; their lives and wellbeing are guaranteed and thoroughly secured.

    And what happens then? Will this solution last for any length of time? Will the millions of Palestinians bow their heads in submission and return happily to their routines, alongside 80 percent of their uninvited neighbors, with their lust for real estate, messianism and dispossession, some of whom live on the Palestinians’ private lands? Will they celebrate their independence in the alleys of Shuafat, their new eternal capital? And the refugees in the camps and the exiles all over the world, will they give up their dream? Will Hamas be disarmed? All because Kerry pressed and Mahmoud Abbas gave in?

    None of this will happen, of course. Kerry is offering submission, and Abbas may be forced to sign off on it. Obama is watching what’s going on from a safe distance, lest failure be attributed to him. But failure is guaranteed, even if “success” is achieved. There might be a (slim) chance that these agreements will be implemented. And then what? Sooner or later, the Palestinian rebellion will erupt again, as justified as ever. The refugees whose problems were not solved, the farmers whose lands were not returned, Hamas, which was left out in the cold, and the left-wing movements will not accept the agreement. They won’t be able to accept it.

    And then most Israelis’ heart’s desire will be achieved. Again they’ll be able to say to the world: See? We yielded and yielded, and they betrayed us; we gave and gave, and they returned to terrorism. They’re like animals, just like after the disengagement. Prospects for a real solution will recede even more, this time perhaps forever.

    I ran into Friedman at the airport last week as he was leaving the country following his conversations in Jerusalem and Ramallah. The esteemed commentator said that he got the impression that much more was going on beneath the surface than was obvious. And my heart was filled with great fear.


  • Apologie des sciences sociales - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Apologie-des-sciences-sociales.html
    Philippe Descola

    Ce que peut faire l’anthropologie, en revanche, c’est apporter la preuve que d’autres voies sont possibles puisque certaines d’entre elles, aussi improbables qu’elles puissent paraître, ont été explorées ailleurs ou jadis, montrer donc que l’avenir n’est pas un simple prolongement linéaire du présent, qu’il est gros de potentialités inouïes dont nous devons imaginer la réalisation afin d’édifier au plus tôt une véritable maison commune, mieux habitable, moins exclusive et plus fraternelle.
    [...]

    on peut vivre sa destinée sans le secours d’une transcendance divine ou historique, les deux branches de l’alternative entre lesquelles bien des sociétés contemporaines continuent d’hésiter. Car l’individu dans sa singularité n’est pas déterminé chez eux par un principe supérieur et extérieur, il n’est pas agi par des mouvements collectifs dont il n’a pas conscience, il n’est pas défini par sa position dans une hiérarchie sociale qui donnerait un sens à sa vie selon la place où il est né ; il n’existe que dans la capacité de chacun à s’affirmer par ses actes selon une échelle de buts désirables partagés par tous.
    [...]

    les nationalismes ethniques sont moins un héritage des sociétés non modernes qu’un effet de contamination d’anciens modes d’organisation communautaire par les doctrines modernes de l’hégémonie étatique.
    [...]

    Le dépassement d’une exploitation frénétique de la nature obtenue au prix du saccage des conditions de vie des générations futures, l’effacement des nationalismes aveugles et de l’arrogance prédatrice des grands États-nations et de certaines firmes transnationales, la suppression des insupportables inégalités dans l’accès aux ressources et notamment celles qui devraient relever des biens communs, l’exigence de donner une forme de représentation publique aux diverses sortes de non-humains auxquels notre destinée est indissolublement liée, autant de défis concrets de notre modernité qui gagneraient à être envisagés par analogie avec la façon dont les peuples qu’étudient les ethnologues construisent leur rapport au monde.
    [...]

    Ce que peut faire l’anthropologie, en revanche, c’est apporter la preuve que d’autres voies sont possibles puisque certaines d’entre elles, aussi improbables qu’elles puissent paraître, ont été explorées ailleurs ou jadis, montrer donc que l’avenir n’est pas un simple prolongement linéaire du présent, qu’il est gros de potentialités inouïes dont nous devons imaginer la réalisation afin d’édifier au plus tôt une véritable maison commune, mieux habitable, moins exclusive et plus fraternelle.

    #anthropologie
    #sciences_sociales



  • Tunisie : la radicalisation religieuse dans les lycées
    La Presse de Tunisie - mon-camarade-de-classe-le-jihadiste… | 78791 | 11022014
    http://www.lapresse.tn/11022014/78791/mon-camarade-de-classe-le-jihadiste%E2%80%A6.html

    Sidi Hassine est une cité parmi des dizaines d’autres, toutes périphériques, toutes en marge du développement économique. C’est l’un des milieux où la révolution s’est muée pour une frange des habitants en un enfermement idéologique compensateur de décennies de frustrations. La liberté d’expression ne trouvant de sens que dans la parole de Dieu et d’un courant idéologique qualifié par certains élèves d’« extrémiste » et « d’étranger ». « Je porte le voile mais jamais le niqab », assure Lamia du haut de ses seize printemps. Elle fait remarquer que le nombre des femmes voilées intégralement et des hommes en tenue « afghane » à Sidi Hassine a considérablement diminué depuis quelque temps. « On les voit de moins en moins dans les rues ».

    #Tunis
    #Tunisie
    #lycée
    #salafisme
    #islamisme


  • IAEA commends Jordan’s studies on planned nuclear plant | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/iaea-commends-jordans-studies-on-planned-nuclear-plant
    Le choix du site de la centrale approuvé à l’avance par la commission de l’IAEA

    The International Atomic Energy Agency (IAEA) has commended the Jordan Atomic Energy Commission’s (JAEC) assessment studies of the Kingdom’s planned nuclear plant.

    In a letter sent last week, the IAEA recommended that Jordan be considered a case model in conducting assessment studies for locations of nuclear plants.

    The letter came following a visit of a delegation from the IAEA-affiliated International Seismic Safety Centre to the Kingdom.

    According to the Jordan News Agency, Petra, the IAEA also recommended that countries wishing to build nuclear reactors make use of Jordanian expertise in the field.

    The agency cited the high safety requirements set by JAEC when selecting the location of the nuclear plant, Petra said.

    Jordan followed the IAEA’s safety regulations to the letter, the agency said, requesting JAEC’s permission to promote its experience in selecting nuclear plant locations to other countries, according to Petra.

    IAEA delegates are scheduled to visit Jordan in April to further assess the studies conducted on the proposed site for Jordan’s planned nuclear plant, Jordan Nuclear Regulatory Commission (JNRC) President Majd Hawari said earlier this month.

    IAEA experts will train JNRC personnel on conducting the environmental impact assessment required for the nuclear project.

    #Jordanie
    #nucléaire
    #énergie


  • Les villages près de Naamé « bientôt » alimentés en électricité par le gaz méthane - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/854059/les-villages-pres-de-naame-bientot-alimentes-en-electricite-par-le-ga

    « La production expérimentale d’électricité commencera bientôt à la décharge de Naamé (NDLR : par la récupération du gaz méthane qui se dégage des déchets), a annoncé hier le député Akram Chehayeb, membre du bloc de la Lutte populaire et président de la commission de l’Environnement. L’électricité produite sera distribuée gratuitement aux villages de Aïn Drafil, Baawerta et Abey, avant d’alimenter le reste des villages aux alentours de la décharge dans une seconde étape. » M. Chehayeb, qui s’exprimait suite à une réunion avec des notables de la région en son domicile à Aley, n’a pas donné plus de précisions sur ce « bientôt » qui ne comporte pas de délai fixe.

    Communication politique qui pose beaucoup de questions opérationnelles, techniques, économiques et juridiques.
    Par exemple, sur le plan légal, l’EDL détient le monopole de la production électrique au Liban. Comment le projet du ministre s’articule-t-il avec ce fait ? Sera-t-on dans un système parallèle comme celui des générateurs, visant à approvisionner les villages durant les coupures ? Techniquement, la pose des capteurs et des tuyaux est supposée respecter un protocole précis, et l’architecture de la décharge doit avoir été aménagée de manière conforme auparavant... De plus, pour vraiment éviter les fuites de gaz, il faut prévoir des casiers étanches, recouverts par des membranes adaptées. Comment mettre cela en place après coup ? Le projet aura-t-il une viabilité économique ? Qui va la financer ? Le coût de cette production électrique sera t il plus avantageux que celui des autres installations officielles ou des générateurs ? On en sait d’ailleurs pas du tout quelle quantité d’électricité pourrait être produite par ce biais...
    #EDL #électricité #Liban #déchets