• Pourquoi il ne faut jamais jeter les livres | Le Blog de Guy Birenbaum
    http://guybirenbaum.com/20140106/pourquoi-il-ne-faut-jamais-jeter-les-livres

    Ensuite, je voyais dans la lecture de ces articles quelque chose de concret et d’immédiat dans la mise en œuvre de la Shoah. Je m’explique : si les camps de concentration ont relevé de la folie humaine dans ses degrés les plus ultimes de furie et de douleur, ces lois représentaient au contraire des formes policées de cette même folie.


  • Dieudonné la honteuse ! - Libération
    http://www.liberation.fr/politiques/2014/01/03/dieudonne-la-honteuse_970432

    Son petit commerce est rentable : 1,8 million d’euros en 2013. Tee-shirt, mug, poster siglé d’une quenelle, tout est bon. Le révolutionnaire antisystème s’est même déplacé à l’Inpi pour déposer sa marque afin que son ami Alain Soral ne puisse pas l’utiliser pour commercialiser son beaujolais.


  • Le petit Far-West. - armance.overblog.com
    http://armance.overblog.com/le-petit-far-west

    Un mois passe avant qu’un après-midi, alors que la salle d’attente est pleine et que je totalise déjà vingt-cinq minutes de retard, sans aucun coup de fil préalable, entrent d’un coup trois gendarmes en uniforme dans mon cabinet, accompagnant, pour que je la signe, la fameuse déposition où il était écrit que je n’avais rien à dire.

    Texte à lire dans son intégralité, pour découvrir la kafkaïenne situation d’un médecin qui n’y connait rien en droit, convoqué par des gendarmes qui n’ont pas l’air beaucoup plus doués, pour le forcer à signer qu’il n’a rien à dire. Splendide.



  • Droit à l’IVG : l’Europe réactionnaire
    http://fr.myeurop.info/2014/01/03/droit-l-ivg-l-europe-r-actionnaire-12810

    http://cdn1.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/Capture+d’écran+2014-01-03+à+16.13.26.png

    Christelle Granja

    L’épée de Damoclès sur les droits des Espagnoles n’a jamais semblée aussi lourde. Le projet de loi du gouvernement Rajoy transforme l’avortement en délit, sauf exceptions. Mais le voisin ibérique n’est pas le seul à prendre des orientations régressives. Le point sur une #Europe divisée.

    En Europe, la plupart des pays autorisent l’avortement, sur demande de la femme. Mais les interdictions strictes existent, y compris lorsque la vie de la mère est en danger. lire la (...)

    #Société #Allemagne #Andorre #Autriche #Belgique #Espagne #France #Irlande #Italie #avortement #Contraception #femmes #IVG_en_Europe #législations_européennes_sur_l'avortement #pro-choice #pro-life #réforme_Rajoy


  • Comment et pourquoi la NSA peut hacker votre disque dur
    http://www.numerama.com/magazine/27916-comment-et-pourquoi-la-nsa-peut-hacker-votre-disque-dur.html

    En hackant le firmware des disques durs, le but est de détourner le code qui contrôle le cache pour modifier des données à la volée, lorsqu’elles sont stockées dans la mémoire, sans les modifier physiquement sur le disque dur. Comme l’a démontré SpritesMod à partir d’un disque Western Digital, il est possible d’injecter du code dans le firmware, et de déclencher son exécution lorsqu’une chaîne prédéfinie apparaît dans la mémoire cache. Cette chaîne (un ensemble de données binaires) peut être stockée dans une image chargée sur un site internet, intégrée à une URL, ou dans n’importe quel document.

    Concrètement, le hacker (possiblement la NSA) peut par exemple modifier le firmware pour modifier à la volée le contenu en cache du fichier /etc/shadow, qui contient les mots de passe d’un système Linux. Il peut alors remplacer le vrai mot de passe de l’administrateur par un mot de passe temporaire, et se logger sur la machine pour accéder à toutes les données.

    • La NSA a oublié que dans l’espionnage, il y a la question de l’intelligence, qui est centrale. L’intelligence, c’est précisément la capacité d’analyser la situation et d’en déduire quel type d’informations on cherche, où et comment.
      Au lieux de ça, la NSA fabrique le plus gros filet possible et choppe tout ce qui bouge, du plancton à la baleine, en se disant qu’en ramassant tout, elle ne passera à côté de rien, ce qui est, forcément, une idée à la con.

      Pendant que les logiciels géants vont tenter de trier les siècles de #lolcats qui sont balancé chaque jour dans le monde, la NSA doit manifestement manquer de bons cerveaux bien formés et entraînés pour comprendre le monde...


  • Misère de notre addiction numérique
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/01/02/misere-de-notre-addiction-numerique_4342308_3232.html
    Un tribune du groupe Marcuse, parue dans Le Monde du 03/01, sur l’après #Snowden et ses révélations sur la #NSA. Peut-être l’un des textes les plus cohérents que j’aie lu sur la question. via @s_surveillance.

    L’affaire Snowden, du nom de l’ex-consultant pour l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) à l’origine des fuites sur le programme de surveillance électronique, a révélé l’ampleur du contrôle des citoyens du monde entier. Que faire face à ce phénomène ?

    La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet, continue. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s’indignent et réclament l’édiction par l’ONU d’une déclaration des droits de l’homme numérique (« Refusons la société de surveillance ! », Le Monde daté 11 décembre). (…)

    Pour tous ceux qui défendent le projet de « société de la connaissance », il n’y a là que des dérives. Les nouvelles technologies restent à leurs yeux un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, politique, sanitaire.

    Les nations démocratiques doivent simplement ériger des garde-fous légaux contre les possibilités de surveillance qui s’offrent aux services de renseignement policier (version pirate : des communautés d’internautes libres doivent s’organiser contre les géants du Net).

    Et surtout :

    Les Etats et les grandes entreprises devraient vraiment faire preuve d’une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons dans une société où tout est enregistré, mémorisé.

    #peur #Finkielkraut ;-) mais surtout #big_data

    • Bouclé aujourd’hui le scénario d’un reportage dessiné où interviennent ces auteurs. Impecc’, comme toujours ! Si vous n’aimez pas Le Cauchemar de don Quichotte, lisez au moins La Liberté dans le coma !

      « L’aspiration individuelle à ne dépendre de rien ni de personne conduit à de nouvelles servitudes, à une forme de collectivisme non moins implacable que les communautés étouffantes d’autrefois. »

      Groupe Marcuse, La Liberté dans le coma, La Lenteur, Paris, 2013.
      http://www.librairie-quilombo.org/La-liberte-dans-le-coma

    • Les copains d’Oblomoff et de Marcuse m’indiquent qu’il préfère que l’on relaye l’ancienne version de l’article dans laquelle tous les noms apparaissait clairement. Je vous relais leur préférence :

      Misère de notre addiction numérique
      LE MONDE | 02.01.2014 à 17h21 • Mis à jour le 03.01.2014 à 18h35 | Groupe Marcuse

      Comment combattre la tyrannie de la surveillance ? L’affaire Snowden, du nom de l’ex-consultant pour l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) à l’origine des fuites sur le programme de surveillance électronique, a révélé l’ampleur du contrôle
      des citoyens du monde entier. Que faire face à ce phénomène ?

      La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet, continue. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s’indignent et réclament l’édiction par l’ONU d’une déclaration des droits de l’homme numérique (« Refusons la société de surveillance ! », Le Monde daté 11 décembre).
      Les opinions publiques, qu’ils appellent à se soulever en défense de ces droits, semblent, elles, largement indifférentes.

      Dans cette affaire, ceux qui ne s’émeuvent point font preuve de plus de cohérence et de mémoire que ceux qui se montrent surpris et choqués. Car pour qui s’intéresse quelque peu au cours suivi par notre société-monde ces dernières décennies, l’ampleur des données aujourd’hui automatiquement à disposition des officines de surveillance politique et d’intelligence économique n’a rien d’étonnant.

      PAS DES RÉVÉLATIONS : UNE MISE À JOUR

      Face à l’ampleur des transformations de la vie quotidienne et du travail, face à la puissance du mouvement d’interconnexion de tous les réseaux de communication, des milliers d’articles de journaux, des dizaines d’ouvrages ont annoncé au fil des ans la situation où nous nous trouvons désormais.

      Pour ne citer que quelques livres très parlants : Tous fichés ! (Louisette Gouverne et Claude-Marie Vadrot, First, 1994), Surveillance électronique planétaire (Duncan Campbell, Allia, 2001), Sous l’oeil des puces (Michel Alberganti, Actes Sud, 2007),
      RFID : la police totale (collectif Pièces et main-d’oeuvre, L’Echappée, 2008), Surveillance globale (Eric Sadin, Climats, 2009).

      C’est dire à quel point les informations qui font régulièrement la « une » des journaux depuis cet été ne sont pas des révélations. Elles sont tout au plus une mise à jour : ça y est, ce n’est plus une projection ou une menace, nous sommes pour de bon dans ce monde-là.

      Un monde où toute une partie des libertés civiles conquises aux siècles passés s’évanouissent de facto dans les réseaux de fibre optique, les ondes émises par les antennes-relais et les serveurs des immenses datacenters. Où le souci de sa vie privée devient, selon le mot du journaliste Jean-Marc Manach, un « problème de vieux con ».

      Où le travail de renseignement de la police et le marketing des entreprises n’ont la plupart du temps pas besoin de se faire à l’insu des gens : avec les réseaux sociaux, on peut savoir sans violer l’intimité de personne qui préfère telle marchandise et pourquoi, qui professe telle opinion, etc.

      IL N’Y A LÀ QUE DES DÉRIVES

      Pour tous ceux qui défendent le projet de « société de la connaissance », il n’y a là que des dérives. Les nouvelles technologies restent à leurs yeux un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, politique, sanitaire.

      Les nations démocratiques doivent simplement ériger des garde-fous légaux contre les possibilités de surveillance qui s’offrent aux services de renseignement policier (version pirate : des communautés d’internautes libres doivent s’organiser contre
      les géants du Net).

      Or, considérer la surveillance comme un aspect négatif mais contingent est absurde.
      Il n’est pas possible, par exemple, d’opposer les avantages des cartes à puce RFID aux possibilités de contrôle à distance qu’elles recèlent, car la technologie de radio-identification repose sur la transmission automatisée de données d’une machine à une autre (de la puce au lecteur, du lecteur à l’ordinateur, etc.). La possibilité
      d’un contrôle instantané en découle directement.

      Plus globalement, à partir du moment où l’ensemble de nos activités sont informatisées, il y a beaucoup plus d’informations sur nous et elles ne peuvent jamais dans leur totalité être effacées, rendues anonymes ou inutilisables – que les logiciels soient libres ou pas.

      De même qu’il est impossible de bâtir une maison en amiante où personne ne serait jamais en contact avec de l’amiante, il est illusoire de penser que l’informatisation de toute la vie sociale pourrait ne pas générer des torrents d’informations sur toutes choses, à toutes fins utiles.

      Les Etats et les grandes entreprises devraient vraiment faire preuve d’une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons dans une société où tout est enregistré, mémorisé.

      UNE DES FORMES DE DOMINATION POLITIQUE

      Il est temps d’admettre que notre addiction aux écrans et aux réseaux est une des formes de domination politique qui s’exerce sur nous. L’affaire Snowden n’appelle pas des mises au point diplomatiques, des aménagements techniques ou juridiques –
      surtout pas une énième rénovation de la mal nommée Commission informatique et libertés.

      Elle est une mise en cause de notre mode de vie ultra-branché. Plutôt que de nous pousser à interpeller les puissants pour les supplier de ne pas abuser de leur pouvoir, elle devrait nous interpeller sur ce que notre époque entend par culture, amitié, amour ou gratuité.

      L’audace d’Edward Snowden restera vaine si elle ne répand pas l’idée que la nuit politique où nous sommes plongés est vouée à s’épaissir, tant que des aspirations à se détacher de nos machines intelligentes ne souffleront pas sur la société.

      Groupe Marcuse

      Signataires
      Cette tribune a été signée Matthieu Amiech, Aurélien Berlan, Julien Mattern et Nicolas Eyguesier qui sont des auteurs de La Liberté dans le coma. Essai sur l’identification électronique et les moyens de s’y opposer, paru en 2013 sous la signature du groupe Marcuse (Mouvement autonome de réflexion critique à l’usage des
      survivants de l’économie).

    • @bug_in : le mieux serait de publier leur tribune dans un média alternatif sur lequel ils garderaient un minimum de contrôle sur leur texte (d’ailleurs quand tu vois l’article à côté duquel ils ont été publiés, ça fait un peu mal : http://seenthis.net/messages/213141 ).

      Est-ce que tu pourrais leur demander si on peut publier leur texte sur paris-luttes.info ? Ou même s’ils peuvent l’envoyer eux-mêmes c’est encore mieux :)

    • Pas d’accord avec leur argumentaire technique que toute utilisation de l’informatique générant plein de données, l’ultra-surveillance est inévitable. On peut techniquement diminuer la quantité d’informations distribuée et les chercheurs ont plein d’idées pour cela, dont quelques unes sont mises en œuvre (Tor). On ne peut pas arriver au « zéro donnée » mais on peut diminuer le problème. C’est par exemple les travaux au sein du groupe perpass à l’IETF http://www.bortzmeyer.org/ietf-securite-espionnage-bis.html

    • Voila :

      Salut Florian,

      l interet de publier dans Le Monde, c est que ce soit lu par des personnes qui ne pensent pas ca, que ce genre de propos sorte des milieux ou ils sont couramment tenus, que des personnes improbables puissent avoir envie d acheter le livre. Bon, ça cest dans l ideal... Le fait qu ils mettent a cote un texte qui dise l inverse n est pas etonnant et a mon sens, pas grave, ca met meme en valeur ce qu’on dit dans ce cas, je trouve.

      C est une tentative, on n avait jamais fait ca, et on ne va pas se mettre le faire tous les jours quoi qu il arrive.

      Pour le site paris-luttes, je propose de leur envoyer un texte plus long dans quelques jours (je ne l ai pas sous la main, suis en voyage famille ces jours ci), le texte qu on avait ecrit au depart pour cette tribune ; on l a ensuite taille pour donner une chance a son pssage dans un gros quotidien, et par ailleurs ces rigolos en ont chnge le titre sans nous le dire ; donc je te fais passer tres prochainement un texte un peu plus long intitule « informatique ou liberte ? » dont ils pourront dire (ou pas) sur leur ste que c est une version longue de la tribune « Misere de nos addicitions... »

      Ca irait ?

      Merci pour les relais, passages de messages, etc. et a bientot.

      Matthieu

      J’ai répondu qu’évidemment, il n’y avait aucun problème :)

    • @stephane, on a quand même un gros problème d’inflation des données. Ça fait plaisir de savoir qu’il y a un peu de monde qui s’en préoccupe, mais concrètement la technophilie ambiante interdit de penser dans ces termes, et on crée des données jusque dans les bergeries, avec puces obligatoires (obligatoires !) et lecteurs RFID fortement conseillés. L’ #évaluation explose, appuyée sur l’explosion des données, des services sociaux à l’enseignement. Et c’est fait pour surveiller, contrôler, administrer, virer la mauvaise graisse et ce genre de saloperie néolibérale, pas pour améliorer la qualité des services et des rapports humains qui se dégradent dans le même temps.
      http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/BALAZS/49963

      Le problème n’est pas juste technique, de les recueillir et stocker à moindre coût, de les rendre moins vulnérables à la surveillance non-désirée (rien à dire contre le fait qu’il y a du monde qui s’y colle), mais d’accepter qu’on restreigne le champ de la collecte de données informatiques pour restreindre la violence sociale qui consiste à ficher les gamins et les moutons, combien de fois tu quittes ton ordi pour aller pisser tous les jours et nous administrer le plus efficacement possible.

      Le fait que de très beaux projets (clap, clap, c’est très bien) avec des outils similaires coexistent ne change rien au problème. Et même ça brouille les cartes entre nous.

    • Bon. Voici le copier coller du texte librement diffusable. C’est la version longue de la tribune publiée le 3 janvier par le journal Le
      Monde, sous le titre « Misère de notre addiction numérique » (titre qu’ils n’avaient pas choisi). Les signatures individuelles exigées par le quotidien du soir sont supprimées, puisque qu’elles ne leur apparaissaient pas nécessaires de leur point de vue.

      J’ai hébergé le fichier word original (pouah) et un fichier pdf que j’ai crée a partir de lui, ici : https://www.mediafire.com/folder/dz8jwl744ta3t/Marcuse

      Informatique ou liberté ?
      par le groupe MARCUSE

      La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet dernier, continue ces jours-ci. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s’indignent et réclament l’édiction par l’ONU d’une déclaration des droits de l’homme numérique (cf. la tribune « Refusons la société de surveillance ! » dans Le Monde du 11 décembre). Les opinions publiques, qu’ils appellent à se soulever en défense de ces droits, semblent, elles, largement indifférentes.
      Dans cette affaire, ceux qui ne s’émeuvent point font sans doute preuve de plus de sagesse et de mémoire que ceux qui se montrent surpris et choqués. Car pour qui s’intéresse quelque peu au cours suivi par notre société-monde ces dernières décennies, l’ampleur des données aujourd’hui automatiquement à disposition des officines de surveillance politique et d’intelligence économique n’a rien d’étonnant. Face à l’ampleur des transformations de la vie quotidienne et du travail, face à la puissance du mouvement d’interconnexion de tous les réseaux de communication modernes, des milliers d’articles de journaux, des dizaines d’ouvrages sont parus au fil des ans pour annoncer la situation où nous nous trouvons désormais. Pour ne citer que quelques titres de livres très parlants : Tous fichés ! (Louisette Gouverne et Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis, 1994), Surveillance électronique planétaire (Duncan Campbell, 2001, à propos du projet Échelon), Sous l’œil des puces. Les RFID et la démocratie (Michel Alberganti, journaliste au Monde, 2007), RFID : la police totale (collectif Pièces et Main d’œuvre, 2008), Surveillance globale (Éric Sadin, 2009), L’œil absolu (Gérard Wajcman, psychanalyste, 2010), La Vie privée en péril. Des citoyens sous contrôle (Alex Türk, sénateur UMP longtemps président de la CNIL, 2011).
      C’est dire à quel point les informations qui font régulièrement la une des journaux depuis cet été ne sont pas des révélations. Elles sont au plus une mise à jour : ça y est, ce n’est plus une projection ou une menace, nous sommes pour de bon dans ce monde-là. Un monde où toute une partie des libertés civiles conquises aux siècles passés s’évanouissent de facto dans les réseaux de fibre optique, les ondes émises par les antennes-relais et les serveurs des immenses datacenters. Un monde où le souci de sa vie privée devient, selon le mot du cyber-journaliste Jean-Marc Manach, un « problème de vieux con ». Un monde où le travail de renseignement de la police et le marketing des entreprises n’ont la plupart du temps pas besoin de se faire à l’insu des gens : avec les « réseaux sociaux », on peut savoir sans violer l’intimité de millions de personnes qui préfère telle marchandise et pourquoi ; voire, quels actes seront commis au nom de telle conviction politique ou religieuse.
      Dans ce monde-là, qui menace le plus notre liberté, de la NSA ou de Facebook ? D’Obama ou d’Amazon ? De François Hollande le chef d’État, qui se porte garant des programmes de surveillance menés par la Direction du Renseignement Intérieur, ou de François Hollande le président du Conseil Général de Corrèze, qui distribuait gratuitement en 2010 des ordinateurs portables à tous les collégiens de son département pour les rendre addicts à la vie.com dès l’âge de 12 ans ? Bien sûr, tout cela va de pair : il n’y a pas de sens à opposer les aspects commerciaux et culturels de l’emprise numérique à ses aspects directement policiers.
      Pourtant, seul le versant policier pose problème de temps à autres, et encore est-ce apparemment aux yeux d’une minorité. A tous les étages de la société, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication sont célébrées depuis leur émergence comme un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, sociale, culturelle et sanitaire : les écrans sont censés éveiller les enfants en soulageant les parents des soins à leur prodiguer ; la numérisation de tous les textes met à disposition de chacun une bibliothèque universitaire (voire universelle) sans sortir de son salon ; les technologies médicales rendent possible d’opérer un malade du cœur à 5 000 kilomètres de l’endroit où il se trouve ; les sites de rencontre permettent de trouver l’amour même quand on est timide, puis de tromper son conjoint dès qu’on s’en est lassé ; la robotique est en passe de créer des automates pour tenir compagnie aux vieux, etc. Il se trouve que dans ce merveilleux monde connecté de toutes parts, à peu près tout va mal mais il serait indélicat de se demander si cela n’a pas directement à voir – si l’informatisation n’est pas d’abord vecteur de chômage, d’abus de pouvoir managérial, de solitude, d’impuissance politique, de perte de mémoire... Et en prime, on s’aperçoit maintenant que les libertés fondamentales qui rendaient l’air des démocraties libérales malgré tout respirable, ces libertés sont en partie liquidées par les traces que nous laissons constamment sur internet, dans les bases de données des opérateurs téléphoniques, dans les lecteurs de puces RFID qui se multiplient dans l’espace public ou encore dans les bornes biométriques (au travail ou à l’aéroport).
      Pour tous ceux qui défendent avec ardeur le projet de « société de la connaissance », il n’y a là que des dérives, un mauvais côté des Nouvelles Technologies contre lequel les nations démocratiques doivent absolument ériger des garde-fous légaux et éthiques (version pirate : contre lequel des communautés d’internautes libres doivent s’auto-organiser). Or, considérer la surveillance comme un aspect négatif mais contingent des NTIC est absurde. Il n’est pas possible, par exemple, d’opposer les prétendus avantages des cartes à puce RFID aux possibilités de contrôle à distance qu’elles recèlent, car la technologie RFID repose sur la transmission automatisée de données d’une machine à une autre (de la puce au lecteur, du lecteur à l’ordinateur, etc.). La possibilité d’un contrôle instantané en découle donc directement. Plus globalement, à partir du moment où l’ensemble de nos activités sont informatisées, il y a beaucoup plus d’informations sur nous et elles ne peuvent jamais dans leur totalité être effacées, rendues anonymes ou inutilisables – que les logiciels soient libres ou pas. De même qu’il est impossible de bâtir une maison en amiante où personne ne serait jamais en contact avec de l’amiante, il est illusoire de penser que l’informatisation de toute la vie sociale pourrait ne pas générer des torrents d’informations sur toutes choses, à toutes fins utiles.
      Les États et les grandes entreprises dont nous sommes étroitement dépendants, matériellement et moralement, devraient vraiment faire preuve d’une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons actuellement dans une société où tout est enregistré, tracé, mémorisé. De cette vertu surnaturelle il n’est question dans aucun traité de philosophie politique, dans aucun manuel d’économie-gestion. Il est donc temps d’admettre que notre addiction aux écrans et aux réseaux est la forme que prend à notre époque la domination qui s’exerce sur nous. L’affaire Snowden n’appelle pas à notre sens des mises au point diplomatiques, des aménagements techniques ou juridiques – surtout pas une énième rénovation de la mal nommée Commission Informatique et Libertés. Elle est une mise en cause de notre mode de vie ultra branché. Plutôt que de nous pousser à interpeller les puissants pour les supplier de ne pas abuser de leur pouvoir, elle devrait nous interpeller sur ce que notre époque entend par « culture », « amitié », « amour » ou « gratuité ». L’audace d’Edward Snowden restera vaine si elle ne répand pas l’idée que la nuit politique où nous sommes plongés est vouée à s’épaissir, tant que des aspirations à se détacher de nos machines intelligentes ne souffleront pas sur la société.

      Après un premier livre contre la publicité en 2004, le groupe MARCUSE a publié en 2013 La Liberté dans le coma. Essai sur l’identification électronique et les motifs de s’y opposer (éditions La Lenteur).


  • L’auteur de #science-fiction Alain Damasio à propos de la #surveillance
    http://www.lesinrocks.com/2013/11/25/medias/lauteur-sf-alain-damasio-disseque-societe-controle-cest-pas-big-brother-

    Et pourtant, dans la #philosophie, c’est présent dès le départ ! Le Post-scriptum sur les sociétés de contrôle de #Deleuze, c’est un chef d’oeuvre d’anticipation et de vision du présent ! Le mec en cinq pages il te montre ce qui va se passer, ce qui se passe !
    http://infokiosques.net/spip.php?article214

    en suivant le tag Deleuze on trouve quelques recensions de @pariaurbain dont tous les extraits #youtube ont disparu / #archivage_militant

    Et j’ai vraiment l’impression qu’il y a eu un basculement. La #sécurité est devenue un affect plus enviable que la liberté. C’est pas Big Brother, c’est Big Mother ! C’est plus un pouvoir disciplinaire, c’est la mère couvante qui nous enveloppe ! Des gens sont rassurés par une caméra de surveillance ! Par des flics ! Moi les flics, ça m’a jamais rassuré. Mais y en a que ça rassure. Et peut-être que la NSA, ça les rassure. Et je pense que c’est beaucoup plus répandu que ce qu’on croit.

    c’est pas la surveillance c’est la sousveillance, c’est pas father c’est mother, c’est pas orwell c’est kafka

    Voir aussi : http://www.playlistsociety.fr/2014/01/701-000-heures-de-garde-a-vue/116176


  • Désespoir... - Anadrark
    http://anadrark.com/?d=2013/12/24/09/51/17-desespoir

    Pourquoi s’emmerder à expliquer tout ça à une personne qui va l’oublier dans 2 heures ? J’ai longtemps pensé que je pouvais agir comme ça, ou en diffusant les informations que je trouvais pertinente. Non, ça ne fonctionne pas. Au mieux, j’informerai des personnes qui seront déjà au courant et qui se battent déjà, au pire, j’informerai sur des personnes qui ne réfléchiront pas, ne prendrons aucun recul, et oubliera dans les 10 secondes qui suivent la lecture pour continuer de jouer à peu m’importe quel jeu/bouse de Facebook.

    Bonne année, quand même.


  • Pokemon Déconne | Henry Michel a un avis sur tout
    http://www.henrymichel.com/perso/pokemon-deconne

    J’ai toujours été déchiré entre les deux générations qui m’encadrent, les digital native, que je ne suis pas, et les digital migrants, que je ne suis pas non plus. J’aime bien imaginer les gens de ma génération comme les digital colons, comme ces hollandais qui partageaient la dinde dans une Amérique encore hostile mais qu’ils n’avaient pas vraiment contribué à découvrir.

    Je me retrouve tout à fait là... d’autant que j’apprends incidemment que j’ai à peu près le même âge que lui !


  • Le côté biaisé de la Force ! | Fallait pas mettre la tête du bébé dans le ventilateur…
    http://biaise.net/blog

    Il s’est cru maître des lieux. Il a cru son autorité fondée sur la raison quand il n’inspirait rien d’autre que de la peur. En effet quand un homme grand, costaud, qui semble totalement stupide et en plus de cela très agressif essaie de provoquer une bagarre, je fais tout pour l’éviter. La peur n’a aucune espèce de rapport avec le respect.

    Ou, comme disait Audiard, quand les types de 120 kilos causent, les types de 60 kilos écoutent.
    #racisme #connerie




  • Spoiler : Obama veut voir « House of cards » avant tout le monde
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/12/18/spoiler-obama-veut-voir-house-of-cards-avant-tout-le-monde_4336099_3222.html

    Outre M. Hastings, le président recevait mardi des dirigeants des plus grandes sociétés d’Internet et de télécommunications, dont AT&T, Comcast, Twitter, Facebook, Zynga, Dropbox, Yahoo !, LinkedIn, Google, Apple et Microsoft, pour parler en particulier, selon la Maison Blanche, de « questions de sécurité nationale et [des] conséquences économiques de la diffusion de données du renseignement sans autorisation ».

    Attention, titre à la con ! L’information importante était au 5ème paragraphe. #PRISM #NSA


  • Fin de vie : on n’avait jamais vu Aphatie écouter une écolo avec autant d’attention - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/17/fin-vie-navait-jamais-vu-aphatie-ecouter-ecolo-autant-dattention-248392

    Pas de caméras, pas de journalistes, pas de débats publics : après s’être réunie quatre week-ends de suite, après avoir entendu des experts désignés par le Comité national d’éthique (et d’autres de leur propre choix), la conférence citoyenne a préconisé de permettre aux patients en fin de vie, ou atteints d’une maladie grave et irréversible, le suicide médicalement assisté. S’agissant des malades incapables d’exprimer une volonté, les citoyens, s’ils ont refusé d’ouvrir un droit général à l’euthanasie, préconisent une « exception d’euthanasie ». Cet avis tranche radicalement avec la plupart des avis jusqu’ici émis par « les experts », et autres « Sages » (est-ce d’ailleurs un hasard, si cet avis « citoyen » retire du pouvoir au médecin, au juge et au législateur, pour le transférer... aux citoyens ?)


  • Impossible d’être efficace au boulot dans les heures qui suivent un réveil forcé - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/17/impossible-detre-efficace-boulot-les-heures-suivent-reveil-force-248401

    selon des neuroscientifiques, le cerveau met à peu près quatre heures pour être au maximum de son potentiel. Conséquence logique : on ne peut pas être efficace au boulot dans les heures qui suivent un réveil forcé.

    « Désolé chef, repassez à 11h, mon cerveau est en phase de démarrage »


  • Red Hat Enterprise #Linux 7 abandonne aussi #MySQL pour #MariaDB, la version bêta disponible

    http://www.developpez.com/actu/65503/Red-Hat-Enterprise-Linux-7-abandonne-aussi-MySQL-pour-MariaDB-la-version

    Il ne s’agit plus d’une rumeur : le DBMS (Database management System) retenu pour RHEL 7 se nomme MariaDB. En agissant de la sorte, Red Hat emboîte le pas aux autres distributions Linux Fedora et OpenSUSE qui ont abandonné MySQL.

    source : https://access.redhat.com/site/sites/default/files/pages/attachments/rhel_whatsnewrhel7beta_techoverview_.pdf

    #logiciel_libre



  • Pourquoi le monde informatique ne cesse de se masculiniser ? « InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2013/12/16/pourquoi-le-monde-informatique-ne-cesse-de-se-masculiniser

    Une #masculinisation d’autant plus étrange, alors même que, historiquement, il y a eu des femmes importantes dans l’histoire de l’informatique. Sans remonter jusqu’au 19e siècle et à Ada Lovelace, la fille de Lord Byron, à qui on attribut l’écriture du premier programme pour une machine (la machine du mathématicien Charles Babbage, avec qui elle travaillait), on doit une étape décisive de cette histoire à Grace Hopper qui, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, s’est dit qu’il serait quand même beaucoup plus pratique de programmer les ordinateurs avec des langages proches du langage naturel, et non plus seulement avec des chiffres. Mais à l’époque, ces questions de langage étaient secondaires, les hommes préférant s’attaquer aux machines, à l’électronique… Depuis, l’histoire de l’#informatique s’est masculinisée.

    #sexisme


  • Comment TF1 saccage une maison en cinq jours - Basta !
    http://www.bastamag.net/Comment-TF1-saccage-une-maison-en

    Pour des raisons de facilité, lors du raccordement de l’installation électrique au compteur, le scellé de celui-ci est arraché et le compteur ouvert. Il s’agit d’un compteur électronique qui enregistre cette manipulation comme tentative de fraude, et le signalera lors du prochain relevé. Qui paiera l’amende EDF de 300 à 400 euros (TF1 sans doute) ?


  • Jouets pour enfants : quelques chiffres pour mesurer le sexisme - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/14/jouets-enfants-quelques-chiffres-mesurer-sexisme-248340

    « En mettant en scène un univers extrêmement genré et stéréotypé, les spécialistes du jouet sont un des rouages de l’intériorisation des inégalités femmes-hommes. Ainsi, à la lecture des catalogues de Noël, non seulement certaines dichotomies seraient aussi genrées qu’irréconciliables (intérieur/extérieur, sécurité/danger ou coopération/compétition) mais garçons et filles n’auraient pas les mêmes potentiels. »

    #sexisme #stéréotypes


  • BATAILLE NAVALE – La Navy va intensifier ses tests de sonars, au détriment des cétacés | Big Browser
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/12/16/bataille-navale-la-navy-va-intensifier-ses-tests-de-sonars-a

    Pourtant, selon les propres chiffres de la marine américaine, cette activité pourrait tuer 186 baleines et dauphins, uniquement sur la côte est, et 155 à Hawaï et en Californie du Sud. Dans ces trois zones, 13 000 cétacés seraient grièvement blessés, et 2 millions seraient « légèrement » blessés et pourraient perdre leur faculté auditive. Or Sarah Dolman, de l’ONG Whale and Dolphin Conservation, rappelle au Guardian que pour les cétacés « l’ouïe est aussi importante que la vue pour les humains : ils communiquent, mangent et se déplacent en utilisant le son ».


  • Lecture numérique pour tous ? — Oui, mais en Norvège - Framablog
    http://www.framablog.org/index.php/post/2013/12/11/Livres-sous-copyright-pour-tous-en-norvege

    Dans ce contexte, la décision de la Bibliothèque Nationale norvégienne semble d’une audace inouïe, alors qu’on devrait la considérer comme allant de soi : donner l’accès numérique à leur #culture à tous les citoyens devrait être un principe partagé.

    • Imaginez les archéologues numériques du futur tombant sur les vestiges d’une civilisation datant du début du XXIe siècle, dans un antique data center au fin fond de la toundra en plein réchauffement climatique. Ils fouillent tout cela, trouvent quelques débris de Buzzfeed et de The Atlantic, peut-être un fragment de l’Encyclopaedia Britannica, et puis soudain, brillant comme une pépite au milieu des résidus numériques : une collection complète de littérature norvégienne.

      Tout à coup, les Norvégiens deviennent pour les humains du XXVIIe siècle ce que les Grecs de l’Antiquité ont été pour notre Renaissance. Tous les couples des colonies spatiales se mettent à donner à leurs enfants des prénoms comme Per ou Henrik, Amalie ou Sigrid. La capitale de notre nouvelle planète d’accueil sera baptisée Oslo.



  • Pour que Libé reste Libé, une seule solution : devenir gratuit - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/08/libe-reste-libe-seule-solution-devenir-gratuit-248104

    Je crois fermement que si Libération devenait gratuit, non seulement il survivrait, mais il retrouverait aussi ses vieux lecteurs qui l’ont quitté, doucement, sans faire de bruit, comme dirait la chanson, et beaucoup d’autres le découvriraient enfin.