Supergéante

Retoquée profesionnelle


  • Machiavel contre le machiavélisme, par Olivier Pironet @opironet (novembre 2013) http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/PIRONET/49798

    Au début du XVIe siècle, le philosophe florentin Nicolas Machiavel a ouvert la voie à la pensée politique moderne. On associe souvent son nom à l’action de gouvernants cyniques et manipulateurs. Forgée par ses détracteurs, cette « mauvaise réputation » cache en fait un authentique théoricien de la liberté et du pouvoir populaire.


  • Auto-dissolution et refondations du Pavé
    http://www.scoplepave.org/les-nouvelles-fraiches

    extrait du "manifeste d’auto-dissolution et de refondations"

    Nous n’avons pas suffisamment su...
    Nous n’avons pas su identifier le modèle du « surhomme », patriarcal et capitaliste que nous avons embarqué avec et en nous dans cette aventure. Ainsi par exemple nous n’avons pas su nommer et prendre en compte les peurs inhérentes à nos exigences politiques, peurs qui ont provoqué et accentué les recours à des comportements virilistes, tant dans nos modes d’intervention que dans nos relations interpersonnelles.

    Nous n’avons pas su suffisamment résister aux sirènes de la société du spectacle et aux rapports de séduction-fascination qu’elles emportent avec elles, y compris dans nos rapports avec les stagiaires de nos formations. Nous n’avons pas su contrer les effets de notoriété, et empêcher que l’existence de cette structure mette dans l’ombre une myriade d’expériences d’éducation populaire toutes aussi riches que la nôtre et auxquelles nous avons parfois emprunté le patrimoine.

    Nous n’avons pas su suffisamment prendre en compte la réalité de la base matérielle de l’exercice du métier dans une logique économique de marché que nous contestons, c’est-à-dire à trouver un modèle économique qui permette de l’exercer sereinement sans se compromettre ni se résigner, sans entraîner un sur-travail structurel.
    Nous n’avons pas su travailler suffisamment les conditions de préparation, de bilan et d’accompagnement des suites de nos interventions ce qui aurait permis d’évaluer les effets de notre action, de construire l’art de notre métier, de travailler nos désaccords et d’améliorer la qualité de nos interventions pour faire de notre métier un ouvrage collectif permanent reconnu à sa juste valeur.

    Nous n’avons pas su nous appliquer suffisamment en interne ce que nous préconisons en externe. Nous avons ainsi géré trop souvent nos contradictions et désaccords dans une culture de l’affrontement qui put mettre à mal les personnes. De cette expérience, nous n’avons pas suffisamment réussi à faire émerger des règles et des lois encadrant l’exercice de notre métier ou de notre autogestion. A déconstruire trop souvent nos choix politiques, nos décisions, notre fonctionnement, nous avons parfois reproduit des formes de « lois de la jungle » et nous nous sommes épuisés-es tant et si bien que nous nommions déjà depuis quelques mois des situations de souffrance au travail sans arriver à nous en extraire. Il aurait certainement fallu faire face à ces constats, fabriquer du droit qui nous protège syndicalement et humainement, contre les effets de l’organisation du travail, tant dans nos conditions de travail que dans l’étalage de nos intimités personnelles et de notre intimité collective. Notre difficulté à respecter nos décisions, notre incapacité à répartir dans le temps la réalisation de nos désirs politiques, nos déconstructions permanentes, nous ont empêchés de voir dans la fatigue de toutes et tous les effets du sur-travail, les symptômes d’une autogestion non aboutie.

    Nous avons tenté de dénoncer et travailler « à l’extérieur » les dominations de tous ordres mais nous n’avons pas suffisamment pris en considération et travaillé en interne les effets de dominations émanant des rapports sociaux, notamment ceux de classe et de sexe, ni les effets de pouvoir liés aux formes de savoir reconnu ou non, ou encore les effets de pouvoir liés à l’ancienneté. Ainsi, nous n’avons pas suffisamment su faire émerger une égalité de droit à partir d’inégalités de fait, ni suffisamment reconnaître la qualité du travail de chacune et chacun à sa juste valeur pour qu’elles et ils aient le désir de poursuivre l’aventure.

    Nous n’avons pas su nous mettre à l’école des expériences de nos alliés-es, ni cultiver les savoirs-faire stratégiques de l’action collective issus des mouvements d’émancipation d’hier et aujourd’hui. Nous avons ainsi trop tard eu recours à l’extériorité pour nous aider à prendre de la distance d’un côté et à faire mouvement de l’autre : faire appel à un tiers nous aurait certainement aidé à travailler mieux ces rapports sociaux de domination en notre sein alors même que de nombreuses alertes tentaient de se faire entendre.

    Par ces options et pratiques, nous avons créé les conditions d’une situation de souffrance au travail et d’une tristesse que nous ne voulons pas permettre de continuer et que nous ne souhaitons pas répandre car elle est contraire à notre projet de société, c’est pourquoi après 7 années d’expérience intense
    nous décidons de mettre fin à la SCOP Le Pavé le 31 décembre 2014

    #travail #burn-out #autogestion #violence #classes_sociales #medias #souffrance_au_travail


  • Il réalise des mamelons en tatouage pour les femmes ayant un cancer du sein | Inkage
    http://www.inkage.fr/blog/il-realise-des-mamelons-en-tatouage-pour-les-femmes-ayant-un-cancer-du-sein

    Au moment où elles me voient, elles ont déjà vécu tant de choses, ma boutique est la dernière étape. Une fois qu’elles sortent d’ici, elles en ont finit avec l’épreuve du cancer du sein », dit-il. « C’est gratifiant de voir le bonheur et la joie de ces femmes quand elles savent que tout cela est terminé. »

    #cancer #mamelon


  • Les vrais hommes et les autres
    http://www.laviedesidees.fr/Les-vrais-hommes-et-les-autres.html

    Qu’est-ce la masculinité ? Dans un ouvrage fondateur aujourd’hui traduit en français, la sociologue australienne Raewyn Connell montre que les masculinités sont plurielles. Elles prennent sens les unes par rapport aux autres, et leur définition est un enjeu de lutte entre hommes.

    Livres & études

    / #genre, homosexualité, #conflit

    #Livres_&_études #homosexualité

    • Les études féministes avaient pour la plupart donné un privilège aux expériences et aux positions des femmes, en réponse à l’invisibilisation dont celles-ci avait fait l’objet. En faisant apparaître la spécificité de ces expériences, les études de genre faisaient également apparaître la spécificité des expériences masculines, ébranlant leur prétention au général et à l’universel.

      Féminisme : du latin femina, mouvement structuré autour de l’expérience des femmes. Genre : expérience universelle issue de l’appartenance, les doigts dans le nez ou pas, à l’un ou l’autre genre. Ou à un autre. Je sentais un brin de reproche (« privilège ») dans la lapalissade.

      #genre #masculin

    • C’est ce qu’elle appelle les « pratiques bio-réflexives ».

      Celles-ci sont en premier lieu liées à une capacité d’agir du corps lui-même. Pour illustrer ce point, Connell raconte la découverte du sexe anal par Don, l’un de ses enquêtés. Cette découverte est accidentelle : lors d’un rapport hétérosexuel, sa partenaire insère son doigt dans son anus. Il trouve ça « fantastique » et cela fait naître en lui le fantasme d’être pénétré par un homme. Si le corps est facétieux ici, c’est qu’il remet en cause le refus de l’analité sur laquelle se construit la masculinité : être un vrai mec, c’est ne pas se faire pénétrer. Le plaisir de Don repose probablement, en partie, sur cette transgression, mais c’est aussi une expérience corporelle à part entière : le corps répond au doigt de sa partenaire, et fait prendre conscience à Don d’un désir qu’il ne soupçonnait pas. C’est le second aspect des pratiques bio-réflexives : elles ouvrent un rapport à soi qui ne relève pas d’un questionnement théorique mais d’une prise en compte des réactions de son propre corps.

      http://gendertrouble.org/article195.html
      #sexe #sodomie


  • How pinkwashing leaves Israel feeling squeaky clean - Opinion Israel News | Haaretz
    http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.603731

    Now that suspected Jewish extremists have confessed to the murder of Palestinian teen Mohammed Abu Khdeir and are in police custody, it is only fair to look at the rumored scenarios that were spread before the Shoafat murder was seemingly solved – the ones speculating that the motive for the murder was an “honor killing.”

    The rumor that Abu Khdeir had been murdered for being gay was spread widely over the social networks and treated as proven fact. Whatever the source of the rumors, they were disseminated over the social networks – and not just by the far right.

    People posted to Facebook, with absolute certainty, that this was the motive for the murder, and that the victim was known at the Jerusalem Open House for Pride and Tolerance (an LGBT organization in Jerusalem that had supposedly released a statement about his death). The executive director of Open House had to issue a denial, stating that the boy was unknown to the organization, which, in any case, had never issued any statement about him.

    Despite the denials, photographs of the boy were posted online with the caption “The Arabs killed him for being gay.”

    Even if the people in custody are still defined as suspects – which means that the murder is not completely solved – it is important to remember that the fact so many people were quick to believe the gay rumors shows a wish to deny the possibility that we are also capable of murdering children out of extremist national hatred.

    Yet the willingness to believe those rumors uncritically has another significance: The marking of Palestinians as barbaric and homophobic, as people who would murder their own children for being gay.

    It is difficult to avoid comparing the attribution of Abu Khdeir’s murder to homophobes to the denial of homophobia after the 2009 double murder at the Bar Noar LGBT youth center in Tel Aviv.

    When the police thought Hagai Felician was the perpetrator (he was indicted in July 2013 but released seven months later without charge), it attributed the murder to personal revenge, not homophobia. According to the narrative that was published at the time, Felician had received information that one of his relatives, a minor, had been seen at Bar Noar and had asked the relative what he had been doing there. The boy told him that he had indeed been there, and that he had been sodomized by a community activist and wanted to hurt him.

    Many people cited this scenario (which was subsequently ruled out) as supposed evidence that the murder was not a hate crime, but an act of personal revenge.

    On the other hand, most people who have experienced homophobia understood that it was a homophobic crime for two reasons: Because this narrative was one of homophobia within the family, and because indiscriminate gunfire on LGBT teenagers at Bar Noar – even had it been perpetrated by a person whose hatred had been instigated by personal motives – is not disconnected from the social constructs of heterosexism and homophobia.

    The desire to deny familial and societal homophobia in the Bar Noar case, together with the desire to attribute the murder in Shoafat to homophobia, are evidence of the success of pinkwashing – the use of LGBT rights as propaganda to portray Israel as an enlightened democracy and Palestinian society as homophobic.

    In one case, this ideology sought to deny homophobia as a motive in the Bar Noar murder and replace it with personal revenge. In another, it demanded that the murder of Abu Khdeir be attributed to homophobia, which would cleanse Israel – that supposedly liberal and democratic country – of the guilt of racism.

    The fact that so many Israelis, some of them gay, convinced themselves and others that Abu Khdeir was murdered by his family for being gay shows how successful this propaganda has been not only abroad, but also here at home.



  • Comment les lois antiterroristes vont être alourdies
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/07/08/le-gouvernement-alourdit-l-arsenal-antiterroriste_4453013_3224.html

    Projet de loi « renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le #terrorisme ». Le texte doit être examiné par les députés de la commission des lois avant la fin juillet. Il prévoit notamment :

    • La création d’une interdiction administrative de sortie du territoire (citation incroyable de Marc Trévidic « Il y a des gens qu’on qualifie de terroristes pour qu’ils ne le deviennent pas. », L’Express, 18 juin 2014) sur la base des renseignements de la fraîchement rebaptisée #DGSI ;

    • La création de la notion d’« entreprise individuelle terroriste » pour faire face à la menace de « loups solitaires » ;

    • Le blocage administratif des sites faisant l’apologie du terrorisme ;

    • La pénalisation de l’apologie du terrorisme ;

    • Un délit de #piratage « en bande organisée.

    #sécurité #surveillance

    http://seenthis.net/messages/274258
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/01/AGAMBEN/49997


  • Quelques mots de Christine Delphy sur la procréation, l’adoption et la filiation.

    Est-ce que cette prégnance de l’essentialisme, y compris dans le mouvement féministe, n’explique pas en partie l’importance dans la société française d’aujourd’hui du statut et du rôle de «  mère  »  ?

    Le refus de la procréation et de la maternité était, en effet, très présent dans le mouvement des femmes des années 1970 – non seulement de la maternité, une fois que l’enfant est né, comme division sexuelle du travail mais aussi de l’idéologie de la « mère ». Et puis il y a eu un retour de bâton dans les années 1980. À mon sens, cependant, l’essentialisme n’est pas seulement et exclusivement fondé sur la maternité. Repartons du départ : il y a un système de genre que la plupart des gens ne perçoivent pas en tant que tel – ils le perçoivent comme « division » et « hiérarchie naturelle » entre les sexes. Donc, prouver que tout ça est socialement construit est très difficile.

    Le féminisme et les études féministes ont mis en lumière, de plus en plus, ce qui est « construction sociale » – dans la perception différente des sexes, dans la différenciation des rôles, dans la division sexuelle du travail – et son lien avec la hiérarchie. Il y a donc une avancée évidente de l’idée que beaucoup de choses sont socialement construites, mais la majorité des féministes trouve difficile d’accepter l’idée que le genre construit le sexe. Chez certaines féministes – qui acceptent pourtant la construction sociale des sexes – il y a l’idée que quand même on ne tient pas assez compte, dans certaines situations, du biologique et de la « différence » des sexes. Une de ces « situations » est précisément la reproduction puisque, à l’évidence, ce sont les femmes qui portent les enfants et pas les hommes. Cette idée, véhiculée par l’idéologie commune, a toujours été présente dans la pensée féministe, y compris dans les années 1970 avec Antoinette Fouque et Psychépo. Aujourd’hui l’argument triomphe grâce aux succès de livres comme ceux de Françoise Héritier qui disent la même chose sous des formes pseudo-scientifiques (Héritier 1996), qui hypostasient les différences biologiques en prétendant que, dans l’humanité « première », ce qui séparait les sexes, à l’exclusion de tout autre chose, c’est que les femmes « mettaient bas ». Ce qui est plus grave encore, c’est que des femmes comme Françoise Héritier prétendent que sans l’existence et la reconnaissance de cette « distinction » première, l’humanité n’aurait pas été capable de penser ! Or, pour ridicule qu’il soit, cet argument est très difficile à dépasser aujourd’hui. Autant les gens vont admettre que c’est bien une « construction sociale » qui empêche les femmes de grimper aux arbres ou de ne pas être président de la république, autant ils ont des difficultés à ne pas voir comme une « évidence naturelle » la différence des rôles procréatifs.

    Même quand la technique permet de dépasser le caractère «  biologique  » de la procréation à l’image de la PMA  ?

    En effet, cela montre – et il n’est pas étonnant que la France ait été un des premiers pays à mettre en place un comité dit de « bioéthique » – que l’on était très inquiet, dans ce pays, à l’idée que le « naturel » pouvait être mis en danger. Le résultat de toutes les lois inspirées par ce comité de bioéthique consiste donc à faire en sorte que tout ce qui pouvait apparaître comme « non naturel » soit éradiqué – ce qui est une absurdité parce que par définition quelque chose qui peut exister est forcément naturel. C’est une tautologie de dire ça. La nature ne peut pas être conçue de manière « positive ». La nature, ce n’est qu’une série de limites. Or, les limites, elles changent constamment sous l’effet de l’action humaine. Se baser sur l’idée d’une reproduction « classique » – qui serait le produit d’une copulation entre une femme et un homme – et sur une vision très occidentale de la filiation, qui serait induite exclusivement par un acte hétérosexuel, est quand même problématique. Notre vision de la nature de la filiation est d’ailleurs le produit d’une considérable transformation du droit romain qui était, en ce domaine, beaucoup plus clair. Depuis les lumières, notre monde n’a cessé d’être « naturalisé ». Ce phénomène est peut-être du, en partie, à la déchristianisation de notre société mais, quoi qu’il en soit, la « nature » a pris une place de plus en plus importante. Dans l’évolution de nos lois, en dehors même de ces questions récentes de PMA (procréation médicalement assistée) et de techniques médicales, on voit bien que l’on essaie de calquer la filiation sur le biologique. Or, c’est absurde parce que la biologie ne connaît pas de filiation. La filiation, c’est un phénomène social. La filiation, ça implique des obligations sociales réciproques. La biologie, elle, ne connaît pas ça. Elle peut nous dire si une cellule en a engendré une autre, mais elle ne peut pas nous dire si la cellule A, par exemple, a des devoirs moraux vis-à-vis de la cellule B. Elle ne peut pas nous dire si la cellule A doit élever la cellule B ; lui changer ses couches, l’envoyer à l’école… Elle ne nous dit pas non plus que la cellule B doit assistance à la cellule A quand cette dernière vieillit. La filiation, bien loin du biologique, est un ensemble de règles évidemment mises en place par la société.

    Ce que nous dit la biologie, dans ce cadre, n’est-ce pas que la filiation doit être hétérosexuelle à l’exclusion de toute autre chose et notamment, par exemple, de l’adoption  ?

    Cette question est, en effet, liée à la biologisation — depuis une trentaine d’années – de la filiation. Dans le droit romain, l’adoption était courante et codifiée. On a eu longtemps cette règle, qui a changé avec la reconnaissance des enfants adultérins, que le mari d’une femme devait reconnaître tous les enfants procréés, dans le cadre d’un mariage légitime, par elle. C’était donc le caractère social de la filiation qui primait alors dans le droit. C’est vrai que les Romains ne connaissaient pas de couples homosexuels qui voulaient avoir des enfants – encore que, peut-être… – mais la filiation était alors si clairement sociale qu’on pourrait très bien l’imaginer. Si nous étions restés fidèles aux principes du droit romain, il y aurait, aujourd’hui, une plus grande évidence de la nature sociale de la filiation. Or à l’inverse, nous sommes dans un processus de « naturalisation » d’un droit positif que nous camouflons derrière l’idée d’une « imitation » ou d’un « respect » de la nature. On cherche de plus en plus à se rapprocher d’une nature qui, en réalité, ne nous fournit pas de réponses. Comment la nature – ou la biologie – pourrait-elle d’ailleurs nous donner des réponses sur nos institutions humaines ? La nature est devenue un point de repère : est censée être un point de repère, mais comme la biologie ne nous dit pas que la reproduction doit forcément être hétérosexuelle, puisque la biologie ne dit rien, ce point de repère en cache un autre. On fait avec la biologie comme avec Dieu. On injecte dans l’idée de divinité une morale et des obligations qui lient, les uns vis-à-vis des autres, les membres de la société. Cette « morale » et ces « obligations » sont des phénomènes séculiers que l’on prétend être l’œuvre d’un Dieu transcendant. C’est la même chose, aujourd’hui, pour la biologie. L’obligation de l’hétérosexualité : on nous dit qu’elle dépendrait de la biologie. C’est absurde. Même si la procréation demande en effet la réunion de deux cellules – l’une qui vient d’un corps défini, dans notre société, comme « femme » et l’autre d’un corps défini comme « homme » – ce n’est pas la biologie qui trace la frontière des droits et des devoirs entre chaque sexe. L’hétérosexualité n’est pas la réunion de deux cellules. C’est la réunion de deux êtres qui sont des créations sociales. La réunion des cellules nécessaires à la procréation n’entraîne pas l’hétérosexualité, elle n’entraîne rien d’ailleurs, au-delà d’elle-même. Derrière le masque de la biologie c’est la société qui s’exprime, en ventriloque.

    Pourquoi, dès lors, l’instrumentalisation du biologique devient-il, dans notre société, un enjeu si fondamental  ?

    Justement parce que nous n’avons plus de Dieu. Nous l’avons remplacé, depuis l’époque des Lumières, par la science. Maintenant, c’est la « science » qui nous explique comment nous devons vivre, quelles règles nous devons suivre – c’est du moins ce que l’on prétend. Or, encore une fois, c’est impossible. Comment la science – et tout particulièrement les sciences physiques – pourrait-elle nous dire quelque chose de pertinent sur nos arrangements humains ? La science ne transforme pas nos rapports sociaux. Il ne faut donc pas se leurrer sur la capacité de la science à modifier notre environnement social et notre système de genre. Même lorsqu’on change de sexe, on le voit bien, il s’agit de passer d’un genre à un autre. On ne peut évidemment pas dire ça aux gens qui se font opérer parce que pour eux, on le comprend bien, c’est essentiel. Mais, si on avait une conscience claire que ce qui est social ne doit rien à la nature, on sauterait complètement ce stade-là et on changerait de genre sans passer par une transformation du sexe. On retrouve le même problème en ce qui concerne l’adoption. Dans le Pacifique, chez les Polynésiens par exemple, le don d’enfant est très couramment pratiqué. Là, on n’a pas besoin de PMA puisqu’il suffit de demander ou d’accepter un « don ». Pourquoi, en effet, un enfant procréé appartiendrait-il forcément à sa génitrice « naturelle » ou à son géniteur « naturel » ? D’une certaine manière, la PMA n’a pas posé au droit plus de problèmes que l’adoption. Le droit savait déjà résoudre la question. Et c’est bien là le problème. Dans le droit romain comme dans certains droits coutumiers, à l’image de l’exemple polynésien, l’adoption était chose courante. Le caractère social de ce que l’on appelle aujourd’hui la parentalité était donc totalement reconnu. Alors qu’aujourd’hui en France, c’est l’idéologie inverse qui s’est imposée. On voit très bien les difficultés que rencontrent les candidats à l’adoption. Adopter un enfant en France, aujourd’hui, c’est un véritable parcours du combattant. Au point que les parents adoptifs ont l’obligation de dire aux enfants qu’ils ont été adoptés et qu’ils ont des « vrais » parents quelque part. Qu’est-ce que c’est que cette idée de « vrais » parents  ? À quoi ça sert de savoir qu’on a une mère biologique ? Je me suis opposée avec vigueur à la modification de la loi – qui se trouve malheureusement dans la Convention des droits de l’enfant – d’accouchement sous X. En France, sur 700 enfants concernés par cette disposition, – qui sont pour moi des adolescents qui auraient eu, quel que soit le type de famille dans lequel ils auraient évolué, des difficultés – 10 % ont des problèmes avec leur origine. C’est un problème classique de l’adolescence de se fantasmer d’autres parents. Seulement ceux-là, ils ont soi disant une base réelle à leur fantasme parce qu’ils ont été adoptés. Ils recherchent donc leur « mère biologique ». Or, si leur mère biologique a accouché sous X, c’est qu’elle avait ses raisons. Maintenant, ces enfants voudraient que le secret de ces femmes – qui est une des rares avancées du droit français – soit divulgué pour qu’ils puissent aller les traquer n’importe où. C’est une absurdité. D’ailleurs, le peu d’enfants qui ont retrouvé leur « mère biologique » ont été horriblement déçus. Il est évident, en effet, qu’expulser un fœtus de son corps ne fait pas d’une femme une « mère ». Pour faire bien, certaines de ces femmes disent alors qu’elles ont des regrets. C’est peut-être vrai ou peut-être faux. Le problème, c’est qu’on sentimentalise, de façon excessive, des processus physiologiques. Cette tendance, qui a commencé au 18e siècle, n’a cessé de croître depuis. Or, selon moi, les nouvelles techniques médicales n’ont pas amené de situations inédites. Et d’ailleurs, parler de « nouvelles techniques » pour dénommer la petite canule qui sert à mettre du sperme dans le vagin d’une femme, c’est un peu prétentieux. Les lesbiennes américaines, qui sont moins légalistes que nous, ne s’emmerdent pas à aller chercher leur procréateur dans une banque de sperme. Elles emploient la technique dite du « turkey baster  » – ustensile très courant, une espèce de grosse seringue, qui permet de récupérer la sauce de la dinde. Le problème tient donc plutôt, selon moi, à la question de la naturalisation de notre droit vis-à-vis, notamment, de l’adoption. Entre des sociétés qui comme la nôtre l’admettent avec difficulté, des sociétés, comme en Polynésie, qui la pratiquent très facilement et de manière presque informelle et des sociétés, par exemple musulmanes, qui la refusent totalement – le panel est large. Or, dans toutes ces sociétés, les enfants sont produits par les mêmes mécanismes. Ces sociétés ont pourtant, par rapport à la filiation, des attitudes radicalement différentes. Certaines croient que l’adoption est une véritable filiation. D’autres, comme la nôtre, pensent que c’est une filiation « fictive », de plus en plus délégitimée. Sans parler des sociétés où l’adoption est purement et simplement interdite. On le voit, l’idée que l’on se fait, en ce domaine, de la « nature », est très variable selon les lieux et les contextes. Les sociétés ont souvent beaucoup de mal à accepter et à reconnaître que les règles viennent d’elles-mêmes. C’est pourquoi, elles les font venir d’un « extérieur », d’un principe transcendant qui pouvait être Dieu par le passé – ce qui est encore le cas dans de nombreuses sociétés – et qui aujourd’hui, chez nous, est la biologie hypostasiée.

    Parité, procréation, prostitution, foulard, entretien avec Christelle Taraud [1] | Le blog de Christine Delphy
    http://delphysyllepse.wordpress.com/2013/05/08/parite-procreation-prostitution-foulard-entretien-avec-chr

    #procréation #filiation #adoption #Christine-Delphy #femmes #famille #genre #mère #féminisme #essentialisme
    cc @aude_v @pacoo :)


  • #Jamaïque, voyages croisés - Texte de Romain Cruse & #photographies de Romain Philippon
    http://visionscarto.net/jamaique-voyages-croises

    Sur @visionscarto, ce très beau reportage sur les tubemen de Jamaïque ; ou comment survivre sur la plage de Bob Marley
    http://visionscarto.net/local/adapt-img/960/10x/local/cache-vignettes/L1200xH797/14135152348_49f5-69335.jpg

    La mer tolère mal l’arrogance. Elle aime être approchée avec humilité. (...) Greatest, comme Courtney, est de ceux que la mer a acceptés ici, en lieu et place des ministres et des hommes d’affaires. Tous deux sont de grands voyageurs. Pas des voyageurs de grande distance, évidemment — un passeport jamaïcain est une carte de prisonnier plus qu’un sésame pour l’étranger. Plutôt des voyageurs de la survie. Deux gouttes d’eau dans le flot de migrants qui naviguent vers une vie plus digne.

    #pêcheurs #migrations #mer #survie #reggae


  • http://la-feuille-de-chou.fr/wp-content/photos/PDF-Cover-Intermittents-ULTIMATE.jpg

    via @dominique

    http://www.laviedesidees.fr/De-l-intermittence-comme-nouveau.html

    Le mouvement des intermittents du spectacle contre la réforme de leur régime d’indemnisation a donné lieu à une expérience originale d’expertise citoyenne. Ce travail mené en collaboration avec des chercheurs a abouti à l’élaboration d’une contre-proposition préconisant la mise en place d’un nouveau modèle d’indemnisation applicable à tous les salariés en situation d’emploi discontinue.

    Un peu de recul intelligent sur le sujet donne un peu d’air.


  • Le Monde des Ā - A.E. Van Vogt
    http://p6.storage.canalblog.com/63/35/751342/61205426_p.jpg

    Une réflexion sur l’attitude scientifique
    http://plestang.free.fr/monde.htm

    Deux objets ne sont jamais identiques dans l’espace-temps ; ce que je pense aujourd’hui n’est pas ce que je pensais hier ; chaque situation à laquelle je suis affronté est originale et appelle une réaction spécifique. Telles sont quelques-unes des affirmations de Van Vogt. L’homme doit donc se dégager des automatismes simplificateurs, qui identifient une situation à une autre différente, et constituent une attitude erronée devant l’univers.

    lu à 16 ans, relu ces temps-ci… #livre #roman #science-fiction
    #philosophie & #sémantique_générale
    (traduit en français par Boris Vian)

    http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_joueurs.jpg
    http://www.vanvogt.net/images/fina2.jpg


    • Hou punaise, ca fait au moins 5000 signes et c’est super documente avec trois allusions aux alternatives en cours ! J’ai foot, la, je crois que je ne vais pas pouvoir suivre la discussion...
      Merci pour le lien, j’avais pas vu la premiere fois.

    • @fil, je ne sais pas si la question m’est posée, mais je le disais que c’était dommage de ne pas avoir saisi l’occasion...
      Pour moi, le DIY est une pratique de classe moyenne paupérisée, pas de classe populaire.

      À la campagne, on fait de l’auto-production et on échange avec d’autres. Tout le monde ne fait pas de tout, tout le monde fait ce qu’il sait faire, et les échanges sont marchands ou non, immédiats ou différés, etc. Exemple, une copine dont le mari est élagueur : « On va chez le garagiste pour faire faire la vidange de nos voitures. Changer l’huile, on sait faire, et on n’a pas beaucoup de sous alors c’est un effort d’aller payer pour ça. En échange, on constate que le type a coupé ses arbres lui-même sans faire appel à nous. C’est dégueulasse, il n’a rien compris. »

      Et dans les pays pauvres (sachant que @monolecte nous rappelle souvent que la France rurale est un pays pauvre !) on mange dehors quand on n’a pas de cuisine. C’est une culture qui est restée, depuis les coolies de Malaya britannique au XIXe siècle, mais je croise encore des personnes qui n’ont pas de quoi cuisiner chez elles. Alors, vu de là, les appauvriEs de la classe moyenne qui se plaignent de la dureté de l’existence entre leur four et leur machine à pain...

      Je ne dis pas que baisser de statut social soit super drôle, je dis qu’il y a plus dur ailleurs, et qui dessine des modèles de résilience plus intéressants que ce DIY-là. La question qui se pose quand l’économie s’effondre, ce n’est pas comment faire soi-même en Robinson, mais comment continuer à échanger. La crise nous prive des moyens les plus habituels d’échanger (le pognon ! et l’accès aux énergies fossiles par la même occasion, et aux productions industrielles) mais pas de nos compétences à auto-produire.

      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Une-autre-cuisine-DIY-est-possible

    • La France rurale est un pays pauvre et colonisé au vrai sens du terme, c’est à dire avec des inégalités très fortes, une très grosse concentration des richesses produites, le fait que l’essentielle de la valeur ajoutée est produite ou rapatriée ailleurs et que la classe gouvernante est souvent parachutée de la métropole.

      D’ailleurs, l’économie du coup du main y est effectivement très développée, mais pas dans la frange la plus pauvre de la population, laquelle est souvent « déportée » (des urbains sous-prolétaires délocalisés) et ne dispose que d’un très faible capital culturel, d’une formation et d’une éducation insuffisantes, contrairement (et comme tu le relèves si bien) à la classe moyenne déclinante qui a pu profiter à fond de l’ouverture très grande de l’enseignement supérieur... avant que les portes ne se referment lourdement !

      http://blog.monolecte.fr/post/2010/05/13/les-nouveaux-riches

    • Oui, la socio rurale c’est compliqué ! Nous aussi on a eu des HLM dans les années 1990, de personnes sans ethos rural et qui se sont retrouvées dans la merde à chaque hausse du prix de pétrole. Parce que le jardin est compensé par une absence de transports en commun, alors si tu ne fais même pas de jardin...

      Rien qu’entre mon père, qui s’est téléporté dans une autre campagne que la sienne après des études brillantes, et mon frère qui n’a pas bougé, je vois la différence en circulation de coups de main. C’est M. Leroy-Merlin-je-vais-pas-déranger contre M. Bah-j’ai-récupéré-ça-grâce-à-un-copain.

    • Et à moi qui n’ai pas bien compris ou mon frère récupérait ses trucs (lui il perd des boîtes d’œufs), ton texte me semble bien expliquer ou tout ça part. Le truc, c’est de ne pas avoir peur de ne pas déranger, comme quand mon père voulait acheter un pressoir à pommes pour deux jours chaque mois de septembre au lieu d’aller voir le papi d’origine vendéenne qui me laissait entendre qu’il passerait tout l’aprem avec lui. Bravo, tu n’as pas dérangé un vieux, tu lui as offert une aprem de télé ! Et tu ne lui dois rien...

    • Au fait, dans ton texte tu fais allusion à la critique des restaus : http://blog.monolecte.fr/post/2014/06/25/lapocalypse-des-petits-bourgeois. Je ne sais pas si c’est des citations de l’excellente brochure que j’ai vu circuler, mais en Asie, avec la moitié des gens qui n’ont pas de cuisines assez bien équipée pour faire autre chose que des Maggi mee (des soupes chinoises en boîte avec de l’eau chaude), une proportion impressionnante de repas sont pris dehors ou pris du dehors et on n’a pas la même thématique que le restau signe ostentatoire d’aisance (sortie classe moyenne, ticket restau des salariéEs qui n’ont pas à se fader la cantine, etc.). Pareil si on regarde le paysage américain : la moitié des gens ont déjà bossé dans la restauration, c’est des jobs de merde mais tout le monde y passe, et souvent à un âge ou tu ferais tout pour 20 €. Pareil en Scandinavie, il y a une répartition générationnelle (pas sociale, pas sexuelle) de ces boulots moins drôles.

    • Le piège de la #ruralité, celui des #mobilités et du refus des élus de penser les #transports en commun :

      Sur les 226 jeunes suivis par la mission locale à Lesparre et Gaillan-en Médoc, 41 % sont sans qualification et seuls 32 % possèdent le permis de conduire. « Ici on peut être sûr d’avoir du travail toute l’année avec la vigne, mais il faut le permis. Or, la plupart des jeunes n’ont pas les moyens de payer 1500 euros. La question de la mobilité est centrale dans une région où il n’y a qu’un train qui relie à Bordeaux et où les bus ne relient pas les villages entre eux », témoigne Vina Seedoyal, conseillère emploi.

      http://quartierspop.over-blog.fr/2014/07/au-pied-des-grands-crus-poussent-les-raisins-de-la-misere.htm
      Épinglé par @rezo

    • C’est pas que les éluEs... la campagne, c’est peu dense et c’est pas de leur faute. Le goût individuel pour la bagnole et le fric qui coule, la faible densité, derrière il faut vachement de volontarisme pour mettre sur pied un réseau de transports. Si les transports ruraux fonctionnent encore dans des pays de l’est, c’est pas volonté politique c’est trop grande pauvreté pour que 80 % puissent les laisser tomber.

      En Gironde, plus gros département de France, on a eu des bus ruraux qui circulaient à vide : 15 € le Bx-mon bled sans la carte « spéciale au fond du trou ». Les chauffeurs avaient les boules. Bon, le CG est passé à une tarification qui donne envie. Il y a des marges de manœuvre, parfois pas exploitées, mais la politique ne peut pas tout, pas avec ce que les Trente Glorieuses nous ont laissé comme héritage.

    • 30 glorieuses ou pas, maintenant on se bouffe les miteuses sans fin. Comme le papier le décrit très bien et comme je le constate chaque jour autour de moi, la voiture pèse de plus en plus lourd sur le budget des ménages et il y a des limites à ce dont tu peux te passer. Eh oui, de plus en plus de gens, surtout des jeunes, n’ont plus du tout les moyens d’accéder à la sainte bagnole et se retrouvent donc assignés à résidence. Je suppose qu’il va falloir attendre que les bourgeois ne puissent plus trouver un seul larbin mobile pour qu’on finisse par se préoccuper du problème des mobilités ou que pour le bas de la classe moyenne, le budget bagnole devienne insupportable. Rappelons qu’en 2007, nous étions à 30 $ le baril et que maintenant, nous sommes à 110 $. Les « joueurs », comme ils s’appellent eux-mêmes, tablent sur du 150 $ pour très prochainement, non pas que le pétrole soit moins disponible, mais parce qu’il faut réserver son usage à ceux qui en ont les moyens, surtout en prévision du marché asiatique. Qui va continuer à jouer à Oui-Oui dans sa petite voiture rouge quand il faudra 200 € pour un plein ?

      http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/les-prix-du-baril-de-petrole-devraient-poursuivre-leur-progress

      Il faudrait dès aujourd’hui développer des pistes cyclables, des transports à la demande, commencer à déblayer les voies de chemin de fer en prévision du moment très proche où la voiture, ça ne sera plus possible pour trop de monde. Si ce n’est pas anticipé, la conversion va être brutale et douloureuse.

      Gouverner, c’est prévoir, bordel de merde !

    • Les problèmes d’approvisionnement en produits pétroliers de la planète ne sont pas, aujourd’hui, un problème de raréfaction universelle des stocks accessibles, ils sont liés à un problème de maintien des flux d’approvisionnement et donc d’investissements et de développement de nouveaux procédés qui sont facilités par des cours soutenus du pétrole.

      Un fort accroissement général des prix des ressources énergétiques, externalités comprises, sera le seul moyen efficace pour en restreindre peu à peu les consommations et donc pour réduire les émissions mondiales de CO2. Ce processus est déjà en place au sein des nations de l’OCDE, il se généralisera progressivement au reste du monde.

      http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/geopolitique-de-l-energie-thematique_89429/imaginer-le-futur-du-marche-petrolier-article_286285
      #pétrole #spéculation

    • Sauf que... être pauvre ou le devenir, ce n’est pas pareil. Quand tu es pauvre dans une société pauvre, tu as des transports en commun, voire pas de nécessité de transports à plus de 5 km. Et puis 20 % a sa petite voiture et 80 % morfle, lire Énergie et équité. Et puis 80 % a sa petite voiture, et 20% morfle encore plus, voir par la fenêtre, comme tu dis. En Thaïlande, tu as des taxis partagés à huit et au pire on se serre, en Malaisie plus riche c’est des lignes de bus minables et des taxis comme chez nous. En Pologne tu as des lignes de bus rurales régulières, chez nous il y en a trois par jour et estime-toi contente d’habiter à côté.

      Une société qui s’appauvrit, c’est une société qui découvre la misère, soit l’impossibilité de fonctionner dans le monde opulent qu’elle s’est construit. Alors elle essaie de se refaire une culture de pauvre, hors-sol, et prière de s’extasier sur son collier de nouilles : ici le covoiturage (waw, c’est sur Internet, c’est la réinvention de la solidarité) plutôt que la débrouille à demander aux voisinEs avant de faire un trajet ou le stop, sachant qu’à la campagne plein de vieux en ont fait régulièrement. Avant.

      Là où on voit l’appauvrissement comme une plaie, je constate que c’est l’enrichissement qui a foutu en l’air les société. Et la planète. Et maintenant on a les deux avec en plus la fin du pétrole bon marché (et des monocultures de merde bon marché, voir les émeutes de la faim, le modèle s’épuise et c’est pas uniquement la faute à la spéculation : avec @rastapopoulos et d’autres on avait fêté en 2006 le seuil des 100$ le baril entre vélorutionnaires).

      Gouverner c’est prévoir, mais là les torts sont bien partagés : tout le monde exigeait sa voiture individuelle, c’est le projet de société le plus consensuel du XXe siècle. Aller contre, c’est plus que du courage politique, c’est du suicide. Tant que le taux de motorisation par ménage est supérieur à 50 %. Et à Paris ou c’est le cas et ou le métro sature, on entend quoi ? Écolos, bobos. On verra, dans le 32 et le 33, quand ça va changer. Mais les slogans anti-ploutocratie, sur ce coup-là, c’est pas faux mais c’est trop simplifier.

      Le défi, c’est de réapprendre à vivre pauvrement et bien. Sur la distinction entre #richesse et #pauvreté, il y a ça, qui est super : http://terreaterre.ww7.be/la-puissance-des-pauvres.html.

      #Illich #convivialité


  • Femmes prisonnières du goulag, ou la souffrance sublimée | Russia Beyond the Headlines

    http://fr.rbth.com/art/2014/07/01/femmes_prisonnieres_du_goulag_ou_la_souffrance_sublimee_29783.html

    Les récits d’une vie de labeur dans les camps aux quatre coins de l’Union soviétique incluent viols, prostitution, enfants mort-nés et interrogatoires violents. Mais au-delà des nombreuses horreurs vécues, on trouve aussi de surprenantes et impressionnantes histoires d’amour et d’amitié, de détermination et de débrouillardise.

    http://nl.media.rbth.ru/web/fr-rbth/images/2014-07/big/getImage2_468.jpg

    Ces extrêmes sont racontés avec des détails à la fois frappants et inoubliables par des femmes ayant survécu aux camps de travail.

    #russie #goulag #femmes


  • The Punk Singer : chouette film sur le parcours de Kathleen Hanna

    http://www.youtube.com/watch?v=zMbLzaVkn2s

    http://www.thepunksinger.com

    Et un peu de tristesse aussi, sachant tout ce que cette femme a drainé comme énergie, fanzines, groupes, manifs et estime de soi dans son sillage !

    #Riot_grrrl #bikini_kill #le_tigre #musique #usa #santé #femmes #feminisme #beastie_boys #violence #sexe #abus #documentaire

    • @ines #lyme #punk
      http://seenthis.net/messages/259950

      “I can tell now that I was channeling my anger, fear, and sadness about my illness into it, but also letting go of all the toxic people in my life that I didn’t have the energy to deal with anymore. Once I got sick, I had no patience for petty bullshit or toxic people, and I think that fueled my creativity as much as anything.”


  • Pourquoi est-il si difficile de partager des fichiers directement - Wired
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/90748631939

    OnionShare est un petit logiciel mis au point par Micah Lee qui créé une connexion directe entre deux utilisateurs, leur permettant de transférer des fichiers, sans avoir à passer par des intermédiaires comme Dropbox ou Mega. Il fonctionne sous Tor, ce qui signifie qui quiconque interceptant le trafic, laisse l’expéditeur comme le récepteur quasiment anonyme, rapporte Parker Higgins de l’Electronic Frontier Foundation pour Wired. L’idée est venue à Micah Lee suite à sa lecture du livre de Glenn Greenwald, Nul part où se cacher. Mais pourquoi nous a-t-il fallu attendre 2014 pour enfin disposer d’un outil aussi simple, interroge Parker Higgins. Parce que 15 ans d’attaques contre les systèmes #P2P par les lobbies du droit d’auteur et les industries culturelles ont laissé des traces, estime Higgins et ont (...)

    #surveillance


  • This murdered Canadian model was a migrant laborer in China—just like the man who killed her - Quartz
    http://qz.com/224159/this-murdered-canadian-model-was-a-migrant-laborer-in-china-just-like-the-man-wh

    http://img.qz.com/2014/06/diana_nixxi_ed-for-feature-width.jpg?w=880

    résumé d’un long article d’enquête (payant, 3€ sur amazon) signé Mara Hvistendahl et publié par la coopérative d’auteurs DECA : http://www.decastories.com

    #migrants #chine #mannequinat cc : @beautefatale




  • Troisième volet de l’état des #services_secrets français post-#Snowden par @manhack (sorte de factchecking/désintox comme on dit maintenant par rapport aux articles parfois sensationnalistes du Monde).

    DGSE/Orange : joue-là comme SuperDupont (#oupas)
    http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2014/05/20/dgseorange-joue-la-comme-superdupont-oupas
    http://bugbrother.blog.lemonde.fr/files/2014/03/Carte-mondiale-des-cables-sous-marins-edition-avril-2012._820.jpg

    Or, les télécommunications relayées par Orange ont de quoi fortement intéresser la #DGSE : implanté dans 21 pays d’Afrique et du Moyen-Orient (dont la Côte d’Ivoire, l’Irak, la Jordanie, le Mali, le Maroc, le Niger et la Tunisie, notamment), où le groupe revendique plus de 100 millions d’abonnés, ainsi que, via sa filiale Sofrecom, en Syrie, dans la Libye de Kadhafi, la Tunisie de Ben Ali, en Éthiopie (où Human Rights Watch vient de révéler l’existence d’un vaste réseau de #surveillance des télécommunications), Orange se vante, via son autre filiale Business Services, d’avoir « le plus grand réseau voix/données sans couture au monde couvrant 220 pays et territoires », avec 231 millions de clients.

    De plus, France Télécom Marine, filiale à 100% d’#Orange, dispose d’une flotte de 6 navires câbliers, et a installé, depuis 1975, près de 170 000 km de câbles sous-marins dans tous les océans -dont 140 000 en fibre optique-, soit 20% des 800 000 kilomètres de #câbles_sous-marins actuellement en service... de quoi attirer l’attention des services de renseignement.

    Pour autant, ces câbles ne transitent pas que les seules communications des abonnés d’Orange. Or, les révélations du Monde ciblaient les seuls « clients français d’Orange »...

    1er volet : http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2013/07/11/la-dgse-a-le-droit-despionner-ton-wi-fi-ton-gsm-et-ton-gps-a

    2e : http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2014/03/27/la-nsa-nespionne-pas-tant-la-france-que-ca



  • #shameless_autopromo

    La der de la saison ? La der des der sous cette forme en tout cas, car l’instigatrice de ce rassemblement de bon aloi s’en va faire de la bande dessinée et met (temporairement ?) la radio en sourdine.

    On sera ce vendredi 27 Juin 2014 à partir de 17:30 en direct depuis depuis l’antre de l’image bis, la galerie temporaire E2 (à pronon cer E- au - carré) et sur les ondes de #radio_panik pour une lofi 0.0 spéciale art, image etc.
    http://galerie-e2.org/wp-content/uploads/2014/06/212x300xflyer_web_lofi_radiopanik-212x300.jpg.pagespeed.ic.pFejY-CU59.jpg
    Interviews, jeu-concours, quizz, sex, art & rockn ’roll, le tout suivi d’une soirée Dj-00 au rythme In-fer-nal et es-ti-val.

    http://galerie-e2.org/soiree-radio-panik

    A voir sur les murs de cette galerie éphémère très panikéenne : Caroline Sury, Anne Van der Linden etc...
    http://galerie-e2.org/category/artistes

    Galerie E²
    Vitrine n°5 du Recyclart
    Rue des Ursulines, 5 - 1000 Bruxelles
    Ouvert du jeudi au dimanche
    de 14h à 21h
    Métro : arrêt Anneessens, ligne 3, 4, 31 et 32
    Bus : arrêt Chapelle, ligne 27 et 48

    Ensuite, on (mich y compris) passe du gros son en sirotant des boissons à bulles, jusque 1h du matin.

    #bruxelles #radio #illustration #musique #dessin


  • Misère de la sociologie contemporaine - Le blog de zones subversives
    http://zones-subversives.over-blog.com/2014/06/misere-de-la-sociologie-contemporaine.html

    Experts et sociologues pullulent dans les médias et sur les plateaux télévisés. Même les sectes gauchistes développent leur propre « contre-expertise » qui s’appuie sur des paroisses de sociologues. Claude Javeau attaque l’imposture de la sociologie académique dans un livre récent, intitulé Des impostures sociologiques. Cette charge ne provient pas d’un obscur groupuscule révolutionnaire. Au contraire, Claude javeau demeure une référence dans le monde de la sociologie francophone contemporaine. Mais il conserve un indispensable recul critique. Il se distingue des syndicats et de l’extrême gauche qui se contentent de "défendre l’Université" et de "sauver la recherche". Il remet en cause le contenu enseigné dans le petit ghetto universitaire. Les études sociologiques correspondent surtout à une routine académique. « Ensuite parce que ces recherches ne montrent le plus souvent rien, sauf quelques resucées de lieux communs et de platitudes enrobées de vocables prétentieux et faussement savants », constate Claude Javeau. Face à cette imposture, il propose une sociologie critique.

     

                    

    Faillite de la sociologie contemporaine
     

    Une typologie peut permettre de décrire le petit milieu des professionnels de la sociologie.

    « Les buveurs de la première gorgée de bière » se consacrent à l’étude des petits objets du quotidien comme le téléphone portable, la fréquentation des forums informatiques ou les blagues sur les blondes. Jean-Claude Kaufmann, universitaire et collaborateur habitué des magazines féminins, incarne bien cette tendance qui consiste à traiter la vie quotidienne avec légèreté. « On se trouve aux frontières d’une certaine micro-sociologie et d’une psychologie individuelle dont les médias, précisément sont assez friands », observe Claude Javeau. Mais ses sujets de recherches très précis ne sont jamais replacés dans un contexte social plus large. La simple description prime sur l’explication avec les causes et les déterminants des phénomènes sociaux. Cette sociologie de magazine se contente de dresser des catégories proches de la caricature avec « les bobos », les « jeunes de quartiers » ou les « habitués des réseaux sociaux ».

    La dépolitisation caractérise également cette approche. Les médias apprécient également les bavardages sociologiques autour des « phénomènes de société » comme la violence dans les transports en commun, le décrochage scolaire, le retour des jarretelles, la consommation de cannabis, les téléphones portables, la gastronomie, l’adultère, les romans à l’eau de rose, le tourisme sexuel ou l’addiction informatique. « Dans le poste de télévision, le sociologue, entre deux chanteurs à la mode, est prié de donner son avis en trois minutes », raille Claude Javeau. En général, le sociologue se contente de sortir toujours le même discours éculé sur la montée de l’individualisme.

     

    « Le scribe accroupi » regroupe les sociologues qui pratiquent l’enquête par sondages ou par questionnaires. Le choix des critères de quotas pour définir les échantillons représentatifs ne sont pas tous très justifiés et pertinents. L’apparence de l’enquêteur ou de l’enquêté, mais aussi l’intonation au téléphone, peut influencer la recherche. Les résultats de ses enquêtes peuvent également faire l’objet de manipulations et interprétations diverses.

    « Le missionnaire aux pieds nus » intervient auprès des plus pauvres pour résoudre les problèmes sociaux à coups d’encadrements sociologiques. « Experts de l’exclusion, de la réclusion, des zones de non droit, des cités érigées en citadelles de la fracture sociale, ils sont un peu comme des urgentistes du sociétal », ironise Claude Javeau. Cette sociologie de l’exclusion insiste sur la reconnaissance, selon le concept d’Axel Honneth, ou sur le care. Cette sociologie compassionnelle tente de redonner de la dignité aux pauvres, mais surtout pas de supprimer la pauvreté. Toute forme de conflit social est évacuée. Les notions de classes sociales, de systèmes de domination et d’aliénation disparaissent de cette Théorie critique aseptisée. L’individu victime de "l’exclusion" est décrit comme isolé du monde dans lequel son sort se fabrique.

    La figure du « médecin légiste » s’attache à analyser et à disséquer les problèmes sociaux. Cette démarche s’inspire de la Théorie critique qui replace son sujet d’étude dans le cadre d’une critiquer générale et multi-dimensionnelle de la société capitaliste avec la marchandise et l’aliénation. Par exemple, Jean-Marie Brohm replace l’analyse du sport dans une critique plus globale. Il observe une « sportivation généralisée de l’espace public au sein de la mondialisation capitaliste », considérée comme « l’une des expressions les plus achevées de la chloroformisation des consciences ». Le divertissement, l’abrutissement, l’intégrisme des masses et le culte de la performance caractérisent le phénomène sportif. Pourtant, cette sociologie n’évite pas toujours l’éceuil du scientisme et la recherche d’une illusoire objectivité.

     
    Contre la sociologie académique
     

    La recherche sociologique doit tenter de devenir accessible au grand public. Mais les sociologues médiatiques se réduisent souvent à des experts qui doivent élaborer un avis et un point de vue sur tous les sujets. Ils doivent se prononcer par rapport à des problèmes qu’ils n’ont pas étudiés. Par exemple de nombreux sociologues se sont pressés sur les plateaux télés pour expliquer les émeutes de 2005 alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans un quartier populaire.

    La sociologie semble tiraillée entre deux écueils. D’un côté le scientisme se contente d’observer des données quantitatives et confond la rigueur intellectuelle avec l’absence d’analyse globale. De l’autre, l’amateurisme correspond à un bavardage philosophique sans la moindre observation de la réalité sociale. Le scientisme apparaît comme une posture qui s’appuie sur une supposée autorité intellectuelle. « L’invocation du caractère scientifique d’une recherche ou d’une étude n’est souvent qu’un procédé rhétorique », souligne Claude Javeau. La posture de l’expertise consiste à conseiller le pouvoir comme des « sociologues de ministères », selon l’expression d’Éric Hazan. La commande institutionnelle ne favorise pas les questionnements critiques et l’analyse globale de la société. D’autres sociologues privilégient l’étude des idées et de la philosophie à celle de la réalité sociale. Pour ses chercheurs, la Révolution française s’explique par les idées de Voltaire et Rousseau.

    #sociologie #université #presse #débat_public #javeau


  • JewPop | Des photos rares d’un ghetto en Pologne, sous l’objectif du photographe de Hitler

    http://www.jewpop.com/culture/des-photos-rares-dun-ghetto-en-pologne-sous-lobjectif-du-photographe-de-hitl

    Pourquoi Hugo Jaeger, célèbre photographe allemand dans les années 30, nazi de la première heure et l’un des rares photographes admis dans le cercle restreint des intimes d’Hitler pour immortaliser le Führer, a-t-il réalisé ces photos exceptionnelles de juifs du ghetto de Kutno en Pologne ?

    http://www.jewpop.com/wp-content/uploads/2012/10/poland4_1604407a.jpg

    #pologne #population_juive #ghettos #seconde_guerre_mondiale #génocide #nazis #Hitler


  • Internet, la pollution cachée

    #vidéo #internet #datacenter #énergie #énergivore #écologie-numérique #informatique-verte #politique #energie-renouvelable #efficacité-énergétique #green-grid #jeremy-rifkin #révolution-énergétique #peer-to-peer #pollution

    France 5
    Diffusé le mar. 17-06-14 à 21:35
    Documentaire | 70’

    L’émission : Aujourd’hui, 247 milliards de mails transitent chaque jour par la toile. Quelle énergie le permet ? Propre en apparence, le monde virtuel est en réalité aussi polluant qu’énergivore. Si Internet était un pays, il serait le cinquième consommateur mondial d’électricité. Mais ses besoins, immenses, se heurtent à la diminution des ressources énergétiques. Voyage dans les « datacenters », usines de stockage qui fonctionnent jour et nuit, centres névralgiques de la prochaine guerre de l’économie numérique. Certains grands groupes, comme Google ou Apple, ont réagi en construisant de nouveaux centres, utilisant des énergies renouvelables. La Toile pourrait-elle être, à l’inverse, à l’origine d’une troisième révolution industrielle ?

    http://www.youtube.com/watch?v=saojcR-yM34

    • @geneghys, ah vraiment désolé pour la frustration occasionée ... du coup me demande qu’est-ce qui motive les chaînes télé à limiter géographiquement l’accès au streaming ... c’est pas la première fois que je vois l’accès restreint géographiquement pour des streaming vidéo !

      Si tu as le temps et l’envie, il y aurait la solution de passer par un proxy de type OpenVPN situé en France, ce qui devrait permettre de contourner la restriction géographique d’accès ; dans ce cas l’adresse IP qui est présentée au site de streaming est l’adresse IP du proxy (français) et non l’adresse IP de l’internaute... Il n’y a rien d’illégal à utiliser un proxy, et on trouve des proxy non-payant.

      Sinon le documentaire est/sera probablement sur Youtube, à vérifier.

    • À mettre en relation avec la discussion entre @fil et @aude_v sur les mauvais chiffres de Cédric Biagini dans sa critique des coûts du numériques, qu’il y a eu dans ce fil de discussion :
      http://seenthis.net/messages/184108#message184801

      Je remets ce que j’y ai ajouté à la fin :

      Les échelles sont tellement énormes et les acteurs, patrons, mairies, qui promeuvent les datacenters sont tellement eux-mêmes explicitement et ouvertement d’accord que ça dépense un max d’électricité, que je ne saisis pas l’intérêt de savoir exactement combien coûte telle ou telle requête. Se battre à propos de ça est à mon avis une perte de temps.

    • @La Taupe Merci bcp. C’est-à-dire que je peux aussi passer par un autre proxy, mais après, je suis emmerdée parce que chez nous, quasiment tout se fait par internet maintenant. Tout ce qui est administratif et tout le toutim. Donc, si j’oublie de changer mon adresse IP, chu dans la mouise !
      Mais c’est super de t’être démenée...je vais aller voir la vidéo ;)

    • Absolument géant...je relaie. Mais l’EPFL a trouvé un moyen de stocker l’énergie verte, mais en plus, ne pourrait-on pas récupérer la chaleur des datacenters au lieu de les ventiler comme des malades...il y a aussi une piste de ce côté-là !

    • @geneghys, éventuellement tu pourrais partager de la documentation expliquant le principe de stockage utilisé par l’EPFL pour stocker l’énergie verte. A quoi servirait la chaleur récupérée des datacenters ?

      Les datacenters les plus énergivores vont certainement chercher à reverdir leur image, notamment pour Google ou Amazon, je pense plutôt en participant au développement des énergies renouvelables qui leur permettrait de diminuer la consommation en énergie fossile (ou nucléaire). Et probablement, si j’ai compris le reportage, les élus politiques états-uniens et d’ailleurs, feraient appel aux acteurs du web comme Google, pour participer à une #troisième-révolution-industrielle, au sens de Jeremy Rifkin. Le concept de la #révolution-énergétique fondé sur l’idée de [réseau] #peer-to-peer [pour la production d’énergie] est intéressant - Rifkin commence à être connu pour ses réflexions sur la co-production d’énergie.

      Maintenant, certainement que la communauté seenthis aurait pas mal de critiques à formuler là-dessus... Personnellement, j’ai une nette préférence pour une #décentralisation des #données et des #services (quand c’est possible) vers les utilisateurs ou vers des plus petits hébergeurs communautaires préoccupés par l’éthique et la solidarité.

      Sinon aussi, dans le reportage, on comprend bien à quel point le volume des #datas explose de manière #exponentielle.

    • Ouf ! C’est que tu me demandes des tas de choses sur lesquelles j’ai déjà écrit. Mais je vais essayer de te fournir un max de trucs, vu que l’EPFL est l’école polytechnique par excellence dans le monde.
      http://www.epfl.ch
      Alors, il y a déjà le nouveau bâtiment avec l’électricité captée par les façades des différentes couleurs ainsi que la toiture et la chaleur intérieur. Le bâtiment a été inauguré cette année. Voir la vidéo explicative ici :
      http://www.tstcc.ch/fr/index.php
      Puis il y a le projet qui va être commercialisé cette année et qui permet de stocker l’énergie ...aussi développé à l’EPFL
      http://actu.epfl.ch/news/l-etat-de-vaud-soutient-le-stockage-d-energie-par-
      Mais là, je viens de trouver un lien sur toutes les recherches et découvertes actuelles ou passées...Et il y en a ;)
      http://actu.epfl.ch/search/mediacom
      Courage et bon week-end :))

    • @La Taupe, Moi aussi je prends du retard en tout. Le peer to peer, c’est le système de partager la chaleur des bécanes entre les maisons ou les appartements. C’est une piste qu’il faut exploiter à défaut d’autre chose. D’autant que je suis sur un coup, mais je ne sais pas combien de temps ça va me prendre. Toujours est-il que le gaz de schistes n’est de loin pas l’énergie propre qu’on essaie de nous vendre. Alors gaffe !