• Rectifications orthographiques du français en 1990
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Rectifications_orthographiques_du_fran%C3%A7ais_en_1990

    Celles de 1990 ont introduit 10 règles orthographiques :

    1. Les numéraux composés sont toujours reliés par des traits d’union.

    2. Dans les noms composés de la forme verbe + nom (par exemple : pèse-personne) ou préposition + nom (par exemple : sans-papier), le second élément prend la marque du pluriel lorsque le mot est au pluriel.

    3. Emploi de l’accent grave (au lieu de l’accent aigu) dans un certain nombre de mots ainsi qu’au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent comme céder.

    4. L’accent circonflexe disparaît sur i et u, mais on le maintient dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif, et en cas d’homonymie.

    5. Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent comme peler ou acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Exceptions : appeler, jeter et leurs composés.

    6. Les mots empruntés forment leur pluriel comme les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’y appliquent.

    7. La soudure s’impose dans un certain nombre de mots, notamment :

    les mots composés de contr(e)- et entr(e)-
    les onomatopées
    les mots d’origine étrangère
    les mots composés avec des éléments « savants »

    Il s’agit en quelque sorte d’un retour à l’orthographe d’avant le XVIIe siècle où la plupart des mots étaient soudés.

    8. Les mots en -olle et les verbes en -otter (et leurs dérivés) s’écrivent respectivement -ole et -oter. Exceptions : colle, folle, molle et les mots de la même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte).

    9. Pour montrer la prononciation du u, le tréma est, dans les mots comportant :

    -guë- et -guï-, déplacé sur cette lettre.
    -geure-, ainsi qu’avec le verbe arguer, rajouté à cette lettre.

    10. Le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est invariable (à l’image de faire).

    http://www.orthographe-recommandee.info/miniguide.pdf

    #français #orthographe





  • Glass, monture aménagée
    http://www.liberation.fr/medias/2013/05/16/glass-monture-amenagee_903536

    Ça ressemble à une monture, sans verre, équipée d’un minuscule écran et d’un boîtier sur la droite. L’objet n’est pas très esthétique, voire un poil ridicule, mais il a le potentiel d’un ordinateur, au même titre qu’un iPhone. Dans leur forme actuelle, une version bêta, les Google Glass servent à téléphoner, échanger des mails ou prendre des photos et des vidéos. Le tout, sans les mains : l’objet réagit à la voix, il suffit de lui donner des ordres en commençant sa phrase par « OK Glass ».

    [...]

    « Ça simplifie vraiment la vie ! Avant, j’aurais passé mon temps à regarder et tripoter mon portable. Là, pendant qu’on discute, je reçois des mails et personne ne le remarque. Ça rend multitâche, mais nous le sommes aussi avec un smartphone »

    [...]

    les Google Glass sont déjà au cœur d’un débat sur le droit à la vie privée aux Etats-Unis. Le problème ? Il est quasiment impossible de savoir quand celui qui les porte filme ou photographie. Autrement dit, elle pourrait faire de quiconque un petit espion.

    https://www.youtube.com/watch?v=9c6W4CCU9M4

    https://www.youtube.com/watch?v=v1uyQZNg2vE

    https://www.youtube.com/watch?v=4EvNxWhskf8

    #Google_glass



  • Des mathématiciens dans l’affaire Dreyfus ?
    http://images.math.cnrs.fr/Des-mathematiciens-dans-l-affaire.html

    Si les grands traits de l’affaire Dreyfus sont relativement bien connus du grand public, le rôle moteur joué par la communauté scientifique l’est nettement moins. Cet article propose une analyse de l’intervention des mathématiciens français dans cet événement ; il s’intéresse tout particulièrement aux controverses autour de l’analyse scientifique du bordereau et à l’expertise menée par Henri Poincaré, Gaston Darboux et Paul Appell en 1904.

    http://images.math.cnrs.fr/IMG/jpg/Document_10b.jpg
    Questions posées par Poincaré, Darboux et Appell lors de l’interrogatoire de Bertillon
    Source : Archives Poincaré, Nancy. L’écriture du document est celle de Poincaré.
    Où l’on croise #Alphonse_Bertillon, inventeur de l’anthropométrie judiciaire, et qui se fait remettre en place par #Henri_Poincaré.


  • Afflux de candidats pour le projet Mars One ! - Le Point
    http://www.lepoint.fr/science/une-telerealite-en-direct-de-mars-23-04-2013-1658034_25.php

    L’appel paraît farfelu, et pourtant il n’en est rien. Une société hollandaise à but non lucratif, baptisée Mars One, se propose d’envoyer des volontaires coloniser la planète Mars à compter de 2022. L’annonce a été faite officiellement à New York lundi lors d’une conférence de presse. Mais attention : il s’agit d’un aller simple, sans espoir de retour, et qui donnera lieu à une émission de télé-réalité. Les futurs pionniers doivent se préparer à être filmés sous toutes les coutures. Jusqu’au trépas ?

    #espace #mars #mars-one #colonisation #télé-réalité


  • A boy and his atom : the world smallest video
    http://youtu.be/oSCX78-8-q0

    http://korben.info/ibm-atomes-stop-motion.html

    Les chercheurs d’IBM qui travaillent depuis longtemps maintenant sur de nouvelles formes de stockage de données ont mis en ligne une vidéo plutôt impressionnante pour illustrer leurs progrès technologiques en matière de déplacement d’atomes.

    Pour cela, ils ont réalisé un film en stop motion où un petit garçon fait d’atomes, joue avec son copain l’atome.

    [...]

    Pour réaliser cette vidéo, IBM a utilisé 2 microscopes géants pesant chacun 2 tonnes et permettant de travailler à l’échelle atomique à une température de -268°c et de filmer les atomes avec un zoom x 100 millions. Le film a nécessité le déplacement de plus de 5 000 molécules de monoxyde de carbone, ce qui représente 180 heures de traitement pour chaque frame. Et il y en a 242 dans ce stop motion.

    #atomes #ibm #stop-motion #animation



  • Presse écrite et télévision : le format long en voie d’extinction ?
    http://www.inaglobal.fr/presse/article/presse-ecrite-et-television-le-format-long-en-voie-d-extinction

    23/03/13 | Presse

    [ACTUALITÉ] De récentes études sur les médias américains confirment que le format long est à la peine dans l’audiovisuel comme à l’écrit. Est-il en voie d’extinction ou de mutation ?

    Intéressant, ça mérite d’être amplement étudié. Essentiellement deux disciplines me semblent directement concernées : celle du journalisme (« quantité = qualité ? », quelles nouvelles formes de narration envisager, quelle place pour les séries documentaires, etc.) et celle des neurosciences (quelles conséquences l’absence de formats longs et de demande d’attention peut-elle avoir ?).

    #www.inaglobal.fr


  • Un débat intéressant sur la "défense de la langue française" dans les milieux académiques

    Tout commence par un message tout neutre, tout classique, l’annonce en anglais d’une conférence organisée à Nice, donc en France, sur la liste de géographes [géotamtam]

    Gabriel Vatin, doctorant en géomatique au Centre de recherche sur les Risques et les Crises à Sophia-Antipolis poste cette annonce :

    Dear colleagues,

    The Institute MINES-TELECOM, the University of Nice-Sophia Antipolis and its partners are setting up the next international conference OCOSS (Ocean & Coastal Observation: Sensors and observing systems, numerical models & information Systems), in Nice (French Riviera) on 2013, October, 28th-31st. [...]
    You will find more information about the conference at :

    http://2013.ocoss.org

    Réponse immédiate d’un ancien professeur belge, Michel Vandenbroucke :

    Bande de Schnocks ! Quand vous déciderez-vous à vous exprimer en français devant un lectorat francophone ?! C’est une question de principe mais surtout de bienséance.

    Le message n’est pas très fin, et suppose une posture que nous connaissons bien : le rejet de l’anglais (en particulier) sous prétexte de défendre becs et ongles la langue française. Voilà une position très réductrice, très étroite, et pourquoi ne pas le dire, très rétrograde. Vouloir défendre "notre" langue contre "une autre" langue nous ramène quelques fragrances de la période coloniale. C’est aussi tellement réducteur, à l’heure où nous travaillons presque partout de manière "multiculturelle".

    A Arendal, en Norvège, dans le centre affilié au PNUE où je travaillais, il y avait 40 personnes et 20 nationalités. Nous communiquions indifféremment en anglais, norvégien, espagnol parfois et même en français. On entendait parler le russe, le letton, parfois des langues africaines ou de minorités arctiques. Je me souviens de l’atmosphère comme un beau "ballet de langues". Les cultures, les mentalités, les langues se mélangeaient en un joli bouquet.

    A Goldsmith, d’où je reviens juste, les étudiants qui participaient à notre séminaire venaient de Syrie, de Tunisie, de Norvège, de Zambie, du Canada, de Chine, de Corée, d’Italie, d’Israël... Outre que ce mélange est magnifique et d’une richesse inouïe, il suppose au moins une langue de communication commune. Mais l’expérience montre que tous ces étudiants, en général, parlent au moins couramment trois langues...

    Pour en revenir aux messages postés sur [géotamtam], Il n’en fallait pas plus pour déclencher des réactions que j’ai trouvé très intéressantes et qui méritent d’être portées à la connaissance d’un public plus large. Ces réflexions sont au coeur d’une problématique importante : comment le savoir [la connaissance] peut et doit se transmettre auprès du plus grand nombre. Dans quelle(s) langue(s), dans quelle forme (simplifiée ou synthétisée pour que ce soit accessible aux non-académiques), etc...

    Stéphane Rosière, professeur à l’université de Reims est le premier à tirer :

    Le mal est en la matière très profond. On peut citer Geneviève Fioraso, notre ministre : "si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust…"

    Le mouvement d’anglicisation de nos échanges s’accélère prodigieusement, la langue n’étant considéré que comme un outil, rien de plus. Il y a certainement des moyens de ne pas accélérer ce nivellement.

    Et de poster cette image :

    https://dl.dropbox.com/s/t3ic0ipx6nh4m4a/proust.png

    Kamala Marius-Gnanou, maître de conf à Bordeaux ajoute :

    En tout cas, beaucoup de mes étudiants français (géographes et aménageurs) vont en Inde pour des stages et sont encore confrontés au problème de la langue (anglaise) non maîtrisée. Certes en Inde, l’anglais indien est un outil avant tout ! Mes étudiants se plaignent d’avoir trop peu de cours en anglais en géo (à Bordeaux)... En revanche, les étudiants de l’EHESS, des Ecoles de commerce et de Sciences Po maîtrisent de mieux en mieux l’anglais et soutiennent leur projet (mémoire, projet professionnel etc..) en anglais. Sinon, il y a dix fois moins d’étudiants indiens que d’étudiants chinois en France !!! La ministre a donné de mauvais exemples...

    Maxime Forriez, docteur en géographie précise :

    Ecrire français dans un réseau français ne me semble pas aberrant.
    Ecrire anglais dans un réseau français pour toucher d’hypothétiques relations anglophones me paraît plus surprenant. Il existe d’autres réseaux pour cela, me semble-t-il ?

    A mon tour de vous livrer, une petite méditation sur la magnifique langue de Shakespeare. L’anglais n’est qu’un outil, certes, mais est-ce le bon outil ? Pour des raisons purement historiques, l’anglais s’est imposé en tant que langue vernaculaire internationale, et il n’a toujours pas débouté le français. Question : pourquoi ? La raison est simple ; la langue française est beaucoup plus riche en vocabulaire que la langue anglaise. Nombreuses idées en français sont purement et simplement intraduisibles en anglais.

    Récemment,un juriste m’expliquait que, lors d’un jugement à la cour internationale de la Haye, les juges étaient obligés de rendre plusieurs fois le même jugement. Non pas parce qu’ils sont incompétents, ou qu’il y a eu un appel, mais parce que, par habitude, ils utilisent l’anglais lors d’un premier procès, et que, systématiquement, le jugement rendu est intraduisible dans la langue officielle, le français. Pourquoi ? Simplement parce qu’un mot anglais peut être traduit par trois ou quatre mots en français, parfois même beaucoup plus, les juges, qui maîtrisent les deux langues parfaitement, sont donc obligés, pour trouver le bon terme français, de rendre un second jugement en langue française, donc refaire toute l’analyse de l’affaire jugée.

    La traduction française effectuée, il devient alors très facile de la traduire en n’importe quelle autre langue.

    Cela tend à montrer que l’imprécision de la langue anglaise permet de commercer idéalement, car elle permet de « noyer le poisson » lors d’une négociation, personne ne parlant vraiment de la même chose. On reste dans le flou, et c’est ce qu’il faut pour arriver à un consensus acceptable.

    Cette réflexion me rappelle un problème de traduction (ou d’interprétation) lors de la publication de la résolution 242 du conseil de sécurité des Nations unies en novembre 1967 : il y avait une ambiguïté entre le texte anglais et français qui mentionaient, en français "le retrait « des » territoires occupés" et "from occupied territories (c’est-à-dire "de" territoires occupés)" en anglais. Les israéliens n’ont pris en compte que la version anglaise parce qu’elle leur permettrait (éventuellement) de garder certains territoires acquis et "colonisés".

    Anne-Laure Amilhat Szary, professeure à l’université de Grenoble se scandalise, et avec juste raison :

    Qu’une manifestation scientifique ait lieu en Anglais n’a rien d’exceptionnel si on veut attirer d’autres collègues que nationaux ou québécois, ou membres des cercles de la francophonie ! Il est injuste de discréditer les collègues qui s’engagent sur ce terrain difficile de l’ouverture internationale.

    La discussion sur l’empire de la langue anglaise dégage des relents de regrets du pouvoir que le Français avait pu jouer dans des circonstances analogues par le passé. Personne ne nous empêche de penser en Français. Les Américains tiennent la « pensée française » et autre « French theory » en haute estime d’ailleurs. Il existe d’autres langues qui passent les frontières, l’espagnol en Amérique Latine, l’Arabe .... mais la majorité des publications se font en Anglais, ce qui nous permet de prendre connaissance de la façon dont la science se fait hors de l’Hexagone

    La langue ne doit pas être le véhicule d’un aplanissement de la pensée. C’est difficile du fait des barrières culturelles et des périmètres protégés que nous connaissons moins, dont nos mandarins n’ont pas les codes, mais pas impossible... Ce n’est pas en refusant ce dialogue que nous serons les plus constructifs. Il me semble essentiel de transmettre cette ouverture à nos étudiants.

    Stéphane Rosière tient à préciser ensuite :

    Bien sûr une manifestation en anglais banal et désormais l’utilité de telles manifestations n’est pas à démontrer. j’ai aussi intégré des cours en anglais dans la maquette du diplôme que je dirige.
    Tout l’enjeu me semble-t-il est de savoir à partir de quand nous décidons de faire une croix sur notre langue (le jour où nous disons : à quoi bon un appel à communication en français par exemple ?). C’est ce point d’inflexion, ce « seuil » à partir duquel nous considérons que notre culture n’est plus un vecteur de communication et de culture, qu’elle est inutile (no tool). C’est ce seuil qui me fait réfléchir et m’inquiète, c’est vrai.

    Et si les Américains tiennent la « french theory » en haute estime, c’est uniquement parce qu’elle est traduite en anglais, ils n’ont que faire du texte original.

    J’avais mis en exergue la citation de Fiorasso car elle relève à mon avis d’une pensée qui a passé ce seuil, qui est purement commerciale, c’est une stratégie d’attraction qui est celle d’une entreprise, mais la pensée et la langue ne sont évidemment pas seulement des outils de marketing et de rayonnement.

    Et puis, il y a ce malaise à s’attaquer à Proust, comme autrefois un président dont j’ai oublié le nom qui s’en prenait à la Princesse de Clèves, mais Proust est plus précieux que notre ministre, et son mépris qu’elle étale dans cette phrase haineuse et stupide me rappelle les propos de Goering vis-à-vis des intellectuels (sic !). L’anglais devient là clairement le masque (la justification) de la déculturation et de rien d’autre.

    Virginie Mamadouh, de l’université d’Amsterdam, s’insurge aussi avec juste raison contre l’usage exclusif du français sur une liste prétendument francophone, et s’exprime avec nuance :

    On croit halluciner en lisant certaines des dernières contributions à propos de l’usage de l’anglais sur [géotamtam].

    Les questions de politesse, ça se discute ; et même une police linguistique (plutôt intolérante et contraire aux idées de la libre circulation de l’information scientifique) pourrait se défendre, bien qu’à mon avis on doivent plutôt se réjouir des efforts faits par les géographes francophones ces dernières années pour ouvrir leurs travaux et leurs colloques aux autres (surtout à ceux qui parlent autre chose que le français et l’anglais dans la vie de tous les jours).

    Mais l’appropriation exclusive de [géotamtam] - liste française ? que les francophones hors de France se le disent ! Le statut intouchable du français comme langue des institutions internationales ?
    Ou les qualités intrinsèques du français ? (plus de vocabulaire ? plus précis ? intraduisible ?)

    On aimerait en rire.

    Si vous vous inquiétiez des effets néfastes du « sabir international dérivé de l’anglais » dans lequel vos étudiants prennent l’habitude de s’exprimer, pensez-vous vraiment qu’il serait plus pratique et bénéfique pour les miens de devoir impérativement manier deux langues au lieu d’une pour communiquer avec d’autres géographes dans des rencontres internationales ?

    Tant que les Français ne comprendront pas la différence entre français et francophone, ils auront peu de leçons à donner aux anglophones britanniques ou américain en matière de respect de la diversité linguistique. Celle-ci n’est d’ailleurs ni une condition nécessaire, ni une condition suffisante à la diversité culturelle et à la pluralité de la pensée et des approches géographiques en l’occurrence.

    Cela dit, tout à fait d’accord pour discuter des effets du statut hégémonique de l’anglais dans les échanges internationaux, et pour promouvoir le plurilinguisme, mais nous risquons d’attendre encore longtemps les étudiants de géographie qui se mettraient au néerlandais pour faire un séjour Erasmus chez nous...

    Camille Schmoll, maîtresse de conférences à l’université de Paris VII rappelle :

    Certains d’entre nous travaillent, communiquent, enseignent en anglais, sans être forcément des traîtres à la nation, à la discipline ou à la langue...

    Adrien Mangiavillano, géographe, explique avec beaucoup de toucher :

    Même si on considère le français comme plus précis, ce qui reste à prouver, car il est probable que c’est notre maitrise de l’anglais et de ses subtilités qui nous échappe, une démarche qui consiste à se priver systématiquement de 75% à 90% de l’auditoire scientifique mondial pour exposer des travaux aussi brillants et fondamentaux soient-ils ne peut que résulter d’une stratégie qui évoque une question bien connue de philo :

    peut-on avoir raison tout seul ?

    Sans chercher à y répondre et au delà des questions linguistiques (même en français, il est aisé de se rendre incompréhensible), il me semble tout de même que l’on peut voir ici une forme d’autosatisfaction bien pratique pour générer des vérités, ce qui est tout de même problématique dans une démarche scientifique. Au delà, c’est la relation à autrui, le faire « sans » dont il est question. Mais c’est peut-être, en fait, l’objectif initial.

    Oui, je trouve aussi très infantile et prétentieux de dire que la langue anglaise est moins riche que la langue française, ou telle langue moins riche que telle autre, nous savons bien que chaque langue recèle ses propres trésors, ses propres subtilités, et nous, qui prétendons parler un très bon anglais, n’en connaissons en fait pas un centième. Une simple promenade dans Londres à écouter les gens nous le prouve : parfois, nous n’en comprenons pas un mot.

    Enfin, Frédéric Dobruszkes, maître de conférences à l’Université Libre de Bruxelles (actuellement en poste au Royaume-Uni) termine par trois remarques :

    1. Il n’est guère intéressant d’opposer les langues. Rien n’empêche d’organiser, si cela s’y prête, des événements multilingues (voir email récent annonçant le colloque sur le vin au Brésil, en trois langues) ou de publier dans plusieurs langues selon les contextes. Pour ma part, je publie en français sur la politique des transports urbains, afin de contribuer au débat bruxellois et belge, et en anglais sur les dynamiques spatiales du transport aérien, vu le public scientifique beaucoup plus large intéressé par ces questions.

    2. Que telle ou telle langue soit plus riche qu’une autre, c’est à voir. Je crois savoir qu’il existe tout de même une littérature anglo-saxonne, des prix Nobel de littérature décernés à des Anglo-Saxons, etc. De toute façon, l’anglais scientifique est généralement pauvre et basique. Mais ce n’est pas pour cela que les idées véhiculées ne sont pas potentiellement intéressantes. Je conseille la lecture de quelques articles de Geoforum, Area ou Transactions of the Institute of British Geographers, parmi d’autres, à ceux qui en doutent. De même, il y avait au colloque annuel de l’Association des géographes américains (AAG) 2012 de New York, où j’ai croisé plusieurs géographes français, plus de 5 000 papiers présentés et plus de 8 000 participants. J’ai du mal à penser que malgré une langue supposément moins riche, il n’y avait rien d’intéressant et, surtout, de complémentaire aux approches plus françaises dans tout cela.

    3. A Oxford, la moitié de mes collègues directs ne sont pas britanniques mais viennent de Turquie, Grèce, Brésil, Portugal, Pays-Bas, Emirats Arabes Unis, Canada anglophone, Chine, USA et Japon, sans parler des visiteurs qui défilent du Chili, de Norvège, etc. Jusqu’à preuve du contraire, les élites intellectuelles de ces pays apprennent aujourd’hui l’anglais plutôt que le français. On peut le regretter, et la domination du champ scientifique par quelque langue que ce soit (l’allemand, le français, etc.) est d’office dommage. Il n’empêche, dialoguer avec ces collègues d’horizon divers est enrichissant, comme peut l’être tout événement scientifique où l’on confronte des approches différentes, selon les langues et/ou les orientations épistémologiques.

    Vaste et intéressant débat qu’il faut nourrir...

    #anglais #français #francophonie #monde-académique #science #savoir #connaissance

    • Et voici les dernières contributions, qui ne manquent pas de piquant

      Henri Chamussy, célèbre (et souvent fort drôle) géographe aujourd’hui à la retraite mais qui reste très actif (il est le co-auteur d’un livre sur le Liban qui vient de sortir) :

      Géotamtam qui est un réseau socio-professionnel joue bien son rôle - et de mieux en mieux - comme diffuseur d’information ; mais comme plateforme d’échanges d’idées, malgré une ou deux tentatives timides, il ne joue pas son rôle comme lieu de discussions, voire comme lieu de polémiques ; il faudrait plus souvent qu’il y ait ce que nos ancêtres clercs universitaires médiévaux appelaient une disputatio (mais ils n’avaient pas de querelles linguistiques ; tout se faisait en latin !)

      Cette disputatio sur les langues est assez para-scientifique, mais elle est importante en ces temps d’internationalisation.

      [...]

      J’ai été choqué par le fait que certains parlent de géotamtam comme d’un réseau francophone, voire français. Il serait bon qu’il devienne un réseau international, cela nous apporterait beaucoup, et alors il nous faudra nous faire, résigner, réjouir (rayez la mention inutile...) à ce qu’il soit au minimum bilingue (français et anglais).

      J’ai été, pendant plus de 10 ans, responsable des échanges Erasmus et franco-canadiens à l’IGA. Beaucoup d’étudiants renonçaient à partir à cause de leur nullité en langues, et j’étais obligé de mettre un numerus clausus aux départs au Québec, dont le succès - outre l’exotisme du Canada - résidait en ce que les gens là-bas, comme chacun sait, parlent français. D’ailleurs, preuve par neuf, j’avais peu de demandes pour McGill, comme par hasard.

      [...]

      Confronter plusieurs manières d’exprimer la géographie est un exercice absolument captivant et très instructif. Je me souviens de la réflexion de notre collègue Roy Bradshaw (Nottingham) à qui j’avais donné un article qui abordait des questions épistémologiques et didactiques, que j’avais écrit en anglais, et que je lui demandais de vérifier et de corriger ; sa réponse a été :

      "It’s very difficult, Henri ; anyway, we, french and english, we don’t think in the same way."

      Eh oui , Descartes contre Hume... A Leeds, j’ai organisé avec les collègues un staff seminar sur ce problème et j’y ai découvert des tas de choses, comme par exemple que le mot « problématique » n’existait pas en anglais (il paraît que les choses ont changé), que le mot « informatique » n’existait pas (on disait « computer science », mais ça n’a pas le même contenu conceptuel), qu’il ne faut pas traduire « épistémologie » par « epistemology » (extension du concept plus étroite, plus technique), mais par « philosophy of science », et que, comble et peut-être origine d’une grave méprise, il ne faut pas traduite « artificial intelligence » par « intelligence artificielle », le mot « intelligence » ayant le plus souvent en anglais le vieux sens français d’"information".

      Et plus récemment encore, à l’occasion de la soutenance de thèse d’une étudiante libanaise, nous avons eu une discussion passionnante sur des concepts intraduisibles, prolongée la semaine dernière à Beyrouth : le patrimoine (heritage en anglais, mais pas tout à fait avec la même extension) n’a qu’un équivalent très approximatif en arabe : « tourass », et la discussion a continué sur un autre concept, dont Ibn Khaldoun est peut-être à l’origine, « umran », intraduisible en français, mais dont l"équivalent presque judicieux est le mot anglais « settlement » (essayez de le traduire correctement en français... et dites-moi le résultat !).

      Ces discussions ont été fort enrichissantes, elles ont permis de dégager la charge des concepts derrière les mots, de dégager des mentalités collectives (et soit dit en passant, de m’éloigner définitivement du nominalisme et de régler pour mon compte la Querelle des Universaux ; qui disait du concept que ce n’était qu’un « flatum vocis » ?)

      [...] Il faut être absolument bilingue, si possible trilingue, et nos étudiants ne les sont pas assez (pour le dire politiquement incorrect : les étudiants anglophones non plus, du moins ceux à qui j’ai eu affaire ; ce sont, toujours dans le cadre de mon expérience (mais qui porte sur plusieurs centaines d’étudiants en géographie de 15 nationalités), les Allemands qui maîtrisent le mieux plusieurs langues, ainsi que les Suédois - pour ces derniers, l’anglais, rarement le français !)

      Il serait bon, voire obligatoire que dans tous les Instituts de géographie il y ait un enseignement (d’un module au moins) qui soit fait en anglais, et un autre éventuellement dans une autre langue, allemand, espagnol au choix, et que nos étudiants fréquentent les lieux où l’on apprend des langues (à l’Université Saint Joseph de Beyrouth, il y a un Institut Confucius et des étudiants libanais, tous trilingues, apprennent le mandarin).

      [...]

      Et à tous, salve (c’est du latin...)

      Nous terminerons par un deuxième message du géographe qui a été à l’origine de cette discussion passionnante, Michel Vandenbroucke, cette fois plus modéré même s’il continue de montrer quelques signes d’irritation... :

      Ma mauvaise humeur est venue du fait que l’information véhiculée par Géotamtam était rédigée dans la seule langue anglaise, alors que le lectorat est en majorité francophone. Je pense qu’il y a là quelque chose d’inconvenant et, à la limite, de cuistre.

      Je suis tout à fait d’accord pour que Géotamtam s’exprime aussi en anglais et même, si l’opportunité s’en présente, dans une autre langue par exemple en italien, en espagnol ou en allemand.

      Une des convenances voudrait, à mon avis, que l’on fasse un effort, au sein de l’Union Européenne, pour s’adonner aussi à la pratique des langues de voisinage.

      Je ne rechigne pas à m’attaquer à un texte en anglais que je pense dans l’ensemble maîtriser assez bien. Je ne prône aucunement la primauté du français ni ne prétend à sa supériorité.

      Mais nom d’une pipe ne peut-on tout de même recevoir en France, d’un groupe francophone quelque chose qui soit aussi rédigé en français !

    • En même temps, on peut entendre la crainte (justifiée ou non) de certains chercheurs ? Il y a un paquet de travaux qui ne sont publiés qu’en anglais. Pour reprendre l’exemple du latin cité plus haut, c’était la langue pratiquée par l’Église (et non comprise par les illettrés) pour asseoir son autorité. Pour le dire un peu vite, n’est-ce pas une façon de limiter l’accès au savoir que de le limiter à une seule langue... c’est une question, hein.

    • Les échanges ont continué (un peu) aujourd’hui, avec encore des idées intéressantes : Gabriel Vatin, auteur du « message originel » si je puis dire écrit :

      Comment se retrouver initiateur d’un buzz sans le vouloir ? C’est drôle de recevoir tant de courriels, tous très intéressants, sur un débat auquel je n’avais pas du tout pensé. Et maintenant, on en parle sur la toile :

      http://94.seenthis.net/tag/person:gabriel%20vatin

      [...]

      bravo à toutes et à tous pour vos messages riches en anecdotes et vos points de vue si variés !

      [...]

      Selon moi, une liste de diffusion francophone est un outil de partage d’événements, que ceux-ci soient organisés en français ou dans autre langue. C’est pour cela que j’ai diffusé cette information sur Géotamtam, après tout !

      Je vous promets de faire mes prochaines annonces en français, même si l’évènement organisé est en anglais ! Quitte à ce que l’orateur ait une mauvaise surprise au moment de prendre la parole devant le public...

      Mon point de vue sur le sujet : l’anglais est pour moi, comme pour la majorité des chercheurs, une langue fondamentale pour me faire lire. Certes, le monde de la recherche francophone peut écrire en français, pour écrire, mais si l’on cherche à se faire lire et avoir les échanges les plus intéressants, l’anglais est assez important. Après tout, quelle déception quand je trouve un article qui semble intéressant... mais écrit en russe !

      Jean-Yves Puyo, de l’université de pau ajoute :

      Je suis partisan moi aussi de la diversité linguistique. C’est ce que nous essayons de faire au sein de la commission Histoire de la Géographie de l’UGI, avec mon président (Espagnol) et mon vice-président (Anglais). Ainsi, lors des sessions « régionales » que nous co-organisons, nous prônons bien sûr l’usage les deux langues officielles de l’UGI (l’Anglais mais aussi le Français, si, si) et la langue du pays qui nous accueille.

    • Un lien indirectement lié à cette discussion :

      http://seenthis.net/messages/70221

      Adieu French : comparing English and French Wikipedias

      http://www.zerogeography.net/2012/05/adieu-french-comparing-english-and.html

      ven though there is three times as much content in English than French, one might assume that there are plenty of parts of the world in which people are more likely to annotate or augment space with French content.

    • Une réaction tardive en forme de proposition, qui vient de Charlotte Prieur (enseignante à l’université de paris IV)

      Comment aider nos étudiants géographes à mieux maîtriser la langue anglaise ?

      L’UFR de géographie et aménagement de Paris IV, organise depuis plusieurs années maintenant des cours de géographie en anglais pour les étudiants, plutôt que de laisser ce soin aux UFR d’anglais (la versification shakespearienne retenant peu l’attention de nos étudiants géographes).

      On se doute que la plupart des universités sont désormais fortement incitées à le faire et que les collègues en charge de ces cours rencontrent les mêmes types de difficultés que nous : niveaux très hétérogènes des étudiants, pas de manuel d’anglais de spécialité géographie, développer la pratique orale dans des classes souvent fournies, quête d’une revue de géographie en anglais qui serait accessible à nos étudiants (à Paris Sorbonne, on penche pour Focus on Geography plus que pour Geographical)...

      Il existe en même temps de belles opportunités : magnifiques conférences en ligne de géographes anglophones, manuels de premier cycle anglophones assez époustouflants (Introducing Human Geographies par exemple), et mise à disposition des mooc (massive open online courses) qu’il faut apprendre à sélectionner et utiliser à bon escient.

      Que ceux qui sont intéressés par ces questions n’hésitent pas à s’inscrire en envoyant un message à geographyinenglish@googlegroups.com


  • Pikachu, attaque séries de Fourier ! - Choux romanesco, Vache qui rit et intégrales curvilignes
    http://eljjdx.canalblog.com/archives/2013/03/18/26684066.html

    Arrêtez tout, voici... l’équation de Pikachu !

    x(t) = ((-1/4 sin(10/7-23 t)-3/10 sin(4/3-22 t)-2/5 sin(7/5-19 t)-1/5 sin(7/5-16 t)-3/7 sin(10/7-15 t)-3/8 sin(13/9-9 t)-19/13 sin(11/7-3 t)+222/5 sin(t+11/7)+41/2 sin(2 t+11/7)+34/9 sin(4 t+11/7)+1/3 sin(5 t+8/5)+3/8 sin(6 t+8/5)+12/7 sin(7 t+13/8)+11/7 sin(8 t+13/8)+1/4 sin(10 t+20/13)+2/9 sin(11 t+16/9)+3/8 sin(12 t+8/5)+1/3 sin(13 t+7/4)+1/2 sin(14 t+17/10)+5/7 sin(17 t+17/10)+1/28 sin(18 t+9/2)+1/2 sin(20 t+12/7)+3/7 sin(21 t+16/9)+6/11 sin(24 t+7/4)-979/9) theta(51 pi-t) theta(t-47 pi)+(-6/5 sin(14/9-22 t)-1/9 sin(7/5-19 t)-9/8 sin(14/9-18 t)-1/14 sin(15/11-15 t)-6/5 sin(11/7-12 t)-7/6 sin(11/7-8 t)-29/10 sin(11/7-6 t)-104/3 sin(11/7-2 t)+415/18 sin(t+11/7)+71/18 sin(3 t+11/7)+19/8 sin(4 t+33/7)+22/21 sin(5 t+8/5)+3/8 sin(7 t+61/13)+5/9 sin(9 t+11/7)+1/8 sin(10 t+14/3)+4/7 sin(11 t+11/7)+4/11 sin(13 t+14/3)+1/7 sin(14 t+14/3)+2/7 sin(16 t+5/3)+1/6 sin(17 t+5/3)+6/7 sin(20 t+8/5)+1/7 sin(21 t+5/3)+1/6 sin(23 t+8/5)-2765/8) theta(47 pi-t) theta(t-43 pi)+(1189/22 sin(t+11/7)+3/4 sin(2 t+13/8)+11/2 sin(3 t+8/5)+2/7 sin(4 t+17/7)+22/9 sin(5 t+18/11)+1/4 sin(6 t+17/7)+16/17 sin(7 t+20/11)+1/5 sin(8 t+29/9)-1627/7) theta(43 pi-t) theta(t-39 pi)+(-3/7 sin(1/18-5 t)-3/4 sin(1/2-3 t)+109/9 sin(t+13/10)+5/8 sin(2 t+11/3)+5/9 sin(4 t+10/3)+3/10 sin(6 t+21/8)+2/9 sin(7 t+2/3)+1/4 sin(8 t+23/8)-1190/9) theta(39 pi-t) theta(t-35 pi)+(188/21 sin(t+27/28)+2/5 sin(2 t+17/6)+2/3 sin(3 t+91/23)+3/8 sin(4 t+53/18)+2/11 sin(5 t+1/7)-369) theta(35 pi-t) theta(t-31 pi)+(-8/9 sin(1/10-12 t)-34/9 sin(10/9-6 t)-137/10 sin(5/7-2 t)+26/5 sin(t+13/4)+118/5 sin(3 t+11/8)+43/8 sin(4 t+13/7)+49/6 sin(5 t+11/12)+22/5 sin(7 t+13/4)+17/16 sin(8 t+1/7)+5/4 sin(9 t+1/4)+5/7 sin(10 t+17/5)+29/15 sin(11 t+5/6)-1915/8) theta(31 pi-t) theta(t-27 pi)+(-2/7 sin(10/7-7 t)-sin(1/27-4 t)+68/7 sin(t+44/15)+76/9 sin(2 t+37/10)+30/7 sin(3 t+1)+8/9 sin(5 t+3/2)+4/5 sin(6 t+31/8)+3/7 sin(8 t+10/3)+6/13 sin(9 t+8/7)+1/3 sin(10 t+31/9)-2135/9) theta(27 pi-t) theta(t-23 pi)+(-3/8 sin(1/4-23 t)-3/5 sin(1/8-22 t)-13/8 sin(5/4-20 t)-9/7 sin(3/2-16 t)-42/5 sin(4/3-4 t)+768/7 sin(t+11/5)+109/5 sin(2 t+16/7)+150/13 sin(3 t+11/6)+33/7 sin(5 t+97/24)+23/4 sin(6 t+5/7)+69/7 sin(7 t+9/8)+32/5 sin(8 t+21/5)+7/6 sin(9 t+22/9)+28/5 sin(10 t+5/6)+43/10 sin(11 t+26/7)+14/9 sin(12 t+5/11)+13/9 sin(13 t+40/9)+11/6 sin(14 t+2/5)+3/2 sin(15 t+17/10)+7/11 sin(17 t+4/3)+3/8 sin(18 t+31/10)+4/7 sin(19 t+14/9)+6/5 sin(21 t+17/7)+4/7 sin(24 t+27/8)+1006/11) theta(23 pi-t) theta(t-19 pi)+(-63/8 sin(2/7-8 t)-38/13 sin(11/9-6 t)-14/5 sin(1/17-4 t)+77/9 sin(t+1/2)+52/7 sin(2 t+10/3)+22/9 sin(3 t+76/17)+21/8 sin(5 t+26/7)+3 sin(7 t+15/8)+64/7 sin(9 t+57/14)+6 sin(10 t+17/6)-544/7) theta(19 pi-t) theta(t-15 pi)+(-37/10 sin(4/7-5 t)-3 sin(3/7-3 t)+24/7 sin(t+7/6)+9/7 sin(2 t+2/5)+31/15 sin(4 t+37/8)+9/5 sin(6 t+12/5)+59/12 sin(7 t+13/6)+15/7 sin(8 t+25/8)+134/15 sin(9 t+7/3)+73/8 sin(10 t+1/5)-4406/11) theta(15 pi-t) theta(t-11 pi)+(236/7 sin(t+6/5)+1/2 sin(2 t+47/12)-627/5) theta(11 pi-t) theta(t-7 pi)+(69/2 sin(t+5/6)-715/2) theta(7 pi-t) theta(t-3 pi)+(-19/9 sin(6/5-21 t)-37/10 sin(7/9-19 t)-23/8 sin(1-17 t)-16/3 sin(7/6-16 t)-29/5 sin(1/5-9 t)-919/11 sin(1/7-3 t)+1573/6 sin(t+91/45)+214/5 sin(2 t+33/8)+421/14 sin(4 t+13/8)+61/6 sin(5 t+19/5)+401/16 sin(6 t+43/14)+511/51 sin(7 t+35/8)+144/7 sin(8 t+5/6)+137/10 sin(10 t+25/13)+18/7 sin(11 t+15/7)+17/9 sin(12 t+42/9)+9/7 sin(13 t+13/7)+29/10 sin(14 t+22/7)+25/8 sin(15 t+1/4)+12/5 sin(18 t+11/8)+14/5 sin(20 t+27/7)+13/8 sin(22 t+12/7)+7/6 sin(23 t+7/9)+26/11 sin(24 t+23/7)-1891/8) theta(3 pi-t) theta(t+pi)) theta(sqrt(sgn(sin(t/2))))
    y(t) = ((-8/11 sin(11/8-22 t)-1/2 sin(10/7-21 t)+67/6 sin(t+33/7)+1478/29 sin(2 t+11/7)+3/5 sin(3 t+30/7)+26/3 sin(4 t+11/7)+1/6 sin(5 t+13/9)+30/29 sin(6 t+8/5)+2/5 sin(7 t+14/3)+88/29 sin(8 t+8/5)+1/4 sin(9 t+31/7)+11/8 sin(10 t+8/5)+1/16 sin(11 t+9/2)+1/12 sin(12 t+5/4)+1/10 sin(13 t+25/11)+11/8 sin(14 t+18/11)+2/7 sin(15 t+37/8)+1/6 sin(16 t+11/8)+2/9 sin(17 t+5/3)+1/5 sin(18 t+17/10)+1/13 sin(19 t+19/8)+23/24 sin(20 t+12/7)+7/11 sin(23 t+9/5)+9/7 sin(24 t+7/4)-1538/7) theta(51 pi-t) theta(t-47 pi)+(-2/7 sin(20/13-23 t)-1/6 sin(3/2-20 t)-5/7 sin(20/13-17 t)-1/9 sin(20/13-11 t)-1/6 sin(13/9-9 t)-19/6 sin(17/11-3 t)+263/5 sin(t+11/7)+614/15 sin(2 t+11/7)+87/10 sin(4 t+11/7)+1/7 sin(5 t+11/8)+19/11 sin(6 t+11/7)+7/5 sin(7 t+11/7)+4/3 sin(8 t+8/5)+9/5 sin(10 t+14/9)+4/7 sin(12 t+8/5)+3/11 sin(13 t+3/2)+1/8 sin(14 t+22/15)+1/9 sin(15 t+12/7)+6/5 sin(16 t+11/7)+2/9 sin(18 t+11/7)+3/5 sin(19 t+8/5)+1/26 sin(21 t+15/11)+6/7 sin(22 t+8/5)-1867/8) theta(47 pi-t) theta(t-43 pi)+(118/39 sin(t+11/7)+40/7 sin(2 t+33/7)+49/25 sin(3 t+14/3)+12/5 sin(4 t+8/5)+1/9 sin(5 t+32/13)+5/2 sin(6 t+13/8)+2/5 sin(7 t+22/5)+3/4 sin(8 t+7/4)-143/10) theta(43 pi-t) theta(t-39 pi)+(-1/8 sin(2/3-8 t)-1/2 sin(7/5-2 t)-246/19 sin(1/7-t)+1/4 sin(3 t+33/16)+1/6 sin(4 t+17/6)+1/5 sin(5 t+31/7)+1/11 sin(6 t+50/17)+1/8 sin(7 t+30/7)+665/6) theta(39 pi-t) theta(t-35 pi)+(-119/10 sin(7/15-t)+2/11 sin(2 t+25/7)+2/9 sin(3 t+5/8)+1/5 sin(4 t+33/7)+1/4 sin(5 t+19/10)+1023/10) theta(35 pi-t) theta(t-31 pi)+(-1/7 sin(2/7-12 t)-1/8 sin(3/10-5 t)+25/7 sin(t+77/17)+355/59 sin(2 t+42/40)+27/5 sin(3 t+46/15)+33/7 sin(4 t+11/3)+27/10 sin(6 t+13/9)+5/11 sin(7 t+11/5)+5/8 sin(8 t+3)+8/5 sin(9 t+16/15)+16/15 sin(10 t+1/7)+7/9 sin(11 t+12/5)-862/7) theta(31 pi-t) theta(t-27 pi)+(-1/3 sin(5/4-8 t)-2/5 sin(5/9-7 t)-5/7 sin(11/8-5 t)-7/2 sin(15/14-2 t)+29/8 sin(t+41/10)+11/6 sin(3 t+13/3)+7/6 sin(4 t+1/27)+2/7 sin(6 t+8/7)+1/9 sin(9 t+9/5)+2/7 sin(10 t+1/10)+201/5) theta(27 pi-t) theta(t-23 pi)+(-4/11 sin(8/9-12 t)-10/7 sin(19/13-10 t)+623/3 sin(t+10/7)+39/5 sin(2 t+10/11)+251/9 sin(3 t+4/3)+5/7 sin(4 t+4/3)+61/6 sin(5 t+4/3)+14/9 sin(6 t+23/7)+76/25 sin(7 t+9/7)+3/4 sin(8 t+1/4)+19/5 sin(9 t+3/2)+17/6 sin(11 t+6/5)+13/8 sin(13 t+14/13)+8/9 sin(14 t+17/6)+24/25 sin(15 t+1/2)+1/6 sin(16 t+13/8)+5/8 sin(17 t+1)+1/7 sin(18 t+18/17)+6/7 sin(19 t+1)+1/4 sin(20 t+4/9)+2/7 sin(21 t+7/5)+1/3 sin(22 t+8/7)+2/5 sin(23 t+1/26)+2/11 sin(24 t+8/7)-243/8) theta(23 pi-t) theta(t-19 pi)+(-111/10 sin(4/5-9 t)-12/5 sin(7/13-2 t)+1/6 sin(t+48/11)+13/8 sin(3 t+27/7)+71/24 sin(4 t+6/11)+22/9 sin(5 t+7/2)+19/7 sin(6 t+8/17)+20/7 sin(7 t+34/9)+55/7 sin(8 t+6/5)+64/9 sin(10 t+38/9)+27/5) theta(19 pi-t) theta(t-15 pi)+(-22/7 sin(4/3-8 t)-19/7 sin(20/13-6 t)+38/13 sin(t+1/24)+12/11 sin(2 t+5/9)+26/7 sin(3 t+7/9)+11/5 sin(4 t+12/11)+37/10 sin(5 t+17/10)+51/10 sin(7 t+10/3)+33/4 sin(9 t+26/7)+41/5 sin(10 t+9/5)-27/2) theta(15 pi-t) theta(t-11 pi)+(-172/5 sin(3/8-t)+5/4 sin(2 t+7/2)+2303/24) theta(11 pi-t) theta(t-7 pi)+(441/5-455/12 sin(7/9-t)) theta(7 pi-t) theta(t-3 pi)+(-1/3 sin(1/20-18 t)-7/5 sin(7/9-17 t)-18/11 sin(2/5-14 t)-24/5 sin(1/13-9 t)+2767/7 sin(t+11/3)+229/5 sin(2 t+17/7)+313/8 sin(3 t+22/5)+32/3 sin(4 t+22/5)+169/6 sin(5 t+21/8)+23/7 sin(6 t+26/11)+21/2 sin(7 t+5/6)+55/6 sin(8 t+14/5)+212/13 sin(10 t+24/7)+26/9 sin(11 t+9/2)+16/5 sin(12 t+25/6)+35/17 sin(13 t+4/11)+15/8 sin(15 t+7/10)+2/3 sin(16 t+20/9)+16/7 sin(19 t+4/5)+13/7 sin(20 t+29/7)+14/3 sin(21 t+7/5)+4/3 sin(22 t+7/4)+12/7 sin(23 t+34/33)+7/4 sin(24 t+27/7)-211/5) theta(3 pi-t) theta(t+pi)) theta(sqrt(sgn(sin(t/2))))

    http://p1.storage.canalblog.com/12/28/210892/84925104.png

    #maths #pikachu #courbe #pokémon




  • Sexisme chez les geeks : Pourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier
    http://cafaitgenre.org/2013/03/16/sexisme-chez-les-geeks-pourquoi-notre-communaute-est-malade-et-comment-

    Six mois depuis mon coup de gueule sur Joystick, où je m’agaçais qu’un journaliste jeux vidéo se tripote publiquement la nouille en projetant ses fantasmes de sévices sexuels sur la nouvelle Lara Croft. Plus de 100 000 vues, 900 commentaires, des discussions enflammées dans toutes les communautés gamers, une polémique reprise jusque dans la presse généraliste…Un passage en particulier a déchaîné les passions : celui où j’évoque le problème bien implanté du sexisme geek. Je cite : « il s’agit de (...)

    • Oui @mad_meg,ça ne concerne pas seulement les gamers ! J’avais remarqué que c’était le dernier retranchement de ceux à qui il manquait des billes pour contrer sa précieuse démonstration (voir son forum). Bravo, grâce à toi il est aussi tombé, merci bien.

      Et je revenais ce matin pour également l’éjecter :) en arguant que chez les geeks le sexisme existe bel et bien, et qu’il est aussi nettement plus insidieux.

      J’ai des amies geeks qui ont longtemps caché sur internet d’être des femmes, juste pour ne pas perdre de l’énergie à combattre les différences de traitement.
      Le courage que je leur trouve depuis quelques années, (chant du cygne ?) est au contraire d’en avoir pris conscience et de revendiquer qu’elles soient des femmes, mince lueur d’espoir quand on sait qu’il n’y a que 2% de développeuses dans le libre !

      Mais même en s’affirmant femme et en défendant le droit égalitaire d’être pour tout.e.s là ou je veux (rien que cet effort de formulation est difficile à franchir) et en dénonçant les exclusions inconscientes, c’est clairement une pensée qui ne passe pas et peut créer des problèmes à celle qui l’exprime. Il faudrait ne rien dire, ne rien revendiquer ? Et dans le cas contraire, savoir qu’on sera accusé, non pas de vouloir rééquilibrer les pouvoirs mais de défendre sa chapelle, on peut tomber de très très haut !

      Quand une personne est obligée de passer au mode revendicatif, c’est qu’il y a un problème, et malheureusement lorsque ce sont des revendications féministes c’est souvent une réponse soit vulgaire soit condescendante « On est pas là pour ça » du genre « C’est pas notre problème » soit dissoute à la sauce masculine « Je ne vois pas de quoi tu parles ».
      Il apparait de plus insoutenable pour un homme, lorsqu’il en a les capacités, d’apprendre qu’il fait parti de ceux qui marchent encore sur la gueule de la moitié du monde sans vergogne, surtout tant qu’il n’a pas réalisé l’effort immense à faire pour se sortir de la culture machiste dans laquelle nous baignons tou.te.s.
      Il est de plus en plus évident qu’arriver à appréhender la violence de l’exclusion des femmes est difficile lorsqu’on occupe la place des dominants. Il n’y a donc que les victimes qui soient encore en mesure de gueuler plus fort qui puissent faire prendre conscience du problème, lorsque celles-ci ne sont pas considérées comme des témoins à faire disparaitre.

      Ca ne dérangera apparemment personne si les femmes continuent à chuchoter qu’elles existent tout en disparaissant de la surface du logiciel libre. Sans jamais que les hommes qui occupent la place ne réalisent que cela peut devenir insupportable pour une femme qui ne peut espérer une autre dialectique que celle du mâle. Avec des gros misogynes comme #Richard_Stallman pour maître à penser, c’est pas gagné, gagné.

      http://www.youtube.com/watch?v=EzYxLlO55ew

    • @Baroug @mad_meg Oui, l’article cite quelques cas non-gamers. Mais cela n’a pas du tout la même ampleur. Il suffit de comparer les plaisanteries douteuses de Stallman avec les menaces de mort ou de viol.On n’est pas dans la même catégorie.

      Franchement, je croyais qu’il n’y avait que les journalistes qui appelaient geeks des types dont le seul rapport à la technique est d’être accroché à une console de jeu... Résultat de ce curieux choix de langage, les geeks commencent l’article et ne se sentent pas concernés (alors qu’il y a certainement aussi des problèmes chez les geeks).

    • @Fil, je trouve aussi la fin très interessante car elle propose des solutions simples et constructives ce qui est assez rare pour être salué.

      @Stéphane_Bortzmeyer en fait le problème du mot geek me fait pensé que c’est un mot très élastique un peu comme bobo. Il n’y a pas exactement de définition qui fasse consensus, ce qui permet d’être tantôt péjoratif, tantôt valorisant selon l’humeur de celleux qui utilisent le mot, de s’en revendiquer ou s’en démarquer selon le moment et l’interlocuteurE.
      par exemple un geek peut être gameurE, hackeurE, libriste, fan de SF, lecteurE de comics, lecteurE de mangas, amateurE de JDR ou/et fana d’héroique fantasy... certains geeks ne serons pas d’accord pour que tel ou tel type d’activités ou de gouts soient nommer geeks ce qui est bien pratique pour ne pas se sentir visé par l’article.

      C’est un peu comme si chacun avait sa définition perso du geek et de la culture geek. Comme si ca fesait un titre de noblesse mais surtout un signe d’appartenance, et donc d’exclusion .

      de toute façon les personnes qui refusent de voire la culture sous l’approche du genre le refuserons quoi qu’on leur dise quelque soit les evidences qu’on leur met sous leurs yeux. Mar_lard a fait un travail immense et perso je ne trouve rien à redire dans tout ce qu’elle montre et analyse. La culture geek est issu de la culture partiarcale (donc sexiste) et n’a jamais remis en cause ni interroger cet héritage, elle ne fait que le reproduire. J’ai lu les commentaires et beaucoup de réactions sont encourragantes, nombreux sont les intervenants qui disent que ca leur à ouvert les yeux sur quelquechose qu’ils sentaient mais ne savaient pas dire et dont ils n’imaginaient pas une telle ampleur. Tout ceci est extrenement postif et comme le souligne @Fil, en plus Mar_lard propose des solutions, concrètes, faisables et a differents niveaux, je pense que tout ceci est hyperpositif.

      Désolé c’est un peu décousu, il y a tellement a dire et j’ai la tête encore retourné par ma lecture de l’immense article de Mar_lard.

      @touti je ne connait pas #Richard_Stallman je vais regarder ca.
      Pour les dev il y a tout les stéréotypes sur les femmes avec les maths et l’informatique qui seraient des domaines masculins, c’est du lourd.
      Je suis tout de même assez optimiste surtout à cause des réactions positives que j’ai lu dans les comm de l’article. Sur l’espace francophone c’est tout nouveau d’avoir des analyses aussi poussées et d’avoir des geeks féministes ca donne de l’espoir. Après c’est comme toutes les causes pour l’égalité et la justice, beaucoup de peine pour peu de résultat, mais ca vaut le coup et on ne lâche rien (surtout ici avec les SeenThiseurEs).
      Et aujourd’hui on a gagner un document fabuleux plein d’exemples et de liens pour répondre sur ce sujet, nous sommes renforcé et ca me met de super humeur.

      Merci @Mar_lard.

    • @stephane, pourquoi vouloir absolument te rassurer que les geeks seraient moins sexistes que les gamers ? Que des geeks (ou des hommes), après la lecture de l’article ne se sentent pas concernés, cela prouve amha que les modes de protection pour éviter de se remettre en cause sont variés.
      J’ai cru avoir fait ici même la démonstration du côté insidieux du sexisme chez les geeks du logiciel libre, en citant justement Stallman, qui me fait bien gerber là, mais peut-être n’ai-je pas été assez claire.
      J’aurais nettement préféré lire un autre point de critique de ta part, si cela est possible tant le sujet du féminisme est difficile en informatique.

    • @mad_meg, moi aussi je suis trouve ça assez revigorant. Avec une grande diversité de points de vue dans le forum mais de magnifiques témoignages de prise de conscience qui rassurent !
      Concernant Stallman, il est malheureusement cité dans l’article pour des paroles que je ne recopierais pas, il se trouve être le pape génial et incontournable du logiciel libre, père de GNU, grand influenceur, d’où ma grande colère.

    • J’ai depuis toujours (depuis que j’encadre des gens) tenté de féminiser mes équipes. En vain. Pourquoi les informaticiens (les développeurs en particulier) sont-ils tous des hommes ?
      J’ai croisé des développeuses très compétentes. D’autres moins. Il y a pas mal de développeurs incompétents. Ça devrait faire des opportunités pour les femmes pourtant.

      En lisant l’ensemble de l’article, il y a eu des moments de franc malaise. Cette histoire au début, de cette nana dans une compétition, où elle se fait clairement harceler. On sent le moment où ça va finir en « on se ligue tous contre elle pour lui montrer ce qu’on est ». La seule chose qui me vient à l’idée, c’est « ce comportement est condamné par la loi ». Et ça devrait être la seule réponse de tous ceux qui assistent à la chose.

      J’ai aussi pensé à Jodorowsky. Et à son oeuvre « Les technopères » (1998). C’est de la BD. Et cette oeuvre futuriste fait terriblement écho à ce que je vois de l’industrie des jeux et des joueurs. Le héros, créateur de jeux, se prend à vouloir élever les masses en leur proposant le meilleur jeu jamais conçu à base de bons sentiments... et... il se fait rabrouer par ses maîtres et professeurs, pour cause de non concordances avec ce qui est attendu d’un jeu dans cette galaxie, jeux qui se doivent d’être bestiaux et avilissants...

      ...

    • @BigGrizzly
      Pour le peu de femmes chez les dev il y a de nombreux facteurs. Par exemple le fait qu’on décourage les femmes dès l’enfance à faire des mathématiques. Tout le long de leur scolarité les enfants sont orienté selon leur sexe. Et les filles ne sont pas encouragées a devenir devloppeuses. Si tu regarde les ordinateurs jouets pour enfants, les modèls roses pour filles ont moins d’options, sont plus primitifs et moins attractifs. Les jeux sont aussi marqué fortement Mar_lard en parle souvent.

      Les stéréotypes sexistes sont très profonds, même en en prennant conscience on n’en est pas débarrassé. Je trouve cela vertigineux même, sur nos papiers d’identité nos sexes sont indiqués avant nos noms* et prénoms, c’est comme si c’était plus important que nos individualités. Comme si avant d’être des personnes nous étions des sexes (perso ca me saoul d’être un sexe avant une personne). Remettre en cause la culture genrée c’est touché à quelquechose de plus profond que nos individualités, on est bien loin de commencer tout juste à prendre la mesure du boulot à faire quant on parle de changer les mentalités.

      Je suis parti un peu loin ^^, je reviens aux dev, en plus comme elles sont peu encouragé dans la fillière, pour celles qui y parviennent le fait d’être pionnière et rare est lourd. On fait souvent porté aux femmes le poids de leur sexe, cad qu’une femme dans un mileu masculin est sensé porté l’image et la légitimité de toutes les femmes. Elle doit faire ses preuves non seulement pour ses propres compétences mais aussi pour celle de toutes les femmes. C’est ce qui doit arrivé a d’autres groupes discriminés soit dit en passant. Je ne reviens pas sur l’hostilité de nombreux hommes. Il a aussi je pense l’effet « femme de service » ou parfois on peut avoir l’impression d’avoir été choisie pour qu’il y ait au moins une nana. Du coup on a l’impression que nos compétences ne sont pas reconnus, c’est très frustrant. Ca m’est arrivé dans un autre domaine j’ai pas du tout apprécié.

      Pour Jodorowsky, je le connait très peu, ca fait longtemps qu’on m’en parle mais je ne m’y suis toujours pas mise. Merci du rappel :)
      De toute façon les dominations sont liées. Le néolibéralisme et le patriarcats sont differents aspects de la domination qui de nombreux visages. Les bons sentiments dans ce monde c’est péjoratif, c’est la prédation qui est valorisé par des entreprises qui sont elles même des prédatrices.

      *la plus part du temps le nom de nos pères soit dit en passant

    • @biggrizzly j’ai résisté à le souligner, et puis je sais ton intelligence, donc voila, ce genre de langage ça fait mal, prends en conscience stp. C’est exactement ce que j’appelle le sexisme ordinaire, ça transpire tout seul sans qu’on n’y prête garde, vous reprendrez bien une petite louche d’inconscience ?

      Il y a pas mal de développeurs incompétents. Ça devrait faire des opportunités pour les femmes pourtant.

    • Oui, j’avais bien conscience que ça pouvait être mal interprété au moment de l’écrire. J’ai écrit comme j’aurais parlé, en faisant des raccourcis difficiles à comprends. Je voulais juste dire que c’est vraiment triste qu’il n’y ait pas plus de femmes, parce qu’il y a vraiment des places à prendre.

      Mais j’ai mon intuition (subjective) aussi sur le pourquoi de l’absence des femmes : l’informatique est un truc réellement mortifère à mon sens, tel qu’il est pratiqué. J’ai vraiment parfois la sensation de me débattre dans le monde des Technopères, où la technologie n’existe que pour elle même, et non pour ce qu’elle pourrait apporter au plus grand nombre. Voilà, j’ai parfois la sensation que ça les emmerde, à raison, parce qu’il y a des choses bien plus intéressantes à faire dans la vie que la dernière trouvaille JavaScript ou l’intégration des generics dans tel langage de programmation abscons... ce qui techniquement peut être passionnant... mais qui ne conduit à rien de bien concret à la fin.

    • Hihi @biggrizzly, ça ne passe toujours pas, même si ton intention est louable ! Pardon, mais il faut vraiment arrêter les préjugés sur la femme vie, terre, concrète, celle qui sait s’occuper avec amour de notre avenir, etc… et savoir qu’une femme peut être aussi conne qu’un homme, dans la pire égalité peut-être mais pas dans le fantasmes de la place qu’elle pourrait avoir si déjà on la lui laissait, en vrai ! :) . Donc la question n’est pas si les femmes ont à être plus compétentes ou moins compétentes, ou en quoi elles repenseraient le monde, elles ont à être, point barre.

      D’autre part, la part des femmes en informatique est un fait plus culturel qu’une sensibilité hormonale. Il y a des pays (je sais plus lesquels, Thaïlande ou Indonésie … ?!!) ou les femmes sont plus aux ordis que les hommes, tout simplement parce que cela ne symbolise pas la même chose. @mad_meg sur ce point, je te suis, car dès l’enfance en france en tout cas, les garçons vont mépriser le français qui appartiendrait au registre des filles (oui, oui je l’ai entendu plusieurs fois) pour se tourner vers l’abstrait des maths et de la technique. Tu vois le « concret » pour les filles ou il nait, d’un sexisme à la con, dont patissent aussi les garçons !

      Sinon, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il y a toujours surement mieux à faire dans la vie que d’être derrière un ordinateur ! Mais moi si ça me plait, ça me retire pas pour autant une part de ma féminité, enfin, j’espère :)

    • C’est pas moi qu’l’dit !

      « L’égalité hommes-femmes existera vraiment le jour où une femme incapable occupera un poste important, car l’inverse est déjà amplement vérifié » Edith Cresson

    • On est bien d’accord. Nous sommes ce que notre environnement nous permet de devenir et s’en extraire est une violence. :-)

      Là où je veux en venir dépasse le sujet de ce fil : l’informatique et la technologie en général, sont à mon sens totalement mortifères et inutiles, en tout cas de la façon dont nous les vivons actuellement.
      A quoi bon posséder un compte FB/DropBox le jour où il n’y a pas d’électricité ? A quoi bon cesser d’apprendre l’écriture manuscrite s’il n’est pas possible de fournir un ordinateur aux 9 milliards d’êtres humains (à l’horizon d’une génération sans un tel apprentissage)... et déjà rien qu’aux 300 millions d’américains.

      Je suis quasiment bon pour aller m’exiler élever des chèvres.

      Même les jeux sur ordinateur me mettent systématiquement mal à l’aise, tellement je les trouve inutiles, sans intérêt, et même carrément malsains. J’ai mis les doigts il y a quelques semaines dans un MMORPG. J’ai tout éteint au bout d’une semaine, d’une heure à l’autre, tellement les règles du jeu, la progression, tout, m’a semblé absolument creux et inepte, écrit par avance, calibré, sans surprise. Création de l’humain médiocre pour l’humain médiocre.

      Je suis aussi quasiment bon pour le suicide, tellement ce monde manque de sujets enthousiasmants. ;-)

    • oui c’est une reprise de Françoise Giroud
      on en parle ici http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2013/03/14/il-y-a-30-ans-exactement-francoise-giroud-disait-la-femme-serait-v

      Ahahala Edith Cresson qu’est-ce qu’elle à morflé, j’était jeune quant elle etait au gouvernement mais j’ai toujours eu beaucoup d’empathie pour elle et je prennait souvent sa défense bien qu’a l’époque ma culture féministe et politique etait sommaire.

      Pour le coup de femmes et les maths je l’ai vecu, mon frangin n’etait pas meilleur que moi en math, on dessinait tous les deux, nos niveaux scolaires étaient assez proches (et peu brillants). J’avais beaucoup plus de difficultés en langue et à l’écrit qu’en sciences et j’ai été orienté en littéraire et mon frère en scientifique (il etait meilleur en langue et en français que moi pourtant). A l’époque ca ne me posait pas de pbl car la section scientifique me semblait trop dure (probablement trop dure pour une fille), mais avec le recule je pense que mes parents étaient aux prises avec ce stéréotype et moi aussi.

    • @BigGrizzly
      pour l’informatique, les dev en praticulier il y a aussi le fait que c’est une profession valorisé et prestigieuse, dans un monde informatisé, les codeurs sont un peu des prêtres, ils ont beaucoup de pouvoir (même si ca te semble ridicule par rapport à ton vecu).
      J’ai un souvenir d’un cour d’ethnologie à la fac, on étudiait les fons (ca ne s’ecrit probablement pas comme ca) au Dahomé, et là bas ce sont les hommes qui font la couture, et les femmes traditionnellement s’occupaient des poteries. Dans la culture fon, la poterie c’etait pas glorieux, un truc de nana, inversement il n’y avait pas plus noble et préstigieux comme activité que la couture. Normal c’est les mecs qui pratiquent.
      Cette histoire m’a fait comprendre un peu le déplacement des valeurs qui s’opère quant un domaine est investi par les femmes. Par exemple pour l’enseignement, quant les instits etaient des hommes, c’etait un metier respectable, aujourd’hui on sais très bien comment sont considéré les instits, leur propre ministre les traite de changeuse de couches. Pour l’info, c’est un domaine associé au pouvoir, les femmes n’y sont pas bienvenu, le jour ou le pouvoir ira ailleur, tu trouvera plein de develloppeuses et pour pas cher... tristesse.

      Pour les MMO j’ai failli disparaitre dans EVEonline c’etait il y a un moment, je croi que le jeu a changé, mais c’etait génial, je te le conseil pas c’est de la drogue dur.

    • @biggrizzly, vas-y fonce, va élever des chèvres si ton désir de vivre passe par là, faut savoir s’écouter vraiment.
      Et en général, c’est à marée basse qu’on rencontre les plus beaux coquillages :)

    • c’est toujours relatif a quoi on compare. Si tu compare aux commericaux ou traders je comprend ta réaction. Sauf que si tu compare aux personnes qui font le ménage dans tes bureaux (et qui sont la plus part du temps des femmes), c’est un autre point de vue. Je dit pas que les codeurs sont les big boss de la société, mais ils font partie des métiers assez bien rémunéré et prestigieux socialement, même si ca l’est moins qu’a une certaine époque.



  • Pourquoi les meilleures idées viennent sous la douche
    http://da.feedsportal.com/c/648/f/8317/s/29a8088c/l/0L0Sgizmodo0Bfr0C20A130C0A30C170Cmeilleures0Eidees0Edouche0Bhtml/ia1.htm

    Si la science peut expliquer bien des choses, certains phénomènes restent inexpliqués. Ce n’est pourtant qu’une question de temps avant que l’on y trouve une explication rationnelle. Quant à savoir pourquoi nos meilleures idées nous viennent sous la douche, la … Continuer la lecture →

    Source : Resource Not Found - Morgan


  • Gare aux pièges dans les applications informatiques
    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/03/07/gare-aux-pieges-dans-les-applications-informatiques_1844490_1650684.html

    L’affiche explique que, si vous possédez un smartphone Android (75 % des ventes mondiales en 2012), il vous suffit d’activer votre lecteur de codes QR intégré, et de passer le téléphone devant l’affichette pour être immédiatement connecté à une page du site de téléchargement Google Play. Là, vous obtiendrez en quelques secondes l’application officielle du salon, qui contient une masse d’informations pratiques, et qui vous mènera sur le compte Twitter et la page Facebook de l’événement.

    "J’ACCEPTE"
    Comme toujours, on vous demande d’accepter les « conditions d’utilisation » - un texte juridique interminable et rébarbatif. Et comme toujours, vous appuyez sur « j’accepte » plusieurs fois de suite, sans rien vérifier - vous êtes pressé et tout cela est sans importance.

    Erreur. Cette fois, il s’agit d’une application piégée, conçue par des étudiants lyonnais de l’école d’informatique Epitech. Sans vous en apercevoir, vous venez de les autoriser à collecter toutes vos données personnelles, y compris vos mots de passe pour les réseaux sociaux et les services marchands.

    (…)

    TEST GRANDEUR NATURE

    La conception de l’application n’est pas un exploit technique - elle a été réalisée par des étudiants de première année.
    (…)
    En janvier, les étudiants de l’Epitech ont réalisé un test grandeur nature au Forum international de la cybersécurité (FIC), qui a lieu à Lille. En deux jours, près de 180 participants ont téléchargé l’application, et 90 % d’entre eux ont accepté les conditions d’utilisation sans rien remarquer.

    Une proportion étonnante, car le FIC est fréquenté par des experts en cybersécurité, y compris des policiers et des militaires.

    (…)

    "PERSONNE NE MAÎTRISE RIEN"
    Autre expérience menée par le même groupe d’étudiants : une borne Wi-Fi libre et ouverte à tous, portant à 300 mètres et capable de se faire passer pour votre routeur habituel (installé chez vous ou au bureau), que votre téléphone a gardé en mémoire, et sur lequel il se reconnecte automatiquement.

    Si votre Wi-Fi est activé par défaut, vous vous ferez piéger sans avoir à faire le moindre geste, tout se passe à votre insu. Les jeunes pirates vont siphonner à leur gré toutes vos données et le contenu de vos communications.

    Là encore, la mise en place du piège a été simple - à la portée d’étudiants de deuxième année. Lors du FIC, plus de 500 téléphones se sont connectés sans que leurs propriétaires réagissent. Cette fois, l’Epitech souhaitait mettre en garde les participants contre cette infinité de bornes Wi-Fi anonymes rencontrées par hasard dans les hôtels, les restaurants, les aéroports et autres lieux publics.

    Bonne pub pour l’Epitech.
    En résumé, programme des TPs
    – 1ère année pirater par QR Code
    – 2ème année pirater par borne WiFi

    • Au passage, le titre de l’article est assez nul.

      Et, par ailleurs, le Monde fait gentiment remarquer qu’exceptionnellement le #paywall n’est pas activé. Mais ça sera pas toujours comme ça.

      Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois

      (ou c’est nouveau ou j’avais pas fait attention)



  • Créer, c’est résister ! Résister, c’est créer !

    http://www.doux-dingue.net/polemix/polemix/cnr.mp3

    Voici Lise London, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Philippe Dechartre, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Georges Séguy, Maurice Voutey du Conseil National de la Résistance qui, le 15 mars 1944, élaborait dans la clandestinité, un projet de société bien éloigné de ce que nous vivons aujourd’hui.


  • Tyler DeWitt: Hey science teachers — make it fun | Video on TED.com
    http://www.ted.com/talks/tyler_dewitt_hey_science_teachers_make_it_fun.html

    Tyler DeWitt recognizes that textbooks are not the way to get young people interested in science. Instead, he teaches science by making it fun and fantastical.

    High school science teacher Tyler DeWitt was ecstatic about a lesson plan on bacteria (how cool!) — and devastated when his students hated it. The problem was the textbook: it was impossible to understand. He delivers a rousing call for science teachers to ditch the jargon and extreme precision, and instead make science sing through stories and demonstrations.

    #éducation #sciences #fun #école #professeur #TED


  • Google Privacy :: Modules pour Firefox
    https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/google-privacy/?src=search

    un module complémentaire permettant d’éviter les liens des moteurs de recherche avec tracking intégré
    Permet d’afficher le lien sans tracking ou de le remplacer directement selon les options de configuration.
    Un bon complément de customize-google et ghostery

    #plugin #firefox #vie_privée #traçage #tracking #alternatif #module #ghostery #google #recherche #google-privacy

    • au passage, découvert que quand on active l’option « Aucun suivi » dans Chrome, on a ce petit avertissement comique :

      (...) certains sites Internet peuvent répondre à cette requête en vous montrant des publicités qui ne se trouvent pas sur les autres sites Internet que vous avez visités. Un grand nombre de sites Internet continueront de recueillir et d’utiliser vos données de navigation (...).

      Firefox ne donne pas d’avertissement/découragement similaire.


  • #Google : les secrets de son département des ressources humaines - Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/67685/google-la-boite-bonheur

    Frahad Manjoo nous amène au coeur du fonctionnement du département de ressources humaines de Google, le People Operation (Pops) dont le fonctionnement s’appuie sur un logiciel sophistiqué destiné au traitement des statistiques recueillies auprès des salariés. L’ambition ici est de dégager des certitudes empiriques sur chaque aspect de la vie des employés de Google –pas uniquement le niveau de salaire ou de prestations approprié mais également des détails d’apparence triviale, comme la taille ou la (...)

    #management

    • Il serait toutefois erroné de penser que Google distribue les bienfaits dans le seul but d’être sympa. POPS surveille attentivement des quantités de statistiques relatives à la façon dont les employés réagissent aux avantages octroyés : apparemment, l’entreprise ne jette pas l’argent par les fenêtres.

      Le congé maternité de cinq mois, par exemple, a permis à l’entreprise d’en gagner. Une fois mis en place, le taux de départs de Google chez les jeunes mères a rejoint la moyenne de l’entreprise. « Une baisse de 50 % –c’était énorme ! »

      #femmes #maternité #travail

    • Bien sûr, Google n’est pas sympa. Mais en matière de management, il a visiblement compris depuis longtemps qu’il faut donner une relative liberté à ses employés - une liberté bien contrôlé, nous sommes d’accord - ce qui est encore loin d’être le cas dans le management. Bien sûr, Google ne met pas en place toutes ces métriques pour rien. Le but c’est que cela lui rapporte, et le papier de Manjoo, le montre très bien.

    • Le fait que les femmes désertent l’entreprise n’était pas uniquement un problème de parité, mais surtout un souci pour le bénéfice net de l’entreprise. Contrairement à beaucoup de secteurs de l’économie, dans les hautes technologies, le marché du travail est extrêmement tendu, et encore plus sur le segment des employés de qualité.

      #femmes-du-web (un jour existeront des rencontres web avec un maximum de 7% d’hommes, triés sur le volet, cela va sans dire, et personne n’aura intérêt à demander pourquoi il y a autant de femmes !)

    • POPS s’appuie sur un #logiciel sophistiqué destiné au traitement des statistiques recueillies auprès des salariés. L’ambition ici est de dégager des certitudes empiriques sur chaque aspect de la #vie des employés de Google –pas uniquement le niveau de salaire ou de prestations approprié mais également des détails d’apparence triviale, comme la taille ou la forme optimale des tables de la cafétéria, ou la longueur de la queue à l’heure du déjeuner.


  • Google rend la Corée du Nord plus transparente
    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/01/29/google-rend-la-coree-du-nord-plus-transparente_1823754_651865.html

    Google a actualisé une carte de la Corée du Nord identifiant notamment les camps dans lesquels le régime communiste interne ses opposants, ainsi qu’un centre de recherche nucléaire.

    #Google #Corée_du_Nord