• Margaret sans Thatcher
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    Oui c’est un film de parti pris.
    Vous oubliez, dans vos critiques, de dire qu’elle est présentée comme seule femme (donc première) au Parlement, alors qu’il y en a 17 à cette époque. Ce qui est pour moi, en tant que féministe, une présentation bien plus malhonnête que le reste.
    Toutefois, en plus de votre faute d’orthographe (il faut écrire « Quelles que soient » et non pas « Quelque soit les décisions prises, », pour une fois qu’on a du féminin quelque part en grammaire...) il y a un autre point très choquant, lorsque vous écrivez : « Pourtant Margaret Thatcher ne porte aucune considération au sort des autres victimes, ne déplore pas les familles argentines elles aussi endeuillés ».
    Vous plaisantez j’espère ? Depuis quand les guerriers, et en particulier les chefs de guerre, considèrent-ils que les morts du camp adverse ont de l’importance ? C’est un reproche tout à fait déplacé envers Thatcher, c’est la guerre c’est tout, l’ennemi est à abattre, c’est tout.
    La vérité c’est que, Thatcher était conservatrice et a fait une politique conservatrice. Et que comme toutes les femmes qui arrivent à des postes élevés, pour être là elle doivent être bien pires, bien plus dures que les hommes.
    Ça c’est la grande morale de ce film, et ce n’est pas montré puisque son attitude semble « normale » puisque reconnue par les hommes de son parti (jusqu’à un certain point d’ailleurs). D’être reconnue pour un bon travail par des hommes, dans des métiers à grande majorité masculine, signifie faire ce métier moins humainement encore qu’eux.
    Ce que les femmes pourraient apporter en politique de différent, de plus humain, de plus noble ne peut en aucun cas exister tant que le nombre moyen de femmes en politique n’atteindra pas un seuil (30% ?).